[quête Case Départ] La mère Mirceline a perdu son chien.

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Elendüril
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Dim 1 Fév 2015 - 18:36
Elendüril  écouta le profil de Dankrad que dressa le chasseur. D’après lui, Dankrad est un homme ambitieux, qui aime la fortune sonnante et trébuchante, et pour couronner le tout il est déterminé. Mais une parole le troubla : «  il ne connait que la langue des pièces d’or. Ce n'est pas un homme mauvais, je pense...mais vous ne trouverez pas beaucoup de compassion chez lui, il agit pour lui, pour ses intérêts. »

Il émit l’hypothèse suivante il y eut de l’activité dans les bois non loin d’ici, il se pourrait que cela ait un lien entre cet homme cupide et les traces d’activités humaines dans le bois. En effet, il lui aurait juste fallu faire sortir le chien du village en toute discrétion  et les hommes à l’extérieur n’eurent plus qu’à s’occuper de l’animal afin de s’en débarrasser et de récupérer cette clef. Ce qu’Elendüril eut beaucoup de mal à comprendre comment il allait récupérer le coffre ou du moins son contenu.

Elendüril prit la parole peu après que Delaynna eut posé sa question :

_  Vous aviez dit bien connaitre sir Rodrick, donc je suppose que vous avez une idée de ce qui a de la valeur aux yeux du chevalier. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? J’ai une autre question, dans ce village y-a-t-il beaucoup de mouvement des personne étrangère qui passeraient plusieurs fois y compris des marchands ?

Le silence se fit dans le village, il jeta un rapide coup d’œil sur le groupe d’homme qui se fut calmés suite au manque de réaction de l’elfe et de ses compagnons. Les mots prononcés pour l’apaisement du jeune homme eut permis d’obtenir ce résultat. Il remercia l’elfe pour ça. Maintenant il attendit la réponse du chasseur.
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Forlong
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Ven 13 Fév 2015 - 23:27
HRP Désolé pour le retard, je suis de retour à présent Wink HRP

Le vieillard rit sèchement en dévoilant ses dents, puis répondit à l'elfe:

-Ah, le peuple sylvain...vous traversez cette terre depuis bien plus longtemps que n'importe quel homme, mais vous êtes toujours autant innocents...ne le prenez pas comme une insulte pour autant, ne changez surtout pas! Vous me demandez pourquoi cacher des choses? N'êtes vous pas ici pour enquêter sur une disparition, un vol soupçonné? C'est dans la nature humaine que de désirer les biens des autres, et tous n'ont pas la force d'esprit nécessaire pour résister la tentation. Un homme comme sir Rodrick savait protéger ses possessions, mais il était un guerrier, souvent en campagne. Il ne voulait pas prendre de risques. Hah! S'il avait pu enfermer sa femme à clef pour s'assurer qu'on ne la lui volerait pas, je suis sûr qu'il le ferait aussi.

Il enchaîna, en entendant la question d'Elendüril:

-Tout ce qu'un chevalier trouve de précieux...ses armes, son honneur, l'or peut-être...Rodrick était loin d'être un avare, mais il faisait quand même attention à ne pas s'endetter, et tentait d'assurer une vie aisée pour sa femme...bien qu'il n'ait pas eu d'héritier. Il aimait voyager, ramener des choses de ses campagnes militaires, des curiosités, objets étranges. Qui sait ce qui se cache dans ce coffre...

L'on voyait que le vieillard, malgré son caractère bienveillant, commençait à fatiguer. Il s'étira, et rajouta, lentement:

-Beaucoup de mouvement...? Mon garçon...je suis presque aveugle, et vous êtes parmi les rares à venir me voir. Si des marchands passent par ici, ils ne perdront pas leur temps avec le vieux Ormë...

Arvren posa sa main sur l'épaule d'Elendüril, attirant son attention, et pointa du doigt vers le bord de l'eau. Quelques hommes se dirigeaient d'un pas décidé dans leur direction. Lorsqu'ils se rapprochèrent, les aventuriers purent discerner qu'ils étaient menés par un individu imposant et large d'épaules, pas gras mais à la silhouette d'un buffle. Sa tunique fonctionnelle mais bien taillée était ornée d'une lourde ceinture argentée, à laquelle pendait un poignard large dissimulé dans un fourreau en cuir. Les hommes qui l'entouraient portaient des gilets de cuir sans manches dévoilant des bras musclés, et tenaient des haches imposantes en main. Leur dirigeant dit d'une voix qui dévoilait une certaine intelligence:

-On m'a dit que des étrangers importunent les habitants du village avec des questions à mon sujet, plutôt que de venir me les poser en personne. Je suis Dankrad. Qui êtes vous, voyageurs, que faites vous dans notre commune et pourquoi intéressez vous tant à moi?



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Delaynna
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Mar 17 Fév 2015 - 0:10
L’avarice, un traite défaut qui assombrissait le portrait si humble des humains. Pourtant, c’était une chose que Delaynna ne comprenait pas. Après des longues années passées auprès d’eux, l’elfe avait vécu avec les terribles défauts de l’homme. Ce désir de s’enrichir, pour quelle raison? Le pouvoir ou la force ? L’influence ? La dame de l’eau se battait contre ce pêché. Comme elle l’avait fait pour Daeron et Hirlon. Elle avait sauvé ses deux enfants contre l’avarice d’un homme qui tentait de faire fortune sur le dos d’enfant. Résultat, elle avait sauvé la vie de deux jeunes garçons et une  trouva une tombe.  

Delaynna voulu répondre au vieil homme mais il se retourna vers son compagnon. L’elfe se résolut à se taire et écouta la description du défunt. Des hypothèses émergeaient dans son esprit. Mais pourtant, la seule idée qui lui venait en tête était la forêt.

Arvren détourna son attention. Elle regarda ses deux compagnons et dirigea son regard dans la direction que celui-ci pointait.  Un homme, suivit de ses sbires se dirigeaient vers eux à grands pas. Il n'était pas étonnant que les esprits mal-tournés se tournent vers eux. C'était étrange de voir une elfe rodée dans les parages. De plus qu'elle était accompagnée de deux guerriers, cela attirait le regard curieux. Le dirigeant lui rappelait cet homme à barbe qu’elle avait croisé dans la grande citée blanche. Il les interpella avec des questions et se présenta en tant que Dankrad, l’homme que la boulangère avait mentionné quelques instants plus tôt. L’elfe examina chacun d’eux attendant qu’Elendüril prenne la parole.
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Elendüril
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Mar 17 Fév 2015 - 10:59
Elendüril écouta la description que le vieil homme faisait des Belles Gens, à propos de l’incompréhension des Hommes. Il remarqua que malgré une certaine ressemblance physique entre les deux peuples, ils étaient loin de se ressembler dans leur comportement, cela devait être dû au fait que les Hommes avait une espérance de vie réduite par rapport au « peuple élu ».les Belles Gens n’avait qu’un désir celui de préserver les endroits qu’ils aimaient.et non de vouloir posséder les biens d’autrui. Il expliqua au petit groupe que le chevalier prenait soin de protéger ses biens, de faire des économies, voulait assurer une vie sereine à son épouse qu’il aimait comme au premier jour et qu’il a ramené maints objets de ses nombreuses compagnes, nombreux voyages. Il leur apprit également que personne d’autre à part le chevalier devait savoir ce qu’il y avait d’enfermé dedans et qu’il emmena son secret jusque dans le sépulcre. L’homme sembla apprécier la visite du trio mais présenta des signes de fatigue assez flagrants. Il s’étira puis repris en parlant lentement mon bon monsieur vous êtes l’un des rares étrangers à être venu me voir depuis fort longtemps. Alors que viendrait faire un marchand avec un homme étant atteint de cécité et vieux.

Au même moment, Arvren apposa sa main sur l’épaule d’Elendüril, lui montra du doigt un groupe qui avança dans leur direction, leur leader en tête. Il était plutôt grand, bâti solidement à tel point que l’on aurait dit un auroch de belle taille. Le groupe arriva rapidement devant la demeure du vieil homme. Le chien dressa ses deux oreilles avant de s’assoir aux côtés de son vieux maître. Le leader du groupe avait une tunique taillé de manière à n’entraver aucun mouvement. Ses hanches étaient ceintes par un ceinturon de couleur d’argent sur lequel le fourreau d’une large dague. Il était suivi par un groupe d’homme musclé tous habillé d’un gilet sans manche en cuir. Selon Elendüril, il était certains que ces hommes devaient être une partie de sa garde personnelle. Il aurait dit des anciens mercenaires voir d’ancien militaires. Quelques peu avant leur arrivé, durant un échange de regard Elendüril fit comprendre à Arvren qu’ils devaient se préparer.

Leur chef prit la parole :

On m'a dit que des étrangers importunent les habitants du village avec des questions à mon sujet, plutôt que de venir me les poser en personne. Je suis Dankrad. Qui êtes-vous, voyageurs, que faites-vous dans notre commune et pourquoi intéressez-vous tant à moi?

Elendüril n’aima pas le ton employé ni la manière quelque peu abrupte de l’intervention de ce Dankrad.ce genre d’attitude eu tendance à lui mettre les nerfs à vif. Ce qui eut tendance à vouloir se confronter à ces personnes. Elendüril répondit avec une certaine assurance :

Bien sûr que c’est vous ! Un homme comme vous doit avoir maintes oreilles et bouches à vos services, je sais que vous êtes informés de notre présence depuis même notre arrivée, ici dans ce village, avant que nous posâmes la moindre question à qui que ce soit. Et puis un trio d’étrangers, composé d’une honorable elfe et deux hommes, qui arrivent, ici, dans ce petit village, ne doivent pas inaperçu surtout quand ils se mettent à poser des questions.

Elendüril marqua une petite pause avant de poursuivre :

Maintenant dire que nous importunons des membres de votre communauté à votre sujet si ça vous plaisir soit. Mais je n’ai pas eu cette impression. Et vous avez insinué que nous ne posions pas nos questions à la personne concernée car le moment n’était pas venu pour que nous le fassions. Mais sachez que tout vient à point à qui sait attendre.. Je me présente Je suis Elendüril fils D’Elenwäe, rôdeur de la Vieille Garde. Désignant son ainé : Voici Arvren vétéran de la Vieille Garde. Je vous présente Delaynna, Elfe sylvain. Ah, j’oubliais je vous présente Ormë et son fidèle matin, ajouta-t-il avec un sourire en coin. Je ne sais pas si vous tentez d’essayer de nous intimider en venant aussi lourdement armé mais ça ne fonctionne pas. (Elendüril sentit son cœur accélérer, il tenta de conserva la maitrise de sa respiration qui commença à être plus rapide. Ses mains se mirent à trembler légèrement.) Nous sommes ici sur une affaire étrange au sujet d’un chien bien traité qui aurait disparu soudainement sans laisser aucune trace et appartenant à dame Mirceline. Elle requit l’aide de mon lieutenant qui fut l’ami de sir Rodrick Il m’envoya ici pour enquêter sur sa disparition. Très vite lors de mon investigation, vous êtes devenu le principal suspect et d’ailleurs vous étiez le prochain que je serais allé interroger, je vous prie de ne pas vous mettre en travers de mon enquête, Dankrad. Sinon je m’assurerai personnellement de m’occuper de votre cas. Je voudrais savoir si vous êtes mêlés à ceci sinon qu’est que vous pouvez me dire pour que je retrouve cette fidèle créature ?

Au sein des deux groupes la tension monta. Tous se jaugèrent afin de déterminer quelle menace pouvait représenter les différentes personnes dans chacune des deux bandes adverses. Delaynna et Arvren murmurèrent qu’il fallait que je fusse moins agressif dans le verbe car nous risquons d’avoir des ennuis et rapidement en plus. Il leur murmura : « Désolé mais je n’aime pas ses manières et je ne vais pas m’écraser devant ce petit prétentieux imbut de lui-même. », en reculant d’un pas en signe de bonne volonté.
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Dim 1 Mar 2015 - 4:21
Dankrad resta de marbre jusqu'au moment où Elendüril recula d'un pas, puis dévoila ses dents en un sourire de loup, et répondit:

-C'est étrange que de voir le plus jeune de votre groupe prendre la parole à la place de ses compagnons sans doute plus expérimentés et...mesurés. Salutations Arvren, Delaynna et Elendüril. J'ai rencontré votre lieutenant l'année passée, et je doute fortement qu'il ait connu sir Rodrick. Je suis d'ailleurs étonné de voir que votre noble régiment s'occupe à présent de rechercher des animaux perdus.

Il regarda Elendüril dans les yeux, puis ajouta:

-Lourdement armés? Ces hommes sont des bûcherons de la scierie locale...mes employés et amis. Tout peut devenir une arme en cas de besoin, mais ces haches servent à couper du bois et non pas des têtes. Lorsque j'ai appris que trois individus armés me cherchaient, j'ai préféré prendre mes précautions, un entrepreneur doit savoir prendre des risques dans le domaine des finances, et faire preuve de prudence dans la vie réelle.

Son regard se fit froid, et ses sourcils se froncèrent lorsqu'il dit:

-Vous me considérez comme principal suspect..? Vous osez me menacer? Et sur quelles charges, soldat? Avez vous quelque chose pour appuyer vos accusations ridicules? Je suis l'homme le plus riche de cette bourgade, et pour accomplir ce statut j'ai travaillé pendant des années, d'abord à Annuminas, puis ici. Sans mon investissement, ces hommes n'auraient pas de travail, et les marchands s'arrêteraient dans d'autres villages pour acheter leurs provisions. Je suis déjà riche, et je l'ai accompli en étant honnête. Pourquoi risquerais-je ma réputation, voire ma liberté, pour enlever un vieux chien? Qu'est ce que cela pourrait me rapporter exactement?

Il se mit à rire, et fit un geste dans la direction générale de la maison de dame Mirceline.

Pour cette légende de coffre peut-être? Du trésor caché du chevalier défunt? C'est probablement une simple histoire inventée que les villageois se racontent le soir pour chasser l'ennui. Il y a d'autres trésors ici. Le bois. La main d'oeuvre de qualité. Il posa sa main sur l'épaule d'un de ses compagnons. La position avantageuse de la bourgade. Alors dites moi quelles sont les raisons de vos accusations, ou demandez ce que vous voulez savoir, puis cessez de m'importuner.

Il se tourna vers le trio des voyageurs, en regardant surtout Delaynna et Arvren, montrant une certaine dose de mépris envers le jeune rôdeur impétueux.



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Lun 2 Mar 2015 - 6:15
Dès que Dankrad les interpella avec ses nombreuses questions, Elendüril répondit à celui-ci sur un ton assuré. Pourtant, cela n’enchantait guère l’elfe. Elle tenta de couper la parole du jeune homme, pourtant celui-ci était en plein élan. Delaynna appuya sa main contre le poignet de ce dernier, en lui chuchotant de se taire et de la laisser parler. Mais celui-ci continua. Il les présenta à Dankrad, avec fierté et agressivité, semblait-il.

Après son second discours, Elendüril murmura assez fort pour que seulement elle et Arvren l’entende. Leur interlocuteur se pressa vite à attaquer le jeunot par la parole. Il décrivait ses hommes comme étant des hommes de bonne foi, travaillant et braves.

Delaynna s’avança d’un pas. Elle appuyait le regard du jeune chef, son regard qui trahissait son âge. Elle leva doucement ses mains devant sa poitrine pour prouver à Dankrad qu’aucune violence ne serait portée de leur part. Par une voix douce et mélodieuse, qui était un atout de sa race, elle clama simplement;

-Pardonnez notre ami, l’impulsivité à parler pour lui, résonna-t-elle en jetant un regard en direction de celui-ci.

Delaynna baissa ses mains et retourna son attention vers leur interlocuteur en s’avança vers lui pour qu’il croise son regard de plus près;

-Nous ne vous voulons aucun mal Dankrad. Vous devez être fier que vos efforts aient portés fruits, jusqu’à maintenant, mais que nous réserve l’avenir, cela est un mystère pour tout être. Également vos hommes doivent être fiers du travail qu’ils accomplissent chaque jour pour subvenir à leur besoin et à celui de leur communauté.En tant que Dame de l'Eau, je vous jure sur mon honneur qu'il ne vous sera fait aucun mal sur votre réputation.


Elle accentua le tout, avec un simple sourire en coin.

Mais pour notre part, nous ne sommes que de simple gens qui désirons venir en aide à une dame qui a perdu un bien, tout simplement. Nous avons tout simplement posés des questions auxquelles nous avons eus des réponses. Nous ne désirons certainement pas tâcher votre réputation déjà bien embellie par vos actes de bonté envers ce village.

-D'ailleurs, maintenant que vous êtes devant nous, vous pourrez certainement répondre à quelques questions. Puisque vous nous avez poser des questions auxquelles vous avez obtenus des réponses, c'est à notre tour d'avoir les réponses à nos questions. Permettez-moi de poser la première question.


Delaynna prit une pause et appuya sa main contre sa hanche. Elle pencha la tête, légèrement sur le côté, et examina les traits de Dankrad, ceux-ci étaient durs. L'elfe plissa les yeux et brisa cet instant de silence en posant sa première question pour permettre à ses compagnons de trouver des questions.

- Avez-vous bien connu le Chevalier de la Rose de son vivant ?
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Elendüril
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Dim 8 Mar 2015 - 15:15
Elendüril, emporté par son impétuosité, n’eut point entendu Delaynna qui lui dit de se calmer avant d’attirer des ennuis. Après avoir murmuré envers ses compagnons il les regarda tour à tour. Del fit passer sa désapprobation dans son regard tandis que celui d’Arvren eut quelque chose de plus que le simple fait de désapprouver. Il eut envie de lui mettre une tape derrière la tête pour lui faire comprendre à quel point son ereur pourrait leur couter cher, très cher.il lui fit également comprendre qu’il ne dût plus parler afin de laisser ses compères désamorcer la situation. Elendüril se contenta de regarder Dankrad et ses hommes, il les fixa le visage impassible.

Delaynna calma le jeu avec ce chef d’entreprise en lui que l’impulsivité de la jeunesse a parlé en court-circuitant le circuit de la raison. Elle le flatta et lui promit que rien ne serait fait à son encontre ou son honneur si aucune preuve formelle ne fut apportée. Elle lui expliqua également leur démarche à propos de leur démarche de recherche du chien du chevalier. Elle posa la question suivante :

_ Avez-vous bien connu le chevalier de son vivant ?


Arvren écouta la réponse avec attention, en scrutant le visage de Dankrad pour y déceler le moindre indice, le moindre tic nerveux. Apres avoir écouté sa réponse, il décrivit le jeune rôdeur :

C’est un bon élément, mais il lui faut apprendre à se contrôler avant de parler dans certaines situations. Cela viendra avec l’âge et un bon entourage. Je suppose qu’il ne voulait pas vous offenser mais il n’a pas dû apprécier votre façon d’intervenir. De plus, chaque réponse qui nous a été données faisait de vous un bon suspect pour un étranger du village, donc il a agi selon son cœur le lui disait faire même s’il ne pouvait pas étayer ses accusations.
Pour compléter la demande Delaynna’ jaimerai savoir ce qui se dit à propos de ce fameux coffre au sein du village et si jamais l’histoire aurait pu sortir du village et ainsi attirer d’évenutelles convoituse de personnes de peu de vertu. Et Est-ce que vos hommes et vous-même aideriez nous à rechercher ce chien selon votre bon vouloir ?
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Mar 10 Mar 2015 - 2:13
Alors qu'Elendüril fit un pas en arrière, ce fut au tour de Delaynna de s'avancer. Dankrad la regarda pendant un moment, appréciant sa silhouette svelte sans perversité malsaine pour autant. Il finit par rencontrer son regard, et écouta son monologue. Il fit un geste grandiose de la main, montrant qu'il pardonnait au jeune inconscient qui avait osé l'accuser d'avoir commis un crime. Il semblait néanmoins presque impressionné par le serment officiel de l'elfe. Les peuples sylvains n'étaient pas des visiteurs fréquents au royaume d'Arnor, et après malgré sa richesse et ses années passées à Annuminas, le propriétaire de la scierie avait passé la plupart de sa vie dans cette petite bourgade.

La femme s'avéra suffisamment diplomatique et charmante pour amadouer quelque peu Dankrad, qui accepta de répondre à sa question d'un hochement de la tête méfiant. Lorsqu'il entendit ce qu'elle demandait, il fronça les sourcils en réfléchissant:

-Chevalier de la Rose? Vous parlez du chevalier Rodrik je suppose? Le connaître...oui, on peut dire ça. Vous voyez, rien que Dame Mirceline doit avoir une vingtaine d'années de plus que moi, et son mari était bien plus âgé encore. Oui, je le voyais avec son beau destrier et son armure brillante lorsque j'étais enfant. Il passait pas beaucoup de temps ici ceci-dit...surveiller la famille royale c'est un travail à temps plein, et il aimait bien voyager. Je lui ai parlé peut-être deux ou trois fois dans ma vie de toute façon...quand il passait plus de temps ici, lors de sa retraite et avant d'aller se faire tuer en bataille, j'étais à Annuminas.


Il grimaça en entendant l'explication d'Arvren.

-Oui...la jeunesse...j'étais impulsif aussi quand j'étais jeune. J'ai appris à me contrôler en recevant des claques. Votre compagnon est chanceux d'être entouré des tuteurs qui lui épargnent cela...hum. Chaque réponse qui vous a été donnée au village, vous dites? Hah. C'est comme ça je suppose...quand on prospère, les gens deviennent méfiants, jaloux. Au moins mes garçons connaissent la vérité sur moi - il fit un geste de la main dans la direction des bûcherons qui l'entouraient - ils savent que je les paye régulièrement et que je n'ai pas peur de me salir les mains à la scierie au besoin. Je suis pas un seigneur moi!


Arvren lui posa une autre question, et Dankrad soupira:

-Oui, nous vivons dans une société rurale ici, maître rôdeur...les rumeurs vont de village en village, de plus en plus déformées. Hah, si vous alliez à une trentaine de lieues d'ici vous entendriez probablement qu'il y a un trésor dans un coffre gardé par un dragon à trois têtes ici! Maintenant écoutez...mes garçons et moi avons du travail honnête à faire. Une commande de bois pour le Nord, et il ne se coupera pas tout seul! Alors à moins que vous ayez la capacité de couvrir les frais d'une commande perdue, je crains que vous allez devoir trouver le chien tous seuls.


Il commençait à se faire tard, et l'homme indiqua d'un geste de la main que la conversation s'approchait de sa fin. Cependant, avant de partir il se retourna à nouveau vers les aventuriers, et dit, pensif:

-Ceci dit, si vous voulez un conseil...vous semblez convaincus que ce chien n'a pas pu s'enfuir tout seul. S'il a vraiment été enlevé, alors le voleur doit désirer le contenu du coffre...plutôt que discuter avec chaque habitant du bourg, vous devriez pas plutôt vous assurer que le soi-disant trésor du chevalier Mirceline n'est pas en train d'être dérobé...?



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Mer 11 Mar 2015 - 4:07
Arvren continua sur la même lancée que Delaynna. Elle afficha un léger sourire en coin en direction de son compagnon pour le soutenir. Cet avec soulagement que l’elfe les excuses de Dankrad face au comportement Elendüril envers son égard.

L’intéressé prit un moment de réflexion avant de bien répondre à la réponse de la dame de l’eau. Il lui répondit de façon claire et semblait être franc. Il leur avouait que lorsque le chevalier de la rose mourut, il était ailleurs. Delaynna rajouta pour détendre l’atmosphère.

-Ah, Annuminas! Un endroit que je n’ai pas encore eu la chance de visiter! Peut-être un jour aurais-je la chance d’y aller.

L’un de ses compagnons posa à son tour une question et Dankrad prit le temps de bien y répondre. Il pesait bien ses mots en parlant du mépris que les villageois avaient envers lui et sa fortune naissante. Del restait sérieuse et empathique envers ses mots qui la touchaient et ne comprenait pas l’avarice des hommes.  

-Ne vous méprenez pas de ses commentaires absurdes. Ses gens ignorent tout le bien que vous apportez à ce village. Soyez plutôt fier de ce vous entreprenez Dankrad.

Le ciel s’assombrissait doucement. L’elfe jeta un bref regard dans les airs et se tourna vers le balcon où se trouvait le vieil homme il y a quelques instants. Pourtant, il ne s’y trouvait plus. Elle retourna son attention vers Dankrad et ses hommes qui commençaient à s’agiter.

Leur chef leur annonçait leur départ. Pourtant ses dernières paroles se gravèrent dans l’esprit de l’elfe. «Vous devriez pas plutôt vous assurer que le soi-disant trésor du chevalier Mirceline n'est pas en train d'être dérobé...? » Les prenait-il pour des idiots ? Delaynna fronça les sourcils et afficha un sourire en coin pour détendre l’atmosphère et rajouta, avant que le groupe les quitte;

-Ravie d’avoir fais plus ample connaissance Dankrad, vous et votre groupe. Dans l’espoir que notre route ne se croise pas durant cette recherche, fit-elle sur un ton plus sérieux.

Alors que la troupe quitta leur tourna le dos, Delaynna se retourna vers ses deux compagnons et souffla de soulagement.

-Un peu plus et c’était la guerre! Nous devrions peut-être retourner à la maison de Dame Mirceline. Il va bientôt faire nuit. Nous mettrons tout cela au clair en arrivant à la maison. Vous croyez toujours que Dankrad est impliqué là-dedans ?

L'elfe se remit en marche pour retourner vers la maison de Dame Mirceline.
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Elendüril
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Mer 25 Mar 2015 - 20:08
Le jeune homme comprit dès les premiers mots que son compagnon d’arme, l’erreur qu’il avait commise. Le fait qu’il laissa ses sentiments parler eut failli leur couter cher, très cher. Ce fut avec un certain soulagement qu’il fut rempli lorsqu’il comprit que les paroles de Del et d’Arvren eurent réussi à désamorcer la situation. Il se rappelait ce que son père lui disait : Réfléchis puis agis et non agis puis réfléchit, cela pourra t’éviter bien des ennuis.

Les nombreuses maximes de morale de son père incommoder quelques peu le jeune homme lors de son éducations mais à ce moment-là il se souvint que s’il eut fait ce qu’il eut appris il n’aurait point mis son groupe en péril, son impulsivité lui avait causé quelques ennuis par le passé mais jamais cela n’eut atteint ce sommet. Le questionnement se poursuivit sans aucune intervention de sa part mais il écouta bien attentivement à chaque réponse de ce riche homme d’affaire. Car selon son avis, il ne  fallut pas faire confiance à ce genre de personne car l’argent n’amène pas que le bien car il attira fatalement des personnes mal intentionnées. Ce fût pourquoi, Elendüril eut réagi aussi brutalement, en plus, du ton condescendant qu’il ne supporta en aucun cas.

Chaque réponse apportée depuis le début de l’enquête amène autant de réponse que de zone d’ombre à éclaircir. Maintenant que le petit comité avait rencontré les principales personnes du village, il ne leur resta guère le temps que d’aller s’occuper un peu d’eux avant la tombée de la nuit et d’éplucher un peu plus les réponse de tout un chacun ensemble afin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les futures recherches.  À ce moment-là, Delaynna proposa de retourner à la ferme de dame. Les rôdeurs acquiescèrent et le petit groupe prit le chemin de la demeure du chevalier de la Rose.  Ils arrivèrent en même temps que le servant de la maîtresse de maison, Adelmar. Il avait l’air d’avoir passé une dure journée de labeur. Ils passèrent ensemble le portail de la propriété. Adelmar alla tiré de l’eau au puit et nous en donna un seau avec une bassine pour que nous puissions faire une rapide toilette avant de prendre le repas.
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Jeu 2 Avr 2015 - 0:45
Les aventuriers n'eurent pas l'occasion de rencontrer dame Mirceline ce soir. Après tout, elle leur avait dit de ne pas la déranger tant qu'ils n'avaient pas trouvé des réponses ou du moins des pistes prometteuses. Le temps dévoué aux rencontres avec les habitants du village leur avait permis d'apprendre beaucoup sur cet endroit et l'histoire de la famille Mirceline, mais la première des quatre journées données par le lieutenant des rôdeurs s'était écoulée, et ils n'étaient pas prêts de retrouver le chien perdu.

Adelmar, clairement fatigué après une journée de travail intense, leur apporta un repas simple mais n'était pas d'humeur à bavarder. Il quitta aussitôt la grange et s'éloigna en boîtant dans la direction de la minuscule maisonnette se trouvant à l'entrée du domaine.

Les voyageurs se retrouvèrent donc en compagnie de quelques vaches et cochons qui les regardaient avec désintêret. Le repas qu'Adelmar leur avait préparé avait l'avantage d'être chaud: une soupe aux légumes épaisses, dans laquelle flottaient quelques morceaux de viande et de saucisson, accompagnée de pain, de fromage, et de quelques pommes pour le dessert. L'homme chauve n'avait même pas omis de leur laisser un pichet de cidre local.

La nuit avait eu le temps de tomber lorsqu'Arvren se leva en s'étirant, et dit:

-Bon bon, je vais pis... il s'arrêta en plein milieu de sa phrase, en regardant l'elfe, toussa, puis compléta- prendre l'air frais.

Il quitta la grange sous le regard attentif d'un cochon aux yeux intelligents.

La lumière douce émanant de la petite cheminée de pierre (un véritable luxe pour une grange), qui se trouvait dans un coin du bâtiment, avait un effet sophoriphique et les aventuriers sursautèrent lorsque la porte de la grange s'ouvrit brusquement, et Arvren reapparut, l'épée à la main et les sourcils froncés.

-Quelque chose ne va pas...je suis tombé sur les deux mâtins qui accompagnaient dame Mirceline au campement des rôdeurs la veille...ils bougent pas. Je sais pas s'ils dorment ou s'ils sont morts, mais ce n'est pas un sommeil naturel. Suivez moi.

Les trois voyageurs sortirent de la grange. L'air nocturne était froid, et le chemin jusqu'à la maisonnette d'Adelmar périlleux à cause de l'obscurité preque totale. Personne ne répondit lorqu'ils frappèrent à la porte...Arvren l'ouvrit, et grogna. L'homme boîteux était étalé par terre, la tête ensanglantée. Le vétéran se pencha sur lui:

-Il a reçu un vilain coup à l'arrière de la tête...il respire encore, et n'a pas perdu trop de sang. Le bougre a le crâne dur, il devrait vivre...On s'occupera de lui en temps voulu, mais on a pas le temps là. La dame Mirceline est seule dans la maison, face à un nombre inconnu d'assaillants dangereux. Séparons nous...je vais contourner le domaine afin de couper le chemin aux brigands s'ils essayent de s'enfuir vers la forêt. De votre côté entrez dans la maison..faites attention.

Le vétéran qui était resté relativement discret lors des discussions avec les habitants du village n'avait pas hésite à prendre les devants dans la situation actuelle, conscient du fait que son expérience supérieure dans le domaine du combat et des actions militaires serait un atout non négligeable.

Elendüril et Delaynna se retrouvèrent donc aussitôt seuls, et se dirigèrent dans la direction de la maison de la veuve. La porte était entrouverte...Seule la fenêtre à l'étage émanait d'une faible lumière, indiquant que des bougies éclairaient la pièce.

Ils montèrent l'escalier qui grinca malheureusement sous le poids de l'Arnorien. Le faible bruit provenant de la pièce à l'étage cessa, incitant les deux aventuriers à accélerer. Elendüril posa pied sur la dernière marche et...reçut un puissant coup dans le plexus solaire, lui coupant le souffle et le faisant tomber quelques marches en arrière.

L'assaillant disparut dans la pièce, et lorsque Delaynna se lança à la poursuite il se retourna, un chandelier à la main. Il s'agissait d'un homme barbu, vêtu d'une tunique brune et de bottes à la semelle douce, permettant de se déplacer discrètement. Dans une main il tenait un long bâton renforcé de métal sur les deux extremités, dont il s'était sans aucun doute servi pour frapper le jeune rôdeur. La lumière du chandelier permit aussi à l'elfe de distinguer un grand coffre entrouvert se trouvant dans la pièce. Elle n'eut cependant pas le temps de faire quoi que ce soit, car l'inconnu lança le chandelier avec force dans la direction de Delaynna, essayant sans doute de la blesser avec ce projectile enflammé improvisé.




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Jeu 2 Avr 2015 - 3:00
Cette toute première journée d’enquête ne mena pas grand-chose pour les aventuriers. Beaucoup de questions, très peu de réponses et le début des ennuis. Lors du retour vers le domaine de la Rose, Del et les rôdeurs résumèrent les pistes qu’ils avaient découvertes durant leur petite enquête auprès des membres de la communauté.

Alors que le soleil cédait sa place à la lune, la petite compagnie arriva au domaine en même temps que le serviteur de dame Mirceline, Adelmar. Delaynna salua gentiment le vieil homme en s’approchant de lui. Ses traits exprimaient une forte fatigue. Ils se dirigèrent vers la grange où ils avaient élus domicile pour les jours à venir. Adelmar leur offrit de l’eau du puits, une petite bassine ainsi que le repas. Del remercia le vieil homme en lui souriant. Elle s’éloigna des deux hommes pour faire sa toilette, bien vite. Elle s’installa près de la petite cheminée avec le pot de soupe sous la main et avala une première gorgée. Un silence de plomb régnait dans la place, juste à temps où Arvren se leva pour sortir. L’elfe riait légèrement et ajouta à ce dernier;

-Inutile d’être si poli Arvren.

Il ne reste que l’elfe et le jeune rodeur qui semblait perdu dans les flammes. Delaynna se leva et lui offrit un bol de soupe.

-Tu dois avoir faim, fit-elle en lui tendant le bol.

Elle s’assit près de lui et observa ses jeunes traits. Delaynna lui sourit, chaleureusement.

-Tu t’es bien débrouillé aujourd’hui, même si nous sommes passés à un cheveu de la catastrophe avec Dankrad.

Delaynna nota le silence du jeune homme.

-Tu sais Elend, il n’y pas de mal à avoir honte de nos gestes. Bien sûr, tout être est pourvu de geste impulsif. Il suffit juste de savoir retourner la situation avec diplomatie et humour, dit-elle pour essayer de remonter la confiance du jeune rodeur.

Doucement, elle déposa sa main sur celle de ce dernier. Elle accentua son sourire juste au moment où Arvren revint en trombe et lui expliqua la scène qu’il avait vue avec les chiens. L’elfe et Elendüril sortirent en vitesse de la grange. Arvren leur montra vite les deux matins étendus au sol.

La compagnie partie en courant jusqu’à la maison du vieux serviteur. L’elfe se trouva en avant de ses compagnons pour mieux voir le chemin périlleux jusqu’à la petite maison. Ils le retrouvèrent par terre, assommé. L’elfe se posa à genoux pour examiner la profondeur de la blessure. Heureusement pour le vieil homme, elle était très peu profonde mais nécessitait des soins.

-Elendüril aide-moi!

Ils ramenèrent le vieil homme dans son lit. Delaynna déchira un pant de sa robe de voyage et fit un bandage sur la tête du blessé. Arvren leur expliqua vite son plan et s’enfuit dans l’ombre.
Delaynna et Elendüril se dirigèrent vers la maison de Dame Mirceline. La porte était entrouverte et une faible lueur émanait de la chambre de la maîtresse des lieux. De ses oreilles fines, l’elfe entendit du bruit, provenant du premier étage. Layna fit signe à son compagnon de monter.
L’elfe monta l’escalier principal, telle une ombre. Alors que le bruit cessa, Layna se dépêcha vite de se rendre en haut. Elle eut à peine le temps d’apercevoir l’ombre d’un homme, que l’elfe évita le coup de celui-ci qui tomba sur son compagnon et qui glissa dans l’escalier.

Delaynna le suivit dans une pièce, qui semblait être la chambre des maîtres. Elle aperçut le coffre entrouvert et ouvrit grand les yeux. Elle réalisa qu’il s’agissait du coffre du chevalier de la Rose et cet homme avait la clef! Lorsque le voleur lui lança le chandelier, Del n’eut le temps que de jeter au sol. Le chandelier se brisa et la flamme embrassa le plancher de bois. La dame de l’eau sentie vite une petite présence d’eau dans la chambre. Près du lit se trouvait un pot de chambre remplis, qui se trouvait tout près d’elle et du début d’incendie. Elle canalisa toute son énergie vers celui-ci, en le pointant, et fit éclater le pot pour que l’eau puisse se diriger vers la source d’incendie pour l’engloutir.

Après cela, Delaynna se releva d’un bon en poussant un cri et dégaina son épée, prête à le poursuivre s’il s’enfuyait par une fenêtre.

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Mar 5 Mai 2015 - 22:22
Intérieurement Elendüril se disait que la journée dissipe peu de questions. Il se dit que cet entrepreneur devait en savoir plus qu’il ne voulait dire, enfin ce fut l’impression qu’il eut. Pendant leur retour à la propriété des Mirceline, le groupe se remémora le peu d’information glanée. Ils arrivèrent en même temps que le serviteur de la maitresse de maison. Il sembla bien épuisé par une longue journée de dur labeur. Le groupe se dirigea vers la grange, lieux de repos et de sécurité à l’abri des regards des villageois, afin d’y aller se Faire la toilette et un peu de repos avant le repas. Adelmar leur apporta de l’eau fraichement tirée du puit domanial ainsi qu’une bassine et leur repas. Le vétéran alla se reposer un peu, l’elfe alla faire sa toilette pendant qu’Elendüril alluma le feu dans le foyer de l’âtre. Une fois que l’elfe eut fini, elle rejoint le jeune homme silencieux faisant face au feu qui crépitait, le vieil homme en fit de même. Le silence se fit pesant. Puis vint le moment où Arvren fut pris d’une envie naturelle et annonça son absence jusqu’au moment où il se rappela qu’une femme était parmi nous et ravisa son propos afin de ne pas heurter la sensibilité que l’elfe ait pu avoir. Elle se moqua de lui en ajoutant quelques mots.

Le jeune homme continua de fixer les flammes du feu dévorant les bûches les unes après les autres. Il sembla préoccupé comme si les événements de la journée le hantaient. Avec la bienveillance des Eldars, elle se leva et apporta un bol de la soupe apportée plus tôt en soirée par le serviteur. Elle ajouta une phrase ressemblant à ceci : tu dois être mort de faim. Elendüril prit le bol et sourit à Delaynna sans dire mot, avant de replonger dans le feu dévorant du foyer. L’elfe s’assit à ses côtés et l’observa pendant un moment. Elle lui adressa un sourire amical avant de reprendre :

_Tu t’es bien débrouillé aujourd’hui, même si nous sommes passés à un cheveu de la catastrophe avec Dankrad.

Elendüril l’entendit mais ne réagit point à cette phrase. Elle observa le comportement du jeune homme puis poursuivit :

_ Tu sais Elen, il n’y pas de mal à avoir honte de nos gestes. Bien sûr, tout être est pourvu de geste impulsif. Il suffit juste de savoir retourner la situation avec diplomatie et humour, dit-elle pour essayer de remonter la confiance du jeune rodeur.

Doucement, elle posa sa main sur celle du jeune homme, elle appuya son sourire. Soudain, Arvren vient à briser ce délicat moment. Le vétéran expliqua avoir vu les matins étalés sur le sol. L’elfe sortit rapidement de la grange suivi de près par le jeune rôdeur. Elendüril tâta rapidement pour savoir si sa dague était encore à sa ceinture. Le groupe ne s’occupa point des deux chiens afin d’aller chercher Adelmar. L’elfe arriva peu avant les soldats à la demeure du servant de dame Mirceline. Ce dernier fut retrouvé allongé, assommé par un puissant coup à l’arrière de la tête. Elendüril fut interpellé par la jeune femme afin de l’aider à le mettre dans son lit et lui faire son pansement avant d’aller au domicile du chevalier. Arvren leur expliqua son plan avant de disparaître telle une ombre dans la noirceur de la nuit.

Les deux jeune gens se précipitèrent vers la porte trouvée entrouverte. Une douce lumière émana de l’intérieur. Ils entrèrent dans la demeure en ayant tous leurs sens aux aguets. L’ouie plus fine de l’elfe leur permit de savoir que quelqu’un ou quelque chose se trouvait à l’étage. Elle prit la tête de file dans l’escalier. Une fois arrivée en haut elle esquiva un coup qu’Elendüril reçu sur le haut de la tête. Ce dernier fit perdre l’équilibre et le fit chuter dans l’escalier. Par instinct il se releva, et remonta l’escalier pour aller aider sa camarade face à cet agresseur inconnu. Mais il ne vit personne hormis les flammes qui commencèrent à grandir. C’est alors que Delaynna montra son talent caché, elle commanda à l’eau contenue dans une cruche pour éteindre les flammes. Elendüril dégaina son épée et chercha l’intrus pendant que l’elfe se releva en un bond dans un cri, faisant chanter son épée lors de sa sortie du fourreau. Il ne trouvèrent personne à la fenêtre mais ils entendirent les bruit d’un combat au loin.
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Sam 9 Mai 2015 - 16:13
L'inconnu mystérieux resta un moment bouche bée face au spectacle qui se déroulait devant ses yeux: le mouvement inexplicable de l'eau sous le regard concentré de Delaynna. Ce n'était pas tous les jours qu'on voyait une manifestation de la magie en Terre du Milieu, surtout dans les villages du Royaume d'Arnor. Il se ressaisit aussitôt, et s'échappa par la fenêtre, atterrissant habilement sur l'herbe un étage plus bas, et disparaissant dans l'obscurité.

C'est à ce moment là qu'il fut intercepté par Arvren, qui le plaqua au sol en se lançant sur lui. L'effet de surprise avait joué son rôle, et l'homme barbu eut le souffle coupé. Cependant il roula rapidement sur le côté, et se releva, bâton à la main. Arvren sortit son épée courte, et la danse commença. Malheureusement pour le vétéran, la situation n'était pas facile. L'homme étrange était plus jeune, et son bâton renforcé de métal lui offrait une portée bien supérieure à celle du bretteur. Qui plus est, il semblait manier cette arme avec beaucoup d'habileté. Le soldat d'Arnor réussit à atteindre son adversaire en lui laissant une longue ligne rouge sur l'épaule, mais l'entaille n'était pas assez profonde pour handicaper sérieusement l'inconnu. Lorsque Delaynna et Elendüril arrivèrent au lieu du combat, ils purent entendre un cri de douleur lorsque le bout du bâton brisa le poignet du vétéran, lui faisant lâcher son épée.

L'homme vêtu de brun lança un juron en voyant que les deux autres aventuriers étaient déjà sur ses trousses, et qu'il ne pourrait pas fuir, surtout face à l'elfe. Il s'adressa à eux:

-Je ne sais pas qui vous êtes, et pourquoi vous risquez vos vies dans une affaire qui n'est pas la vôtre; foutez-moi la paix!

Voyant à la réaction des deux aventuriers qu'ils n'avaient aucune intention de s'en aller, il s'élança vers eux sans prévenir. Delaynna réussit à parer le premier coup du bâton avec son épée, mais la force de celui-ci avait été tellement grande qu'elle sentit les vibrations jusqu'à l'épaule, et son bras s'engourdit à moitié.

Le barbu se mit à virevolter son bâton qui siffla dans l'air, créant une barrière de bois et d'acier entre lui et ses deux adversaires. Ce ne serait pas facile pour eux de briser ses défenses, et encore moins de le prendre vivant...



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Delaynna
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Dim 10 Mai 2015 - 4:38
La jeune Galadhrim se lança à la poursuite du cambrioleur par la fenêtre. L’utilisation de son pouvoir l’avait affaiblie, mais l’adrénaline du moment l’emporta sur sa faiblesse. De sa grâce elfique, elle se glissa par la fenêtre et atterrit avec grâce sur l’herbe, suivie du jeune rôdeur, partie à la poursuite du mystérieux inconnu.


Ce dernier se fit intercepté par le vétéran qui le projeta au sol. Épée en main, Delaynna observa au loin le combat entre les deux guerriers, grâce à son ouïe aiguisée. Le plus jeune semblait coriace face au vétéran avec la légèreté de son bâton et l’ampleur des dégâts que celui-ci occasionnait en touchant Arvren à son épaule.

Lorsque Del et Elen arrivèrent sur la scène du combat, l’homme vêtu de brun se tourna vers eux en échappant un juron.

«-Je ne sais pas qui vous êtes, et pourquoi vous risquez vos vies dans une affaire qui n’est pas la vôtre; foutez-moi la paix!»

L’inconnu les assena d’un premier coup que l’elfe bloqua avec son épée. Sa faiblesse remonta jusqu’à son épaule qui résonna dû aux vibrations de ce puissant coup et devint engourdis. Dans un fort grognement, l’elfe repoussa l’inconnu et secoua son bras engourdis.

Delaynna se posta aux côtés d'Elen et se plaça en position d'attaque, prête à recevoir les prochains coups de celui-ci, malgré que la faiblesse la guettait. Elle ajouta, avec un sourire fendant au bord de ses lèvres;

-Navré très cher, la curiosité et l’altruisme sont de graves défauts en ses lieux il faut croire.


Ce dernier se lança dans les airs et créa une barrière entre lui et les deux individus. Delaynna se jeta au sol sur le côté pour éviter les coups et bloqua ceux-ci avec son épée devant elle.
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Elendüril
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Sam 6 Juin 2015 - 20:42
L’homme resta ébahi, quelques instants, devant les pouvoirs de l’elfe qu’elle avait utilisé pour éteindre le début d’incendie. Ce genre de pouvoir était un don que seulement, les elfes pouvaient avoir et ces derniers étaient avares en matière de démonstration de pouvoir. En effet, ce don fut inhérent à leur peuple mais il ne le considéra point comme un amusement pour faire plaisir aux badauds. Peu après il sauta par la fenêtre avant de se faire intercepter par Arvren qui avait fait le tour de la maison pendant que ses deux compagnons eussent le temps de monter jusqu’à la chambre de dame Mirceline.

Le combat commença entre l’inconnu et le vétéran. Le vétéran eut dégainé son épée courte alors que son opposant lui eut sorti son bâton de combat, une arme plutôt rare. Cette arme montre que l’homme n’est pas un meurtrier car malgré le fait que le bâton puisse être létal, il permet surtout à son possesseur de se défaire de ses adversaires en les rendant inaptes à la poursuite ou au combat. Le bâton fût fait en chêne. Les renforts furent fabriqués en acier noir maintenus par des clous à têtes pointues. Cette arme bien qu’elle fût de qualité ordinaire possède un point d’équilibre placé parfaitement au milieu du bâton, cela montre qu’elle fut faite par un forgeron habile. Elle ne porte aucune inscription mis à part un blason, tout juste perceptible de la position du vétéran.

L’étrange danse débuta. Le bruit des chocs des armes se firent entendre. Il sembla que l’inconnu fût plus jeune que le soldat et bien sûr son bâton lui offrit davantage de portée rendant toute approche plus difficile à effectuer.
De plus, il sembla qu’il fût rompu au combat avec cette arme peu courante. Malgré toute son expérience le vétéran eut du mal à garder le contrôle du combat. La vitesse, l’habilité et la force pour l’inconnu et l’expérience, l’entraînement martiale et le sang froid pour Arvren ; Le combat aura duré longtemps mais ce ne fût pas le cas, Arvren affligea une blessure sur l’épaule de son adversaire, cette coupure bien que peu profonde laissa échapper un petit filet rouge vermeil. Un instant durant, il y eut un flottement entre les deux opposants. Les assauts reprirent chacun leur tour parèrent les coups de l’adversaire. Pendant ce moment, les deux compagnons du garde sautèrent par la fenêtre, l’elfe atterri en douceur et avec la grâce du peuple des Belles Gens quant à Elendüril, sa réception se fit plus lourde, plus bruyante. Elle détourna quelque peu l’attention, ce qui permit à l’inconnu de porter un violent coup sur le poignet de son adversaire le lui brisant. Ce dernier lâcha son épée ainsi qu’un cri de douleur.

L’homme habillé en brun comprit rapidement qu’il ne pourrait pas fuir les deux nouveaux arrivants. Il leur dit :
« Je ne sais pas qui vous êtes, et pourquoi vous risquez vos vies dans une affaire qui n’est pas la vôtre, foutes moi la paix ! », avant de s’élancer sur Delaynna, sans crier gare. Elle contra le coup avec son épée. Le choc fût violent, il créa des vibrations tel un séisme qui remonta le long du bras, le lui rendant presque inutilisable. A ce moment-là le rôdeur comprit que la tâche qui s’annonça ne sera pas de tout repos. L’inconnu se mit en position défensive. Elendüril, à la vue du choc encaissé par sa camarade, décida de s’interposer entre l’inconnu et l’elfe afin de laisser à cette dernière de récupérer des sensations dans son bras et de récupérer de la fatigue eut à l’occasion de l’utilisation de son pouvoir.

Les deux hommes se mirent à se jauger mutuellement. La tension dans l’atmosphère se fit sentir. Aucun des protagonistes ne cessera le combat avant que l’opposant soit dans l’incapacité de pouvoir continuer le combat. Del prit la parole : « Navrée très cher, la curiosité et l’altruisme sont de graves défauts en ces lieux il faut croire. ». Elendüril avec Honneur, son épée à deux mains, para la pluie de coups sans pouvoir riposter et dû céder du terrain. Del se jeta au sol afin d’éviter un coup et para le suivant tout en étant au sol. Ce coup aurait pu être dévastateur si jamais il aurait été porté. Elendüril releva sa partenaire répondit à la question posée plus tôt :
« Qui je suis ? Je suis Elendüril, rôdeur de la Vieille Garde. Je suis venu en ces terres pour aider la veuve d’un garde de la Rose. L’élite des différent corps de notre armée. C’est avec honneur et fierté que je viens en aider à cette dame. Maintenant, je vous informe que la personne que vous venez de blesser est également un rôdeur et vous l’avez blessé pendant une mission et vous comprenez que je ne vous lâcherai pas, je vous somme de vous rendre maintenant pendant que vous en avez le temps. La loi, c’est moi ! ». Elendüril appuya son regard avec plus de fermeté à la fin de son message. L’homme ne changea pas d’attitude et continua à vouloir à en découdre. Les deux compagnons s’échangèrent un regard pour savoir s’ils furent prêts avant l’assaut, qui sera rude.

A cet instant, le jeune rôdeur se dit que le combat ne sera pas facile car si Arvren le vétéran de maintes batailles fut tenu en respect et même blesser que va pouvoir faire un jeune rôdeur qui est moins habitué à la fureur du combat, de l’adrénaline qui court-circuitera sa logique en même temps que la rage.

Aussitôt, sa réflexion terminée, il chargea sur l’homme. Les coups furent furieux, le visage s’effaça au profit d’un masque de haine et de rage. Un à un l’homme para les coups. Il ne cessa d’avancer, lorsque le calme revint en lui sa façon de se battre changea. Cela surprit l’inconnu qui ne s’attendait pas à un tel retournement de situation aussi rapidement venant d’un bleu. Les coups se transformèrent en passe d’armes qui n’amenaient à rien hormis à se rapprocher quelque peu. Le combat dura un moment sans qu’aucun des deux ne prenne un réel avantage sur l’autre. Sur une passe d’arme, le jeune homme réussit à déstabiliser son opposant, il en profita pour dégainer sa dague, et lui tailler la cuisse. La blessure bien que peu profonde lui handicapa l’appui de sa jambe par une douleur lancinante dès qu’il la posa au sol. Un petit filet rouge vermeil suinta de la plaie et tacha le pantalon.

Chacun reprit sa place et se mit en position défensive. Le combat les fatigua surtout qu’aucun ne voulait abandonner, chacun avait sa propre  motivation. Cette blessure infligée remonta le moral du jeune rodeur mais il savait en son for intérieur que cela le rendait d’autant plus dangereux. La jeune elfe, ayant récupéré de sa fatigue,  parti à l’assaut. Les elfes même au combat se déplacent avec grâce. Leurs talents martiaux diffèrent de ceux des humains mais sont tout aussi efficaces. Les coups pleurent de la part des deux participants à la joute. Rapidement Elen reprit récupéra un peu de sa fatigue et se joignit au combat. La plaie à la cuisse de l’inconnu cessa de saigner. Le combat fut plus ardu pour ce dernier. La fatigue commença à le guetter, Mais il avait l’air d’avoir l’habitude de longs affrontements car le rythme ne baissa que peu et ses gestes restèrent précis.

Le combat dura. Même en étant à deux ils n’arrivèrent point à percer sa défense. Au bout d’un moment, la fatigue aidant, Delaynna parvint à placer un coup dévastateur sur le mollet. Sous la douleur, l'inconnu lâcha un long cri provenant de ses entrailles, il ne put utiliser cette jambe pour prendre appui dessus. L'estropié ne voulut pas se rendre malgré le handicap. Il tenta de continuer le combat mais rapidement le jeune rôdeur put le désarmer et l’assommer d'un grand coup du bâton de combat à l'arrière du crâne.

Elen demanda à Del de s’occuper du poignet d’Arvren. Pendant ce temps-là, Elen porta l’inconnu sur son épaule et l’emmena dans la grange l’assis sur une chaise, l’y attacha et le bäillona. Del immobilisa le poignet du vétéran. Rapidement, Elen alla chercher de l’eau au puit. Il jeta l’eau fraîche sur l’inconnu afin de le réveiller. Il ne comprenait pas comment il avait fini, attaché et assis sur une chaise dans une grange avec un bâillon dans la bouche.
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Forlong
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Mer 24 Juin 2015 - 1:13
Le combat s'acheva enfin. Le résultat n'était pas particulièrement surprenant, ils étaient après tout à trois contre un. Ceci dit, le barbu s'avéra être un adversaire redoutable qui leur donna du fil à recoudre. Il resta silencieux pendant qu'Elendüril le conduisait vers la grange, encore à moitié sonné après le coup qu'il reçut de la part du jeune rôdeur. Il sombra dans l'inconscience alors qu'Elen l'attachait à la chaise, mais fut bientôt réveillé de manière brutale par le seau d'eau froide déversé sur sa tête. Son regard, encore confus et brouillé, se tourna vers son ancien adversaire.

Pendant ce temps, Arvren s'était relevé et avait suivi le groupe, accompagné par Delaynna. Il ne dit pas un seul mot de plainte, mais son visage était blanc comme du parchemin; la douleur du poignet brisé devait être atroce. Il se tourna vers l'elfe lorsqu'Elendüril lui proposa de s'occuper de son bras, et lui adressa un sourire pâle.

Quelques minutes plus tard, ce fut le vétéran qui demanda à son jeune compagnon d'enlever le bâillon au prisonnier, et s'adressa à lui:

-Tu es en état d'arrestation pour tentative de cambriolage, attaque contre un soldat de l'Arnor ainsi qu'enlèvement soupçonné. Assez pour te condamner à la pendaison à mon avis, la justice est rapide et sévère dans cette contrée. Tu as encore peut-être une chance d'échapper à la mort et être envoyé dans un camp prisonnier au Rhûdaur à la place, si tu nous dévoiles tout.

Il s'arrêta un moment, laissant le temps au prisonnier d'assimiler ce qu'il venait d'entendre, et bien comprendre les conséquences de ses actes. Il continua ensuite:

-Qui es-tu? Quel est ton nom, et agis tu seul?

Le barbu fronça les sourcils et hissa de douleur en sentant la peau tirer sur la blessure ouverte à l'arrière de son crâne. Il répondit, lentement:

-Gragas, je m'appelle Gragas...je ne suis qu'un mercenaire, et lorsque vous m'avez surpris je ne savais pas que vous étiez des soldats de l'Arnor!

-As-tu des compagnons?!

Le mercenaire secoua la tête en indiquant qu'il agissait seul.

-Où as tu entendu parler du coffre, et où est Dame Mirceline?!

A la surprise d'Arvren, le mercenaire se mit à rire, et cracha par terre avant de répondre:

-Alors vous ne savez vraiment rien? A votre avis, qui m'a parlé du coffre? Qui m'a dit d'enlever le chien? Qui souhaitait gagner l'accès au coffre du chevalier? Eh oui! C'est cette petite veuve qui voulait s'emparer du trésor de son mari. Sauf que je ne comptais pas la soutenir dans ses projets, et j'ai pris la clef pour moi. A votre avis, où est-ce que la Dame Mirceline se trouve actuellement? Maintenant que j'ai ouvert le coffre et que j'ai du m'enfuir, pourchassé par un groupe de soldats et une elfe sortie de je ne sais où?!

Le regard d'Arvren se tourna vers Elendüril et Delaynna, interrogateur...

***


Dame Mirceline était penchée au dessus du coffre entrouvert, lorsqu'elle entendit la porte de la chambre s'ouvrir derrière elle. Elle se retourna brusquement, une dague à la main, le visage tendu. Elle se relaxa cependant quelque peu en voyant l'elfe et le jeune rôdeur pénétrer dans la pièce. La veuve s'adressa à eux, d'un ton un peu moins hautain qu'à son habitude:

-C'est vous! Je croyais que c'était cet homme affreux qui s'était introduit dans ma maison! Où est-il? Que s'est-il passé? Il a tenté de voler le trésor de mon défunt mari...heureusement votre arrivée l'a chassé à temps.



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Delaynna
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Mer 24 Juin 2015 - 21:24
Alors qu’elle était encore parterre, Delaynna observa la scène du combat entre l’homme en brun et Elen. Celui-ci parvint à le blesser et la fatigue emportant les deux combattants dans cette bataille qui ne semblait jamais se terminer. Alors que l’homme en brun s’approchait dangereusement d’elle, l’elfe parvint à placer un coup au niveau du mollet qui fut dévastateur pour l’homme en brun. Del réussit à se relever et à se placer aux côtés du jeune rôdeur pour voir le coup final.

Elle courut rejoindre le vétéran et l’amena avec lui pour le soigner dans la grange. En entrant Elle guida le vétéran jusqu’à la source d’eau qu’Adelmar avait apporté pour qu’ils puissent se nettoyer. Elle ordonna au blessé de mettre son poignet dans l’eau.

Del se retourna vers Elen et s’exclama;

-Mais Dame Mirceline ?! Nous ignorons si elle est vivante dans sa maison!

Elle retourna son attention vers le poignet du vétéran et le saisit et le caressa avec délicatesse en murmurant en elfique, tout en fermant les yeux;

Chevauchant chaque étoile
Reviens à la vie, ouvre ton esprit
Viens, abreuve-toi, laisse le barrage de l’esprit s’envoler
Et saute d’un grand élan vers l’inconnu


Elle murmura à ses paroles à deux reprises. L’eau s’imprégna dans la peau du vétéran et caressa les os de son poignet pour se souder tranquillement. Ses pouvoirs avaient la capacité de guérir plus vite les gens qu’elle soignait, mais tout cela l’épuisait beaucoup. Un vent de fatigue passa de nouveau sur le visage délicat de l’elfe. Delaynna rouvrit les yeux et esquissa un doux sourire à celui-ci et déchira le pant de sa robe bleue et banda le poignet d’Arvren avec. Elle suivit de près de le vétéran et observa les traits de l’homme vêtu de brun.

«-Alors vous ne savez vraiment rien? A votre avis, qui m'a parlé du coffre? Qui m'a dit d'enlever le chien? Qui souhaitait gagner l'accès au coffre du chevalier? Eh oui! C'est cette petite veuve qui voulait s'emparer du trésor de son mari. Sauf que je ne comptais pas la soutenir dans ses projets, et j'ai pris la clef pour moi. A votre avis, où est-ce que la Dame Mirceline se trouve actuellement? Maintenant que j'ai ouvert le coffre et que j'ai du m'enfuir, pourchassé par un groupe de soldats et une elfe sortie de je ne sais où?!»

La petite compagnie se regarda, avec un regard remplis d’interrogation. Delaynna secoua la tête et proposa la première;

-Je vais voir si Dame Mirceline et Adelmar vont bien.

Elle quitta la grange seule au départ. Elle se dirigea vers la grande maison et entra sans frapper.

-Dame Mirceline ?!

Elle monta à l’étage et aperçut la vieille dame dans la chambre principale.

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Elendüril
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Sam 27 Juin 2015 - 10:50
Elendüril enleva le bâillon, le vétéran enchaîna disant les charges de l’accusation qui peuvent lui être incombé : attaque contre un soldat d’Arnor, tentative de vol et enlèvement soupçonné. Arvren proposa un marché à cet homme lui épargner la vie pour l’envoyer dans une prison dans le Rhûdaur. Le choix était dans ses mains. Le mystérieux homme dit qu’il s’appelait Gragas, était un mercenaire et il ignorait que ses ennemis étaient des soldats en patrouille. Il nous apprit aussi également qu’il agissait seul. La surprise s’afficha sur les visages du trio qui s’échangèrent des regards circonspects. Aucun des trois ne s’attendait à un tel revirement de situation. Delaynna laissèrent cet Gragas sous la surveillance des rôdeurs pour vérifier comment vont Adelmar et sa maitresse. Arvren, au bout d’un petit moment, envoya le jeune Elendüril assister leur compagne elfe au cas où la vieille femme réserverait quelques surprises. Elenduril rejoignit Delaynna dans l’escalier et lui conseilla de sortir sa dague de son fourreau pendant qu’il fit ce qu’il disait. Delaynna ouvrit la porte et entra dans la pièce suivi de près par le jeune homme.


La dame se retourna promptement, la dague à la main, sur ses gardes le visage fermé. Il se relâcha quand elle comprit que c’était les personnes qu’elle avait engagé plus tôt dans la journée. Elle adressa ces quelques paroles : «C'est vous! Je croyais que c'était cet homme affreux qui s'était introduit dans ma maison! Où est-il? Que s'est-il passé? Il a tenté de voler le trésor de mon défunt mari...heureusement votre arrivée l'a chassé à temps »
Nous le stoppâmes et il nous révéla que vous l’aviez engagé pour qu’il kidnappa le chien afin que vous puissiez récupérer la clef et ainsi donc le contenu du coffre sans que quiconque puisse vous soupçonner d’avoir fait disparaître cet animal. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? Elendüril appuya son regard inquisiteur droit dans les yeux de la vieille femme.

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Forlong
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Mer 1 Juil 2015 - 1:28
Arvren suivit Delaynna du regard lorsque celle-ci quitta la grange. Il s'était concentré sur l'interrogatoire, la chose étant urgente et importante, mais au fond de lui, il était profondément étonné et émerveillé par ce que l'elfe avait accompli. Malgré ses longues années de service en tant que rôdeur du Nord, le vétéran n'avait pas souvent eu l'occasion de fréquenter ce qu'on appelait la 'magie', et dans les rares cas où il en fut témoin, il s'agissait plutôt de sombre sorcellerie que d'un art pur et réparateur. Ainsi, lorsqu'il sentit la douleur dans son poignet désister sous les paroles murmurées de Delaynna, il la regarda avec un respect nouveau. A présent, en la regardant quitter la pièce, il se massa le poignet, pensif. Il était encore très fragilisé, mais une blessure qui aurait pu l'empêcher de se servir habilement d'une épée pour le reste de sa vie était devenue quelque chose de temporaire et relativement anodin. Il fut tiré de ses pensées par le regard interrogateur d'Elendüril, et l'envoya à son tour vers la demeure de Dame Mirceline.

***


Les sourcils de la veuve se froncèrent au fur et à mesure qu'Elendüril répondait à sa question. Elle se redressa davantage, ses yeux devenant froids et rencontrant sans aucune hésitation le regard inquisiteur du jeune rôdeur. Elle répondit sévèrement:

-Pour ma défense?! On m'a attaqué dans ma propre demeure en pleine nuit, et un homme que j'ai engagé pour me venir en aide me demande ce que j'ai à dire pour ma défense? Adelmar vous a t'il donné trop de cidre avec votre repas, soldat?

Elle soupira, clairement irritée, puis se tourna vers Delaynna, et lui adressa la parole comme si elle cherchait un interlocuteur plus raisonnable qu'Elendüril:

-Vous avez attrapé un voleur et un potentiel meurtrier en flagrant délit, il va sans doute être pendu. Alors oui, naturellement qu'il essaye de sauver sa peau en vous racontant des histoires. Ce qui m'étonne cependant ce que vous semblez les considérer comme étant vraies. Ceci est absurde! Pourquoi emploierais-je un vulgaire bandit pour récupérer quelque chose qui m'appartient déjà? Et plus ridicule encore, pourquoi demanderais-je de l'aide dans cette histoire à des guerriers au service de l'Arnor si jamais j'étais responsable de cette vilaine affaire?


Elle prit un ton un peu moins glacial, et leur dit:

-Ecoutez, vous m'avez peut être sauvé la vie, je ne sais pas ce dont cet homme étrange serait capable. Dans tous les cas, vous avez sauvé l'héritage du chevalier Mirceline, la dernière chose qui me reste de mon mari bien aimé. Pour cela, vous méritez une récompense...je suis convaincue que le coffre de mon cher époux contient des choses qui pourraient vous intéresser, après tout il a tant voyagé...



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Delaynna
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Sam 4 Juil 2015 - 3:33
Lorsque les deux compagnons montèrent à l’étage et arrivèrent discrètement devant la chambre principale, à nouveau, ils retrouvèrent Dame Mirceline armée d’un poignard et derrière elle, le coffre du Chevalier de la Rose qui était ouvert.

«C'est vous! Je croyais que c'était cet homme affreux qui s'était introduit dans ma maison! Où est-il? Que s'est-il passé? Il a tenté de voler le trésor de mon défunt mari...heureusement votre arrivée l'a chassé à temps »

Ils entrèrent les deux dans la chambre. Elendüril s’avança en premier et s’adressa à la dame avec un regard inquisiteur. Sur l’offensive, Dame Mirceline répliqua au rôdeur et se retourna vers elle et la regardait et semblait chercher de la compassion. Pourtant, les faits étaient là.

Delaynna appuya sa main sur l’épaule du jeune rôdeur et s’avança vers la vieille dame, faible. Mais son orgueil camoufla son épuisement dû à l’utilisation de ses pouvoirs. L’elfe inspira et prit la parole.

-Dame Mirceline… Il existe un tas de version des faits de ce qui s’est produit se soir. Malheureusement, deux ont retenues notre attention, la vôtre et celle du voleur. Deux versions complètement différentes.

Sa voix se mit calme et douce. Elle ne voulait pas élever la voix contre Dame Mirceline. Elle garda le silence un instant et reprit en fronçant les sourcils.

-Pourtant, ce qui est étrange, c’est qu’au beau milieu de la nuit, vous ne vous trouviez pas dans votre chambre. Évitez de contourner la question en nous offrant une partie du trésor de votre défunt époux. Nous ne pillerons point les récompenses d’un honnête homme. Nous voulons tout simplement savoir, où étiez-vous lors de l’attaque ? C’est une drôle de coïncidence de ne point être ici lors de cet incident.
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Elendüril
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Sam 4 Juil 2015 - 18:35
Le jeune rodeur comprit que la vieille femme ne désirait plus lui adresser la parole car il était un peu brusque dans sa façon de parler. Néanmoins elle lui répondit avant de se tourner vers sa partenaire  vers qui elle es-péra trouvé quelqu’un de plus raisonné. Suite aux propos de la femme, Delaynna répliqua que nous avions deux versions de la même histoire racontée par deux personnes différentes. Et pis, encore, elle ne se trouva pas dans sa chambre au moment où le malandrin était dans la pièce pour subtiliser ce que pouvait contenir le coffre. Quelle étrange coïncidence !

Elendüril réfléchissait sur les derniers événements qui venaient de se dérouler et il était clair que certaines choses clochaient notamment le fait que nous ne devions pas la déranger sauf un cas de force majeur, le fait que le voleur était armé d’un bâton de combat plutôt que d’une épée ou un stylet. Elendüril n’arrivait pas se remémorer exactement si les chiens avaient aboyé ou non mais il se rappelait pas que le silence du repas fusse perturbé  par quelques aboiements provenant des matins ni même qu’Adelmar ait appelé à l’aide. Ce qui n’innocente pas la veuve qui était connu par les trois. Et qu’elle pouvait aller dans la propriété sans se soucier des chien ni de croiser le regard du serviteur.

Elendüril prit la parole à la suite de l’elfe.

-Delaynna, je ne sais pas toi mais je me souviens pas d’avoir entendu les chiens aboyer par la présence d’un inconnu ni d’avoir entendu Adelmar appelait à l’aide sachant que nous étions à côté. A ton avis, combien de personnes peuvent arriver à ce résultat là, dans ce petit village arnorien ? j’ai beau être un rôdeur je peux passer presque inaperçu à la perception des Hommes mais jamais je ne blufferais deux chiens sur leur demeure. Je ne pense pas que le prisonnier attaché dans la grange est réussi à faire cela sans aucune aide extérieur aussi habile soit-il.

Pendant ce temps-là, Arvren resta seul avec cet mystérieux voleur ligoté sur la chaise. Il remit du bois dans l’âtre afin de maintenir la lumière. A ce moment précis, la porte de la grange s’ouvrit en grinçant. Surpris, il se retourna en dégainant son poignard. De ce fait une légère pression se fit au niveau de son poignet qui lui rappela qu’il était encore endolori et qu’il vaudrait mieux éviter à tout prix une confrontation. La tête chauve et reconnaissable d’Adelmar dépassa de la porte. Quand Arvren l’eut reconnu il poussa un soupir de soulagement. Adelmar dit au vétéran qu’il voulait ne pas rester seul, pour le restant de la soirée car il se sentait non pas faible mais bizarre, son esprit était confus. Pour Avren, ce mal n’était rien de grave le serviteur était en état de choc. Il lui raconta des histoires heureuses afin de lui remonter le moral et lui faire oublier son agression ainsi que son mal physique.
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Sam 11 Juil 2015 - 18:27

Dame Mirceline éclata d'un rire sans joie, et dit:

-Deux versions qui ont retenu votre attention, vous dites. Celle d'un voleur et un meurtrier potentiel, et celle d'une veuve âgée, maîtresse de la maison cambriolée. Vous osez les comparer? Il semblerait qu'être la victime d'une agression est plus punissable qu'avoir commis le crime!


Elle foudroya l'elfe du regard, et rajouta:

-Suis-je une fillette de quatre ans, pour devoir être au lit après le coucher du soleil?!


Semblant soudainement faible, elle vacilla légèrement et s'assied sur le bord du lit. Elle soupira, puis rajouta, plus calmement:

-J'étais dans mon lit, bien que je ne dormais pas encore. J'ai entendu le bruit de l'escalier qui grinçait. Même Adelmar n'a pas le droit de pénétrer dans ma maison la nuit sans frapper, vous encore moins, je me doutais donc que quelque chose n'allait pas...J'ai pris le poignard, ayant appartenu à mon défunt mari, et je l'ai attendu...mais je ne suis qu'une femme affaiblie par les années, sans entrainement martial. Le voleur était brutal et efficace. Il me désarma en me tordant le poignet, et me poussa violemment dans la pièce voisine, pendant qu'il se prenait au coffre. En tombant, ma tête cogna contre une table, j'ai sombré...réveillée par les bruits, je finis par sortir, en ramassant mon poignard sur le sol, puis j'ai vu le coffre entrouvert...c'est à ce moment là que vous êtes rentrés.

Accusatrice, elle tourna la tête et tendit son bras droit vers eux: ils purent apercevoir les bleus laissés par une prise trop forte sur son poignet, ainsi que des restes de sang coagulé sur ses cheveux blancs.

-Les chiens? Je ne sais pas. Sont-ils même encore vivants? C'est Adelmar qui s'occupe des mâtins, pourtant vous ne semblez pas lui porter des accusations. D'ailleurs où est Adelmar?!

***

Le regard d'Adelmar se posa sur le prisonnier ligoté. Il avait encore du mal à concentrer son regard, mais s'écria, accusateur:

-Toi! Qu'as-tu fait à mes chiens?!

L'homme en brun grimaça, et répondit:

-Calme, mon ami, calme...je serais aussi énervé à ta place en ayant reçu un sale coup sur la tête, mais saches que j'aime autant les animaux que toi, je ne vois aucun intérêt à leur faire du mal. Un simple somnifère, mis dans des morceaux de viande jetés par dessus le mur, même le chien le plus discipliné ne saurait pas y résister. Ils se réveilleront avant demain, tu n'as rien à craindre.



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Lun 10 Aoû 2015 - 18:30
Le jeune rôdeur écouta la totalité de ce qu’affirma la vieille femme. Il regarda l’hématome au bras ainsi que la blessure à la tête.

Vous dites que le malandrin est un voleur doublé d’un meurtrier. Hors si mon désir est de tuer, je ne rentrerai pas dans une maison garder par deux chien et un serviteur plutôt bien bâti armé que d’un humble bâton de combat mais j’aurais plutôt pris une dague, un poignard, une hache, une épée ou que sais-je encore. Je la manierai dans le but de tuer et non pour repousser les assaillants pour me permettre de fuir. Il marqua une pause et reprit la parole. Donc l’accuser de meurtre est exagéré. Ensuite si nous sommes rentrés dans votre demeure sans votre invitation, c’est parce que nous avons retrouvé les deux chiens inanimés et que votre serviteur était allongé, inconscient à cause d’un mau-vais coup derrière la tête. S’il est éveillé maintenant il a dû aller à a grange et Arvren être en train de lui expliquer ce qu’il s’est déroulé. Maintenant que nous savons que vous allez bien nous allons vous laissez nous aurons peut-être plus de réponse du côté de l’homme que nous avons capturé. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit.

A peine avait-il fini de parler qu’il commença à se diriger vers les escaliers pour redescendre et sortir de la maison de Dame Mirceline. Il avait bien reçu le message de la maîtresse des lieux et ne voulait point rester davantage que nécessaire. Il se dirigea vers la grange tout en appréciant la fraicheur de la soirée. En entrant dans la grange il constata que le serviteur s’était réveillé et allé voir le vétéran quand il constata que le serviteur avait rejoint le vétéran pour comprendre ce qui lui était arrivé.

Elendüril fonça directement vers le voleur, ne le regardant pas, il lui dit :

" Vous avez jusqu’au lever du jour pour revenir sur tes déclaration ce que tu nous as dit. Dit nous où est le vieux chien du chevalier. Cela fera plaisir à Adelmar de le retrouver, le vieil animal de son maître, de prendre soin de lui pour les jours restant ici avant qu’il aille rejoindre la meute d’Oromë le chasseur. Si tu nous dis tout je ferais com-prendre au juge que tu as été coopératif et qu’il faudra qu’il en prenne compte pour son verdict. Il prit un ton plus calme. Je pense pas que vous êtes foncièrement une personne mauvaise, repentez-vous, trouvez un travail honnêtes et vous vivrez plus heureux et plus serein. Est-ce que cela vaut vraiment le coup d’être enfermé alors qu’il est si facile de vivre à l’air libre ? Réfléchissez bien, le soleil ne tardera pas à se manifester. "

Elendüril alla s’assoir dans un recoin sombre en s’envelloppant de son long manteau. Il fixa en direction du malandrin, la capuche dissimula les traits de son visage. L resta ainsi sans dire mot et sans bouger pendant un long moment.
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Lun 10 Aoû 2015 - 20:25
HRP : Je suis terriblement désolé de ne pas avoir répondu… je me rattrape en répondant le plus vite! HRP

La lourdeur pesait sur les épaules de l’elfe, qui était déjà très épuisé par l’utilisation de ses pouvoirs. Le combat verbal que s’opposaient Dame Mirceline et Elendüril puisait son énergie. L’un espérait que l’elfe prenne part de ses arguments et l’autre semblait espérer trouver plus de compassion. Delaynna ne parla point et se contenta d’écouter les paroles offensives de chacun, les paupières qui devenaient très lourdes.

Elendüril termina cette discussion sur un ton sec et quitta la maison de la vieille Dame sans attendre l’elfe. Dame Mirceline dévisagea toujours Delaynna en essayant de la convaincre. À son tour, elle répliqua une dernière fois à la dame;

-Beaucoup d’évènements se sont produits sur vos terres Dame Mirceline. Vous avez vécu de fortes émotions se soir, reposez-vous. Demain nous serons plus éclairé à discuter du sort de chacun. Nous veillerons à ce que vous soyez en sécurité, si la maison venait à être attaquer de nouveau.

En guise d’au revoir, l’elfe fit une révérence à la Dame et quitta les lieux. La route jusqu’à la grange semblait longue. Lorsqu’elle arriva, elle se dirigea vers un Adelmar déboussolé par les événements de la soirée. En saisissant la bassine d’eau que ce dernier leur avait apportée en début de soirée pour qu’ils puissent se nettoyer un peu. Delaynna l’invita à s’asseoir devant elle en lui souriant tout en dévoilant la blessure qu’il avait sur la tête.

L’elfe saisit un peu d’eau dans ses mains qu’elle appliqua sur la tête d’Adelmar pour apaiser la douleur qu’il ressentait après le coup qu’il s’était prit. Dans sa langue maternelle, elle murmura la même incantation qu’elle avait utilisée pour soigner la blessure du vétéran.

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Après avoir murmuré deux fois ses mêmes paroles, l’eau fit le même effet qu’à Arvren en s’imprégnant dans sa peau.

Le vieil homme regarda la Dame de l’eau, abasourdie par les pouvoirs des grandes gens. Delaynna sentie une profonde douleur envahir sa poitrine. Elle ferma les yeux et cessa de respirer le temps que la douleur s’atténue. Ses gémissements étaient très silencieux.

Dès que ce mal s’atténua, la jeune femme leva le regard vers Elendüril qui menaçait l’homme en brun et qui s’avançait vers sa direction pour venir s’allonger et fixait celui-ci sous sa capuche.
Del se leva très lentement, ses membres lui faisaient terriblement mal. Elle avait trop usé de ses pouvoirs. Son cœur fit plusieurs bonds dans sa poitrine en sentant une grande source d’eau tout près, qui pourrait l’apaiser et lui redonner des forces.

En s’avançant vers Arvren, qui surveillait le voleur, elle déposa sa main sur son épaule en lui disant qu’elle allait faire un tour. Del se dirigea vers la porte de la grange en appuyant sa main contre celle-ci et jeta un regard dans la direction d’Elen et s’élança dans la noirceur de la nuit. À quelques lieux d’ici, Delaynna avait repéré un étang d’eau dans les étendues de maïs.

En s’y rendant, Del soupira de soulagement. En retirant ses bottes de voyage, elle glissa ses pieds dans l’eau froide. Elle continua à s’avancer dans l’eau et ferma les yeux. L’eau s’imprégna en elle. Layna s’avança encore plus, jusqu’à ce que l’eau lui arrive à la taille. L’eau envahissait tout son corps et s’éclipsa par la suite.

L'eau lui faisait un bien fou. Elle y resta pendant un long moment et demeura aux aguets à tous les bruits. Elle repensait aux événements de la soirée. Rien de facile ne s'annonçait pour les jours à venir.

Delaynna retourna à la grange, plus forte et ses pouvoirs à pleine capacité. En entrant dans la grange, elle fut fusiller du regard par le rôdeur qui s’interrogea à propos de son absence. Elle lui proposa d'aller se reposer pour la restant de la nuit et qu'elle prenait la relève pour le guet.

Arvren accepta son offre et alla rejoindre Elen plus loin. Delaynna alla se servir un verre d'eau et amena une chaise près du prisonnier et lui offrit l'eau malgré ses attaches. Elle lui donna à boire et croisa son regard.

-Voilà, maintenant que nous sommes seules, nous pouvons avoir une discussion plus claire. Vous ne pensez pas ?murmura-t-elle à l'homme vêtu de brun.

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