[quête Case Départ] La mère Mirceline a perdu son chien.

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Forlong
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Mer 12 Aoû 2015 - 2:05
Dame Mirceline secoua la tête, aggravée, murmurant quelque chose d'intelligible qui semblait être une marque de compassion ou d'inquiétude au sujet d'Adelmar, lorsque Elenduril lui parla de son sort. Elle ne semblait plus avoir la force d'argumenter contre le rôdeur, et fut soulagée lorsque les deux aventuriers annoncèrent leur départ.

-Oui...au revoir... dit-elle, pensive, mais en sortant ils purent voir qu'elle avait préféré de garder sa dague près d'elle, pas entièrement rassurée malgré leur promesse de sécurité. Malgré son caractère dur comme l'acier, la veuve âgée semblait dépassée par les événements de la soirée...

***

Un mélange d'émotions traversa le visage d'Adelmar lorsque l'elfe utilisa son pouvoir afin d'apaiser sa douleur. Le soulagement, la surprise, la gratitude mais aussi une note de méfiance face à l'inconnu et au surnaturel... cet homme gardait les deux pieds fermement sur terre, plus à l'aise en compagnie d'animaux qu'entouré d'humains, sans même parler de ces créatures des légendes, les elfes...

Il se releva en vacillant légèrement, se racla la gorge et dit:

-Hm, merci, je...je dois aller voir mes chiens, voir si ce salaud a dit la vérité, s'ils sont bien vivants...

En évitant le regard de l'elfe, l'homme chauve quitta la pièce en boitant. Arvren quant à lui regardait Delaynna avec un mélange d'émerveillement et d'inquiétude, conscient qu'utiliser ses pouvoirs puisait sur ses réserves d'énergie. Il hocha de la tête lorsqu'elle lui annonça qu'elle désirait sortir, et se retint de lui proposer de l'accompagner.

Gragas semblait perplexe face aux paroles d'Elendüril. Le rôdeur le tutoyait une fois, puis le vouvoyait, et ses mots semblaient bien plus bienveillants que le premier interrogatoire. Jusqu'à l'aube...le voleur ferma les yeux, refusant de dire quoi que ce soit pour l'instant. Il avait besoin de réfléchir.

***

Lorsque Delaynna vint prendre la relève et Elendüril partit s'allonger quelques heures, l'homme but avidement l'eau que lui offrit l'elfe. Il la regarda de près, admirant pendant un moment sa peau encore scintillante avec des gouttes d'eau après son bain nocturne, inspirant son parfum. Il soupira, et dit:

-J'ai vu ce que tu as fait tout à l'heure...le sortilège, ou l'incantation, comme tu préfères...quel art incroyable. Tu pourrais pas soulager un peu ma douleur..? Mon mollet me fait un mal atroce, et après tout c'est toi qui m'as blessé, n'est-ce pas...?


Gragas ne semblait pourtant pas enclin à confesser davantage au sujet de la série d'événements qui s'étaient déroulés dans ce petit village arnorien. C'est seulement lorsque le ciel commença à s'éclaircir, dans ce moment de calme juste avant le lever du soleil, et lorsque Elendüril se leva en s'approchant d'eux, que le mercenaire finit par parler.

-Je ne reviendrai pas sur mes déclarations...je suis un mercenaire, embauché par une veuve, et je ne savais pas que je m'attaquais à des soldats de l'Arnor. C'est la vérité et je ne compte pas confesser des crimes qui ne sont pas les miens. Quant au vieux chien, oui, je peux vous le dire. Je ne ferais jamais du mal à un animal si je peux l'éviter...le chien est toujours en vie, j'ai du le laisser dans mon campement dans la forêt, attaché à un arbre, avec assez d'eau et de nourriture à proximité...Il ne m'a rien fait de mal, donc je ne comptais pas lui en faire non plus! J'ai juste récupéré la clef sur son collier...Vous le trouverez dans la forêt, de l'autre côté du pont...à peu près une lieue au Nord-Est du village...à côté d'un énorme vieux chêne...

Il regarda Delaynna et Elendüril, et demanda, en passant sa langue sur ses lèvres sèches, faisant preuve de nervosité.

-Qu'allez vous faire de moi...?

La question resta suspendue dans l'air. Il était temps de prendre des décisions.



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Elendüril
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Lun 17 Aoû 2015 - 23:08
Une fois assis et enveloppé dans son long manteau, la capuche rabattue il observa longuement le mercenaire. Toute son attention concentrée sur lui, comme Sauron l’a fait depuis Barad-Dûr lors de sa recherche de l’Unique. Il ne fit aucun bruit, ne bougea pas. Il se contentait de le fixer tout en se remémorant les événements de la journée. Il se rappela la remarque faite par Dankrad comme quoi il avait de la chance d’avoir la jeune elfe et le vétéran comme « tuteurs » car il le laissait agir alors qu’il devrait plutôt se taire, écouter et apprendre. Il est vrai qu’il peut être impulsif et cela a failli déboucher sur des ennuis. Une fois chaque événe-ment ressassé, il lui vint alors à l’esprit qu’il lui faudrait définir un plan d’action pour savoir ce qu’il devrait faire du mercenaire mais aussi de sa commanditaire : Dame Mirceline. Autant pour le mercenaire le ramener comme prisonnier à Fornost pour le faire traduire en justice était simple autant toucher à la veuve d’un garde la Rose était chose moins aisée, surtout dans ce village qui appréciait ser Roderick.

La porte de la grange grinça par deux fois pendant sa réflexion. Calme, le silence s’abattu sans que le jeune homme s’en aperçu. Il tourna la tête pour savoir qui était vers lui. Adelmar et Delaynna s’étaient évanouis, il ne resta plus qu’Arvren. A partir de ce moment-là, il se contenta de regarder fixement le prisonnier, calme-ment, sans se lancer dans une réflexion personnelle. Il quitta sa position assise pour aller chercher sa pipe, sa bourse d’herbe à pipe et son briquet à amadou. Il prépara sa pipe et l’alluma. Il tira de longues bouffées, le tabac se consuma en dégageant une lumière rougeoyante éclairant son visage. Il exhala à chaque fois un nuage de fumée qui le masquait tel le brouillard masque ce qui entoure le voyageur dans la plaine.

L’elfe revint dans la grange. Demeure rustique pour un homme alors que dire pour une elfe. Habitat des ani-maux de la ferme des Mirceline, le coin qu’ils occupèrent sembla être aménagé pour que des ouvriers puissent avoir un lieu de repos pour la trêve du midi ou pour que le maitre des lieux puisse se changer après une longue journée de chasse avec le désormais vieil Ormë, et se réchauffer du froid de l’hiver. Ce petit confort ré-sidait en une cheminée en pierre dressait de façon à ce que la chaleur puisse rayonnait au maximum dans ce coin précis de la bâtisse. Elendüril, ce qu’il lui importa le plus c’est de ne pas dormir dehors à la belle étoile en ce mois de Mars car les nuits sont encore fraîches. Mais cela n’empêcha pas Delaynna de rentrer dans la grange avec les cheveux mouillés alors que la pluie n’eut point tombée. Une chose parut troubler un peu le jeune rodeur fut que l’elfe paraissait en meilleure forme que la dernière fois où il l’avait vue. Il alla se coucher, il fit un signe de la tête à l’elfe qui resplendissait en cette heure tardive. Elle lui paraissait être à l’im aage Glorfindel aux yeux de Frodo Baggins avant qu’il ne traverse le Bruinen et qu’il ne s’évanouit avant de recevoir les soins du seigneur Elrond. Il alla chercher une couverture s’emmitoufla avec avant de s’allonger dans la paille. Quelques heures plus tard, une vache se mit à s’agiter comme si elle attendait à recevoir la visite du serviteur et que ce dernier tardait à venir.il se leva et alla rejoindre sa compagne. Au crépuscule, Gragas se mit à parler il dit :

« Je ne reviendrai pas sur mes déclarations...je suis un mercenaire, embauché par une veuve, et je ne savais pas que je m'attaquais à des soldats de l'Arnor. C'est la vérité. Quant au vieux chien, oui, je peux vous le dire. Je ne ferais jamais du mal à un animal si je peux l'éviter...le chien est toujours en vie, j'ai dû le laisser dans mon campement dans la forêt, attaché à un arbre, avec assez d'eau et de nourriture à proximité... J'ai juste récupéré la clef sur son collier...Vous le trouverez dans la forêt, de l'autre côté du pont...à peu près une lieue au Nord-Est du village...à côté d'un énorme vieux chêne... Nerveux il reprit. Qu'allez-vous faire de moi...? »

Elendüril répondit :

« Je ne sais pas qui je dois croire et qui ne pas croire. Alors je pense que je vais demander à Arvren de vous sur-veiller vous ainsi que la veuve. Delaynna et moi accompagné d’Adelmar allons chercher le chien dans les bois et je pense qu’à notre retour, nous confronterons vos versions en vous mettant face à face.Il se tourna vers Arvren et s’approcha de lui, il reprit à voix basse. Peux-tu aller chercher dame Mirceline et la ramener là. Je ne voudrais pas qu’elle quitte la propriété le temps d’aller voir si le chien est vraiment là pour ensuite nous prendrons une décision pour mettre un terme à cet incident. »

Arvren quitta aussitôt la grange et se dirigea vers l’entrée de la maison des Mirceline. Il toqua à la porte. Aucun bruit ne se fit entendre. Il frappa plus fort la porte. Toujours aucun son ne provenait des entrailles de la bâtisse. Il martela la porte avant de tenter de l’ouvrir. A la grande surprise du vétéran la porte ne fut pas fermée à clef. Il sortit sa dague, la douleur au poignet ressurgit. Celui-ci allait beaucoup mieux grâce à la magie de l’elfe. Il savait que sa guérison avait fait un bon de plusieurs semaines mais resterait encore sensible pendant de long mois. Il devait faire fi de sa douleur car la situation actuelle l’exigeait. Malgré qu’il annonça son entrée, il entra en s’annonça afin de ne pas surprendre la veuve. Il fouilla la maison mais il ne vit aucun signe de la femme. Il sentait une tension montait en lui causée par la peur, il garda son sang-froid. Il alla voir à la maisonnette du serviteur.

Au moment où il allait toquer, Adelmar ouvrit la porte. Il fût étonné de voir le vieil soldat au seuil de sa porte. Ce dernier lui demanda s’il savait où se trouvait. Il lui répondit qu’elle ne voulait pas dormir seul au sein de sa maison. Et c’est pourquoi elle eut venue dans sa maison afin de trouver le réconfort de ne pas être seule et surtout avec une personne qu’elle connaissait depuis longtemps. Il lui demanda si elle était réveillé sinon il devait le faire et de soigner les animaux qui devait absolument l’être immédiatement puis de nous retrouver à la grange. Il resta à attendre la veuve dehors, dans la fraîcheur de la matinée et le ciel encore pâle. L’air lui piquait lui les poumons lors des grosses inspirations. Une fois, la vieille femme prête, il lui expliqua pourquoi il avait fait déranger et comment aller se passer la matinée. Arvren dut batailler quelques peu afin de faire comprendre la nécessité qu’elle reste sous surveillance afin d’achever d’éclairer la situation avant de prendre la décision finale. Le serviteur arriva à la grange un peu avant madame Mirceline et le vétéran.

Elendüril demanda à Delaynna et Adelmar de le suivre car ils iraient à la recherche du vieux chien dans les bois près du village. Elendüril dit à Aderlmar qu’il avait besoin de lui car le vieil animal serait content de revoir un visage qu’il connait et qu’avec lui il serait sur de savoir si c’est effectivement le bon chien. Le serviteur attela le cheval à la calèche, fit monter les hôtes et se dirigea en direction du bois. Le serviteur connaissait bien les bois et le chien fut rapidement trouvé. Il se mit à aboyer de joie à la vue du serviteur de son défunt maître. Adelmar le détacha, et l’examina sommairement afin de vérifier qu’il alla bien. Elendüril vit qu’effectivement le chien avait tout ce qu’il avait besoin pour vivre paisiblement. À côté se trouva la tente et les restes d’un feu de camps. Il n’y avait qu’une seule tente cela montra qu’il était seul. Ils firent le chemin inverse pour rentrer au domaine. À leur arriva, Arvren aida Adelmar à dételer le cheval le plus rapidement possible afin de rentrer dans la grange où un conseil se tiendrai.

Elendüril prit la parole :

« Gragas, je vous informe que nous avons trouvé le chien à votre campement et en effet il avait de quoi manger et boire à sa volonté. Vous nous avez dit un peu plus tôt que dame Mirceline ici présente vous avez engagé pour que vous kidnapper la pauvre bête que vous récupérez la clé puis vous venez vidé le coffre. Ce à quoi votre prétendu commanditaire à tout nier en bloc en allant dire que vous mentiez pour tenter de sauver votre peau, allant de vous accusez de meurtres que je n’ai aucune preuve de ces accusations. Maintenant sachez que vous me fatiguez tout les deux dans votre bataille. Assumez vos actes, sinon je vais vous livrez au juge qui prendra sa décision. Le soleil est bientôt à son zénith quand il le sera si jamais vous ne m’avez rien dit vous aurez droit à un voyage pour visiter le tribunal de Fornost. Et je veillerai que l’influence des Mirceline n’affecte en aucun cas le jugement de la cours. »

Il alla s’appuyer contre la cheminée encore tiède à attendre que l’un des deux se mette à table.
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Delaynna
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Jeu 27 Aoû 2015 - 4:51
«-J'ai vu ce que tu as fait tout à l'heure...le sortilège, ou l'incantation, comme tu préfères...quel art incroyable. Tu pourrais pas soulager un peu ma douleur..? Mon mollet me fait un mal atroce, et après tout c'est toi qui m'as blessé, n'est-ce pas...? »

Un sourire en coin fût la réponse de l'elfe. Toujours en soutenant son regard, Delaynna s'appuya contre le dos de la chaise et garda le silence pendant un instant et bu une gorgée de son eau.

-De toute ma vie d'immortelle, c'est la première fois que je rencontre un mercenaire, et tu n'es point le premier que je rencontre, qui se bat avec ce genre d'arme. Dis-moi d'où viens-tu ?

Tout ce qu'elle désirait, c'était de soutirer des informations sur lui. Comment se faisait-il qu'un homme se battant ainsi avait été engager pour cambrioler le trésor du Chevalier de la Rose ? C'était trop simple aux yeux de l'elfe. Ainsi, pour jusqu'au levé du soleil, Delaynna demeura silencieuse et observait le prisonnier.

Elendüril se leva le premier et s'approcha des deux individus. Gragas ajouta « Je ne reviendrai pas sur mes déclarations...je suis un mercenaire, embauché par une veuve, et je ne savais pas que je m'attaquais à des soldats de l'Arnor. C'est la vérité. Quant au vieux chien, oui, je peux vous le dire. Je ne ferais jamais du mal à un animal si je peux l'éviter...le chien est toujours en vie, j'ai dû le laisser dans mon campement dans la forêt, attaché à un arbre, avec assez d'eau et de nourriture à proximité... J'ai juste récupéré la clef sur son collier...Vous le trouverez dans la forêt, de l'autre côté du pont...à peu près une lieue au Nord-Est du village...à côté d'un énorme vieux chêne...»

Un regard interrogateur, Delaynna regarda son compagnon et attendit qu'il répond aux attentes de Gragas. Il répondit qu'ils iraient voir s'il disait vrai. Adelmar les accompagnèrent dans cette petite excursion, alors qu'Arvren restait pour surveiller le domaine.

La calèche et le cheval prêt, Delaynna décida d'embarquer dans la calèche et attendit et observant le chemin qu'ils empruntèrent. La forêt aussi était en plein réveil. Malgré le mois de mars, les rayons du soleil traversait les branches des arbres, la rendant si magnifique. Cela lui rappelait tant Lothlorien. Un petit sourire nostalgique s'empara de ses lèvres.

Ils cessèrent d'avancer tout d'un coup, cela chassa les songes de l'elfe. Del se redressa pour observer les alentours. Une tente se trouvait non loin d'eux et le chien également.

Sans cris égards, Delaynna sauta au sol et se mit à courir et s'approcha du campement. Le chien aboyait en voyant le serviteur de son ancien maître. L'elfe jeta un coup d'oeil bref sous la tente pour et trouvait du ravitaillement pour qu'une seule personne.

Le retour jusqu'au domaine se fit dans le calme, et le soulagement. Retrouver le chien avait été plus rapide que prévu. Lorsqu'ils arrivèrent dans la grange, Elendrüril s'avança vers Gragas et lui annonça qu'ils avaient retrouver le chien. Delaynna suivit le jeune rôdeur et examina le visage de Dame Mirceline et par la suite le cambrioleur.
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Sam 29 Aoû 2015 - 19:09
Gragas hocha des épaules en réaction à la question de Delaynna, et dit:

-L'épée est l'arme des riches. Peut-être qu'en étant une elfe tu t'en rends pas compte...mais un forgeron demande une fortune pour une épée bien équilibrée, et tous ne savent pas en fabriquer d'ailleurs. Sans parler du fait qu'il faut s'entraîner auprès d'un maitre d'armes ou dans l'armée pour en apprendre le maniement correct. Une lance, un arc, une massue en revanche...Ce sont les armes des pauvres de ce monde. Ou encore mieux, un bâton. Quand on naît dans un village, on peut apprendre à se servir d'un bâton dès le plus jeune âge, si on a quelqu'un pour nous l'enseigner. Un morceau épais de chêne brisera des os sans aucun souci, et passe bien plus inaperçu qu'une lame. Voici donc la réponse que tu souhaitais. Fils de paysan, né dans un village, dont le nom n'a aucune importance.

Voyant qu l'elfe n'avait pas l'intention d'utiliser ses pouvoirs pour soulager sa douleur, le mercenaire ne dit plus rien, et ferma les yeux afin de mettre fin à la discussion.

***

Le lendemain matin, tout le monde se retrouva dans la grange. Adelmar semblait rassuré par le fait qu'à la fois le vieux chien et les deux mâtins de garde étaient sains et saufs, mais il regardait toujours l'homme qui l'avait blessé la veille avec méfiance. Lorsque Elendüril termina son monologue, Gragas se mit à rire amèrement. Il s'exclama:

-Tu veilleras que l'influence des Mirceline n'affecte en aucun cas le jugement en cours?! Je ne sais pas si tu mens, ou si tu es tout simplement naïf...Tu es un simple soldat, et tu n'as aucun pouvoir d'influencer la décision d'un juge, contrairement à une famille noble qui a des richesses et des connaissances puissantes à sa disposition. Le jugement, s'il a lieu, sera une farce. Ceci dit je vais vous dire à tous l'histoire qui s'est déroulée ici. Il y a environ deux semaines j'ai été approché par Dame Mirceline. J'avais déjà entendu parler du trésor de son mari, comme tout le monde dans la région...Elle en avait marre de devoir attendre la mort d'un vieux chien qu'elle n'avait jamais aimé pour mettre la main sur son héritage. Donc elle me proposa de lui rendre un service. Enlever le chien, et faire en sorte qu'il disparaisse ou meure d'une façon qui ne pouvait être liée à elle. Elle pourrait ensuite récupérer tranquillement le trésor. Sauf que je n'aime pas faire du mal aux animaux. Ce que vous avez d'ailleurs déjà pu constater à plusieurs reprises, je n'ai fait du mal à aucun des chiens. Je dirai même plus; j'ai horreur des gens qui font du mal aux animaux. La veuve était clairement une de ces personnes là, et j'ai décidé de lui apprendre une leçon. J'ai fait semblant d'accepter son contrat, et j'ai enlevé le chien. Sauf que plutôt que de le tuer, j'ai simplement récupéré la clef sur son collier, afin de vider le coffre du chevalier Mirceline et montrer à sa femme les conséquences de ses actes odieux. Sauf que j'imagine que quand elle s'est aperçue qu'elle a été trompée, elle a fait appel à l'armée, ce que je ne pouvais pas savoir...vous connaissez la suite.


Il adressa un regard accusateur à Dame Mirceline, qui le foudroya à son tour du sien, rempli de colère froide. Elle répondit:

-Ce sont des calomnies, une petite histoire inventée par ce criminel pendant qu'il était ligoté ici pendant toute la nuit. Mon mari est mort depuis des années, pourquoi aurais-je attendu aussi longtemps pour tout risquer avec un acte pareil? J'en ai marre d'entendre des accusations alors que je suis la victime d'un crime, et que j'ai moi même fait appel aux soldats qui m'accusent à présent. Vous allez traîner une vieille femme devant un tribunal sur la parole seule d'un criminel? Finissez de faire votre travail, prenez votre récompense et quittez ma demeure, car cette histoire va finir par m'achever.



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Elendüril
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Dim 30 Aoû 2015 - 23:09
« Madame, je vous prie de vous calmer car pour le moment il s’est montré plus coopératif que vous. Ce qu’il dit à propos de cet vieil animal il n’est pas le seul à le dire. Le chasseur retraité qui se nomme Ormë  nous as dit que vous n’aimiez pas spécialement ce chien et il eut entendu que certaines langues disaient qu’il aimait plus son fidèle compagnon que vous-même, ceci et l’histoire que viens de raconter ce mercenaire, peut éveiller des doutes quant à la considération que vous y portez mais ce qui vous genez dans cette quête vengeresse c’est votre serviteur, Adelmar. Il est fermement attaché aux animaux, et plus particulièrement celui-ci qui est la dernière chose qui lui rappelle son bon maitre. De plus je vous trouve très froide pour une femme même si j’imagine aisément que la vie ici n’est pas des plus faciles mais il y a une différence entre être froid et être fort.  Et j’ajoute que vous devez encore attendre de longues années pour que ce chien meure de sa belle mort pour pouvoir ouvrir enfin ce coffre qui attire la convoitise générale mais aussi la vôtre car vous estimez être en droit de pouvoir jouir de son contenu depuis la mort de votre défunt mari, Roderick Mirceline. Pour finir, j’ajouterai que si vous cherchiez réellement à le retrouvez, vous nous auriez parlé un peu plus de lui au lieu de nous donner des noms de personnes susceptible de pouvoir nous donner de précieuse informations. »

Elendüril  marqua une pause avant de reprendre

Je suis assez d’accord pour appliquer une mesure qui pourrait vous surprendre tous. Gragas je vous laisse repartir libre mais vous n’aurez rien que ce que contenait le coffre, nous prendrons notre part qui nous est due et pour finir le reste ira à celui qui a dévoué sa vie à entretenir la propriété du fameux garde de la Rose. Il se tourna vers la veuve. Vous n’aurez rien car pour commencer vous avez trahit l’honneur et la mémoire d’un garde prestigieux né d’une humble famille. De plus, vous vous engagerez par écrit que vous ne poursuivrez ni Gragas, ni Delaynna, ni Arvren, ou moi-même et que chacun de nous en aura un exemplaire sur lui signé de par chacun de nous présent ici. Et pour finir, le vieil animal devient la propriété d’Adelmar»

Bien sûr, la vieille femme s’indigna de cette déclaration mais le jeune homme soutint son regard assassin. La colère l’avait envahi et cela se voyait malgré ses efforts pour la contenir. Elle voulut se lever pour partir mais Elen se leva promptement et lui interdit l’action sans dire mot. Il la regarda avec insistance avec le visage fermé, grave. Il dit

« Adelmar, vous choisirez ce que vous désirez mais sachez que ce fut un plaisir de vous avoir rencontré et aidé. »

Elenduril alla vers ses affaires et commença à faire ses bagages car il sentait bien qu’il n’était plus le bienvenue en ces lieux et que cette affaire était résolue et donc il leur fallait retourner auprès de son lieutenant surtout qu’il devrait rattraper le retard qu’ils ont pris sur la patrouille. Cela ne l’amusait pas car ils devront parcourir de grandes distances en se reposant peu. Ses deux compagnons en firent de même.
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Delaynna
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Dim 20 Sep 2015 - 21:47
Lorsqu’ils entrèrent dans la grange, Delaynna alla s’appuyer contre le mur, les bras croisés contre sa poitrine. Elle écoutait attentivement les attaques verbales d’Elendüril, Gragas et de Dame Mirceline. Tout ceci n’avait plus aucun sens pour l’elfe.
Mais pourtant, elle était du même avis que Gragas. Comment un être pouvait blesser des animaux dans une telle situation.

Bien que sa relation avec Dame Mirceline avait très peu enviable, Elen semblait prendre pour le cambrioleur. Un sourire bien veillant s’afficha sur le visage de l’elfe. Elle s’éloigna du groupe pour aller prendre la petite bassine d’eau et s’avança vers leur prisonnier pour soigner la blessure qu’elle lui avait infligé. Elle déchira le morceau de vêtement qui cachait sa blessure sur sa jambe et trempa ses mains délicatement dans la bassine à la suite de cela.

Chevauchant chaque étoile
Reviens à la vie, ouvre ton esprit
Viens, abreuve-toi, laisse le barrage de l’esprit s’envoler
Et saute d’un grand élan vers l’inconnu

Tout en murmurant cette incantation d’une voix douce, l’eau s’infiltrait dans sa chair pour apaiser le mal qu’avaient causé Delaynna pour se défendre et Elen. Elle afficha un sourire au cambrioleur.

-Il faut croire que la chance vous a souris mon cher.

En dégainant son poignard, suite aux paroles d'Elen, Delaynna détacha les liens qu'avait fait Arvren la veille pour le maintenir captif. Suite à cela, elle le laissa libre et retourna auprès de ses compagnons s'approcha d'Elen, et lui afficha un sourire bienveillant.

-Tu as fais du bon travail Elen, souligna-t-elle.
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Mer 14 Oct 2015 - 23:26
Gragas demeura silencieux pendant le discours d'Elendüril, les yeux grands ouverts. C'était seulement lorsque Delaynna utilisa son pouvoir pour apaiser sa blessure et coupa les liens qui l'attachaient à la chaise qu'il se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'une ruse élaborée ni d'une cruelle moquerie. Il était libre! S'inclinant humblement devant Arvren, Delaynna et Elendüril, il dit:

-Que l'honneur guide toujours vos actions comme aujourd'hui, sans jamais être souillé par le vice et l'avarice des royaumes des hommes! Que votre chemin soit toujours droit et ensoleillé, et qu'il ne croise plus jamais le mien!

Avec un sourire à moitié sérieux, l'homme prit son bâton et sortit, se dirigeant d'un pas rapide vers la forêt, espérant qu'ils n'allaient pas changer d'avis à son sujet.

Arvren quant à lui regarda l'ancien prisonnier partir, et soupira, inquiet. Il ne partageait pas l'enthousiasme de Delaynna, et fit part de ses doutes à Elendüril:

-Tu as suivi ton coeur, ce qui est louable, mais naïf...tu vas t'attirer des ennuis mon ami, et aucun papier signé par qui que ce soit ne pourra l'empêcher. Ce sera une leçon que tu devras apprendre par toi-même. Nous sommes des soldats et non pas des juges, et le genre de décision que tu as pris aujourd'hui aura toujours ses répercussions...Mais assez d'inquiétudes et de doutes pour aujourd'hui. Nous avons accompli la mission, alors profitons de ce court moment de répit, et gardons l'amertume pour un autre jour!


***
Adelmar s'approcha des voyageurs, clairement gêné. Il leur dit:

-Je vous remercie pour votre aide, je suis heureux que vous ayez retrouvé cette brave bête! Cependant je ne sais pas si je peux accepter le coffre du chevalier Mirceline, vous avez peut-être jugé sa femme trop sévèrement, ce n'est pas une personne mauvaise...Dans tous les cas, vous avez mérité votre récompense.


Il les guida jusqu'à l'emplacement du fameux coffre, et l'ouvrit avec la clef qui se trouvait sur le collier du vieux chien. Il s'agissait d'une véritable collection d'objets précieux et étranges que le chevalier avait rassemblé pendant ses nombreux voyages. Les pierres précieuses se mêlaient aux documents, les pièces d'or se faufilaient parmi les armes et les bibelots enroulés dans toute sorte de bannières, étendards et vêtements afin de les protéger.

Adelmar offrit une pierre précieuse à chacun des voyageurs, et les incita à choisir un autre objet, insistant qu'il n'avait pas besoin de ce genre de richesses. Elendüril put choisir entre un heaume dont la forme était antique mais en excellent état, une grande cape de voyage grise avec une multitude de poches utiles cousues sur l'intérieur, ou un petit paquet contenant des feuilles séchées d'une plante orientale, capables de retarder les effets de fatigue et de douleur. Delaynna quant à elle eut le choix entre un grimoire sur les légendes arnoriennes, une belle épée de fabrication elfique, ou une vieille carte faite à la main qui méritait sans doute d'être déchiffrée.

*** Epilogue ***

Dame Mirceline avait signé les documents demandés par Elendüril, mais Arvren n'avait pas eu tord. Quelques jours après le départ des voyageurs, la veuve s'en alla dans la direction d'Annuminas et prit la décision de vendre le manoir de son mari, cédant la minuscule maisonnette à l'entrée de la propriété à Arvren. Elle ne prit aucune action légale contre Elendüril, Arvren ni Delaynna, mais ces derniers ressentirent bientôt que la vieille femme avait des amis haut placés. Elendüril fut la victime principale du courroux de dame Mirceline, car en tant qu'elfe Delaynna échappait à la juridiction du royaume, tandis qu'Arvren était un vétéran suffisamment respecté pour être protégé par son lieutenant. Le jeune rôdeur, pas trop apprécié par son officier et critiqué par des personnes haut placées, se retrouva rapidement renvoyé à la caserne d'Annuminas, et incapable de rejoindre n'importe quel régiment prestigieux. Jusqu'au jour où il entendit parler d'une mission dangereuse dans le Nord lointain...



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Elendüril
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Mar 27 Oct 2015 - 17:45
Le voleur ne voulait pas croire au discours du jeune rôdeur. Il resta silencieux tout du long. Ce fut quand Delaynna lui soigna sa blessure à la cheville qu’il comprit la sincérité de ces mots. Rapidement il prit ses affaires et s’adressa une dernière fois au groupe avec ses mots :

« Que l'honneur guide toujours vos actions comme aujourd'hui, sans jamais être souillé par le vice et l'avarice des royaumes des hommes ! Que votre chemin soit toujours droit et ensoleillé, et qu'il ne croise plus jamais le mien ! »

Arvren qui avait suivi le jeune rôdeur afin de ne pas le laisser seul sans aucune expérience des terres du royaume du nord, fit part de son inquiétude à son sujet. Il le dit ainsi :

« Tu as suivi ton cœur, ce qui est louable, mais naïf...tu vas t'attirer des ennuis mon ami, et aucun papier signé par qui que ce soit ne pourra l'empêcher. Ce sera une leçon que tu devras apprendre par toi-même. Nous sommes des soldats et non pas des juges, et le genre de décision que tu as pris aujourd'hui aura toujours ses répercussions... Mais assez d'inquiétudes et de doutes pour aujourd'hui. Nous avons accompli la mission, alors profitons de ce court moment de répit, et gardons l'amertume pour un autre jour ! »

Le serviteur de dame Mirceline, Adelmar embarrassé par la situation s’adressa au groupuscule :
Je vous remercie pour votre aide, je suis heureux que vous ayez retrouvé cette brave bête ! Cependant je ne sais pas si je peux accepter le coffre du chevalier Mirceline, vous avez peut-être jugé sa femme trop sévèrement, ce n'est pas une personne mauvaise...Dans tous les cas, vous avez mérité votre récompense.

Il les pria de le suivre jusqu’au coffre. La clef accrochée au collier du chien ouvrit le coffre-fort le plus connu des alentours. Elendüril avait cette appréhension de découvrir ce coffre vide. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit que le coffre était rempli de pièces d’or, de pierres précieuses, parchemins, bibelots, armes et encore plein d’autre chose. Ce coffre était un vrai Carphanaüm, une réplique miniature de la grotte d’Ali Baba et de ses voleurs. Adelmar distribua une pierre précieuse à chacun des compagnons et les pria de choisir un autre objet. Elendüril eut le choix entre un magnifique heaume, héritage des temps anciens, ou une cape de voyage avec maintes poches intérieur ou encore un paquet contenant des feuilles sèches d’une plante inconnue au Haut-Royaume, chez les nains ou chez les elfes et qui a pour effets de retarder la fatigue et la douleur. Il hésita un long moment avant de prendre sa décision. Le choix de la cape ne lui sembla pertinent car il est assez aisé de trouver ces capes de ce genre. Le casque l’attira au prime abord, un casque des temps anciens d’aussi bonne facture rares sont les forgerons actuellement capable de reproduire ce niveau de qualité, ils se trouvent essentiellement chez les Elfes et les Nains. Le paquet de feuilles séchées retint finalement l’attention du jeune rôdeur qui s’était dit que cette plante pourrait lui être utile un jour où en consommer fera la différence entre la vie et la mort. Il prit le petit paquet et remercia encore une fois.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Malgré son age avancé, la veuve avait encore des contacts bien placés et rapidement les conséquences de ses actes retombèrent. Arvren était suffisamment respecté qu’il fut protéger par son supérieur alors que le jeune homme moins apprécié depuis l’affront pour mener cette enquête, et plus est, blâmé par des personnes influentes, fut détaché dans un régiment quelconque de la capitale arnorienne, sans espoir d’intégrer un jour l’un de ces régiment prestigieux que tous convoitent. Pour lui cela ne fut pas une source de perte de motivation mais bien un puits sans fond d’espoir pour espérer un jour intégrer un meilleur régiment. Il aspira plus que tout à retrouver la Vieille Garde si cher à son cœur, et un jour devenir un maître rôdeur. Pour l’instant il devait se contenter de faire tout ce qu’il lui était possible afin d’éviter au maximum les ennuis. On lui assigna les tâches les plus ingrates qui soient afin de lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais dû outrepasser ses droits, surtout avec la femme d’un garde de la Rose.

Un jour une nouvelle se propagea au sein d’Annuminas et du royaume du nord, un homme cherchait à constituer un petit groupe de gens d’armes capable d’opérer en groupe et d’obéir aux ordres. Elendüril espéra que cette quête lui permettra de partir de cette cage aux barreaux invisible et se défaire de cette réputation que les nobles lui ont faite.
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Delaynna
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Ven 30 Oct 2015 - 0:55
Maintenant que ses liens étaient coupés, Gragas caressa ses poignets endoloris par les liens qui l’ont tenu captif toute la nuit.

«Que l'honneur guide toujours vos actions comme aujourd'hui, sans jamais être souillé par le vice et l'avarice des royaumes des hommes! Que votre chemin soit toujours droit et ensoleillé, et qu'il ne croise plus jamais le mien!»

Delaynna suivit du regard le voleur quitté la grange avec son bâton. Avec un simple sourire en coin, l’elfe retourna auprès de ses compagnons. Pourtant, Arvren ne partageait point la même opinion que la dame de l’eau. L’expérience et la jeunesse s’entremêlait dans cette situation.

«Tu as suivi ton cœur, ce qui est louable, mais naïf...tu vas t'attirer des ennuis mon ami, et aucun papier signé par qui que ce soit ne pourra l'empêcher. Ce sera une leçon que tu devras apprendre par toi-même. Nous sommes des soldats et non pas des juges, et le genre de décision que tu as pris aujourd'hui aura toujours ses répercussions...Mais assez d'inquiétudes et de doutes pour aujourd'hui. Nous avons accompli la mission, alors profitons de ce court moment de répit, et gardons l'amertume pour un autre jour! »

Dans chacun des deux côtés, Delaynna comprenait bien ce qui se produisait. Certes accuser une dame de la noblesse humaine avait ses répercussions. L’elfe ne connaissait les lois de l’Arnor, mais leur geste était rempli de conséquence.

Le serviteur de la Rose s’approcha d’eux, timide.

«Je vous remercie pour votre aide, je suis heureux que vous ayez retrouvé cette brave bête! Cependant je ne sais pas si je peux accepter le coffre du chevalier Mirceline, vous avez peut-être jugé sa femme trop sévèrement, ce n'est pas une personne mauvaise...Dans tous les cas, vous avez mérité votre récompense.»

L’elfe admirait le serviteur de la Rose pour toute l’humilité qu’il dégageait et le respect qu’il portait à l’égard de son défunt maître et de l’épouse de ce dernier. En suivant ses compagnons jusqu’à l’intérieur de la maison, ils gravirent l’escalier principale et entrèrent dans la chambre des maîtres, le même lieu dans lequel Delaynna et Elendüril avaient été attaqués par Gragas. Les yeux rivés sur le coffre, Adelmar ouvrit le coffre avec la clef. L’elfe partageait le même point de vue que ses confrères, qu’allait-il se passé le coffre était vide ? Et que tout cela n’aurait été qu’une simple légende…

Le coffre était bel et bien rempli. Remplis de biens matériels, d’or, de pierre précieuse, parchemins, bibelots, armes et de souvenir. L’impression que quelques chose d’historique provenait de ce coffre.Le vieux serviteur se pencha dans le coffre et offrit une pierre précieuse à chacun d'entre eux.

La maintenant dans ses mains, l'elfe voulu refuser ce présent. Elle n'avait pas accepté d'aider Elendüril et Arvren pour la récompense, mais bien par générosité. Le vieux serviteur offrit au jeune rôdeur le choix entre un heaume antique en excellent état, une grande cape de voyage grise avec une multitude de poches utiles cousues sur l'intérieur, ou un petit paquet contenant des feuilles séchées d'une plante orientale.

Adelmar arriva à Delaynna avec trois présents. Il lui tendit un grimoire dans lequel se retrouvait toutes les légendes arnoriennes. C'était une très belle pensée à son égard. De plus, il lui offrit une carte écrite sans doute par la main du Chevalier de la Rose. Mais c'est lorsqu'elle réalisa qu'elle n'était point écrite en langue commune qu'elle fronça les sourcils. C'était un autre mystère à résoudre.

Le mystère monta à un autre niveau lorsque le vieux serviteur arriva avec l'épée elfique. Une épée qu'elle aurait reconnue parmi tant d'autre. Celle de Mathias. Son cœur se serra à cette vue. Elle sentait sa présence envahir de cette épée. Déposant la pierre précieuse, l'elfe saisit de sa main la dernière arme de son frère et l'examina. Comment se pouvait-il que cette épée se retrouve entre les mains d'un humain après plusieurs siècles...

***

Après la libération de Gragas, Dame Mirceline avait bel et bien signé les papiers qu'Elendüril lui avait demandé, mais ce ne fut pas assez. Arvren pu éviter les ravages de la justice arnorienne, tout comme Delaynna, qui est une elfe, mais pas le jeune rôdeur. Lors de leur dernière rencontre, l'elfe avait renoncé à la pierre précieuse d'Adelmar et était partie avec l'épée de son frère et la carte.

Depuis plusieurs jours, elle tentait de déchiffrer la carte. Plusieurs questions émergeait de son esprit. Elle ne dormait que très peu, mais tenait à comprendre pourquoi l'épée de Mathias s'était retrouvé entre les mains d'un humain. Elle était demeuré dans sur les terres d'Arnor pour comprendre et connaître la vérité. Qu'était-il réellement arrivé à Mathias ?
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