De retour des morts

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Sigvald Lingwë
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Lun 16 Jan - 19:57

Trois jours de marche à travers les plaines et le sous-bois, je discutais peu en marchant. Ce n'est que lorsque nous faisions une halte que j'appréciais la discussion. Deylanna était une bonne compagne de voyage, elle ne se plaignait pas de devoir suivre mon rythme ; même si au début ses nombreuses questions m'agacèrent quelque peu, je pense qu'elle comprit assez rapidement que la seule chose dont j'avais envie était de mettre un point final avec mon passer en tournant la page par le jugement des miens.

J'avais hâte de retourner chez moi malgré les circonstances, lors de nos discussions j'évoquais avec plaisir les souvenirs que j'avais de mes années à Las Galen et de mon désir de parcourir le monde. Malgré mes réticences à me faire soigner, Delaynna mettait un point d'honneur à vérifier ce qui était quelques jours plus tôt de graves blessures.

Mon avenir restait des plus incertains, mais cela ne me décourageais pas au contraire.

Quand les frondaisons de la forêt nous apparus enfin, je me sentis à la fin soulager et exciter pour la suite des évènements.

- Enfin ! Nous y sommes presque, suivez-moi et ne vous éloignez pas. Plus d'une personnes s'est perdue dans ces bois.

Je ne me pris pas la tête et pénétrais dans la forêt, celle-ci me parut familière et connu sans pour autant que ce soit le cas, tout changeait vite dans ces bois, mes sens me guidèrent "naturellement" vers la vieille route. Une fois le pied posé sur ses vieux pavés, je savais que nous étions déjà observés, ici et là je distinguais une ombre qui disparaissait la seconde suivante. Nous marchâmes quelque temps encore. J'étais au bon endroit, je pris mon courage à deux mains et je m'exprimais d'un elfique puissant qui ne trahissait aucune hésitation. J'èspérais tout de même que ma vie ne finissent pas dans l'instant.

- Je suis Sigvald fils d'Earodan et d'Alhysia, et voici Delaynna Dame de l'eau de la Lorien ! Conformément à l'accord passer avec le Roi Thranduil il y a des siècles... Je me dois d'attendre ici avant que l'on me raccompagne à Vertbois ! Mais j'ai une requête importante,  je souhaite être jugé pour crimes passés !
Là, d'un geste vif je retroussais mes manches et tournais sur moi-même en mettant mon avant-bras gauche en valeur afin que les sentinelles "invisibles" ne puissent rater ce détail.
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Hadhod Croix-de-Fer
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Lun 30 Jan - 21:17
[Finalement c'est moi qui poste, j'ai retrouvé un peu de temps libre Wink]

Des sifflements brefs et stridents emplirent l'air, terminés brutalement par un crépitement sourd. Tels quatre oiseaux longilignes descendant en piqué et venant planter leur bec là où des pavés manquaient, les flèches entourèrent la Dame de l'Eau et le Revenant comme si leurs tireurs les défiaient de faire un pas de plus dans quelque direction que ce fut. C'était comme si ce quatuor de sentinelles voulait faire montre de leur efficacité redoutable... Comme si, en vérité, un ancien ressortissant de Vertbois-le-Grand n'était pas au courant de l'adresse de ces archers de prestige. Ou, peut-être, voulaient-ils simplement lui signifier que leur habileté n'avait en rien perdu avec l'âge. Ayant l'habitude d'agir seuls ou par groupes très restreints sur toute l'étendue sauvage de la forêt, les sentinelles apportaient un soin tout particulier à la surveillance des routes, neuves ou vieilles, passages privilégiés des intrus, et c'est probablement ce qui expliquait leur nombre.

Des silhouettes arborant différentes teintes de vert quittèrent les fourrés et les arbres tout autour d'eux. Les visiteurs ne purent discerner tout d'abord que le son léger de leurs pas puis les virent peu à peu apparaître tels des fantômes hantant les bois, fantômes au regard bien vivant et plein d'une acuité et d'une brillance hors-du-commun. Ils avaient déjà encoché de nouvelles flèches et dardaient leurs pointes en direction de Sigvald et Delaynna, arcs bandés, muscles tendus prêts au mouvement en cas de manœuvre potentiellement suspecte.

Dans leur habillement verdoyant et parés de leurs capuches, ils paraissaient tous se ressembler.

- Ce peut effectivement faire des siècles, dit l'un d'eux, je veux bien le croire, que vous n'êtes plus venu sous ces frondaisons, Sigvald fils d'Earodan. Sachez pour votre gouverne que ce n'est plus Thranduil qui nous guide et qu'il n'y a plus de roi pour régner sur Eryn Lasgalen. C'est le seigneur Angrod qui nous gouverne, et réjouissez vous qu'il en soit ainsi : pénétrer en ces lieux en clamant haut et fort avoir commis des crimes aurait été puni de mort immédiate dans l'ancien temps.

L'elfe s'était exprimé dans le langage sylvain propre au peuple de ce pays, dont Sigvald devait de toute évidence avoir souvenir et dont Delaynna avait peut-être quelques notions bien que n'étant pas originaire de la même forêt. Quoi qu'il en soit le ton et l'expression du visage du locuteur laissaient clairement transparaître son caractère fier et hautain, même à qui n'aurait pas compris un traitre mot de son discours.

L'un de ses camarades parla à son tour. Il devait visiblement s'agir là de quatre sentinelles de grades égaux, aucun n'ayant préséance sur l'autre...

- Je vous reconnais, Sigvald. J'étais là le jour où vous partîmes de nos bois et où Thranduil vous enjoignit de revenir en ces lieux après vos pérégrinations. Et vous revenez finalement, la peau marquée de symboles honnis par notre peuple, souillant la mémoire de ceux de nos ancêtres qui subirent jadis l'horreur perpétrée par Bauglir*. Je vous reconnais, mais j'aurais espéré ne jamais vous avoir connu ni vu.

Des paroles dures, mais qui étaient proférées sur un tout autre ton que son camarade. On y décelait davantage de tristesse et de douleur que de courroux.

Ce fut alors au tour du troisième garde de parler. Sa voix était plus douce que celle des autres mais on sentait une grande méfiance poindre dans son accent. Contrairement à ses prédécesseurs il usa du sindarin, compréhensible par l'écrasante majorité des elfes de la Terre du Milieu...

- Je suis bien perplexe devant votre présence, madame, vous qui appartenez à l'ordre si respecté des Dames de l'Eau de la Lothlórien, si les dires de votre acolyte sont exacts. Je n'ose penser que vous puissiez vous aussi avoir cette terrible marque au bras. J'espère... j'espère de tout cœur que j'ai raison. Veuillez tous deux nous remettre vos armes et nous suivre, nous allons vous escorter jusqu'au Palais.

Le quatrième elfe resta muet.



* Autre appellation de Melkor.




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Delaynna
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Ven 3 Fév - 2:40
Au cours de ses trois jours de marche par delà les sous-bois et les plaines, Delaynna suivit Sigvald. Elle connaissait bien la route pour se rendre jusqu'à la grande Forêt Noire, puisqu'elle s'y était déjà aventurer à plusieurs reprises. Lorsqu'elle lui posait des questions sur la réaction de son peuple face à son grand retour, Sigvald n'y répondit guère. Suite à son silence, Delaynna cessa de poser toutes questions et se contenta de suivre son rythme de marche. Elle lui ordonna un temps de repos afin qu'elle puisse examiner l'état de ses plaies qui étaient en train de se cicatriser.

Les bordures de la contrée elfique apparurent devant eux. Sigvald éprouva un sentiment de bien-être en voyant ses immenses arbres qui avaient été autrefois son foyer. En suivant ses avertissements, Delaynna suivit son compagnon dans la noirceur que projetait les grandes silhouettes des arbres.
Poursuivant le chemin de pavé, les deux individus se sentaient épiés par les occupants de la forêt. La dame de l'eau examina les hautes branches et observa les ombres se promener à travers les arbres. C'est alors que Sigvald s'exprima à ceux de son peuple.

«Je suis Sigvald fils d'Earodan et d'Alhysia, et voici Delaynna Dame de l'eau de la Lorien ! Conformément à l'accord passer avec le Roi Thranduil il y a des siècles... Je me dois d'attendre ici avant que l'on me raccompagne à Vertbois ! Mais j'ai une requête importante,  je souhaite être jugé pour crimes passés ! »

Delaynna regarda l'elf en écoutant ses paroles, elle sourit par compassion pour lui. Elle avait acceptée de le suivre afin qu'il puisse se libérer de tous pêchés qui pesaient sur son âme. Ce dernier dévoila ses terribles marques à la vue de tous ceux qui regardaient. C'est alors que des flèches vinrent les entourés, tels des prisonniers. Sigvald avait choisi, il ne rebrousserait pas chemin. Des flèches pointèrent en leur direction et des soldats sortirent de l'ombre de la forêt et se dévoilèrent aux deux compagnons. L'un d'entre eux s'avança vers l'elf et le dévisageant. Comprenant ce qu'il disait, malgré le dialecte elfique différent du sien, Delaynna avait saisit le message. Bien sûr, ils ne s'attendaient pas à un accueil très heureux de leur part, mais leurs paroles étaient ponctuées de colère et de supériorité à l'égard de Sigvald.

D'une voix plus douce, le troisième archer s'approcha d'eux et s'adressa à Delaynna.

«Je suis bien perplexe devant votre présence, madame, vous qui appartenez à l'ordre si respecté des Dames de l'Eau de la Lothlórien, si les dires de votre acolyte sont exacts. Je n'ose penser que vous puissiez vous aussi avoir cette terrible marque au bras. J'espère... j'espère de tout cœur que j'ai raison. Veuillez tous deux nous remettre vos armes et nous suivre, nous allons vous escorter jusqu'au Palais.»

Avançant d'un pas, Delaynna s'adressa à celui qui l'avait interpellé.

-Oui, je suis bel et bien Delaynna de la Lorien, j'appartiens à l'ordre des Dame de l'Eau de la Lothlórien. Pour ma part, je ne suis pas porteuse de cette marque. Je suis venue de mon plein gré avec Sigvald Lingwë afin qu'il puisse se rendre auprès de son peuple et pour qu'il puisse obtenir justice face aux fantômes qui le hante.

Retirant son épée de son fourreau, elle la donna volontairement à l'archer qui s'était adressé à elle, ainsi que son poignard qu'elle dissimulait dans sa botte. C'était tout ce qu'elle avait en guise d'arme sur elle.
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Sigvald Lingwë
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Ven 10 Fév - 12:04
A vrai dire, leurs réactions à chacun me surpris. Je m'attendais à plus de violence autant dans leurs gestes que dans leurs paroles. Mais bon, je me m'étais aisément à leur place, en position de force et qu'un elfe vienne délibérément se rendre, je serais tout aussi sur les aguets que décontracter. Faisant alors confiance à celui de ma race pour respecter ses paroles et le "bien-fondé" de sa venue.

Sur le moment je ne leur répondu pas, à geste lent en suivant l'exemple de Delaynna, je décrochai mon fourreau qui tomba au sol, de même je me délestai du sac sur mes épaules et poussai à pas mesuré épée et sac dans la direction des elfes, puis je fis un pas en arrière et me mis à genoux dos à eux, les mains dans le dos et leur tendis. J'avais supposé qu'il m'attacherait comme le voudrait normalement n'importe quelle "capture" de prisonnier.

- Je ne cherche ni conflit avec vous ni avec Vertbois. Je suis venu ici pour être jugé tout en sachant que la mort serait le prix à payé, au moins je mourrais chez moi... Voici toutes mes affaires. Vous pouvez m'emmener, je n'opposerais pas de résistance.

J'étais calme, d'une certaine façon je sentais déjà le poids que je portais sur mes épaules depuis des siècles s'alléger peu à peu. J'étais bien, je prenais même cette situation avec un certain détachement. Je faisais ce pour quoi j'étais venu, un point c'est tout. Je me demandais déjà si mon procès se tiendrait en privé ou en public, j'espérais toutefois que cela se passe loin des regards de mon peuple, je tenais absolument à protéger mes parents.

Mais, quoique se déroulent les choses maintenant, pour la première fois depuis mon départ de cette route lors du début de mes aventures je me surpris à regarder dans le ciel et à tendre l'oreille ; pour y déceler un signe des dieux comme Manwë, entendre la brise subtile d'un vent parmi les branches et les feuilles, jeune j'avais toujours associé les bribes de paroles que le son du vent produisait parfois à Manwë. Aujourd'hui, j'avais espéré en vain entendre un son similaire et rassurant pour mon avenir.

Sans me soucier tellement de ma propre personne, j'avais hâte pour la suite des évènements !



Ps : Du retard, fichus boulot ramener à la maison !
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Hadhod Croix-de-Fer
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Mar 14 Fév - 17:51
La quatrième sentinelle, celle qui n'avait pas pris la parole, porta alors la main sous ses étoffes et en sortit un rouleau de corde. Il en déplia une portion en s'aidant de l'envergure de ses bras pour estimer la longueur, et lorsqu'il obtint l'équivalent de deux brassées il la coupa d'un geste vif et précis de sa dague. Il semblait aussi économe en gestes qu'en paroles, car il n'avait pas seulement mesuré la longueur de sa corde mais aussi tous ses mouvements : ses pas étaient petits, légers et rapides, sa démarche d'une fluidité notable même pour quelqu'un de sa race et il semblait s'appliquer pour chacun de ses gestes, penser chaque action pour qu'elle soit la plus efficace possible.

En trois pas il se retrouva derrière Sigvald, appliqua sa main gauche sur les poignets du traître et effectua une série de moulinets rapides avec sa main droite pour les lier avec une grande fermeté, pour ne pas dire une certaine cruauté. La corde était fine et solide comme si elle était faite de hithlain, à ceci près que son contact n'était ni doux ni agréable mais plutôt cuisant. On aurait presque dit qu'elle était confectionnée précisément pour cet usage, afin que les prisonniers liés ne réussissent qu'à cisailler leur peau et leur chair s'ils tentaient de s'en libérer.

- Est-ce bien nécessaire, Achas ? questionna son comparse à la voix plus douce. Nul ne peut espérer sortir de ses bois sans y être autorisé, les sentinelles veillent. Et il s'est constitué prisonnier.

- Raison de plus.

Et le dénommé Achas serra le nœud aussi fort qu'il le put, faisant glisser douloureusement les fibres sur l'épiderme du malheureux. Une fois fait, il porta ses lèvres à l'oreille de sa prise.

- Se faire prendre volontairement, c'est un bon moyen d'espionner, n'est-ce pas ?

Il ne pouvait croire en la bonne fois de Sigvald. L’œil et la couronne constituaient deux des symboles les plus vils qui puissent exister... on ne revenait pas de telles allégeances, elles vous tenaient pour la vie dès lors que vous vous soumettiez à leur pouvoir, c'est en tout cas les conclusions qu'Achas en était venu à formuler au fil du temps, à force de méfiance.

- Le chemin ne te sera pas plus agréable que le destin qui t'attend.

Certes, dans ces conditions la marche vers le Palais d'Angrod ne serait pas une partie de plaisir. D'autant plus qu'elle serait longue, pour le moins trois jours depuis l'endroit où ils se trouvaient sur la vieille route. Ils devaient monter en direction des Montagnes de Vertbois, emprunter l'un des cols qui les franchissait, et de là trouver la source de la Rivière Enchantée et suivre sa rive droite jusqu'à arriver en vue de la civilisation.

Achas coupa un nouveau morceau de corde. Souhaitait-il meurtrir encore davantage les poignets déjà endoloris de Sigvald ? Couper sa circulation sanguine jusqu'à ce que ses doigts deviennent bleus et gonflés, pour le punir de l'ombre qu'il apportait, par son terrible tatouage, dans leur forêt bien aimée ?

Contre toute attente il se tourna vers la Dame de l'Eau...

- Vous non plus, vous n'irez pas libre.

Ses trois camarades commencèrent à murmurer et à se regarder entre eux, trouvant sans nul doute la précaution un peu exagérée.

- Ne vous laissez pas abuser, mes amis ! Il y a de la diablerie dans l'air, je le sens. Une ruse, certainement. Elle n'est sans doute pas plus Dame de l'Eau que je ne suis Seigneur des Océans !

Et il lui lia les poignets.




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Mer 15 Fév - 23:56
Un quatrième sentinelle sortie de l'ombre avec ce qui semblait être un rouleau de corde. Minutieux de ses gestes, il s'approcha d'eux et saisit les poignets de Sigvald et vint les nouer dans son dos. Tous ses mouvements étaient tous calculés. Lorsqu'il serra les noeuds, Delaynna pouvait bien voir dans le visage de Sigvald que ce dernier avait pris soin de bien, voire très bien, serrer les noeuds afin qu'il ne puisse s'échapper. Bien sûr, il ne pouvait pas faire confiance en son compagnon, même si les intentions de ce dernier était bonne à leurs yeux, elles ne pouvaient être éronnées pour certains, dont pour ce sentinelle.

C'est alors par surprise, le dénommé Achas se tourna vers Del et coupa un morceau du rouleau de corde.

« Ne vous laissez pas abuser, mes amis ! Il y a de la diablerie dans l'air, je le sens. Une ruse, certainement. Elle n'est sans doute pas plus Dame de l'Eau que je ne suis Seigneur des Océans ! »

Les autres sentinelles se dévisagèrent en trouvant la mise en scène un peu trop exagéré. Le visage de Delaynna se durcit en voyant Achas s'approcher d'elle en présentant le bout de corde qui s'adressait à elle. Sans gène, elle présenta ses bras qui était dénudé de marques.

-J'accepte que vous me tenez prisonnière d'avoir conduit Sigvald  Lingwë jusqu'ici. Mais sachez que je suis ici pour le soutenir dans sa quête de pardon. En tant que Dame de l'eau, même si vous en doutez, je maintiens mon rôle de supporter auprès de celui-ci.

Elle ne cessa de fixer la sentinelle qui nouait ses mains aussi fort que lorsqu'il l'avait fait pour son compagnon.

Dès qu'il termina de nouer ses liens très fort, Delaynna n'avait pas maintenir son regard sur lui. La Dame de l'eau garda tout son sérieux. Elle fixa par la suite Sigvald qui semblait la regardé stupéfaite. Layna se contenta de lui jeter un sourire, en guise de soutien. Elle allait demeurer auprès de lui pour les prochains jours du séjour pour se rendre jusqu'à la civilisation. En fixant le regard sur ceux qui les maintenaient prisonniers, Delaynna se rappela qu'ils allaient devoir continuer sur la vieille route pour prendre la direction des Montagnes de Vertbois, passer par ensuite par l'un des cols qui les franchissaient pour enfin atteindre la Rivière Enchantée et y suivre la rive jusqu'où Sigvald se fera juger. Tout comme elle, Sigvald savait le chemin qu'ils allaient entreprendre pour s'y rendre. Attendant les ordres du supérieurs des sentinelles qui se trouvaient devant eux, la Dame de l'eau s'approcha son compagnon et lui sourit. Elle voulait qu'il prenne conscience qu'elle allait être présente pour lui jusqu'à la fin.
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Sigvald Lingwë
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Sam 4 Mar - 15:54

Ah enfin, je commençais à me demander quand une personne allait me malmener ! La quatrième sentinelle du nom de Achas n'y avait pas été de main morte, je pouvais sentir qu'il tirait aussi fort qu'il le pouvait tout en nouant la corde, ce qui me crispa le visage sur le moment. Certes le contact serré avec le cordage laissait une sensation cuisante, mais rapidement la douleur me quitta remplacer par l'engourdissement.

- Se faire prendre volontairement, c'est un bon moyen d'espionner, n'est-ce pas ?

Remarque idiote, d'un elfe trop borné. Je n'y répondis pas, même si l'envie y était. Et après tout, je m'en fichais, il se peut que je n'ai à le supporter que durant le court laps de temps qui nous sépare de Vertbois. Mais mon sang ne fit qu'un tour, quand il coupa à nouveau un morceau de corde et qu'il s'approcha de Delaynna.

- Ne vous laissez pas abuser, mes amis ! Il y a de la diablerie dans l'air, je le sens. Une ruse, certainement. Elle n'est sans doute pas plus Dame de l'Eau que je ne suis Seigneur des Océans !

Seul mon regard trahissait mon énervement envers Achas, je sentais ses compagnons aussi désabuser par ce comportement un peu trop zélé. Quoiqu'il en soit, il jouait son rôle même trop bien, un bon gardien de la forêt me dis-je avec ironie. Mais étonnement Delaynna me surpris, elle accepta sans broncher ce traitement inutile comme pour me prouver son soutien et qu'elle m'accompagnerait jusqu'au bout. Alors que la petite troupe s'apprêtait à partir, elle se rapprocha et me sourit.

- Tout ira bien. Quelques mots pour rassurer une personne qui n'en avait nul besoin, ainsi que lui montrer ma détermination toujours présente. Moi aussi j'avais le sourire aux lèvres...
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Hadhod Croix-de-Fer
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Dim 5 Mar - 17:16
L'obscurité crépusculaire n'allait pas tarder à se refermer sur eux. Ils ne pourraient pas aller bien plus loin aujourd'hui. Cela faisait un jour et demi que le sextuor arpentait les sentes forestières du versant méridional des montagnes. Des chemins étroits et tortueux, jalonnés de rochers auxquels des racines monumentales s’agrippaient comme des tentacules se refermant sur le corps d'une proie. Ces obstacles rendaient la progression lente et éreintante, et tous, sentinelles comme otages, avaient hâte de se jeter à terre pour reposer leurs jambes courbaturées et bivouaquer tous ensemble pour la seconde nuit consécutive.

Mais les gardiens de Vertbois-le-Grand entendaient bien atteindre le col avant la tombée complète de la nuit. Dans leur métier la célérité était de rigueur et plus le délai entre la capture et la livraison des prisonniers serait bref, plus vite ils pourraient retourner à la surveillance du pays et plus leurs supérieurs seraient satisfaits. Aussi poussèrent-ils leurs deux prises à faire un dernier effort.

- Nous dresserons le camp quand nous aurons basculé sur le versant nord, leur indiqua l'elfe qui avait dit reconnaître Sigvald la veille.

Ils continuèrent leur pénible progression en file indienne. Deux sentinelles allaient en tête, suivies par Delaynna, elle-même suivie d'une autre sentinelle puis de Sigvald.


Achas, silencieux et à l'affût de tout écart des deux infortunés, fermait la marche. Il repensait aux derniers mots du fils d'Earodan lors de leur capture...

Tout ira bien. Le traître ne manquait pas d'optimisme. Ou peut-être mentait-il sciemment à son associée pour la rassurer, ce qui était encore pire. Si la belle elfe soit disant issue des Galadhrim était véritablement une Dame de l'Eau que la bonté avait poussé à accompagner ce moins-que-rien pour adoucir sa peine, alors elle s'était faite berner, utiliser et elle devrait batailler dure devant le Seigneur Angrod pour prouver sa bonne foi. L'Intendant Nidnama de Lothlórien irait peut-être jusqu'à la destituer de son rang pour s'être ainsi fourvoyée, pour avoir été aussi naïve et être tombée aussi facilement dans le panneau... Tout n'irait donc pas bien. Achas ne connaissait guère le fonctionnement du pouvoir décisionnel du Bois Doré, il savait juste qu'une erreur comme celle-ci impliquerait une sanction. De toute façon il doutait sincèrement des déclarations de cette femme. Elle serait bientôt jugée comme complice par Angrod et la sanction ne serait pas une simple destitution de grade. Tout irait encore moins bien...

Achas sourit. Son nouveau métier lui plaisait. Le fait que les deux suspects aient à affronter la sévérité de leur Seigneur dans quelques jours lui plaisait encore davantage. Ce n'était pas pour rien qu'il avait quitté son ancienne profession de cordier pour s'engager dans l'armée il y a à peine plus de deux ans, quand les rumeurs parlaient d'une Terre du Milieu à feu et à sang, quand les abords-même de sa forêt bien-aimée n'étaient plus sûres. Il avait laissé ses précieux torons et la confection des cordes, mais il continuait à les utiliser : la corde de l'arc vibrait lorsqu'il décochait ses flèches et les rouleaux des cordes de sa propre confection lui servaient à lier les poignets des gens douteux, comme il l'avait fait dernièrement. Ainsi il ne se sentait pas trop dépaysé.

Ce métier-ci était juste plus risqué, mais il l'acceptait par amour pour la sylve et par peur de la voir brûlée, consumée par la cruauté du monde.

- Nous voici arrivés à la source de la Rivière Enchantée, annonça-t-il tandis que la lune avait fait son apparition dans le ciel depuis un bon moment déjà. C'est un endroit très spécial, que vous saurez apprécier je n'en doute pas... Dame de l'Eau. Entendez son murmure !

Le sarcasme dans ses paroles était si évident que même le dernier des sots l'aurait perçu. Pourtant il disait vrai, la source de la Rivière Enchantée était un endroit vénéré par les elfes sylvains depuis des millénaires. Ils se trouvaient sous les ramures du grand chêne sacré d'Eryn Lasgalen, dont les énormes racines se contorsionnaient parmi les rochers pour plonger dans la terre et boire l'eau. Là, dans un interstice au beau milieu du minéral et du végétal enchevêtrés, un filet d'eau coulait et emplissait un bassin incorporé dans le rocher avant de s'en aller en serpentant dans la pente. Le bassin était-il naturel ou avait-il été creusé à même le roc par les aïeux de leurs aïeux, les premiers elfes ayant vécu dans ses bois, nul ne le savait plus.

L'eau avait une couleur étrange, une couleur sombre que les rayons de l'astre nocturne ne parvenaient qu'à grand-peine à faire miroiter. Une couleur surnaturelle. Achas se tourna vers ses compatriotes.

- Si cette Delaynna est bien celle qu'elle dit être, alors elle dispose d'une sorte de pouvoir sur les eaux, pas vrai ? Donc même l'eau de la Rivière Enchantée ne devrait pas avoir d'effet sur elle...

Les trois autres sentinelles frémirent mais n'osèrent le contredire. De toute évidence, malgré son entrée récente dans cette corporation Achas savait imposer sa volonté alors même qu'il n'avait pas un grade plus haut que les autres. Il fit volte-face en direction de la belle galadhrim.

- Ne soyez pas effrayée, Dame de l'Eau ! Et refaites le lien avec votre élément sans plus attendre. Entrez dans ce bassin et baignez-vous dans l'eau.




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Mar 7 Mar - 0:41
Les noeuds étaient tellement serrées qu'elle ne sentait presque plus sa circulation sanguine. À plusieurs reprises, l'elfe faisait bouger ses poignets afin de ressentir ce qui restait du sang qui circulait dans ceux-ci. En voyant Achas attacher la dame de l'eau, Sigvald  réprima une remarque des plus arrogantes à l'égard de celui-ci qui avait prit l'initiative de les attacher. En tant que garde de la Forêt Noire, la sentinelle ne répliqua point face au prisonnier. Devant ses comportements, Delaynna ne lança qu'un seul regard à l'égard de Sigvald afin qu'il se taise.  Ce dernier s'approcha d'elle afin de la rassurer pour lui indiquer que tout irait bien afin qu'elle ne s'inquiète point de leur sort. Avant de se remettre à marcher, la jeune femme se retourna vers lui et rajouta;

-C'est pas moi qui devrait m'inquiéter, mais plutôt toi.

Cela faisait maintenant un jour et demi que Delaynna et Sigvald étaient ligotés à ses noeuds trop serrés pour les poignets fragiles de l'elfe. Son corps semblait si fragile pour une si longue marche, mais Delaynna était bien plus forte qu'elle le présentait. Cette marche ne l'effrayait point. La longue marche vers la civilisation elfique s'annonçait enraciné dans les chemins étroits et tortueux. Malgré l'état des routes, cela n'empêchait point le groupe de continuer leur chemin, même si cela les ralentissaient. La nuit commençait à recouvrir la forêt de sa noirceur lorsque Delaynna entendit le bruit, qu'elle seule pouvait entendre et qui fit battre son coeur à la chamade, le murmure de la rivière Enchantée. Ce n'est qu'après plusieurs kilomètres de marche qu'Achas la regarda et lui présenta l'étendu mystérieux.

Avec une certaine arrongeance, Achas lui présenta avec tout le sacarsme la rivière enchantée. L'eau avait une couleur sombre, sous la lumière de la lune. La dame de l'eau connaissait, tout autant qu'eux les pouvoirs de cette puissante source naturelle. Bien qu'elle semblait calme, cette eau présentait de puissants pouvoir d'endormir quiconque s'y abbreuvait et s'y baignait.

« Si cette Delaynna est bien celle qu'elle dit être, alors elle dispose d'une sorte de pouvoir sur les eaux, pas vrai ? Donc même l'eau de la Rivière Enchantée ne devrait pas avoir d'effet sur elle... »
L'objectif d'Achas était assez clair, il voulait provoquer la Dame de l'eau, puisqu'il ne la croyait guère de son statut.

«Ne soyez pas effrayée, Dame de l'Eau ! Et refaites le lien avec votre élément sans plus attendre.

Entrez dans ce bassin et baignez-vous dans l'eau.»
Encore sous la provocation, la jeune femme ne se contenta que de garder le silence. En serrant les poings, elle sentait tout son être qui voulait refaire le lien avec son élément comme Achas avait si bien décrit. Tout comme son être, l'eau commençait à s'agiter tranquillement.  La relation qu'une Dame de l'eau à l'égard de cet élément naturel était comme des amants aimants. Ils s'attiraient l'un et l'autre.

Alors qu'Achas était le plus près de la rive, Delaynna se contenta de demeurer paisible. Dans l'ombre de la lune, la Dame de l'eau serra fort le poing et fixa la rivière.

-Vous me croyez assez sotte pour m'y jeter dedans ? Tout comme vous, peuple de la Forêt Noire, je connais l'étendue du pouvoir de la rivière Enchantée sur ceux qui ose s'en approcher trop...

Sa voix était douce et calme, contrairement à  son corps, qui  devint tendu en puisant cette énergie afin de diriger l'étendue d'eau qui s'agitait encore plus fort. On pouvait entendre le bruit de l'eau qui se fracassait sur les rochers et qui voulait sortir du bassin naturel qui la maintenait prisonnière pour venir à la rencontre de la Dame de l'eau. En voyant cette agitation anormale de cet étendue, qui d'ordinaire était calme, on ne pouvait qu'être inquiet lorsque l'on voyait  un tel comportement naturel. Mais pourtant, c'était si mystérieux. L'eau s'élançait, tel un serpant en dehors du bassin et entoura le groupe, sans toucher aucun d'entre eux. Alors que tous s'étaient retourné vers elle, alarmé par l'eau qui les entourait comme une proie. Au moindre mouvement vers elle ou vers Sigvald, Delaynna pouvait la déversée sur celui qui osait s'approcher ou voire menacé.

-Est-ce suffisant ? se contenta-t-elle de répondre, encore une fois calme et douce. Delaynna était bien consciente qu'en faisant cela, elle mettait encore plus d'huile sur le feu. En acceptant d'aider Sigvald, Delaynna avait conscience que ce voyage allait être périlleux. En tant que Dame de l'eau, sa réputation pouvait être mise en périle. Mais Sigvald lui avait demandé de l'aider et, Dame de l'eau ou pas, elle aurait et fait tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider à se débarasser de son mal de vivre.


Dernière édition par Delaynna le Mar 14 Mar - 23:06, édité 1 fois
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Sigvald Lingwë
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Lun 13 Mar - 18:38

Le chemin à travers la forêt était certes long, mais je ne m'y fatiguais pas, au contraire j'avais l'impression de remonter dans mes souvenirs. Je brûlais à nouveau d'une énergie nouvelle qui avec le temps c'était muée en une lassitude de tout. Mes pas était rapide et je dû réduire le rythme à plusieurs reprises sous peine de percuter mon voisin de devant.

- Nous voici arrivés à la source de la Rivière Enchantée. C'est un endroit très spécial, que vous saurez apprécier je n'en doute pas... Dame de l'Eau. Entendez son murmure !


Le ton accusateur et perfide d'Archas m'agaçait tellement, il aurait pu torturer des gens juste en parlant. Patience et retenu, j'avais hâte de ne plus avoir cet elfe près de moi. Enfin , la rivière enchantée ! Longtemps j'ai attendu le jour où j'entendrais à nouveau son écoulement paisible et reposant. Elle m'avait toujours intrigué, tant par son côté mystérieux que par l'interdiction d'y toucher.

- Si cette Delaynna est bien celle qu'elle dit être, alors elle dispose d'une sorte de pouvoir sur les eaux, pas vrai ? Donc même l'eau de la Rivière Enchantée ne devrait pas avoir d'effet sur elle...


Je relevais soudainement la tête, avais-je bien entendu ? Mon envie de le pousser à l'eau s'il faisait le moindre geste envers Delaynna fut rapidement mis de côté par ma raison. Si je devais intervenir ce sera sans violence. Mon regard se posa sur les autres sentinelles qui comme des moutons idiots et effrayer, suivaient leur maître sans dire mot.

- Ne soyez pas effrayée, Dame de l'Eau ! Et refaites le lien avec votre élément sans plus attendre. Entrez dans ce bassin et baignez-vous dans l'eau.

Je sentais là toute la perfidie de l'elfe, essayant de pousser à la faute histoire qu'il puisse nous "punir" en conséquence voir nous tuer. Je bandais mes muscles prêts à agir ou à m'interposer entre les deux, mais avant même de bouger je me stoppais net. Je n'avais nullement prêté attention à Delaynna et la voir ainsi calme tout en ayant le contrôle de la situation me surpris et je ne pouvais que la félicité.

Je tentais maladroitement de briser un peu l'agitation. Les liens aux poignets ne me gênaient plus depuis un moment, mais de temps à autre j'agitais les doigts afin de faire circuler le sang. Alors une corde de plus ou de moins...

- Si nous devons camper ici en pleine nuit... Sentinelle Archas ne vaudrait-il mieux pas me lier les pieds ?
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Hadhod Croix-de-Fer
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Dim 19 Mar - 15:52

Pris au piège avec ses camarades sentinelles, entouré de ces filets d’eau noire et enchantée qui se lovaient dans les airs tels des rubans entrelacés, Achas avait obtenu sa réponse de la manière la plus directe et la plus flagrante qui soit. Son sang ne fit qu’un tour quand il comprit que les liens qui enserraient les poignets de Delaynna, si serrés fussent-ils, ne serviraient nullement de protection contre sa démonstration de force. Il se demanda si sa conduite dure n’avait pas fait naître un désir de vengeance chez cette femme, sans toutefois regretter la façon dont il avait mené l’affaire jusque-là. Il avait agi de la façon le plus sûre dans le seul but de protéger son peuple et sa forêt de ces deux individus. C’est une politique ferme qui avait permis au royaume de subsister malgré les conflits extérieurs, tel une île vierge au milieu d’un océan de déchéance. Certaines sentinelles avaient selon lui une attitude par trop laxiste ; il ne leur en voulait pas, mais le regrattait profondément. Ah, si Thranduil pouvait revenir lui aussi du pays des morts, les choses ne prendraient peut-être pas cette tournure !

Pour l’heure, Achas était bien en mal de décider de ce qu’il allait faire. Il était pris au piège, pris à son propre jeu, pris comme une mouche dans la toile d’une de ces araignées qui peuplent les parties les plus sombres de la sylve. Être effleuré par quelques gouttes de l’eau de la Rivière Enchantée suffisait-il à plonger la victime dans le fameux sommeil surnaturel, ou fallait-il y plonger son corps entièrement pour que le maléfice fasse effet ? Ne ferait-il pas mieux de traverser les volutes liquides et d’aller passer sa dague contre la gorge de la galadhrime avant qu’il ne sente ses membres s’engourdir et ses yeux se fermer ?

Delaynna parla alors d’une voix douce, demandant peu ou prou si la démonstration de ses pouvoirs l'avait fait changer d’avis sur elle. Cela le rassura : son but n’était pas de leur faire du mal mais simplement de prouver ses propres dires.

- Vous n’avez pas menti, fit-il d’une voix tendue, vous faites partie des Dames de l’Eau, je le reconnais !

Il vit les rubans d’eau sombre se démêler peu à peu et regagner leur place habituelle, emplissant à nouveau le bassin de pierre dont les vaguelettes continuèrent à scintiller sous la lumière lunaire pendant un bon moment avant que la surface ne retrouve sa stabilité. Tout le monde semblait s’être figé. Ce fut Sigvald qui reprit le premier ses esprits et repartit à la charge contre Achas. Après les exploits de sa camarade il pouvait se permette quelques provocations et il ne s’en privait pas.

La sentinelle hésitait.

Tant qu’ils se trouvaient à proximité des flots, ce qui serait le cas jusqu’à la fin du trajet s’ils continuaient de suivre la rivière jusqu’au palais, Delaynna pouvait faire d’eux ce qu’elle voulait. Bien qu’elle et Sigvald aient eu les mains ligotées, c’étaient plutôt Achas et ses trois acolytes qui étaient pieds et poings liés, pour ainsi dire… L’ancien cordier enrageait intérieurement, il ne savait plus que faire.

Les trois autres elfes n’attendirent pas ses directives et se dirigèrent vers la Dame de l’Eau pour la libérer de ses liens. Achas n’osa pas s’interposer. La vision de l’eau tournoyant autour de lui revenait devant ses yeux, hantait son esprit. Comme tout elfe sylvain il savait que les dames de Lórien membres de cet ordre étaient capables de ce que les Hommes appelaient de la magie et de ce que les Elfes appelaient simplement ne faire qu’un avec les éléments naturels. Mais il était loin de se douter que leur maîtrise était aussi poussée. C’en était effrayant, même pour une sentinelle de Vertbois.

- Vous êtes bien une Dame de l’Eau, répéta-t-il, et je me suis trompé. Mais je pense que vous vous trompez aussi en accordant votre confiance à ce Porteur des Marques Sombres. J’espère sincèrement que je me trompe.

Son ton n’était plus aussi hautain, mais était devenu cinglant et empli de reproche. Le fait de voir cette Dame de haute fonction aussi crédule le décevait, l’emplissant de crainte par rapport à l’avenir. Il était loin le temps de la clairvoyance de Dame Galadriel.

- Eh bien, la situation est claire : vous nous tenez, déclara-t-il à contrecœur avec un regard de glace. Doit-on également libérer votre ami de ses liens ?

Il laissa le temps à Delaynna de décider de la réponse qu’elle lui ferait et porta ses pas vers Sigvald.

- Vous lier les pieds ? Je vous ligoterais tout entier au tronc d’un arbre si j’avais assez de corde pour le faire… et s’il n’en tenait qu’à moi. Mais dites-moi, comment un elfe tel que vous en est venu à porter ces marques-là ? Comment pouvez-vous supporter le poids de la honte d’avoir tourné le dos aux Valar et à Celui qui est au-dessus d’Eux ? Vous dites être fils d’Eärodan. Je l’ai connu, je lui ai vendu des cordelettes pour ses étoffes quand j’étais cordier. Je me demande ce qu’il penserait de son fils aîné à présent...



[HRp : N'hésitez pas à décrire la fin du trajet jusqu'aux portes du Palais si ça vous dit, et après on attaquera le vif du sujet ^^]




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Mer 22 Mar - 3:03
Le corps tendu et tremblant à force de puiser une si grande force d’énergie, Delaynna maintenait son regard fixé sur l’ancien cordier. Le coup de théâtre crée par la dame de l’eau eut le résultat estompé. Les filaments d’eau virevoltèrent autour d’eux comme une valse. Dans un souffle qui se laissa emporter par le vent, ces derniers reculèrent et se glissèrent dans le bassin qui les maintenait. Une douleur violente saisit la jeune femme. Son corps devint endolori par tant d’effort pour faire preuve de son statue auprès de ses sentinelles. Il le fallait pour préserver sa réputation.
C’est avec un sourire en coin, qu’elle remercia la sentinelle qui vint libérer ses poignets de ses nœuds qui lui coupait sa circulation sanguine. Delaynna les fit bouger afin de ressentir le sang circuler dans ses mains ainsi que dans ses doigts. Ses poignets meurtris par la corde, la jeune femme se frotta pour faire diminuer la douleur qu’avait occasionnée celle-ci.

«- Vous êtes bien une Dame de l’Eau, répéta-t-il, et je me suis trompé. Mais je pense que vous vous trompez aussi en accordant votre confiance à ce Porteur des Marques Sombres. J’espère sincèrement que je me trompe. »

Delaynna osa s’approcher un peu plus de lui. Son regard croisa à nouveau celui d’Achas. Dans un sourire tout aussi délicat qu’un pétale, la jeune femme regarda ses compagnons et s’adressa à tous, le même message qu’elle avait adressé à Sigvald au moment où leur périple ensemble avait débuté.

-Les Dames de l’eau n’apparaissent que lorsqu’une aide est nécessaire Achas de Vertbois. Si j’ai rencontré Sigvald Lingwë, c’était parce qu’il avait besoin de mon aide. Je lui ai sauvé la vie et m’a offert sa vie pour que je puisse la sauver, pour le salut de son âme, afin qu’il parvient à se libérer de ses marques. Je vous ai livré Sigvald Lingwë en toute volonté et je disparaîtrais que lorsque celui-ci n’aura plus besoin de mon aide. Tout comme vous messieurs, ma tâche est de venir, d’intervenir auprès de ceux qui requiert mon aide, alors j’accompagnerais Sigvald jusqu’à la toute fin.

Achas lui demanda s’ils devaient détacher le prisonnier. Avec l’arrogance qu’il démontrait envers ces derniers, Delaynna eut un sourire en coin.

-Il doit répondre aux accusations qu’il a commises par le passé. Ce n’est pas à moi, de répondre au nom de la justice de la Forêt Noire, je crois en votre jugement messieurs.

Delaynna invita Achas à poursuivre sa route. La nuit commençait à descendre et laisser sa place à l’astre du jour. Son intérieur était douloureux, mais elle pilla vite sur son orgueil pour continuer à marcher sans que cela ne paraisse qu’elle éprouve de la douleur.
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Sigvald Lingwë
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Mer 29 Mar - 19:22
Archas était très bon dans son rôle de sentinelle, il n'y avait aucun doute là-dessus, mais son attitude qui au début m'irritait commença à se dissiper pour laisser place à une sorte d'amusement. Après la réponse fracassante de Delaynna quant à son appartenance aux Dames de l'Eau je sentis les esprits s'apaiser et Achas se "détendre" dans les limites du possible. Le petit pic lancer à son encontre m'appris plus que je ne le souhaitais, trois mots me restaient en tête sans parvenir à comprendre " son fils aîné..."

Qu'est-ce qu'il voulait dire par "aîné" ? À ma connaissance j'étais enfant unique. À moins que mes parents ont eu un enfant dans l'intervalle de la rencontre avec mon père à Djafa et l'instant présent, ce que je doute fort. Sois mon père m'avait tout simplement caché la vérité, dans ce cas... Cela éveilla ma curiosité comme toujours. Un frère ? Une soeur ? Plusieurs frères, plusieurs sœurs ? Bien que l'éventualité me réjouissais quelque peu, j'avais surement rater de nombreux évènements. J'aurais appris a un frère à combattre et monter à cheval ; une sœur à chanter, danser et l'utilité des différentes plantes de Las Galen. Je m'imaginais l'impossible.

Fuyant ses pensées là, je me concentrais sur Delaynna, une telle utilisation de sa magie l'avait fatigué, même si elle tentait de le dissimuler. Demain Vertbois et sa prison, ce soir une pause après cette longue journée. Je n'avais nul envie de dormir, chaque son d'animaux de feuille, l'odeur de la forêt, le langage elfique que j'utilisais à nouveau avec les miens, cet accent tout particulier, c'était pour moi comme une musique entraînante et envoûtante. Peut-être la dernière fois qu'elle se portait à mes oreilles.

Les sentinelles commencèrent leur tour de garde, Delaynna s'adossa exténuer contre un arbre tandis que je me tournais vers Achas.

- Sentinelle Achas, vous m'avez demandé comment un elfe tel que moi en est venu à porter ces marques ? Je puis répondre à votre question. Je n'eus pour seule réponse qu'un signe de tête m'invitant à continuer. Je vous raconterais mon histoire, puis je vous poserais une seule et unique question me concernant. Je le vis longuement hésiter, toiser du regard ses compagnons qui curieux de savoir acquiescèrent. Puis vint son tour, il se leva, vérifia les liens autour de mes poignets et j'eus sa "permission".

J'entrepris de narrer la longue histoire qui fut la mienne tel que je l'avais fais pour Delaynna. Mais cette fois je prenais un point de vue extérieur, histoire qu'il mette de côté leur sentiment personnel à mon égard. L'on me coupa de nombreuses fois dans mon récit pour de simples questions, jusqu'à l'aube.

- Revenons au désir d'un jeune elfe de Vertbois de partir à l'aventure, il...


* ~ ~ *~* ~ ~ *

Enfin, le grand jour !


Dernière édition par Sigvald Lingwë le Jeu 30 Mar - 20:29, édité 1 fois
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Jeu 30 Mar - 16:15

Achas ne pouvait plus exprimer son ressentiment et son dédain envers le duo, pour la simple raison que l'un de ses membres venait de se disculper. En effet, bien qu'il possédât un penchant naturel prononcé pour la méfiance et la suspicion, il ne pouvait continuer de soupçonner Delaynna plus longtemps. Lui l'elfe attaché aux anciennes traditions, au prestige des institutions des Quendi de la Terre du Milieu, ne se permettait pas de mettre en doute la bonne foi d'une personne faisant partie d'un groupe aussi renommé et aussi respecté. Il se devait d’être honnête avec lui-même: pour lui, une Dame de l'Eau ne pouvait qu'avoir des intentions pures et être vierge de tout mal. Et si cela ne suffisait pas, elle avait aussi répondu de façon correcte à sa question-piège, laissant les sentinelles décider du sort à réserver au prisonnier. Mais sa haine à l'encontre de Sigvald ne fit que s’accroître, maintenant qu'il prenait conscience de la double trahison qu'il allait sans doute commettre. Il n'allait pas seulement faire du tort au royaume, mais également trahir la confiance d'une Dame de l'Eau, ce qui était presque pire.

Il le toisa d'un regard glacial, plus glacial encore que l'air des déserts du Nord qui, disait-on, s'étendaient au-delà des Montagnes Grises, sur le versant opposé à Vertbois.

Malgré la fatigue de sa longue marche le groupe dormit peu cette nuit-là. Sigvald avait décidé de s'ouvrir aux questions d'Achas et cela n'était pas pour déplaire à ce dernier. Le traître raconta longuement ses pérégrinations à travers les contrées lointaines, dont les noms aux sonorités étranges firent entrevoir à Achas un monde dont il avait depuis longtemps décidé de se couper. Un monde déchu, rongé par les guerres, détruit par l'ambition démesurée des Hommes. Si à Vertbois l'on était obligé de porter des arcs et de faire siffler les flèches, c'était par la faute de ces fous qui avaient fait du monde extérieur un champ de bataille, pour ne pas dire un champ de ruines. Ici la vigilance des elfes avait permis aux arbres de prospérer, de grandir, de vivre tout simplement. Tout étranger pénétrant à l'intérieur des limites du pays apportait avec lui une part du malheur du monde, c'est pourquoi le cordier devenu sentinelle les détestait tant. Et s'il prenait sur lui de tolérer les convois de marchands dalites qui passaient par les bois pour rejoindre leur ville, il n'avait pas la même retenue pour ceux qui, comme Sigvald, étaient passés du mauvais côté, preuves à l'appui.

Il se contenta d'écouter et d'enregistrer, analysant soigneusement tous les détails, autant ceux que le revenant mentionnait ouvertement que ceux qu'il ne disait pas et qu'Achas croyait deviner, ou soupçonner. Ses yeux vert-gris transpercèrent à nouveau Sigvald en silence. Il imaginait déjà le procès que le Seigneur Angrod tiendrait bientôt, et les sentences qui pourraient potentiellement lui être infligées. Au bout d'un bon moment de face-à-face les yeux dans les yeux, l'ancien cordier prit la parole :

- Ces marques que vous portez... la Dame Delaynna m'a affirmé tout à l'heure vouloir vous aider à vous en libérer. Je vais vous parler sans détour, à tous les deux : je suis convaincu que c'est là une chose impossible. On ne revient pas de ces allégeances-là. Seule la mort permet de s'en libérer. Et moi...

Il s'avança jusqu'à presque toucher le nez de Sigvald avec le sien. Les trois autres gardiens des bois se raidirent et portèrent leurs mains à leurs armes, interdits, ne sachant ce que leur camarade avait en tête de faire.

- Moi, continua ce dernier, j'essaierai de me libérer de mon service le temps du procès à venir, pour être témoin de votre condamnation.

Leur dernier jour de marche se passa dans un relatif silence, dû à la tension qui ne cessait de monter chez les personnes ici présentes, et en particulier chez les principaux intéressés. Le groupe suivit la Rivière Enchantée faute d'itinéraire plus rapide et atteignit bientôt l'endroit où elle se jette dans la Rivière de la Forêt, puis le pont qui permet de traverser cette dernière. De l'autre côté, les grandes portes de pierre qui gardaient l'entrée du Palais des Elfes. Elles s'ouvrirent lorsque le groupe arriva à leur hauteur, comme si la nouvelle de leur arrivée les avait devancés. À Vertbois-le-Grand, rien ne semblait pouvoir être caché. Les trois sentinelles partirent en direction des salles d'armes pour faire entretenir leurs arcs avant de prendre un repas bien mérité, au chaud. Achas fit descendre le duo dans les sous-sols caverneux, vers les geôles du palais. Il mena Sigvald à l'intérieur d'une cellule et dégaina sa dague, un sourire à peine perceptible sur le visage.

- Vous n'aurez plus besoin de ça.

Il trancha les liens qui enserraient les poignets du prisonnier et referma la porte qu'il verrouilla à double-tour.

- Quant à vous Dame Delaynna, vous serez l'invitée d'honneur du seigneur Angrod.


♦  ♦  ♦



Là, debout devant un Trône sur lequel il semblait refuser obstinément de s'asseoir, se tenait Angrod. Cheveux d'ébène et diadème d'argent, peau de neige, yeux de saphir, le Seigneur de Vertbois observait, les traits impassibles, celui qui se tenait devant lui. Cela faisait plusieurs jours que Sigvald fils d'Eärodan attendait dans dans son cachot, plusieurs jours que Delaynna mangeait à la table du Seigneur de Vertbois sans qu'on lui en laisse le choix. Plusieurs jours qu'Angrod chargeait ses suivants de réunir toutes les informations possibles sur le passé de la famille du prisonnier, ceci afin de rassembler tous les éléments qu'il pouvait et par là même affiner la qualité du jugement qu'il devrait prononcer.

- Sigvald, fils d'Eärodan et d'Alhysia Enelyë, vous êtes entré sur mon territoire en mettant en avant un accord passé entre vous et le Roi Thranduil, paix à son fëa. Je ne suis pas Thranduil, pas plus que je ne suis Roi, mais en me parlant aujourd'hui vous pouvez me considérer comme tel si vous le désirez. Puisse-t-il vous entendre à travers moi, du lointain royaume où son esprit demeure, et puisse sa sagesse se manifester ici, dans le lieu où il trônait jadis, afin d'y répandre justice et raison.

La cour était assemblée tout autour d'eux, buvant chaque parole, ne perdant pas une miette du dialogue. Parmi eux se trouvait Delaynna, mais également Achas que le seigneur avait exceptionnellement autorisé à rester pour cette audience.

- Qu'avez-vous à dire à feu Notre Roi ? termina Angrod.




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Delaynna
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Jeu 30 Mar - 23:56
Alors que la nuit se livrait peu à peu au jour, Sigvald décida de s’ouvrir face aux gens de son peuple. Il leur raconta ce qu’il avait vécu à travers les âges dans lesquels il vécut dans l’ombre. Au cours de son récit, Sigvald fit mention des noms qu’à la seule prononciation de ceux-ci, faisait frémir qui compte connaissait les grandes histoires de la Terre du Milieu.   Le corps d’Achas  exprimait bien le mépris qu’il éprouvait pour son prisonnier, envers le crime qu’il avait commis, surtout. Il semblait vouloir faire taire les émotions qui le trahissaient. Son petit corps enroulée dans sa cape de voyage, Delaynna écouta une seconde fois le terrible récit de Sigvald. Son corps lui faisait mal, en plus de son esprit. Elle devait nouer ses liens avec l’eau, mais elle ne pouvait le faire, surtout dans la Rivière Enchantée. Aucune Dame de l’Eau n’avait osé plonger dans celle-ci. Mais elle était plus attirée que qui compte pour vouloir s’y ressourcer.

Achas se leva pour se retrouver nez à nez au prisonnier. Il n’y alla pas par quatre chemins et conclu que lorsqu’ils arriveront à Vert-Bois, il irait jusqu’à se retirer  de la garde afin d’être un témoin lors de son procès. Dans ses propos, Delaynna sentait tout le mépris qu’il pouvait sentir à l’égard de Sigvald, lui qui était une honte aux yeux de son peuple.

Il fallut au groupe de marcher une journée entière afin de se rendre jusqu’à la grande citée de Vert-Bois. Il y avait de cela bien longtemps qu’elle n’était venue dans cette contrée. Le temps avait emporté avec lui, les souvenirs lointain où elle était dans la garde personnelle de la grande Dame des Noldor. Son corps aussi fragile qu’un pétale lui faisait terriblement mal. Son cœur battait si fort dans sa poitrine lorsqu’elle entendit le bruit de la Rivière de la Forêt.

Lorsqu’ils arrivèrent près du cour d’eau, l’élément devint aussi fébrile que lorsqu’ils avaient été près de la Rivière Enchantée. Delaynna s’en approcha présenta sa main où l’on pouvait voir sa peau blanchâtre. Un jet s’éleva à sa hauteur et vint s’infiltrer dans chaque parcelle de sa peau afin de régénérer tous ses pouvoirs et son énergie. La fraîcheur de l’eau envahit son corps. Delaynna semblait remplis d’énergie à nouveau.

En retournant auprès du groupe, ils arrivèrent devant les grandes portes de la citée, celles-ci s’ouvrirent lorsqu’ils furent à leur hauteur. Ils entrèrent dans la grande citée, épiés par les passants. La Dame de l’eau  était facilement reconnaissable par ses accoutrements distinctifs. Par contre, les plus anciens reconnaissaient le criminel qui était ligoté avec eux.
Les trois sentinelles qui les avaient suivis tout au long du voyage se dirigèrent vers les salles d’armes, tandis qu’Achas les conduisirent vers les geôles du palais. Sous les yeux de la Dame de l’eau, il enferma son ami et verrouilla sa cellule à double-tour. Delaynna se plaça devant la cellule de son ami. Elle croisa son regard dans l’ombre.

« Quant à vous Dame Delaynna, vous serez l'invitée d'honneur du seigneur Angrod.»

Sachant très bien ce que cela voulait signifier. Elle allait être épiée du regard puisqu’elle avait conduit Sigvald jusqu’ici. Demeurant paisible, Del jeta un dernier regard vers son ami et se retourna vers Achas et s’inclina devant lui.

-Je remercie monseigneur Angrod pour sa générosité à mon égard, fit-elle.

Plusieurs jours se passèrent sans qu’elle ait la chance de pouvoir voir Sigvald. Elle passa la plupart de ses journées à tenter de trouver le moyen de retrouver la famille de son ami afin de lui expliquer la situation. Pourtant, elle était surveiller par deux gardes qui étaient constamment à sur ses talons. Le soir, on l’obligeait de manger à la table du seigneur de Vert-Bois.

Lors du premier procès de Sigvald, elle fût convoquée pour y assister. Assise non loin d’où se trouvait le prisonnier, la Dame de l’Eau pouvait voir Achas assis dans la tribune pour les témoins. Celui-ci était bien assis dans cette nouvelle fonction qui lui était attribué. Le seigneur Angrod interrogea son ami sous le silence qui pesait de la foule qui s’y trouvait.
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Sigvald Lingwë
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Lun 3 Avr - 19:30


Sa vaine provocation m'esquissa un sourire.

- Sachez que je ne souhaite me libérer de ces marques tant que je n'en aurais gagné le droit et l'approbation des "miens". Et quittes à me répéter, aujourd'hui, demain, dans cent ans, dans mille ans, pour Vertbois ou selon son jugement, je mourrais sans hésiter.

Quittes à lui répondre franchement autant le faire sèchement et sans détour. Sur ce, il cloua son bec le temps du chemin jusqu'au palais. Un chemin qui me parut assez court, malgré les siècles je restais toujours émerveiller par la splendeur de ces bois. D'anciens souvenirs que j'avais mis de côté refirent surface, les sons ternes et sans émotions d'une flûte ou d'un chant m’apparaissait soudainement beaucoup plus mélodieux et beau. J'en avais oublié les longues discussions près de la rivière avec mes amis de l'époque, les courses effrénés que nous faisions quand la nuit tombait. Ce bonheur simple de partager avec d'autres. La curiosité de la jeunesse à dévoré les manuscrits et parchemins sur tel ou tel évènement/lieux du passé. Mon père me soutenant dans mes efforts à travailler l'art de tisser et manier l'épée, ses moments de tendresse et de réconfort maternel quand je me blessais. Je me souviens aussi du stress et de la peur quand avec mes amis nous jouions les espions, quand nous filions un garde jusqu'à ce que nos bruits nous trahissent. C'était une vague de beaucoup de choses que le temps ou la torture m'avait fait oublier. J'avais cette étrange sensation de retrouver comme des fragments de ce que je fus ou ce que je suis dans le fond.

Le palais ! à son approche et en passant ses hautes portes, mon cœur tambourinait dans ma poitrine, j'étais tout simplement heureux. Nous prîmes la direction des geôles, une partie du palais que je ne connaissais guère, nulle rumeur, nulle description des lieux. La sentinelle m'emmena dans une des cellules, la seule qui serait rempli de la prison. Les prisonniers à Vertbois étaient bien rares, car la loi était respectée de tous. Achas dégaina sa dague et me délia les mains, sans oublier son habituelle petite phrase sur un ton froid.

- Je vous remercie Achas.


* ~ ~ *~* ~ ~ *


Les journées et les nuits se succédèrent les unes aux autres, seules les rondes des gardes et les relèves plus ou moins décalées m'indiquaient vaguement le moment de la journée présent. Il est à noter que contrairement aux autres cellules où j'avais eu l'occasion de "passer du temps" celle-ci restait convenable et agréable. Je reposais ma tête contre l'énorme racine qui faisait l'une des parois. Cette sensation de ne faire qu'un avec la nature, je ne serais vous décrire cela avec de simples mots, il faut être un elfe pour comprendre. Sans savoir quand mon jugement s'effectuerait je mettais un point d'honneur à rester propre et m'attela sans retenue à laver mes vêtements souillés par la route et mon affrontement contre l'orque, afin d'être présentable.

Quand vint le grand jour, une dizaine de gardes "royaux" m'escortèrent jusqu'à la cour, puis se retirèrent pour former une sorte de cercle autour de moi. Dans cette situation aucun mouvement suspect n'aurait été possible pour quiconque, une flèche ou un coup de lance aurait été vite placé. Je fis un rapide tour des personnes présent, Angrod présidait l'assemblée au sommet des marches et à ses côtés son conseil, sûrement... Derrière moi et les gardes je ne vis qu'une foule, un peu déçu de pas avoir pu distinguer le moindre trait familier. Le Seigneur Angrod, loin de ce que représentait le Roi Thranduil, dégageait une aura de froideur et de logique implacable, il assumait parfaitement son rôle de protecteur envers son peuple et la forêt. Même si je l'imaginais aisément converser et rire sans retenue, dans son regard on y lisait de la bienveillance et un profond calme. Quelqu'un de raisonner, nullement guider par ses émotions.

Sa voix claire et assurée portait loin, je ne perdis aucun mot.

- Qu'importe la sentence, je ne remettrais nullement en cause le jugement qui sera le vôtre. Et j'accepterais mon sort avec honneur en sachant que j'aurais été juger par les miens.


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Hadhod Croix-de-Fer
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Mer 5 Avr - 21:06

Angrod hocha la tête à plusieurs reprises en réaction aux propos du coupable qui se tenait devant lui.

- Puisse donc Thranduil entendre vos vœux d'où il se trouve ! Moi en tout cas je les entends, et je les respecte. Il faut un courage certain pour se livrer de soi-même au jugement de son pays et de son seigneur, à plus forte raison lorsqu'il est question de crimes... de crimes de la plus haute importance et de la nature la plus sinistre.

Croisant les bras derrière le dos, le seigneur de Vertbois-le-Grand se mit à marcher lentement, se déplaçant de droite à gauche et de gauche à droite sans toutefois quitter son interlocuteur du regard, le tissu violet bleuté de ses robes frottant légèrement contre le sol pierreux de la salle.

- Cependant, reprit-il de sa voix claire, j'ai besoin d'en savoir davantage sur lesdits crimes afin de rendre un verdict qui soit le plus approprié possible. Je ne suis pas de ces juges irréfléchis des peuples humains qui se laissent dominer par leurs préjugés et leurs émotions lorsqu'il s'agit de décider si un individu doit repartir libre ou s'il doit être pendu haut et court. Non, j'estime que nous valons mieux que cela, et pour ma part j'entends bien prendre connaissance de tous les éléments qui seraient susceptibles d'expliquer telle ou telle chose, tel ou tel événement, dans cette histoire. Dans l'histoire de votre vie, sieur Sigvald.

D'un bref signe de la main il invita Achas à sortir de l'assemblée et à s'avancer à la vue de tous. Il ne portait plus ses habits  verdoyants de sentinelle mais s'était vêtu de vêtements plus adéquats en pareille occasion, aux tons gris et bruns, sobres et sans faste mais tout de même moins sauvages que ses atours de coureur des bois.

- J'ai permis à Achas, sentinelle de notre royaume, de rester au palais quelques jours de plus que prévu, pour la simple et bonne raison que vous lui avez fait le récit de votre vie, il y a moins d'une semaine. Confirmez-vous, Achas ?

- Je le confirme monseigneur.

- Bien. Achas m'a affirmé que vous portiez à l'avant-bras gauche deux marques qui vous furent faites à l'aide d'un fer rouge, la première représentant un Œil, surmontée de la seconde qui représente une Couronne. Selon ses dires, vous lui auriez, entre autres, avoué avoir été le disciple d'une religion faisant le culte de Melkor, et de surcroît avoir été un affilié du terrible Ordre de la Couronne de Fer, organisation qui n'a eu de cesse de semer le chaos et la désolation, dont les méfaits ont pris fin l'an dernier seulement mais dont les graines néfastes peuvent ensemencer encore longtemps les esprits. Toujours selon ses dires, vous auriez procédé à de nombreuses reprises au cours de votre exil à des sacrifices humains.

Il y eu de nombreux murmures tout autour d'eux, et également quelques exclamations. Angrod ne s'en laissa pas troubler et se tourna à nouveau vers sa sentinelle.

- Confirmez-vous, Achas ?

- Oui seigneur, je le confirme.

- Et vous Sigvald, confirmez-vous les dires d'Achas ? Et si ces crimes sont bien les vôtres, je vous prierai de m'éclairer sur plusieurs points précis. Premièrement, je souhaite que vous m'expliquiez en détails les raisons qui vous ont poussé à basculer vers de pareilles extrémités. Deuxièmement, je veux que vous me disiez, en toute sincérité, si votre vie au sein de ces organisations vous a paru avoir plus de sens que votre ancienne vie ; et en particulier, si l'adoration du Noir Ennemi du Monde vous a apporté réellement, indiscutablement, une plénitude spirituelle plus complète que vos croyances d'origine, si vous en aviez. Enfin, vous allez me dire, en me regardant dans les yeux si vous pensez que votre âme est totalement libérée de ces allégeances à l'heure où nous parlons.

Il marqua une pause, dans sa tirade comme dans ses mouvements, laissant le temps à tous les elfes présents de bien s'imprégner de la gravité et de la solennité du moment.

- Et je me tourne également vers vous, Dame Delaynna. Car votre ordre, l'ordre des Dame de l'Eau, je lui porte un grand respect et je me fie à la clairvoyance de celles qui en font partie. Pensez-vous, en votre âme et conscience, en mettant de côté toute bribe d'amitié qui aurait pu naître entre vous et lui, que Sigvald ici présent soit digne de confiance, après ce qu'il a fait ? Je ne vous demande pas de suivre votre raison, mais plutôt de me faire part de ce que votre coeur, vos intuitions, vous pressentiments vous disent à ce sujet.




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Mer 12 Avr - 2:20
On conduit le prisonnier jusqu’à la salle où allait être proclamé le jugement de ses actes commis par le passé. C’est sous une escorte royale que l’on conduisit Sigvald vers la cour. En cette journée chaude d’été bien précoce qui avait succédé au rude hiver, le peuple s’était déplacé pour voir le Sigvald le traître, qui, allait répondre aux crimes qu’il avait commis.

Ayant vêtue sa robe de Dame de l’eau, Delaynna portait sa fameuse robe bleue qui couvrait ses épaules et qui s’accompagna d’une délicate ceinture argentée qui ajustait sa taille svelte. Le tissu de sa robe d’un bleu très clair faisait rappeler le mouvement des vagues. Sa chevelure ondulé et châtaine coulait en cascade sur ses épaules et sur laquelle y était déposé un diadème argenté à l’effigie des Galadhrims, son peuple.

Delaynna observa son ami s’avancer vers eux et s’installa à l’endroit où l’on lui avait demandé. Elle n’était qu’à quelques mètres de lui. S’il avait tourné la tête en sa direction, Layna lui aurait sourie en guise de compassion. Pourtant, ce ne fût pas le cas. Il était bien décidé à recevoir le châtiment que son peuple lui réservait.

« J'ai besoin d'en savoir davantage sur lesdits crimes afin de rendre un verdict qui soit le plus approprié possible. Je ne suis pas de ces juges irréfléchis des peuples humains qui se laissent dominer par leurs préjugés et leurs émotions lorsqu'il s'agit de décider si un individu doit repartir libre ou s'il doit être pendu haut et court. Non, j'estime que nous valons mieux que cela, et pour ma part j'entends bien prendre connaissance de tous les éléments qui seraient susceptibles d'expliquer telle ou telle chose, tel ou tel événement, dans cette histoire. Dans l'histoire de votre vie, sieur Sigvald. »

C’est alors que d’un simple mouvement de main en direction d’Achas, le sentinelle qui les avait conduit jusqu’ici. Ce dernier se leva et s’avançant vers eux. Vêtu d’un nouvel habit adéquat pour cette rencontre, Delaynna se rappela qu’il y avait quelques jours à peine, lorsqu’il les avait découverts dans les bois, celui-ci avait bien douté de la crédibilité de la Dame de l’eau.

«Bien. Achas m'a affirmé que vous portiez à l'avant-bras gauche deux marques qui vous furent faites à l'aide d'un fer rouge, la première représentant un Œil, surmontée de la seconde qui représente une Couronne. Selon ses dires, vous lui auriez, entre autres, avoué avoir été le disciple d'une religion faisant le culte de Melkor, et de surcroît avoir été un affilié du terrible Ordre de la Couronne de Fer, organisation qui n'a eu de cesse de semer le chaos et la désolation, dont les méfaits ont pris fin l'an dernier seulement mais dont les graines néfastes peuvent ensemencer encore longtemps les esprits. Toujours selon ses dires, vous auriez procédé à de nombreuses reprises au cours de votre exil à des sacrifices humains. »

C’est dans des gestes et un discours cérémonieux que le Seigneur Angrod résumait l’histoire de Sigvald. Achas appuyait les dires de son maître et la foule, choquée par la révélation de tels crimes. Soudain il marqua une pause et se retourna vers la jeune femme.

«Et je me tourne également vers vous, Dame Delaynna. Car votre ordre, l'ordre des Dame de l'Eau, je lui porte un grand respect et je me fie à la clairvoyance de celles qui en font partie. Pensez-vous, en votre âme et conscience, en mettant de côté toute bribe d'amitié qui aurait pu naître entre vous et lui, que Sigvald ici présent soit digne de confiance, après ce qu'il a fait ? Je ne vous demande pas de suivre votre raison, mais plutôt de me faire part de ce que votre cœur, vos intuitions, vous pressentiments vous disent à ce sujet.»

À son tour, Delaynna se leva et quitta l’assemblée pour s’avancer et se retrouva face à Achas. C’est avec une douceur bienveillante que Delaynna observa toute l’assemblée de gens qui s’y trouvait. Un léger sourire doux illumina la tendresse de son visage. Par la suite, elle se retourna vers le Seigneur de VertBois et ajouta dans une voix aussi mélodieuse que le son d’un ruisseau au cœur de la saison;

-Mon Seigneur Angrod, tout comme vous, je respecte votre grandeur en tant que protecteur de Vertbois. Mon ordre, comme vous dîtes, celui des Dames de l’Eau, nous apparaissons que lorsque quelqu’un nécessite notre aide. Les crimes que Sigvald Lingwë a commis par le passé, sont bien sûr des crimes sans scrupule. J’ai moi-même été à l’écoute des abominations que celui-ci a commis par le passé.

Elle s’approcha de quelques pas vers le Seigneur et croisa son regard et poursuivit;

-Vous me demandez de vous faire part de ce que me dicte mon cœur. Il me dicte de croire en la rédemption de son âme. Car l’influence du mal pèse toujours autour de nous. Nous avons tous une cause en laquelle nous croyons bonne et juste. Mais pour la gagnée, les moyens que nous utilisons ne sont pas toujours aussi bienveillants. Volontairement, Sigvald m’a demandé de le livré à la Forêt Noire afin de répondre de ses actes. Quel que soit le verdict que vous prendrez, cela sera la guérison de ses marques sur son esprit, torturé par ce qu’il a vécu.

Tout en s’inclinant devant le Seigneur Angrod, Delaynna recula de quelques pas et croisa le regard de Sigvald, en attendant ce qu’il allait répondre.
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Sigvald Lingwë
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Mar 18 Avr - 19:03

Le temps me semblait suspendu, les paroles du Seigneur Angrod et l'intervention de Delaynna me rapprochaient de plus en plus de l'ultime moment. Mon cœur tambourinait sous la pression que j'étais seul à me mettre. J'avais déjà par deux fois eu l'occasion de raconter mon histoire, mais là tout était différent, le lieu, les personnes et le dénouement. Durant ces derniers jours en prison j'avais sondé mes souvenirs sur les évènements passés, tout m'apparaissais avec précision et de dureté face à cette épreuve. J'avais dirigé toute ma volonté pour prendre du recul sur tout ça, voir les choses d'un œil extérieur, j'étais enfin prêt. Avec tous ces regards posé sur moi et l’oppressante impression d'une épée prête à s'abattre sur moi, je n'étais pas très bien. Je sentais le stress aussi intensément que la douleur jadis.

- Seigneur Angrod si vous me permettez, comme vous souhaitez une vue d'ensemble de la situation et chaque détail. Je remonterais au moment où notre Roi m'a autorisé à quitter notre Royaume jusqu'aux évènements qui m'ont conduit jusqu'ici. Et par la suite si vous le souhaitez, je consens à un examen de mon corps pour attester mes dires.


Angrod s'interrompit net de marcher, plongea son regard glacial et calculateur dans le mien. D'un signe de tête je compris qu'il m'autorisait à poursuivre.


* ~ ~ *~* ~ ~ *


Je racontais brièvement mes voyages qui m'avait mené au Harad, jusqu'aux abords de Djafa. Si cacher mes traits elfiques avait marché, ce n'eus aucune défense contre une troupe d'esclavagiste. Après le passage à tabac pour garder les esclaves au calme, ils m'évaluèrent comme l'on regarde la qualité d'une viande avant de l'acheter. J'étais de grande valeur, un elfe au Sud ne court pas les rues. Les jours avec les autres esclaves à travers le désert furent éprouvants, nombres d'entre nous moururent. Mais par "chance" j'étais plus résistant. À force de voir les gens autour de moi s'affaiblirent et certain mourir, je n'avais peut-être pas d'autre choix, j'organisais notre évasion à tous. Une nuit, je tuai le suderon de garde, m'emparai de son arme et nous délivra, à l'instar de ce que j'espérais ce fut un vrai carnage dans les deux camps. Mais au final les esclavagistes reprirent le dessus, ce qui scella mon destin.

Reconnaissant ma valeur aux combats et autant la rage que j'avais mis à tuer ses hommes, leur chef m'envoya au temple de Djafa, lieu de culte des Melkorites. Cela se passait une dizaine d'années, voir peut-être plus, avant la guerre de l'Anneau et l'envoie de troupes Hardrims au siège de Minas Tirith. Je me réveillai sous l'assaut de puissant coups portés à mon visage, par les mains de celui qui serait mon "supérieur", le Grand-Prêtre.

Et là, le monde entier bascula dans la souffrance perpétuelle. Les tortures montèrent au fur et à mesure en intensité, quand un traitement comme les coups ne montrait plus trop de signe d'efficacité, il passait au niveau supérieur et ainsi de suite. Mon corps est champs de ruines. Je décrivis avec soin toutes les tortures que je subis et les sentiments qui m'accompagnaient dans ces moments-là. Le Grand-Prêtre me voulait comme une arme immortelle au service de Melcor et Sauron, et faisant une pierre de coup en profiter pour me soutirer des informations. Je sais que je n'ai rien divulguer concernant les royaumes à l'Ouest, c'est pour cela que sa vengeance ne fut plus dure et ses projets plus sombres encore. Avec nettement je racontais les coups de couteau, les suffocations, la peau qu'on me brûlait ou que l'on arrachait, les poisons que l'on me donnait afin d'amplifier la douleur ressentit où afin de me mettre dans un état de mal être insupportable où la seule chose que l'on espère est la mort par tous les moyens, les choses horribles que l'on me forçait à manger que je le veuille ou non, tellement de tortures... Et lorsque mon corps était en piteux état, les drogues coulaient à flots dans mon sang, ce fut le début d'une autre forme de douleur aussi bien physique que mental. Drogué j'étais pris d'hallucinations et de sorte de vision, alors que l'on me soignait pour ensuite repasser à une torture disons plus sanglante. Le Grand-Prêtre me soignait du mieux qu'il pouvait, faisant venir des guérisseurs de tout le Sud, des sortes de chamans et autres hommes soi-disant magicien. Aujourd'hui, mon corps a bien guéri de ces cauchemardesques traitements, il est parcouru de cicatrices qui se rejoignent les unes aux autres tant il y en a. Les endroits où la peau semble plus pâle me rappellent sans cesse le feu et les brûlures. Les descriptions des tortures firent naître une ambiance lourd et pesante dans l'assemblée, les mots aux débuts difficiles à prononcer sortaient au final sans discontinuer tant il y avait à en dire. Quand je relevais la tête, je sentais qu'un bon nombre de gens étaient sortis, sûrement choquer.

Après ces dix années de tortures incessante les dernières bribes de volonté que je possédais avaient disparu. J'étais un être brisé, mon âme saigné à blanc, plus rien ne subsistait de ce que j'avais été, avec du recul et un regard extérieur, cet elfe ne pensait pas où n'arrivait plus, seul restait la colère et une haine immense envers tout. Il m'est très difficile d'expliquer ce que je ressentais à ce moment-là, je m'apparus comme vide. Jarmakh le Grand-Prêtre profita de mon état et m'asservit. Il me donna un but et j'associai alors rapidement la souffrance et la douleur à tout ce que mon passé représentait et les bienfaits à la vie présente sous le regard de Sauron et Melcor. Je n'avais pas de nom, on m'en donna un, Huron Sombre-Coeur. La mort je ne la connaissais que trop bien pour l'avoir temps frôler, je n'éprouvais plus rien, remords, envie, sentiment, tout ça avait disparu. J'appliquais les ordres à la lettre et rien de plus. Je tuai au nom des dieux impies pour la première fois et l'on me marqua. Un honneur selon les dires des prêtres, même si je considère cela comme ma malédiction. Jamarkh dévoila son œuvre aux yeux du Harad, l'offrande la plus parfaite, un cadeau éternel pour les dieux. Pendant un an et quelques mois je devins un instrument de mort, tuant sans pitié avec un sentiment de vengeance aux bouts de ma faux, je devais me venger d'eux, ce que je l'allais sacrifier. Même si cela n'a aucun sens. Ma réputation enflait au Harad et parmi les différents temples, la légende de Huron commençait à germer et l'on disait de lui qu'il avait perdu plus de sang qu'il ne pourrait jamais en faire couler. Libérer de la douleur qu'était la mienne ma vie ne fut que mort et sacrifice. Je décrivis mes crimes avec précision. Et à mesure que mon récit continuait sur mes crimes, une soif de vengeance et un fort sentiment mêlé de honte et de tristesse grondaient en moi, une larme roula sur ma joue et vint toucher le sol, je voulais remonter dans le passé et tous les tués, ceux qui m'ont fait tant souffrir... Des sentiments qui m'envahirent totalement, masquant les vestiges du poison qui s'éveillait, je fus pris d'intense tremblement, sous la douleur soudaine je tombais à genou et me maîtrisais du mieux que je put. Vider de toute mes forces je restais là, à terre. Et d'une voix chevrotante je me concentrais dans la suite de mon récit, je n'avais pas encore fini.

À mon réveil un jour, une chose me semblait différent, le vent m'apparut une douceur incomparable et le soleil réchauffait enfin ma peau. L'armure que l'on avait forgée autour de ma vraie personne se fissura sans toutefois se briser. Le vent changeait et avec une lenteur extrême moi avec lui. Et les jours passant la guerre prirent une tournure inattendue mais inconsciemment espérée, et le Roi du Gondor avançait. Mon cœur s'emballait à la fois pour le combat à venir autant par autre chose qui m'échappais complètement. Et quand le gondor s'invita à Djafa et au temple, je ne pus me résoudre à prendre les armes, je rejoignis ma chambre et enleva tout signes rappelant Melcor ou Sauron. J'attendis et d'une certaine façon l'on me "secourait" enfin de ma situation. Par la suite j'errai ici et là, sans but. Je rejoignit les rangs des mercenaires, les combats furent ma vie, ma colère devint l'instrument de cause qui me paraissait juste, loin des bains de sang d'antan. Et à mesure que les siècles défilaient je commençais à renouer avec moi-même, à rassembler les fragments de ma vie perdue et à faire naître en moi une colère et une honte insoutenable envers moi-même. Et pour savoir si j'étais prêt à retourner à l'Ouest, il fallait une épreuve pour savoir si oui ou non je n'étais plus ce Huron, ce bourreau froid et impitoyable. Je racontai ma mésaventure aux ruines du temple à Djafa, la surprenante rencontre avec mon père et la façon dont je l'avais sauvé d'un trio de Melkorites. J'expliquai mon empoisonnement et la crise que j'eus l'instant plus tôt devant tout le monde.

J'avais selon moi, passer le test et je rejoignis l'Ouest, je passais rapidement en revue les missions effectuées. Je pris un moment pour décrire mon combat pour le Seigneur Daeron tout en signalant que j'avais la preuve sous forme de bannière dans mon sac. Puis je continuai avec ma rencontre avec Delaynna, celle qui aujourd'hui était autant une amie que la personne qui ma sauvé. Sans le vouloir elle m'as faits prendre conscience que le monstre que j'étais était mort il y a longtemps.


* ~ ~ *~* ~ ~ *


Mon récit s'acheva ainsi, j'avais libéré mon cœur de ses tourments et m'étais révélé à tous. De longues minutes ou bien des heures, je n'en sais rien. J'avais l'impression de reprendre conscience de ce qui m'entourait, de la foule, des regards posés sur ma personne. Si je devais mourir je l'acceptais sans regret. Le regard flou et la mine abattu j'attendais, les mains fermement apposées au sol, essayant de contrôler les derniers tremblements dus à ma crise...
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Hadhod Croix-de-Fer
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Jeu 20 Avr - 15:03

Le seigneur de Vertbois-le-Grand écouta le récit du revenant avec attention, et s'il ressentit une grande horreur à écouter ainsi la déchéance d'un elfe de son propre peuple et le résumé des abominations qu'il avait commises, aucune grimace, aucune moue, aucune marque d'effroi ne trahit ses pensées. Son attitude impassible, ajoutée à la blancheur de son teint, le faisait ressembler à quelque statue de marbre qui se serait vue accoutrée de riches habits elfiques. Bien qu'il ne fût pas de la lignée de Thranduil, il émanait de lui une grandeur et une majesté innées qui le faisaient paraître plus grand qu'il ne l'était. Oui, pendant la longue prise de parole du prévenu ce dernier parut rapetisser jusqu'à ce que son seigneur le domine de toute sa hauteur. C'est en tout cas comme cela que les nobles elfes amassés autour d'eux voyaient la scène, et à chacun  de ses aveux ils croyaient le voir se courber, s'affaisser encore un peu plus jusqu'à ce qu'il se retrouve enfin à genoux, pris de tremblements, un larme sur la joue. D'un côté ces hommes et ces femmes contemplaient l'être irréprochable que l'honneur grandissait, et de l'autre, en face de lui, le traître que la honte rapetissait.

Les contrées extérieures avaient toujours paru obscures et étranges dans l'esprit du maître de Vertbois que la prudence invitait à mener une politique de secret : peuplées de dangers et jonchées de pièges pour l'âme, d'êtres pour qui le pouvoir ou l'argent importait plus que la beauté de la nature et des créations et qui n'hésitaient pas à pervertir, à dénaturer cette beauté pour peu que cela puisse leur servir à accomplir leur volonté ou accroître le poids de leur bourse. Mais dans les pays fort lointains dont parlait Sigvald, comme le Harad dont Angrod ne connaissait le nom que par les histoires et les rumeurs que rapportaient les rares marchands à avoir le privilège de s'entretenir avec lui, la déchéance du monde semblait plus extrême qu'ailleurs. On y adorait le Vala déchu, on y faisait couler le sang des innocents en son nom, on y faisait souffrir les êtres vivants par plaisir. Existait-il quelque chose de plus abject que ces crimes-là, il n'en était pas certain.

Et un elfe, un elfe de cette forêt fils d'un Nando et d'une Sinda, avait sombré là-dedans !

Angrod percevait le terrible paradoxe du destin de Sigvald. Ce dernier avait eu la malchance de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment et de voir sa vie aller de malheur en malheur, chacun plus sombre que le précédent, jusqu'à souffrir un long martyr, un martyr immonde, dans des lieux sombres et clos, loin des chants d'oiseaux et de la musique mélodieuse des ruisseaux de sa jeunesse. Et c'étaient précisément ces malheurs qui avaient fait de lui ce qu'il était et qui l'avaient poussé à apporter lui-même le malheur aux autres. Pour la première fois depuis le début de l'entrevue, les yeux du seigneur trahirent ce qu'il ressentait. Il voyait avec une horreur mêlée de pitié comment le Mal survivait au fil des siècles, se nourrissant de la rancœur de ceux qui l'avaient subi et se renouvelant à travers eux dans un cycle sempiternel.

Le coupable n'avait pas répondu explicitement à chacune de ses interrogations mais il avait fait un récit honnête de son vécu et de ses actes depuis la dernière fois où il avait posé le pied sur l'humus qui tapissait le sol de cette forêt. Angrod, s'il savait pertinemment qu'il n'était pas tout-puissant et qu'il était loin de posséder la sagesse de rois tels que Thranduil ou son père Oropher, n'en avait pas moins confiance en sa capacité de discerner l'honnêteté ou la fourberie dans les yeux d'autrui. Et il lui semblait aujourd'hui que Sigvald ne lui mentait pas, et que son récit, pour glaçant qu'il fût, avait le mérite d'être sincère.

- Savez-vous que je vous associe à un orc, Sigvald fils d'Eärodan ?

Il n'attendait pas vraiment de réponse à sa question mais la laissa néanmoins en suspens pendant quelques secondes. Tout autour d'eux les personnes présentes observèrent un silence religieux, car il leur semblait que leur meneur commençait à émettre son jugement, et s'il assimilait le traître à une de ces immondes créatures des ténèbres alors l'issue promettait d'être funeste pour lui. Achas hocha de la tête comme pour exprimer son approbation. Angrod poursuivit :

- On raconte que les Orcs n'étaient pas mauvais au début, que c'étaient des Elfes et qu'ils furent capturés sur les terres qui bordaient Cuiviénen, quand le monde était jeune, par celui qu'ils appelaient le Chasseur, et qui en réalité était Morgoth, dont je n'oserai proférer le véritable nom ici. Et qu'à force de tortures et de conditionnements, ils devinrent ce qu'il sont devenus. Comme vous. Les temps ont changé, mais les méthodes du Mal sont restées les mêmes. Et a-t-on jamais vu un orc redevenir elfe, se tourner à nouveau vers la lumière et la beauté après avoir servi les ténèbres et le vice ? Il ne me semble pas, mais il ne me semble pas non plus qu'un orc ait jamais demandé de son  plein gré à être jugé pour ses crimes. En outre, lesdits crimes n'ont pas été commis sur le territoire du royaume de Vertbois, et n'ont aucunement porté atteinte à son intégrité, pour impardonnables qu'ils soient vis-à-vis de la morale. Le coeur de la Dame Delaynna lui dicte de croire en la rédemption de votre âme, et qui est mieux placé qu'une Dame de l'Eau pour pressentir l'avenir ?

Le dirigeant de Vertbois porta un instant son regard vers Delaynna avant de revenir sur Sigvald. Il prit une grande inspiration et leva la main droite pour prononcer son verdict.

- Je tire deux conclusions de tout cela : la première, c'est qu'il existe encore, bien étudiés tous les éléments à ma disposition, une chance pour que vous retourniez vers le Bien. La seconde, c'est que pour vos actions passées vous méritez la mort. Ces deux affirmations peuvent sembler contradictoires, mais elles ne le sont pas. Vous échapperez à l'exécution si vous acceptez de vous charger d'une mission auprès d'un homme d'Esgaroth nommé Syla, laquelle pourra potentiellement vous conduire à la mort. Mais si votre volonté de rachat est sincère, la mort en servant vaut mieux que toute autre mort, n'est-ce pas vrai ?




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Sigvald Lingwë
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- -: Né en l'an 2799 du TÂ- 524 ans
- -:

Mar 25 Avr - 18:44
Quand le seigneur de Vertbois prit la parole à la suite de mon interminable récit, je fus surpris autant par sa comparaison que par son jugement. Avant de répondre je cogitais un petit peu sans le lâcher du regard. J'analysais rapidement sa réponse, je comprenais le fonds de sa pensée, il n'avait pas tort, j'étais autant coupable qu'innocent. Et rien de tel qu'une mission suicide ou mortelle afin de prouver ma détermination à retourner sur le droit chemin. Mission assignée par le seigneur de Vertbois, un honneur et un fardeau, je ne pouvais ni ne voulais d'ors et déjà faillir à ma tâche.

- Je comprends le jugement... Si mourir je dois, au moins je l'aurais faits pour Las Galen. J'accomplirais cette mission et avec de la chance les suivantes, tant que j'agirais au nom de Vertbois et le vôtre.

Sur ceux, comme je l'avais vu de nombreuses fois dans mon enfance je mis genou à terre et plaqua mon poing droit sur mon coeur tout en inclinant ma tête avec respect.

- Seigneur Angrod, avant de partir rejoindre Syla d'Esgaroth et d'affronter ce que j'aurais à affronter, je souhaiterais passer à l'armurerie dans la mesure du possible. Mes combats auprès du Seigneur Daeron et face à l'orque on gravement abîmer mes équipements, ma lame de facture simple est trop émoussée et mon "armure" est déchirée de toute part. Ma seule détermination et ma volonté à agir pour le bien ne seront me défendre contre l'acier d'une lame. J'hésitais un petit moment et marquais un arrêt brut dans mes paroles, puis me lançais plus embarrassé et timide qu'autre chose . J'en demande peut-être déjà trop et outrepasse sûrement la position qu'est la mienne avec cette première requête, mais depuis tant de siècles le souvenir de mon père et de ma mère n'a eu de cesse de me motiver à remonter la "pente". Je ne sais pas s'ils sont ici aujourd'hui, mais pourrais-je les voir ? Je ne souhaite pas que l'on me pardonne, je ne le mérite pas, je veux juste savoir s'ils vont bien et ce qu'ils sont devenus.





Ps : Dure semaine de 11h/jour, fatigue. Sorry pour cette courte réponse.
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Delaynna
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Ven 5 Mai - 1:06
« Seigneur Angrod si vous me permettez, comme vous souhaitez une vue d'ensemble de la situation et chaque détail. Je remonterais au moment où notre Roi m'a autorisé à quitter notre Royaume jusqu'aux évènements qui m'ont conduit jusqu'ici. Et par la suite si vous le souhaitez, je consens à un examen de mon corps pour attester mes dires.»
Retournant son attention vers son ami, Delaynna observa Sigvald se lever pour raconter son récit. Une nouvelle fois, la Dame de l’eau écoutait les paroles que ce dernier livrait avec courage. Chaque blessure, chaque souffrance, tous les membres de l’assemblée semblaient choqués par les dires de Sigvald. Lorsqu’il tomba à genoux, l’elfe s’élança pour venir le rejoindre et le soutenir à poursuivre son récit.

C’est alors que le seigneur Angrod s’approcha des deux individus et leva le menton et s’adressa à Sigvald;

«Savez-vous que je vous associe à un orc, Sigvald fils d'Eärodan ?»

Il laissa un silence plané sur l’assemblée pendant quelques secondes et poursuivis son discours, qui semblait être le début du jugement de Sigvald. Il expliqua les récits que l’on racontait à propos de ce qu’était autrefois les orcs. Il se retourna ensuite vers elle en répétant ce qu’elle avait précédemment. Elle croyait en la rédemption de l’âme de Sigvald, mais qu’en était-il de son jugement à lui ?

« Je tire deux conclusions de tout cela : la première, c'est qu'il existe encore, bien étudiés tous les éléments à ma disposition, une chance pour que vous retourniez vers le Bien. La seconde, c'est que pour vos actions passées vous méritez la mort. Ces deux affirmations peuvent sembler contradictoires, mais elles ne le sont pas. Vous échapperez à l'exécution si vous acceptez de vous charger d'une mission auprès d'un homme d'Esgaroth nommé Syla, laquelle pourra potentiellement vous conduire à la mort. Mais si votre volonté de rachat est sincère, la mort en servant vaut mieux que toute autre mort, n'est-ce pas vrai ? »

Sigvald comprenait son jugement. Il accepta les propos du seigneur et se contenta de demander s’il pouvait revoir ses parents pour une dernière fois. En l’aidant à se relever, Delaynna garda une main sous son bras pour le maintenir sur ses jambes. La décision revenait à Angrod si ce dernier pouvait revoir une toute dernière fois sa famille qu'il n'avait pas vu depuis tant de siècles.
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Hadhod Croix-de-Fer
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Mer 10 Mai - 18:22

- Bien, alors qu'il en soit ainsi. Vous suivrez donc la Rivière de la Forêt jusqu'à arriver en vue d'Esgaroth. Là, vous demanderez à rencontrer le capitaine Syla et n'omettrez pas de préciser que c'est moi qui vous ai envoyé, sans toutefois révéler les raisons qui vous ont poussé à cette mission. Vous n'êtes pas sans savoir, bien que votre dernière venue ici ne date pas d'hier, que nous entretenons des rapports commerciaux privilégiés avec la cité lacustre. Aussi j'ai dans l'idée de les entretenir, et d'honorer nos bonnes relations. Il se passe des choses étranges là-bas, et j'ai ouï dire que ce Syla avait bien du mal à régler une affaire de la plus haute importance : tout ce qu'il a entrepris est en fin de compte tombé à l'eau, si l'on peut dire.

Il y eu quelques rires discrets dans l'assistance mais ils moururent bien vite, tel un écho malvenu qui prendrait la fuite de peur de se faire chasser.

- Maintenant je me tourne à nouveau vers vous, Delaynna. Car mon cœur redoute que votre attachement à Sigvald ne vous pousse à l'accompagner dans ce voyage malgré les conseils de prudence qui vous seront donnés. Vous n'êtes nullement obligée de le faire, sachez-le. Car votre cœur est bon et pur, et vous méritez de vivre une vie de paix où vous auriez tout le loisir d'exercer votre art sans vous soucier des brebis égarées, des procès et des sentences. Mais s'il vous pousse à continuer, à faire encore un bout de chemin avec celui que vous avez choisi d'aider, sachez que vos compétences vous seront d'un grand secours, car c'est sur les flots du lac que ce chemin vous mènera. Libre vous êtes venue, et libre êtes-vous de rester ou de partir.

Angrod se retourna et il fit signe à Achas de s'approcher, ce que fit la sentinelle. Il lui glissa quelques mots à l'oreille et, après un hochement sobre de la tête, le soldat s'éclipsa prestement. Tout autour d'eux, la foule se désagrégea peu à peu, certains repartant sans plus attendre à leurs occupations habituelles et d'autres s'attardant plus longtemps pour observer le visage de celui qu'on venait de juger, elfe au destin si tragique. Mais le procès était bel et bien terminé.

Ce ne fut que lorsque toute l’assistance eut disparu, et que le repenti et son amie se retrouvèrent seuls face au seigneur et ses gardes, qu'Achas fit son retour. Il tenait de ses deux mains une épée de style elfique, typique des Elfes des Forêts, assez longue mais fine et légère, et à la poignée légèrement plus grande que la moyenne qui permettait de l'utiliser à une ou deux mains suivant la situation. Achas la présenta à Angrod qui la dégaina de son fourreau, révélant une lame à la pointe légèrement recourbée parsemée de petites formes très finement ciselées qui représentaient des étoiles, lesquelles semblaient scintiller à la lueur des torches.

- Voici Elenrúth. Je vous la prête parce que vous aurez plus de chances de remplir votre mission avec elle que sans elle. Mais si vous voulez qu'elle devienne définitivement vôtre, il faudra la mériter. Vous passerez aux salles d'armes avant votre départ pour y choisir l'armure la plus adéquate en remplacement de la vôtre.

Et remettant l'épée au fourreau, il la tendit à Sigvald.

- Mais Elenrúth n'est pas la chose la plus précieuse qui soit venue avec Achas. N'ai-je pas raison ?

- Je ne suis pas venu seul, seigneur.

De l'ouverture qui donnait sur les couloirs, deux individus entrèrent à pas lents. Le premier, un homme dont le pas trahissait un boitement très léger, arborait un visage aux traits durs, quoique élégants, encadré par de longs cheveux d'un blond doré ; ses yeux étaient vifs et perçants et ils ne quittaient pas Sigvald des yeux tandis que l'homme s'avançait. Légèrement en retrait venait une femme au visage doux et triste ; elle avait une allure noble dans ses vêtements gris. De ses yeux clairs coulaient des larmes qui ruisselaient le long de ses joues délicates, mais elle ne laissait entendre ni gémissement ni sanglot, pleurant en silence. Elle dépassa bientôt son époux et, l'instant d'après, enlaçait Sigvald d'une étreinte maternelle, émanation d'un amour inconditionnel.

- Tu es revenu Finwëth... tu es revenu. J'ai enfin retrouvé la fleur blanche chérie que j'avais perdue... Trop longtemps je l'ai vue en rêve, en cauchemar, prendre des teintes sombres jusqu'à ce que ses pétales deviennent presque noires. Mais jamais totalement... jamais irrémédiablement... jamais au point de ne pas reprendre sa teinte originelle... Il y a quelques temps une fleur similaire a poussé, bien réelle, dans le jardin que je fais vivre en pensant à toi... Alors j'ai su que bientôt j'allais te revoir.

Par-dessus l'épaule d'Alhysia, Sigvald put voir son père le gratifier d'un discret hochement de tête et d'un regard appuyé. Ils s'étaient vus une fois pendant ces longs siècles et personne n'en avait jamais rien su. Eärodan vint se joindre à eux et les entoura de ses bras.

- Nous revoilà ensemble... dit-il doucement. La prochaine fois que tu reviendras en ce lieu, mon fils, toute la famille sera enfin réunie au grand complet. Mais pas aujourd'hui, pas encore. Et c'est à vous que nous devons ces retrouvailles, madame, ajouta-t-il en levant le regard vers une Delaynna qui ne savait pas trop où se mettre au milieu de cette scène.




The Half Cop
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Sigvald Lingwë
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Jeu 18 Mai - 16:34

Le procès était enfin terminé, la foule s'éparpilla rapidement et bientôt ils n'en restaient qu'une poignée à rester, friand de détail et de savoir comment se concluait véritablement l'entretien entre le Seigneur des Bois et l'elfe déchu.

Quand Angrod me parlait de la mission plus en détail sans toutefois me faire part de ses conseils, hypothèses sur ce qui ce passe ni ce que j'aurais à affronter, je ne prêtais pas attention aux ricanements étouffer de certains dans mon dos. Alors qu'Angrod s'entretenait à présent avec Delaynna, j'avais le mince espoir qu'elle me suive pour cette "aventure". Je me pris à réfléchir à la mission, à par les allusions à l'eau je ne voyais vraiment pas sur quoi j'allais tomber une fois là-bas... Je n'ai jamais été très à l'aise quand il s'agit d'histoire de complots, d'intrigue politique ou à peu près tout ce qui s'en rapporte, mon caractère impulsif prenait trop vite l'ascendant et avait tendance à tout ruiner. Les "hommes" ont toujours eu la superbe pour tout compliquer et créer des problèmes. Et s'il parlait d'une créature aquatique, j'imaginais déjà un beau combat...

Je sortis de mes pensés quand je vis Achas partir à pas rapide, tout en constatant que l'assemblée et les elfes avait quitté la cour. Ne restait que moi, Delaynna, le Seigneur Angrod et "l'ancienne" garde royale. Quand il revint, c'était avec une lame dans son fourreau. Sur le moment un frisson glacé me parcourut l'échine dorsal, voici donc l'épée avec laquelle on me trancherait la tête, passer pour un Seigneur de justice pour tuer en secret, je croisai le regard d'Angrod et mes doutes se dissipèrent en instant. Quand il dégaina la lame de Vertbois, celle-ci resplendissait sous la lumière des flambeaux et des quelques rayons de soleil qui perçaient la grande salle. Une arme de grande qualité, l'on aurait dit une arme d'apparat tant elle était propre et belle, mais je n'avais aucun doute que donner la mort avec deviendrait presque un jeu d'enfant.

- Elenrùth... Bien seigneur, je passerais l'armurerie et rejoindrais le capitaine Syla. Je saurais m'en montrer digne et la méritée. J'étais presque gêné qu'il me confie cette arme, cela représentait trop à mes yeux pour la confier à quelqu'un comme moi. Un revenant au passé plus que sombre. Je la prenais dans mes mains comme une preuve de confiance.

Achas me surpris alors que j'examinais à nouveau l'épée, la soupesais etc...  Je restai bouche bée quand je vis la sentinelle accompagnée, je dû même pâlir sur le moment tant j'étais à la fois heureux et triste, je ne saurais décrire cette émotion. D'un simple regard vers mon père je sus qu'il approuvait ma venue ici et dans le même temps je savais que renouer l'ancien lien qui nous unissaient risquerait sûrement de prendre du temps, nous nous fîmes qu'un simple signe de tête pour nous saluer. Ma mère, elle, avait clairement changé, son visage enjoué avait disparu pour des joues creuses et des traits tirés, une mine abattue et des larmes, ma faute...

- Tu es revenu Finwëth... tu es revenu. J'ai enfin retrouvé la fleur blanche chérie que j'avais perdue... Trop longtemps je l'ai vue en rêve, en cauchemar, prendre des teintes sombres jusqu'à ce que ses pétales deviennent presque noires. Mais jamais totalement... jamais irrémédiablement... jamais au point de ne pas reprendre sa teinte originelle... Il y a quelques temps une fleur similaire a poussé, bien réelle, dans le jardin que je fais vivre en pensant à toi... Alors j'ai su que bientôt j'allais te revoir.


Sa petite comparaison avec la Finwëth, cette ancienne fleur du Beleriand me fit esquisser un sourire, alors que je comprenais pleinement le sens de ses paroles. Elle se jeta sur moi et je l'étreignis à mon tour, un peu nostalgique.

- Je parcourrais ce jardin avec plaisir mère. J'espère que ce sont des larmes de joie ?

Toujours d'un calme et d'un sérieux dignes d'un Vala, mon père se joignit à nous, à vrai dire c'était déjà bien trop de familarité à mes yeux. Ils avaient toujours eu le don de me mettre mal à l'aise. Des parents classiques...

- Je comprends... Père, la sentinelle Achas m'a fait une allusion comme quoi j'étais l'aîné... Ne dis rien de plus à ce sujet, je ne veut rien savoir aujourd'hui, gardez la surprise à mon retour d'Esgaroth. Car je compte bien revenir entier avec... enfin si elle souhaite m'accompagner
. Je cherchais du regard celle qui m'avait sauvé et guéri, puis je me rapprochai d'elle tout en continuant à parler avec mes parents. Delaynna. Si vous avez assisté à mon jugement, je pense que vous la connaissez déjà, toutefois je vous présente Delaynna Dame de l'Eau de la Lorien. Et voici Eärodan et Alhysia, mes parents.
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Delaynna
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Ven 19 Mai - 21:28
La séance se leva lorsque le seigneur Angrod acclama son jugement envers Sigvald. Une quête qui ne pouvait s’achever que par une seule solution possible, la mort. Des rires indiscrets s’élevèrent dans la foule en silence, produit par le malaise que venait d’introduire le seigneur Angrod en réclamant cette requête des plus suicidaires. Le grand elf se retourna vers elle et dans un discours solennel, il croisa son regard.

«- Maintenant je me tourne à nouveau vers vous, Delaynna. Car mon cœur redoute que votre attachement à Sigvald ne vous pousse à l'accompagner dans ce voyage malgré les conseils de prudence qui vous seront donnés. Vous n'êtes nullement obligée de le faire, sachez-le. Car votre cœur est bon et pur, et vous méritez de vivre une vie de paix où vous auriez tout le loisir d'exercer votre art sans vous soucier des brebis égarées, des procès et des sentences. Mais s'il vous pousse à continuer, à faire encore un bout de chemin avec celui que vous avez choisi d'aider, sachez que vos compétences vous seront d'un grand secours, car c'est sur les flots du lac que ce chemin vous mènera. Libre vous êtes venue, et libre êtes-vous de rester ou de partir.»

L’appellation de « brebis égarées » fit sourire la Dame de l’eau. Posant son regard sur le grand seigneur, Delaynna plissa légèrement les yeux et afficha un sourire rassurant et convainquant.

-Votre inquiétude à mon égard me touche profondément Seigneur Angrod de Vertbois-le-Grand. Sachez que les Dame de l’eau n’apparaissent que lorsqu’une aide est nécessaire. Je suivrai ce qui est selon moi et selon mes convictions en tant que Dame de l’eau, ce que je crois être juste. C’est mon devoir d’accompagner Sigvald Lingwë dans cette tâche que vous lui avez confié. Je partirai que lorsque celui-ci n’aura plus besoin de moi. Si vous avez besoin de quoi que se soit Seigneur Angrod, sachez que nous, les Dames de l'Eau, avons un très grand respect envers les gens de la Forêt Noire et que nous honorons toujours les liens qu'unissaient la Lorien ainsi que la Forêt Noire.

Une voix l’interpella. Lorsqu’elle se retourna, elle aperçut les deux parents de son compagnon de voyage. La dame s’élança vers son fils qu’elle avait cru disparut et l’enlaça dans ses bras, ne cachant point ses larmes qui coulaient le long de ses joues.

Depuis qu’elle était parmi les rangs des Dame de l’eau, Delaynna n’avait vu des scènes aussi émouvantes. Elle avait plutôt tendance à voir le même scénario où l’une des personnes gémissait à l’idée de revoir sa famille. Aujourd’hui, elle pouvait voir de belles retrouvailles, chose que Sigvald avait espérer depuis tellement longtemps.

Voir cette scène, lui rappela de terribles souvenirs, comme l’annonce du décès de son frère et du départ des membres de sa famille pour les Grands Havres. Elle qui n’avait jamais connu sa mère, Delaynna ne pouvait comprendre le soulagement de retrouver celle qui nous avait donné tout l’amour du monde, mais elle pouvait se faire une idée du soulagement que cela pouvait propager.

« La prochaine fois que tu reviendras en ce lieu, mon fils, toute la famille sera enfin réunie au grand complet. Mais pas aujourd'hui, pas encore. Et c'est à vous que nous devons ces retrouvailles, madame »

Delaynna se sentie intimidé par autant d’hommage à son égard. Elle n’avait fait que son travail après tout. Elle se contenta de sourire, doucement et ajouta.

-Votre fils a fait preuve d’un immense courage dans cette épreuve, fit-elle en posant son regard vers son compagnon.
Sigvald vint près d’elle et pour la présenter de façon plus officielle à ses parents. Pour accompagner les dires de son compagnon. Delaynna s’élança dans une délicate révérence envers les parents de ce dernier.

-Madame et monsieur, c’est pour moi, un honneur de vous rencontrer après tous les bons mots que votre fils m’a fait envers vous, dit-elle en se relevant de sa révérence et en souriant, tout en camouflant si bien la nostalgie dans son regard.
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