Général, nous voila !

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Nathanael
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Sam 2 Juil 2016 - 9:30
- Carel de Linhir, pour vous servir.

Le fonctionnaire en poste affichait un sourire de circonstance au noble qui venait de pénétrer dans son bureau. En l’absence de Cartogan, il avait la responsabilité de traiter des affaires courantes au sein de l’armée, des dépôts de plainte à l’encontre de tout militaire et du suivi des dossiers. Il avait ainsi traité celui du Lanternier de Minas Tirith – une plainte irrecevable qui mettait directement en cause le général de la Cité Blanche. A la lecture du torchon qu’on lui avait présenté, il avait haussé les sourcils et poussé un profond soupir. L’homme aux milles rumeurs avait osé imputer l’arrestation de son serviteur dans le Sanctuaire au général Cartogan lui-même. Le fait était grave car il mettait directement en cause la loyauté d’un des membres les plus proches du Haut Roy. Egal à lui-même, le général avait ordonné que cette plainte soit traitée comme toutes les autres. Il avait insisté sur l’importance de retrouver rapidement « la petite raclure qui avait ainsi menacé son honneur et sa réputation» … Carel avait simplement hoché la tête et convoqué un des jeunes nobles du Conseil du Roi afin de lui soumettre la requête du général. Cartogan avait brutalement quitté ses fonctions dans la Cité pour se rendre dans les plaines du Pelennor pour une raison qu’il n’avait pas voulu évoquer devant ses hauts fonctionnaires.  

Avec ses manières affables et polies, il invita le nouveau-venu à s’installer dans un fauteuil des plus fonctionnels. Nulle dorure ni belles tapisseries dans le bureau de Carel. Il était réputé pour son austérité et son lieu de travail reflétait avec mimétisme ce trait de caractère. Il toisa le noble des pieds à la tête sans plus de manière. Il s’était déjà croisé, sans doute, dans les couloirs du palais ou dans la citadelle mais il ne parvenait plus à retrouver le nom de l’homme qui se tenait devant lui. Il l’avait pourtant sur le bout de la langue, mais c’était peine perdue, sa mémoire lui demeurait opaque.

- Je pense qu’on ne vous a pas mis au courant des détails de l’affaire, n’est-ce pas ?

Il espérait sincèrement en réalité qu’aucun de ses proches n’ait laissé l’affaire s’ébruiter. Le bas de la cité grouillait déjà des rumeurs calomnieuses et déplacées à l’encontre de Cartogan, il n’y avait nul besoin que les hauts dignitaires du royaume soient au courant des inepties inventées par le Lanternier. La réputation du général était celle d’une droiture et d’une loyauté zélées, il y avait peu de chance que quiconque prête une oreille attentive à Helevorn. Mais cet étrange personnage était bien capable de mettre la cité sans dessus-dessous pour soulager son orgueil démesuré. Des affaires non encore élucidées traînaient quelque part dans un casier à propos de détournement de fond et d’escroquerie qu’on n’avait pas encore réussi à prouver.

Carel s’installa plus confortablement dans son fauteuil pour expliquer la mission qui était offerte au noble. Offerte, c’était le mot, car les résultats de l’enquête que mènerait cet homme propulseraient sa carrière ou la réduiraient à néant, à peu de choses près. N’avait-il pas lui-même subit le même sort étant plus jeune ? Que de souvenirs inutiles et encombrants ! Il prit une courte inspiration pour en venir au fait.

- Le maître Lanternier du Sixième Cercle de Minas Tirith a porté de graves accusations à l’encontre du général Cartogan, et, de fait à l’encontre de sa loyauté et de sa fidélité au trône. Le général a tenu en personne que cette affaire soit traitée comme toute autre. En vérité il craint de n’avoir pas su choisir ses officiers avec assez de discernement et l’un d’eux a gravement fauté et mis ainsi sa réputation et celle de l’armée toute entière en danger. Il ne s’agit pas ici uniquement du général, que vous compreniez bien la situation, mais de l’image même que le peuple peut se faire de l’armé qui le protège. Si le général s’est acharné à maintenir l’ordre et à faire appliquer une justice sévère parmi la population, ce n’est pas pour voir ses propres soldats commettre des ignominies de ce genre. Il souhaite punir avec sévérité l’homme qui est responsable de tout ce mer …

Il faillit manquer à la bienséance de son éducation et de son rang. Mais la situation l’agaçait au plus haut point. Il ne comprenait pas qu’on veuille nuire ainsi à l’image de l’armée de la Cité Blanche et du général lui-même. Il se reprit avec les plus grandes difficultés.

- … de toute cette affaire.

Il marqua une pause en regardant le parchemin qui se trouvait sur son bureau. Il s’agissait de l’ordre de mission du noble mais les pattes de mouche qui l’avait rédigé étaient à peine lisibles.

- Mais j’omets le principal. Le sujet des accusations. Le Lanternier accuse le général, et l’armée, d’avoir outrepassé ses prérogatives et ses droits en menant une arrestation musclée au sein même du Sanctuaire de Minas Tirith.

Il se retint d’ajouter « Balivernes » ! Mais le mot lui brûlait les lèvres. Il planta son regard dans celui du noble. Il avait l’air sérieux et déterminé, mais il lui faudrait sans doute un peu plus que de la détermination pour parvenir à ses fins. Si un homme avait osé franchir la limite de la légalité au sein même de l’armée, qui pouvait assurer que d'autres ne seraient pas près à faire de même ?
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Evart Praven
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Mer 10 Aoû 2016 - 23:49
Valandil Phelypeau
Fils du Sire de Châteauneuf de Bonpas


La caserne de Minas Tirith n’était pas l’endroit le plus agréable de la forteresse, loin de là. En fait, c’était un endroit sale, étriqué et au final assez malfamé… C’était là une chose assez amusante.  Après s’être égaré quelque temps dans le dédale des couloirs, Valandil parvint enfin au bureau du secrétaire du Général. Celui se présenta et, bien entendu, le jeune conseiller lui rendit la politesse :

- Valandil Phelypeau. Dit-il avec une voix posée et respectueuse, après avoir marqué une pause, il se permit une question. De Linhir ? Êtes-vous apparenté à l’Intendant du Haut-Roi ?

La véritable question était plutôt : à quel degré êtes-vous apparenté à l’Intendant mais Valandil trouvait la question assez impolie et brutale. Il fut ensuite invité à s’asseoir dans un bureau tout semblait indiquer qu’il appartenait à un bourreau de travail. Ils purent entrer rapidement dans le vif du sujet. Celui-ci semblait délicat puisqu’il en allait de la très probe réputation du Général. Comme tout le monde, Valandil tenait en haute estime Cartogan mais la situation devait être particulièrement épineuse et ce fameux lanternier particulièrement dangereux. Que des gens prétendent ternir la réputation de tel grand officier de la Couronne ou tel grand aristocrate du Royaume, cela n’avait rien d’inhabituel. Par contre qu’il fasse faire appel à un conseiller du Roi était tout à fait exceptionnel. Par contre, Linhir semblait particulièrement sous pression et utilisait un langage tout à fait déplacé et inconvenant. D’une voix calme et posée, le jeune noble continua :

- Je ne suis pas tout à fait certain que cette affaire soit traitée comme les autres mais ce sont effectivement des accusations graves. Puis-je vous poser quelques questions ? Devant l’assentiment du bras droit du général, il continua. En quoi ce lanternier est un homme suffisamment dangereux pour nécessité une enquête si poussée ? Je ne nie pas la gravité de ce qui est reproché aux hommes du Sa Majesté mais cela amène rarement à une requête devant le Conseil du Roi, se pourrait-il qu’il y ait autre chose derrière. En fait, le jeune conseiller sentait bien que, derrière la colère, une autre partie se jouait, le véritable sujet de la discussion ne semblait pas tant être cette regrettable affaire mais bien le lanternier et la réputation du Général. Puis quel est le lien entre ce lanternier et cette arrestation au Sanctuaire, vous ne me l’avez pas dit ?

Récupérant l’ordre de mission, Valandil commença à le lire. L’armée n’était pas un lieu de paperasserie et cela se voyait, on aurait dit une liste de commandes ou un mot familier tant l’écriture était petite, sale et informe. L’armée manquait-elle d’argent au point d’économiser le papier et l’encre ? Quoiqu’il en soit, Valandil y survivrait, en fait, il avait une certaine habitude. Les serviteurs véreux du Roi avaient tendance à penser qu’une écriture illisible minimisait la faute, à moins que ce ne soit pour la rendre moins visible ? Ne voulant pas s’échiner à passer une heure à lire les petits caractères illisibles qu’un gratte-papier avait jeté sur la feuille. De toute façon, les ordres de mission étaient toujours formels et désespérément concis. Donc il continua :

- Pourriez-vous m’indiquer où est retenu ce fameux serviteur ? Remerciant son interlocuteur, il nota que visiblement le lanternier avait pu payer pour lui proposer une prison de qualité. Ce n’était peut-être pas la chose la plus appréciée mais il en allait ainsi dans presque toutes les prisons du Royaume, quand on pouvait payer ou qu’on avait des relations, on a le droit à des appartements plus agréables, de la bonne nourriture et même des visites parfois. Du coup, savez-vous qui l’a arrêté ? A tout le moins à quelle compagnie appartenait les gardes ou à quelle prison il a d’abord été emmené ? Je pense que cela fera un bon point de départ. Par ailleurs, y-a-t-il eu un ordre d’arrestation contre ce serviteur ? Que lui reproche-t-on ? J’imagine qu’on ne l’a pas arrêté au hasard d’une ruelle ?
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Jeu 18 Aoû 2016 - 11:44
Éluder la question ? Lui moucher le nez comme on le ferait à un petit prétentieux qui vous cracherait au visage ? Lui faire remarquer grossièrement que ses liens avec l’Intendant du Gondor ne le regardait absolument pas ? Ou fallait-il encore rappeler à ce noble aux dents trop longue que le si fameux Alcide d’Illicis n’était que le second de sa fratrie et qu’il n’avait accédé à son poste qu’en marchant sur les cadavres de son père et de son frère aîné ? La question de Valandil Phelypeau fit gonfler la colère qui s’agitait déjà en lui. Il dut faire un effort supplémentaire pour que ses nerfs ne prennent pas le dessus sur la raison. Croyait-il qu’il n’avait pas l’esprit assez vif pour comprendre tous les sous-entendus qui se succédaient derrière cette question ? Malgré toute la maîtrise qu’il s’imposait, il répondit d’un ton légèrement sec et cassant.

- Nous sommes cousins par alliance.

Il avait failli se trahir en prononçant “de lointains cousins”. Il s’en était fallu de peu. Il se mordit l’intérieure de la joue, signe d’une agitation extrême chez lui. Il s’arrêta dès qu’il s’en rendit compte. Mais c’était trop tard. Tout respirait chez lui l’inquiétude et l’inconfort. La situation l’exaspérait. Pourquoi ne coupait-on pas la tête des deux ou trois soldats qui avaient commis la faute ? “Parce qu’ils étaient introuvables” … La réponse lui restait encore en travers de la gorge. Il fit un signe de tête à Valandil pour qu’il poursuive. Des questions … qui ne concernaient pas l’enquête directement, mais ses tenants et ses aboutissants. Afficher ainsi clairement qu’il soupçonnait le général d’avoir des craintes qu’il n’avouait pas, ou des soupçons qui n’étaient pas évoqués publiquement, n’était-ce pas le signe d’une prétention extrême ? Voir d’une menace potentielle ? Le roi manquait à ses devoirs en ne rappelant pas assez fermement à ses nobles qu’ils n’avaient que peu d’autorité entre les murs de la Cité Blanche. Ils devaient être des appuis fermes à la royauté. Non pas des mouches qui tournent autour d’un cadavre en attendant de pouvoir se poser dessus pour se repaître. Il était étonnant néanmoins qu’il n’ait jamais entendu parler du Lanternier du Sixième Cercle de la Cité Blanche. Sans doute sa famille manquait-elle de moyens, finalement, pour s’offrir du mobilier de la meilleure qualité qui soit.

- Le Lanternier de la Cité Blanche a un passé aussi trouble que les eaux de l’Anduin un jour de pluie. Sa réputation s’est faite sur son artisanat d’excellence, certains diraient même “son art”… aussi bien que sur des scandales de toutes sortes. Des scandales qui n’ont été portés que par des rumeurs. Toutes les enquêtes qui ont été menées à son encontre n’ont jamais abouti.

Il se retint d’évoquer les doutes qui pesaient lourdement sur les épaules du Lanternier à propos de sa sexualité sulfureuse et débridée avec des personnes du même sexe. Encore une fois, personne n’avait jamais rien pu prouver. Mais pourquoi se débattait-il avec tant d’ardeur pour récupérer son serviteur dans les geôles de Minas Tirith ? Des serviteurs, ce n’était pas ce qui manquait entre les hauts murs de la cité.

- Quand aux accusations qu’il porte contre le général Cartogan, vous n’êtes pas sans vous douter qu’elles rappellent de tristes souvenirs à notre chère cité. Le seigneur Warin était un homme apprécié avant qu’on ne lui découvre des affinités avec l’Ordre de la Couronne de Fer.

Il marqua une pause. Douloureuse. Il n’aimait pas se rappeler cette période sombre où le Gondor avait failli sombrer dans le chaos. Le roi avait perdu un fils. Et le jeune Chaytann avait bien failli disparaître définitivement de la surface d’Arda. Sans héritier direct, que serait devenu le royaume ? Un frisson lui parcourut l’échine. Ils n’étaient pas passés loin de l’abîme. Combien de fois avait-il projeté son esprit dans l’avenir d’un Gondor sans roi ? Qu’aurait-il pu se passer ensuite ? Le roi d’Arnor n’avait plus d’héritier direct. Il frémit encore une fois sous le joug de cette pensée. Ils étaient encore très près de l’abîme. Un mauvais pas et ils sombreraient tous.

- Le général Cartogan souhaite que toute cette affaire soit mise au clair afin d’établir son innocence aux yeux de tous. Nous savons quelle énergie il a mis pour rétablir l’ordre dans la cité. Il ne souhaite pas voir sa réputation brunir sous la langue acide d’un esprit tordu.

Il s’était encore emporté. Un jugement de valeur, au beau milieu d’une enquête officielle. Il se mordit la langue. Le Lanternier l’insupportait au plus haut point. Sans doute parce qu’il lui avait glissé des sous-entendus inconvenants la dernière fois qu’il lui avait passé commandé pour les luminaires de son salon privé. Mais il n’était pas la peine d’en parler.

- Comprenez que si le peuple se met encore à douter de ses dirigeants, nous courrons vers le risque d’un soulèvement de la population. Et nous ne pouvons pas nous le permettre.

Nous sommes encore trop fragiles” … Mais cela, il ne pouvait l’avouer, même en privé, devant un noble aux ambitions démesurées. Il laissa Valandil jeter un œil au torchon qui servait d’ordre de mission.

- Le Lanternier cherche à tout prix à libérer son serviteur. Pourquoi ? Je me pose la question comme vous. Nous avons des soupçons sur le fait que cet homme détient de nombreux secrets à propos de son maître. Malheureusement il nous est impossible de le faire parler… Il n’a plus de langue.

Était-ce le Lanternier lui-même qui la lui avait tranchée ? Ou bien avait-il été fait prisonnier, torturé par ses geôliers, il y a bien longtemps ? Encore de nombreuses questions qui empêchaient d’éclaircir la situation.

- Son serviteur est actuellement dans les geôles du Sixième Cercle de la Cité sous la responsabilité du Sixième Thangion. Vous y trouverez le lieutenant …

Il reprit rapidement le papier qu’il avait sous le nez et parcourut d’un coup d’oeil les annotations qui y étaient apposées.

- Le lieutenant Osilhon. C’est lui qui est chargé du commandement du Sixième Thangion et qui pourra vous fournir en détail l’historique de cette arrestation. Quant aux soldats qui ont arrêté le serviteur du Lanternier. Ils sont introuvables.

Il avait parlé un peu trop vite. Mais il était difficile d’avouer un tel échec. Disparus, envolés les renégats qui avaient mis la main sur ce gueux à la langue coupée. Ils avaient des noms, consignés sur le registre du jour, mais les hommes, eux, s’étaient évaporés. Difficile, donc, de leur arracher un compte rendu précis de ce qui s’était passé. Difficile également de leur demander de rendre des comptes.

- Nous disposons de leurs noms, mais nous n’avons pas réussi à les retrouver. Il se racla la gorge. Ils faisaient parti su Second Thangion. Le lieutenant responsable de ce bataillon assure qu’il n’a pas exigé l’arrestation dans le Sanctuaire. Plus surprenant encore, il n’était pas même au courant de l’ordre d’arrestation du serviteur du Lanternier. Impossible de remettre la main sur ce foutu parchemin.

Encore un écart de conduite. Il ne parvenait pas à dominer sa nervosité depuis le début de la conversation.

- Nous n’avons qu’un compte rendu postérieur à son arrestation. Les charges retenues à son encontre sont : “Vol, larcin et participation à une activité illégale dans l’enceinte de la Cité Blanche”. Nous n’avons rien trouvé de compromettant dans les affaires personnelles du serviteur. Mais ce n’est pas la première fois qu’il est arrêté à ce titre. De fait, des recherches sont en cours pour savoir ce qu’il faisait dans les quartiers proches du Sanctuaire. Le Lanternier refuse de nous donner des explications et prétend que son serviteur a agi de son propre chef. Quand au serviteur, je vous laisse imaginer la difficulté qui réside dans le fait de communiquer avec un muet.

Il eut un profond soupir. Il souhaitait que cette entrevue se termine rapidement. Il avait un mauvais pressentiment.

- Vous n’aurez pas la tâche facile. Mais nous avons besoin d’un homme de confiance pour mener cette affaire à son terme. Nos premières investigations ne nous ont offert que des questions sans réponse…

Il prit une courte inspiration, s’apprêtant à rajouter quelque chose. Mais il ne prononça pas un mot. Il fallait pourtant en parler. C’était un élément essentiel de cette enquête. Mais il avait toujours du mal à cerner le personnage qui rôdait dans les couloirs de la citadelle. A vrai dire, il ne l’aimait pas beaucoup. Le général Cartogan lui avait dit de s’en méfier comme de la peste. Mais il était impliqué. Et on ne pouvait l’écarter de cette affaire.

- Il y avait un témoin dans le Sanctuaire. Nous ne lui avons pas encore posé de questions. Nous manquions de temps et d’éléments. Mais sa déposition pourrait être importante. Il s’agit du conseiller de la jeune reine Dinaelin de Dale, sieur Alatar.
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Lun 19 Sep 2016 - 20:31
Je vous remercie pour cette entrevue, Messire de Linhir. Après m’être mis au courant, j’irais interroger ceux que vous n’avez pas eus le temps de questionner. Je ferai tout mon possible pour que cette regrettable affaire ne vienne en rien entacher l’honneur du Général.

« En espérant que votre possible soit suffisant » pouvait-il lire dans les yeux de son interlocuteur mais, pour tout dire, il l’espérait également car beaucoup se jouait pour lui aussi. Se levant, il salua l’homme de main de Cartogan avant de partir. Cette discussion avait été des plus instructives. En fait ce qu’avait entendu Valandil était tout simplement ahurissant. Ainsi donc, on pouvait arrêter quelqu’un dans la Cité Blanche et le jeter dans un cul de basse fosse sans que quiconque s’interroge, sans qu’il n’y ait aucun ordre ou de documents ni même de gardes pour justifier l’arrestation. C’est bien pour ça qu’il n’aimait pas que l’armée ait pris le pas sur les magistrats du Roi. La Justice était une affaire sérieuse dans laquelle il y avait des procédures, des papiers et des gens au-dessus de tout reproche ou soupçon, ce qui n’était visiblement pas le cas ici. Cela n’enlevait rien aux capacités militaires ou même policières du Général mais tout de même… Néanmoins la comparaison avec Warin lui restait dans la tête, en fait, on n’aurait pas pu faire plus mauvais parallèle car tous estimaient Warin qui s’était révélé être un traitre de la pire. Et Cartogan se trouvait être très estimé par la bonne société locale.

Alors qu’il se dirigeait vers le Sixième Thangion, Valandil repensait à ce qu’il avait comme information. Pour le moment c’était assez maigre mais, déjà, ce n’était vraisemblablement pas des hommes de mains « déguisés » en gardes de la Cité Blanche. S’ils ne faisaient qu’appliquer les ordres sans savoir, ils n’auraient probablement disparus. Puis un lieutenant qui n’est au courant de rien, la belle affaire… Pour le moment, il voyait deux options à la situation : soit on avait grassement payé les gardes pour qu’ils arrêtent le serviteur, soit on avait exercé une pression quelconque sur leur lieutenant qui les avait fait disparaitre pour brouiller les pistes. Pour l’heure, il arrivait au poste de garde même si l’heure n’était pas la mieux choisie puisqu’il était bientôt midi. Tandis que les gardes profitaient d’un repas sans doute peu mérité, Valandil fut introduit auprès de l’officier qui prenait lui aussi son déjeuner. Le lieutenant Osilhon ressemblait à peu près à la caricature qu’on pouvait faire d’un officier de la garde. Trapu et gras, il portait un long manteau aux couleurs de da compagnie et essayait de cacher une calvitie assez avancée en rabattant une immense mèche de cheveu de l’autre côté de son crâne. Des yeux sombres et une cicatrice sur sa joue gauche achevait ce visage peu amène.


Bonjour Lieutenant Osilhon. Je suis le maitre des requêtes auprès de l’Hôtel du Roi Valandil Phélypeaux, on m’a chargé de l’enquête sur un dénommé « Tom » serviteur d’un certain Helevorn. On vous l’a amené il y a de cela quelques jours suite à son arrestation pour vol, larcin et participation à des activités illégales. J’aurais besoin de savoir tout ce que vous savez sur lui et sur son transfèrement ici. Si vous avez des papiers et documents liés à cette affaire, il me faut également les consulter. Je serai probablement amené à l’interroger également.
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Nathanael
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Mer 7 Déc 2016 - 20:48
HRP : Milles excuses pour ce retard impardonnable.

***

Carel de Linhir fronçait encore les sourcils quand Valandyl Phélypeaux sortit de son bureau. Une bien grave affaire. Il espérait sincèrement qu’elle se termine bien et que le jeune noble saurait préserver l’honneur de Cartogan. Il en allait également de l’honneur de la famille Phélypeaux à vrai dire. Mais des honneurs et des familles de nobles, le lieutenant Osilhon n’en avait cure. Servir le roi et défendre le royaume, c’était également protéger les grandes familles, leur tas d’or et leur orgueil. Et les grandes familles, le lieutenant Osilhon leur pissait à la raie. Des charognards qui contemplaient la carcasse du royaume se décomposer, chacun attendant sa part de la curée. Ho, ils savaient envoyer des hommes, des coffres de pièces, des armes, des serviteurs. Ils savaient envoyer les autres se faire tuer pour eux et pour servir leur roi. Mais combien, combien d’entre eux avaient tenu une épée et braver le danger pour protéger leur souverain ? Combien avait perdu une main, un morceau de peau ou un bout de lard en maniant l’épée ? Et, ces pensées à l’esprit, il accueillit, tout sourire, le jeune noblieau qui venait le déranger pendant son déjeuner avec ses palabres.

- Salutations à vous maître des requêtes, messire Valandil Phélypeaux.

Il ne se leva pas. Mais il eut la décence d’inviter le noble à s’asseoir. Sans lui demander son avis, il fit un signe de la main et un des soldats apporta des couverts supplémentaires. Rien n’était meilleure qu’une discussion autour d’une table garnie de grands mets et de vins fins. Il n’y avait ni l’un ni l’autre, tout au plus un ragoût et du pain trempé accompagné d’une boisson pourpre cousine du vinaigre. Le lieutenant Osilhon était bienheureux, pourtant, de manger sans avoir à surveiller ses arrières. Il avait suffisamment donner de sa personne pour apprécier son poste actuel et s’accommoder des désagréments qui allaient avec.

- Un vilain à qui on a coupé la langue, reprit-il après avoir avalé sa bouchée. Le serviteur du Lanternier. Son maître est aussi loyal qu’un chien qui a la rage. Il tuerait le roi en personne si cela pouvait lui rapporter de l’or, ou un peu de prestige.

Comme vous tous”, pensa-t-il. Le Lanternier était un parvenu surgit de nulle part qui avait savamment souillé la cité comme la peste, discrètement et rapidement. Et comme la maladie, il n’existait aucun remède pour s’en débarrasser.

- J’ai essayé moi-même de lui soutirer des informations. Il est compliqué de parler avec quelqu’un qui n’a plus de langue.

Ses propos faisaient écho à ceux de Carel de Linhir. Il aurait bien envoyé le jeune nobliau sur les roses. C’aurait été une joie personnelle qui aurait illuminé sa journée. Mais le général Cartogan et le prestige de la cité lui importaient plus que tout. Il remettrait ses petits plaisirs à plus tard. Il lui importait autant qu’à Valandil Phelypeaux de savoir ce qui se tramait derrière cette arrestation dérangeante.

- Je peux vous fournir l’ensemble des documents qui concernent le serviteur du Lanternier. Une liasse assez importante je dois dire. Que des accusations. Jamais de condamnation. Faute de preuves, dit-il avant de boire une grande lampée du breuvage aigre. Et jamais rien à propos de son maître. Aussi blanc que la neige du Mont Mindolluin.

Une nouvelle rasade de vin lui arrosa le fond de la gorge. Il écourta son repas, fit un signe au noble pour qu’il le suive tout en aboyant des ordres à ses hommes. Deux d’entre eux se levèrent dans un bond et filèrent en direction des geôles.

- Suivez-moi.

Pas même un “je vous prie”. Il frôlait les limites de la bienséance. Il était même outrageusement impoli. Mais il était sans doute important pour le jeune Phélipeaux de mettre la main sur les document et d’avoir un os à ronger. Sinon, que donnerait-il en retour à celui qui l’avait engagé ? On n’ordonnait pas de telle mission à des hommes qui n’avaient plus rien à prouver. Le petit faisait ses armes et lui n'était pas né de la dernière pluie. Il emmena le noble jusque dans son bureau personnel. Personnel était un bien grand mot. Il le partageait avec les officiers qui le secondaient et qui savaient écrire. Mais le panneau de bois qui lui servait de bureau était plus imposant que les deux autres. Son siège était également plus confortable. On ne pouvait pas en dire autant du vulgaire tabouret qui accueillait les visiteurs.

- Tout n’est évidemment pas consigné ici. Le serviteur du Lanternier a été arrêté à divers endroits de la Cité Blanche et les chefs d’accusation, ainsi que les rapports sont disponibles dans les bureaux des Thangions concernés. Ou à la Caserne. Des copies en sont faites régulièrement. Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce ne sont pas mes hommes qui l’ont arrêté. Si l’un d’entre eux avait eu l’audace d’outrepasser les lois du Gondor, je me serai assuré moi-même de lui en faire payer le prix.

Et il n’avait pas l’air de plaisanter en disant cela. Il sortit trois documents, des parchemins où s’inscrivait une écriture régulière et nette. Outre les formules obligatoires, on pouvait y lire que Tom, le serviteur, avait été arrêté pour les mêmes raisons qu’au Sanctuaire. Deux des parchemins étaient accompagnés d'un rapport court mais clair. “Absence de preuve.”.  

- Je ne suis pas sûr que le serviteur du Lanternier soit coupable de quelque chose. Il n’a pas l’air assez malin pour avoir ses propres idées, si vous voyez ce que je veux dire. Le Lanternier a mauvaise réputation. Des mains habiles et un esprit vif, mais des moeurs douteuses et des ambitions peu scrupuleuses, m’est avis. C’est à se demander si son serviteur n’a pas nargué les soldats pour les conduire à leur perte dans le Sanctuaire. Chacun sait que le sieur Helevorn porte une haine farouche au général Cartogan. Ce qui peut se comprendre, du point de vue d’un brigand. Le grand nettoyage qu’a opéré notre Général dans la cité a du mettre à mal ses petites affaires. Ce n’est peut-être qu’une histoire de vengeance, allez savoir. Les hommes sont fous.

Il lui mit dans les mains les feuilles de parchemins.

- Si vous le voulez vous pourrez voir le prisonnier ensuite. Mais je vous le répète. Difficile de parler avec quelqu’un qui n’a plus de langue.
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Sam 10 Juin 2017 - 22:37
Valandil Phelypeau
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A dire vrai, le lieutenant Osilhon du Sixième Thangion était aussi peu amène dans la discussion que son visage le laissait supposer. Ce genre de rustaud était aussi impolis que leur orgueil était grand alors qu’ils n’étaient rien et avaient probablement moins fait pour leur Roi que Valandil Phelypeaux de Châteauneuf Bonpas dans sa courte carrière. En tout cas, l’état déplorable des documents et registres éparpillés sur une table blottie sur le mur parlait pour lui.

- Effectivement, cela semble bien pratique… au moins pour son maître.

Il était vrai qu’un serviteur qui ne savait pas parler, c’était tout à fait commode pour qu’il ne révèle pas vos petits secrets. Cela servait peut-être également un peu à la garde pour ne pas creuser beaucoup plus loin, même s’il ne doutait pas de l’envie du lieutenant de bien servir son roi, par ailleurs on considérait généralement ceux qui ne savaient parler comme de gentils simplets. Cela ne facilitait pas la conversation, sans nul doute. Pendant qu’on lui expliquait la situation, Valandil eut la politesse de tremper ses lèvres dans le verre qu’on lui proposait et de manger un morceau qui avait l’air moins mauvais que les autres.

Une fois qu’ils eurent rejoint la pièce qui servait de bureau, Valandil put constater qu’il y avait beaucoup de documents sur leur bon ami enfermé par les bonnes grâces du Général. Il feuilleta les quelques la liasse de parchemins pour voir effectivement qu’il avait été arrêté à plusieurs reprises puis relâché pour absence de preuves. Se faire si bien connaître par les autorités de la ville sans jamais se faire jeter dans un cachot ou se faire couper une main, il était soit assez intelligent soit suffisamment protégé. L’homme semblait porter haut sa probité, après tout, c’était un choix. Néanmoins quelque chose chiffonnait Valandil depuis un moment et il n’avait toujours pas de réponse claire :


- Je n’en doute pas de votre loyauté au Roi et au bien-être de ses sujets. Cependant je doute fort qu’il soit apparu dans vos geôles par une quelconque magie. Si vous ne l’avez pas vu, un de vos soldats ou geôliers auront forcément vu qui l’a amené ici, non ? Surtout si les gardes étaient du Second Thangion. Il plissa les yeux pour déchiffrer le rapport, il y avait une petite signature en bas de page. Je vois qu’il a été paraphé par un certain Latal… Serait-ce quelqu’un que vous connaitriez ?

Le lieutenant s’orientait clairement sur une responsabilité du Lanternier qui avait si mauvaise réputation. Tout le personnage semblait provoquer une violente répulsion. Valandil ne connaissait guère que quelques-unes de ses créations et les quelques rumeurs à son sujet qui s’échangeaient au cours des diners mondains, il serait un homme jouant à la femme avec son serviteur, il avait des mœurs étranges… enfin autant de légèretés qui n’en étaient pas tant. Il avait encore quelques questions :

- Je peux savoir ce que vous savez sur le Lanternier ?

Sortant un petit papier, Osilhon lui tendit avec nonchalance. Il semblerait que ce Lanternier soit dans la Cité Blanche depuis le milieu des années 250, cela signifiait qu’il avait au moins soixante voire soixante-dix ans.

- On l’a accusé d’avoir commandité le meurtre d’un de ses voisins. Il a été innocenté… Le lieutenant marqué une pause. Comme d’habitude. A la suite de ça, il a pu rejoindre les beaux quartiers. Rien qu’à son ton, on pouvait comprendre que le lieutenant se retenait d’exprimer son avis sur ceux qui habitaient dans ces hauts cercles. Il est parti pour Osgiliath lors de la reconstruction et il en est revenu avec son âme damnée qui a commencé à être arrêté peu de temps après. Depuis cela n’a jamais vraiment cessé.

- Effectivement, cela parle pour lui.


Valandil n’avait jamais aimé les fauteurs de trouble et, visiblement, cet homme en faisait sans nul doute parti. En tout cas, il lui faudrait demander à la garde d’Osgiliath s’ils avaient des informations sur lui. Beaucoup de gens pensaient qu’ils n’étaient que des anonymes parmi les anonymes dans les grandes villes alors que le Garde tachait de toujours garder un œil sur tout le monde, notamment sur les marginaux qui venaient d’arriver. C’était des fauteurs de troubles en puissance. Néanmoins certains points n’étaient toujours pas éclaircis, il y avait beaucoup de documents à parcourir et il n’avait pas le temps de tous les lire tout de suite. Il se permit de demander :

- Pouvez-vous me dire quel document concerne l’arrestation de cet individu cette fois-ci ? J’ai entendu parler de vol, larcin mais aussi de participation à des activités illégales. Je ne crois pas avoir vu le document précisant les raisons amenant à l’arrestation du prisonnier ainsi que les éléments qui permettraient de lancer une véritable procédure ? A moins que vous vouliez me faire le point à l’oral ?

- On m’a dit qu’il avait été arrêté par des hommes du Second Thangion, comment s’est-il retrouvé dans une prison du sixième ? Y a-t-il eu un ordre de le transférer ici ?


Lorsqu’ils eurent fini leur conversion, Valandil demanda :

- Pourriez-vous maintenant m’indiquer la cellule de ce Tom.

Lorsqu’il arriva devant la cellule, il constata que la réputation des geôles de Minas Tirith n’était plus à faire. Cette cellule n’avait rien de confortable mais elle avait été largement améliorée par son employeur. Il était tout à fait habituel que les proches d’un prisonnier payent pour leur nourriture, leur confort et leur hygiène en leur évitant l’inconfort de la pension royale qui était si petite qu’elle en était presque inexistante. C’était un marché raisonnable pour tout le monde. D’un côté le trésor royal était soulagé d’une charge financière encombrante, de l’autre, les prisonniers pouvaient maintenir leur niveau de vie habituel. Alors que le lieutenant disparut, Valandil s’approcha de la grille et demanda :

- Bonjour Tom, est ce que vous me comprenez ?

L’homme s’approcha de la porte, il ne semblait pas pouvoir parler comme on lui avait dit. Il leva une main dans lequel était inscrit « Oui ». Voilà qui était pratique et faciliterait probablement la conversation même si elle ne pourrait pas aller très loin. Il continua :

- Je suis le maitre des Requêtes Valandil Phelypeaux, j’ai été chargé par le Conseil du Roi de faire la lumière sur les conditions de votre arrestation. La volonté du Roi est de vérifier si votre enfermement est justifié et vous libérer si ce n’est pas le cas. En conséquence, j’ai quelques questions à vous poser. Est-ce que vous savez écrire ?

La main dans laquelle était marqué « Non » se leva. Voilà qui n’arrangeait pas ses affaires. Néanmoins il continua d’un ton égal.

- Très bien. Vous avez donc été arrêté au sein du Sanctuaire de Minas Tirith, c’est bien cela ? Un « oui » fut levé. Est-ce que vous étiez déjà dans l’enceinte dans le Sanctuaire avant que les gardes ne commencent à vous interpeler ? Etiez-vous aux alentours du Sanctuaire par hasard ? Est-ce que vous vous rendiez vers quelqu’un en particulier ? Est-ce que vous vous y rendiez pour le service de Monsieur Helevorn ? Vous êtes accusé d’avoir commis un acte illégal avant votre arrestation, reconnaissez-vous les faits ? Avez-vous pu avoir un comportement équivoque avant votre arrestation ? Si on s’intéresse maintenant à votre arrestation en elle-même, avez-vous une idée de qui étaient les gardes qui vous ont arrêté ? Auriez-vous une idée du Thangion auquel il pourrait appartenir ? Si je vous présentais plusieurs gardes, sauriez-vous les reconnaître ? Avez-vous été amené à une autre prison avant d’être transféré ici ou vous a-t-on immédiatement amené ici ?
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