Les dettes se payent avec les intérêts

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Aelyn
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Mar 1 Déc 2015 - 23:23


Le soleil commençait à bien décliner à l’horizon et ses rayons ne pénétraient plus qu’à peine dans la petite boutique surchargée de Sandatt, formant de grands traits jaunes entre les rayonnages des étagères. La devanture verte à la peinture écaillée affichait un petit écriteau indiquait que les lieux étaient fermés. A l’intérieur, l’atmosphère était tendue. Le prêteur sur gages papillonnait d’un bout à l’autre de son établissement, une feuille à la main, donnant l’illusion, de l’extérieur, de faire son inventaire. Mais en réalité, le vendeur à l’air morne avait une discussion houleuse avec un autre individu dissimulé dans l’ombre. La voix de celui-ci, aux accents de croque-mort, résonnait dans la pièce comme un mauvais présage.

« - Tu n’es qu’un imbécile, Sandatt ! Tu as vraiment cru qu’un vagabond et une hobbite seraient capables de faire mon travail ? » gronda l’homme dans l’obscurité.

Sandatt serra les dents et siffla.

- Je n’avais rien à risquer à essayer. Ivar nous cause des soucis depuis plusieurs mois maintenant, c’était une bonne occasion que le vieux Tyr nous offrait, un moyen de se débarrasser de ce cafard sans nous impliquer…
« - Ce n’était pas à toi d’en décider ! Tu devrais apprendre à rester à ta place Sandatt, je n’aime pas qu’on marche sur mes plates bandes. Sans compter que tu as pris des décisions sans t’en référer à Elle. »
- Qu’est-ce que tu crois ? Elle était d’accord pour mon plan. Sathie ne serait jamais allée au rendez-vous si cela avait été contre Sa volonté.
« - Certes… mais ne crois pas qu’Elle ait apprécié ton initiative. »
- Elle l’aurait appréciée si ça avait marché,
répliqua amèrement Sandatt en continuant de noter le nombre de services en argent dans le rayon.
« - Sans doute, mais ça n’a pas marché. Et c’est pourquoi on en est là. Je sais qu’Elle te fait confiance pour certaines affaires de tes compétences, mais à l’avenir, laisse-moi faire mon travail, au pire refile-le à ce lourdaud de Kett, mais n’en charge pas le premier mendiant venu. C’est de l’amateurisme. Mauvais pour notre image. »
- Comment veux-tu que quiconque fasse le lien ?
soupira de nouveau le prêteur sur gages d’une voix égale.
« - Tout fini par se savoir. Tout ! »

Le débat aurait encore pu être long si, au même moment, la petite clochette de la porte d’entrée n’avait pas raisonnée dans la boutique. Aranmorë était là. L’homme dans l’ombre se tut aussitôt alors que le propriétaire des lieux fit face à l’arrivant, posant son paquet de feuilles dans un recoin d’étagère.

- Vous voilà donc. Je commençais à craindre que Sathie n’ait pas transmis mon message.

Pourtant aucune émotion de la sorte ne transparaissait dans le ton utilisé. Les yeux sans étincelle de Sandatt fixèrent sans ciller le jeune homme jusqu’à ce que celui-ci s’en sente mal à l’aise.

- J’ai appris que vous avez réussi à récupérer ce que vous cherchiez grâce à mes informations et ma guide. Malheureusement, j’ai été peiné d’apprendre que vous n’avez pas respecté votre part du contrat.

Bien que la voix de l’homme semblait particulièrement neutre, l’arrivant pouvait y déceler une petite pointe d’agacement et de déception.

« - Assez joué, Sandatt ! » grogna soudain la voix glaciale cachée dans la pénombre, derrière le bureau du propriétaire des lieux.

Ce dernier se tendit visiblement sous l’ordre sec.
Jusque là rendu totalement invisible par la luminosité rase qui créait des ombres opaques dans la pièce et par son silence total, l’homme caché claqua des doigts. On entendit le craquement distinct d’un briquet et la lumière fut, dévoilant deux hommes derrière le bureau.


     


Le plus remarquable était celui qui était affalé dans le siège de Sandatt, les jambes écartés, les coudes reposants sur les accoudoirs, la tête supportée par un bras, le visage fermé, à l’image d’un seigneur sur son trône, ployant sous la nonchalance et l’ennui. A l’exception du fait que la simple vue de cet homme sembla refroidir la pièce de plusieurs degrés. L’atmosphère se chargea d’une tension aussi soudaine qu’effrayante. Cet homme-là dégageait une aura malsaine que ses yeux de prédateur, enfoncés dans leurs orbites, accentuaient plus encore. La façon dont il jaugeait le nouvel arrivant faisait froid dans le dos.
A ses côtés, debout en retrait, se tenait celui qui avait allumé la lampe. Un homme de taille moyenne, assez fin et aux courts cheveux d’un roux flamboyant. Lui au contraire semblait bien peu intéressé par Aranmorë et ne le regarda pas au-delà d’un rapide coup d’œil en coin.

Il y eut un moment de battement. Puis rapidement, Sandatt reprit ses esprits. Il tira tous les rideaux de la boutique. Chaque fenêtre était maintenant obturée d’épais pans de tissus noirs qui ne laissaient filtrer qu’une lumière diffuse dans la ruelle. L’autre homme, quant à lui, n’avait pas lâché Aranmorë du regard.

« - Bien, tu dois être le responsable du fiasco d’hier, j’imagine. » lança-t-il dédaigneux. « Il va sans dire que j’attends des explications sur ce qui s’est passé chez Ivar et la réponse à intérêt de me convenir… »
- Sauer !
protesta Sandatt en se plaçant entre le vagabond et l’autre homme qui n’avait pas bougé de sa chaise.

Sauer… Ce nom résonna dans la tête d’Aranmorë, écho d’un souvenir de la veille et de la réaction particulière des hommes d’Ivar aux sons de ce nom. Il pouvait comprendre que l’homme qui se tenait devant lui était craint et surtout… surtout dangereux. Très dangereux. Et il s’impatientait.
Le dénommé Sauer jeta un bref regard à Sandatt qui battit immédiatement en retraite, libérant le passage entre son invité et l’autre homme.

« - J’attends. » insista de nouveau le sinistre personnage en direction d’Aranmorë.



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Lun 21 Déc 2015 - 16:10
Aranmorë passa une nuit agité. Sa rencontre avec Sathie et l'annonce du rendez-vous l'empêchèrent de trouver le sommeil... En effet, son manque de courage et son échec avaient visiblement engendré "quelques désagréments notable" qui lui retombaient maintenant dessus... À son réveil, il se paya un petit déjeuner simple mais consistant, qu'il ne finit pas réellement, comme si une boule au ventre l'empêchait d'avaler quoi que ce soit ! En goûtant aux premiers rayons du soleil pour se dirigeait vers la sortie de ce quartier et visitait un peu cette grande ville qui ne lui était absolument pas familière, une idée lui traversa l'esprit...


" Je n'ai qu'à partir. Me réfugier dans un endroit reculé comme le comté... Ou des montagnes naines. Fuir Minas Tirith quelques jours après son arrivée ne serait pas glorieux, mais qu'importe..."


Tout dans sa réflexion, il avançait machinalement, déambulant dans les rues presque désertes, le jour venant juste à poindre. Il ne fit pas attention, et se balada en ville durant la majeure partie de la journée. Il fit quelques magasins, étudia les lieues importantes de cette ville, non sans regarder toujours le ciel, afin de ne pas être en retard. Lorsque l'heure du déjeuner approchait, il repensa à ses idées de fuite, et les abandonna, ne voulant pas faire plus preuve de lâcheté. Aussi il continua à déambuler, s'imprégnant de l'esprit de la cité. Il fit quelque rencontre étrange, des enfants courant, des marchands tout sourire, des gardes naïfs...

"Comment ces gens peuvent-ils ignorer toutes les affaires louches qui se tramaient dans l'ombre de ces grandes rues..."


Il aperçut un semblant de chemin qui pourrait le conduire jusqu'au palais, mais il comprit qu'il était maintenant l'heure de faire le chemin inverse.
Contre toute attente il arriva en avance devant le magasin, et attendit quelques minutes devant, hésitant à rentrer, cette douleur au ventre étant réapparue. Il attendit encore un peu, examinant le panneau indiquant la fermeture du magasins. En se penchant un peu, il ne vit que Sandatt dans l'échoppe, et en profita donc pour rentrer.


En poussant la porte, il fut tout d'abord surpris de trouver deux autres hommes, il allait se présenter et s'éclaircir la gorge lorsque son regard croisât celui de l'homme assis, sa gorge se bloquât, et il faillit tomber, tant la présence de cet homme dégageait une aura malsaine, il tenta de fuir son regard, mais partout où il posait les yeux, il sentait la présence de cet homme qui l'épiait sans relâche. C'est alors qu'il posa les yeux sur l'homme roux, totalement indifférent à ce qui se tramait autour de lui.

Durant les échanges entre les deux hommes, Aranmorë était perdu dans ces pensées, se demandant encore comment il avait pu atterrir, lui, simple vagabond, dans fête échoppée à ce moment très précise.

"Sauer !"
Ce ne fut que la brutale intervention de Sandatt qui le "rappela à l'ordre" et qui le fit revenir. Il se souvenait vaguement de ce "Saur" mais pas davantage... Et à dire vrai, il n'était pas occupé à se demander comment et pourquoi il le connaissait, car ce dernier prit la parole d'une façon distincte et claire :

"J'attends."

Malgré son moment d'inattention, Aranmorë comprit vite de quoi il était question, et il prit la parole, oubliant le regard de l'homme et son insistance.

"Une explication ? Très bien... Vous avez demandé à un vagabond sachant à peine tenir son épée et à une Hobbite ayant passé plus de temps dans une bibliothèque qu'a l'air libre de se de débarrasser d'un trafiquant d'herbe à pipe des plus puissant, entouré d'une dizaine de mercenaire entraîné... Certes cela ne me sert pas d'excuse, et c'est pourquoi je reviens m'adresser à Sandatt afin d'éponger ma..."

Aranmorë se stoppa soudain, comme si le déclic dans son cerveau s'était enfin produit. Il venait de se rendre compte face à qui il se trouvait. C'était ce même Sauer qu'avaient évoqué les mercenaires dans la cave d'Ivar. Ce même Sauer qui inspirait crainte à deux mercenaires qu'il n'avait même pas pu combattre. Il baissa machinalement la tonalité de sa voix, comme pour paraître moins agressif, bien que cela ait plutôt l'effet inverse, on aurait dit qu'il perdait toute confiance en lui, (ce qui était aussi le cas, évidemment)...

"... ma dette" conclu t-il, la gorge nouée, avant d'ajouter en se tournant vers Sandatt.
"Aussi, j'attends de nouvelle "instructions", afin de me rattraper. Vous savez maintenant de quoi je suis incapable, alors je vous conseille de me demander quelque chose de plus... "Dans mes cordes" !"

Oubliant la présence de Sauer et de l'homme roux, il regardait avec insistance Sandatt, sans se soucier des deux autres, espérant profondément qu'ils ne parleraient plus, et que le seul dialogue aura lieu entre Sandatt et lui.
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Mar 29 Déc 2015 - 23:24
           


Sauer écouta l’explication d’Aranmorë sans un mot, le fixant sans ciller ou bouger la moindre phalange. Son visage n’affichait aucune expression qui aurait pu aiguiller le jeune homme sur la portée de ses paroles, ni si c’était finalement la bonne chose à dire. A côté du vagabond, Sandatt semblait mal à l’aise, son visage toujours morne mais sa main droite, la plus proche de l’étranger, était agitée de tics nerveux et, en guise d’indicateur, ce n’était pas bon signe.
Et quand finalement, Aranmorë se tourna directement vers lui en ignorant totalement le duo derrière le bureau, Sandatt fronça imperceptiblement les sourcils. Soit ce gamin avait un cran monstre, soit il n’avait aucun instinct de survie. Tourner le dos à Sauer c’était tourner le dos à un fauve. Le prêteur sur gage commençait à vraiment regretter d’avoir engager ce gamin pour le job. Pas que ça l’aurait déranger de voir Sauer le mettre en pièce, quoique si, surtout s’il fallait faire le ménage derrière… Mais cet étranger avait montré qu’il avait un certain… potentiel pour retrouver la gourde. Sathie l’avait d’ailleurs décrit comme agaçant, complètement banal mais avec de la ressource pour un paumé. Ce qui était déjà une sorte de vague compliment de la part de la messagère irrévérencieuse. Au fond, il avait de la peine pour le gamin de devoir faire face à un type comme Sauer. Il aurait préférer régler ça lui-même, donner à Aranmorë une tâche pas trop compliquée à effectuer en payement et s’en débarrasser au plus vite pour n’en plus reparler. Mais Sauer s’était présenté avec son âme damnée à sa porte, furieux et il n’avait plus eu qu’à se plier à la volonté du psychopathe.

Lorsqu’enfin Aranmorë ne dit plus un mot, le visage du plus dangereux des hommes de la pièce s’étira en un sourire froid qui n’avait rien à voir avec une quelconque démonstration de joie. C’était celui d’un amusement cruel, un sourire de prédateur. Celui du loup qui a acculé sa proie, tremblante devant lui, et qui n’a plus qu’à la cueillir. Il se leva sans un bruit et arriva vers les deux autres hommes avec une vitesse et une grâce qui n’avait rien à envier ni aux fauves ni aux serpents.
Il ne se tenait plus qu’à quelques dizaines de centimètres du vagabond. C’était comme sentir le souffle de la Mort elle-même sur son visage quand les yeux sombres se plantèrent sur le visage du jeune homme.

« - Un trafiquant des plus puissants, hein ?... Quel âge es-tu donc pour être naïf à ce point ? »

Les mots sifflaient entre les dents de Sauer, certains sons râpaient, d’autres glissaient, tous vibraient gravement dans sa poitrine, donnant à l’ensemble de ses paroles une mélodie aussi doucereuse que désagréable.

« - Ivar n’est qu’un petit, tout petit cafard. Un insecte insignifiant, entouré d’une poignée de lourdauds mal dégrossis et guère plus intelligents que des pourceaux, la plupart du temps trop ivres pour trouver seuls le laçage de leurs pantalons. Leurs têtes sont aussi vides que leurs bras sont lourds. Je pourrais lancer Jacob à leurs trousses d’un mot et le regarder tous les mettre en pièces sans même avoir besoin d’intervenir. N’est-ce pas, Jacob ? »

Il se trouva vers le rouquin qui, les yeux toujours braqués sur lui, acquiesça en souriant discrètement, mais presque fièrement.

« - Mais voilà, c’est bien des idées de Sandatt d’envoyer un gamin qui a encore du lait derrière les oreilles s’occuper d’un gars comme lui. »

Le prêteur sur gage grogna mais ne protesta pas. Sauer continua à tourner lentement autour du vagabond, avançant d’un pas chaque fois que celui-ci en faisait un en arrière, ne laissant jamais s’agrandir le faible écart qui les séparait.

« - Alors dis-moi Vagabond, qu’est-ce qui est "dans tes cordes" ? Qu’est-ce que tu sais faire ? Ou, éventuellement, qu’est-ce que tu peux faire sans le louper lamentablement ? »

Sandatt lança un regard désapprobateur à Sauer sans que celui-ci en paraisse le moins du monde affecté.

- Au pire, on pourrait l’utiliser comme appât pour chasser les rats ? proposa le rouquin d’un ton bien trop léger pour une proposition si sérieusement exposée.

Il avait une voix claire, presque agréable, surtout en comparaison de ses deux compères dont l’une était morne et l’autre sinistre. Se disant, il afficha un sourire qui laissa entrevoir toutes ses dents. C’était la première fois qu’il ouvrait la bouche depuis le début de cette entrevue et, encore une fois, il ne prêtait aucune attention au principal intéressé, se concentrant entièrement sur Sauer. Il avait cet éclat dans les yeux qu’avaient les chiens en quête de l’approbation de leurs maîtres. Ce dernier lui adressa un petit sourire en coin, fit mine de considérer l’idée et échangea un autre coup d’œil vers le rouquin. Un échange de regards et toute l’attention se redirigea vers Aranmorë.
Sandatt frissonna à la simple idée de l’argument du bras droit de Sauer ne gagne la faveur de l’homme en question. Il se mordilla la lèvre avant de reprendre contenance et faire un pas entre le fauve et sa proie.

« - Ecoutes Sauer, ce n’est pas à moi de te dire ce que tu dois faire de tes affaires mais… je suis sûr qu’il nous rendra de meilleurs services s’il n’est pas découpé en morceaux. »
« - Je conçois que faire mieux que son tour de force d’hier, ça ne devra pas être bien compliqué, ricana méchamment Sauer. Mais tu as raison sur un point Sandatt, ce sans-le-sou a bien trop de dettes envers nous pour nous rembourser au kilo de viande. Qu’en penses-tu… Aranmorë – c’est bien ça ? –. Serais-tu capable d’accomplir quelques missions pour notre ami, ici présent, sans les rater lamentablement ? Et ce, sans chercher à aller pleurer dans les jupes de la Garde ? »

La dernière question était posée, presque chantonnée, si lourde de menace, qu’elle sembla peser sur la pièce alors que plusieurs minutes s’étaient déjà écoulée.



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Jeu 21 Jan 2016 - 21:14
Mais dans quelle panade me suis-je fichu !

Se répétait Aranmorë en voyant le dialogue continuer sans lui... Il avait la mauvaise impression de voir d'autres personnes décider de son destin, sans qu'il ne puissent rien faire. En effet, il ne prit pas la parole, si ce n'est pour émettre quelque bafouille ment imperceptible lorsque ses bourreaux parlait de le transformer en sac de viandes, mais la présence et l'aura de ces "employeurs" l'empêchais d'êtres tranquille et de répondre quoi que ce soit. Il n'avait qu'à voir leur sourire et leur regard pour comprendre de quoi ils étaient capable...

Rien a voir avec Sandatt, qui semblait vouloir aider un minimum Aranmorë... Comme s'il pouvait défendre une proie face a deux prédateurs affamés... Ce ne fut que lorsqu'il compris qu'il n'aurais aucune chance, quelle que soit la mission, et que ce ne serais Ue le début d'une longue série d'échec et d'excuse  que l'idée qui lui avait traversé l'esprit refit surface...  Il secoua la tête, comme si cela pouvait effacer cette pensée de sa tête...

"Non... Je ne peux pas... Je ne peux pas passer ma vie ainsi..."
Se dit-il a lui même, avant qu'une petite voix dans sa tête ne lui répondent
"Pourquoi ?" Il releva la tête et son regard croisa celui de Sauer, alors qu'il posait cette question :

« - Je conçois que faire mieux que son tour de force d’hier, ça ne devra pas être bien compliqué."
Dit Sauer en maintenant une vision périphérique, même si Aranmorë savait que cela lui était personnellement adressé...

"Mais tu as raison sur un point Sandatt, ce sans-le-sou a bien trop de dettes envers nous pour nous rembourser au kilo de viande. Qu’en penses-tu… Aranmorë – c’est bien ça ? –. Serais-tu capable d’accomplir quelques missions pour notre ami, ici présent, sans les rater lamentablement ? Et ce, sans chercher à aller pleurer dans les jupes de la Garde ? »

Le silence qui suivit chargea l'air ambiant de la pièce d'une aura à la fois mystérieuse et malsaine. Sauer fixait Aranmorë, attendant des réponses, d'abord celle de la question qu'il lui avait posé, mais aussi celles qu'il sous entendait...

"Que voulait dire ce regard, vagabond insignifiant !"
"Pourquoi te rapproche tu de cette étagères remplies de vaisselles ?"

Ou encore "Comment ose tu ne pas me répondre ?!"

Aranmorë s'était en effet décalé de quelque mètres sur la droites, afin que la pile d'assiettes qu'il avait remarqué soit à sa portée. Puis il prit une grande inspiration et ferma les yeux. Il tenta de ce concentrer. Durant ces quelque seconde, il se servit du calme ambiant pour se poser quelque question à soi même...

"N'avais tu pas promis à Toldarr, un soir d'été, d'écrire ton propre Atlas du monde ou l'on vit ? Tu a vu la Cité Blanche, tu peux maintenant en partir ! N'as tu jamais rêvé de voir les étendus du Gondor, la sombre forêts noir, la montagne solitaire ou encore les maisons simple des elfes ? Et tout ça serait compromis a cause d'une bête affaire dont tu n'es que "peu responsable"..."

Son regard s'assombrit et il soupira. Il releva la tête et vit Sauer qui s'apprêter à lui reposer la question, puis il passa à l'action.

Il saisit la pile d'assiettes la plus proche et l'envoya valser en direction de Sauer et de son associé, avant de se ruer vers la porte de l'échoppe et criant :

"Allez au diable !"

Il poussa alors la porte faisant voler l'écriteau "Fermée" au passage, et ce en attirant évidemment des regards de passants sur lui...

Et il s'élança à travers les ruelles... Essayant au mieux de s'éloigner de l'échoppe de Sandatt, tournant tour à tour à droite, et à gauche, en essayant de rejoindre le plus rapidement un endroit "sûr"... Ayant à peu près mémoriser les positions des ruelles, il arriva vite à une échoppe qu'il avait repéré car elle se trouvait presque en face de la porte de la ville, où il espérait pouvoir acheter de quoi survivre dans la Terre du Milieu, mais qui s'avérait être fermé à cause de l'heure tardive...


Il passa donc la grande porte et se retrouva dehors, parmis la petite foule qui tentait de rentrer. Il y vi des travailleurs, des paysans, des chasseurs et des vagabond. Il dénota un groupe, qui, se pressant tôt excité, répétait...

"La Cité Blanche ! Je suis à la Cité Blanche !"

Aranmorë le regarda et cru se retrouver à son arrivé...

Il marcha ainsi une demi heure, avant d'arriver à une semi clairière isolée où il s'allongea, tranquille et presque totalement serein.

Il se réveilla dans une sombre cave, les pieds et poings liés, enchaînait comme un animal. Il tourna la tête mais ne vit rien. Il se sentait désorienter, comme la tête en bas. Il entendit alors une voix. Comme un appel au secours, il cligna des yeux et se retrouva face au vagabond qu'il avait vu devant les portes de la cité. Et une ombre immense derrière se dernier agitait une épée... Ce n'était pas tout a fait une ombre, car elle avait le visage de Sauer, ce visage de psychopathe souriant levant une épée sur le vagabond. Aranmorë ne comprenait absolument rien, jusqu'à ce que "Sauer" abattit son épée sur le vagabond et lui coupa un bras. Aranmorë se tordit lui aussi de douleurs, et son cri vint se mêler avec celui du vagabond comme s'ils avaient tous deux subit la même sentence. Aranmorë tourna les yeux et vit son bras gisant. Derrière lui se trouvait la même ombre qui lui murmurait
"Comment a tu pus croire que tu t'en sortirais."
Aranmorë se réveilla en hurlant et en sueur, dans cette même clairière ou il s'était endormis la veille. Le soleil venait a poindre, lorsqu'il se leva, qu'il rassembla ses affaires et qu'il commença a partir...

"Tu ne pourras vivre ainsi ! À faire des cauchemars toute les nuits et à fuir incessablement ! Tu dois corriger tes erreurs. Il est certes trop tard pour le faire à leur façon mais pas trop tard pour le faire selon la tienne ! Tu peux encore les convaincre de t'oublier ! Et s'il refuse... Tu n'est pas capable de tuer mais il faudra un jour que tu puisse faire preuve de courage et que tu te décide finalement à ôter une vie, pour préserver la tienne..."

C'est avec un soupçon de doute et de volonté qu'il fît le chemin à l'envers et qu'il prit la direction de l'échoppe de Sandatt...
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Mar 2 Fév 2016 - 23:23


Lorsqu’Aranmorë se trouva enfin devant la devanture de la boutique de prêt sur gage. Il y trouva la porte ouverte, un immense panier d’osier, rempli d’éclats de vaisselle et d’objets divers brisés, sur le pallier. A l’intérieur, on entendait le grattement régulier d’un balai sur les lattes de bois du vieil parquet rayé et le cliquetis des débris restants. Il y avait bien plus de morceaux que ce qu’on aurait pu penser du petit tas d’assiettes qui avait servi de diversion à la fuite d'Aranmorë.
Dans la boutique, deux étagères complètes avaient été renversées et reposaient désormais bancales contre le mur. Leur contenu qui avait résisté à la chute était posé pêle-mêle ça et là sur le sol de la boutique, là où i n’y avait pas de débris. Penché dans la rangée principale, Sandatt nettoyait le désordre avec une résignation affichée. Il ne se retourna pas en entendant les bruits de pas derrière lui.

- Je suis navré mais la boutique est fermée pour la journée. Sauf urgence, je vous prierais de revenir demain.

Il se retourna enfin vers la porte, les mains pleines de ce qui avait dû être une statuette d’argile, pour découvrir qui était le nouvel arrivant. Le commerçant pencha légèrement la tête sur le côté, seul signe extérieur de sa surprise.

- Tiens, tiens. Le fils prodigue est de retour, constata-t-il d’une voix où pointait un minuscule soupçon d’amusement. Et vivant qui plus est, c’est étonnant.

Et il passa devant le jeune homme pour jeter son fardeau dans le panier, à l’extérieur, puis revint avec lenteur. Ses bottes faisaient craquer les petits débris encore au sol et qui s'écrasaient sous son poids.

- Je n’aurais pas parié sur votre retour. Vous avez sans doute un bon instinct de survie mais vous êtes aussi mauvais pour juger les gens que pour juger les objets. Vous avez agacé la mauvaise personne.

Sandatt n’avait pas oublié la pathétique tentative d’Aranmorë de se faire passer pour un expert en articles de valeur. Il dépassa de nouveau le vagabond, fit le tour de son bureau et l’invita d’un geste vague à prendre le siège d’en face. Lui-même s’installa sur son propre fauteuil, celui qu’occupait Sauer la veille. Il l’observa sans un mot pendant un moment avant de reprendre.

- Sauer…

Il indiqua ses étagères vides.

- C’est son œuvre, après votre départ. Si on exclut le magnifique service en porcelaine elfique que vous avez fait exploser par terre. Mais ne vous y trompez pas, un seul clignement de paupières vers son... chien de chasse, et vous n’auriez pas atteint la porte de la Cité. Un seul clignement de paupières…et on aurait retrouvé votre corps dans un caniveau rue des tanneurs…

Il avait accentué cette dernière phrase en la répétant lentement, comme pour s’assurer qu’Aranmorë comprenait bien la situation. S’il y avait une personne à ne pas contrarier c’était bien Sauer. Ses yeux mornes cherchaient des signes de compréhension sur le visage de l’étranger.

- Si vous aviez pris la décision de ne pas revenir aujourd’hui, vous n’auriez sans doute jamais pu remettre les pieds à Minas Tirith. Je ne vous cache pas que sa décision de vous épargner hier m’a surprise. Presque autant que de vous revoir ici.

Il reposa son regard sur les dégâts de la veille en soupirant. Il avait perdu presque deux mois de revenus avec cette histoire. Anakel allait payer pour les dommages, c’était certain, mais il n’en restait pas moins que c’était un immense gâchis pour ne pas avoir suivi la règle d’or qui voulait que seuls Sauer ou Kett étaient habilités à régler le cas de la concurrence. Il reporta finalement son attention vers le jeune homme en croisant les bras devant lui.

- Que vais-je faire de vous à présent ?...

Il semblait y avoir une véritable interrogation derrière cette demi-question prononcée à peine plus haute qu’un murmure. Après ça le prêteur sur gage ne rajouta plus un mot, se contentant de fixer l’autre homme dans un silence lourd et gênant. Il attendait visiblement qu’Aranmorë parle sans pourtant lui donner la moindre indication de ce qu’il devait dire : justifier son départ précipité de la veiller ? S’excuser ? Supplier ? Se renseigner ? Tout semblait possible au fur et à mesure que les secondes s’égrainaient.



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Dim 27 Mar 2016 - 15:33
Aranmorë ne savait pas quelle force le poussait a revenir a la boutique. En effet, il sentait que ce n'étais pas la meilleur de ces idées (bien qu'on vit par le passé que ce n'était pas sa pire ) Il déambula sans penser a rien dans les rues, abreuvées par les premiers rayons du soleil. Il faisait bon en cette matinée, et la vie dans la cité ne changeait pas de ce qu'il avait pus apercevoir durant son premier séjour... Les gens vivaient tranquille, sans même remarquer Aranmorë, qui se faufilait à travers les rues, qu'il commençais à connaître...

Il hésita a rentrer dans l'ambassade Hobbit pour parler à Lysia, et il pénétra la porte, mais fit rapidement marche arrière, car il voulait régler certaines affaires au plus vite...
Lorsqu'il arriva devant l'échoppe de Sandatt, il sentait quelque chose en lui qu'il avait perdu... Comme s'il avait changé. En bien ou en mal, cela dépendras, nous verrons bien...

Toujours est-il que c'est d'un pas décidé qu'il poussa la porte de l'échoppe de Sandatt. Il inspecta le vendeur balayant d'un regard plus sombre que celui du vagabond qui se tenait là la veille, et il fut d'abord étonné de voir la boutique fermée... Il avait fait des dégâts certes, mais pas de là à nécessité tout une journée de ménage... Lorsqu'il entra complètement, il fut incroyablement surpris, et n'entendit même pas les paroles de Sandatt. Si bien qu'il ne pût décrocher son regard des étagères au sol... Après les paroles de Sandatt, Aranmorë failli s'excuser de ce qu'il avait fait au prêteur sur gages, mais jugea qu'il méritait ce qui lui arrivait. Après tout, il était la base de cette histoire... Lorsque Sandatt s'arrêta, attendant presque désespérément une réponse, quelle qu'elle soit. Après avoir cherché plusieurs fois comment au mieux tourner sa phrase, Aranmorë ouvrir grand la bouche, et commença a déclarer
"Voyez vous..." Il marquait beaucoup de pause dans son récit, comme s'il réfléchissait encore a sa raison de revenir...

"J'estime que je ne vous dois rien. A vous, à Sauer, et a cette Elle que vous mentionniez hier... Je ne compte pas sur vous pour faire passer un message, car ce serais de la lâcheté plus qu'autre chose... A vous je ne demanderai qu'une chose, la réponse a cette question. Où puis je trouver Sauer, son acolyte roux et la femme qui semble a la tête de ce trafic."

Il marqua une pause et inspecta le silence, comme pour en deviner un sens caché, puis reprit son récit...

"Je sais que vous trouvez mon idée plus suicidaire que d'être parti et c'est bien pour cela que je n'ai pas besoin de votre accord... Je sais à quels risques vous vous exposez rien qu'en m'accueillant ici. Et si je ne peux obtenir de vous une quelconque aide, alors je vous tuerai."

Il marqua une autre pause, tout en gardant un air hautain, et très sérieux qui ne lui ressemblait pas le moins du monde...

"J'y ai réfléchis, et vous tuez dirigerais leur regards vers votre cadavre de contrebandier que la garde rêve de voir les fers au poings. Et il me seras encore plus simple de les leurs crever... Le choix vous appartient donc..."

Aranmorë sortit sa dague blanche de son fourreau, et se prépara a n'importe qu'elle éventualité...

"Quoi qu'ils disent, on ne peux lui faire confiance, on devra le tuer après..."
Lui fit une énième fois cette même voix dans sa tête... Il se sentait près... Les conditions était meilleures que la dernière fois, dans ce sous sol d'auberge...
Il glissa un "Je sais" un peu trop perceptible, qui fut marqué par le silence de Sandatt
Il planta son regard dans celui de cette homme, qui gardait cette mine patibulaire...
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Aelyn
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Sam 21 Mai 2016 - 23:49


"J'estime que je ne vous dois rien. A vous, à Sauer, et a cette Elle que vous mentionniez hier... Je ne compte pas sur vous pour faire passer un message, car ce serais de la lâcheté plus qu'autre chose... A vous je ne demanderai qu'une chose, la réponse a cette question. Où puis je trouver Sauer, son acolyte roux et la femme qui semble a la tête de ce trafic."

Sandatt haussa les sourcils à cette curieuse demande. Le gamin ne manquait pas d’air… d’autant que demander après Sauer si tôt après une première mauvaise impression était au mieux du suicide, au pire, de la pure stupidité. Il était vraiment rare que Sandatt se trompe sur les gens en règle générale. Il était plutôt doué pour cibler les personnes qui rentraient dans sa boutique. Cet échec le frustra au plus haut point.

"Je sais que vous trouvez mon idée plus suicidaire que d'être parti et c'est bien pour cela que je n'ai pas besoin de votre accord... Je sais à quels risques vous vous exposez rien qu'en m'accueillant ici. Et si je ne peux obtenir de vous une quelconque aide, alors je vous tuerai."

Le prêteur sur gage manqua de s’étouffer de surprise face à cette menace si clairement édictée. Alors là ! C’était le summum de l’invraisemblance. Il devait s’être endormi à son comptoir et rêver, il n’y avait pas d’autre explication ! Le visage de l’homme se teinta de colère. Ses yeux semblèrent se rétrécirent. Sa mâchoire se serra derrière ses lèvres pincées.
Même l’explication saugrenue qu’utilisait le jeune homme pour justifier son raisonnement ne lui tira même pas un sourire. Et quand le vagabond tira son arme, les yeux mornes semblèrent prendre feu.
Mais, subtilement, l’expression de Sandatt changea en quelque chose d’indescriptible et d’étonnement inquiétant. Son sourire, bien que discret, rappelait pourtant, l’espace d’une demi seconde, l’inquiétant Sauer. Ce n’est qu’un temps après qu’Aranmorë put comprendre ce qui avait changé. La sensation d’un fil froid touchant sa gorge et celle d’une présence soudain massive derrière lui. Une poigne de fer ceintura sa main armée tandis qu’il comprenait enfin que c’était le tranchant d’une sorte de scalpel artisanal qui appuyait sur son artère avec une précision de professionnel.

« - Voilà un homme qui ne sait pas choisir ses adversaires. » murmura la voix de son agresseur contre son oreille.




Une voix claire qu’il ne pouvait que reconnaitre dans la seconde. Il s’agissait sans aucun doute possible de l’acolyte roux de Sauer.
Le rapport de force venait de changer. Comment l'âme damnée du psychopathe avait-il pu arriver à son niveau sans qu’il n’ait pu l’entendre, pas même ses pas crissant sur la fayence brisée au sol. Les épaules de Sandatt se détendirent et il reprit son attitude maussade qu’on lui avait toujours connue. Le prêteur sur gage lança un signe de tête reconnaissant au troisième homme et fit le tour du bureau pour se trouver précisément devant le jeune homme. D’un geste il arracha de ses mains l’arme avec laquelle l’impudent avait osé le menacer.

- Bien, maintenant que notre ami l’Egorgeur a pu capter toute votre attention, il est grand temps de mettre deux ou trois petites choses au point… Premièrement, je ne suis pas un contrebandier et je ne l’ai jamais été, quoique la Garde en pense. Deuxièmement, personne ne me menace dans ma propre boutique. Personne ! Troisièmement… N’avez-vous pas ramené votre précieux artefact grâce à mes conseils et contacts ? Et cela sans respecter votre part du marché ? Et vous estimez vraiment que vous ne me devez rien… Vous ne doutez vraiment de rien ! Quatrièmement, vous restez persuadé que la mission était de tuer Ivar, n’avez-vous pas pensé un seul instant à vous servir de votre tête et imaginer un moyen de le faire quitter la ville ou de lui faire peur ? Dernièrement, je vais poser une nouvelle fois la seule question qui nous intéresse maintenant : qu’est-ce qui est dans vos cordes ? Répondez ou mourrez, c’est aussi simple que ça.

Contre sa gorge, le scalpel oscilla, menaçant. Aranmorë avait littéralement le couteau sous la gorge.[/center]



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