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Learamn
Capitaine de la Garde du Roi du Rohan
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Dim 6 Déc 2015 - 15:23
L’activité était intense dans la garnison d’Edoras et le vacarme était susceptible d’assourdir n’importe quel civil qui n’était pas habitué à un tel tapage. Certains cavaliers parlaient et riaient bruyamment autour d’une pinte de bière tandis que d’autres s’occupaient de leur équipement et de leur monture.
Le sergent Eoral s’appliquait à aiguiser son épée  de la manière la plus méthodique qui soit. La chaleur qui régnait dans le bâtiment était étouffante et le sous-officier avait bien du mal à manipuler minutieusement son arme avec ses mains pleines de sueur et de suie.

Ces derniers temps la situation s’était quelque peu stabilisée dans la région et les membres de l’armée Rohirrim n’avait plus à affronter de nouvelles menaces chaque jour ; il y avait bien quelques petits groupes d’orques qui descendaient des montagnes mais jusque-là toutes ces incursions avaient été maîtrisés par les patrouilles de cavaliers qui arpentaient inlassablement les plaines du Riddermark.  

Eoral souffrait encore d’une blessure datant de la guerre civile et il préférait ne pas prendre part aux opérations de grande envergure , on l’avait donc assigné à la maintenance d’un bâtiment annexe  garnison d’Edoras qui accueillait les hommes venant prendre un peu de repos entre deux missions sous un soleil de plomb.

C’est alors qu’une jeune recrue qui ne devait pas avoir vingt ans vint à la rencontre du sergent

-Sergent  , des hommes de la Garde Royale viennent d’arriver !


Eoral fronça les sourcils , mais que pouvait donc bien faire des membres de la Garde Royale ici . Ce groupe d’élite était assigné à la protection du Vice-Roi et ne fréquentait que très peu la garnison principale d’Edoras qui abritait le gros des troupes.

-Où est il ?
demanda Eoral en s’essuyant sommairement le visage à l’aide d’un chiffon.
-Je lui ai demandé d’attendre à …

Des bruits de pas se firent alors entendre ; trois hommes venaient d’entrer dans la pièce. Leurs armures particulières trahissaient leur appartenance  à la Garde Royale. Leur chef s’adressa à Eoral

-Etes-vous l’homme qui à la charge de cet endroit ?
-Plus ou moins
. marmonna Eoral quelque peu surpris par cette intrusion imprévu . Il observa un moment les nouveaux arrivants et avisa leurs belles cuirasses ; lui n’était vêtu que d’une simple chemise en tissu  à la propreté douteuse.
-Je suis le sergent Eofend de la Garde Royale . Nous avons été assigné à une mission de la plus haute importance ; j’ai besoin de plusieurs hommes sous mon commandement. Y-a-t-il ici des cavaliers susceptibles d’intégrer cette mission.


Eoral se gratta machinalement son menton mal rasé tout en faisant mine de réfléchir.
-La plupart des soldats qui se trouvent ici sont des hommes prenant un peu de repos entre deux missions mais je dois bien avoir quelques lascars qui n’ont encore été assigné à aucun groupe.

-Très bien
, fit Eofend , dites leur de me retrouver à l’entrée de la ville  au plus vite , je les y attendrai. Merci Sergent Eoral .

Eofend fit volte-face et se dirigea vers la sortie , ses deux hommes le suivant de près . Depuis plusieurs semaines c’était lui qui dirigeait la garde Royale durant les opérations , le capitaine Learamn étant toujours blessé et incapable d’assumer pleinement ses fonctions. Le jeune officier n’avait pas hésiter une seule seconde à confier le commandement à Eofend qu’il savait comme étant un guerrier loyal et valeureux malgré sa rigueur et sa rigidité.

La mission qui avait été confiée à Eofend et ses compagnons avait un double enjeu ; d’un côté elle consistait à retrouver les voleurs ayant dérobé des artefacts chez le puissant marchand Asthrabal de Lossarnach et de l’autre elle visait aussi à repérer des guerriers susceptibles d’intégrer le corps de la garde. La Garde Royale était exclusivement composée de soldats d’élite triés sur le volet  ayant tous eu une expérience du combat.  Le sous-officier n’avait d’ailleurs pas choisi les gardes qui l’accompagnaient par hasard.

Méared ne faisait partie de la Garde Royale que depuis quelques semaines et il s’était déjà révélé comme une élément essentiel du groupe. Durant la guerre civile il avait rallié les troupes du jeune prince Orwen et il s’était battu aux côtés des défenseurs d’Aldburg ; son courage et son héroïsme au front n’étaient pas passés inaperçus. Il était encore jeune mais il affichait une maturité impressionnante pour son âge ; c’était également un agréable frère d’armes , toujours optimiste et plaisantin il avait le don de remonter le moral d’une troupe  même quand celui-ci était au plus bas.
Halgor ,de son côté ,  était un personnage  beaucoup plus contesté au sein de l’armée. C’était un vétéran et cela faisait de nombreuses années qu’il servait dans la Garde Royale  , y compris durant le règne d’Hogorwen d’où sa réputation très controversée.  Il s’était défendu en affirmant que durant ce laps de temps il n’avait commis aucun acte récréminable et qu’il s’était contenté de continuer à faire son travail . Cela avait suffit à convaincre Learamn de le garder au sein du groupe ; son expérience était sans conteste un atout indéniable. C’était un homme taciturne dont les rares interventions étaient toujours ponctué d’une pointe de cynisme plus ou moins prononcée.

Les membres de la Garde Royale traversèrent la ville avant de s’arrêter juste à l’entrée de celle-ci ; ils descendirent de selle pour vérifier une nouvelle fois les paquetages et attendre les recrues pour la mission. Celles-ci ne tardèrent pas à arriver ; Eoral avait réquisitionné quatre hommes qui se dirigeait vers Eofend qui les suivit du regard jusqu’à ce qu’ils arrivent à sa hauteur.
Le premier d’entre eux était un homme qui paraissait très jeune , son visage était encore imberbe et de beaux cheveux blonds encadraient son visage juvénile. Meden était un novice dans l’armée qui venait tout juste d’achever sa période de formation ; il n’avait encore aucune réelle expérience du combat et on pouvait aisément lire sur son expression la crainte qui l’habitait.

Starfol suivait ; ce n’était pas un militaire de formation mais un chasseur-cueilleur qui pouvait se targuer de mieux connaître la région que son grenier. L’armée avait souvent fait appel à ses services durant diverses missions de traque. Ses compétences serait indéniablement précieuses  mais il fallait également veiller au comportement de Starfol qui était loin d’avoir un esprit martial. Le respect de la hiérarchie et des ordres ne faisaient pas partie de son quotidien.

Derrière se trouvait deux autres cavaliers : l’un était un jeune homme aux longs et beaux cheveux tressés tandis que l’autre semblait plus massif et expérimenté. Tout deux semblaient prêt à prouver leur valeur durant cette mission : il s’agissait de Théomer et Bryhn.
Eofend observa un moment chacun des nouveaux arrivants avant de prendre la parole.

-Je suis le sergent Eofend de la Garde Royale et pour cette mission vous avez été assigné à mon commandement. A parti de maintenant et jusqu’à la fin des opérations vous oublierez vos autres affectations. Vous ne répondrez qu’à mes ordres, est-ce clair ?


Meden acquiesça promptement en balançant nerveusement sa tête de haut en bas  tandis que Starfol esquissait un sourire un brin provocateur dont Eofend ne tint pas compte.

-Voici Halgor et Méared , deux membres aguerris de la Garde. Continua-t-il en désignant les principaux interessés.
Méared salua les nouveaux arrivants d’un signe jovial de la main tandis qu’Algor se contenta de lever les yeux vers eux.


Eofend ne prit la peine de faire une transition avant d’aborder l’objectif de la mission , il était plutôt du genre à aller droit au but.

-Récemment un groupe de voleurs s’est introduit dans les Caves d’Or d’Asthrabal le Bourgeois à Lossarnach et selon nos informations une parties de ces malfaiteurs se trouveraient actuellement au Rohan. Le Bourgeois est un allié influent et puissant et il est de notre devoir de retrouver ces hommes et leur butin. Sachez cependant que les réserves des Caves d’Or attisent de nombreuses convoitises et nous ne serons certainement pas les seuls à traquer ces bandits ; restez donc sur vos gardes et considérez tout cavalier et voyageur non-rohirrim comme une menace potentielle.
Des questions ?



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Théomer
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Lun 7 Déc 2015 - 1:16
Tu étais arrivé à Edoras la veille, accompagné de tes deux compagnons de voyage.

La suite du voyage avait été beaucoup plus calme et en réalité, monotone. Vous vous étiez arrêtés dans des villages pour passer les nuits, l’arrivée de l’hiver rendant peu envieuse la perspective de coucher à la belle étoile. Ces soirées avaient été l’occasion pour vous de vous restaurer sans piocher sur vos provisions, et bien entendu, de raconter vos récents exploits. Tes compagnons surtout, étaient très prolixes sur ce sujet, tout excités et réjouis par ce premier affrontement, tu t’étais contenté d’acquiescer et confirmer certains points. Ce combat t’avait réchauffé le sang et l’ardeur qui sommeillait en toit après de trop longs mois d’inaction, mais la chose te paraissait maintenant un peu trop simple et fade. Tu étais après tout le seul des trois à avoir déjà guerroyé, à Aldurg, puis dans l’armée du prince Orwen, puis dans celle de la Coalition contre Hogorwen.

Le Château d’or était apparu en premier, miroitant au loin, tel un phare parmi les plaines, bien avant que vous ne discerniez les premiers contours des habitants et fortifications. Vous étiez passés sous les portes des fortifications de la ville, ornées de l’étendard du destrier blanc sur fond vert, claquant au vent, seulement deux heures plus tard. C’est là que tu avais salué tes camarades en leur souhaitant bonne continuation.

Tu n’étais venu à Edoras qu’une seule fois auparavant, dans ta jeunesse. Tu avais par la suite entraperçu quelques fois, brillant au loin, les lueurs de Meduseld, mais tu n’étais jamais revenu dans la cité. Un instant tu laisses ton esprit vagabonder avant d’hésiter sur les démarches à entreprendre. Dans un étui à ta ceinture, la lettre de ton père, adressée à Gallen Mortensen,  maintenant Vice-Roi du Rohan, ancien compagnon d’arme de ton père, et Rohirrim de valeur selon lui. Mais à dire le vrai, tu ignorais la valeur de ce sésame, ni comment l’utiliser.
Tu avais donc guidé ta monture vers le bâtiment principal de la cité, suivant les rues qui grimpaient le long de la colline sur laquelle était bâtie la cité des rois de ton pays. A son somment, Meduseld s’approchait lentement de toi.
Après que tu aies sollicité les gardes, un huissier s’était approché de toi et t’avait fait comprendre que le Vice-roi n’était pas dérangeable ce jour pour des raisons autres que concernant le royaume, et t’avait donc conseille de patienter ‘un ou quelques jours’ avant que ta démarche ne puisse être présentée.
C’est quelque peu déçu que tu étais donc redescendu vers le cœur de la cité, réfléchissant à comment tu allais occuper ton attente. Autour de toi, la ville vivait, bruyante, des enfants jouaient, des femmes riaient, tu reçus quelques sourires charmeurs auxquels tu ne pus que répondre. De nombreux Rohirrims en armes circulaient également, non pas de la démarche pressée et autoritaire des hommes d’un pays en guerre, mais illustrant plutôt des soldats d’une armée enfin en paix, qui cherchaient quelques occupations.

Tu perdis ensuite quelque temps devant la devanture d’un forgeron, fort bien achalandée et attirant de nombreux visiteurs. Tu notas le nom de l’artisan « Saeron » au passage, en admirant ses pièces d’armures ciselées et ses armes au fin tranchant.

Tu retrouvas Orwyn et Galain une heure plus tard environ. Tes compagnons de route discutent à présent avec un homme mûr, sur le parvis d’un bâtiment autour duquel les allers-retours de soldats révèlent le caractère martial de l’endroit. Les jeunes gens t’apprennent qu’ils viennent de finir de s’enrôler et que l’homme s’appelle Eoral et va les intégrer à un contingent formé de jeunes recrues  dont leurs inscriptions clôture tout juste la formation, le nombre d’hommes réglementaire étant atteint.
Le sergent semble te jauger, toi, ton équipement et tes compagnons. Il ne doit guère être difficile de faire le lien entre le fait que vous vous connaissiez et votre motivation commune puisqu’il te questionne à ce sujet.

Oui, tu aimes ton pays.
Oui tu as songé à te mettre au service de ton Roi.
Oui tu penses à rejoindre l’armée.

Le recruteur n’eut  guère d’efforts à déployer  dans son discours.
La journée étant bien avancée, et le recrutement pour son dernier bataillon terminé avec tes deux compagnons, il te suggère de revenir le lendemain pour rediscuter ensemble de ton avenir.

Et le lendemain, après une nuit passée à une auberge d’Edoras, et après être retourné flâner auprès de la devanture de l’armurier repérée la veille, c’est seulement l matinée bien avancée que tu retournes auprès du bâtiment militaire.
L’intérieur est assourdissant, la cacophonie martiale beaucoup plus abrutissante que le vacarme des rues citadines. Tu repères le sergent, ayant perdu de sa splendeur en simple chemise tâchée de la sueur.
Alors qu’il t’aperçoit, son visage semble se transformer en un mélange de sourire ravi et de soulagement.

‘’Vous tombez à pic.’’
‘’A votre disposition sergent.’’
‘’Vos amis m’ont parlé de votre petite aventurée dans les plaines, vous connaissez les bases de la chose martiale à priori.’’
‘’J’ai combattu à Aldurg et contre l’Usurpateur, Sergent ;’’
‘’Ah… c’est parfait, vraiment parfait. Et vous savez manier votre lame dirait-on. Je cherche justement des volontaires. Un haut-gradé me demande plutôt de lui en trouver pour dire le vrai. Une mission d’importance m’a-t-il dit.’’

L’hameçon est lancé, l’homme est fin et sait appâter.

‘’Un sergent de la Garde Royale….’’

La prise est raffermie.

‘’C’est un véritable honneur Sergent. Je serai honoré que d’aider à une quête de la Garde du Roi’’.
‘’Alors préparez vos affaires en vitesse et allez vous présenter à lui. Il vous attendra près des Portes. Vous les reconnaitrez facilement, avec ses deux acolytes, de par leurs cuirasses.’’
‘’Je vous remercie Sergent.’’
‘’Vous pouvez disposer.’’

Il te faut repasser à l’auberge, et en vitesse. L’opportunité tombe à pic et te remplit d’aise. La Garde Royale ! L’entreprise est encore inconnue, et le mode de recrutement te paraît quelque peu aléatoire, mais tu espères bien pouvoir profiter d’une telle occasion. On ne côtoie pas tous les jours des Gardes Royaux ! Si l’expédition, quelle qu’elle soit, est un succès, ce sera un crédit un plus à apporter à une éventuelle entrevue avec le Vice-Roi.
Sangler ton épée, harnacher à nouveau Nivafel, ton étalon. Fixer ton paquetage. Le fer de ta lance et ton épée brillent à nouveau, tu as pris soin de les laver après l’affrontement avec les orques, mais tu constates avec déplaisir, avoir omis d’apporter le même soin à ton bouclier. Une traînée noirâtre barre complètement celui-ci, témoin de l’hémorragie mortelle et la giclée de sang de ton adversaire.

Le temps de payer son dû à ton hôte d’un soir et tu es déjà parti, trottant vers la porte. Les trois Gardes sont effectivement facilement repérables, près de leurs fiers destriers dont les parures n’avaient rien à envier à celles de leurs propriétaires. Tu es fier de ton propre harnois, ta cotte de mailles graissée avec soin et brillant vivement, ainsi que l’armure de cuir qui la complète, mais tu ne peux qu’apprécier celles de ceux que l’on présente comme l’élite des Rohirrims.

Tu n’es pas en retard, heureusement, puisque fort à propos, tu sembles arriver en même temps que les autres volontaires assignés à ce recrutement expéditif. Tu descends de selle et te rapproche, tenant Nivafel par la bride.

Alors que vous vous regroupez tous et que le silence pourrait commencer à s’installer, celui qui est probablement ce ‘Sergent de la Garde Royale’ prend la parole et explicite rapidement le but de cette mission, t'empêchant de détailler rapidement tes compagnons d'aventure.

« -Je suis le sergent Eofend de la Garde Royale et pour cette mission vous avez été assigné à mon commandement. A parti de maintenant et jusqu’à la fin des opérations vous oublierez vos autres affectations. Vous ne répondrez qu’à mes ordres, est-ce clair ?»

Tu réponds d’un simple hochement approbateur du chef. Pour ce qui est de tes autres affectations à ‘oublier’, pas trop de soucis de ce point de vue là.

« -Voici Halgor et Méared , deux membres aguerris de la Garde »
Nouveau hochement destiné aux deux protagonistes.

‘’Des questions ?’’

Tu supposes que des informations intéressantes de dernière minute doivent leur être parvenues rapidement pour que l’expédition soit si hâtive. Et pour  qu’aucune sélection ne soit véritablement effectuée, c’est que la garde ne doit pouvoir se séparer de ses meilleurs éléments, ni mobiliser un bataillon ou eodred entier par mesure de facilité, rapidité, et discrétion.

Tu as appris à  te présenter lorsque tu t’adresses à un supérieur hiérarchique, ainsi le fais-tu lorsque tu prends la parole, et histoire de leur renvoyer la politesse.

‘’Théomer, fils de Gamelin, du Riddermack, Sergent. A-t-on idée de qui sont ces voleurs et leur localisation exacte ? ‘’


Le ‘pourquoi ?’ ayant déjà trouvé semblant de réponse, les questions du ‘qui ?’ et ‘ou ?’ semblent les seules pertinentes à poser, sans paraître trop désobligeant. Ton regard oscille alors vers le plus jeune des gardes Royaux. tu as comme une impression de déjà-vu.
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Bryhn
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Ven 11 Déc 2015 - 16:58
Suite aux évènements importants dans la carrière de Bryhn telle que l’invasion orc et la récente guerre civile, Bryhn fut assigné au patrouille sur le territoire rohirrim pour assurer la sécurité dans les campagnes. Très vite, il fut nommé à la tête de sa propre escouade composée de 6 cavaliers.
Après deux longue semaine de patrouille,composée de nuits de peu d'heures de sommeil et de surveillance intense pendant la journée, l'escouade de Bryhn put enfin avoir un repos bien mérité, ils étaient à une heure de cheval de la garnison d’Edoras.
A leur arrivé dans la garnison, un homme s'approcha de Bryhn et lui lança :
-Alors, quelle est la situation dans nos campagnes ?
Cet homme était le Sergent Eoral qui était à la charge de la garnison. Bryhn lui fit son rapport immédiatement :
-Rien de bien préoccupant sergent, quelques orcs disséminés qui sont tombés sous nos lances ainsi que quelques groupes de bandits eux-mêmes tombés, tout est sous contrôle à présent.
- Bien, aquiesça Eoral, allez-vous reposez toi et tes hommes, vous en avez besoin.
L’escouade de Bryhn était exténuée et il le savait, du faite de ses 17 ans de carrière et d’entrainement, un jour complet de repos lui suffisait amplement pour refaire ses forces mais ses hommes dont la moitié sont de jeunes soldats étaient à bout.
6 jours sont passés depuis le retour de mission, Bryhn se sentait ramollir et la seule chose qu’il pouvait faire était de s’entrainer mais il voulait absolument repartir rester actif et sur le terrain, le Sergent Eoral vint exaucer son souhait :
-Bryhn prépare-toi, on m’a chargé de rassembler les meilleures éléments présents dans la garnison, tu en fais partie. Rends-toi dans le hall quand tu auras fini.
Bryhn acquiesça et se réjouissait, une mission enfin après 6 longs jours.
Quelques minutes plus tard, frais et prêt à partir, il alla d’abord prévenir ses hommes qu’il partait en mission mais seul, ses hommes connaissaient Bryhn et acquiescèrent puis il se dirigea vers le Hall.
En arrivant, il aperçut le Sergent Eoral ainsi que 3 hommes à ses côtés, sûrement les meilleurs éléments dont il avait parlé.
En face des recrues et d’Eoral, se trouvait trois hommes qui par leurs seule présence, imposaient une forme de respect, peut-être grâce à leurs cuirasses car c’était les cuirasses que portent les soldats de la Garde Royale.
Après de brèves présentations, le Sergent Eofend qui sera le leader de cette mission, expose la situation et le but de celle-ci :
Récemment un groupe de voleurs s’est introduit dans les Caves d’Or d’Asthrabal le Bourgeois à Lossarnach et selon nos informations une partie de ces malfaiteurs se trouveraient actuellement au Rohan. Le Bourgeois est un allié influent et puissant et il est de notre devoir de retrouver ces hommes et leur butin. Sachez cependant que les réserves des Caves d’Or attisent de nombreuses convoitises et nous ne serons certainement pas les seuls à traquer ces bandits ; restez donc sur vos gardes et considérez tout cavalier et voyageur non-rohirrim comme une menace potentielle.
Des questions ?


Bryhn n’en posa qu’une seule :

-Quand partons-nous ?


Dernière édition par Bryhn le Ven 12 Aoû 2016 - 21:04, édité 1 fois
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Learamn
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Mar 15 Déc 2015 - 19:28


Eofend dévisagea une nouvelle fois les nouveaux venus , le sous-officier savait bien qu’il ne fallait pas toujours se fier aux apparences mais après de longues années de bons et loyaux services dans l’armée rohirrim il avait acquis une certaine expérience et un œil expert qui lui permettait d’avoir une certaine idée des soldats qu’il avait sous son commandement , et il était bien rare qu’il se trompait.
Le dénommé Théomer semblait très jeune mais il avait déjà une allure de combattant ; des cicatrices bardaient son visage et son visage était partiellemenbt dissimulée par une longue chevelure et une barbe assez fournie.
Bryhn , quant à lui , paraissait plus âgé , plus aguerri aussi . Son imposante carrure avait de quoi impressionner et il était certainement l’élément le plus puissant du groupe. Sur son visage on pouvait lire toute la détermination qui l’habitait. Ce guerrier n’en était sûrement pas à son coup d’essai . Eofend songea qu’Eoral ne s’était pas moqué de lui en lui envoyant de pareils éléments.

L’homme de la garde tiqua cependant quand son regard se posa sur Meden , de toute évidence ce jeune soldat était particulièrement inexpérimenté , cela se voyait dès le premier coup d’œil. Peut-être Eoral avait il jugé bon de l’assigner pour cette mission pour qu’il puisse acquérir un peu plus d’expérience mais Eofend ne tenait vraiment pas à jouer à la nourrice. Le novice se devait de suivre le rythme de la troupe.

Le regard d’Eofend ne s’attarda pas sur Starfol , il connaissait déjà le chasseur-cueilleur et ils avaient déjà travaillés ensemble et ils ne s’appréciaient que modérément. Certes les compétences du trappeur étaient bien et leur seraient d’une utilité certaine pour cette mission ; il devait être l’un des meilleurs traqueurs de la région mais sa propension à ignorer la hiérarchie militaire et son manque de respect envers les principes généralement admis au sein de la troupe agaçaient le sous-officier au plus haut point.

-Pour l’instant nous n’avons aucune information très précise concernant ces brigands , nous savons simplement qu’ils étaient plusieurs à avoir agi . Mais soyez certain que si ces hommes ont réussi à s’introduire dans les Caves d’Or pour y dérober des objets appartenant à Asthrabal c’est qu’ils sont incroyablement doués , soyez donc sur vos gardes. Selon nos dernières informations , ces hors-la-loi emprunteraient un trajet se situant à quelques lieux au nord ; nous ignorons encore vers où ils se dirigent.


Il se tourna alors vers Bryhn pour répondre à la question de ce dernier:

-Nous partons dans la minute mon ami . En avant !


La troupe se mit en branle , et quitta au pas la capitale du royaume du Rohan en direction du nord .

Ils chevauchèrent ainsi pendant plusieurs heures sans trouver la moindre piste ; ils ne croisèrent la route de personne , à l’exception de quelques paysans qui vaquaient à leurs occupations agricoles et qui n’étaient à priori au courant de rien. Starfol ne décelait pas le moindre indice ce qui n’était pas pour déplaire à Meden qui n’était pas du tout impatient de se frotter à ces bandits ; Eofend et Halgor restaient impassible.

Méared , l’un des gardes royales se plaça aux côtés de Théomer et Bryhn .

-Bien le bonjour messieurs. Fit-il d’un ton jovial et enthousiaste. Je ne sais pas pour vous mais cette mission m’excite au plus haut point ; vous vous imaginez ? Retrouver les objets volés chez Asthrabal pour les lui restituer ce n’est pas anodin , ce type est l’un des marchands les plus puissants et influent du continent , rien que ça et je peux vous dire que ses Caves d’Or sont extrêmement bien protégées , les voleurs qui s’y sont introduits devaient avoir un sacré culot et une bonne dose de talent . J’ai hâte de voir à quoi ils ressemblent.


-Halte –là !
ordonna alors Eofend , tous s’arrêtèrent immédiatement. Nous allons nous arrêter au pied de ce promontoire pour faire le point et se reposer un peu.

-Pas trop tôt. Grommela Starfol.

Ils se dirigèrent tranquillement vers l’endroit indiqué où ils posèrent pied à terre, Meared distribua un peu de nourriture à chacun et le chef de la mission prit la parole.

-Notre objectif est encore à plusieurs lieux au nord , il faudrait que l’on accélére un peu le rythme pour pouvoir y arriver demain en fin de journée. Il y a là-bas une auberge où nous pourrons nous baser et recueillir des informations. Reposez vous un peu , nous repartons dans deux heures.


Mais la mission venait de commencer et Méared n’avait pas du tout l’intention de dormir . Il se saisit de sa lame et bondit devant Meden qui se demandait ce que le garde lui voulait.

-Prend ton épée et croise le fer avec moi , jeune novice.
-N...non merci .
balbutia la jeune recrue.
-Ce n’est pas une proposition mais une obligation .poursuivit le garde avec une pointe de malice .

Pas vraiment rassuré Meden se décida tout de même à dégainer son épée . La situation arracha un sourire à Eofend , ce Méared était toujours aussi fidèle à lui-même .
En l’espace de quelques passes Méared désarma la jeune recrue avec une facilité déconcertante qui s’était retrouvée au sol sans vraiment comprendre comment.

-Reprends ton arme et relève toi , c’est en forgeant que l’on devient forgeron mon ami !


Meden se releva donc , plus par contraire que par envie , mais à peine eut il le temps de reprendre ses repères que son adversaire fondait déjà sur lui. Deux secondes plus tard, son épée était à nouveau au sol et il se retrouvait avec la lame du garde royale pointée en direction de sa gorge.

-Bon il y a du progrès à faire
, fit il en baissant sa garde , mais ça viendra ne t’inquiète pas. D’autres volontaires ?

Eofend répondit à la demande de Méared

-Que Bryhn et Théomer s’affrontent , voyons voir ce qu’ils ont vraiment dans le ventre.



[HRP] : Vous pouvez poster un post de combat chacun mais ne décidez pas de l'issue du duel vous-même , ça c'est de mon ressort mais sinon vous pouvez vous lâcher ;D



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Théomer
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Jeu 17 Déc 2015 - 12:26
Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque vous partîtes. Les toits de Méduseld étincelaient à sa lumière, tel un second astre posé sur la colline qui dominait la plaine alentour. Aux sommets de la porte du mur d'enceinte, les étendard du destrier blanc galopant sur fond vert claquaient au vent.

La chevauchée fut calme. Peut-être un peu trop pour ton sang jeune et bouillant déjà d'une volonté brûlante d'en découdre et de récolter quelque honneur dans cette équipée. Le rythme te paraissait trop lent, même si il paraissait évident que votre commandant préférait pour l'instant épargner vos montures. Aucun accident ne vint émailler cette première partie du voyage. Aucun group d'orque, aucune embûche de maraudeurs, la chose eusse presque été trop belle. Plusieurs fois, tu t'écartas quelque peu du groupe pour prendre un peu de hauteur sans trop t'éloigner du groupe, gravir une colline, surplomber un vallon, tenter de repérer la moindre chose d'intérêt. En vain.

De temps en temps, le dénommé Starfold, votre pisteur, s'arrêtait ou s'éloignait lui-aussi du groupe. Quels genres d'indices recherchait-il, tu n'en avais aucune idée. En réalité, tu ne savais même pas si vous traquiez une troupe à pied, un groupe de cavaliers, ou une caravane.

Tes camarades ne furent guère causant. En tête, le sergent Eofend et le Garde Algor semblaient impassibles et fermés. Le pisteur n'était guère plus expressif. Quant à tes compagnons, le plus jeune semblait être sur le point de faire faire volte-face à samonture et repartir à bride abattue à tout moment, tant sa hardiesse et sa joie de faire part à l'expédition transparaissaient fort peu; et le plus mature semblait résolu et impassible.
Peu de paroles furent donc échangées, jusqu'à ce que le deuxième Garde, celui qui t'intriguait; car tu étais certain de déjà l'avoir croisé, sans pour autant réussir à mettre un nom sur son visage ou sur le lieu de votre rencontre; vient mettre sa monture flanc à flanc avec les vôtres.
Celui-ci était plus expressif et semblait plus se rapprocher de la jeune recrue de talent, toujours de bonne humeur. Un talent inné pour assurer une cohésion de groupe, et un certain charisme du personnage. Celui-ci pourrait sans doute aller loin.
Sa bonne humeur assouplit quelque peu l'ambiance et semble contagieuse, et tu te permets de lui sourire églament.

''En réalité, je suis presque étonné de voir la Garde Royale en personne partir sur une telle quête. Je ne connaissais Asthrabal que de nom, mais il doit effectivement être d'influence pour se voir accorder un tel renfort!
Le personnage est non moins fameux que ses possessions. Je suis bien curieux de voir ce que l'on a pu lui dérober. On parle souvent d'artefacts anciens et d'armes surprenantes! A se demander comment il a pu ainsi accumuler tant de trésors.
Ce n'est sans doute pas la première fois que l'on convoite ses biens, mais je n'avais jamais entendu parler de vols de ses célèbres Caves! L'enjeu devait être important pour que l'on se risque à un pareil jeu!''


C'est à ce moment là que la halte est ordonnée.
Quelques instants plus tard, c'est avec un sourire que tu regardes le jeune Garde mettre à mal le plus jeune du groupe. Le pauvre va sans doute récolter quelques bleus dans cette aventure, et pire encore si il ne prend pas la peine de mieux tenir sa lame et parer quelques coups.
Méared de son côté te confortait dans la vision que tu avais du personnage, celui qui était prêt à tout moment à insuffler un dynamisme au groupe.

C'est au moment ou il surplombe son adversaire déconfit, la lame pointée sur lui que tu la mémoire te revient.
Tu le revois, maintenant, croisant le fer sur le mur d'enceinte, désarmant son adversaire et le jetant au sol, tu le revois dans la même position qu'il adopte à présent.
Tu le revois maintenant, ce rohirrim que tu avais aperçu de loin, combattre le même adversaire que toi.
Il était à Aldburg.

-Que Bryhn et Théomer s’affrontent , voyons voir ce qu’ils ont vraiment dans le ventre.

L'ordre te tire de tes souvenirs.
Tu te lèves, regardant ton adversaire désigné. Tu récupères ton bouclier, dont tu avais délesté ta monture le temps de la pause, et t'en va rejoindre la zone ou les Méared et Meden s'affrontaient juste avant.

Tu jauges ton adversaire.
Il est bien plus massif que toi. Son armure est plus lourde également, il sera donc plus lent et tu dois profiter de cet avantage. Il a choisi les mêmes armes que toi, ce qui semble logique en vue d'un duel d'exercice.

Tu affermis la prise sur ton bouclier à gauche et effectue quelques moulinets de ta lame avec ta main droite.

Va-t-il ouvrir les hostilités? Il semble te jauger, t'accordant presque la primeur du premier coup. Honneur au plus jeune? Soit.
Tu tournes d'abord autour de lui. Tu ne sais ce que le capitaine attend de vous exactement dans ce duel, alors autant se comporter comme en affrontement réel. Et en situation réelle, tu as peu de chance d'abattre ton adversaire par la seule force. Il va falloir tenter de jouer sur sa vitese ralentie par son harnachement, et la fatigue.

Tu lances le premier assaut. Rien de bien sérieux, juste de quoi tester ses défenses. Bien entendu, elles sont fermes et bien ajustés.
Tu continues à lui tourner autour, des fois avançant, des fois reculant. Tu essaies de le faire bouger, de le faire hésiter ou ouvrir ses défenses.  Tu portes encore quelques coups classiques, juste de quoi l'échauffer et tenter de cerner ses actions.
Tu pares sa première contre attaque avec ton bouclier. Tu as bien tenté d'atténuer le choc en inclinant celui-ci pour tenter de dévier la lame de ton adversaire et l'entrainer dans son élan, tu sens néanmoins le choc, puissant, dans tes os. Tu esquives le second. Tu es effectivement plus rapide et il va te falloir jouer là dessus.

Maintenant, voyons comment il réagit à ton coup de prédilection.
Tu attaques en avançant, lançant quelques coups de taille pour tenter d'ouvrir sa garde. Te rapprochant de ton adversaire, tu lèves ton bouclier comme pour parer.

D'une violente impulsion, tu frappes avec ton bouclier. C'est un coup que tu affectionnes tout particulièrement car il surprend souvent l'adversaire et peut le déstabiliser voire l'envoyer au tapis.
Une fois de plus tu sens le choc se répercuter dans tes os. Tu ne sais si sur un adversaire de telle carrure, cela va effectivement fonctionner...
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Bryhn
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Ven 8 Jan 2016 - 22:11
Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis que cette petite troupe avait quitté la capitale rohirrim. Elle était composée du Sergent Eofend à la tête de celle-ci, lui-même accompagné de 2 gardes Halgor et Méared, une jeune recrue avec une fragilité flagrante qui témoigne de son inexpérience, un pisteur, Starfol qui sera très utile dans cette mission de traque, Bryhn et enfin plus jeune que lui d’une dizaine d’années Théomer, qui contrairement à la jeune recrue, témoignait déjà d’une expérience du combat et du monde. On voyait très bien qu’il avait hâte de prouver sa valeur. Souvent il partait en solitaire à proximité du groupe, peut-être cherchait-il quelque chose, personne ne le savait.

Leur allure était rapide et soutenue sans pour autant être fatigante, Eofend voulait ménager nos efforts et ceux de nos montures, un choix judicieux quand on savait que le but de notre mission se finirait sûrement avec un combat en infériorité numérique.
L’atmosphère était silencieuse, personne ne se connaissait personnellement à part peut-être les trois gardes mais même eux ne s’adressaient pas la parole.

Au bout d’un moment, Méared ralentit un peu son allure pour se mettre au niveau des recrues, il avait un grand sourire. Théomer engagea la conversation avec le garde, mais

Bryhn n’en tint pas beaucoup attention.
Peu après, Eofend ordonna l’installation du campement. Un peu de repos avant de continuer cette traque qui commençait à s’éterniser.

Méared imposa à la jeune recrue un petit duel amical, il dégaina son épée à contrecœur et ils é changèrent quelque passe. Le garde maîtrisait largement le combat, à peine la jeune recrue ramassait son épée après avoir été désarmé qu’il la reperdait quelque seconde plus tard.

Suite à ce duel, Méared demanda :

-D’autres volontaires ?

Et Eofend lui répondit de suite :

-Que Bryhn et Théomer s’affrontent, voyons voir ce qu’ils ont vraiment dans le ventre.

A ces mots, les yeux de Bryhn se fixèrent sur Théomer. Les deux hommes se mirent en position  de combat et se jaugèrent l’un l’autre. Bryhn par sa carrure et son armure de plate était plutôt imposant et donc possède une défense ferme mais une vitesse réduite, alors que Théomer lui, n’as qu’une simple cotte de maille recouverte d’une armure en cuir et donc plus rapide mais facilement déstabilisable.

Bryhn préféra lui laisser le premier assaut, pour jauger ses mouvements, il avait très bien remarqué que Théomer avait déjà une expérience du combat et donc ne sera pas facile à battre, Bryhn devra également faire attention aux efforts qu’il fournira, ne faire aucun geste inutile, étudier les tactiques de l’adversaire.

Ça y est, Théomer se lance, un simple coup d’estoc suivit d’une série de coups basiques ainsi que quelques feintes, histoire de s’échauffer et de tester les défenses de Bryhn qui après cet assaut n’a pas bougé d’un pouce.

C’est le tour de Bryhn, comme prévu, il est plus lent que son adversaire mais plus rapide qu’il ne le pensait, l’attaque est puissante et son poids fait que Théomer l’a bien ressentit malgré le fait qu’il l’est bloqué avec son bouclier. Bryhn porte un second coup sur le flanc droit de son adversaire mais celui-ci l’esquive, Bryhn teste les défenses du jeune homme, il envoit une série de coups rapides sur son bouclier, Théomer  peine à garder sa garde et après cette série de coups, Bryhn recula et se remit en position défensive, prêt à bloquer chaque nouvelle attaque.


Théomer revient à la charge en donnant plusieurs coups de taille, son adversaire contre-attaque d’un coup d’estoc mais le jeune homme pare et riposte par un puissant coup de bouclier.

Bryhn est surpris et sonné par ce coup et manque de tomber à la renverse mais il connaissait bien cette technique utilisé contre les ennemis en armure lourde et Bryhn compensa cette faiblesse avec son appui qui lui permet de se rattraper. Après s’être réceptionné Bryhn donna un coup de pied juste assez puissant pour repousser son adversaire et enchaina sur une charge puissante dans le but de faire hésiter le jeune homme sur la manière de contrer ce nouvel assaut…


Dernière édition par Bryhn le Jeu 25 Fév 2016 - 14:03, édité 2 fois
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Learamn
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Mar 19 Jan 2016 - 21:52

C’était deux véritables lions, comme ceux que l’on pouvait croiser dans le Lointain Harad, qui se livraient un combat féroce sur le verdoyant promontoire. Quiconque n’aurait pas su au préalable que ce duel entre ces deux guerriers rohirrim était un entraînement , n’aurait jamais pu le croire tant l’intensité et la détermination dont ils faisaient chacun preuve étaient grandes.

Et pourtant, en réalité , chacun de leurs coups étaient maîtrisés et contrôlés ; ils cherchaient à déstabiliser l’adversaire , à le désarmer et peut être même à le sonner mais ils prenaient bien soin de ne pas blesser leur vis-à-vis qui était avant toute chose leur frère d’armes.

Eofend observait le combat d’un oeil satisfait , un très léger sourire s’était même dessiné sur son visage. Il n’avait pas fallu plus que quelques secondes d’observation au chef de la mission pour qu'il constate que ces deux soldats étaient talentueux et qu'aucun doute n'était permis quant à leur engagement. Le Garde Royal s’estimait heureux d’avoir de tels éléments dans son groupe sur lesquels ils pourraient s’appuyer en fermant les yeux. A son retour il pourrait remercier le sergent Eoral , le sous officier ne s’était pas moqué de lui : il lui avait bien envoyé les meilleurs éléments dont il disposait.
Il y avait quelque chose de fascinant dans cet affrontement que tous observaient avec une attention quasiment religieuse : la fougue et l’audace de la jeunesse incarnées par Théomer faisant face à la puissance et l’expérience représentées par Bryhn.

Et ce fut bien le plus jeune des deux qui se fit remarquer avec une attaque surprenante mais diablement efficace : après quelques passes d’armes stériles , le jeune noble se rapprocha de son adversaire pour ouvrir sa garde puis il lui asséna un violent coup au visage avec son bouclier. Déconcerté et légèrement sonné, Bryhn recula de quelque pas et mit quelques fractions de secondes seulement pour retrouver son équilibre et ses esprits. Devant cette manoeuvre téméraire mais terriblement ravageuse , Méared se sentit obliger d’adresser quelques applaudissements au jeune guerrier qui venait de s’illustrer remarquablement aux yeux de toute la troupe.

Mais le vétéran n’avait pas dit son dernier mot et il comptait bien répondre à l’attaque porté par le jeune pousse qu’il avait en face d’un lui. Il envoya un violent coup de pied dans l’abdomen de Théomer qui n’eut pas d’autres choix que de reculer, Bryhn enchaîna alors avec une charge puissante que son vis-à-vis eut toutes les peines du monde à esquiver. Les deux hommes reprirent alors leur souffle en s’échangeant un long regard : les débats s’étaient rééquilibrés et l’issue du duel était encore bien incertaine.

-Quelle intensité! Ces deux-là semblent avoir pris la chose à coeur.
s’enthousiasma Eofend.

-Espérons simplement qu’ils ne se blesseront pas bêtement.
lâcha Halgor d’un ton mordant.

Eofend ne releva pas l’allusion du garde royal : cela faisait partie du personnage et puis au fond il n’avait pas vraiment tort, le chef de l’escouade ne tenait pas vraiment à se retrouver avec deux estropiés sur le dos ; il n’en avait clairement pas besoin. Mais les deux duellistes semblaient maîtriser leurs coups et prenaient garde à ne pas blesser leur adversaire de manière grave. Tant que les deux soldats continuaient à contrôler leurs coups il n’y avait aucun raison d’interrompre le combat.

Les coups continuaient à être échangés avec application et précision ; parades,esquives et contre-attaques s’enchaînaient avec rapidité et dextérité.

Bryhn, visiblement touché dans son orgueil, après “l’attaque du bouclier” gagnait peu à peu du terrain grâce à la force de ses coups mais il n’arrivait toujours pas à trouver la faille qui aurait pu lui permettre de finir le combat; c’est alors qu’il fit le choix de faire parler son expérience. Il feinta une attaqua d’estoc que le jeune Théomera anticipa sûrement trop pour pouvoir la parer car la lame de Bryhn changea brusquement de trajectoire et son coup devint une puissante attaque de taille. De justesse , le jeune noble parvint à mettre son épée en opposition mais dans la précipitation de son geste il ne réussit pas à parer comme il l’aurait voulu , par conséquent sa main n’était pas assez ferme. Sous la puissance du coup , son épée se mit à trembler violemment et l’onde de choc remonta jusqu’au bras et même jusqu’au thorax du jeune guerrier qui , deséquilibré , chuta en arrière en lâchant son épée.

Sur cette attaque là , la maturité de l'aîné avait fait la différence: le jeune novice s’était trop facilement laissé duper par la manœuvre de son adversaire et il en avait fait les frais; une erreur classique chez les plus jeunes , y compris les plus doués. Ce qui allait être intéressant à voir à présent c’était comment Théomer allait bien pouvoir essayer de se sortir de cette situation hautement délicate.

Réagissant le plus rapidement et le plus instinctivement possible il rampa sur le dos pour s’éloigner au plus vite de son adversaire qui avait désormais un net avantage face à ce jeune novice étendu au sol et désarmé. Dans quelques fractions de secondes le vétéran serait sur Téhomer et si ce dernier voulait avoir une chance de remporter son combat il fallait qu’il fasse quelque chose d’assez ingénieux pour surprendre un adversaire déjà sûr de sa victoire; et vite, très vite.



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Théomer
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Jeu 4 Fév 2016 - 23:44
Satisfait, tu as vu ton adversaire vaciller après ton crochet du bouclier.
Et c’est là ta première erreur, car trop heureux de ton bon coup, tu as négligé ta garde.
Le coup de pied dans le ventre te coupe la respiration et te projette en arrière. A ton tour sonné, tu subis alors un assaut que tu pares difficilement le temps de récupérer tes esprits et ta respiration.

Puis vient la deuxième erreur.
Les échanges s’orientant vers une égalité de vous deux, tu reprends un peu trop confiance, ayant bon espoir dans l’épuisement plus rapide de ton adversaire, sur tes chances de réussite. Probablement trop distrait par un jeu d’épée répétitif, tu ne vois pas venir la feinte, pourtant si commune.
Le choc te fait lâcher ton épée et reculer par réflexe. Tu perds l’équilibre sur le sol rocailleux ou les mouvements et échanges du duel vous ont conduit, et te réceptionne sur le sol pierreux et irrégulier.

Instantanément, tu recules à tâtons en arrière, tentant de réfléchir rapidement. Ton adversaire avance mollement vers toi. Est-il las de ce combat ? Espère-t-il un signe pour terminer là les hostilités de la part du Capitaine ?
Tu butes contre un rocher, te hisses légèrement contre contre lui, jambes semi fléchies, venant caler tes chevilles contre l’appui de la roche.
Ton épée est loin, tu es désarmée en dehors de la dague à ta ceinture, mais sans véritablement avoir le temps de dégainer, ni d’utilité dans un honorable duel.

Alors tu fais la seule chose simple et rapide, folle et fougueuse, qui te reste à faire.
Prenant appui contre la roche, tu bondis sur ton adversaire, projetant tout ton poids contre lui.
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Bryhn
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Dim 14 Fév 2016 - 12:42
La charge de Bryhn fut efficace, Théomer perdit l’équilibre ainsi que son arme, il chuta au sol juste devant son imposant adversaire.

Cette charge était une réussite mais en contrepartie, était épuisante du faite de l’armure de Bryhn. Plus ce duel s’éternisait, plus il fatiguait.

Théomer était doué, rapide, précis et agissait de manière réfléchie, avec le temps, il deviendra un grand guerrier mais pour l’instant sa jeunesse lui procurait trop de confiance, ce qui lui couta l’avantage du combat mais Théomer ne semblait pas avoir abandonné malgré sa mauvaise posture.

Bryhn s’approcha de lui et sans s’y attendre son adversaire lui sauta dessus, désarmé avec la seule force de son corps, à cette distance Bryhn ne peut l’éviter et doit donc l’encaisser, c’est la seule chose qu’il puisse faire. Il prit appui sur ses deux jambes et sur sa défense solide quoique un peu fébrile dû à la surprise.

Théomer heurta violemment Bryhn et on entendit un grand « Bong », Bryhn eut le souffle coupé et tomba à genoux suite à l’impact.

Théomer n’en sortit pas indemne non plus, son action était un « Tout ou rien » et malheureusement pour lui l’armure de plates de son adversaire avait fait son effet et Théomer avait lui aussi prit des dégâts suite à cette charge.

Les deux guerriers étaient à terre, épuisés, l’un désarmé, l’autre essouflé.
A ce stade, personne ne pouvait savoir comment ce duel se soldera….
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Learamn
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Lun 15 Fév 2016 - 12:01

Bryhn avait probablement pensé que la victoire lui tendait les bras ; son adversaire était au sol et était désarmé. La plupart des spectateurs de ce brusque spectacle était du même avis ; le jeune noble se trouvait dans une position bien désavantageuse et il n’y avait pratiquement personne qui était prêt à parier sur un retournement de situation ; mais c’était sans compter la fougue et la détermination de Théomer qui bondit littéralement sur son aîné.  Bryhn , pris de court , perdit l’équilibre et se retrouva les genoux au sol tandis que son jeune et inconscient partenaire accusait sérieusement le coup ;  il avait le souffle complètement coupé suite au choc avec la lourde armure de Bryhn.  
Méared qui observait le duel avec enthousiasme était réellement enchanté que les deux guerriers ne lâchaient jamais rien même dans les moments les plus critique ; le garde royal était bien impatient de découvrir la suite du duel et son issue … qui ne vint jamais.

Eofend s’était effectivement approché des deux combattants épuisés et il les félicita pour ce beau combat .

“Messieurs , en vous ayant vu combattre je peux vous confier que je ne donne pas cher de la peau des potentiels brigands si d’aventure ces vauriens penseraient pouvoir nous attaquer. A présent prenez un peu de repos avant que nous nous remettions en route. “

Le chef de la mission était aussi curieux de savoir lequel des deux rohirrim serait sorti vainqueur mais il ne pouvait pas prendre le risque de laisser le face-à-face continuer entre deux hommes exténués qui ne maîtriseraient plus leurs coups. C’étaient de bons éléments mais il avait besoin d’eux en état de combattre de véritables ennemis ; il eut été dommage que l’un d’eux se blesse lors d’un simple entraînement.

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Une demi-heure plus tard la compagnie était en selle et se remit à avancer à travers les immenses plaines jaunies par les rayons du Soleil qui n’avaient pas frappés ainsi depuis bien des années. Après le Rude Hiver , ce soudain réchauffement ne profitait pas plus aux habitants de la région ; les pâturages séchaient et il devenait de plus en en plus compliqué de trouver de l’herbe fraîche pour les troupeaux sauf dans les régions les plus septentrionales ou au bas des montagnes à l’Ouest du royaume.

C’est alors que Starfol et Méared , partis au devant de la compagnie comme éclaireur , revinrent au triple galop.

“Il y a une ferme qui prend feu à quelques lieux d’ici !” s’écria le garde royal

Sans plus attendre , Eofend ordonna à ses hommes de changer de cape et de se diriger vers cette ferme. Ils arrivèrent rapidement sur les lieux ; plusieurs bâtiments avaient pris feu et certains étaient déjà réduits au centre. Juste devant ce sinistre spectacle se tenait une famille qui semblait pleurer sur le corps d’un homme. La compagnie s’arrêta juste devant eux et le sergent descendit de son destrier sous les yeux encore tétanisés d’une pauvre femme et de ses enfants. Le Garde royal avisa le cadavre qui se trouvait à ses pieds ; ce devait être le père de cette famille ; Eofend demanda ce qu’il s’était passé. La pauvre femme , encore sous le choc , lui répondit d’une voix brisée entrecoupée de nombreux sanglots

“Un groupe d’hommes est venu ; ils ont dit vouloir fouiller la maison pour y trouver je ne sais quoi sans faire plus de dégâts mais mon mari , qui tenait visiblement à l’objet convoité, s’est interposé. Alors ils sont devenus violent et ils l’ont tués avant de rentrer dans le bâtiment et se mettre à la recherche de ce qu’ils désiraient puis ils ont mit le feu et sont partis aussi vite qu’ils étaient venus…
-Ces hommes….combien étaient-il et avez vous pu voir leur visages?”


La veuve parut hésitante

“Je ne sais pas,  tout est si confus ; ils étaient au moins une dizaine et leurs traits étaient dissimulés…
-Et avez vous une idée de ce qu’ils convoitaient et si ils l’ont trouvé?
-Non je ne sais pas , mais ce n’était ni nos maigres réserves d’argent ni mes modestes bijoux qu’ils ont brûlés avec le reste , tout le reste …


Elle se prit la tête entre les mains et ne fut plus capable de dire un mot de plus , en l’espace de quelques minutes sa paisible vie s’était totalement effondrée.  Eofend semblait pensif ; qui pouvait donc être ces bandits ? Et que pouvaient ils bien chercher dans une modeste ferme? Il n’était pas du tout sûr qu’ils s’agissait là des mêmes brigands qui avaient volé le Bourgeois à Lossarnach mais c’était pour le moment la seule piste qu’il avait et toute cette affaire lui paraissait louche , au même titre que le vol dans les Caves d’or et  le garde royal ne croyait pas au coïncidence.

Le chef de la mission tendit un parchemin signé de sa main à la famille éprouvée , bien que lui -même soit illettré ; ce document leur permettrait de pouvoir trouver un abri décent à la garnison du village le plus proche.  Pendant ce temps là Starfol s’était mis en quête de traces et d’indices pour savoir vers où ces malandrins s’étaient dirigés.
Eofend ordonna:


“Méared et Théomer allez voir si vous trouvez un accès pour entrer dans l’étable incendiée sans prendre de risque ; Halgor et Bryhn faites-en de même pour le bâtiment principal . Qui sait ce que nous pourrons y trouver “

Méared , qui pour la première fois depuis le début de l’expédition avait perdu son air jovial, pris les devants et se mit en quête d’un accès pour pouvoir entrer dans l’étable mais toutes les entrées étaient déjà en proie aux flammes. Le foin qui se trouvait en abondance à l’intérieur avait accélère la propagation de l’incendie. Théomer ne semblait pas avoir plus de succès et le bâtiment semblait prêt à s’écrouler d’un instant à l’autre ; y entrer serait trop risqué.

Le bâtiment principal , également en proie à l’incendie, semblait toutefois avoir été relativement épargné si bien que quelques ailes semblaient encore pouvoir être accessible.
Après avoir constaté qu’ils ne pourraient pas passer par la porte principale Halgor et Bryhn cherchèrent une autre vois d’accès. Le garde royal ne tarda pas à trouver une fenêtre pas trop haute qui pourrait leur permettre d’entrer.  Il se hissa sur le rebord de la fenêtre avec un grognement , Bryhn en fit de même quelques instants plus tard.

“ Dame! Quelle chaleur ! On dirait un four!
s’exclama Halgor. Mes avis qu’il ne faut pas trop traîner par ici ; regarde ce que tu peux trouver de ton côté.”

Les deux hommes partirent rapidement chacun de leur côté dans l’espoir de trouver un petit indice; Bryhn après quelques minutes de recherches infructueuses entra dans une petite pièce où la chaleur était à la limite de l’insoutenable et où le toit commençait à prendre feu mais il n’y prêta pas vraiment attention tant il était absorbé par ce qu’il venait de voir. Au fond de la petite pièce se trouvait un petit coffre en métal dont la serrure avait été forcée et qui semblait avoir été vidé contenu. Intrigué , le vétéran s’approcha pour voir cela de plus près ; c’est alors qu’une poutre enflammée tomba du plafond et percuta violemment le rohirrim au dos. Bryhn chuta lourdement au sol tandis que la charpente en bois qui était tombé sur lui l’empêchait de faire le moindre geste et que les relents de fumée commençaient à le prendre à la gorge.

S’il ne voulait pas mourir asphyxié ou brûlé vif il allait falloir qu’il se fasse entendre pour obtenir de l’aide.



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Ryad Assad
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Mar 23 Fév 2016 - 4:23
- Tu penses vraiment que ça valait la peine d'incendier leur maison comme ça ? Je veux dire… On avait ce qu'on était venus chercher, on aurait pu partir sans…

- J'entends une critique, là derrière !?

Il avait cru avoir parlé suffisamment bas, et il devait croire que le bruit de leur cavalcade effrénée couvrirait le volume de ses paroles. Il s'était trompé, et la tête de colonne venait de ralentir subitement, forçant tous les autres à s'immobiliser. Ils étaient une petite dizaine, plus un si l'on comptait celui qui venait de s'exprimer, et qui n'était pas véritablement un membre de leur compagnie. Il les avait recrutés pour assurer son escorte, leur avait demandé de ne pas poser des question et de lui obéir aveuglément, en échange d'une très bonne paie. Ils avaient signé sans hésiter. Ils auraient peut-être dû poser quelques questions. L'intéressé essaya de dominer son cheval, tandis que leur employeur – leur chef pour ainsi dire, tant il avait exigé d'eux obéissance et dévotion – s'approchait de lui, avec sur le visage une expression mauvaise.

- Euh, non, je me demandais simplement si… eh bien…

- Eh bien ? Tu vas parler ou m'obliger à aller chercher les mots au fond de ta gorge ?

La menace pouvait paraître anodine, mais l'homme avait arrêté sa monture si près qu'il aurait pu effectivement aller lui saisir le col simplement en tendant le bras. Un brin de nervosité monta dans la compagnie, et cet arrêt inopiné ne sentait pas bon. La pauvre victime de cette colère surprenante essaya de se justifier :

- Je ne vous critiquais pas, je vous assure. Je me disais simplement qu'il n'était peut-être pas… comment dire ? Qu'il n'était peut-être pas utile, voilà, de brûler cette ferme.

Il esquissa un sourire. Il reçut un poing en plein visage en retour. Un poing ganté de rouge qui venait de le percuter à la mâchoire, et de le faire basculer de selle. Il s'écrasa par terre misérablement, et se tordit douloureusement le poignet ce qui lui fit lâcher un cri de douleur involontaire. Alors qu'il cherchait à se relever, il sentit un choc remonter le long de son bras valide qui était appuyé sur le sol. Quelqu'un venait de poser le pied sur le plancher des vaches, et il était certain que c'était leur chef, qui n'avait pas fini de passer ses nerfs.

- A-Attendez, je suis désolé ! Je…

Il n'eut pas le temps de terminer cette fois. Il venait de recevoir un nouveau crochet qui l'envoya au tapis pour la seconde fois. Qui que fût leur employeur, c'était un sacré cogneur, et ses coups de poing assénés avec force étaient assez puissants pour mettre hors combat la plupart des gens. Sa victime du moment, la pommette ouverte, ne trouva pas l'énergie pour se redresser cette fois. Tenant son poignet foulé contre sa poitrine, levant l'autre main pour se défendre, il supplia, fit appel à la clémence de son employeur. Celui-ci ne paraissait pas être en mesure de seulement comprendre le concept. Il était animé par une colère incommensurable, qui avait pris le pas sur tout le reste. Il ne raisonnait plus, il ne pensait plus : il n'était qu'un marteau qui allait s'abattre impitoyablement sur ce freluquet qui venait de le défier.

Il attrapa le col du misérable, et le tira vers lui, comme pour lui adresser d'ultimes paroles. C'étaient ce que faisaient les gens, désormais. Ils se moquaient de vous, ils vous humiliaient, ils vous crachaient au visage pour vous montrer qu'ils étaient ceux qui vous dominaient. Et puis, après vous avoir enfoncé plus bas que terre, ils vous laissaient retrouver votre cheval et vos compagnons, espérant que vous vous nourririez de votre frustration pour faire votre travail convenablement. C'était ce que les gens faisaient.

Mais cet homme n'était pas comme ces gens.

Il ne prononça pas une parole, et contenta d'abattre son poing encore, et encore, et encore. Il fracassa littéralement le visage innocent de cet homme qui avait seulement osé le contester. Il le réduisit en une bouillie sanguinolente, devenant de plus en plus enragé à mesure qu'il achevait de le briser. Les autres hommes de la compagnie n'osèrent pas intervenir, mais l'horreur les saisit, et ils demeurèrent pétrifiés. Celui qui oserait s'élever contre ce traitement injuste subirait le même sort, c'était certain. Ils se savaient égoïstes et lâches, mais ils préféraient de loin qu'on les qualifiât ainsi, plutôt que de souligner à quel point leur altruisme et leur courage avait conduit à leur mort.

Car le malheureux était bien mort. Un craquement répugnant leur indiqua que c'en était fini, et son cadavre retomba mollement sur le sol, alors que son meurtrier se redressait en reprenant son souffle. Il dévisagea ses hommes, qui demeurèrent silencieux, incapables de rien dire. Ils attendaient la suite, comme s'ils se demandaient si sa colère allait trouver une nouvelle cible. Chacun restait immobile, espérant que cela les sauverait. C'était comme si le moindre mouvement risquait de signer leur arrêt de mort. La violence dont avait fait preuve leur employeur les stupéfiait, mais leur faisait aussi comprendre qu'ils n'avaient pas affaire à un simple marchand qui souhaitait faire transporter sa cargaison de l'autre côté de la Terre du Milieu. Ils connaissaient les tarifs pour ce genre de choses et il ne les aurait pas payés si cher. Non. S'il était prêt à tuer, à incendier et à massacrer un de ses propres hommes à mains nues, il n'était pas là pour plaisanter. Pour ne pas le défier du regard, et pour éviter de poser leurs yeux sur le cadavre de feu leur compagnon, ils observèrent ses mains. Elles étaient couvertes de sang, mais celui-ci se confondait avec le rouge carmin de ses gants. A se demander si c'était fait exprès, ou s'il s'agissait d'une simple coïncidence.

Toutefois, ils n'avaient plus rien à craindre de lui désormais, et s'ils avaient eu le courage de croiser son regard, ils auraient vu que plus aucune flamme de colère n'y brûlait. Il était… apaisé. Il sortit un chiffon de sa tunique d'apparence dalite, et s'essuya soigneusement avant de remonter en selle. Un des hommes s'approcha de lui, peut-être un peu plus courageux ou plus faillot que les autres, et lui demanda :

- Mon Prince, vous ne voulez pas qu'on l'enterre ?

L'intéressé se tourna vers le cadavre un instant, puis vers sa cargaison. Il porta une main à sa poche, pour s'assurer qu'il conservait toujours sur lui l'objet qu'ils avaient récupéré dans cette ferme et, constatant qu'il ne l'avait pas fait tomber, il répondit :

- Pas le temps. Attache son cheval au tien, nous repartons. Yah !

Déjà dans le ciel, les corbeaux se rassemblaient pour célébrer un nouveau festin.


______

HRP : J'interviendrai ponctuellement pour ajouter quelques éléments, vous pouvez continuer à poster en suivant l'ordre pré-établi, ne tenez pas compte de moi (il est fort probable que je ne poste pas tous les "tours"). Par contre, tenez compte des indices que je vous donne langue.


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"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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Bryhn
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Jeu 25 Fév 2016 - 17:00
Le sergent mit fin au duel, plutôt satisfait de ce qu'il venait de voir, il complimenta les deux guerriers exténués:

-“Messieurs , en vous ayant vu combattre je peux vous confier que je ne donne pas cher de la peau des potentiels brigands si d’aventure ces vauriens penseraient pouvoir nous attaquer. A présent prenez un peu de repos avant que nous nous remettions en route. “


Quelques instants plus tard, le petit groupe se remit en route, chevauchant à allure modérée sur les plaines rohirrim, ces fameuses plaines que Bryhn avait traversé plus d'une fois, le souvenir du martèlement des chevaux, l'herbe verte et une légère brise. Mais aujourd'hui, Bryhn ne ressentit qu'une chaleur étouffante et ne vit que la sécheresse,  ce qui ne laissa qu'un sentiment de peine dans le coeur du guerrier face à cette vue.

Starfol et Méared décidèrent de partir en éclaireur et revinrent peu de temps après, l'air un peu affolé bien que ce terme ne s'applique peut-être pas pour des gardes comme eux :

-Il y a une ferme qui prend feu à quelques lieux d’ici !, cria l'un d'eux.

Eofend n'hésita pas une seule seconde, et ordonna à toute la troupe de se diriger vers cette ferme.
La fumée se voyait de loin ainsi que son odeur qui commença à se faire sentir. A peine arrivé, le groupe aperçut un spectacle de désolation, tout le domaine en flamme, une famille pleurant sur le corps d'un homme probablement le père.

Eofend alla voir la mère en sanglots et lui demanda ce qu'il leur était arrivé, Bryhn se positionna juste à côté pour entendre son récit.

-Un groupe d’hommes est venu ; ils ont dit vouloir fouiller la maison pour y trouver je ne sais quoi sans faire plus de dégâts mais mon mari , qui tenait visiblement à l’objet convoité, s’est interposé. Alors ils sont devenus violent et ils l’ont tués avant de rentrer dans le bâtiment et se mettre à la recherche de ce qu’ils désiraient puis ils ont mit le feu et sont partis aussi vite qu’ils étaient venus…

Bryhn s'éloigna pour voir s'il y avait une quelconque trace de sabots sur le domaine.
Rien, Bryhn ne trouva aucune trace, il enrageait sur place une telle infamie ne pouvait rester impunie. C'est alors qu'il entendit les ordres du Sergent:

-Méared et Théomer allez voir si vous trouvez un accès pour entrer dans l’étable incendiée sans prendre de risque ; Halgor et Bryhn faites-en de même pour le bâtiment principal . Qui sait ce que nous pourrons y trouver

Bryhn s'exécuta sur le champ, accompagné d'Halgor ils trouvèrent une fenêtre ouverte, la porte principale étant une voie trop risquée vue l'état du batiment.

Les deux hommes étaient à peine rentrés qu'ils ressentirent une grande chaleur presque étouffante.

-Dame! Quelle chaleur ! On dirait un four! s’exclama Halgor. Mes avis qu’il ne faut pas trop traîner par ici ; regarde ce que tu peux trouver de ton côté !

Ils s'éloignèrent l'un de l'autre, explorant chaque recoin pour trouver le moindre indice.
Ici encore, Bryhn ne trouva rien mais au moment où il perdit espoir, il aperçu un petit coffre ouvert, Bryhn s'avanca doucement vers le coffre.

-La chaleur est de plus en plus intense, il ne faut s'attarder ici.

Soudain, une poutre en flamme tomba et s'abattit en plein sur le dos de Bryhn qui chuta au sol.

-Merde ! c'est pas le moment pour ça !

Il essaya de se relever mais sans succès, s'il voulait survivre il fallait appeler à l'aide.

-Je ne mourrai pas comme ça, Halgor est le seul à pouvoir m'aider. Il cria aussi fort qu'il le put: -Halgor ! Halgor ! J'ai besoin d'aide! Vite !

La chaleur s'était encore intensifier...
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Théomer
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Mar 1 Mar 2016 - 0:06
Tu as l'impression que chaque pas de Nivafel ravive tes élancements et t'envoie une décharge dans le bras.
L'armure lourde de Bryhn non heureuse d'avoir amorti ton assaut de dernière chance, t'a violemment commotionné l'épaule droite et tu as du déployer de violents efforts pour ne pas le laisser paraître. Aucun os ne t'a semblé cassé, tu t'en es rapidement assuré avant de monter en selle, dissimulé derrière la silhouette de Nivafel, mais le bras te lance encore.

Autour de vous, les plaines du Riddermark.
Tu regardes avec tristesse la maigre végétation, trop rase, trop peu abondante, au vert bien trop pâle. A la sortie du Grand Hiver, cette sécheresse précoce ne va rien arranger, tu le sais bien, tu n'as quitté votre ferme que depuis quelques jours.


Et puis, bien loin de tes petits problèmes, vinrent les flammes et la mort.
Tu regardes sans rien dire le cadavre de cet homme réduit en silence, pleuré par une famille sidérée, au milieu de leurs domaines qui se change en cendres secondes après seconde, tu fixes ses traits figés.

Un bref instant, tu revois une succession d'images. Le corps inanimé de Béomer. Le sang baignant les champs de bataille et les cris des blessés appelant à l'aide.
Tu vois également le domaine familial, si semblable à celui que le feu ravage actuellement.

Le feu... tu sens une chaleur t'envahir... Si ceux que vous cherchez sont à l'origine de cela, tu viens de trouver une motivation plus profonde pour les retrouver qu'un simple vol au delà des frontières du Gondor. Te revoilà Rohirrim, cavalier protecteur du Rohan.


''-Méared et Théomer allez voir si vous trouvez un accès pour entrer dans l’étable incendiée sans prendre de risque''

Tu fais faire volte-face à Nivafel pour contourner les écuries, laissant le soin au jeune vétéran de s'occuper de ce flanc-ci du bâtiment.
Las, les flammes sont déjà bien trop hautes et la chaleur trop vive pour espérer pénétrer dans ce bâtiment. Du foin en flamme s'envole par les ouvertures. Aucun cri n'en ressort.
Tu sens entre tes cuisses la nervosité de Vivafel à la proximité des flammes. Cherchant quelque chose d'intérêt, tu te rapproche petit à petit du bâtiment principal, et fait maintenant face à la façade arrière de la maison.
Devant elle, un puits et une auge. Sur le puits, un sceau encore rempli. Tout autour des traces de fers de chevaux. Nombreux.
Les maraudeurs ont probablement fait boire leurs montures ici avant de repartir. Une action qui a du sens au vu de la sécheresse de la saison pourtant jeune.

Tu attaches Nivafel à la margelle, cherchant n'importe quel indice. Tout autour de toi retombent des flammèches et cendres de l'incendie.
Les traces sont vraiment nombreuses, il doit bien y avoir une dizaine de chevaux, mais tu ne repères rien d'autre de bien utile à première vue.

Un craquement plus important te fait prudemment reculer, bien que tu sois déjà à plusieurs maitres de la maisonnée. Le toit d'une aile du bâtiment vient de s'affaisser brutalement, dégageant un nouveau nuage de fumée et braises crépitantes.
Soudain alerte, tu te demandes ou en sont les autres. Les sens en alerte, tu entends alors quelqu'un crier.
Le son est tenu, étouffé par les bruits du brasier, mais tu en es certain quelqu'un à crier, et cela venait du lieu de l'effondrement!

Tu repères une porte, mais les flammes te semblent devenir de plus en plus intenses seconde après seconde. Cherchant une solution, tu te rappelles inconsciemment l'incendie qui s'était déclaré dans vos écuries alors que tu étais jeune garçon. Tu avais regardé les palefreniers tenter de venir en aide à une monture cernée par les flammes, jusqu'à ce que l'un deux se jette dans un abreuvoir pour pouvoir affronter la chaleur des flammes.

Tu te précipites dans l'auge, plongeant maladroitement à l'intérieur, gaspillant quelques précieuses secondes dans l'eau pour en imprégner au maximum ta tenue.
Puis tu quittes le vieux bassin et te précipites vers la porte, alourdi et -tu l'espères- en partie protégé par l'humidité.


''- HALGOR? BRYHN? OU ÊTES VOUS?''

Les flammes ronflent autour de toi, la chaleur te fait pleurer, et tu sens l'eau s'évaporer de secondes en secondes. Au jugé, tu tentes de te repérer vers le lieu de ou s'est effondré le toit et d'où tu as cru entendre crier.
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Dim 6 Mar 2016 - 20:52

L’imploration de Bryn qui était en proie au feu monta aux oreilles de chacun ;  Eofend leva les yeux en direction de l’édifice incendié d’où provenait le cri : l’un de ses hommes était pris au piège et il avait besoin d’assistance au plus vite.   Le garde royal aperçut alors Méared et Théomer qui s’engouffraient dans le bâtiment pour aider leur frère d’armes.
A l’intérieur Halgor entendit bien évidemment les appels à l’aide et  il se précipita alors vers l’endroit d’où ils provenaient. Il pénétra dans la pièce où régnait une chaleur étouffante et put constater l’ampleur de la situation.  Le toit était complétement enflammé et le feu commençait déjà à lécher les murs de ce qui devait autrefois être un grenier et qui ne serait bientôt plus qu’un tas de cendres. Une énorme poutre était tombée de la charpente et Bryhn se trouvait en dessous, incapable de se redresser ; Halgor s’empressa alors de l’aider. Il tira de toutes ses forces pour la soulever mais il ne put que l’élever de quelques centimètres avant de la laisser retomber.

"C’est trop lourd !"
Tempêta Halgor.

C’est alors que Méared et Théomer surgirent d’entre les flammes ; ils avaient été alertés par les cris de Brynn et avaient aussitôt accouru pour apporter leur aide. Ils n’eurent pas besoin d’explications pour comprendre la position délicate dans laquelle se trouvait leur compagnon.  Ils saisirent tout trois la poutre et au prix d’un gros effort ils réussirent ensemble à la dégager du torse d’un Bryhn encore légèrement sonné par le choc.  Méared passa l’un de ses bras autour de ses épaules pour le soutenir  et les quatres hommes se dirigèrent prestement vers la sortie ; le bâtiment menaçait de s’écrouler d’un moment à l’autre et aucun des cavaliers ne désiraient vivre ça de l’intérieur.  
Ils sautèrent alors littéralement par la fenêtre par où ils étaient entrés et s’éloignèrent le plus rapidement possible des flammes et de la chaleur.   Par miracle les quatre hommes s’en étaient sortis plus ou moins indemnes : Bryhn était seulement un peu choqué et avait encore un peu de mal à respirer à cause de la pression de la poutre, Halgor avait perdu sa cape dans l’incendie et Théomer et Méared avait écopé de quelques échardes mais rien de grave n’était arrivé alors que le pire aurait pu se produire.

Eofend s’enquit de l’état de santé de ses hommes avant de leur demander ce qu’ils avaient trouvé d’intéressant. Les quatre guerriers échangèrent alors de furtifs regards ; ils avaient bien entraperçu le coffre qui avait intrigué Bryhn mais il ne s’était pas vraiment attardé dans le grenier pour l’examiner de plus près ; de toute manière il était vide.  
Les recherches de Starfol avaient été plus fructueuses ; le pisteur avait retrouvé les traces encore fraîches  d’une troupe de cavaliers se dirigeant  vers le nord-ouest. Eofend ordonna alors à Meden d’escorter la famille endeuillée vers la garnison la plus proche ; la jeune recrue , heureuse de se voir assigner une tâche moins risquée que la course-poursuite effrénée qui s’annonçait , récupéra le corps du fermier et le hissa sur le cheval tandis que , pied à terre,  il guida cette pauvre femme et ses enfants vers le village le plus proche qui se trouvait à moins d’une heure de marche.
Eofend se tourna alors vers le reste de la compagnie et il ordonna autoritairement



"En selle et au triple galop ! "


Les cavaliers rohirrim enfourchèrent alors leur monture et suivirent leur chef épaulé par le pisteur qui devait d’assurer qu’ils suivraient toujours la bonne direction. Ils chevauchèrent ainsi à bride abattue pendant plus d’une dizaine de minutes quand ils purent apercevoir devant une nuée de corbeaux qui planaient au-dessus du sol.  Eofend fit signe à ses hommes de continuer à avancer dans cette direction ; lorsqu’ils arrivèrent enfin à hauteur de cette colonne d’oiseaux ils purent constater que c’était un spectacle bien macabre qui les attendait. Le corps d’un homme complètement défiguré gisait au sol tandis que les charognards tournoyaient autour , sûrement fiers de leurs trouvailles.  Depuis la fin de la guerre civile les charniers humains se faisaient de plus en plus rares au grand dam de ces oiseaux de malheurs. Eofend chassa ces oiseux qu’il haïssait tant de plusieurs gestes des bras avant de descendre de sa monture et de s’approcher du cadavre.  Le visage du pauvre moribond était à peine distinguable tant il était défiguré ; le garde royal examina le reste du corps et n’y trouva aucune autre blessure importante ; nulle lance ne l’avait transpercée et nulle épée n’avait transpercé sa chair.  Ce détail n’échappa pas non plus aux autres membres de la troupe.
Méared , incrédule , bredouilla :

"On dirait … on dirait qu’il a été ….
-…. Frappé à mort, oui.
"Finit Eofend d’une voix grave.

Le chef de l’expédition fouilla sommairement le malheureux mais ne trouva rien d’intéressant si ce n’est un contrat liant une troupe à un mercenaire chargé de les couvrir. L’homme mort qui se tenait à leurs pieds devait être ce mercenaire sûrement jugé inutile ou trop gourmand par les employeurs ; les mêmes hommes qui avaient incendiés la ferme. Décidément ces bandits laissaient une traînée de cadavres derrière eux et Eofend ne pouvait le tolérer sur les terres du Rohan ; qu’il s’agisse ou non des voleurs des fameux artefacts d’Asthrabal  les cavaliers du Rohan avaient pour devoir de les arrêter.  Le contrat ne fournissait pas d’informations supplémentaires ; les employeurs avaient été prudents et n’avaient rien révélé sur ce parchemin ; d’ailleurs le garde royal était prêt à miser sa solde que le macchabée ne savait même pas dans quoi il s’embarquait réellement.  
Ces hommes étaient toutefois dangereux et extrêmement violent comme pouvait en témoigner la mise à mort du mercenaire ; les rohirrim devaient rester vigilants.

"Restez groupé et aux aguets ! Ces hommes sont dangereux alors ne nous dispersons pas et suivez-moi de près. "

Ils reprirent alors leur course en suivant les traces dans l’herbe sèche du Riddermark ; mais ce qui contrariait Eofend était le fait que pour l’instant il n’avait pas la moindre idée de l’endroit vers où les

bandits se dirigeaient et par conséquent ils étaient condamnés à suivre leurs traces et donc à garder un temps de retard sur eux.

-----------------------------------------------------
Meden avait confié la famille éprouvée aux mains de la garnison et des villageois les plus proches dont certains étaient même des proches qui purent les prendre en charge. La jeune recrue ne sut pas vraiment alors que faire : sa troupe devait être loin maintenant et il se retrouvait sans assignation.  Il hésita pendant plusieurs minutes avant de se décider à remonter en selle. Il n’avait pas la moindre idée sur la localisation actuelle de son groupe mais les traces qu’ils suivaient allaient vers le nord-est ; avec un peu de chance il pourrait les retrouver. Il galopa donc  pendant près d’une heure mais il ne trouva personne ; de plus il avait le sentiment qu’à cause de son inexpérience il avait perdu le cap et s’était égaré dans les immenses plaines du territoire. Complètement découragé , il essayait de déterminer quel était le meilleur trajet pour retourner le plus vite possible vers le village d’où il était parti seul c’est alors qu’il entendit un bruit de cavalcade ; il leva le regard et vit un nuage de poussière qui avançait rapidement en suivant une trajectoire perpendiculaire à la sienne.  Meden ignorait qui était ces cavaliers mais si ce n’était pas la troupe d’Eofend ce devait être une patrouille ; soulagé la jeune recrue se dirigea vers eux mais plus il s’approchait plus il avait le sentiment que les individus de cette bande n’étaient  vraiment pas les personnes qu’ils pensaient croiser quelques minutes auparavant.



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Bryhn
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Mer 6 Avr 2016 - 19:54
Après avoir crié de toutes ses forces, Bryhn entendit Halgor rappliquer en quatrième vitesse et essaya de soulever l'énorme poutre en flamme.

-C'est trop lourd ! s'exclama-t-il, en effet, il n’avait soulevé la poutre que de quelques petits centimètres.

C'est alors que Méared et Théomer arrivèrent pour prêter main forte et tous les trois réussirent à dégager Bryhn.

Suite à ce sauvetage ainsi qu’au rapport de ses hommes, Eofend jugea que plus rien ne les retenaient ici, Starfol repéra des traces qui continuaient plus loin dans les plaines vers le Nord-Ouest.

Sans plus attendre, le sergent ordonna à toute la troupe de se remettre en route sauf à la jeune recrue à qui il ordonna de raccompagner la famille en deuil jusqu’à la garnison la plus proche.

Le jeune homme afficha un petit sourire. Plutôt content de l’ordre reçu, il escorta donc la famille dans la direction opposée pendant que tous les autres continuèrent la quête.

Quelques temps plus tard, les cavaliers aperçurent une nuée sombre sur le sol, quelques mètres devant. Arrivé sur place, cette fameuse nuée était en fait des charognards venu chercher leur pitance sur un pauvre macchabé mais qui n’était pas un cadavre quelconque à première vue, le malheureux semblait mort depuis peu, au vue de son corps encore entier, cependant la victime avait le visage défoncé sûrement à coups de poings et de pieds. Au vu de son équipement, c’était un combattant, mais il y avait peu de chances qu’il soit mort au combat, seul son visage avait été touché, le reste étant plutôt intact.

Qui aurait tué cet homme et surtout pourquoi ? Pour quelle raison un homme défigurerait un autre à coups de poings sans qu’il résiste. Bryhn se posa cette question et peut-être chaque membre du groupe aussi.
Peut-être était-ce l’un des mercenaires ou des voleurs que les rohirrims traquaient ou bien juste un pauvre bougre qui était sur leur chemin.

Dans tous les cas, les deux groupes se rapprochaient de plus en plus ainsi que la confrontation qui s’en suivra…..
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Mer 13 Avr 2016 - 15:07
L’air brûlant crépite d’étincelles et tisons en apesanteur. Tes yeux commencent à pleurer tellement la chaleur est intense et agresse ton corps. Il te semble ressentir d’instants en instants l’humidité de ta tenue s’évaporer et ressentir un peu plus la brûlure du feu mordre ta peau.

C’est Bryhn qui a crié, coincé sous une poutre. Unissant vos efforts à quatre vous réussissez tant bien que mal à soulever l’obstacle.

La chaleur du bois vous brûle la peau, un tison te tombe sur la joue et tu sens ta barbe s’enflammer un court instants, dégageant cette écœurante odeur de viande brûlée. Tu viens d’y laisser quelques poils dans tous les sens du terme.
Cherchant votre chemin de sortie dans la bâtisse qui n’est plus qu’un brasier, vous déboulez péniblement dans la cour d’entrée, reprenant violemment votre respiration après cet air suffocant et vicié.

Décision est prise de scinder le groupe. L’un de vous semble des plus soulagés à aller que de tenter de s’éloigner le plus possible des ennuis. Tu ne peux t’empêcher de ressentir comme un sentiment de pitié envers ce jeune homme.

Ce sentiment te revient quelques instants plus tard lorsque votre petite troupe réduite, retrouva le cadavre. Sentiment  de dégoût et colère,  c’était un nouvel acte de cruauté et barbarie, le deuxième que vous trouvez sur les traces de cette troupe.S’agissait-il de ceux que vous cherchez ? En tout cas il semblait impératif de devoir les rattraper au plus vite pour éviter d’autres malheurs.

La tenue du moribond semblait indiquer qu’il ne s’agissait pas d’un simple malheureux croisé au hasard : le pourpoint rembourré, les protections aux articulations, jusqu’à ses dagues qu’il portait encore à la taille, tout indiquait l’homme d’armes ou le mercenaire. Ses agresseurs semblaient pressés ou peu intéressés pour avoir laissé à la dépouille son équipement.

C’est donc là que tu repensas à ce sentiment de pitié pour Meden. Vous ignoriez ou allaient vos mystérieux cavaliers et ce pleutre était maintenant seul dans les Prairies avec une famille à protéger. Tu t’en voulus presque du mépris ressenti auparavant et espéra qu’il ne se passerait rien de funeste pour eux.


‘’Starfol, avez-vous une moindre idée d’où vont ces bandits ? Semblent-ils suivre une direction précise ?’’

Il ne t’avait pas semblé remarqué que la piste se divisait, la compagnie devait donc cheminer d’un seul bloc. Prendraient-ils des précautions pour semer d’éventuels poursuivants ? Tendraient-ils une embûche ? Il vous faudra sans doute vous montrer vigilant, la violence de vos cibles n’était plus à prouver.
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Mer 27 Avr 2016 - 16:45


Eofend avait un très mauvais pressentiment : en partant d’Edoras il pensait se lancer aux trousses de quelques voleurs froussards mais il découvrait petit à petit qu’ils étaient sûrement bien plus dangereux qu'il  ne l’avait pensé de prime abord.  Ils avaient entièrement brûlé un complexe fermier,  massacré un homme robuste et armé et selon Starfol qui avait analysé les empreintes , leur groupe était composé de plus d’une dizaine d’hommes.

S’il l’avait su le garde Royal aurait amené avec lui plus d’hommes mais ils n’étaient partis qu’à sept et l’un d’entre eux avait rebroussé chemin.
Les cavaliers rohirrim avaient beau poursuivre ces bandits , ils n’étaient clairement pas assurés d’emporter le combat qui s’engagerait alors. Mais Eofend ne voulait pas perdre de temps à se rendre dans une ville pour quémander des renforts ; ils perdraient trop de temps , lors de l’affrontement ils feraient avec six lames.


Starfol se redressa et répondit à Théomer :

“ Je suis pisteur p’tit gars pas devin ; tout ce que je peux vous dire c’est que ces nombreuses empreintes convergent vers le nord . Mes avis qu’ils vont essayer de filer vers le Rhovanion; ça m’étonnerait qu’ils prennent le risque de passer par la Trouée. “


Le Rhovanion… Le pisteur avait raison , ces bandits avaient fait au plus court depuis Lossarnach. Ils avaient mit cap sur le nord pour déboucher dans les plaines du Rohan avec pour objectif de pénétrer dans le vaste territoire du Rhovanion où ils pourrait aisément semer leurs poursuivants et se volatiliser .  Il était très peu probable qu’ils bifurquent vers l’Ouest ; les trois passages pour y parvenir comportaient bien trop risques pour de tels malfaiteurs : la Trouée était constamment surveillé par des éoreds , les nains ne les laisseraient assurément pas passer par la Moria tandis qu’il fallait être inconscient pour s’aventurer dans la traversée du  col du Caradhras.  

Le petit groupe galopa donc vers le Nord ; quand  soudain un nuage de poussière apparut au loin sur leur droite. Eofend se raidit instantanément , aux aguets.

“Voilà ces bandits ! Nous les tenons ! “
s’exclama Méared.

Halgor , plus dubitatif lui rétorqua .

“Non , nous n’avons pas pu les rattrapper aussi vite ; et puis ils sont censés fuir vers le Nord pas galoper vers nous depuis l’Est. “



Halgor avait raison ; les hommes qui se dirigeaient vers eux étaient bien trop nombreux pour appartenir au groupe de cambrioleurs : mais alors qui étaient-ils?

Eofend plissa les yeux et reconnut alors les uniformes que portaient les hommes qui fonçaient à toute allure vers leur position : c’était une éored. Le sous-officier de la Garde Royale se détendit légèrement ; cette troupe était des leurs.

Quelques minutes plus tard les guerriers de l’eored parvinrent jusqu’au petit groupe ; en voyant que les hommes d’Eofend étaient également des alliés ils rangèrent leurs armes qu’ils avaient préparés en cas d’affrontement.

Le capitaine de l’eored les jaugea avec un petit air supérieur avant d’approcher sa monture ; il aperçut alors les armures caractéristiques de la garde Royale que portaient Eofend , Méared et Halgor.

“Mais que font donc des membres de la garde royale dans ces territoires hostiles et isolés. Ne devraient ils pas rester au Château d’or pour guetter une quelconque menace qui pèserait sur le Vice-Roi? “

Il avait énoncé sa question avec une intonation à mi-chemin entre l’amertume et le sarcasme ; à priori l’officier ne semblait pas porter la Garde Royale dans son coeur.

C’était un grand et robuste homme , d’âge mûr ; ses longs cheveux jaune paille étaient grossièrement tressées et sa mâchoire carrée était mal rasée.

“Nous sommes en mission pour la couronne mon capitaine , je vous en prie laissez nous poursuivre.”

Un sourire moqueur se dessina sur le visage du capitaine :

“En mission pour la couronne dites vous ? Quel genre de mission peut on donc confier à la Garde Royale?
Il avisa le grade de son interlocuteur. Je vais avoir besoin de plus de détails … sergent…”

Malgré le prestige qui conférait aux Garde Royaux un prestige particulier ; Eofend était bien dans la hiérarchie officielle le subordonné d’un capitaine d’éored. Et bien qu’il n’en avait pas réellement l’envie , il se retrouvait contraint d’obéir aux ordres.

“C’est un ordre sergent ! “
le pressa l’officier d’un ton rude devant l'hésitation du Garde Royal.

-Des voleurs ont dérobé de précieux objets à Asthrabal le Bourgeois , un allié influent de la couronne . Nous avons pour mission de retrouver et arrêter les bandits .”


Le capitaine passa sa main sur son menton tout en prenant un air faussement étonné .

“Ahh très intéressant … et avez-vous une piste ?
-Oui mon capitaine , nous pensons qu’ils se dirigent vers le nord pou entrer en Rhovanion.
-Vous feriez mieux d’arrêter de penser et être certain de vous sergent.”


La mâchoire d’Eofend se crispa de frustration ; cet abruti de capitaine était en train de leur faire perdre de précieuses minutes.  Mais le vétéran se fit violence pour garder son sang-froid ; la colère ne résoudrait pas ce problème qui tenait visiblement de l’ego.
Le capitaine semblait percevoir l’agacement du petit groupe et il s’en amusait , perdant volontairement du temps inutilement.


“Avez vous un ordre de mission sergent ? Vous comprenez , je dois avoir confirmation de la véracité de vos propos “

Eofend ravala une remarque sur la confiance qui devait régner entre frères d’armes qui lui brûlait les lèvres et s’exécuta en tendant le manuscrit signé de la main du Vice-Roi Mortensen en personne.
Le capitaine parcourut le parchemin avant d’observer avec attention chacun des membres du groupe.

“Vous ne faites visiblement pas tous partie de la Garde ; d’ailleurs cet homme ne serait-il pas un civil.”


- Ouais et j’me dis que vaut mieux être un paisible civil qu’un abruti de capitaine de la sorte.”
Grommela Starfol qui n’avait visiblement pas le même souci qu’Eofend de désamorcer calmement la situation mais Starfol savait aussi qu’il risquait moins que le sergent dans cette histoire  en tant que civil engagé par la Garde Royale et qui donc n’avait pas à répondre des ordres d’un officier de l’armée régulière.

Le visage du capitaine vira au rouge

“Qu’avez vous dit? Serez vous capable de le répéter pauvre vaurien ? ‘
s’énerva-t-il.

Le pisteur ne baissa pas les yeux et marmonna quelque chose dans sa barbe que seuls Bryhn et Théomer présents à ses côtés furent en mesure d’entendre.

“Aussi con que son canasson ….”


L’attention du capitaine se tourna alors vers les deux derniers cavaliers du groupe : Théomer et Bryhn.

“Vous non plus vous n’êtes pas de la garde. Nom? Grade? Compagnie? Régiment ? Raison de votre participation à cette mission? “


Eofend lança un regard implorant à Théomer et Bryhn ; ils devaient répondre au plus vite en évitant de créer tout clivages ou tensions. Il fallait sortir de cette situation absurde au plus vite : chaque minute qui s’écoulait les éloignait un peu plus de leur objectif.



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Théomer
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Sam 7 Mai 2016 - 12:32
Les terres sauvages du Rhovanion, un endroit parfait pour disparaitre à celui qui ne voulait pas laisser de traces.
Si votre pisteur avait raison, et que les bandits ne comptaient pas obliquer vers l'Ouest, alors ils seraient forcés de longer le cours de l'Anduin.

''Les gués du Champ des Célébrants, alors?''
Il faudrait en effet être stupide pour envisager de traverser les territoires du royaume de la Lorien.

Votre groupe força l'allure. Les tressauts de votre allure te lancent quelques décharges dans ton épaule encore contuse. Les mêmes paysages continuaient de défiler, ceux de prairies anciennement vertes et transformées en une steppe au ton jaunâtre. Tu avises les nuages de poussière que vos montures soulèvent à cette allure, et qui seront autant utiles à votre groupe pour repérer votre cible qu'aux fuyards à vous voire arriver.
Si jamais vous parvenez à les rattraper.

Trop concentré sur votre allure et à inspecter la ligne d'horizon au nord, tu te fais stupidement surprendre par l'arrivée du groupe de cavaliers et seuls le changement d'attitude de tes compagnons et l'exclamation de Méared te tire de ta vigilance trop restreinte.

Il est de coutume au Rohan, pour que deux eoreds puissent se reconnaître de loin, que chaque groupe de cavaliers en rencontrant un autre hisse un fanion du Rohan pour apaiser ces rencontres. Tenant tes rênes d'une main, tu empoignes de l'autre ta lance,  y fixe prestement un fanion fixé à ta selle, comme nombre de rohirrim en possède, puis la hisse à la verticale.

C'est bien un eored et au soulagement initial de ne pas devoir affronter un aussi grand nombre vient trop rapidement se rajouter une ambiance désagréable entre les deux gradés.

Il est difficile de dire si ce capitaine d'eored est trop borné ou juste stupide. Son plaisir à faire valoir sa prévalence sur Eofend est bien trop visible, et tu te demandes si il ne va pas tenter de vous mettre des bâtons dans les roues juste par pur plaisir.

Tu réprimes un cri de frustration et et dépit lorsque tu constates qu'Eofend ne va pas tenter de faire valoir sa position de garde royal pour clore la discussion, ce qui est peut-être plus sage au vu de l'attitude de son interlocuteur mais risque d'allonger les palabres.

Pourquoi également ne mentionne-t-il pas la piste que vous suivez et la mise à sac du complexe fermier? Ce sont là deux solides argument pour prétendre poursuivre une bande de criminels, mais il semble vouloir garder cela sous silence, pour une raison que tu ignores.

Tu réprimes un sourire moqueur lorsque Starfol répondit à sa manière au gradé, avec le résultat sans doute escompté d'ajouter une touche rubiconde au visage buté du gêneur.

''Théomer, de l'Eastfold, capitaine. J'ai venais chercher ma nouvelle affectation et ai reçu comme consigne de la part du sergent Eoral de la caserne d'Edoras, de me joindre à cette expédition prioritaire.''


Tu as discrètement appuyé le dernier mot. Si Eofend ne veut pas encore tout dire, tu ne vas pas le faire à sa place, mais l'attitude de votre interlocuteur commence sérieusement à t'irriter.
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Ryad Assad
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Lun 23 Mai 2016 - 5:45
HRP : Je poste vite fait pour faire avancer le scénario. Avec l'absence de Lea et de Bryhn, Théomer tu peux répondre sans te soucier de l'ordre de posts, on va continuer un peu en attendant qu'ils en aient fini avec leurs épreuves /HRP

________


- Expédition prioritaire ? Voyez-vous ça…

Le Capitaine considéra la situation un instant, en observant les cavaliers qui se trouvaient en face de lui. Il n'était pas difficile de savoir à quoi il pensait. Il n'avait pas le pouvoir de s'opposer aux ordres de Mortensen, même s'il ne le portait pas particulièrement dans son cœur, et il devait laisser le passage à cette compagnie hétéroclite qui allait les récolter les lauriers de la gloire, simplement parce qu'ils étaient de la « Garde Royale ». La même garde qui avait servi fidèlement Hogorwen dans la guerre civile, mais qui avait été miraculeusement épargnée par les réprimandes. Ils n'avaient fait que leur devoir, qu'on disait. Ils n'avaient fait que leur devoir…

Les hommes du rang, les simples sergents et capitaines qui obéissaient eux-aussi aux directives, par contre, on s'était montré moins cléments avec eux. Certains avaient été passés par le fil de l'épée, et pour les autres… pour ceux qui n'avaient pas perdu leur grade et leurs prérogatives, c'étaient les patrouilles interminables dans les plaines du Riddermark, et aucun espoir d'arriver à progresser. Le Capitaine, hélas pour la compagnie de Théomer et de Bryhn, était de ceux-là. Frustré, parce qu'il avait eu le malheur de ne pas soutenir le camp des vainqueurs dans une guerre absurde à laquelle tout le monde avait participé sans vraiment savoir ce dont il retournait. Son seul crime avait été de croire que Hogorwen, en tant que Roi légitime, était l'homme à défendre. Qu'aurait-il pu savoir des complots et des machinations ? Rien.

Il ignorait tout, et pourtant il avait pris part aux événements. Incapable de retenir la leçon, il décida de faire la même erreur, et ce fut d'une voix forte qu'il reprit :

- Bien. Moi et une demi-douzaine de mes hommes, nous allons vous accompagner. Vous servir d'escorte, si vous préférez. M'est avis que vos gars ne sont pas des fines lames, et si d'aventure les choses devaient mal tourner, vous aurez besoin d'un peu d'expérience.

Il sélectionna rapidement six cavaliers taciturnes, le regard sévère et la mine grave. Ils tenaient leur lance fièrement, cependant, et ils paraissaient être des combattants de valeur à défaut de pouvoir représenter des compagnons sympathiques. Le Capitaine ordonna à son sergent de ramener la compagnie à son camp de base pour y trouver du repos, pendant que lui-même partait chercher un peu de gloire dont il pourrait se servir pour, peut-être, faire redécoller sa carrière.

- Eh bien, sergent ? Vous venez ? Vos hommes occuperont la queue de la colonne, nous prenons la tête.

Eofend se crispa, mais il ne dit rien. Cependant, ses poings se serrèrent perceptiblement sur ses rênes qu'il semblait vouloir rompre.

- Bien, mon Capitaine.

- Dans quelle direction, sergent ?

- Vers le Nord, mon Capitaine.

La tension était à son comble, mais bientôt la compagnie reprit la route. Starfol se retourna vers Théomer et Bryhn qui paraissaient légèrement perplexes. Il n'était pas habituel, en effet, d'assister à de telles scènes dans l'armée du Rohan. Toutefois, la guerre civile avait laissé des traces, et avait fait du mal au pays des dresseurs de chevaux. Ils n'étaient que les témoins des conséquences atroces d'une guerre fratricide. Le pisteur haussa les épaules, comme si cela ne le surprenait pas tellement :

- Tirez pas ces tronches, dev'nez pas comme eux. Pensez à la ferme, les gars. Pensez à ce pauv' type qu'on a retrouvé mort. Que ça vous motive à retrouver les salauds qui ont fait ça. Je suis pas un héros, mais j'aime pas ceux qui tuent pour le plaisir.

Ils reprirent donc la route, placés à l'arrière alors que Starfol était peut-être le plus qualifié pour prendre la tête des opérations. Toutefois, il mettait ses compétences de pisteur à l'épreuve, et il montra à ses compagnons deux ou trois trucs pour leur permettre de s'améliorer :

- Vous voyez la trace, là ? Classique. C'est ce genre de choses qu'on doit chercher. Des chevaux, au galop de surcroît, laissent pas mal de signes. Si on pouvait s'arrêter, je te dirais même lequel a mal au sabot.

Il sourit pour lui-même. Pourtant, en dépit des conseils précieux de Starfol, ce ne fut par sur la terre sèche et revêche du Rohan qu'ils repérèrent le prochain indice laissé par les mystérieux voleurs. Pour cela, ils durent lever les yeux. Dans le ciel, à quelque distance devant eux, s'élevait une nuée de corbeaux qui tournaient en cercles concentriques autour d'un point unique. Eofend ralentit légèrement pour revenir au niveau de ses hommes :

- Vous pensez que c'est une autre ferme ? Ils auraient recommencé ?


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Sam 4 Juin 2016 - 12:44
As-tu touché une corde sensible?
L'antipathique personnage fixe en silence votre compagnie hétéroclite, reprenant tes mots. Il semble évaluer quelque chose, et le silence pesant entre les deux groupes se prolonge quelque peu.
Et voila que l'ambition vaniteuse parle. Tu as bien touché quelque chose en lui et probablement fait miroiter plus que tu ne le pensais. Cet homme n'a aucune envie de vous laisser filer seuls, car si vous dites vrai, il a tout intérêt à marcher dans votre sillage pour récolter les lauriers de la réussite de votre entreprise.
Si réussite il y a.
Et doublement si, si lauriers il y a.

Ambition, vanité, orgueil, le personnage vous insulterait même dans sa justification bancale que de vous accompagner ou 'escorter' comme il dit.
Tu ne serais pas en mission pour la Garde Royale, tu aurais déjà probablement déjà lancé Nivafel contre la monture de l'outrecuidant pour le jeter au sol.
Alors tu préfères serrer les dents et laisser couler l'affront, mais le regard brulant que tu lui laisses restes plus qu'évocateur. Mais la tension musculaire qu'inconsciemment, tu exerces sur Nivafel, le fait piaffer et piétiner sur place.
Eofend que tu observes du coin de l'œil n'est pas en reste et semble vouloir en broyer ses rênes de rage.

Et vous voila maintenant relégué à l'arrière-garde de votre compagnie. Si celle-ci a doublé de volume, l'ambiance y a en revanche franchement pris un coup. Et la logique de reléguer à l'arrière ceux connaissant la nature exacte de leur mission et le plus à même de la poursuivre de la meilleure manière possible, ne va ni arranger les choses, ni te rassurer sur le caractère de votre nouveau gradé aux commandes. Le fait que même le pisteur reste derrière vous renseigne bien sur la logique et les compétences du personnage...

D'humeur morose, tu te laisses guider par l'allure de la troupe. Les rubans rouges ornant la lance que tu tiens en mains, et ton bouclier, fixé aux flancs de Nivafel, claquent parfois à tes oreilles.
Tu rumines.

Starfol vient justement se porter à ta hauteur, ayant probablement remarqué ton changement d'humeur. Tu hausses les épaules à ses paroles.
Ne pas devenir comme cet homme, certes. Le reste de vos nouveaux compagnons, tu ne veux pas en faire un jugement trop hâtif, mais ce capitaine...

Y-a-t-il donc tant de tensions, tant de clivages encore au sein des Rohirrims? Cette guerre ne finira-t-elle jamais de vraiment cicatriser et ne laisser que des souvenirs meurtris, mais lointains. Faut-il vraiment que les fils d'Eol se déchirent encore, le Rohan n'a-t-il as déjà assez souffert?
N'est-il pas déjà assez meurtri?

Oui retrouver ces voleurs, ces meurtriers, ces fugitifs.
D'une quelconque manière et peut être à une minime échelle, redorer les couleurs du Rohan. Faire comprendre que les crimes ne seront pas tolérés. Que les Rohirrims veillent toujours, et qu'ils restent les seigneurs de ces plaines.

-Vous avez raison Starfol, rassurez-vous, mon envie de retrouver ces bandits n'est pas émoussée par cette outre de vanité.

Alors, tu te redresses quelque peu sur ta selle, tu raffermis la prise sur tes rênes, et la poursuite continue, tes idées moins embrumées par la rage et la morosité de l'épisode précédent.
En route Starfol, profitant que son expérience n'est pas requise en tête, en profite pour tenter de vous inculquer quelques notions plus poussées de pistages, les sols ou chercher de préférence, là ou les empreintes persistent, les signes indirects autre que les rangées de sabots à chercher sur les sols moins bienveillants.

Tout à tes observations, une fois de plus, tu rates le signe le plus important, et c'est l'agitation du groupe et les gestes en direction de l'horizon qui te font relever les yeux du sol. Au loin, tournoie en cercle une nuée d'oiseaux, morbide présage.

- Vous pensez que c'est une autre ferme ? Ils auraient recommencé ?

Tu plisses les yeux. A cette distance, il est encore dur de pouvoir l'affirmer, mais tu ne distingues aucune volute de fumée accompagnant la nuée macabre.

-Pas de signes d'incendie. Un nouveau corps peut-être? A quoi cela rime-t-il donc que de semer autant d'indices?
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Ryad Assad
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Dim 12 Juin 2016 - 9:14
HRP : Désolé c'est très court, je manque un peu de temps, mais au moins ça fait avancer les choses Smile /HRP

_____


Les cavaliers poussèrent leurs montures au galop pour rejoindre les corbeaux, qu'ils dispersèrent en arrivant. Les oiseaux outrés s'égayèrent en croassant d'indignation, s'éloignant seulement de quelques mètres pour garder un œil sur leur repas. Leur apparition était de très mauvaise augure, à n'en pas douter, et les Rohirrim comprirent que la mort avait de nouveau frappé sur les plaines du Riddermark. L'intuition de Théomer avait été la bonne, et il y avait bel et bien un nouveau corps qui  les attendait, gisant au milieu des plaines, abandonné de tous. Les soldats firent un cercle autour de la dépouille, observant à la fois la scène macabre et les alentours, dans l'espoir de trouver une indication quant à la direction que ceux qu'ils poursuivaient avaient pu prendre.

Le Capitaine de la compagnie ne put s'empêcher de montrer sa surprise. De toute évidence, il ne s'attendait pas à ce que les hommes qu'ils poursuivaient fussent aussi violents, et toute cette affaire prenait une tournure à laquelle il n'était pas préparé. Conscient toutefois de ses responsabilités, il se tourna vers les hommes qu'il avait à sa disposition pour distribuer les tâches. Aux hommes qu'il commandait habituellement, il ordonna donc d'aller explorer les environs pour essayer de repérer dans quelle direction les bandits qu'ils pourchassaient avaient fui. Les guerriers hochèrent la tête, et firent aller leur monture dans toutes les directions à la recherche d'un petit promontoire duquel ils auraient une bonne vue sur la région.

- Vous, vous êtes pisteur non ?

Il s'adressait à Starfol, qui lui lança un regard peu amène.

- Ouais, à c'qu'i' paraît.

- Observez les traces autour du cadavre, dites-moi ce que vous en tirez.

L'ordre avait été donné sur un ton sec, mais il n'était pas dénué de sens, et le pisteur décida de ne pas le contester et de ne pas faire perdre de temps à la compagnie en disputes inutiles. Il fit comprendre à Théomer et Bryhn qu'il serait de bon ton de faire de même. Leur objectif devait primer sur leurs sentiments personnels, même s'il était dommage de voir que les dissensions internes étaient plus à même de les freiner que les obstacles que leurs ennemis pouvaient mettre sur leur route.

- Toi, Théomer de l'Eastfold, c'est ça ? Tu vas aller fouiller ce cadavre. Trouve tout ce que tu peux.

C'était clairement la tâche la moins gratifiante, pour ne pas dire la plus répugnante. Voilà ce que l'on confiait à un jeune soldat, à la fois pour qu'il fît ses preuves et qu'il s'endurcît, mais ici la manœuvre n'avait rien d'altruiste et de bienveillante. Le cadavre avait le visage détruit, comme s'il avait été piétiné par un cheval sauvage. Le dessin unique de ses traits avait été dévoré par la violence, au point qu'il n'était plus possible de reconnaître une quelconque trace d'humanité derrière ce tas de chair sanguinolent. La faute aux corbeaux, bien entendu, qui avaient parachevé l'œuvre du meurtrier. Leurs becs acérés avaient, tels des aiguilles, brodé le canevas organique de mille et un fils carmins.

Les oiseaux continuaient d'observer les soldats, l'œil brillant et jaloux, comme s'ils rassemblaient leurs forces et se préparaient à les repousser. L'un d'eux semblait fixer particulièrement Théomer, alors qu'il se penchait sur le cadavre.

Décidément, ces animaux avaient l'air vraiment intelligents…

- Alors, tu trouves quelque chose ?

Le Capitaine ne cachait pas son impatience. La nuit ne tarderait pas à tomber, et s'ils voulaient trouver des informations précieuses sur l'identité de l'infortuné, une direction pour continuer leur poursuite, et des renseignements sur les individus qu'ils poursuivaient, ils ne devaient pas tarder.


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Ven 17 Juin 2016 - 12:14
La guerre a ses propres horreurs, et tu l'as déjà vécu pour les connaître.
Les champs de bataille d'un jour sont les charniers du lendemain, ou les gémissements des blessés et mourants s'ajoutent à la puanteur du sang vicié et des entrailles à l'air, sur un fond de violence humaine et de membres découpés.
Tu as déjà assisté à celà, tu as déjà tué, tu as déjà tenu un mourant dans tes bras.

Malgré tout cela, ce cadavre-ci... ce cadavre semble réfléter quelque chose d'encore plus vicieux, exacerbé par l'incongruité de cette dépouille, perdue au milieu de nulle part au fond du Riddermarck.

Il semble avoir relevé du même traitement de faveur que le corps précédemment rencontré. Les scarifications multiples ajoutées par les charognards n'arrangent rien. Tu te re-questionnes sur ce qui peut pousser ce groupe à se déliter de lui-même et ainsi fournir une piste aisèment tracable.

Tu attends volontairement quelques secondes, deux ou trois, pas assez pour passer de la désobéissance mais assez pour marquer ton empressement à servir un tel personnage, pour descendre de ta selle. Confiant la bride de Nivafel à Bryhn, tu t'aproches du cadavre.

Impossible de tenter de reconnaitre quoique ce soit avec les traits du visage, ceux ci sont maintenant inexistants, effacés par la brutalité dont il a été victime. Tu tentes alors de trouver autre chose.
L'équiepement encore présent sur le corps semble simple et sans réelle identification possible, mais tu cherches autre chose, et le trouves. Dans un étui fixé à la ceinture, une bourse et un parchemin.



- Alors, tu trouves quelque chose ?

Cet imbécile ne te laisse même pas le temps de procéder à une fouille correcte. Tu prends tout de même celui nécessaire à la lecture de ce que tu viens de trouver avant de te relever. Sans directement te retourner ou t'adresser à qui que ce soit en particulier, tu déclares:

- Il s'appelait ... Brodien Torson. Il était employé par un certain.. Ignus. Comme on le pressentait ils sont plusieurs, à priori dix, ce qui semble correspondre au nombre estimé de montures d'après les traces laissées.
Il n'y a pas mention de réelle cible ou objectif, un contrat de mercenariat sans durée acté non plus.
En revanche, cet Ignus ou quel que soit son vrai nom semble riche d'après les primes.


Tu lèves enfin les yeux vers le Capitaine.

- Et a priori ils gagnent de l'avance.

Tu attendrais presque avec délice le 'pourquoi' du gradé. Tu préfères avancer ton argument en premier.

- Les corbeaux n'avaient pas eu le temps d'arriver au premier corps trouvé.
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Ryad Assad
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Dim 19 Juin 2016 - 17:26
La guerre avait frappé le Rohan, et avait emporté dans les flammes bien des hommes de valeur qui auraient été bien utiles en ce jour. Les soldats qui avaient été envoyés pour explorer les environs revinrent bredouille, sans la moindre information utile concernant la direction qu'avaient pu prendre les bandits qu'ils poursuivaient. Eofend ne put s'empêcher de siffler entre ses dents, contenant à grand peine son agacement. On lui avait confié cette mission, et voilà que les choses lui échappaient. Ils avaient tous entendu les mots prononcés par Théomer, qui leur avait expliqué que leurs poursuivants prenaient de l'avance sur eux. Et les voilà qui perdaient encore du temps. Si les maraudeurs quittaient le Riddermark, ils laisseraient derrière eux une famille qui n'aurait jamais justice, et ils emporteraient leur butin Manwë savait où. En outre, ils entacheraient un peu plus l'honneur du Rohan, qui avait déjà cruellement souffert de terribles conflits internes et qui n'avait certainement pas besoin de voir de redoutables mercenaires se promener en toute liberté en son sein. Le royaume ne pouvait et ne devait pas devenir le repaire des âmes corrompues et sombres, qui trouveraient dans l'absence d'autorité capable de faire respecter la loi le terreau pour ourdir de nouvelles machinations.

L'inquiétude était d'ailleurs partagée par tous les membres de la compagnie, même par le capitaine qui paraissait comprendre la nature de leur mission, et les implications de celles-ci. Que des hommes fussent capables d'attaquer et d'incendier une ferme pour récupérer un objet, il pouvait l'entendre. Qu'ils abandonnassent derrière eux le cadavre d'un des leurs était déjà moins évident. Était-ce la preuve de leur exceptionnelle violence, ce qui devait les inquiéter, ou bien cela signifiait-il qu'ils étaient divisés et qu'il fallait donc espérer qu'ils n'opposeraient pas une résistance trop forte quand la compagnie leur tomberait dessus pour les arrêter ? Difficile à dire. Le Capitaine avait entendu le rapport de Théomer, et il pensait davantage à une querelle interne. Les mercenaires pouvaient prétendre à une part du butin, et ils avaient dû se débarrasser d'un des leurs pour accroître leurs gains. C'était assez logique.

- Vous avez raison, ils prennent de l'avance, et nous allons donc remédier à cela en forçant l'allure.

Il aurait au moins pu remercier le jeune soldat pour ses observations, ou le féliciter d'avoir réussi à interpréter aussi bien la lettre qu'il avait trouvée, mais de toute évidence il n'était pas du genre à congratuler un subalterne dont il n'avait cure. Théomer devrait faire avec, ou plutôt faire sans. Reprenant un ton plus haut, à l'attention de tout le groupe, l'officier nouvellement en charge lança :

- Nous sommes à quelques jours de cheval de la frontière, et nous devons rattraper ces salauds avant qu'ils ne puissent s'échapper. Nous chevaucherons toute la nuit si besoin.

- Et dans quelle direction ? Demanda Eofend en écartant les bras.

Le Capitaine lui jeta un regard plein de condescendance, mais la question était sensée, et puisque ses hommes étaient revenus sans avoir repéré la moindre trace intéressante, il devait bien se résoudre à fournir une explication.

- Je pense qu'ils vont obliquer vers le Nord, nous devrions prendre cette direction et essayer de les intercepter. Il n'y a pas cent passages où ils peuvent traverser l'Entalluve. De mémoire, il n'y a qu'un seul gué aux alentours, et c'est probablement par là qu'ils iront.

- J'pense pas, non.

Les regards se tournèrent vers la voix qui venait de s'élever. Ce n'était autre que Starfol, qui continuait à observer les traces, et qui paraissait avoir réussi à repérer des empreintes intéressantes.

- Regardez c'que j'viens d'trouver.

Il tenait dans ses mains une poignée de terre imbibée d'huile, laquelle sentait très fort. Le Capitaine plissa le nez et haussa les épaules comme pour indiquer qu'il ne savait pas de quoi il s'agissait. Aucun des hommes de la compagnie ne paraissait avoir d'indice à ce sujet, mais Starfol les éclaira rapidement :

- C'est d'l'huile à brûler. Ils s'dirigent pas vers le Nord. Y a Fangorn sur la route, ils auraient pu couper du bois à la lisière, et à mon avis ils le savent. Non, l'type qui a semé ça – probablement en cassant la figure d'son pote – prévoit un long voyage sans rencontrer assez d'arbres pour s'faire un feu. C'est clair, ils vont vers l'Ouest.

L'explication de Starfol ne parut pas convaincre le Capitaine, mais les autres hommes semblaient adhérer à son idée, et ils hochèrent la tête de concert, sensibles à ses arguments. Il fallait dire qu'il était le seul à avoir repéré quelque chose d'intéressant. Il y avait bien des traces de sabots, mais elles étaient nombreuses et allaient dans des directions contradictoires. Probablement que d'autres cavaliers étaient passés par là peu de temps avant, et il était difficile pour de simples soldats de faire la distinction. Starfol ajouta :

- Écoutez, si j'me suis trompé j'm'en rendrai compte rapidos. Allons vers l'Ouest, et si j'trouve pas de trace d'eux, on ira vers le Nord. Ça vous va ?

Un hochement de tête plus tard, la compagnie se remit en route, essayant de couvrir le maximum de distance avant que le soleil qui se trouvait devant eux achevât de disparaître à l'horizon. En chemin, le pisteur ne put s'empêcher de rejoindre Théomer et de lui lancer :

- C'était bien vu p'tit gars… le coup des corbeaux. Et ça m'rassure pas beaucoup, tu vois. J'trouve que cette histoire sent pas bon. S'ils se fichent de laisser des cadavres derrière eux, pourquoi ils forceraient l'allure ?

C'était une question directe, mais Starfol laissa à son interlocuteur le temps d'y réfléchir. Ils auraient peut-être besoin de comprendre les mobiles de ceux qu'ils poursuivaient pour être capable de les arrêter. Mais assurément, quelque chose n'allait pas... ces bandits n'étaient pas ordinaires dans leur comportement.

Et bientôt l'astre du jour céderait la place à la plus brillante des étoiles. Reine de la nuit, les nuages pour cortège.


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Mar 21 Juin 2016 - 21:28
''Le coup de l'huile, ca c'était bien vu, je n'aurais jamais pu  y penser!''

Le compliment flatte néanmoins quelque peu ton ego, surtout venant de cet homme revêche à l'autorité qui semble avoir adopté la même posture que toi face à votre nouveau commandant désigné. Ses remarques ont toujours été sensées et ses avis importants jusque là.

Vous avez forcé l'allure et tu profites avec plaisir de cette sensation d'élan sur un cheval au galop, ressentant les muscles de Nivafel se tendre à allure régulière.

Les craintes de Starfol rejoignent les tiennes, il y a quelque chose qui ne colle pas dans ce massacre systématique.

''Il ne s'agit pas d'une querelle dans une bande de soudards. Ils tiennent un rythme important, semblent organisés, et surtout, surtout, nous avons assisté par deux fois à la même mise en scène. Un massacre implacable, systématique. Pas de blessure par armes blanches à priori, pas de vestiges d'une bataille rangée. Non, une exécution froide. Un symbole de pouvoir. Très probablement cet Ignus.''

Le commandant de cette troupe doit en effet faire preuve d'un grand sang-froid et d'une âme de tueur pour avoir orchestré tous les méfaits rencontrés jusque là.

''Essaie-t-il de raffirmer une autorité défaillante? Ou alors une logique plus torve, essayant de diminuer les primes qu'il devrait verser? Cela semble peu réfléchi, c'est prendre le risque de se mettre toute la bande à dos en vérité.''

Le point positif, outre cette possible rébellion, c'est que le rapport de force emble progressivment s'établir en votre faveur.
Si ton estimation est correcte - un dixième du butin par mercenaire = 10 hommes' alors vous êtes maintenant plus nombreux.
D'autant plus que vue l'inclinaison progressive du chemin suivi...

''L'Ouest? Vont-ils tenter de passer par la Trouée? La région me semlbe une des plus surveillées depuis l'établissement de nos forces en Isengard. Vous voyez une autre alternative Starfol?
Et puis enfin, c'est incroyable! Réussir à distancer des Rohirrims, quelles montures possèdent donc ces hommes-là!''
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Ryad Assad
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Jeu 23 Juin 2016 - 0:11
Starfol le laissa aller à un sourire satisfait. Lui non plus n'était pas insensible aux compliments, et pour une fois qu'on reconnaissait son travail dans cette compagnie, il n'allait pas s'en plaindre. Sur un ton bourru, qui ne voulait pas se montrer agressif pour autant, il répondit à celui qu'il voyait comme un jeunot plein d'avenir :

- Bah, c'était pas grand-chose. Avec le temps, on apprend les combines…

Avec le temps… Oui, encore fallait-il survivre aux aléas de la vie dans ces plaines dangereuses. Le monde n'était pas sûr, les menaces étaient constamment à la lisière de leur champ de vision, se tapissant pour mieux les surprendre. De même que cet Ignus et sa bande, qui galopaient toujours au devant d'eux, les malheurs étaient poursuivis par les soldats qui finissaient par mourir de les avoir trop approchés. Il y avait des choses qu'ils ne pouvaient tuer, des ennemis qu'ils ne pouvaient vaincre, des situations dont ils ne pouvaient sortir… Et pourtant, courageusement, leur vocation à défendre le Rohan chevillée au corps, ils continuaient à faire front. Voilà pourquoi Starfol n'aurait jamais pu devenir soldat. Il ne pouvait pas mourir pour une cause stupide, donner sa vie pour un combat perdu d'avance.

Le pisteur revient à son jeune interlocuteur qui, l'air soucieux, paraît réfléchir intensément à leur problème. Et ses observations sont loin d'être stupides. Il a de la suite dans les idées, de la jugeote, et ce n'est pas une mauvaise affaire que de l'avoir dans la compagnie, tous comptes faits. Un cerveau en plus pour réfléchir avant de dégainer l'épée, voilà qui pourrait bien les sortir du pétrin.

- Ouais, comme tu dis. Deux types battus à mort… c'est la première fois que j'vois ça. Déjà pour être capab' de tuer quelqu'un comme ça, faut être sacrément costaud. Ensuite, faut en avoir dans l'pantalon… Mais tu crois vraiment qu'c'est pour le pouvoir ?

Starfol ne pouvait pas croire qu'on pouvait tuer ainsi de sang-froid, simplement pour raffermir son pouvoir sur un groupe qui, de toute évidence, fonctionnait davantage à l'argent. Décidément, ces hommes étaient bien mystérieux, et plus ils en apprenaient à leur sujet, moins ils les comprenaient. D'ailleurs les interrogations de Théomer faisaient écho à celles que le pisteur se faisait :

- Je sais… L'Ouest, c'est pas vraiment la destination rêvée pour s'échapper, ma foi. Mais mon instinct m'dit qu'ils vont par là. La Trouée doit être bien surveillée, surtout en c'moment, mais est-ce qu'un groupe rapide pourrait pas s'faufiler par là ? J'y suis jamais allé, je sais pas à quoi ça ressemble…

Il garda le silence un instant. Actuellement le Rohan était en émoi, et l'agitation s'était déportée vers l'Ouest du pays. Il fallait espérer que les hommes qu'ils suivaient ne profiteraient pas de cette agitation pour s'esquiver. Le Capitaine le savait, et il forçait l'allure pour les rattraper avant tout.

- Quelles montures ? Pas des ch'vaux elfiques, j'espère ! Tiens, en parlant de chevaux, regarde ça !

Même au galop, il pouvait voir les sillons laissés par une compagnie importante qui filait droit vers l'Est. Ce n'étaient pas les traces d'un convoi, et il pouvait raisonnablement supposer qu'ils suivaient la bonne piste. Avec un grand sourire, il s'écria à l'attention du chef de la compagnie :

- Cap'taine ! Cap'taine ! On est sur la bonne voie !

- Je sais, yah !

La réponse sèche de l'officier tira un grognement à Starfol. Un grognement qui ressemblait curieusement à un « gros con » lâché entre ses dents. Mais c'était peut-être l'imagination de ceux qui l'écoutaient. Ils entendaient peut-être ce qu'ils avaient envie d'entendre. Comment le dire ? Ils continuèrent à galoper ainsi aussi longtemps que possible, leurs montures faiblissant à chaque instant, jusqu'à s'arrêter au sommet d'une butte qui leur donnait une bonne vue alentour. Les nobles animaux, symbole du Rohan, étaient couverts de sueur. Leurs naseaux soufflaient puissamment, cherchant à oxygéner leurs immenses poumons, et un halo de vapeur enveloppait leur tête, donnant à leur silhouette une apparence fantomatique guère rassurante. La nuit avait mis un terme à la cavalcade effrénée, et les cavaliers mirent pied à terre pour prendre un repos bien mérité, se déployant sans avoir à se concerter réellement. La force de l'habitude. Le Capitaine, cependant, donna ses ordres d'une voix forte :

- Quatre heures de repos, et nous repartons. Toi, et toi, prenez la garde.

Starfol, et Théomer. Forcément. Le Capitaine paraissait les avoir à l'œil, et s'il n'avait pas particulièrement envie de les fatiguer, il ne voyait aucun inconvénient à leur donner cette corvée et de reposer ses hommes. Ce n'était pas très professionnel, ni très intelligent – car épuiser le pisteur, qui était leur garantie de suivre la bonne trace, risquait de les envoyer sur une fausse piste – mais il ne pensait pas aussi loin. Ce qui l'intéressait, lui, c'était le présent.

- Décidément, il nous épargnera rien celui-là… Bougonna Eofend en approchant ses hommes. Bon courage à vous deux, essayez de vous tenir au chaud.

Starfol haussa les épaules, et s'installa aux côtés de Théomer. Il jeta un regard par-dessus son épaule, comme pour vérifier que personne n'approchait, et glissa une main dans la poche de sa tunique. Il en sortit une flasque qui contenait un breuvage qui n'était pas fait pour les enfants. Il en siffla une gorgée avec délectation, et passa le tout au jeune cavalier :

- Il a dit qu'on d'vait rester au chaud, non ? Son sourire s'élargit, avant qu'il ne reprît : Alors gamin, c'est quoi ton histoire. Raconte-moi un truc, ou j'risque de m'endormir…


Membre des Orange Brothers aka The Bad Cop

"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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