Parce que la montagne ne meurt jamais...

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Evart Praven
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Lun 6 Juil 2015 - 21:20
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~



Sous cette haute lune, Arkhug regardait au loin de petites lumières concentrées au fond de la vallée. Depuis quelques jours ses gobelins observaient le petit hameau qu'ils s'apprêtaient à piller. Maintenant que l'été était revenu, les orques se montraient de plus en plus hardis et, alors qu'ils crevaient de faim quelques mois auparavant, reprenaient la main face à l'Arnor. En ce moment, les hommes d'Arkhug réalisaient au moins une attaque tous les jours : hameaux, fermes, manoirs de hobereaux, campements provisoires, caravanes... tout y passait. Ce soir se serait un petit hameau avec quelques petites fermes, une grande maison qui abritait l'autorité locale et un petit moulin à eau qui servait également d'entrepôt. Comme à leurs habitudes, les orques allaient submerger le hameau par le nombre, tuer le plus grand nombre, piller tout ce qui pouvait leur être utile et brûler le restant. Tirant sur les rênes de son ouargue, le capitaine gobelin retrouva ses lieutenants quelques pas plus loin :

- Allons-y. Ce village nous attend.

Tandis qu'il commençait à descendre la colline, la colonne gobeline se mettait en marche. C'était près d'une centaine de guerriers qui s'apprêtaient à tomber à bras raccourcis sur ces humains. D'abord il y aurait une vingtaine de cavaliers menés par Arkhug et un de ses lieutenants tandis que les deux autres mèneraient les cinquante guerriers à pieds qui finiraient le travail. Cela allait être une véritable boucherie. Comme ils étaient encore loin, ils avançaient dans le plus grand silence jusqu'au moment opportun. Maintenant qu'ils étaient trop près pour être discrets, ils devaient agir au plus vite et se lancèrent contre le village.

Il ne leur fallut pas plus de cinq minutes pour arriver au beau milieu du village mais déjà quelques paysans mal dégrossis les attendraient contre la maison principale avec des fourches. Évidemment les ouargues menés par Arkhug ne firent qu'une bouchée de ce petit groupe. Alors que sa brave bête arrachait la tête d'un pauvre hère, le grand orque donna de grands coups d'épée qui décapita tout simplement un autre homme. Ayant fendu le groupe, il ne fallut pas plus d'une trentaine de secondes pour que ses compagnons anéantissent ceux qui restaient. Cette poche de résistance anéantie, il ne resterait pas grand chose du village mais Arkhug était étonné de ne pas voir au moins un véritable guerrier ou un chevalier. D'une voix forte, il ordonna :


- Tuez tous les gens en armes ! Les autres serviront d'esclaves ! Prenez tout ce dont nous avons besoin !

Alors que ses hommes se répandaient dans le hameau, le maître-fouet descendit de sa monture pour enfoncer la porte de la grande maison. L'intérieur semblait assez coquet, enfin pour des humains. Au fond, il y avait un soldat avec une épée courte et une brigandine. A dire vrai, cet homme n'avait pas vraiment l'air de guerrier. Celui-ci se savait perdu et attaqua l'orque. Le premier coup fut aisément paré par l'orque qui laissa l'homme être emporté par son coup. Se relevant, l'arnorien se jeta une nouvelle fois contre le gobelin qui para à nouveau. D'une façon il admirait le courage de cet humain qui, sans compétence, se défendait pourtant comme un lion. Profitant de la situation, Arkhug jouait avec lui comme un chat jouait avec une souris. Au bout de quelques minutes, il la para un nouveau coup mais, au lieu de continuer, attrapa le bras armé de son adversaire et en profita pour l'assommer d'un coup du pommeau de son épée.

Comme il n'y avait plus personne dans la pièce, le capitaine orque monta à l'étage. Encore personne dans l'antichambre puis il entra dans la chambre. En face de lui, un lit avec sur la droite une femme qui se tenait devant dess enfants et à gauche il y avait un homme en armes. Il portait une lourde cotte de maille avec un haubert bleu sur lequel figurait trois hérons. L'homme brandissait une épée longue et bredouilla :


- N'app... n'approchez pas. Alors que Arkhug faisait un pas de plus, il continua. Si vous faites un pas de plus... je vais devoir … vous tuer. L'homme tremblait comme une feuille et acceptant le défi, il fit un pas de plus. Le chevalier fit tomber son épée et le supplia. Je vous en prie, laissez moi partir et prenez ma famille.

A dire vrai, Arkhug appréciait la situation en voyant cet homme le supplier. Sa femme à coté semblait absolument outrée et le gobelin ne s'attendait à trouver autant de lâcheté ici. Il avait choisi cette maison en espérant trouver un défi et il se trouvait face à un couard tremblant. D'un coup d'épée, il lui balafra le visage sans le tuer et lui coupa les jarrets. Il se réservait cet amusement pour plus tard. S'approchant de la femme et ses enfants, celle-ci semblait par contre déterminée à défendre ses petits. Telle une louve, elle s'apprêtait à défendre ses enfants au péril de sa vie. Brandissant un couteau de cuisine, elle ne s'aventurait pas à attaquer l'orque qui attendait tranquillement en face d'elle. Quelques secondes plus tard, des soudards gobelins envahirent la maison et commencèrent à la piller. Tuant la femme, ils emportèrent les enfants, le mobilier et dépouillèrent même le chevalier de ce qu'il avait de plus précieux : son armure et son épée. La maison vidée, Arkhug sortit d'un pas tranquille et prit une torche qu'il lança sur le toit de chaume. Rapidement le toit prit feu et celui-ci se propagea à toute la maison. A l'intérieur, on entendait les cris du chevalier qui était brûlé vif.

Quelques minutes plus tard, c'était tout le hameau qui s'embrasait pendant que l'on pendait les corps inertes de certains villageois. Le maître-fouet avait le sens de la mise en scène et savait qu'il fallait terroriser les populations locales. Alors que ses petits gobelins amenaient le fruit du pillage, Arkhug partit au devant et, une fois dans les souterrains le plus proche, ils purent faire l'inventaire. Ils avaient récupéré grains, bois, armes, meubles, tissus et esclaves. C'était une nuit qui, en fin de compte, ne rendait pas trop mal et les gobelins retournèrent au fond de leur tanière pour profiter du reste de la nuit...
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Mer 8 Juil 2015 - 23:53
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


Alors que le Soleil brillait haut à la surface, Arkhug était assis dans un vieux fauteuil récupéré dans un précédent pillage. Du coin de l’œil, il regardait une vieille carte de la région. Elle datait au moins de la Guerre de l'Année mais ne disait-on pas que les montagnes ne bougeaient pas ? Le principal avantage des gobelins avaient toujours été les éclaireurs. Les gobelins savaient être plus discrets que les humains, ils pouvaient aussi se déplacer sur comme sous la terre... En plus, les orques étaient généralement lâches et avoir des renseignements efficaces leur permettaient de livrer uniquement les batailles qu'ils étaient sûrs de gagner. Comprenant parfaitement les tenants et aboutissements de cette situation, Arkhug attendait le rapport d'un groupe d'éclaireurs.

Moins d'une heure plus tard, ceux-ci pouvaient faire un compte rendu de leurs observations. Pour le moment, Arkhug cherchait surtout à avoir les emplacements des tours de garde, forts, châteaux et village de la région. Bien entendu il faisait surveiller les proies les plus proches pour préparer leurs expéditions nocturnes. Pour le moment, la stratégie du capitaine était simple : éviter les troupes du grand roi pour ne pas s'attirer ses foudres et se contenter de se « faire la main » sur de menu fretin. Ayant pris congé des éclaireurs, il s'intéressa à la carte. Dans la pénombre des grottes, il voyait déjà ses pions avancer et le Nord brûler sous les coups des gobelins. Ce serait premier pas pour laver son honneur et obtenir sa vengeance.

Lorsque la nuit était tombée, les orques étaient de sortie. Comme à leur habitude, ils se tenaient pour le moment sur une hauteur où il pouvait dominer leur cible. Encore une fois, c'était un petit hameau de même pas dix masures. La tactique était maintenant éculée. D'abord les gobelins avançaient dans la plus grande discrétion puis, une fois assez proches, les ouargues étaient lancées. Prenant de vitesse les villageois, ils brisaient toutes les défenses et laisser aux soudards le temps de venir pour finir le travail.

Là encore les paysans s'étaient regroupés contre la plus grande maison mais, contrairement à la veille, ils étaient en train d'amener une carriole pour renforcer leurs chances mais, malheureusement pour eux, cela ne suffirait pas. Alors que les paysans tentaient de repousser les cavaliers, les ouargues entouraient le groupe. Bien qu'ils tentaient de faire le maximum, les paysans ne pouvaient cacher leur peur face aux gueules des loups géants et aux orques en armes. Peu habiles aux armes, les paysans laissèrent une faille qui fut exploité par Arkhul. Profitant d'un trou dans la carapace de pointes, son ouargue en profita pour planter ses dents dans la tête du pauvre hère. Secouant ce corps sans vie, il créa un trou béant dans la défense arnorienne qui fut exploité facilement. En moins de quelques secondes, les ouargues avaient arrachés les membres et les épées découpaient des têtes.

En moins de cinq minutes, la résistance était brisée et le village en plein pillages. Quelques cavaliers poursuivaient des fuyards mais l'essentiel regroupait les futurs esclaves et récupéraient le maximum de marchandises et biens qui serviraient à l'économie gobeline. Tandis que les soldats et les esclaves emmenaient le butin, Arkhug regroupait les cadavres des paysans dans la maison principale avant de mettre le feu à tout le village. Une nouvelle fois, la nuit avait fait avancer la cause gobeline...


Dernière édition par Evart Praven le Mar 14 Juil 2015 - 9:36, édité 2 fois
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Ven 10 Juil 2015 - 1:11
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~

Aujourd’hui allait être encore un jour glorieux pour les gobelins. Contrairement aux précédents, ils n’allaient pas cette fois-ci s’en prendre à des hameaux isolés mais à une caravane marchande que ses éclaireurs pistaient depuis quelques jours. Celle-ci rentrait des montagnes où elle avait échangé des outils et biens courants contre du minerai et de l’or. Les guettant depuis plusieurs jours, les orques savaient précisément où les prendre. En effet, sur la route qu’empruntait le convoi, une auberge avait été pillée quelques jours plus tôt, ne pouvant faire d’une traite le chemin restant, ils seraient forcés de faire une halte dans la nuit et c’est là qu’ils seraient décimés.

A l’orée du bois, Arkhug observait la situation. Il s’était rapproché avec quelques hommes et préparait sa stratégie. Les marchands s’étaient installés dans une ruine et se barricadaient. Leurs chariots étaient placés de manière à barrer les entrées aux ruines et ils semblaient avoir mis en place des tours de garde. Des mercenaires se tenaient dans ce qui restait de l’étage pour assurer la vigie. Pour une fois, il y aurait au moins un peu de défi… Donnant ses ordres, il chargea un petit gobelin d’aller les transmettre à un de ses lieutenants. Sa tactique était assez simple. Deux groupes de gobelins devaient surgir de chaque coté des ruines, Des archers devaient tuer les sentinelles et faciliter l’attaque. Même avec l’alerte donnée, les soudards orques pouvaient alors aisément escalader. Si tout se passait bien, ils auraient fini en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

A peine deux minutes plus tard, un nuage découvrit une splendide lune aux reflets bleutés. C’était le signal. Moins de deux secondes plus tard, huit flèches fusèrent dans l’air mais, bien qu’ils fussent très proches des ruines, seulement trois atteignirent leurs cibles. Un des gardes était simplement égratigné mais le deuxième était lui sévèrement touché, une flèche s’était fichée dans son poumon droit tandis que l’autre avait atteint son épaule gauche. Arkhug ne lui donnait pas longtemps à vivre mais ce n’était guère important. Ordonnant à ses hommes de charger, une horde d’orques sortirent des fourrés. Malheureusement l’alerte avait été donnée et on entendait les hommes se lever dans la précipitation. De toute façon, les hommes du maître fouet étaient trop nombreux. Alors qu’il avait avec lui près de soixante soudards et qu’une dizaine de cavaliers ouargues se tenaient à proximité, les arnoriens n’alignaient qu’un peu plus de quinze mercenaires pour une dizaine de marchands et cinq chariots.

Alors qu’ils courraient, un gobelin s’effondra à cause d’une flèche tirée par l’une des vigies. Fort heureusement, il avait fallu à peine quelques secondes à Arkhul pour atteindre le petit mur qu’il avait sauté pour se retrouver au beau milieu du campement des marchands. Sortant son épée, il la fit tournoyer dans les airs et faucha facilement deux conducteurs qui n’avaient aucune expérience des armes. Puis il se trouva face à un garde qui brandissait une hache et tenta de le découper. Esquivant sans mal ce premier coup de taille, Arkhul fit un pas en arrière et donna un coup d’épée qui fut paré par le mercenaire. Profitant de l’instant, celui-ci porta à nouveau un coup que l’orque pu parer mais il fut suivi d’une second qui força le maitre-fouet à reculer jusqu’à se plaquer contre une lourde poutre de bois. A dire vrai, il pêchait un peu par excès de confiance, certain qu’il allait gagner ce combat facile, il prenait des risques et se trouvait presque “maîtrisé” par un mercenaire qui lui défendait sa vie. Celui-ci, voyant une ouverture, tenta d’asséner un lourd coup vertical à Arkhul qui l’évita sans grande peine. Tandis que la hache se fichait dans le bois, le mercenaire comprit qu’il venait de se mettre dans une situation difficile. Il était tout contre Arkhul et son arme n’était plus utilisable. D’un coup de poing, l’orque repoussa son adversaire et se fit assez de place pour manier son arme. Suivi par une bonne attaque de taille,  il n’en fallut pas beaucoup pour ouvrir le thorax du soldat qui s’effondra.

Profitant de cet instant, le commandant observa rapidement la situation. D’un coté, ses hommes avaient réussi à dépasser derrière les chariots et portaient le fer avec les humains et à prendre pied à l’étage où ils étrillaient là aussi les gardes en faction qui ne pouvaient couvrir de leurs flèches les autres. Par contre, son lieutenant ne parvenait pas à submerger les chariots de son coté. Chargeant l’ennemi, Arkhul parvint à prendre par surprise un caravanier qui ne l’avait pas vu arrivé et il l'embrocha de son épée. Comprenant qu’il fallait suivre leur chef, quatre autres gobelins attaquaient la barricade qui était maintenant prise en tenaille. Bataillant durement les humains ne purent pas résister bien longtemps. S’ils étaient assez nombreux pour tenir l’un ou l’autre coté, ils perdaient désormais l’avantage.

Donnant un puissant coup d’épée dans la roue d’un des chariots, Arkhul parvint à la briser. N’étant plus soutenu, le chariot s'affaissa et déstabilisa les défenseurs. Sur les six hommes à l’intérieur, deux d’entre eux tombèrent au sol et furent littéralement étripés par les gobelins, celui qui était le plus proche d’Arkhul fut aussi embroché par surprise pendant que les autres, déstabilises, ne purent empêcher la montée des peaux vertes qui les tuèrent assez rapidement. Le combat était définitivement perdu pour les humains.

Tentant une dernière fois de résister au mieux, les hommes restant se regroupèrent dans un des bâtiment en ruine. Il restait tout au plus cinq à six hommes qui allaient vendre chèrement leur peau. Dans une ancienne petite remise, ils tentaient une dernière mesure désespérée mais, malheureusement pour eux, ça ne suffirait pas. Tandis que des flèches gobelines fusaient sur la petite baraque, deux hommes s’effondrèrent. Touché, peut-être morts, ils étaient en tout cas hors d’état de combattre. Certain que c’en était fini des humains, Arkhul chargea dans l’abri. D’un coup de main, il attrapa celle d’un caravanier qui pensait défendre une petite porte de sa lance puis le tira. Profitant du déséquilibre de l’homme, il lui trancha le bras et l'assomma d’un coup de pommeau. Entrant à l’intérieur, un autre caravanier fut prestement exécuté mais il restait tout de même un grand guerrier en armes.

Ce devait être le chef des mercenaires engagés par les marchands. Il portait une lourde cote de maille avec quelques pièces d’armure, un écu solide et une épée longue. Faisant face au capitaine orque, il comprit que cela se réglerait dans un duel singulier. Peu à peu, les soudards gobelins s'engloutiraient autour d’eux pour profiter du spectacle. Enflé d’orgueil et d’ambition, Arkhul allait montrer à tous qu’il n’était pas chef pour rien -encore fallait-il ne pas être tué par l’arnorien-. Celui-ci semblait fatigué et ne se décidait pas à prendre l’initiative d’attaquer le grand orque.  Prenant les devants, Arkhul se lança dans un grand coup de taille qui fut paré par l'humain qui en profita pour répliquer. Le combat dura longtemps et le capitaine mercenaire se battait comme un lion. Sa bravoure l'honorait et lui attirait toute l'estime de l'orque. Cependant ce dernier était trop puissant, trop fort et trop endurant pour lui. La fatigue se faisait sentir et, dans une attaque d'estoc pas trop mal placée, l'arnorien fit une erreur en se laissant découvrir son bras. L'agrippant fermement, Arkhul le tira et en profita pour lui planter sa lame dans le ventre. Pendant que l'homme s'effondrait, le capitaine orque cria :


- C'est fini, vous pouvez aller piller !

En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, tous les gobelins avaient disparu emportant même avec eux les cadavres des défenseurs. Au sol, l'homme haletait. Il était en train de mourir mais était conscient. Se baissant vers lui, le capitaine orque lui parla d'une voix respectueuse mais néanmoins gutturale :

- Vous vous êtes bien battu, sire. Ne vous inquiétez pas, vous aller mourir rapidement.

- Merci.


Joignant le geste à la parole, Arkhul planta sa lame profondément dans l'humain qui décéda instantanément. Évidemment, l'orque lui retira ses armes et son armure mais se permit de lui remettre son haubert. Même s'il n'aimait pas les humains, il avait du respect pour les guerriers. Ne voulant pas qu'il soit déshonoré, il prit une torche et brûla son corps. Puis il sortit de l'abri et constata que les gobelins avaient fait vite. Les corps étaient déjà pendus aux arches et poutres des ruines ainsi qu'aux arbres environnants. Le spectacle était tout simplement macabre, certains corps étaient en morceaux et des gobelins en avaient même profité pour prendre un petit repas. Les pertes dans ses rangs étaient sensibles, à vue d'oeil, il avait perdu entre quinze et vingt soudards, certainement peu expérimentés. Une fois que tout ce qui était possible d'emporter était chargé sur le dos de ses hommes, Arkhul ordonna à tout le monde de rentrer dans la montagne avant que le jour ne se lève...


Dernière édition par Evart Praven le Dim 27 Mar 2016 - 20:38, édité 1 fois
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Mar 4 Aoû 2015 - 22:27
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


A mesure que les jours passaient, Arkhug et ses hommes étaient de plus en plus prêts à combattre les forces du Grand Roi des Hommes mais cela n'était pas suffisant et il se savait encore trop faible. Depuis le dernier raid, ses éclaireurs avaient repris le travail et arpentaient la région pour trouver de nouvelles cibles. Évidemment, à mesure qu'ils se faisaient plus pressants, les hommes désertaient petit à petit la région. Depuis quelques jours, les éclaireurs suivaient de loin une cible tout à fait intéressante. Elle allait être un essai de taille pour ses gobelins. En fait, il s'agissait d'une petite patrouille du Roi des Hommes qui cherchaient désespérément à saisir cette menace insaisissable. De manière amusante, ils allaient les rencontrer mais malheureusement pas à l'occasion qu'ils attendaient...

Pour une fois, ils n'allaient pas les attaquer dans la nuit mais en plein jour alors que l'astre solaire serait au plus haut dans le ciel. De toute façon, les vrais soldats savaient se protéger efficacement la nuit alors que le mouvement les laissaient à découvert. En outre ce serait une excellente occasion pour vérifier la capacité des troupes à combattre dans un élément qui leur était si peu familier : le jour. Assez prévisibles les humains patrouillaient sur une route importante pour rassurer les marchands de passage et les autochtones. Si même ceux sensés garder la route étaient égorgés, est ce qu'on pouvait vraiment avoir confiance dans la capacité du Roi à protéger la région ? Comme à son habitude, Arkhug avait interrogé directement les éclaireurs -il préférait avoir l'information directement à la source- et voyait bien l'organisation de l'unité. L'avant-garde et l'arrière garde étaient assurées par dix hommes chacun commandés par un sergent d'armes. Le capitaine de la compagnie escorté de deux cavaliers légers suivaient l'avant-garde et précédaient le groupe principal qui était lui composé d'une de plus trentaine d'hommes d'armes commandés par un lieutenant et d'une douzaine d'archers dirigés par un maître-archer.

Contrairement aux hommes, les gobelins savaient combien l'information était cruciale pour le mouvement des armées. Avec leur aide, il put déterminer l'emplacement idéal pour une embuscade. C'était une portion de la route bordée par de grands arbres et des taillis, pas loin il y avait aussi des accès aux tunnels sous la montagne. Bref cela semblait être l'endroit parfait. Comme à leurs habitudes, les orques prévoyaient deux fois plus d'hommes que leur adversaire, c'était même devenu une condition sine qua non à l'envoi de troupes. Et maintenant, il était là aux abords de cette fameuse route tout prêt à massacrer la compagnie royale.

Maintenant ils étaient là tapis dans l'ombre de la forêt. Prêts à frapper durement leurs ennemis, ils devinrent silencieux et, malgré leur nombre, ils pouvaient entendre le bruit de la colonne qui approchait. Les ordres du maître fouet étaient clairs. Les premiers tirs devraient impérativement éliminer le commandement des hommes. Privés de leurs chefs, ils auraient plus de mal à organiser la défense et les gobelins pourraient les submerger par une attaque sur chaque flanc. A mesure que la compagnie avançait, les gobelins tachaient de se faire de moins en moins bruyants et de plus en plus immobile. En même temps, Arkhug avait promis torture et mort à celui qui éveillerait les soupçons -ce qui est un puissant stimulant-.

Caché dans les buissons, Arkhug pouvait admirer les troupes du Grand Roi qui avaient, malgré tout, une certaine prestance dans les cottes de mailles et armures de fer que les gobelins étaient bien incapables de forger. Il ne se passa que quelques instants avant que le son sourd d'un cor orque retentit. Le temps que les hommes réagissent, les archers gobelins qui s'étaient perchés en haut des arbres avaient eu le temps de décocher leurs flèches. Disposant de bien plus de guerriers, Arkhug avait pu placer une vingtaine d'archers dans la cime des arbres. Leurs tirs avaient été dévastateurs et avaient tué plusieurs officiers bien que tous ne le soient pas. En fait, ils le seraient bientôt. Lorsqu'on se faisait tirer dessus sans pouvoir répliquer, on avait guère de chance de gagner. Même si les peaux vertes n'étaient pas les meilleurs archers de Terre du Milieu, ils étaient amplement suffisant pour cette tâche.

Alors que les flèches pleuvaient des armes, les hommes tentaient eux de s'organiser. Les boucliers étaient levés pour protéger guerriers et archers des traits gobelins. Bien que cela fusse admirable d'organisation et entraînement, cela fut en partie vain car au second son de cor, des archers dissimulés dans les fourrés se levèrent et criblèrent les flancs de la colonne de leurs traits. Puis ce fut une mêlée inextricable et les orques se jetèrent sur la colonne qui vacillait. Malgré le courage de chacun des hommes du Roi et leur habitude à combattre les gobelins des Montagnes, ils étaient inévitablement perdus.

Dévalant la pente qui le séparait de ses adversaires, Arkhug prit suffisamment d'élégant pour bousculer un soldat qui tomba lourdement au sol. Se sachant suivi par des gobelins plus faibles qui pourraient aisément tuer cette cible au sol, il fit un grand moulinet avec son sabre. Sa lame s'entrechoqua avec celle de son adversaire mais il ne s'avouait pas vaincu. Dégageant son épée, il redonna un coup puissant dans la lame de son adversaire qui ploya sous le choc. Alors qu'un bref espace se dégageait, le lourd poing de l'orc percuta la glote de son adversaire qui eut un rictus de douleur et recula d'un pas. Aussi étonné que choqué, il baissa sa garde une seconde de trop. Le sabre du maître-fouet se faufila dans une interstice de la cuirasse puis s'enfonça facilement dans l'homme qui s'effondra.

Exultant à l'idée de voir une telle victoire, Arkhug eut du mal à sortir son arme du corps inerte de son adversaire. Profitant de le voir temporairement désarmé, un piquier se rua sur lui avec l'espoir de l'embrocher au bout de sa lance mais l'orque n'était pas né de la dernière pluie et il n'eut même aucun mal à dévier la hampe d'un coup de gantelet. Attrapant le bois, il tira suffisamment fort l'arme pour que le jeune homme qui la tenait soit emporté vers lui. Il était maintenant à une distance si réduite que son arme ne lui servait plus à rien mais il ne parvenait pas vraiment à s'en décrocher. Ce devait être une jeune recrue. D'un coup de main, Arkhug parvint à attraper la dague qui pendait à la ceinture de l'arnorien puis un simple coup de genou le mit à terre. Définitivement à sa merci, il prit plaisir à voir la face apeurée du garçon qui vivait ses derniers instants. Ce fut sa propre lame qui lui trancha la gorge et inonda le sol de sang pourpre.

Se retournant, le maître-fouet regardait maintenant ce qui était devenu un champ de bataille. Comme prévu les hommes étaient complètement submergés. Ceux qui n'avaient pu se regrouper n'avaient pas tenus longtemps et, maintenant, il ne restait que quelques ilots de résistance face à la furie des gobelins. Bien que ce fut certainement le plus sage, cette disposition ne fut pas beaucoup plus utile dans la supériorité n'était pas acquise. Les flèches des arbres étaient toujours aussi dévastatrices et créaient des brèches que la piétaille pouvait aisément exploiter.

L'embuscade avait duré tout au plus une quinzaine de minutes. Tout était fini désormais et les gobelins avaient largement triomphé. Leurs pertes étaient minimes alors que toute la compagnie humaine avait péri. Comme à leur habitude, ils pillèrent largement les corps de tout ce qu'ils avaient pu trouver depuis les épées jusqu'au moindre vêtement. Avec le sens du coup d'éclat qui lui était si coutumier, Arkhug ordonna encore une fois une mise en scène macabre. Ainsi ils pendirent les corps émasculés des hommes dont la gorge avait été tranché aux arbres qui bordaient la route. Maintenant qu'ils avaient repris la main, les orques comptaient bien faire régner la peur sur la région...
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Ven 14 Aoû 2015 - 14:47
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~

Maintenant qu'ils avaient véritablement défié les garnisons du Roi dans la région, les gobelins ne pouvaient plus rebrousser chemin et devaient toujours aller plus avant. S'ils voulaient se déplacer librement à travers les plaines, cols et vallées de la région, les gobelins devaient couper les yeux de leurs adversaires et les forcer à rester dans leurs châteaux, villages et forts où ils seraient bien incapables de défendre leurs terres. Déraisonnablement ambitieux, Arkhug avait planifié une attaque simultanée de toutes les tours de guet et d'alerte de la région. Cette mission permettrait surtout d'évaluer la réactivité de ses hommes et leur capacité à agir de concert.

Aujourd'hui, la nuit était très sombre et c'était, de loin, l'idéal pour tenter une telle opération. Comme les tours formaient un réseau assez dense, Arkhug avait décidé qu'il faudrait agir avec minutie. Se chargeant de prendre d'assaut la première tour, les tours avoisinantes devraient être attaquées lorsqu'on verra la première bruler. Ainsi le signal et les massacres se propageraient à la vitesse d'une alerte dans la nuit. Ce plan était parfait. Avant même de pouvoir mobiliser des troupes pour leur porter secours, les capitaines du Grand Roi auraient tout perdu et les orques pourraient désormais continuer leurs massacres en paix.

Évidemment le maître-fouet avait choisi pour lui la plus puissante et dangereuse des tours. Située très au Nord, elle surplombait une grande vallée et avait un rôle primordial pour la région. D'abord elle permettait de donner l'alerte en cas d'attaque des orques pour appeler des renforts. En outre elle assurait à d'éventuels renforts un point de ravitaillement et de repos solide et bienvenu. Enfin elle assurait un rôle politique en montrant aux habitants de la région que le Roi les protégeait. Demain le Roi ne les protégerait plus …

La tactique d'Arkhug était simple. D'un coté des gobelins souples et légers devraient prendre d'assaut le sommet de la tour pour les occuper pendant qu'Arkhug et ses hommes enfonceraient la porte. Une fois maître du rez-de-chaussée, il leur suffirait de mettre le feu à la tour et la regarder brûler. C'est alors qu'un petit sifflement se fit entendre. C'était le signal. Tout à coup, une dizaine de petits gobelins agiles se jetèrent contre les  mus de la tour. Il ne faudrait probablement pas plus de quelques minutes pour se retrouver en haut. C'est à ce moment que la boucherie commença. Evidemment les deux gardes en faction ne comptaient pas se laisser faire et plusieurs guerriers gobelins tombaient depuis le sommet de la tour, mortellement blessés. Tout à coup, un cor retentit. C'était la tour qui donnait l'alerte. Pendant ce temps, les guerriers au sol, plus solidement bâtis, s'étaient déjà élancé avec un belier contre la porte de la maigre tour. Pris par surprise, la petite garnison ne pourrait probablement rien contre la vague qui déferlait sur eux.

Malgré tout, il fallut un peu plus de temps que prévu pour enfoncer cette porte. Cela avait laissé aux hommes du Roi le temps de se préparer un peu mieux. Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, les défenseurs avaient commencé à se barricader. Certains portaient leur armure, d'autres étaient simplement en chemise de nuit mais tous avaient des armes et protégeaient derrière des tables renversés. Le combat fut acharné. Sans porte de sortie, les six soldats vendaient chèrement le peau. En fait, les orques n'arrivaient pas à prendre l'avantage dans cet espace réduit malgré la mort d'un des soldats humains qui avaient eu le malheur de mettre son cou sur le trajet d'une lame gobeline. Entravés par ses trois tables qui bloquaient tout le passage, les orcs se battaient sur un pied d'égalité mais ne parvenaient pas à prendre l'avantage. N'écoutant que sa fougue, Arkhug chargea contre la table et l'emporta dans son élégant
(HRP : c'est fait exprès langue ) en renversant les deux hommes. Derrière lui, deux peaux vertes sautèrent sur l'occasion pour se jeter sur les pauvres malheureux qui furent promptement égorgés.

Comprenant que la situation était désespérée, l'officier humain décréta le repli vers le premier étage. Ils appliquaient une tactique classique pour des hommes mais ce n'étaient pas d'autres hommes qu'on combattait mais bien des orques qui se fichaient éperdument d'une fortification comme celle-ci. Prenant une torche, le grand guerrier gris la plaça dans le feu de la cheminée avant de commencer son œuvre. Tout y passait : rideaux, meubles, plancher, sac de grains... Rapidement c'était l'ensemble du rez-de-chaussée qui flambait puis le feu se propagea. A travers les meurtrières et ouvertures de la tour, les peaux vertes pouvaient voir la propagation du feu étage après étage. Au bout d'un moment, la tour commença à s'effondrer. Maintenant que les poutres ne renforçaient plus la tenue des murs, rien ne l'empêchait de se déformer.

Admirant les décombres brûlants, Arkhug était convaincu que tout se passerait selon ses plans. Plus rien ne pouvait empêcher les orques de détruire les yeux de l'Arnor et de reprendre cette région qui appartenait aux gobelins. Profitant un peu de sa victoire, le maître-fouet regarda au loin. Quelques minutes plus tard, une lumière apparut. C'était ses guerriers qui avaient mis le feu à une autre tout de guet. Tout se passait selon ses plans …
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Dim 16 Aoû 2015 - 22:49
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~

Profitant de la chaleur douillette de son antre, Arkhug était maintenant penché sur une carte de la région. Depuis que les stocks de vivres avaient été reconstitués au détriment des peuples humains de la région, les orques s'étaient maintenant intéressés à des cibles militaires plus dangereuses mais aussi plus importantes. L'opération simultanée contre les tours et postes du Grand Roi n'avait pas été un succès aussi éclatant qu'il l'avait espéré. Certains avaient attaqué avec beaucoup de retard, ne devant leur survie qu'à l'incapacité des forces des Hommes à intervenir rapidement sur beaucoup de lieux différents. Pire encore, certaines tours n'avaient pu être prises. Dans une petite vallée reculée, ses chefs n'avaient même pas pris l'initiative d'attaquer car ils n'avaient pas vu le signal. Bien entendu, Arkhug les avait fait exécuter sur le champ car c'était proprement inadmissible. Certaines autres tours avaient pu repousser les assaillants et s'étaient bien défendues. Les chefs des attaques considérées avaient, eux aussi, soufferts de mesures de rétorsion assez sévères... Malgré ses petites défaites, ce n'était pas très grave, le système d'alerte de l'armée arnorienne était tout simplement dans l'incapacité de fonctionner.

Maintenant que c'était fait, il fallait s'intéresser à des cibles plus importantes. Avant de prendre Beaufort, Arkhug entendait bien se ménager toutes les chances pour accomplir sa mission. D'abord il y avait deux villages à détruire, ceux-ci étaient bien plus importants que ceux qu'ils avaient déjà pris car ils fournissaient une aide précieuse aux forces du Roi. Servant de grenier à blé, d'abri et d'étape pour ses troupes. Les prendre porterait un coup dur pour l'approvisionnement des hommes pendant les prochaines semaines. En plus de ces cibles, Arkhug comptait anéantir deux petits forts qui étaient plus hauts dans les montagnes. Le premier était un solide carré aux murs de pierre avec une petite garnison qui contrôlait un col important pour le commerce et les mouvements de troupes. Assez proche de la cible finale d'Arkhug, il pouvait aisément envoyer des renforts et devait être neutralisé. L'autre fort était plus un campement provisoire. Fait de palissades et de tentes, ils abritait une très grande compagnie qui devait protéger un carrefour très important dans les vallées au Nord mais aussi combattre les incursions orques. Bientôt on verrait qu'il n'était capable ni de l'un, ni de l'autre... A ce moment, ils pourraient assiéger le dernier château et faire tomber toute la région aux mains des orques.

Cependant, malgré ses récentes victoires, le maître-fouet n'était pas si confiant que ça. Ces précédentes victimes étaient souvent des paysans, parfois des guerriers mais jamais protégés par d'épais murs de pierre. Ils manquaient de moyens de siège et, surtout, il lui fallait une sorte de troupes d'élite. Il y avait déjà les monteurs de ouargues qui étaient de valeureux guerriers mais il lui fallait des guerriers aussi habiles à l'épée qu'à l'arc, courageux, fougueux mais aussi discrets et silencieux.  Pour cela il devrait choisir parmi ses meilleurs hommes, en fait, il espérait pouvoir transformer le vingtième de ses  hommes en valeureux guerrier avec une toute petite élite qui pourrait servir à plus que combattre … Avec beaucoup d’entraînement, elle pourrait certainement l'aider à se venger et à assassiner le Roi de Gundabad.

Délaissant ce problème spécifique, le maître-fouet s'intéressa maintenant au reste. On ne lui avait donné aucun troll de guerre et cela manquait énormément. Pour les orques, faire un siège sans troll revenait à battre sans armes. Bien entendu, il ne pouvait rien demander à Baltog qui en aurait certainement profité. Sa seule et unique option était de trouver un allié. En effet, le Roi de Gundabad était loin de contrôler l'ensemble du peuple gobelin aussi bien qu'on pouvait le penser. Si les armées de Gundabad et la citadelle lui était complètement dévoué, si les forteresses comme Gobelinville étaient tenues par des hommes de paille, il restait beaucoup de petits clans gobelins, de groupes de guerriers éparses... qui avaient juré fidélité au roi mais celui-ci ne les contrôlait que de manière très théorique. Il lui fallait maintenant trouver un clan ou quelque chose comme ça qui disposait de suffisamment de trolls pour la guerre d'Arkhug et qui serait susceptibles de les lui donner ou prêter...

Pour les armes de siège, le chef orque savait qu'aucun clan de la région n'avait les moyens de s'en payer et lui-même n'avait qu'une influence limitée au delà. Une des solutions pourrait être d'en voler aux humains mais il n'avait bien entendu aucune idée de l'endroit où il pourrait en trouver. Les orques avaient de grandes compétences pour reconnaître un territoire mais, par contre, leur espionnage était quasiment inexistant, et pour cause, un gobelin pouvait difficilement se promener en Arnor et peu de monde serait prêt à s'allier à eux. En fait ce qu'il fallait à Arkhug était un prisonnier mais pas n'importe quel type de prisonnier . Ses geoles à esclaves en étaient pleines. Il lui fallait un officier du Roi, si possible important, qu'il suffirait de torturer et briser pour obtenir toutes les informations nécessaires. Consultant les rapports des éclaireurs, le maître-fouet constata à son grand regret qu'aucune patrouille importante n'était signalée pour le moment. Ce serait encore quelque chose à remettre plus tard.

Délaissant cet instant de réflexion, l'orque s'attela à donner des ordres. Dans ce peuple, la puissance d'une armée dépendait principalement de la capacité de son chef à la commander. Seuls, les gobelins n'étaient rien de plus qu'un ramassis de petits êtres cruels et idiots incapables de la moindre chose d'envergure. Bien commandés, ils devenaient un peuple craint et dangereux capables de tout raser sur leur passage. Le problème actuel des peaux vertes était sans conteste leur chef suprême, cet incapable de Roi Baltog qui, s'il avait déployé une certaine intelligence pour accéder au trône, était devenu qu'un misérable assoiffé de pouvoir et jaloux de ses privilèges. Incapable de battre les nains, incapable de se frotter aux Hommes d'Arnor, incapable de combattre les elfes... il était complètement discrédité aux yeux d'Arkhug qui n'avait pas hésité à instiller cette idée parmi ses subordonnée. Dans un premier temps, il commanda aux éclaireurs de multiplier leurs reconnaissances et de lui trouver un officier facile à capturer. Puis il s'attela à la création de sa garde d'élite mi-guérrière, mi assassine.

Sous ses ordres, il avait pas moins de six centaines de gobelins à pieds qu'il avait réparti auprès de six de ses subordonnés. Les deux cent hommes restant se répartissaient dans sa garde personnelle, dans les monteurs de ouargues qui représentaient une force formidable et quelques autres fonctions annexes. Pour leur plaire, Arkhug avait fait préparer un vrai festin avec de nombreuses viandes issues de leurs pillages. Bœuf, poules entières, cheval, cochons recouvraient la table. La cuisine orque avait toujours été très simple mais le maître-fouet faisait des efforts pour essayer d'améliorer, ici comme ailleurs, ce peuple rustre. Au cours de leurs attaques, les gobelins avaient capturés nombre de gens et notamment des femmes. Depuis il les forçait à travailler dans les cuisines de la forteresse qui lui servait de repaire. Tandis qu'on mangeait, auparavant, la viande parfois bouillie, souvent rôtie voir même crue, les gobelins -surtout leur chef- découvrait les saveurs des aromates et d'épices trouvées dans les caravanes, des modes de cuisson différents voire même des mets qu'ils ne connaissaient pas. Évidemment, comme il ne voulait pas finir empoisonner, Arkhug avait pris des mesures sévères. On avait choisi uniquement des femmes dont les enfants étaient aussi prisonniers. Si quoique ce soit se passait, les enfants seraient inévitablement massacrés au lieu de vivre, si ce n'est confortablement, à tout le moins moins inconfortablement que les autres. En outre on avait trouvé dans les bagades des humains nombre d'alcools et Arkhug avait fait ouvrir un barrique de vin pour embrumer l'esprit de ses lieutenants et mieux les contrôler en cette soirée difficile.

Maintenant il se tenait là au bout d'une table entouré de ces douze plus fidèles lieutenants. La majorité d'entre eux -surtout ceux commandant l'infanterie- l'avaient suivi dans son exil à la surface. Il y avait aussi quatre capitaines des ouargues qui, eux, vivaient à la surface depuis des années. Évidemment il les avait mis de son coté. C'était de loin les meilleures unités qu'il avait et il leur donnait beaucoup que ce soit à la bataille comme en butin. Enfin il y avait son lieutenant le plus proche qui chapeautait plus ou moins tout le monde et le chef de sa garde. Tandis qu'ils se régalaient de ce fastueux repas, Arkhug se leva et leur déclara :


- Mes frères, si je vous ai réuni ici ce n'est pas seulement pour vous fêter nos nombreuses victoires sur l'ennemi ! A cette parole, il eut comme un frémissement des gobelins qui étaient si excités à l'idée d'avoir défait les Hommes après les temps difficiles qu'ils avaient vécu. Nous allons maintenant leur porter un coup fatal en rasant la forteresse de Beaufort ! A nouveau, une sorte de frissonnement emplit la table mais il y avait aussi de la peur parmi le courage. Beaucoup ne se sentait pas capable de prendre ce fort qui, s'il n'était pas le plus puissant d'Arnor, était tout de même respectable et semblait tout à fait hors de portée des gobelins. Pour cela, nous devons entraîner dur nos hommes, reconstituer nos forces et écraser nos ennemi. Pour le reprendre nous aurons besoin de guerriers furtifs comme des ombres, violents comme des nains, habiles comme des elfes et dangereux comme nous, Chacun d'entre vous me donnera donc quatre hommes parmi les meilleurs que vous ayez. Ils connaîtront l'arc, l'épée, la lance et formeront la plus dangereuse unité à notre disposition...

On pouvait sentir comme un colère sourde dans ses propos. En effet il avait de grande ambition pour ces hommes, pour le peuple gobelin et pour lui-même. Il comptait bien faire d'eux son bras armé pour la reconquête du pouvoir usurpé par Baltog. A ce titre, la compétition était faussée puisqu'il savait déjà à qu'il allait confier cette troupe. Il lui fallait un officier dont la loyauté, l'intelligence, le courage et l'habilité n'étaient plus à démontrer. Ce serait donc le chef de sa garde personnelle. Evidément aucun n'osa broncher et ce fut acquis et puis c'était une bonne occasion pour eux de briller et se démarquer.

De manière étonnante, cela s'était même mieux passé qu'il ne l'aurait imaginé. On aurait pu croire que les chefs orques auraient vitupéré contre cette décision qui les privait de leurs meilleurs guerriers au profit d'un de leurs adversaires mais il en avait été rien. Il avait acepté la décision sans broncher avec peut-être un soupçon de mauvaise grâce mais qui aurait pu les en blâmer. Si Baltog lui avait demandé ne serait-ce que la moitié de ça, l'entrevue aurait été bien plus houleuse.Plutôt content de son affaire, Arkhug se décida donc à finir sa journée en lisant les dernières missives...
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Mer 30 Sep 2015 - 1:21
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


On disait d'un chef orque qu'on pouvait mesurer son talent au nombre de personnes qu'il tuait. A ce jeu là, Arkhug tenait plutôt bien la corde mais il savait bien que le jeu était faussé. Il était infiniment plus simple de massacrer un hameau avec quelques habitants ou une caravane qu'une garnison. Depuis le retour des beaux jours, les orques avaient multiplié les embuscades et les raids mais, à mesure que le temps passait, les choses devenaient plus difficiles. Rapidement les marchands avaient déserté les routes de la région pendant que les villageois des petits hameaux du coin avaient rejoint les villages fortifiés et châteaux de la région, quand ils n'avaient tout simplement pas émigré plus au Sud ou à l'Ouest. Depuis le début, Arkhug avait soigneusement évité de trop attirer l'attention sur les gobelins en évitant soigneusement les forces du Roi des Hommes mais il savait maintenant qu'il était trop engagé pour faire machine arrière. Il devait s'attaquer à de plus grosses proies...

Depuis quelques jours, ses éclaireurs épiaient le village, les allers et venues, la disposition des lieux et ses défenses. Cela avait pris plusieurs jours et Arkhug avait profité de ce temps libre pour entraîner ses hommes. Ils s'étaient un peu aguerri en combattant mais il était loin d'en être sûr. L'attaque de cette nuit allait être un véritable révélateur du niveau de ces troupes. Si elle se passait mal, Arkhug ne pourrait certainement pas prétendre assiéger Beaufort... Il fallait que ça marche. Pour cela il allait mobiliser une grande partie de ses hommes et tous ceux qui étaient disponibles mais il le ferait au dernier moment pour éviter une logistique que Arkhug ne pouvait organiser. Il aurait tout au plus quatre cents guerriers pour prendre le village. En fait, ce que craignait le plus le maître-fouet était les débordements. Il voulait faire le plus prisonniers possibles pour les envoyer comme esclaves dans les cités souterraines des orques de Gundabad.

Le village était assez grand et abritait près de deux cent personnes. Depuis les nombreuses attaques des orcs dans la région, le bourg avait commencé à renforcer ses défenses. D'abord, ils avaient reconstruit la palissade qui commençait à être abîmée, ils y avaient même rajouter des plate-formes pour se défendre et ils avaient même commencé de nouveaux aménagements pour améliorer encore la défense aux moyens de pieux et fossés. Prendre le village était désormais une urgence avant que les défenses du bourg ne soient trop importantes. Pour le moment, il n'avait pas encore d'armes de siège ou de trolls de combat pour cette attaque. Pour prendre le village, Arkhug avait bien préparé son armée avec une grande attention. Il avait organisé quatre groupes d'une centaine de soldats chacun, les trois premiers attaqueraient le village pour attirer à eux les défenseurs puis, le dernier groupe serait mené directement par Arkhug et il devrait prendre le village en attaquant par surprise sur un quatrième point. Pour les assauts, ses hommes avaient du matériel : échelles de fortune, poutres de bois faisant office de béliers, grandes boules d'herbes et fourrages pour approcher les palissades, combler les fossés et se protéger des épieux, grands pavois pour se protéger des flèches et traits.

Alors qu'il faisait nuit noire, les gobelins s'approchaient le plus silencieusement possible du bourg. Ils ne pourraient certainement pas prendre le village par surprise mais il fallait retarder au mieux la mobilisation. Ils devaient être à moins deux cent pas quand le cor sonna. L'alerte était donnée. C'était tardif mais, depuis le début de cette véritable reconquête gobeline, les humains étaient prêts à toute heure et le premier choc fut assez violent. Malgré leur préparation, les gobelins ne parvenaient pas à culbuter la palissade et se battaient durement pour prendre pied mais les hommes avaient une meilleure position, c'était indéniable.

Au bout d'une demi-heure de combats acharnés, Arkhug estima qu'il était plus que temps de mener la quatrième colonne. Évidemment il la dirigerait personnellement. Composée des meilleurs guerriers qu'il avait à sa disposition, elle attaquerait le point le plus faible des défenses. D'abord, les monteurs de ouargues s'approcheraient le plus près possible des palissades, descendraient de leur monture puis poseraient des échelles pour prendre pied de l'autre coté. En moins de cinq minutes, ils auraient une tête de pont. Puis l'infanterie suivrait, passeraient les pieux et se disperserait dans le bourg.

Une fois la machine lancée, il ne fallut pas longtemps aux gobelins pour prendre l'ensemble du village. En tout, il devait avoir perdu le huitième de ses troupes, ce qui n'était pas rien, mais la cible était d'importance. Maintenant que le bourg était pris, ses gobelins organisaient le pillage. Les personnes qui n'étaient pas mortes dans la bataille étaient regroupées dans chaque quartier et les pillages commençaient. Contrairement à l'habitude qui prévalait chez les gobelins, Arkhug organisait un pillage méthodique qui regroupait tous le butin pour le partager équitablement en fonction des mérites de chacun. Tandis qu'il allait voir un des groupes, Arkhug s'arrêta devant une maison de laquelle un gobelin sortait des livres. Les orques n'avaient jamais vraiment aimé le savoir mais Arkhug savait que la connaissance était ce qui manquait au peuple sous la montagne pour reprendre ses terres.

Arrêtant le gobelin, le grand orque s'arrogea de droit l'ensemble du contenu de la maison. Cela ne fut pas sans grognements et menaces au point qu'Arkhug dut lui couper tout simplement la tête. Parfois il était bon de rappeler aux gens simples qui commandait. Prenant un des livres qui traînait dans la boue, le maître-fouet se dirigea vers un groupe d'humains. Il y avait là des femmes, des enfants, des vieillards, quelques hommes mais en majorité des infirmes. Montrant le livre puis la maison, Arkhug demanda d'une voix rauque :


- A qui appartient ce livre et la maison là-bas ? Évidemment personne ne se dénonça, ils avaient tous trop peur. Si vous ne me dites pas qui, je tue tout le monde.

Face à la menace, un vieil homme s'approcha :

- C'est moi. Je suis l'érudit du village.

- Bien, érudit. Tuez tous les autres.
Répondit l'orque en faisant tout de même un geste pour éviter qu'il ne se lance tout de suite dans une joyeuse boucherie.

- Mais, vous aviez dit que vous ne le tueriez pas.

- J'ai dis que je ne vous tuerais pas tous. C'est vrai, vous n'allez pas mourir.

- Pitié, ne le faites pas. Je ferai tout ce que vous voulez.


En fait, c'était exactement ce qu'il voulait entendre. Arkhug avait besoin d'apprendre et de comprendre. Les humains avaient des connaissances plus importantes que les gobelins dans un certain nombre de domaine même s'ils étaient très primitifs dans un grand nombre d'autres domaines. Avec cet érudit et ses livres, le capitaine pourrait apprendre bien des choses et mieux comprendre, donc mieux combattre, les hommes et le Roi des Terres du Nord. En outre, il connaissait maintenant les moyens de pression auquel l'homme était sensible. Il avait de la compassion pour ses prochains et c'était tout à fait pratique pour un être cruel et méchant comme Arkhug.

Pendant ce temps, le pillage du village continuait. Les gobelins, aidés de leurs nouveaux esclaves, vidaient les greniers, les entrepôts, les caves, les greniers pour récupérer vivres et biens ainsi que les meubles et le bois. Puis on passa aux pillages du reste du village. On descellait certains pics de bois, des montants, la chaume des toits... Après cela, l'ensemble du village n'était plus qu'un tas de ruines, cendres et cadavres. Pendant ce temps, les gobelins de Gundabad rentraient ivres de leur tuerie et leurs pillages.
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Dim 27 Mar 2016 - 20:26
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


Lors de la dernière bataille contre les hommes du Grand Roi, Arkhug avait grandement souffert du manque d’armes de siège. Il lui aurait fallu au moins des trolls ou des armes avancées mais celles-ci lui étaient inaccessibles, Gobelinville ou le Mont Gram n’étaient pas prêtes à céder leurs précieux biens pour le moment tandis que Gundabad disait non, évidemment… Depuis lors il essayait de trouver des clans indépendants qui puissent compenser ce cruel manque. Par chance, ses envoyés avaient entendus des bruits sur un petit clan de parias de Gobelinville qui produisait des mécanismes et engins de siège dans les tréfonds de la montagne. Les trouver n’avait pas été facile, après tout, des exilés devaient savoir se montrer discrets.

Maintenant il se tenait droit avec des hommes de main devant la lourde porte qui barrait l’entrée des cavernes du clan. Même pour un gobelin, l’air à ses profondeurs était vicié et difficilement respirable. C’était bien un endroit de parias et exilés. Lentement la lourde pierre circulaire qui barrait l’entrée roula sur le côté. Ingénieux système que celui-là, il permettait aux portes d’avoir la solidité de la roche tout en s’ouvrant très facilement. Les cavernes qu’il découvrit derrière étaient misérables même à l’aune de la société gobeline et les créatures qui s’y trouvaient ne semblaient pas avoir mangé depuis longtemps. Néanmoins, comme on lui avait dit, de bons mécanismes et automates se trouvaient çà et là. C’était donc bon signe.

Lentement, il approcha. Comparé à ces petits gobelins, le grand orque était bien plus imposant et il comptait en profiter. L’un d’entre eux approcha. Il était plus vieux que les autres, plus grand aussi et mieux portant. Il s’était probablement imposé comme le chef de cette bande de loqueteux et semble-t-il, il en profitait grassement. D’une voix grave, il dit :

- Vous vouliez nous voir. Maintenant, partez.

Je suis venu avec un présent. Dévoilant un petit groupe de chevaux dont les gobelins étaient si friands, une sorte de souffle parcourut l’assistance. Visiblement, tous semblaient alléchés. Et je suis venu vous ramener au sommet de la montagne. Encore une fois, une sorte de souffle s’établit, les gobelins présents ici, semblaient envieux.

- Non ! Vous nous avez exilés ici pour nous rappeler. Nous ne ferons rien ! cria le chef.

Visiblement, celui-ci sentait qu’un départ des tréfonds porterait un coup terrible à son autorité sur le groupe. Beaucoup de gobelins mais aussi d’humains préféraient avoir un pouvoir suprême sur peu de gens, ce qui était si grisant, qu’un petit pouvoir insignifiant dans un groupe plus large et un cadre de vie vivable. S’approchant du chef, il sortit son épée qui le décapita d’un coup de taille rapide et précis. C’était de loin le plus simple et la meilleure manière de s’attirer la loyauté des gens qui vivaient ici. Personne n’osait rien dire et Arkhug brisa le silence :

- Vous pouvez y aller.

Sa voix forte porta pendant qu’on libérait les chevaux apeurés qui se mirent à courir. Les gobelins étaient des chasseurs et trouvait un plaisir immense à la traque. Et cela d’autant plus qu’ils raffolaient du gibier qu’ils allaient prendre. Tout était prêt pour leur faire rejoindre les troupes du maitre-fouet. Puis il prenait un malin plaisir à sortir des parias de Gobelinville de leur exil pour leur faire rejoindre l’armée de Gundabad. Tout ce qui pouvait nuire à Baltog et ses relations avec ses subordonnés était déjà une petite victoire pour lui puis s’il ne voulait pas paraître pour le faible qu’il était, il n’aurait d’autre choix que de soutenir cette idée face à son vassal. La curée fut rapide et les chevaux ne firent pas long feu. Tout comme les quelques hommes de mains du petit chef orque qui furent rapidement culbutés sans qu’Arkhug y trouve rien à redire. Tandis que tous étaient maintenant rassasiés, un gobelin plus vieux que les autres s’approcha. Il lui dit :

- Je suis le maitre des artilleurs ici, vous nous avez libérés. Nous travaillerons pour vous.

Il ne fallut pas longtemps aux parias pour amasser toutes leurs hardes, leurs outils et tout ce qui pouvait être utile. Lentement l’imposante troupe remonta vers la surface par le même chemin qu’Arkhug avait pris. Au hasard d’un couloir, ils tombèrent sur un groupe de gardes de Gobelinville qui furent impitoyablement écorchés. Encore une fois, le maitre-fouet laissait faire. On les avait exilés dans les plus immondes profondeurs de la Terre, il méritait bien une petite vengeance. Au terme de cette longue marche, ils comptaient rapidement les mettre au travail, le temps pressait.
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Mar 28 Juin 2016 - 23:54
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


Depuis la venue des artilleurs parmi les troupes d’Arkhug, les choses avançaient bien. Avec le bois qu’il avait récupéré chez les hommes, ils avaient un bon matériau de construction. En attendant, Arkhug travaillait à augmenter encore la force de son armée. Il lui manquait un certain nombre d’hommes avant de pouvoir attaquer la citadelle. D’une côté, le temps lui manquait. Il lui fallait une victoire pour motiver ses hommes et augmenter son prestige. Tout à coup, un éclaireur entra dans la grotte du maitre-fouet, il venait lui faire son rapport. Il mêlait une sorte d’impatience et d’excitation comme s’il avait une grande nouvelle à lui annoncer :

- Nous avons repéré un très important convoi qui se dirige vers la forteresse des Hommes.

- Combien et où sont-ils ?

- Il y a une cinquantaine de cavaliers, autant de guerriers en armes ainsi que des charriots, très nombreux. Ils n’ont pas encore monté les contreforts, ils seront là-bas d’ici quatre à cinq jours.

Cherchant dans l’un de ses coffres, Arkhug en sorti une corne. Elle était finement ouvragée avec des motifs d’argent sur l’ivoire. Son lieutenant ne semblait pas vraiment comprendre où il voulait en venir. Le commandant l’éclaira :

- Nous allons les piéger. Ceci est une corne de l’armée des Hommes. A une journée de la forteresse, il y a un croisement qui mène à un petit col et une vallée. Lorsqu’ils arriveront là, nous sonnerons le cor de ralliement en les appelant à l’aide. Cela devrait au moins détacher leurs cavaliers du reste du convoi. Je ne les imagine abandonner leurs compagnons d’armes à nos lames. Là, un piège habilement mené culbutera leurs hommes à cheval tandis qu’une embuscade s’occupera du reste du convoi.

- Mais le convoi sera alerté de notre présence, non ?

- Oui mais cela ne change rien. Ils sont déjà sur leurs gardes et de toute façon, ils n’auront pas le choix. Ils ne peuvent pas prendre le risque d’attendre dans ce croisement, il leur faudra regagner au plus vite la forteresse et les environs ne permettent pas d’établir un camp facilement pour autant de personnes. Ils seront obligés de continuer en longue colonne. Les Hommes ont tort de croire qu’ils peuvent contrôler cette région depuis la surface, la montagne n’est pas faite pour eux.


- Que faut-il faire ?

- Fais préparer des pieux, la petite vallée où nous attendrons les cavaliers est boueuse. Il sera facile d’y cacher des trous de loup.  Il faut aussi préparer des caches à proximité du passage pour les surprendre le plus vite possible. Lorsqu’ils se sauront piéger, ils voudront dégager au plus vite. Pour les empêcher de refluer, vois si forgerons peuvent préparer des pieds de corbeaux, une fois la compagnie des Hommes passées, il faudra les placer sur le  chemin. Fais aussi préparer des piques.


- Très bien, j’y vais.

- J’oubliais, il faut le plus de de prisonniers possibles, surtout sur le convoi.

- Vous voulez des esclaves ?

- Non, nous les mutilerons et les laisserons partir vers la forteresse. Plus ils auront de bouches à nourrir et moins de bras pour combattre, plus nous aurons l’avantage. Puis voir ses amis blessés, ou pire devoir les abandonner, sera un rude coup au moral des hommes. Puis est ce que le prochain appel à l’aide sera un piège ou pas ? Faut-il prendre le risque de venir en aide à ceux qu’on pense être ses amis ? Faut-il prendre le risque de se retrouver seul face à nous ? Sans espoir pour une quelconque aide ?

- Bien, commandant.


S’éclipsant, il laissa Arkhug seul devant sa carte. Si elles représentaient assez bien les chemins des hommes et les positions des grottes dans la région ainsi que les hameaux et forets, les cartes n’indiquaient rien du relief, des pentes et les distances étaient dès plus grossières. Pour bien préparer ses embuscades, le maitre fouet devait faire totalement confiance dans sa mémoire ou celle de ses lieutenants ainsi que dans les rapports les plus précis possibles des éclaireurs. En fait, il était même convaincu que c’était pour ces raisons qu’ils n’avaient jamais pu aller plus loin que les montagnes, pour bien commander, ils avaient besoins de bons généraux –ce qui n’était pas courant chez eux- et ceux-ci avaient besoin de bonnes connaissances du terrain. Sitôt dans la plaine, cette ignorance se faisait cruellement sentir. Plaçant vaguement des pions où c’était nécessaire, il préparait son plan de bataille, divisait ses forces…
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Evart Praven
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~ GRIMOIRE ~
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Lun 31 Oct 2016 - 22:19
~ Arkhug, Fils de Khordul du clan Ogdum ~


Depuis la venue d’Arkhug, la région n’était plus sure pour les troupes du Roi des Hommes. La dernière bataille avait été sanglante et l’armée humaine durement éprouvée. Le convoi avait été largement pillé et ses gobelins avaient fait un festin des grands chevaux des Hommes pendant que les guerriers rentraient jusqu’à leur forteresse non sans qu’ils aient été mutilés. On avait coupé l’index et le majeur des archers, le pouce des piquiers parfois même un pied ou une main. La forteresse d’Arnor était maintenant pleine d’hommes qui ne lui servaient plus à rien et vide du ravitaillement qui lui était pourtant essentiel. Le haut château de tarderait pas à tomber entre ses mains mais il lui fallait encore un peu de temps. Pour le moment aucun convoi ne parvenait à passer les embuscades orques et la faim devait probablement se faire sentir à Beaufort. Avec un peu de chance, il n’aurait même pas à combattre pour la reprendre.

Quittant son antre, Arkhug se rendit jusqu’aux ateliers. Les petits gobelins des profondeurs s’affairaient sur de grandes machines de guerre. Malheureusement pour lui, aucun d’entre eux ne connaissaient le secret des grandes boules de feu de Goblinville alors il devrait probablement se contenter de catapultes et balistes. S’il n’avait aucun troll de guerre, ses guerriers d’élite commençaient à mériter leur nom. Il les faisait s’entrainer le plus possible et en échange les exempter de toutes les tâches ingrates qui revenaient sur ses petits gobelins. Ses hommes devaient être prêts, il ne lui restait que peu de temps avant l’ultimatum que lui avait imposé Baltog.

En attendant le moment opportun, il étudiait le plan que ses éclaireurs avaient dressé de la forteresse de Beaufort. Même pour un gobelin, il était difficile à lire sans l’aide des éclaireurs. Le château était blotti contre une falaise sur un cours d’eau et de grandes cascades. Le donjon était accroché sur éperon rocheux et il donnait sur une haute cour et une basse-cour. Le siège promettait d’être long et il faudrait s’y préparer soigneusement. Malgré leur structure clanique et leur manque d’organisation, les gobelins savaient mener des sièges étonnamment efficaces. Ils étaient passés maîtres dans l’art de construire des machines de guerre, ils pouvaient escalader à peu près n’importe quoi et ils s’y connaissaient en pièges et fortifications de fortune.

Carte du château de Beaufort:
 

Dans un premier temps, il leur faudrait construire une double rangée de palissades et pièges pour empêcher toute sortie des humains et toute arrivée de renforts. Même s’il enverrait un grand nombre de gobelins en maraude et si nombre de clans s’étaient remis à la surface, Arkhug préférait ne prendre aucun risque. De là, les machines de guerre gobelines n’auraient plus qu’à bombarder nuit et jour les hommes et leur grande forteresse. Normalement la basse-cour devait tomber rapidement car elle semblait bien moins protégée. Ce ne serait alors plus qu’une question de temps avant que le château tombe. De manière amusante, malgré toute l’eau qu’il y avait à proximité, Arkhug avait appris en interrogeant un prisonnier que la forteresse n’avait aucun puit mais seulement des citernes qui filtraient l’eau de pluie. L’idéal serait donc de parvenir à empoisonner les réserves d’eau pour achever ce siège en quelques jours. Alors qu’il préparait son plan de bataille, un de ses lieutenants entra dans son antre :

- Quelqu’un est là pour vous voir.

- Qui ?
répondit-il alors qu’un orque rentrait.

- Je suis Olokh, fils de Shosokh de du clan Dumul. Je suis venu vous faire une proposition.

- Je vous écoute.


Les Dumul étaient un puissant clan de la région, leur soutien pourrait être une excellente affaire pour les plans d’Arkhug. Il écouterait donc consciencieusement la proposition d’Olokh. C’était le fils du vieux chef du clan, ce qui lui donnait une position encore plus intéressante. Celui-ci était assez grand mais aussi difforme, même aux normes gobelines. Son dos était courbé et une grosse malformation empêchait son bras droit de se lever. Il était probablement incapable de combattre à l’épée ou même de chevaucher.

- Je viens mettre mon clan à votre service.

- Votre père veut me jurer allégeance ?

- Non mais si vous m’aidez à me débarrasser de lui et mon frère, je le ferai. Mon père a été un grand guerrier mais il n’est plus que l’ombre de lui-même, ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un de mon clan ne prenne le pouvoir. Mon frère est un incapable. Il a une force physique hors du commun mais c’est un idiot. Notre clan sera perdu en quelques heures avec lui.

- Si vous êtes si intelligent, vous devez avoir une idée ?

- Demandez nous une entrevue. Tendez une embuscade de laquelle seule moi et mes hommes sortirons en vie. Nous ramènerons alors leurs cadavres ainsi que des prisonniers du clan Korok qui sont nos ennemis. Je n’aurais alors plus qu’à prendre le pouvoir.

- Je vais y réfléchir.

Chez les orques, réfléchir avant d’agir n’était certainement pas une chose habituelle. Cependant il ne pouvait pas se mettre en mauvaise posture pour le moment. Il était pressé, la proposition était intéressante mais s’il échouait, ou pire si c’était un piège, il tomberait. Baltog était fourbe et il aurait très bien promettre à Olokh le poste de son père en échange d’un moyen d’éliminer facilement le maitre-fouet. Il lui faudrait bien se renseigner sur le clan Dumul, savoir quelles sont les factions en présence… Laissant l’orque difforme, Arkhug partit inspecter l’activité des artilleurs.
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