La chasse à la gourde [Aranmorë + Iglondas]

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Aelyn
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Sam 9 Mai 2015 - 19:31
 

La Cité Blanche avait retrouvé son calme après le mariage royal et tous les évènements qui en avait découlé. Minas Tirith s'agitait désormais tranquillement, comme à son habitude, en cette matinée ensoleillée et fraiche. Chacun vaquait à ses occupations, faisant bourdonner la ville comme une ruche bien ordonnée. Les dames et leurs suivantes faisaient les boutiques. Les artisans travaillaient sur le pas de leurs portes, profitant du temps agréable. Les marchands alpaguaient les passants et leurs vantaient la qualité de leurs marchandises ou négociaient des produits avec leurs fournisseurs. Les gamins courraient dans les rues, faisaient l'école buissonnière ou fauchaient les bourses des distraits. Un jongleur et sa troupe déclamaient des poèmes et faisaient des tours à plusieurs coins des rues passantes. Quelques types à la mine patibulaire complotaient ci et là. Et des demoiselles pouffaient aux passages d'un groupe de jeunes gardes en armures scintillantes. Tout était donc parfaitement normal.

Dans un quartier animé de Minas Tirith, tout à côté de la Maison du Savoir, aussi mondialement connue par les érudits de toutes nations que sa bibliothèque, se tenait un petit bâtiment en pierres blanches, taillé dans le style typique du début du Quatrième Âge, sous le règne d'Elessar.... Et pour cause ! C'était un musée, commandé par le célèbre roi lui-même : le Musée des Guerres de l’Anneau, pour commémorer les évènements qui avaient changé la face de la Terre du Milieu à jamais. Au début, ce n'était que le réceptacle de quelques souvenirs et pièces d'artisanat. Mais au fil des ans, son contenu s'était agrandi, diversifié... et chargé, il fallait l'avouer, de quelques représentations fantasques.
Pour un musée, il n'était pas bien grand ni bien garni, mais l'on trouvait dans ses murs ce qui se rapprochait le plus de la vérité sur ces faits historiques sous la forme, entre autres, d'objets insolites, de reproduction d'artefacts importants ou d'œuvres d'art, mais également les variantes les plus improbables de l'histoire comme, par exemple, le parchemin du Lai de Frodon par le barde Chiron qui le décrivait comme un être aux pouvoirs magiques qui lui permettaient de changer de forme et de taille à volonté plutôt qu'un simple hobbit.
Démêler le vrai du faux avait dans ces pièces une allure de jeu de piste pour qui y entrait dans la plus totale ignorance. Heureusement pour ces gens-là, ils pouvaient compter sur le vieux Tyr, à la fois guide et conservateur du musée, un ancien historien de la Maison du Savoir qui avait, par un concours de circonstances, fait son trou dans le Musée de l'Anneau et n'en avait plus bougé depuis.

Or, en cette journée radieuse, devant la porte de ce même musée, ce fameux Tyr avait une conversation fort houleuse avec une toute petite dame, dont les pieds velus dépassaient de son élégante robe rouge. Une dame qui avait visiblement bien plus de coffre que sa petite taille le laissait suggérer. Le vieil homme semblait à la fois furieux et embarrassé, quant à la jeune hobbite, elle semblait juste furieuse... voir même indignée.

- Je comprend bien votre embarras Madame, je le suis tout autant mais il se trouve que quelqu'un a forcé la porte la nuit dernière.

« - Oseriez-vous me faire croire que votre voleur se contenterait de voler le SEUL objet que mon peuple négocie avec vos dirigeants depuis des années ?! N'allez pas me dire que ce vol ne tombe pas à pic ?! Vais-je apprendre qu'une fois les négociations oubliées, ce symbole de l'histoire de MON peuple va réapparaitre miraculeusement, comme par magie et en toute discrétion ? Qui goberait ça ? »

- Allons, calmez-vous et venez à l'intérieur, vous vous donnez en spectacle. Je puis vous assurer qu'il n'y a aucune malice de notre part, nous étions vraiment près à négocier le retour en Comté de cette gourde qui vous est si précieuse. Je ne comprend vraiment pas, je vous assure, il y des objets bien plus précieux et chers que celui-là ici et...

Le petite hobbite soupira lourdement en arrêtant la tirade de l'homme d'un seul regard courroucé avant de se prendre la tête entre les mains, faisant dégringoler sa lourde crinière blonde sur son visage poupin.

« - C'est une catastrophe ! La délégation arrive dans deux semaines ! Mon oncle va être furieux et le pauvre représentant du Maire va faire une attaque, avec son cœur fragile ! Egarer l'un des mathoms les plus importants qu'il soit !!! Vous, les Grandes Gens aimez bien l'argent, non ? Pourquoi ne pas offrir une récompense ? Oui, oui, ça peut marcher ! Il faut que ça marche ! »

Le vieux Tyr regarda la petite demoiselle s'agiter d'un œil perplexe. Il n'avait jamais eu l'occasion de voir un hobbit en chair et en os, seulement échanger des courriers courtois avec le représentant du Maire chargé de recouvrer la célèbre gourde du grand (métaphoriquement) et non moins célèbre Maître Samsagace Gamegie. D'après son prédécesseur au poste de conservateur, cette simple gourde de fabrication hobbite avait fait le trajet de la Comté jusqu'à la Montagne du Destin et de là jusqu'à Minas Tirith avec son possesseur, un des Neuf Marcheurs. Ce n'était qu'un simple objet de tous les jours mais chargé d'histoire. Il se disait même que Frodon aux neuf doigts, celui qui avait porté l'Anneau Unique, y avait bu avant d'escalader la montagne... du moins d'après la légende.
Or les hobbits depuis des années maintenant - depuis qu'ils avaient découvert son existence en fait - tentaient de récupérer cette pièce de leur histoire, arguant de leur légitimité et de l'appui plein et entier des propres descendants de Maître Gamegie en personne. L'affaire avait prit un tournant politique quand les Petites Gens avaient fini par s'adresser non plus au musée mais au gouvernement du Gondor.
Et voilà où il en était maintenant ! Une avant-garde de la délégation, composés de quelques hobbits enthousiastes, était venue s'assurer que tout était en ordre pour leur arrivée et les négociations. Et de cela, cette demoiselle particulièrement virulente qui se disait des Sonnecor du Pays de Bouc (ce qui sonnait aussi clair pour lui que Truc de Machin-Chose, autrement dit, rien du tout !) et qui de la plus emballée était devenue la plus virulente quand l'affaire avait éclatée. L'artefact avait été dérobé pendant la nuit ! Et le pauvre Tyr sentait qu'il n'avait pas fini d'en entendre parler...



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Dernière édition par Aelyn le Dim 17 Mai 2015 - 11:15, édité 1 fois
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Aranmorë
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Dim 10 Mai 2015 - 11:07
C'était la première fois qu'Aranmorë voyait une ville aussi active, il faut dire qu'il venait d'un petit village, et qu'il venait d'arriver à Minas Tirith. Il se trouvait là, devant un festival de couleurs, de sons... Il y était arrivé, il avait vu Minas Tirith, mais maintenant, il ne savait quoi faire. Il n'avait prévu que de voir et de repartir, mais sentait que cette ville cachait encore bien des choses, et que ce serait bête de repartir.
"Finalement, on s'y fait au charme des grandes villes..." pensa-t-il. Il aperçut des échoppes et repéra la taverne, notant son emplacement au cas ouoù Il décida de déambuler dans cette nouvelle ville, en suivant un de ses nombreux plans où étaient noter les points d’intérêts à voir, pensant trouver au final une occupation quelconque.
C'est alors que, débouchant devant un impressionnant bâtiment, aussi majestueux qu'il paraissait ancien, il entendit des cris de femme, s'indignant et se plaignant, qui provenait du bâtiment. Curieux, il s’approcha et il ne comprit pas ce qu'il voyait. N'ayant jamais vu d'hobbit auparavant, il ne comprit pas pourquoi cette petite fille avait visage et un voix de femme, et encore moins pourquoi se querellait avec un vieil homme.
En s'approchant un peu plus, toujours animé par la curiosité, il comprit qu'il s'agissait de la perte d'un objet rare et de négociations politiques. Il continua d'écouter encore un peu, jusqu’à savoir enfin l'objet recherché : une gourde avait appartenu à maître Gamegie dont son maître lui avait parlé. Voulant se rendre utile, et, si possible, se créer une renommée, il décida de sortir de la pénombre et d'interpeller le vieil homme et l'hobbit.

-Excusez-moi, je passais par là et j'ai surpris votre conversation, et je crois avoir compris le problème, vous recherchez quelqu'un pour retrouver une gourde rare, n'est ce pas . Eh bien je suis votre homme, racontez-moi tout ce qui s'est passé et je commencerai mes recherches.

Aranmorë ne savait même pas par où commencer, et il n'avait jamais rien retrouvé de précieux. Il pensait qu'il était le moins qualifié pour cette mission, mais il s'en fichait: il voulait faire ses preuves.
Il attendit donc une réponse, que ce soit celle du vieil homme ou de la hobbit.


Dernière édition par Aranmorë le Jeu 28 Mai 2015 - 7:53, édité 3 fois
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Iglondas
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Dim 17 Mai 2015 - 10:31
Iglondas gardant toujours ses deux yeux fixés sur les nombreux passants de la cité, pose toujours délicatement sa main droite sur le pommeau de son épée de garde qui était caché dans son beau fourreau droit en cuir fusionné avec son armure ...

-Hum, c'est une journée calme aujourd'hui ... Aucun voleur ne fuit aux horizons de la cité, une journée au point comme dirait mon père !

Iglondas malgré cette journée particulièrement calme avait de mauvais pressentiments, il pensait que quelque chose ne va pas à merveille dans la ville mais qu'est-ce donc ?

-Cette journée, je ne la sens pas très bien, même si c'est particulièrement calme ... Le calme signifie souvent "embuscade" dans notre famille, ah bah tien, une dispute je m'en doutais bien, je me demande bien de quoi ça parle là-bas .

Iglondas écoutant discrètement la dispute entre l'hobbite et le vieil homme.

Iglondas pense doucement dans sa tête à ce qu'ils disent, mais ne comprend pas très bien tout ceci.

-Mais de quoi peuvent-ils bien parler ces deux-là ? Pourquoi une gourde aurait-il une importance si grande !?

Iglondas tapote donc du pied droit dix fois au sol pour réfléchir plus profondément.

-Mais oui ! Peut-être que cette gourde est un monument historique, peut-être appartenait-il à un homme qui a marqué l'histoire autrefois.

-Hum hum... Excusez-moi, j'ai écouté votre charmante conversation et j'aimerais être votre homme pour chercher cette fameuse gourde !

Edit Fofo': Attention tous les deux, je vous rappelle que la règle de 10 lignes minimum par RP doit être respectée.

Edit Ryad : J'ai supprimé ton message d'Edit pour plus de clarté, mais je précise ici que tu as bien modifié ton RP Smile. Bon jeu !


Dernière édition par Iglondas le Dim 17 Mai 2015 - 19:26, édité 1 fois
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Aelyn
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Mar 19 Mai 2015 - 17:12
[Iglondas : Tu utilises la même présentation pour tes pensées et tes dialogues. Pour les lecteurs, ça peut être plus pratique de voir du premier coup d'œil si ton perso parle à voix haute ou dans sa tête ^^. L'idéal serait d'avoir une mise en page supplémentaire pour les différencier comme par exemple mettre les pensées entre deux *.....* ou les dialogues d'une couleur que tu aurais choisi. Wink ]


 


Le duo en pleine dispute fut soudain interrompu par un jeune homme à l'air peu sûr de lui mais plein de bonne volonté. Aussitôt, il reçu de la hobbit un regard perplexe puis brillant de gratitude. Quant au vieil homme, il se renfrogna encore plus.

- Dites-moi, jeune homme, ne vous a-t-on jamais appris à vous mêler de vos affaires ! bougonna-t-il.

« - Mais taisez-vous donc ! » aboya la petite hobbit en lui lançant un autre regard mauvais. « Toute aide est la bienvenue ! » termina-t-elle en adressant au nouvel arrivant un  sourire lumineux.

Avec ces yeux pétillants de joie, ses joues rondes et son énorme sourire, elle ressemblait encore d'avantage à une enfant. Mais après tout, elle n'avait que 33 ans, juste l'âge de la majorité chez les siens. C'était à se demander pourquoi une si jeune demoiselle faisait partie de l'avant-garde de la délégation hobbite.
Elle se saisit du bras d'Aranmorë à deux mains et ajouta, pleine d'entrain :

« - Laissez-moi vous expliquer... »

Mais avant qu'elle n'ait pu dire un mot de plus, on l'interrompit de nouveau. Encore quelqu'un qui avait épié leur conversation. Pas qu'elle ait été très discrète mais quand même !
Le conservateur fit aussitôt volte-face, bien décidé à dire à tous ces jeunes trop curieux d'aller voir ailleurs s'il y était, il avait bien assez de problèmes comme ça ! Cependant, en reconnaissant l'armure scintillante et les armes qui en ornaient le plastron d'acier, le vieux Tyr s'adoucit considérablement. Enfin un homme fiable !

- Messire garde ! Quelle joie de vous trouvez là ! C'est justement d'un homme comme vous dont nous avions besoin !

Mais cette fois, ce fut la jeune hobbite qui regarda étrangement le nouveau venu. "Charmante conversation" ? Alors qu'ils se hurlaient dessus depuis dix bonnes minutes ? Que ces Grandes Gens étaient étranges... Enfin, elle n'avait pas vraiment la possibilité de faire la difficile. Et il fallait régler cette catastrophe avant que les choses ne dégénèrent !
Elle se mordilla songeusement la lèvres inférieure avant d'inviter les deux hommes à entrer dans le musée, constatant enfin l'attroupement qui avait commencé à se former autour d'eux.

Le vieux Tyr les guida à travers le dédale de petites salles jusqu'à son bureau... ou du moins la minuscule pièce qui lui servait de bureau et que d'aucun aurait plus facilement décrit comme un grand débarras. Un bureau en chêne massif mangeait la moitié de l'espace et une grande étagère pleine de volumes poussiéreux un quart de ce qu'il restait.
Les quatre individus se serrèrent comme ils le pouvaient pour tenir ensemble sans s'écraser les pieds ou enfoncer leurs coudes dans les côtes du voisin (ou dans le nez en ce qui concernait la pauvre hobbite). Celle-ci se hissa d'ailleurs sur la chaise réservé à Tyr sous le regard de moins en moins patient du conservateur.

« - Hum... Je me nomme Amaryllis Sonnecor. Je suis... disons que je suis, entre autres, l'assistante - bénévole - du conservateur de la Maison des Mathoms de Grand'Cave, en Comté... C'est.. ce que vous autres Grandes Gens appelez "un musée"... en quelque sorte. »

La demoiselle semblait assez mal à l'aise de parler devant un tel public mais il en allait des relations diplomatiques entre les hobbits et les gondoriens pour quelques décennies à venir. Alors elle regarda en direction de Tyr qui soupira en prenant la relève :

- Cette nuit, un ou plusieurs voleurs ont forcé la serrure de la porte de derrière et sont entrés dans le musée. Pourtant le seul objet qui ait été emporté c'est une vieille gourde.

« - Une relique unique de l'histoire de mon peuple vous voulez dire ! Que notre Maire souhaite vivement voir retournée dans notre pays ! Rendez-vous compte : Maître Samsagace Gamegie fut l'un des deux Marcheurs à avoir été jusqu'à la Montagne du Destin, un des porteurs de l'Anneau Unique, un des libérateurs de la Comté. Il a à lui seul reverdit la Comté et replanté l'Arbre de la Fête. Il fut notre Maire pendant 41 ans et 7 mandats ! Deux des plus grandes familles de mon pays sont issues de sa lignée... Cette gourde, qu'il tenait de son père, l'a accompagné jusqu'aux terres elfiques, et à travers toute la Terre du Milieu jusqu'en Mordor ! S'il ne l'avait oublié ici en repartant, elle serait depuis longtemps en place d'honneur à la Maison des Mathoms ! Et... »

Plus Amaryllis parlait, plus elle s'emportait dans son récit, y mettant plus emphase, oubliait de respirer, amplifiait les mouvements de ses bras et de tout son corps même pour appuyer son récit - ou plutôt son énumération du pédigrée d'un des hobbits les plus connus de la Comté et d'ailleurs. On sentait qu'elle parlait d'un sujet qui la passionnait... contrairement, sans doute, à ceux qui l'entouraient.
Le vieux Tyr finit par couper court au récit en se raclant bruyamment la gorge.

- Bref, cette pièce du musée nous a été volée et les hobbits prendront très mal cette disparition voyez-vous...

« - Ne parlez pas comme si je n'étais pas là, vieil homme ! »

- Enfin, voilà, il nous faut retrouver cette gourde au plus vite avant que la délégation de la Comté n'en ait vent ou les conséquences diplomatiques seraient catastrophiques...

Les deux protagonistes ménagèrent un temps de silence pour laisser aux deux hommes le temps de digérer ces informations avant que Tyr ne reprenne une dernière fois :

- Je ne vois qu'une seule personne qui pourrait nous renseigner pour l'instant... Ce  n'est pas un homme très... recommandable... Messire, il désigna Iglondas de la main,doit peut-être le connaitre de réputation, ça fait des années que la Garde essaye de le coincer mais il est rusé et il ne laisse jamais aucune preuve derrière lui. C'est un receleur du nom de Sandatt. Vous le reconnaitrez facilement, on dirait qu'il porte la misère du monde sur ses épaules... Il officie dans le quartier marchand, une petite boutique de prêts à gage. Il vous jurera par ses grands dieux qu'il n'est qu'un honnête commerçant mais il sait tout ce qui se passe dans le monde souterrain. Mais en le secouant un peu, vous parviendrez peut-être à en tirer quelque chose...

« - Lui demander ? Mais pourquoi ne pas se faire passer pour des clients plutôt ?! On s'infiltrerait et puis on récupèrera la gourde... » s'exclama alors la petite hobbite avec l'enthousiasme excessif d'une enfant qui vivrait une vraie aventure, "pour de vrai !"

Le pauvre Tyr leva les yeux au ciel et envoya un appel au secours du regard vers les deux hommes... Au détail près qu'Amaryllis fit de même. Chacun des deux tentant de rallier les nouveaux arrivants à leur cause.



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Aranmorë
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Mer 20 Mai 2015 - 18:27
Aranmorë avait presque tout compris... presque car il n'avait écouté qu'a moitié le discours de la hobbite, qui ne l'avait pas passionné. Il voyait manifestement que le vieil homme préférait voir un soldat s'occuper de cette affaire de disparition, mais qu'importe, cette affaire commençait à l’intéresser sérieusement. Bien que l'information apportée par le vieil homme, concernant le "marchand" ne le rassurait guère. En effet, il avait appris à se méfier de tout et de n'importe quoi du moment que cela sortait de la légalité. Mais il voyait dans les yeux de la hobbite que cette gourde était d'une réelle importance. Et il savait qu'un geste pareil attirerait un peu l'attention sur lui, et c'était là son unique but: se faire remarquer, se faire voir.

"Mais qu'est ce que je fais... Voilà que je suis là, à écouter avec un soldat comment récupérer une gourde auprès d'un receleur recherché par la Garde... En même temps s'il y a une récompense..." pensa Aranmorë

Écoutant jusqu'au bout le vieux conservateur, il conclut qu'il ne serait pas tâche aisée de retrouver la relique, même s'il était possible que ce marchand puisse en savoir d'avantages. Songeur, il ne savait que faire, soit aller secouer le marchand, comme l'avait dit le vieil homme, soit se faire passer pour des clients, au risque que le marchand n'est pas la gourde... La première solution semblait plus sensés, seulement Aranmorë pensait qu'il valait mieux éviter la violence, au cas ou ce marchand ferai jouer ses relations. Il décida de rester sur l'idée d'une fouille, puis si cela ne donnait rien, tenter d'user de violence. Soudain, il eut comme un éclair de génie: il s'occuperait de faire un état des lieux, et au cas où, il laisserait le garde s'occuper de la manière forte. Comme cela, ce serait ce dernier qui subirait les vengeances quelconque. Encore fallait-il que ce soldat accepte de l'aider, ce dont-il aurait bien besoin... Il se tourna alors vers l'homme en armure.

-Cher ami, que diriez-vous, si je vous proposais mon aide, non pas que je pense que vous en ayez besoin, je doute bien que, étant un soldat, l'aide d'un simple vagabond ne vous sera pas de grande utilité, mais je viens d'arriver en ville et j'aurais bien besoin d'un guide. Je vous propose donc que nous allions ensemble voir ce receleur
Déclara Aranmorë en gardant un ton flatteur, pour amadouer son interlocuteur.

Aranmorë resta perplexe, espérant de tout cœur que l'homme accepte, sans quoi il devrait se débrouiller seul.
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Aelyn
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Ven 5 Juin 2015 - 0:14
[Iglondas : Comme je te l'ai précisé par MP, on avance, tu nous rejoins Wink . Je te laisse le résumé des évènements au poste et l'arrivée à la boutique ^^]


 


Pendant que leurs deux "recrues" discutaient entre elles et convenaient d’un plan, le vieil homme et la petite hobbite étaient repartis dans leurs considérations politiques. Ils avaient recommencé à arguer en chuchotant sur les moyens à adopter pour récupérer leur bien ou encore le montant de la prime si les deux hommes parvenaient à récupérer leur trésor. Ils ne s’interrompirent finalement qu’en constatant que les deux autres occupants de la pièce s’étaient tus. En fin de compte, Tyr reprit la parole après avoir écouté le plan de base des deux hommes.

- Hum... Sans renfort ça risque d’être délicat comme plan, jeune homme... Je propose que Mademoiselle Sonnecor vous accompagne jusqu’à son échoppe pour que vous puissiez faire un premier repérage comme vous le souhaitez. J’irais avec notre ami garde signaler le vole à ses supérieurs avant de vous y rejoindre dans les plus brefs délais.

« - Chouette ! » s’enthousiasma Amaryllis « Allons-y ! Allons-y ! »

Et elle quitta la pièce, pratiquement en sautillant d’excitation mal contenue, sous le regard perplexe ou ahuri des humains. Tyr se demanda vaguement si tous les semi-hommes étaient aussi... ça ? ou si ce n’était qu’une malheureuse exception. En fait non, à la réflexion, il n’était pas sûr de vouloir savoir. Il échangea un regard avec le garde, puis avec le vagabond, avant de hausser les épaules. Il était trop vieux pour ces conneries... vraiment, vraiment trop vieux.
Il s’adressa à Aranmorë :

- Jeune homme, vous êtes responsable d’elle jusqu’à nouvel ordre. Ces hobbits sont un mystère de la nature, ne cherchez pas à les comprendre mais, par pitié, faites qu’il ne lui arrive rien ! Les gens chez qui vous vous apprêtez à mettre les pieds ne sont pas chanteurs à la chorale des Valar. Et comprenez que... Pas que les hobbits soient des ennemis très menaçants mais une brouille entre nos deux pays pourrait avoir des répercussions économiques dont ni vous, ni moi, ne tenons à être tenus pour responsables, croyez-moi... L’échoppe de Sandatt se trouve juste à l’angle d’une rue de traverse qui mène sur l’allée des boutiques de tailleurs. Il a une devanture verte sombre je crois, pas très belle, plutôt abimée. Bonne chance !

Sur ces mots, il se tourna vers Iglondas et lui indiqua la sortie. Et tandis qu’Aranmorë tentait de courir après une hobbite survoltée, l’autre duo se dirigea vers la porte de derrière, qui menait à une ruelle plus proche du poste de gardes.

***

Le vieux Tyr resta silencieux tout le long du trajet, et paraissait même renfrogné à l’idée d’expliquer ce vol dans le musée dont il avait la charge à un autre garde encore. Il n’avait d’ailleurs pas grand chose à dire dans sa déposition et il n’avait pas envie qu’un groupe de gars en armure vienne mettre le bazar dans son domaine à la recherche d’indices.
Arrivé au poste, le vieil homme s’effaça pour laisser passer le plus jeune devant et s’engouffra à sa suite. Ils n’en auraient pas pour longtemps, le temps de raconter son histoire et ils pourraient rejoindre les deux autres. Ça n’avait pas été son idée la plus brillante d’autoriser ces deux-là à partir devant. L’une était clairement irresponsable et l’autre semblait carrément paumé comme un campagnard débarquant pour la première fois à la ville. Il craignait de les avoir jetés dans la gueule du loup.

***

Pendant ce temps, la prédiction du vieux Tyr attendait son heure en observant d’un œil curieux le duo improbable que formaient la petite hobbite et le vagabond dans les rues du quartier marchand où ils cherchaient la boutique de prêts à gage de Sandatt. Finalement elle s’avérait plus difficile à trouver que prévu. Il leur fallut faire trois fois le tour du pâté de maisons et demander deux fois leur chemin avant d’arriver enfin devant la devanture verte passée et à la peinture écaillée.

Amaryllis jeta un regard soudain inquiet à son accompagnateur.

« - Au fait, je vous pousse dans cette aventure et je n’ai même pas eu la politesse de vous demander votre nom ? »

Elle écouta la réponse et termina par un :

« - Tout le monde m’appelle Lysia par chez moi, vous pouvez en faire de même, ça ne me dérange pas. Tout le monde trouve ça plus facile à prononcer. »

Ce petit interlude lui ayant donné le courage nécessaire pour avancer, elle prit une grande inspiration et se dirigea d’un pas décidé, mais parfaitement silencieux, vers leur destination.




En passant la porte de la boutique sombre et encombrée, ils firent retentir un petit gong en bois. Ils furent alors aussitôt accueillis par un homme silencieux qui les observa sans un mot de la tête aux pieds, debout derrière son comptoir. Il semblait tendre vers la fin de la quarantaine, les cheveux commençaient déjà à bien se dégarnir sur le haut de son crâne malgré des tempes et une barbe encore bien fournies. Ses yeux étaient d’un ambre grisâtre délavé mais c’était surtout son attitude générale qui marqua Amaryllis : comme l’avait décrit le vieux conservateur, il semblait être un homme sur qui trop de malheurs s’étaient abattus en une vie et qui n’avait pas su reprendre le dessus. Il n’avait pas l’air d’un truand, d’un gars malhonnête ou même d’un homme suspect qu’importe le sens du mot. Le gars ne semblait même pas très riche, plutôt l’inverse à en juger son vêtement élimé aux coudes et aux coutures.

- Que puis-je pour vous petite dame et cher monsieur ? demanda-t-il d’une voix morne qui s’étouffait presque dans le capharnaüm des lieux.



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Aranmorë
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Lun 8 Juin 2015 - 20:33
-Rien rien, mon bon monsieur. Mon... assistante et moi somme des... collectionneurs d'objets... rare, disons. Et un ami m'a informé que vous pourriez me fournir ce que je recherche

Le plan de base d'Aranmorë était de se faire passer pour une sorte de chasseur de trésors en quête d'objet rare. Seulement, il espérait que cet homme à la mine patibulaire croit à son histoire malgré son jeune âge et son "assistante" hobbit. Ce n'est qu'en voyant le regard de l'homme changé de l'ennui à un peu d'intérêt et de surprise qu'il comprit que cela avait dû légèrement le convaincre... Enfin il l'espérait.

-Vous recherchez quelque chose de particulier ? Dit l'homme, en se redressant sur son siège pour mieux voir son interlocuteur.

Aranmorë sentait le regard pesant du marchand, et cela le dérengait, il eut l'impression qu'il le scrutait intérieurement... Il décida de s'éloigner du comptoir et de chercher par lui-même, espérant ne plus avoir affaire à ce marchand avant l'arrivée des gardes.

-Non non, mais laisser, je vais regarder par moi-même dans les rayons si je vois quelque chose...

Aranmorë s'éloigna sans attendre la réponse et déambula dans l'échoppe. Malgré la petite taille de cette dernière, ses rayons était plein à craquer de babioles, toutes les moins utiles les unes que les autres. La hobbit l'avait suivi, toujours avec cette étincelle dans les yeux. Visiblement son dialogue avec le marchand  lui avait plu. Elle se mit elle aussi à chercher, d'un air décidé... Aranmorë décida de la laisser faire, car il ignorait à quoi la gourde ressemblait, et de toute façon il n'y avait que peu de gourdes, et aucune ne semblait assez vielle pour être celles de Sam Gamgie. Après avoir cherché durant une dizaine de minutes sans apercevoir le moindre garde à l'horizon il regarda autour de lui et tenta de voir un passage, que ce soit une porte vers une succuresale ou une trappe vers une réserve. Il s'approcha de la hobbit et dit.

-Lysia, je pense que ce marchand doit avoirs une réserve ou une pièce appart pour y cacher des objets de contrebande ou même volés.

Malgré le regard interrogateur de Lysia, il continua de croire à sa théorie.

-Si on y réfléchit, les objets présents sur ses rayons n'ont rien des stocks d'un receleur, ou du moins de ce que la description du vieux conservateur le laisser présager...

Aranmorë continua sa recherche, en espérant trouver cette porte et cette gourde avant l'arriver des gardes, prêt à demander au marchand attendant désespérémment à son comptoir, mais qui continuait de surveiller le vagabond du regard.
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Mar 16 Juin 2015 - 22:46


Sitôt devant l’étrange individu, la pauvre Amaryllis sembla perdre tous ses moyens. Elle ouvrait puis refermait la bouche sans parvenir à en faire sortir un seul son. Heureusement pour eux, Aranmorë, comme il s’était présenté, eut la présence d’esprit d’inventer une histoire qui tenait la route... enfin plus ou moins. L’idée d’être présentée comme l’assistante alors qu’elle était l’employée la fit légèrement tiquer mais, aux vues de la situation, elle n’allait pas faire la difficile.

Sandatt se contenta de les regarder un moment sans un mot, semblant les juger de son regard éteint. L’instinct de la pauvre hobbite mal à l’aise lui criait de faire demi-tour, qu’une malheureuse gourde ne valait pas qu’on fréquente ce genre d’individu louche. Puis elle repensa à l’histoire de cet objet, son ancien propriétaire et la joie de son oncle s’il parvenait à la faire revenir en Comté. Cela valait bien un peu de courage finalement !
En fin de compte, l’homme finit son inspection et les interrogea sur ce qu’ils cherchaient tous les deux dans sa boutique. Au grand soulagement de Lysia, Aranmorë décida de couper court au dialogue pour parcourir la boutique. Elle n’était pas fâchée d’échapper à l’inspection de ce type louche... Mais elle espérait que son jeune accompagnateur avait un plan de secours car, jusqu’à présent, bien qu’elle ait elle-même émit l’idée de ce subterfuge, elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il fallait faire. Elle suivit donc le jeune homme de son petit pas hâtif mais parfaitement silencieux.

Malgré ça, elle commençait à sentir que d’autres appelaient le "frisson de l’aventure", l’adrénaline et toutes ces choses qu’un hobbit bien éduqué n’était certainement pas censé expérimenter. Et ça lui plaisait ! Avec un zèle certain, pour ne pas dire de l’entrain, elle fouilla les étagères remplies de babioles. C’était tout à fait la boutique moyenne d’un prêteur à gage moyen. Il y avait beaucoup d’objets de valeur moyenne, quelques uns de plus grande au milieu du lot. Des objets sans utilité quotidienne pour la plupart, dont les gens pouvaient aisément se passer quelques mois le temps de rembourser leurs prêts... ou pas - raison pour laquelle ces possessions finissaient sur les étagères de la boutique. Il y avait de tout : des statuettes, des tableaux, des outils, des livres, des services de table, du linge de maison, de l’argenterie, des pipes, des armes diverses, des vieilles boites à bijoux et des colliers plus vieux encore... Il y avait de tout et n’importe quoi, empilés là et rangés suivant un système de classement qui lui échappait. Mais nulle gourde de Sam Gamegie à l’horizon, quelque soit le recoin dans lequel elle cherchait.
De temps à autre, elle voyait du coin de l’œil le commerçant les regarder... sans doute pour s’assurer qu’ils ne glissaient rien dans leurs poches ou ne manipulaient pas d’objets fragiles. Par deux fois, elle entendit quelqu’un rentrer ou sortir de l’échoppe mais, bien trop absorbée par ses recherches, n’y prêta guère attention... Même quand un jeune adolescent se glissa du côté du propriétaire pour lui chuchoter quelques mots à l’oreille et repartir avec une poignée de pièces d’argent.

Au bout d’un moment, ses recherches furent interrompues par Aranmorë qui lui glissa discrètement quelques mots.

-Lysia, je pense que ce marchand doit avoir une réserve ou une pièce à part pour y cacher des objets de contrebande ou même volés.

Perplexe, la jeune hobbite lui lança un regard pour l’inciter à continuer. Elle écouta attentivement ce qu’il avait à dire avant de pencher la tête sur le côté, un air d’intense réflexion sur le visage. Elle se mordilla le coin des lèvres, arrangea distraitement sa robe et répondit finalement :

« - Non, je ne crois pas... S’il avait simplement une pièce cachée, les gardes l’auraient rapidement trouvée, non ? Le vieux Tyr dit que la Garde n’arrive pas à le coincer. Je... je dois dire que je n’ai jamais eu affaire à ce genre de marché avant... » continua-t-elle nerveusement, comme si elle avait honte d’avouer son ignorance. « Je pensais que l’on pourrait simplement demander au vendeur... »

Mais pendant qu’elle parlait, le jeune homme ne semblait lui prêter qu’une oreille distraite, occupé à fouiller les coins sombres du regard à la recherche de... elle ne savait quoi. Elle-même se mit alors à regarder tout autour d’elle, machinalement.

- Ce que vous cherchez ne se trouve pas là, les interrompit la même voix morne.

Amaryllis fit un bond de surprise en laissant échapper un couinement de souris effrayée. Dans l’urgence, elle se plaça derrière Aranmorë, avant de reprendre contenance. Elle finit par sortir de l’ombre du jeune homme, la tête rentrée dans les épaules comme partagée entre l’envie de rester et de fuir.

Le prêteur sur gage les regardait maintenant de beaucoup plus près, appuyé nonchalamment sur une étagère à seulement quelques mètres d’eux. Il se redressa et s’approcha encore pour se placer juste devant le vagabond.

- Je crois, jeune homme, que vous n’avez pas très bien jugé à qui vous aviez affaire. Moi, au contraire, je sais bien juger les gens. Dans ce métier, ça peut être une question de survie, vous savez... Et vous n’êtes pas ce que vous prétendez être. Loin de là, vous n’avez rien de ces gens-là. Ni l’allure, ni l’habit, ni la posture, ni les manières... ni même le coup d’œil. Vous avez posé votre regard sur une timbale de naissance en or de grande valeur et aux armoiries d’une maison noble sans qu’aucune étincelle d’intérêt ne se soit allumée dans vos yeux. Pas plus que devant la dague gravée du Troisième Âge sur le mur là-bas. T-t-t... J’ai également des oreilles partout, voyez-vous, et je sais ce qui a disparu aujourd’hui. Et vous venez avec une hobbite ? Hum... Je ne crois pas aux coïncidences.

Le silence qui suivit ne pouvait dire qu’une seule chose "Expliquez-vous !". Tétanisée de peur face à cet homme inquiétant qui mesurait plus du double de sa taille, Lysia se tassa un peu plus sur elle-même. Sandatt aurait-il crié qu’elle n’aurait pas été si effrayée. Mais la voix sans vie et monotone qu’il utilisait pour leur parler, le froncement presque imperceptible de ses sourcils et le pli sévère de sa bouche, l’inquiétaient bien plus.



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Jeu 18 Juin 2015 - 18:30
"Crétin" pensa Aranmorë après avoir entendu le discours du marchand "Tu aurais dû te méfier, sous ses aires d'abruti, c'est un véritable prêteur sur gage... Tu l'as sous-estimé... Mais c'est fini."

A vrai dire, Aranmorë avait eu l'impression d'être parfait dans son rôle, en ne prêtant guère d'attention au moindre petit bibelot sans valeur, en inspectant plus lontemps certains objets, pas les bons assurément... Mais il avait visiblement été à coté de la plaque et il ne se souvenait même plus d'être passé devant cette "timbale" ne se rappelant que de quelques pipes gravées...
Il se retourna quelques minutes pour croiser le regard de Lysia. Ce regard qui avait perdu l'étincelle qui l'avait aidé à suivre cet inconnu qui semblait perdu pour récuperer une gourde auprès d'un receleur, cette étincelle qui l'avait poussé à rentrer la première dans l'échoppe, cette étincelle qui l'avait aidé à commencer les fouilles à travers les rayons, cette étincelle qui avait maintenant fait place à un regard empli de peur. Il se rendis compte qu'il ne trouverait pas d'aide chez sa coéquipière hobbite. Il ne trouverait d'aide nulle part. Le vieux conservateur et le garde n'étaient pas près d'arriver.
Aranmorë savait qu'il ne servait à rien de nier, et encore moins de croiser le fer, il savait à peine se débrouiller avec une épée, et avait peur de sous-estimer encore une fois le commerçant. La boutique était presque déserte, ce qui ne rassura pas le vagabond.

"Inutile de nier, si je comprends bien... Effectivement nous sommes là pour récupérer cette gourde, aussi je vois que vous connaissez toutes les informations relatives à cette histoire.
Aranmorë s'arrêta un instant, lisant sur le visage du marchand une certaine impatience. En effet, le vagabond essayait de gagner du temps, tout en essayant d'inverser le rapport de forces. C'est alors qu'il eut cette idée brillante. Aranmorë savait que les gardes n'arriveront pas de sitôt, mais le marchand lui ignorai tout de la situation

"Écoutez, soit vous me donnez cette gourde et tout ce passera bien, soit une dizaine de gardes arriveront d'une minute à l'autre dans l'unique but d'inspecter tous votre magasin de fond en comble, de vos rayons à votre carnet d'adresses jusqu'à la plus petite moindre de vos réserves, ce qui, je n'en doute pas, ne plairait pas à certains de vos clients"

Espérant avoir trouvé le point sensible, Aranmorë attendit la réponse de ce marchand qui lui réserver décidément bien des surprises...
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Aelyn
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Lun 22 Juin 2015 - 21:49
 

"Écoutez, soit vous me donnez cette gourde et tout ce passera bien, soit une dizaine de gardes arriveront d'une minute à l'autre dans l'unique but d'inspecter tous votre magasin de fond en comble, de vos rayons à votre carnet d'adresses jusqu'à la plus petite moindre de vos réserves, ce qui, je n'en doute pas, ne plairait pas à certains de vos clients"

Un instant de surprise passa chez le prêteur sur gage. Un léger froncement avant que ses yeux ne se retrouvent animés d’une étrange étincelle qui jusqu’alors en avait été complètement absente. Comme un vague... sursaut d’intérêt. L’ébauche d’un sourire amusé se dessina finalement sur le visage à peine expressif du receleur. Du bluff ? Le gamin était culotté de jouer de ce registre devant lui. Fatalement ce fut le fait même de sa tentative qui avait discrédité la menace du vagabond. Un vrai membre de la Garde aurait su qu’il n’y aurait rien à trouver dans sa boutique, et par là, la menace n’avait pas lieu d’être.

- Allons, allons, mon brave monsieur, inutile de s’énerver. Que la Garde vienne, elle ne constatera qu’une fois de plus que je ne suis qu’un honnête commerçant en règle, avec un livre de comptes à jour et un inventaire parfaitement tenu... Ce ne sera bien que la huitième fois ! Bien que je perde deux jours à ranger derrière eux, tant ils me mettent le bazar dans mes étagères.

Se disant, il ouvrit grand les bras, comme pour embrasser toute la pièce et le fouillis qui s’y trouvait. Tout à côté d’Aranmorë, la petite hobbit en robe rouge, jeta un coup d’œil inquiet à son "compagnon d’aventure".

- Et puis, comme je vous l’ai déjà dit, ce que vous cherchez ne se trouve pas ici. Il faudrait être idiot pour garder un tel objet ici...

« - Mais ça veut dire que vous l’avez quand même ? » s’éleva discrètement la voix d’Amaryllis, partagée entre l’inquiétude et l’espoir.

A ce stade, elle était même prête à payer la somme qu’il lui aurait demandée sans l’ombre d’une hésitation pour recouvrer le bien tant convoité par les siens.

- Ai-je dit ça ? Je ne crois pas. Hélas pour vous Petite Dame, je n’ai jamais eu cette gourde en ma possession. Soit on vous a mal renseignée, soit vous avez mal supposé. Mais une chose est sûre, les artefacts du Musée ne nous intéresse ni moi, ni mes associés.

Le visage de la pauvre demoiselle se décomposa littéralement. Cette fois, elle semblait au bord des larmes. Si la gourde n’était pas ici, alors où pouvait-elle bien être ? En admettant que Sandatt leur disait la vérité... mais le raisonnement qu’il avait exposé se tenait, difficile alors d’y trouver une faille.

Finalement le vendeur se tourna vers le jeune homme en levant la tête. Il le scruta de nouveau comme pour le percer à jour. Puis il parla, sa voix toujours morne et sans timbre.

- Quant à vous, jeune homme, vous avez de l’audace, ce n’est pas détestable... mais vous manquez sérieusement de bon sens. Vous êtes visiblement intelligent, mais vous ne posez pas les bonnes questions.

Amaryllis se souvient alors d’une des paroles du vieux Tyr, au Musée. Ils avaient vite supposé que Sandatt était le coupable, ou du moins le possesseur le plus récent de la gourde. Mais le vieil homme n’avait finalement rien dit de tel. Il avait parlé d’une personne capable de les renseigner, simplement. La pauvre hobbit se sentit soudain bien idiote.

« - Vous... vous nous aideriez à retrouver la Gourde ? » se hasarda-t-elle à demander, de plus en plus collée à la jambe d’Aranmorë à la recherche de soutien.

Les yeux de vieil ambre se braquèrent vers elle avec torpeur, lui coupant le souffle. Elle regretta presque instantanément d’avoir ouvert la bouche. Particulièrement lorsque l’homme laissa échapper un bref rire sans joie qui ressemblait à un aboiement.

- Moi ? Vous aidez ? Je ne crois pas Petite Dame. Les affaires politiques des petites gens ne me regardent pas... Mais disons que certains de mes associés pourraient trouver un... intérêt, dirons-nous... à ce que vous veniez à bout de votre quête. Je pourrais donc être disposé à partager avec vous quelques informations intéressantes, que j’aurais, d’une façon ou d’une autre, eu en ma possession. Des informations fiables, cela va sans dire. Mais disons que rien n’est gratuit dans ce bas monde. Je ne fais pas dans la charité sans quoi mon commerce ne tournerait pas, je suis sûr que vous comprenez.

Sans se le faire redire deux fois, la hobbit fit un geste vers sa bourse dans l’espoir d’y trouver de quoi éveiller l’intérêt du receleur notoire. Mais son geste fut avorté par un claquement de langue méprisant.

- Vous m’insultez Petite Dame, je n’ai que faire de quelques pièces. J’ai ce qu’il me faut ici. Je cherche plutôt ce que vous pourriez m’apporter autrement. Disons... en compétence par exemple ou en faveur.

« - Mais je ne suis qu’une petite généalogique de la Comté qui fait du bénévolat pour la Maison des Mathoms. » s’inquiéta alors la pauvre Lysia. « Je n’ai rien qui puisse intéresser les gens comme vous. »

Sandatt sembla brièvement désappointé d’entendre ça mais se tourna vers l’autre intrus.

- Et vous, jeune homme ? Quelque chose à offrir en retour de mes informations ?



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Aranmorë
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Lun 29 Juin 2015 - 15:26
"Si je te laisse la vie sauve, seras tu satisfais ?" pensa Aranmorë, sans rien dire à voix haute, mais non sans peser ses mots. Il en avait plus qu'assez de ce personnage, et détestait tout particulièrement être traité ainsi. Il aurait volontiers sorti son épée, sans pour autant s'en servir, mais il aurait été ainsi impossible de faire parler le marchand après... Il savait où le marchand voulait en venir. Il fallait qu'Aranmorë réalise une quelconque affaire tordue pour obtenir des possibles informations. Cependant, il avait peur que ce service touche l'illégalité. Tous les regards étaient braqués sur lui, que se soit celui de Lysia, cherchant un secours quelconque ou celui du marchand attendant patiemment sa réponse.

"Puis je m'entretenir un instant avec mon assistante... enfin la hobbit."

N'attendant aucune réponse, il tira Lysia pour l'emmener assez loin des oreilles indiscrete du marchand et lui dit :

"Ecoutez Lysia, ce marchand ne nous dira visiblement rien sans quelque chose en retour. Je vais donc lui rendre un service, puis il nous dira ce qu'il sait. Libre à vous de me suivre, mais il est possible que cette mission soit dangereuse, et je ne voudrai pas qu'il vous arrive quoique se soit.

Il pensait vraiment ce qu'il disait, la hobbit lui était sympathique et elle était la seule qui avait fait preuve de gentillesse depuis qu'il avait posé les pieds en ville. Il craignait aussi la colère du vieux Tyr s'il rammenait la Hobbit sur un brancard.
Se retournant vers le marchand, il vit se dessiner un sourire sur son visage. Sandatt savait ce qu'allait dire Aranmorë. Il ne sembla donc pas surpris d'entendre ceci :

"Ecoutez, j'accepte de vous "prêtez" mes "services" en l'échange d'informations. Dites-moi ce qu'il y a à faire."

Aranmorë espérait que cela en valait la peine...
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Aelyn
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Lun 6 Juil 2015 - 22:37

Face à l’énervement d’Aranmorë, Sandatt semblait véritablement s’amuser... du moins si la lueur de ses yeux était un quelconque indicateur. Son visage restait globalement inexpressif mais le soulèvement discret du pli de sa bouche suffisait à en venir à cette conclusion.
Quant à la petite hobbit, elle ne savait vraiment plus où se mettre. Elle était inquiète et elle avait honte. Honte d’avoir entrainé le pauvre vagabond dans une quête dont elle n’avait vraiment pas maîtrisé le moindre paramètre. Elle se sentait terriblement stupide !

"Puis je m'entretenir un instant avec mon assistante... enfin la hobbit."

Aussitôt Amaryllis tourna vers le jeune homme un regard interrogateur. Que voulait-il ? A vrai dire, elle était totalement perdue. Le receleur fit un vague signe de main pour les autoriser à se concerter quelques mètres plus loin et en profita pour retourner gribouiller sur ses registre à son bureau.

Docilement, la petite hobbite suivit le jeune homme entre les rayons à une distance respectable de l’ouïe de leur possible indic.

"Ecoutez Lysia, ce marchand ne nous dira visiblement rien sans quelque chose en retour. Je vais donc lui rendre un service, puis il nous dira ce qu'il sait. Libre à vous de me suivre, mais il est possible que cette mission soit dangereuse, et je ne voudrai pas qu'il vous arrive quoique se soit."

La petite demoiselle fit un non de la tête si sec qu’elle manqua presque de s’en briser le cou. Elle tritura le tissu déjà froissé de sa robe rouge entre ses petites mains nerveuse, se mâchonna la lèvre inférieure avant de répondre.

« - Hors de question ! Je sais que... je sais que je ne vous suis pas très utile, que je ne suis pas très courageuse non plus. Mais il s’agit d’un artefact de mon peuple, je ne peux pas... Je ne peux simplement pas vous laisser faire tout le travail, peut-être même risquer votre vie pour une chose qui appartient aux miens. »

Elle ressemblait vraiment à une enfant avec cette attitude incertaine mais pourtant ses yeux brillaient d’une résolution sans faille.

« - Allons accepter la demande de ce maître-chanteur et réglons cette affaire au plus vite ! Avec un peu de chance, nous serons rentrés victorieux pour l’heure du thé et nous pourrons nous offrir une part de cette excellente tarte aux fraises que fabrique le pâtissier de l’Avenue du Roy pour fêter ça. »

Tant de confiance – ou de naïveté – faisait finalement chaud au cœur, même si rien n’était moins sûr que leur réussite prochaine...

Le duo revint donc vers Sandatt, ragaillardit par cette nouvelle résolution, prêt à accepter les épreuves qu’on leur avait réservées pour recouvrer le bien volé. Un air satisfait s’afficha sur le visage du prêteur sur gage et il marqua son approbation d’un signe de la tête.

- Bien, bien, bien... C’est déjà ça. Mais vous ne semblez pas être un guerrier, que savez-vous faire au juste ?... Qu’importe, nous verrons plus tard. Après tout, j’ai confiance en votre parole monsieur, j’espère ne pas me tromper sur sa valeur.

L’homme fit de nouveau le tour de son bureau. De nouveau, son regard scanna le couple bigarré qui se présentait devant lui. Il sembla étonnement satisfait de ce que cette nouvelle analyse lui révéla. Instinctivement, Amaryllis se rapprocha un peu plus d’Aranmorë, souhaitant se soustraire à l’inspection.
Sandatt leur présenta deux tabourets et retourna s’installer sur sa grande chaise en bois.

- Petite dame et cher monsieur, asseyez-vous !

Finalement, le receleur lâcha quelques unes de ses précieuses informations.

- Voyez-vous, les politiques et les nobles pensent être les seuls à gouverner les cités, mais ils ont tord, tous autant qu’ils sont. Minas Tirith vit aussi par les bas-fonds et les commerces illicites. Le marché noir y est prospère. Quelques grands groupes y font lois mais il y a aussi beaucoup, beaucoup de petits groupes insignifiants. Des petits charognards cupides et désorganisés, mais prêts à tout pour un peu de pouvoir et prendre la place des grandes personnes.

Lysia lui jeta un regard en coin. Vraiment ? Pour un homme qui était connu pour tremper dans le marché noir, il dressait là un portrait étonnant. Il était facile de deviner que pour lui, il se tenait dans le camp des vainqueurs, sans jamais avouer son implication, Il gardait volontairement le flou sur certains points c’était évident !

- C’est l’un de ces petits réseaux de minables qui a votre gourde, petite dame, conclut Sandatt avec autant d’intérêt dans la voix que s’il parlait de la météo en Forochel.

« - Comment ça ? Qui ? Comment ? » ne put s’empêcher de réclamer la hobbit en se levant à moitié de son tabouret un peu trop haut.

Le propriétaire des lieux pencha curieusement sa tête sur le côté en regardant la jeune femme qui sembla battre en retraite en se recroquevillant sur sa chaise.

« - S’il vous plait ? »

- J’y viens, petite dame, j’y viens. Il sont tellement peu nombreux qu’ils ne représentent rien pour des gens comme... certains de mes associés. Mais ils sont aussi agaçants que des mouches, ils sont insupportables. Leurs affaires c’est le trafic d’herbe à pipe, et pas de la meilleure.

L’homme eut un claquement de langue méprisant.

- Votre gourde là, elle représente les relations diplomatiques et commerciales avec la Comté pour les vingt ou trente prochaines années. Au bas mot. Tant que les échanges entre les semi-hommes et le Gondor sont prospères, leur petit commerce ne vaut pas des masses. Ils peuvent bien vendre leur... daube... pour pas grand-chose parmi les plus pauvres mais ça ne va pas plus loin. Mais s’ils éliminent la concurrence hobbite... Bref, vous les trouvez, vous la trouvez... Et si au passage, vous pouviez écraser cette mouche qui agace mes associés. Disons que nous pourrions considérez cela comme un accord acceptable ?

Lysia se tourna vers Aranmorë. L’accord en lui-même lui semblait parfaitement clair et gagnant/gagnant pour ainsi dire. Difficile de trouver l’anguille sous roche. Pourtant son instinct lui martelait qu’il n’y avait pas que ça.

« - Et comment les trouverons-nous ? Nous y mènerez-vous ? »

- Moi ? Vous déraisonnez, petite dame ! Je ne suis qu’un honnête commerçant, je ne fréquente pas ces gens-là... Mais en échange de la parole de ce jeune homme,
il indiqua du doigt Aramorë en face de lui, il se pourrait que je puisse vous fournir un guide digne de ce nom. Un accord également très acceptable, n’est-il pas ?

La voilà donc l’embrouille. Mais avaient-ils vraiment le choix ? Lysia s’arrêta pratiquement de respirer. Elle pouvait sentir la frustration de son compagnon à son côté. Elle ne pouvait pas l’en blâmer, depuis qu’ils avaient mis les pieds dans cette boutique, tout leur échappait. Sandatt maîtrisait parfaitement son jeu. Il était d’une intelligence redoutable et d’un sens de l’observation dangereux. Pas étonnant que la Garde n’ait encore jamais réussit à lui mettre la main dessus !



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Aranmorë
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Lun 13 Juil 2015 - 17:49
Ecrasez cette mouche qui agace mes associés. Disons que nous pourrions considérer cela comme un accord acceptable ?
Les paroles du receleur résonnaient encore dans la tête d'Aranmorë. Il était finalement résolu à laisser Lysia l'accompagné, en s'assurant de garder un oeil sur elle et de la protéger.

En résumé, ce receleur veut t'envoyer chercher cette gourde mais aussi tuer les voleurs... Et pour s'assurer que tu mettes fin à leurs activités, il te fournit un guide, qui te donnera la direction et s'assurera que tu tiennes parole... C'est presque trop honnête de la part de cet homme mais tu n'a pas le choix...

Croisant le regard de la hobbite, et celui de Sandatt il vit qu'il n'avait pas le choix, il fallait qu'il réponde oui.

En y reflechisant, cela pourrait même te servir, tu seras celui qui a mis fin à un trafic d'herbe à pipe... Ta réputation ne pourrait que grandir.

Mon cher monsieur dit il en se calmant, dites nous donc comment trouver votre guide et je vous assure que je vous débaraserez de ces géneurs. Mais un conseil, n'essaiyais plus de me duper, ou je vous assure que, bien que je ne sache ni reconnaitre d'objet de valeur, ni me faire passer pour un chasseur de trésors, je vous assure que faire passer un meurtre pour un accident fait partie de mes compétences... Et je n'hésiterais pas croyais moi...

Il n'osa pas croiser le regard de la hobbite, tant il avait presque honte de ce qu'il venait d'annoncer. Il avait hâte de découvrir le visage du guide qui s'occupera plus de les surveiller que de les guider.
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Ven 24 Juil 2015 - 0:02
 


"Mon cher monsieur, dites nous donc comment trouver votre guide et je vous assure que je vous débarrasserai de ces gêneurs. Mais un conseil, n'essayiez plus de me duper, ou je vous assure que, bien que je ne sache ni reconnaitre d'objet de valeur, ni me faire passer pour un chasseur de trésors, je vous assure que faire passer un meurtre pour un accident fait partie de mes compétences... Et je n'hésiterais pas croyais moi..."

Sandatt acquiesça de la tête devant l’énervement et les menaces du jeune homme, sans en paraitre nullement affecté. Il était intouchable en ces lieux et il le savait, ce gamin ne pouvait absolument rien faire contre lui. Mais il se demandait si finalement, cela avait été une bonne idée d’engager cette tête brûlée. Il avait l’air de foncer avant de réfléchir. Qui se permettait de menacer les gens de cette façon sans savoir à qui il avait véritablement affaire ? Enfin tant pis, ce qui était fait était fait. Il ne pouvait qu’espérer avoir misé sur le bon cheval et sur leur réussite, sans quoi toute cette affaire allait lui coûter cher auprès de Kett et Sauer, ceux-là préféraient toujours se salir les mains eux-mêmes, c’en était barbant. Ils n'apprécieraient pas son initiative... surtout si elle échouait.

- A mon tour de vous donnez un conseil – gratuit celui-là – : je serais vous, j’hésiterais à deux fois avant de me menacer, cher monsieur. Vous ne pouvez jamais savoir qui est vraiment la personne en face de vous. Sans compter que vous nous devrez encore un service après ça. Mais bon, vous verrez les détails avec votre guide, toute cette affaire ne me regarde plus à partir de maintenant. Je tiens néanmoins à vous contredire sur un autre point : je ne vous ai en aucun cas dupé comme vous le dites. Vous êtes venu ici en quête d’informations, ce que je vous fourni en échange d’une rétribution, puis vous avez eu besoin d’un guide, que je vous fournis également suivant le même système d’échange de bons procédés. Tout ceci était on ne peut plus honnête et commercial. Je ne vois pas ce que vous me reprochez, vraiment.

L’homme fit mine de rassembler ses papier sur son bureau avant de revenir vers eux.

- Allez sur la place et attendez là, quelqu’un vous y rejoindra d’ici une petite demi-heure.

« - Mais comment allons-nous le reconnaitre ? » s’enquit la petite hobbite toujours aussi mal à l’aise.

- Ne vous en faites pas, vous n’aurez pas à le faire. Attendez juste là-bas, achetez-vous une brioche et patientez. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. Quant à vous monsieur, nous aurons sans doute l’occasion de nous revoir bientôt.

Sur ces mots, le receleur inclina la tête et retournât vaquer à ses occupations première sans plus leur prêter attention.
Amaryllis en profita et, lestement, se précipita vers la sortie. Ce ne fut qu’une fois la porte passée qu’elle s’autorisa un grand bol d’air. Elle se tourna alors vers Aranmorë, l’air honteuse.

« - Les aventures ont l’air nettement meilleures dans les livres et les contes du coin du feu. A cause de moi, vous vous retrouvez lié à ces individus peu recommandables. Je suis vraiment désolée de vous avoir entrainé dans une histoire pareille. »

Le duo prit malgré tout la direction de la grande place du quartier marchand, là où leur guide devait normalement leur apparaitre. Mais en attendant, il avait la moitié d’une heure à passer dans l’attente et l’ignorance.
Les dix premières minutes furent un silence gêné. Lysia gardait la tête baissée, les yeux fixés avec un intérêt excessif sur ses pieds velus. Puis finalement, n’y tenant plus, elle s’esquiva rapidement en marmonnant jusqu’à l’échoppe d’un pâtissier pour acheter deux grosses parts de tartes. C’était plus fort qu’elle, le stress lui déclenchait inévitablement une implacable envie de manger. Quand elle revint, les joues barbouillées de jus de myrtilles mais avec une part supplémentaire pour son compagnon, elle avait l’air d’aller un peu mieux. Elle avait de nouveau retrouvé l’étincelle qui faisait briller ses yeux et qui avait disparue pendant toute leur entrevue avec le prêteur sur gage.
Pourtant, elle se mâchouilla la joue avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur départ de la boutique. Mais elle ne savait pas comment la formuler sans paraitre... discourtoise.

« - Est-ce que c’est vrai... ce que vous... enfin... Quand vous avez menacé cet homme, vous avez dit... Enfin je ne voudrais pas insinué que... Enfin je... Est-ce que vous savez vraiment faire... ça ? »

Plus elle parlait, plus les mots s’empêtraient dans sa bouche tant et si bien qu’elle craignait que le vagabond n’est rien saisit de son baragouinage. Elle reprit une bouchée de tarte pour reprendre contenance mais le morceau de pâtisserie glissa difficilement au fond de sa gorge. Elle regrettait déjà sa question et elle avait peur de regretter encore plus la réponse. Elle tenta de rencontrer le regard du jeune homme mais s’en trouva incapable, se contentant de le fixer au niveau du cou.
Qu’importe, se dit-elle pourtant. Elle n’avait aucun droit de le juger, quelque soit sa réponse. Il avait été là quand elle avait eu besoin de lui, alors qu’il ne la connaissait pas. Il avait eut juste envie de l’aider et, quand les difficultés avaient commencé à affluer, il ne l’avait pas abandonnée alors qu’il aurait été en droit de le faire. Elle ne lui en aurait pas voulu, vu comme les choses avaient tourné. Elle n’en revenait toujours pas qu’il ait été prêt à sacrifier une partie de son intégrité pour lui permettre de remettre la main sur l’artefact d’un peuple dont elle était sans doute la première représente qu’il rencontrait.

[Je te laisse décrire comme bon te semble cette demi-heure, n'hésite pas ^^. Ensuite notre guide arrivera et on arrivera à la partie action du rp Wink ]



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Aranmorë
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Mer 29 Juil 2015 - 21:39
Une fois sorti, Aranmorë eut l'impression de revoir le soleil apres des heures passé dans une grotte. Il respirait enfin.
"- Les aventures ont l’air nettement meilleures dans les livres et les contes du coin du feu. A cause de moi, vous vous retrouvez lié à ces individus peu recommandables. Je suis vraiment désolée de vous avoir entraîné dans une histoire pareille."
Aranmorë regarda la Hobbit et sourit. Il était d'accord avec elle, ils avaient dû lire les mêmes romans d'aventures. Ces mêmes romans où le héros terrassais des dragons comme si ce n'était que des rats, et où il finissait roi d'un puissant royaume. Ces histoires étaient décidément bien loin de leur aventures...
Aranmorë ne dit rien durant les dix premières minutes. En vérité il repensa aux dernières paroles du marchand...
"Quant à vous monsieur, nous aurons sans doute l’occasion de nous revoir bientôt... "
Que voulait-il réellement dire... Je ne compte pas retourner dans cette petite boutique... Même lorsque tu auras retrouvé cette gourde. J'ai peut être agi sans réfléchir en le menaçant. Ce ne serait pas la première fois."
Perdu dans ses pensée, il n'avait pas vraiment remarqué que la Hobbit était parti. Il la chercha un instant du regard, et la vit devant une étable. Lorsqu'elle revint, une part de tarte dans chaque main, Aranmorë se dit qu'elle devait avoir vraiment très faim. Ce n'est que lorsqu'elle lui proposa la part qu'il comprit. Il ne savait quoi dire, et étouffa un "Merci", avant de prendre la tarte que la Hobbit lui tendait.

"- Est-ce que c’est vrai... ce que vous... enfin... Quand vous avez menacé cet homme, vous avez dit... Enfin je ne voudrais pas insinué que... Enfin je... Est-ce que vous savez vraiment faire... ça ?"

Aranmorë regarda un instant la Hobbit, puis les alentours, avala sa bouchée de tarte, et d'un ton calme il répondit à la Hobbit.

"Mais bien sûr que non ! Je bluffais ! Je suis désolé si je vous ai inquiété, c'était juste pour surprendre le marchand... Je n'ai pas le profil d'un tueur, vous vous en êtes rendu compte ! Néanmoins je suis content, votre réaction veut peut-être dire que j'ai été convaincant."

Le sourire aux lèvres, il reprit une bouchée de part de tarte, qui était tout bonnement délicieuse. Il n'avait pas vraiment mangé depuis qu'il était arrivé dans cette nouvelle ville. Cela ne remontait pas à si longtemps, il était arrivé en début de journée, mais il avait l'impression d'avoir vécu tant de choses entre-temps...

"Finalement Lysia... Je vous remercie de m'accompagner à la poursuite de cette gourde. J'ai bien vu qu'elle contait pour vous, et pour votre peuple."
Il s'arrêta un instant, faisant mine de mâcher...
"Vous savez, vous êtes la première hobbit que je rencontre. Mon vieux maître m'en avait parlé, mais pas longuement donc..."

Aranmorë ne savait vraiment pas tenir la conversation. Il n'était pas vraiment habitué à rencontrer du monde et cela se voyait.
Il passa le reste du temps à regarder autour de lui. Il remarqua un vendeur ambulant, et dans tout son fouilli, remarqua des babioles intéressantes. Mais il n'avait ni le temps, ni l'humeur pour des achats. Il tenta d'élaborer un plan pour dérober cette gourde, puis renonça à se faire passer pour un acheteur d'herbe à pipe, peu convaincu par cette idée.
Le temps presque écoulé, il fit mine de regarder sa montre puis lança machinalement :

"Il est en retard..."
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Aelyn
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Dim 23 Aoû 2015 - 15:53
[Heu... Une montre ? J’ai de sérieux doute là Aran ^^. Les plus anciennes montres date du 17ème et n’étaient pas à la portée de toutes les bourses, je doutes qu’elles soient présente dans l’univers de Tolkien (que quelqu’un me contredise si je me trompe ?)
Désolée pour ce long retard pour le coup ! J'ai compensé par un poste plus long, j'espère que ça ne te dérange >.<]





Le visage de la jeune hobbit s’éclaira de soulagement en apprenant que cette histoire de meurtre maquillé n’était qu’un coup de bluff plutôt convainquant. Elle appréciait Aranmorë et avait besoin de lui, mais apprendre qu’il était un meurtrier aurait pour le moins jeté un froid entre lui et l’innocente hobbite qui n’avait vu de cadavres de sa vie que ceux qu’elle s’apprête à passer aux fourneaux, porcelets ou volatiles plumés. Plus légère, donc, elle reprit son goûter avec un entrain renouvelé.

"Vous savez, vous êtes la première hobbit que je rencontre. Mon vieux maître m'en avait parlé, mais pas longuement donc..."

La demoiselle leva la tête et partit d’un rire franc qui fit onduler ses boucles rousses.

« - Les miens n’aiment pas se mêler des affaires des Grandes Gens en règle générale. Nous préférons de loin rester dans la Comté. Les exceptions sont des aventuriers. Ce n’est pas très bien vu par chez nous d’être trop... comme vous autres. N’y voyez pas d’offense, mais un hobbit bien comme il faut se doit d’être heureux avec un trou confortable, un bout de terre pour cultiver ses légumes, les repas chauds prêts à l’heure et une sieste digestive au soleil. Le reste : courir la campagne, visiter le monde, converser avec les autres races, c’est pour les originaux. Le monde et vos cités sont trop grands pour nous. »

Le fait que, suivant sa description, elle se classait elle-même dans les originaux, ne semblait pas la perturber plus que ça. Et même si, réellement, elle trouvait Minas Tirith trop grande pour elle, ce petit picotement d’aventure n’était pas totalement pour lui déplaire. Sans doute le sang des Brandebouc qui coulait dans les veines Bolger de mère...

Finalement, ils passèrent cette demi-heure à laisser Lysia raconter quelques anecdotes sur son pays et ses habitants tandis que le jeune homme écoutait d’une oreille, observant autour de lui l’agitation de cette place du quartier marchand.
Finalement, Aranmorë s’impatienta et se plaignit du retard de leur guide.




« Quand Sandatt disait que tu étais une tête brûlée, mon gars, je croyais qu’il exagérait mais finalement, ça semble vrai. C’est bien, ça t’seras utile face aux crétins d’Ivar l’Enfumé... Mais pour ta gouverne, on n’est en retard que lorsqu’on donne une heure précise. Je n’ai pas envoyé d’invitations je crois alors bon... »

La voix, étrangement, venait d’au dessus de l’étrange duo. Amaryllis fit un impressionnant bond en arrière de surprise, son pauvre petit cœur battant à cent à l’heure. Elle leva si vite la tête en direction de l’interlocuteur qu’elle manqua de se faire un torticolis.

Assise sur le rebord d’une des fenêtres de la maison à l’ombre de laquelle la hobbite et le vagabond s’étaient réfugiés, se tenait une jeune personne. Il fallut plusieurs secondes à Lysia pour l’identifier comme une demoiselle car elle portait des vêtements semblables à ceux des hommes. Des sandales, un pantalon serré aux mollets qui dénudait impudiquement – d’après ce qu’elle savait des critères des Hommes de cette région – ses chevilles et une tunique élimée à la couleur douteuse.
C’était une jeune femme donc, milieu de la vingtaine si ses appréciations de l’âge humain n’étaient pas trop mauvaises. Yeux bruns, mince, un profil de chat de gouttière, des cheveux noirs coupés courts, retenus en arrière par une bande de tissu sale, et des joues encore plus crasseuses. Elle faisait bien plus vagabonde que son compagnon d’aventure actuel. En vérité, elle faisait même plutôt mendiante. Etait-ce elle leur guide ? Elle ne s’attendait vraiment pas à ça. Pour être vraiment honnête, elle s’attendait à tout sauf à ça. Pour la hobbite, leur guide aurait sans doute été un grand type trapu, à la mine patibulaire. Rien à voir avec cette jeune femme frêle et au visage barré d’un sourire amusé, qui balançait ses jambes dans le vide comme une enfant qui attend sa mère à la sortie du tailleur.

La jeune femme sauta souplement les deux mètres qui la séparaient du sol avec une grâce féline qui dénotait avec l’accent des bas-fonds avec lequel elle s’était adressée à eux une seconde auparavant.

« Bien le bonjour, moi c’est Sathie. J’veux pas entendre du mademoiselle ou un de ses surnoms ridicules que les gars vous donne après trois verres. C’est Sathie, juste Sathie. »

A ces mots et sans autre préambule, elle tendit la main vers Aranmorë pour serrer la sienne. Puis elle fit de même pour la hobbit.

« Par contre, j’me fiche de vos noms, sauf si vous salopez le boulot. »elle s’interrompit, sembla réfléchir et finalement montra du doigt le jeune homme. « Sauf toi ! Toi, je veux ton nom. C’est bien toi qui as offert un service à ce vieux Sandatt en échange d’un coup de pouce de ma part, non ? Alors mon grand, c’est quoi ton nom ? »

Derrière Sathie, Amaryllis grimaça d’être aussi peu considérée par leur guide. Après tout, la gourde était importante pour elle, c’était elle qui avait embauché Aranmorë et elle encore qui avait lancé cette aventure ! Elle leva les yeux au ciel et tira la langue au dos de la jeune femme, aussi puérilement que possible, tandis que son compagnon se trouvait dans l’obligation de répondre. Maintenant, il était totalement lié à la parole qu’il avait donnée au prêteur sur gage. Sathie, quant à elle, semblait parfaitement satisfaite.

Le groupe, déjà, avait commencé à avancer et s’éloigner des avenues passantes pour s’enfoncer plus profondément au cœur de la ville, à travers de petites ruelles peu fréquentées et de passages insolites à travers la pierre blanche.

« Faudra m’dire c’que vous faites dans la vie Aranmorë car voyez-vous, ça nous intéresserait bien je crois. Enfin bon, c’est pas le tout, mais l’Enfumé va pas décamper de nos plates bandes comme ça et vous n’allez pas récupérer votre chère gourde en vous tournant les pouces... Haha, je parierais ce que vous voulez que le vieux Tyr s’en arrache la barbe à l’heure qu’il est. Il perd un de ses trésors et maintenant il se retrouve à parlementer avec la Garde ? Pauvre vieux ! »

La jeune hobbit ne put s’empêcher de remarque le peu de réelle compassion que leur guide avait mis dans ses paroles. Les déboires de Tyr ne semblaient pas la bouleverser outre mesure. Mais il paraissait pourtant étonnant qu’elle le connaisse. En fait, elle semblait tout savoir. Qui ils étaient, ce qu’ils faisaient... Sandatt avait-il eu le temps de tout lui raconté ? Et lui, comment avait-il su à qui il avait affaire ? C’est alors qu’Amaryllis se rappela de ce qu’elle avait prit pour un jeune adolescent, qui était rentré dans la boutique alors qu’ils fouillaient les étagères. Il avait murmuré quelque chose au propriétaire des lieux avant de s’éclipser et brusquement Sandatt s’était intéressé à eux. Et si, en fait, l’adolescent avait été Sathie. Leurs tenues, à la réflexion, étaient fort semblables. L’idée ne semblait pas si saugrenue. Mais comment avait-elle su en premier lieu ? La hobbit ne se rendit pas compte, perdue dans ses pensées, que Sathie avait fini par sentir son regard sur elle et la fixait en retour.

« La demoiselle-poupée voudrait-elle poser une question ? » l’interrogea-t-elle avec un sourire goguenard.

Lysia rougit jusqu’à la racine des cheveux, trop honteuse de s’être faite attrapée pour se formaliser de l’appellation fort peu flatteuse dont la jeune femme l’avait affublée. Elle étouffa quelques mots incompréhensibles avant de baisser la tête. A côté d’elle, Aranmorë ne sembla guère apprécier la remarque faite mais Sathie ne lui laissa pas le temps de protester.

« On va dans un endroit que beaucoup de bonnes gens préfèrent éviter. Il y a des parties de cette cité que les autorités souhaiteraient oublier. C’est plus facile d’ignorer les problèmes comme ça. Et oui, la Cité Blanche, c’est pas que de la légende, de la beauté et la capitale du Royaume Réunifié, tout de soie et de métal précieux, le roi, sa jolie couronne et armure scintillante. Ici, il y a des miséreux, des mendiants et des voleurs comme partout ailleurs, plus qu’ailleurs même je crois. Des trafiquants en tout genre, pas mal aussi, faut bien faire tourner le commerce... Mais quand on regroupe toute la fange au même endroit, faut s’attendre à avoir des problèmes. Bah on va droit dedans ! Alors je vous conseillerais de planquer sous vos jupons tous vos objets de valeur, et de pas laisser trainer vos yeux partout. Je tiens pas à ce qu’on vous ouvre un joli sourire de sang sur la gorge. »

Lysia sentit un frisson glacial lui remonter l’échine. Cette fille faisait vraiment peur et le ton léger avec lequel elle parlait d’écorchement manqua de lui faire remonter sa tarte à la myrtille. Elle lança à regard qui en disait long au jeune homme. Mais dans quoi s’étaient-ils fourrés tous les deux ? Maintenant, il n’y avait plus de retour en arrière possible, au fur et à mesure qu’il s’enfonçait dans les méandres crasseux de la cité, qui puaient la misère et le crime.

Autour d’eux, les habitations accrochaient bien moins le soleil, trop proches des hautes murailles qui entouraient la cité, il y faisait plus frais mais les murs étaient grisâtres, les rues pavées étaient maculées de boues... entre autres choses. Il ne restait nulle trace de tous ces petits riens qui affichaient la richesse de la ville dans les quartiers hauts et les rues passantes. Mais contrairement à n’importe quel visiteur qui passerait par là, accroché à sa bourse et tendu comme s’il s’était assis sur un hérisson, Sathie marchait tête haute. Elle semblait comme chez elle, adressant même parfois des saluts à des types tellement patibulaires que la jeune hobbite n’osait même pas lever les yeux vers eux. Il lui était déjà difficile de suivre les longues foulées sautillantes de leur guide.

Finalement ils arrivèrent au bout d’une ruelle, à un minuscule carrefour désert et silencieux. A leur droite et leur gauche, il n’y avait qu’un alignement de maisons d’habitation. Mais en face, au fond d’une allée, se tenait un grand bâtiment, qui dépassait bien de deux étages les restes des bâtisses du quartier. De très nombreuses fenêtres parcouraient la façade. Cela ressemblait à l’arrière d’une auberge abandonnée, la petite porte excentrée devait être l’entrée de service et, à en juger par les traces de suie qui marquaient de noir les contours de chaque ouverture, elle devait avoir été victime d’un incendie.

Leur guide, les mains sur les hanches, s’adressa à eux.

« Je vous présente l’Auberge du Passant Harassé. Il y a six ans, un incendie à ravager les étages et tué six clients et les propriétaires. Personne n’en a voulu après, une légende dit ce lieu hanté... Parfait pour faire fuir les curieux ! C’est là qu’Ivar et sa bande de vautours ont élu domicile. De vrais clébards ces gars, et pas commodes avec ça. Votre gourde est là dedans, quelque part dans les caves... avec une dizaine de gars. »

Lysia pâlit... Dix hommes ?! Ils étaient tous morts, contre dix hommes ils étaient morts ! C’était du suicide...

« - On ne peut pas se battre contre dix hommes ! » s’exclama-t-elle, la voix un peu tremblante.

« C’est vous qui voyez demoiselle-poupée, nous on s’fiche de comment vous nous en débarrassez. Mais on veut plus les voir là. Cette Cité se passera très bien d’eux. C’est ce qui arrive quand on suit pas les règles ici. »



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Aranmorë
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Dim 30 Aoû 2015 - 19:11
Durant sa balade aux côtés de Lysia et Sathie il n'écouta qu'à moitié ce que Sathie lui racontait... Il ne répondit d'ailleurs pas tout de suite à ses questions. Il se tut aussi lors de la traversé du quartier, ne se sentant pas à l'aise... Il repensa plus à sa promesse à Sandatt... Il espérait qu'il ne lui demanderait pas quelque chose de trop... immoral disons... Il avait agi sans réfléchir, et il le savait... Il s'en voulait vraiment...

- On ne peut pas se battre contre dix hommes ! s’exclama-t-elle, la voix un peu tremblante.

L'exclamation de la hobbit le sortit de sa réflexion, et il prêta attention a la scène qui se déroulait devant lui...

C’est vous qui voyez demoiselle-poupée, nous on s’fiche de comment vous nous en débarrassez. Mais on veut plus les voir là. Cette Cité se passera très bien d’eux. C’est ce qui arrive quand on suit pas les règles ici.

-Lysia a raison ! On peut combattre dix hommes mais ce serait comme essayé de dompter un dragon ! C'est peine perdu !

Devant le visage de marbre et la réponse de Sathie, Aranmorë comprit qu'ils devront se debrouiler tout seul...

-Vous ne voulez pas nous aider, j'ai bien compris... Venez Lysia essayons de trouver une entrée discrète.

Disant ces mots il commença à tourner autour de l'auberge, en essayant d'être le plus discret possible, examinant chaque parcelle des murs... Il connaissait la réputation des Hobbits à être très discret en forêts, et espérais qu'il en était de même en ville, et que Lysia ne dérogeait pas à la règle...

-Passez donc devant Lysia... Je vous suivrai.

Voyant le regard de la hobbit il continua et dit :

-Ne vous inquiétez pas...  Tout ira bien ! Vous êtes plus discret que n'importe quelle créature en ce monde et il ne s'agit que de quelques brigands pas très futés qui se situe dans la cave, alors que nous somme encore dehors...

Il attendit la réponse de la Hobbit, perplexe et conscient de ce qu'il lui demandait.
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Aelyn
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Ven 4 Sep 2015 - 23:50
 

- Lysia a raison ! On peut combattre dix hommes mais ce serait comme essayer de dompter un dragon ! C'est peine perdu !

La demoiselle leva un sourcil et croisa les bras devant elle, imperturbable. Elle n’avait pas l’air de vouloir revenir sur ses paroles. Tout son attitude semblait dire une seule chose : ‘c’est ça ou rien...’

-Vous ne voulez pas nous aider, j'ai bien compris... Venez Lysia essayons de trouver une entrée discrète.

Lysia lança un regard paniqué à Aranmorë. Il voulait vraiment se risquer dans ce guêpier ? A eux deux ?! Quelle mouche l’avait piqué ?!... Mais elle le comprenait. Il avait payé cher pour en arriver là, pour elle et les siens, il n’était plus question de faire demi-tour. La promesse faite à Sandatt planait dans l’air comme une menace tout aussi réel que les dix hommes dans les caves de l’auberge. Entre le Nâzgul et l’Uruk, il leur fallait choisir le moindre des deux mots.
La hobbite tourna alors les yeux vers Sathie. Celle-ci semblait observer la scène avec grand intérêt, un petit sourire suffisant au coin des lèvres. Finalement, Amaryllis lui tourna le dos et avança, son compagnon à ses côtés, vers la bâtisse menaçante. Elle lui faisait froid dans le dos. La petite demoiselle n’était pas très superstitieuse mais ces histoires de morts et de fantômes n’étaient pas très rassurantes. Dans le voisinage de la Vieille Forêt, on racontait des histoires à en perdre le sommeil sur les esprits qui la hantent, et cela laissait des marques dans la tête des jeunes hobbits, même à l’âge adulte. Si elle avait pu se transformer dans l’instant en souris, elle aurait sans doute volontiers choisi cette option. Pourtant, ravalant sa peur, elle se mit à avancer à petits pas discrets. Le pied léger des hobbits était légendaire et fidèle à sa réputation... contrairement au frottement de ses jupons. Il fallait dire qu’elle n’avait pas tant prévu que ça de partir à l’aventure en se levant ce matin-là... bien au contraire même. Elle avait cru, en se dirigeant d’un pas guilleret vers le Musée, seule dans ces grandes rues blanches, qu’elle vivait la plus grande aventure de son existence. A présent prête à plonger dans les plus sordides bas-fonds, cette réflexion lui paraissait bien fausse.

-Passez donc devant Lysia... Je vous suivrai.

« - Vous... vous êtes sûr ? Je... je ne suis même pas armée et je... enfin... je... »

-Ne vous inquiétez pas...  Tout ira bien ! Vous êtes plus discret que n'importe quelle créature en ce monde et il ne s'agit que de quelques brigands pas très futés qui se situent dans la cave, alors que nous somme encore dehors...

C’est pour récupérer la gourde, se répétait-elle. Pour la gourde. On prend la gourde et on s’en va... Non, on s’en va pas, il faut se débarrasser des humains là-dedans... On ne va jamais y arriver... Si, il le faut, c’est important. C’est important...
Que dirait sa pauvre mère en la voyant risque sa vie pour un simple bout de cuir et de métal. Elle en mourrait la pauvre !... Mais si Lysia devait rentrer au pays en sachant qu’elle avait refuser la seule solution pour récupérer la gourde, elle savait que le soulagement de sa mère ne suffirait pas à effacer la honte qu’elle ressentirait pour elle-même.
Elle avala sa salive et fit deux pas en avant. Si Aranmorë disait que c’était mieux ainsi, elle lui faisait confiance. Il fallait qu’elle lui fasse confiance, elle ne pourrait compter que sur lui d’ici quelques minutes. Passée la porte, ils devront veiller l’un sur l’autre sans quoi ils n’en ressortiraient jamais.

« Olà, olà, c’est qu’il est caractériel le bon monsieur ! » fit une voix ricaneuse derrière eux.

Ils n’étaient plus qu’à quelques mètres d’une des fenêtres et le cœur de Lysia manqua de lâcher. Sathie, qu’ils pensaient avoir laissé de l’autre côté de la ruelle, se tenait à présent à un pas derrière eux. Ni l’un ni l’autre ne l’avait entendu approcher. La guide désignée par Sandatt semblait s’amuser follement et ne semblait vraiment pas craindre les hommes qui se trouvaient à l’intérieur. Elle avait à peine pris la peine de baisser le ton de sa voix.

« T’as payé j’te rappelle. Très cher même, pour avoir un guide. Je suis là, alors ne me snobe pas. Et puis j’suis chargée de m’assurer que vous faites bien le travail aussi. Tss, ces gens de la campagne, vous savez rien faire quand on vous demande pas de jouer aux barbares. Un peu de délicatesse, par tout les maïar ! Allez, venez par là vous deux, ou ils vous découperont en moins d’deux. »

La jeune femme leur indiqua d’un signe de tête une fenêtre basse à quelques centimètres du sol et sans plus attendre s’y glissa jambes les premières comme si elle avait fait ça toute sa vie. Aussitôt, Sathie disparut de leurs champs de vision, aspirée par l’obscurité dans laquelle elle s’était coulée avec la grâce d’un serpent. Il y avait dû y avoir des barreaux et des vitres ici à l’époque mais ils avaient sautés depuis longtemps visiblement. La fenêtre n’était ni très grande, ni très large. Amaryllis craignait que ses robes ne passent difficilement et n’était même pas certaine qu’Aranmorë n’y passe tout court. Difficilement et tête la première, la hobbit entreprit de se glisser à son tour à travers l’ouverture. Sa robe, comme elle l’avait malheureusement prévu, s’accrocha au reliquat de la grille. Le tissu émit un bruit de déchirement qui sembla résonner dans toute la ruelle. La hobbite se figea, les yeux écarquillés, la peur au ventre. Mais au lieu de la cavalcade de brigands qu’elle attendait de voir débarquer dans le seconde, il y eu un long soupire dans l’obscurité et deux bras pour la tirer et la soulever avant de la poser au sol.

« Sandatt est habituellement plus clairvoyant que ça ! Quelle bande de bras cassés il m’a dégoté celui-là ! » grogna la voix étouffée et basse de Sathie.

La jeune femme regarda en direction de l’ouverture et de l’endroit où devait supposément se trouver Aranmorë.

« Allez Machin, on a pas toute la journée ! »

Pendant que le jeune homme se contorsionnait pour passer l’ouverture, Lysia, dont les yeux commençaient à s’habituer à l’obscurité, observa autour d’elle. Ils étaient dans une pièce à un mètre sous le niveau du sol, basse de plafond et toute en bois et en pierre. Cela semblait être une ancienne réserve à présent totalement vidée, sans doute pillée... Il ne restait que des étagères poussiéreuses, noircies, des toiles d’araignées, des traces du passage de rongeur et une forte odeur de moisie.
Le temps de ce tour du propriétaire suffit à Aranmorë pour entrer à son tour dans la pièce. Et Sathie, sans plus attendre, les entraina hors de la pièce. Ils débouchèrent sur un escalier, à droite montant vers le rez-de-chaussée, à gauche descendant vers ce qui devait être les caves.

En passant les marches, leur guide sembla perdre son air supérieur pour afficher une mine plus soucieuse. Quelque chose semblait clocher. Dans le sombre couloir dans lequel ils s’apprêtaient à déboucher, on pouvait entendre deux voix discuter rageusement.

- Je te dis qu’il va nous attirer des ennuis à tenir tête aux gars d’Anakel ! T’as vu comme moi ce que Sauer a fait à Barl et à son acheteur ! Hors de question ! Je marche pas cette fois !
- Mais tu vas la fermer ! Si Ivar t’entend, c’est lui qui va nous ouvrir le bide !
- Il est pas là, crétin ! Le seul moyen qu’il a de l’entendre c’est que tu lui répètes !
- Pour qui tu me prends ?! Tu crois que j’ai envie de marcher dans cette combine moi aussi ? Mais on a des ordres !
- Cette fois, crois-moi, il a perdu la boule. Aller voler le musée était une mauvaise idée pour commencer ! Si au moins on avait prit un truc de valeur en plus de ce bidule miteux. Au lieu de ça, on doit attendre le bon vouloir de monsieur qui attend de vexer les semi-hommes. Et nos dernières livraisons qui pourrissent en cave le temps de prendre de la valeur, qu’il dit ! C’est des conneries !
- Mais tu vas baisser d’un ton, oui ! Tu vas nous faire tuer !
- T’es en train de me dire que tu es d’accord avec ça ?!
- J’ai pas dit ça ! Maintenant tais-toi, si la relève se pointe en avance et qu’on t’entend...
- Ok, comme tu voudras. Mais je t’aurais prévenu, ça va mal finir.


Lysia, dans un sursaut de courage, passa en tête du groupe et jeta un coup d’œil éclair derrière le mur qui les dissimulait avant de revenir en arrière se placer contre Aranmorë. A son tour, Sathie se risqua à un regard rapide.

« Deux hommes, bien armés... mais pas franchement ravis d’être là. »

Une satisfaction profonde, voir un brin de fierté, transparaissait dans son ton pourtant chuchoté. Elle se tourna vers le duo d’aventuriers improvisés.

« Bon bon bon, je vais pas faire votre travail, les gars. Voyons si vous savez "dompter les dragons". On fait quoi ? Bien des possibilités s’ouvrent à vous avec ces deux parodies de contrebandiers... Allez, je vais pas faire le boulot à votre place, votre plan ? » s’impatienta-t-elle.



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Aranmorë
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Ven 11 Sep 2015 - 16:56
Les muscles et les articullations encore endoloris à cause de son entrée dans le bâtiment, Aranmorë écouta, sans faire de bruit et perplexe la conversations des deux hommes... Lorsqu'ils eurent finis, il se risqua à jeter un oeil, pour examiner les deux hommes... Ils étaient tout les deux armés, et avaient plutôt l'air de savoir se servir de leurs armes
Deux hommes, bien armés... mais pas franchement ravis d’être là.

-Effectivement... fit Aranmorë, songeur et pensif...

Perdu dans ces pensée il elabora un semblant de plan... Il pensa d'abord à se servir de son arc, mais ce rendit compte que son carcois était vide... Il avait une épée, mais si il pouvait s'en servir qu'en cas d'extrème urgence, il n'hésitais pas... Il examina toute les solutions, de la discrétion la plus total à l'assaut rapide et brutal...

-... votre plan ?

La voie de Sathie le sorti de sa reflexion... Il la regarda, elle semblait plus s'amuser qu'autre chose dans cette cave, mais il était evident qu'elle ne laisserai pas transparaitre de la peur ou de l'anxiosité, visiblement trop attaché à son image.

- J'ai bien une idée, mais c'est risqué, et il y a plus d'une chance que cela échoue... Nous entrons, nous pretendons être des amis de cet Ivar, et qu'il nous a autoriser à venir nous servir dans ses reserves... S'il nous demande la moindre vérification, nous leur répondront que nous allons chercher de ce pas les papiers, et qu'Ivar se feras un plaisir de réecouter leurs conversations... Et si il nous faut encore les convaincre, ce sera à celui qui déguaine le plus vite...

Il marqua une pause pour que ses deux acolytes, aient le temps de réfléchir tout sa. Puis continua :

Aussi, Lysia, vous etes trop bien habillé pour paraitre pour un de leur client... Si vous pouviez juste mettre un peu de terre et de crasse sur votre robe, et en déchirer le bas, je suis désolé, mais je crins que cela soit necessaire... Pour le visage, mettez-y un peu de crasse aussi... Mais attention, n'abusez pas non plus ! Il faut que ça ai l'air... presque naturel disons...

Faisant cela il ramassa un peu de poussière et de saleté et en tapissa sa tunique et son visage... Il était fin prés.

Prenant une longue inspiration, il entra dans la pièce, sans verifier si on le suivait...

Messieurs, j'suis un ami d'Ivar, et il m'a dit que je pouvais venir me servir et le payer plus tard en main propre, alors siouplai, montrez moi vos stocks !

Il se concentra pour prendre un "accent des bas fonds" pour coller avec le personnage, gardant la main proche de son épée...


Dernière édition par Aranmorë le Ven 18 Sep 2015 - 19:15, édité 1 fois
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Aelyn
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Jeu 17 Sep 2015 - 22:14
 

Alors qu’Aranmorë exposait son plan, Lysia le regardait avec des yeux de plus en plus écarquillés. Quel genre de tête brûlée avait-elle donc engagé ? C’était un pari bien trop risqué !... Mais que pouvait-elle bien dire ? Elle n’avait pas vraiment de solution de rechange ni même d’idée à proposer. Il fallait passer ces deux gardes pour avoir enfin accès à la gourde.
Sathie, au contraire, le regardait avec intérêt, désinvolture et tout juste un soupçon de perplexité. Contrairement à la pauvre hobbite terrorisée, elle ne semblait guère impressionnée par tout ça. A la regarder, ce genre de situation semblait être son pain quotidien. La jeune femme haussa les épaules nonchalamment, l’air de dire qu’il fallait bien essayer, sans montrer pourtant plus de conviction.

« - Pas d’papiers, compléta-t-elle pourtant d’un ton ricanant. Pourquoi cet idiot donnerait des papiers ? J’suis même pas sûre qu’il sache lire. »

Il y eu un blanc durant lequel Lysia songea sérieusement à faire demi-tour et rentrer directement en Comté, oublier ces histoires de gourde et de bandits, retourner à ses parchemins et ses fourneaux comme si absolument rien ne s’était passé. C’était tellement tentant. Mais songer au visage décomposé de son oncle si elle lui annonçait pareille nouvelle suffit à raffermir sa volonté. Les histoires des Hommes par ici parlaient toujours des hobbits comme d’êtres courageux et loyaux. Qu’il ne soit jamais dit qu’elle, Amaryllis Sonnecor, ait terni l’image de son peuple entier auprès des gondoriens par sa seule couardise !
Elle inspira profondément et entreprit de suivre les indications d’Aranmorë, barbouillant son visage de poussière avec une grimace de dégoût quand le mélange de sable, de cendre et de moisissure humide qui maculait le sol s’étala sur ses joues rosées et sur le tissu soyeux de sa robe neuve. Sa mère avait mis un temps fou à lui coudre et maintenant elle n’était plus que l’ombre d’elle-même, sale et déchirée. Quel gâchis ! Pourvu qu’au moins le plan du vagabond fonctionne ou tout ça aura été vain... même si l’état de sa robe serait le dernier de ses soucis si ce plan venait à échouer.
Leur guide, elle, ne consentit à aucun effort pour s’encrasser... pas qu’elle en ait eu besoin d’ailleurs. Elle semblait simplement... regarder avec ses yeux sombres perçants.

Quand le jeune homme entra dans la pièce, suivi par une petite hobbite trottinant et une femme faisant la moue, les deux gardes se retournèrent comme un seul homme, dégainant leurs armes. Lysia blanchit derrière son marque de poussière et se serra un peu plus entre ses compagnons.

Messieurs, j'suis un ami d'Ivar, et il m'a dit que je pouvais venir me servir et le payer plus tard en main propre, alors siouplai, montrez moi vos stocks !

Les deux individus se regardèrent étrangement avant de retourner leur attention sur Aranmorë qui ne semblait pas se laisser démonter par leur expression peu amène. Derrière eux, Sathie soupira.

- Toi ? Un ami d’Ivar ? Rien que ça ? ricana le premier, celui qui avait émit des doutes quelques instants plus tôt.
- Tu rêves mon gars, Ivar vend pas pour le moment. On a des ordres très strict vois-tu. Alors tu fais demi-tour toi et toute ta clique et tu décanilles vite fait, c’est clair ?
- C’est bien la première fois que je vois un gars se pointer avec un semi-homme et réclamer de l’herbe d’Ivar... T-t-t, t’es louche toi !
- Rah, laisse-les partir, on est pas assez payé pour ça. Foutez le camp !
réitéra le second, plus sèchement encore.

Lysia émit un couinement pathétique en se ratatinant sur elle-même sous le regard inquisiteur du premier gorille, armé d’une sorte de cimeterre mal aiguisé et passablement mal entretenu. L’autre jeune femme par contre... se contenta de croiser les bras avec un air de dédain profond.



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Dernière édition par Aelyn le Dim 27 Sep 2015 - 13:26, édité 1 fois
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Dim 27 Sep 2015 - 10:42
Aranmorë n'avait décidément pas de chance aujourd'hui... Tous ses plans avaient l'air d'échouer lamentablement... Mais il ne se découragea pas, et garda son sang-froid...

"Ce ne sont que deux petits truands de bas étages, comment peuvent-ils..."

Il secoua légèrement la tête et fit une nouvelle fois face aux deux voyous... Se jurant de peaufiner plus longtemps ses plans à l'avenir... Quel qu'il soit, et se dit qu'il ne fallait plus qu'il essaye de se faire passer pour autre chose que ce qu'il n'était : un vagabond campagnard un peu paumé, qui débarquait dans une ville immense et qui s'était engouffrés dans une quête plutôt complexe pour venir en aide à une Hobbite de bonne famille...


Il rapprocha néanmoins la main de son épée, le plus discrètement possible, en faisant comme si il réajuster son bas, et s'assura qu'il pourrait dégainer en un instant, au cas où... Il jeta un petit coup d'œil dans son dos, et s'assura de la présence de ses acolytes, puis se demanda si Sathie était armée...


-C'est comme vous voulez les gars... Je ne suis sûr qu'Ivar se ferrât un réel plaisir de savoir ce que vous penser de ces méthodes... Après tout, vous avez eu une chouette discussion lorsque nous somme arrivés...


Disant ces mots, Aranmorë mît une pointe de défis et d'ironie dans sa voie... Bien qu'en réalité, il était très inquiet... Il y avait tout d'abord cette histoire de relève qui allait arriver. Ils pouvaient se débarrasser de deux gardes (avec énormément de chances, et une aide quasi divine) mais contre quatre gardes bien armés et entrainés, c'était une tout autre histoire...


-Pourvu que ces andouilles finissent par accepter, je me vois mal attaqué deux gardes sous les yeux de Lysia, mais s'il le faut, je le ferais...
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Aelyn
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Dim 4 Oct 2015 - 22:42
 


-C'est comme vous voulez les gars... Je ne suis sûr qu'Ivar se fera un réel plaisir de savoir ce que vous pensez de ces méthodes... Après tout, vous avez eu une chouette discussion lorsque nous somme arrivés...

Le garde au cimeterre poussa un grognement de fauve enragé en avançant d’un pas, menaçant. Son compagnon par contre, pâlit visiblement. Le premier ne semblait pas particulièrement craindre le groupe en face et semblait clairement douter qu’ils connaissent Ivar... Mais l’autre, pour qui exprimer ses doutes vis-à-vis de la politique de leur chef était clairement un acte de trahison dont il craignait les conséquences, n’avait pas cet aplomb. Il retint mollement son compagnon du bras pour l’empêcher de les étriper sur le champ.

Derrière le petit groupe, Sathie grimaça visiblement sans que Lysia ne parvienne à comprendre pourquoi. Puis muée d’une idée soudaine sans doute inspirée par la peur, elle se planta à côté d’Aranmorë et lui tira la manche pour l’obliger à se pencher vers. Pourtant c’est d’une voix parfaitement audible qu’elle proposa :

- Et si nous allions plutôt parler de notre problème à Sauer ? Après tout si Ivar ne peut pas nous fournir ce qu’il nous a promis, il suffit d’aller voir ailleurs non ?

Mensonge risqué, suicidaire même au vu de la situation. Cependant comme Aranmorë avait fait mouche avec le deuxième homme, le premier recula au nom tant craint. L’un comme l’autre désormais semblaient hésiter à porter la main sur eux. Comment se décider ? S’ils étaient vraiment amis d’Ivar et les trahissaient, ils ne donneraient pas cher de leur peau. Si au contraire, ils étaient des amis de Sauer, leur sort était fixé tout autant.

Dans la pièce planait un silence plus lourd que le plomb. Plus personne n’osait y bouger. Pourtant le temps pressait. La relève pouvait arriver à tout moment maintenant.

- Faut pas les laisser sortir d’ici vivants !
- Ferme ta gueule toi ! Tu nous as déjà assez foutu dans la merde !


Sur ces mots l’un attrapa l’autre par la manche et le tira un peu à l’écart. Leur conversation montait et baissait en ton alors qu’ils partaient dans un débat particulièrement animé.

- Ils vont nous tuer... gémit la pauvre hobbite en chuchotant vers ses compagnons.

- Détendez-vous demoiselle-poupée ou nous sommes morts ! lui intima Sathie sèchement.

Les choses sentaient sérieusement le roussi pour le petit trio. Pourtant, lorsque les deux gardes revinrent, quelque chose avait vacillé dans leurs regards. Ils avaient l’air d’avoir avalé un plein tonneau de vinaigre.

- Passez ! aboya l’homme au cimeterre en remettant son arme à la ceinture. Prenez la marchandise que vous a promise Ivar et partez ! Et si on apprend que vous avez contacté vos... "amis"...

La fin de la phrase était si lourdement chargée de menace qu'Amaryllis dû se faire violence pour ne pas couiner de nouveau comme une malheureuse souris prise au piège.

Le petit groupe passa donc les gardes en veillant bien à leurs arrières jusqu’à passer la porte au fond de la pièce et la refermer précautionnement derrière eux.

- Ces lâches ne d'vraient pas nous poser d'problèmes, ce sont de joyeux imbéciles, ricana alors Sathie.

Si la jeune femme avait paru inquiète pendant quelques secondes auparavant, c’était totalement passé et elle avait retrouvé un aplomb incroyable.

Devant eux s’étalait un long couloir fait de celliers et de caves chacun fermé par une lourde porte en chêne. Soudain, Lysia comprit qu’ils n’avaient pas encore fait la moitié du chemin. Il y avait au moins six portes. Derrière laquelle pouvait bien se trouver la gourde qu’ils cherchaient ? Et ils avaient si peu de temps avant la relève de la garde. Si d’autres hommes d’Ivar arrivaient entre temps, ils se retrouveraient complètement pris au piège dans les sous-sols de l’auberge brûlée. Perspective fort peu réjouissante...

- Et s’il y avait encore d’autres bandits ici ? chuchota la petite demoiselle, très inquiète, en scrutant la noirceur du couloir.



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Lun 12 Oct 2015 - 19:55
- Et si nous allions plutôt parler de notre problème à Sauer ? Après tout si Ivar ne peut pas nous fournir ce qu’il nous a promis, il suffit d’aller voir ailleurs non ?

En entendant ces mots, Aranmorë ne compris pas tout de suite... En effet il n'avait pas vraiment compris qui était qui et quelles étaient leurs relations entre eux...

S'apprêtant à lancer un regard noir à Lysia, ne jugeant pas l'intérêt de son intervention... Mais il se raviva rapidement, observant les deux hommes qui semblaient troublés. Lorsqu'il s'éloignèrent pour discuter, Aranmorë comprit que Lysia les avait sauvés.


Face à l'inquiétude et les gémissement de Lysia, Aranmorë lui chuchota

-Non, je n'ai pas l'impression qu'il veuille nous tuer... Et ce grâce à vous...

Mais sa tentative pour la rassurer fût masqué par celle Sathie...

Lorsque les deux bandits revinrent, Aranmorë n'était plus très sûr de son affirmation, mais ses craintes s'estompèrent avec la menace de l'homme. La violence était plus que présente dans a voix. Et Aranmorë, baissa presque le regard devant l'imposant truand... Mais la menace ne servait pas à grand-chose étant donné qu'il n'avait pas les "amis" qu'il prétendait avoir... Il s'exécuta et sortit d'un pas décidé de la pièce souterraine...

Une fois en dehors, il manqua de lâcher un juron... Il y avait 6 chemin possible, et sûrement pas mal de monde derrière ces portes... Il examina peu à peu les portes, pour savoir laquelle avait été utilisé dernièrement... Étant donné que le trafic avait été interrompu depuis le vol du musée, la porte qui menait à la gourde était la porte avec le moins de poussière...

- Et s’il y avait encore d’autres bandits ici ? Fit remarquer Lysia, une légère peur dans la voie.

Aranmorë ne savait que dire, il y avait évidemment d'autres bandits dans ces sous-sols... Mais avec un peu de chance, le petit trio pourrait les éviter, si ils n'y arriveraient pas, une idée germa dans sa tête... Mais il la garda pour lui...

-Ne vous inquiétez pas a ce sujet, je saurais vous protéger, maintenant aidé nous et concentré vous uniquement que la gourde d'accord ?
Il dit cela le plus calmement et le plus gentiment possible. Il aimait bien Lysia et c'était la seule personne à savoir à quoi ressemblait la gourde, ils avaient besoin qu'elle soit concentré à cent pour cent...

Il s'approcha de la porte la plus récemment utilisée... Ou du moins celle qui semblait la plus propre...
Avant d'exposer son plan, il regarda Sathie, qui semblait perdu dans ses pensées... Tout comme lui...

"C'est vrai qu'en plus tu dois te débarrasser du stock d'herbe à pipe, ou du commanditaire... Mais pourquoi à tu accepte ce "contrat" avec Sandatt..."
Il se raviva ne pensant plus qu'à la gourde

-Sathie, selon moi, la gourde est derrière cette porte, si le trafic d'herbes est suspendu, le dernier passage remonte au vol, et c'est cette porte qui semble le plus empruntés... Qu'en pensait vous ?

Il préféra demandait l'avis de ses acolytes avant d'ouvrir la porte, afin de savoir ce qu'il en pense, il n'aurait pas la même chance qu'avec les deux autres truands...
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Jeu 15 Oct 2015 - 23:29


-Sathie, selon moi, la gourde est derrière cette porte, si le trafic d'herbes est suspendu, le dernier passage remonte au vol, et c'est cette porte qui semble le plus empruntée... Qu'en pensez-vous ?

La jeune femme croisa les bras et le regarda intensément avant de consentir à jeter un coup d’œil à la fameuse poignée. Elle sembla brièvement étonner de son sens de déduction, comme si elle ne s’attendait pas un une telle marque d’intelligence chez cet homme. Dire qu’elle semblait impressionné aurait été un bien grand mot, mais il y avait un peu de ça dans ses yeux sombres.

- Ouaip’... ou alors c’est la salle où les gars d’Ivar se prennent une cuite pour passer le temps, ricana-t-elle. Autant de chances... Mais pas l’temps d’s’attarder là. Il est temps d’vérifier ta théorie, Machin.

Alors qu’elle allait saisir la poignée de la porte, un éclat de voix leur parvint. Le groupe se figea sur place. Pendant deux interminables secondes, ils retinrent leurs souffles. Un autre éclat de voix résonna encore, se répercutant en échos sur les voûtes de la cave. Mais plus près. Ils purent enfin définir la provenance de ses cris. Une ou deux portes à côté tout au plus.
Lysia se serra un peu plus contre ses deux compagnons. La voix, telle qu’elle leur parvenait, était grave à en faire trembler les murs et devait appartenir à un véritable mastodonte humain. La pauvre hobbit avala difficilement sa salive. Elle était persuadé que tout le quartier pouvait entendre son cœur battre à pleine vitesse en ce moment même. Finalement, elle retrouva suffisamment de voix pour presser les deux autres.

- Entrez donc ! Quoi qu’il y ait derrière cette porte, ce sera toujours mieux que ce qu’il y a là..., couina-t-elle le plus bas possible.

Sathie ne se fit donc pas priver pour pénétrer sur la pointe des pieds dans la pièce à la poignée propre. Sitôt tout le monde passé, elle referma la porte et le trio se retrouva dans le noir le plus complet. Pas le moindre trait de lumière ne perçait dans la pièce. Il n’y avait pas un bruit, pas un souffle. L’air sentait le moisi, le beurre rance et le renfermé comme si personne n’avait aéré cette pièce pendant près de 10 ans.

Ce genre d’endroit avait généralement une lampe à huile ou une chandelle dans l’entrée. Lysia tâtonna à droite. Mais au lieu de la chandelle qu’elle espérait, ses doigts accrochèrent quelque chose de métallique. Elle rétracta sa main aussitôt et la chose métallique entraina avec elle une autre chose métallique, s’en suivit une cacophonie de poterie entrechoquée.

- Mais c’est pas vrai ! pesta Sathie en sourdine. Vous pouvez pas éviter de nous causez des emmerdements deux secondes ?!

- Pardon, répondit Amaryllis qui semblait soudain au bord des larmes.

Mais déjà Sathie n’écoutait plus. Elle bouscula un peu Aranmorë en faisant volte-face et en suivant des mains le linteau de la porte. Et après quelques instants de recherches aussi minutieuses que silencieuse, les deux autres entendirent un soupire semblable à un cri de joie et la lumière se fit.
La jeune fille des rues apparut alors devant eux à la lumière d’une simple bougie à moitié consumée, sans même un bougeoir pour empêcher la cire brûlante de glisser sur ses doigts crasseux.

Elle leva la bougie au dessus de sa tête et révéla la toute petite pièce qui se trouvait devant eux. Il y avait là un amas d’étagères entassées dans le plus complet désordre. Là elles étaient vides, là remplis de vaisselles, là encore de vieilles denrées alimentaires périmées largement mangées par les rats et les champignons. Nul besoin d’un dessin pour comprendre d’où venait l’odeur qui leur agressait le nez depuis qu’ils étaient rentrés dans la pièce.
Pourtant, au sol, dans l’épaisse couche de poussière noir et blanchâtre se dessinaient distinctement des traces de pas. Ils menaient à travers le désordre jusqu’à une étagère de chêne, attachée à même le mur.
Contre toute attente, ce fut Lysia qui s’y aventura la première ; Pleine d’espoir, comme dans la boutique de Sandatt, elle parcourut les rayonnages à la recherche du fameux artéfact qui leur avait valu tant de mésaventures.
Les deux autres, quat à eux, se divisèrent le reste de la pièce pour y chercher d’autres choses intéressantes, sous l’impulsion de Sathie. Et alors que cette dernière était en train de pousser à l’aide d’une cuillère en bois, un vieux jambon devenu aussi dur que de la pierre, une exclamation de joie retentit dans la pièce.

- Je l’ai ! Venez voir, ça y ait, on l’a trouvé ! s’écriait Lysia en tenant serre contre elle un simple pochon de cuir qu’elle ouvrait et fermait frénétiquement pour en regarder le contenu.

Et les larmes qui menaçaient de déborder de ses yeux étaient des larmes de joie cette fois. Aussitôt les deux autres vinrent à ses côtés. Lysia leur découvrit alors sa trouvaille. La déception et l'amusement se lirent rapidement sur le visage de Sathie qui l’exprima par une moue septique.

- C’pour ça que vous étiez prêts à risquer vos vies ? Vraiment ?

Il fallait dire que la fameuse gourde de Sam Gamegie ne payait pas de mine. C’était d’ailleurs une simple outre en peau légèrement renforcée à certains endroits par de la poix, du cuir bouilli et deux petits morceaux de métal, et refermée grâce à un bouchon de liège tenu par une ficelle élimée. L’ensemble était dans un piètre état, et on sentait tout le poids du long voyage qu’elle avait parcouru... Mais ce n’était qu’un objet miteux qui ne dénotait guère avec le reste de la pièce. Sans l’œil expert de Lysia, elle serait passé totalement inaperçue.
La jeune hobbite adressa un sourire éblouissant à Aranmorë et Sathie.

- Merci ! Oh merci !

Elle regarda une dernière fois dans le pochon de cuir – comme si la gourde pouvait avoir disparu depuis son dernier coup d’œil – avant de l’attacher avec moult précautions à sa ceinture.

Cependant, comme c’est bien souvent le cas quand on marche dans l’antre d’un fauve, la bête finit par rentrer avant que l’on puisse envisager de quitter les lieux... Et c’est précisément ce qui arriva.
Alors que le petit groupe, satisfait, commençait à prendre le chemin de la sortie, ils entendirent un rugissement de rage venant de la pièce des gardes qu’ils avaient traversé pour arriver. C’était un hurlement de rage pur, crié si fort qu’ils pouvaient en distinguer le moindre mot.

- QUOI ?! Et vous les avez laissé entrer ?!
- M-M-Maiiis... Ils disaient venir de ta part et...
- Et puis Sauer... Il...
- Imbéciles ! Tant bien même seraient-ils venus de la part de Mephisto lui-même ! J’avais dit PERSONNE ne rentre ! PERSONNE ne passe !


Sathie soupira

- Alors ça... ça sent l’roussi... J’espère que t’as un plan B, Machin.

Et les hurlements reprirent de plus belle. De souffrance cette fois. Ils n’eurent aucune difficulté à reconnaitre le timbre particulier d’un des gardes qui les avaient laissé passer. Puis l’homme en colère tonna encore.

- Enfermez-moi ces deux abrutis, je règlerai leurs comptes après. Et trouvez-moi ces intrus sur le champ. Je les veux sous ma lame dans l’heure ! Où qu’ils soient !

Et à travers la porte massive de leur petit cellier, le trio put entendre toute une bande s’agiter sous les ordres.

- C’est Ivar, souffla Sathie, visiblement très mécontente de la tournure des évènements.

Ils étaient piégés. A la merci d’un groupe de contrebandiers sans scrupule, sans porte de sortie. Ils étaient vraiment mal !



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Jeu 5 Nov 2015 - 21:02
Enfin, se dit il en entendant les petits cris de joie de Lysia... Il avait atteint son but, et il se moquait bien de la récompense car il se sentait bien mieux maintenant, il savait qu'il était capable de faire quelque chose... D'avoir du courage, de l'entêtement (parfois un peu trop mais qu'importe)... Toute cette histoire lui avait plutôt servi à gagner en confiance. Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit Lysia revenir avec un simple bout de cuir, parfois rafistolé et vieilli il crut d'abord que la Hobbit se trompait, ne voyant que très peu dans le noir quasi total... Mais finalement, il comprit que Sam Gamgie n'était qu'un Hobbit ordinaire, du moins avant son aventure... Et cette situation le faisait sourire. Il en oublia ce qu'il avait dû parcourir pour arriver à cela.

Son sourire s'effaça lorsqu'il entendit les nombreuses voies quelques pièces plus loin , il sût directement que la plus autoritaire était celle d'Yvar, et il se rappela sa promesse. Devant le regard interrogateur et apeuré de Lysia et Sathie, il eut comme une illumination, il se rappela le souffle glacé qu'il avait senti lorsqu'il inspectait les portes, il y
a quelques dizaines de minutes de cela.

"-Suivez-moi !" dit-il en se précipitant dehors.

Il ne sût par quel miracle ils atteignirent la porte avant que les quelques bandits se trouvent devant eux, mais un problème survint alors... La porte ne s'ouvrait pas !

"Non... Non... Pas maintenant !"

Se dit Aranmorë désespéré, avant de se projeter violemment contre la porte pour l'enfoncer... Après quelques coups d'épaules, il sentit que la porte s'entrouvrait petit à petit, un léger cri de joie, puis quelques coups d'épaules suffirent à repousser l'armoire qui bloquait un quart de la porte. Alors que le tout s'effondra en un bouchant infernale, Aranmorë vit deux gardes arrivés en courant jusqu'à eux.

"Passez devant vite !"

"Et Ivar ?" Interrogea Sathie, n'ayant pas oublié le pacte avec Sandatt...

"Ne vous occupez pas de ça ! Attendez-moi un peu plus loin!" Dit Aranmorë en dégainant son épée.

Une fois que les deux demoiselles se soient engouffrées dans la pièce, Aranmorë pouvait enfin se retourner face aux deux gardes, tous deux l'arme sorti. Ils s'étaient tous les deux arrêtés, et le regardaient tous deux l'arment dégainée...

Quant à Aranmorë, il était blanc comme un linge, des gouttes de sueur froid perlant sur son front, et sa main tremblant au point de faire bouger l'épée qu'elle tenait. Il avait peur. D'anciens souvenirs lui revinrent et il faillit tomber à terre, tentant de tenir sur ses deux jambes tremblantes... Voyant que ses adversaires s'approchaient lentement vers lui, enjambant les débris des quelques poteries présente sur l'armoire qui bloquait la porte. Dans un sursaut de panique et d'adrénaline, Aranmorë agita frénétiquement  son épée sans réfléchir, avant de saisir une poterie intacte et de la projeter violemment sur le premier garde. Surpris, celui-ci se le reçu en pleine tête et recula de quelques pas, sous le regard incompréhensif de son acolyte. Ce fut ce moment qu'Aranmorë choisis pour refermer violemment la porte en dégageant les débris qui la bloquait, avant de se précipiter pour chercher la sortie potentielle...

Il remarqua une fenêtre assez haute, presque semblable à celle dont ils s'étaient servis pour rentrer. Continuant dans sa course il réussit, avec difficultés, à se hisser et à passer jusqu'aux hanches, lorsque, soudain on le saisit par les pieds. C'était l'un des deux gardes qui revenait à la charge. Ayant gardé son épée à la main, tel un réflexe d'animal agonisant il l'agita vers son agresseur, sans comprendre où savoir où et quoi frapper, la différence lumineuse entre l'extérieur et l'intérieur l'empêchant de distinguer ne serait-ce que les formes de son agresseur. Lorsqu'il entendit un hurlement terrifiant et qu'il sentit son épée se figeait dans une masse moelleuse mais tout aussi étrange, jusqu'à toucher quelque chose de dur, presque impossible à briser, il ne comprit pas ce qui se passait. Mais pas le temps de se poser la question il sortit en courant et ce n'est que quelques minutes plus tard, lorsqu'il vit son épée dégoulinant de sang qu'il comprit. Avait-il tué cet homme, où était-il simplement en cas de légitime défense ? Il s'adossa contre un mur, et entendit la voix de Lysia non loin. Il respira et empêcha un cri, en replaçant son épée dans son fourreau, où elle demeurera encore longtemps.

Il vint retrouver Lysia qui faillit lui sauter au cou.

"Pas le temps pour cela rendons-nous au musée" dit-il, lui aussi heureux de retrouver la Hobbit. S'approchant de Sathie, il lui chicotât "J'irai parler à Sandatt après cela."

Et il restât silencieux en traversant la ville jusqu'au musée.
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