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Snardat
Orque de l'Oeil Rouge
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Snardat

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Envie de parler de ce que je lis ^^ EmptyLun 14 Sep 2020 - 22:34
Entre deux RP, me vient l’envie de vous parler d’une de mes références littéraires, la source d’inspiration première qui m’a définitivement lancé sur la Légion de Snardat…


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Les Fantômes de Gaunt, c’est les batailles épiques du Seigneur des Anneaux, mais avec des fusils et des tanks. ^^

Plus sérieusement, les Fantômes de Gaunt, c’est une série littéraire prenant place dans l’univers SUBTILE de Warhammer 40 000. On suit dans cette série les aventures du "Premier et Unique" de Tanith, un régiment de la Garde Impériale (l’armée régulière de l’Imperium de l’humanité dans cet univers), mené par l’héroïque Ibram Gaunt. Au cœur d’une gigantesque croisade interplanétaire visant à reconquérir les mondes de Sabbat, un ensemble de planètes tombées aux griffes des serviteurs du Chaos, une guerre alignant des effectifs qui se comptent en milliards de soldats, les 2 000 petits fantassins légers qui composent le Premier et Unique, régiment issus d’une planète forestière qui a été détruite, mais dont la troupe conserve la mémoire –et un formidable talent quasi "Elfique" pour le camouflage et la furtivité-, sont transportés d’un champ de bataille à l’autre, encore et encore…

Alors, autant prévenir tout de suite : le Premier et Unique, c’est du bourrinage, et des persos badass (et des punchlines) ^^ Sur la quinzaine de tomes sortis à ce jour, les 7 premiers ont un découpage je dirais : 25 – 33% « blabla – scènes calmes - intrigues / géopolitique militaire », et tout le reste en longues scènes de guerre et de combat. On peut parfois enchaîner plus d’une centaine de pages autour d’une même phase d’action (genre le tout premier tombe, vous enfilerez pratiquement la moitié du tome avant d’entrer dans l’intrigue présentée sur la couverture :’) )
A noter que cet aspect s’est nettement équilibré au fil des tomes, on sent d’ailleurs le niveau d’écriture de l’auteur qui s’est amélioré et qui maîtrise parfaitement son œuvre.
Les contextes de fond "géo-politiques" des premiers tomes étant à peu près aussi complexes que GI Joe, et servant surtout de prétexte à des scènes développant le charisme d’Ibram Gaunt en mettant en évidence le fossé d’état d’esprit entre les « seigneurs généraux » qui commandent, des hommes ventrus, conspirateurs, politicards et tout à leur luxe d’officiers suprêmes, et le Colonel-Commissaire qui est un héros, un homme d’action qui se sacrifierait sans hésiter pour sauver ses hommes, qu’il mène par l’exemple. Cela d’autant plus que sa première décision fut d’interdire à son ost fraichement levée de prendre part à l’ultime baroud d’honneur de leur planète, ordonnant l’embarquement bon gré mal gré du plus grand nombre de soldats afin de pouvoir les mener dans des batailles qu’ils pourraient remporter. Ainsi, là où les Commissaires conventionnels de la Garde Impériale sont couramment réputés pour leur cruauté et pour mener les troupes qu’ils encadrent par la terreur, Gaunt est un héros auquel la grande majorité de ses hommes vouent une loyauté indéfectible. Hormis la frange la plus rancunière de n’avoir pu prendre part au baroud d’honneur, une partie de son régiment qui lui tient une rancune haineuse et avec lesquels il doit composer malgré tout.

Cela dit, niveau bourrinage, il faut avouer que dés le premier tome, ça a de la gueule. On est immédiatement propulsé dans des batailles d’ampleur totalement dantesques. Fidèle à lui-même, l’univers et la guerre dégagent tout sauf une sensation de futuriste. Au contraire, la plupart des batailles semblent sorties de 39-45 (voir 14-18) avec un côté de plus en plus cru au fil des tomes (du fait du niveau d’écriture uppé de l’auteur), avec des éléments « surnaturels/ mystiques » qui auraient leur place dans un univers médiéval-fantasy, que ce soient les forces démoniaques et les influences du Chaos insondables qui surviennent sur les champs de bataille de l’œuvre des légions d’hérétiques qui constituent les méchants de la série, ou au contraire la piété, la capacité à avoir la foi dans les pires heures de certains personnages, et bien sûr les inévitables Deus ex machina qui vont survenir dans les nombreuses situations désespérées dans lesquelles se retrouve le régiment au cours des tomes…

Bien qu’il soit évidemment toujours mieux de lire la série dans l’ordre, au moins par "cycles" pour se fondre complètement dans l’ambiance, chaque tome a été écrit de manière à constituer une histoire indépendante, et pouvant se lire parfaitement esseulée des autres.
Ainsi, si je devais recommander les « incontournables » selon moi, je vous conseillerais les "final de cycles" tels que Necropolis, et son siège dantesque de la Ruche Vervun, dont l’épique et le cauchemardesque ne peut qu’évoquer celui de Minas Tirith. (Un siège de Minas Tirith où les habitants "lambdas" du Gondor ne seraient pas des péons tout juste bons à se planquer dans les hauts niveaux et à se faire taper dessus à l’entrée des Orques, mais au contraire un peuple qui par amour de sa ruche, se serait lourdement retranché dans des abris dans les champs du pelennor et auraient tenus tête farouchement à l’avancée Orque. Pour donner une comparaison évocatrice. On ne peut qu’avoir un attachement immédiat pour Gol Kolea, ce mineur qui a manqué de mourir enterré vivant et qui croyant sa femme et ses enfants morts, mène des hommes sourds des bombardements et armés en tout et pour tout de piaulets et de quelques bâtons de dynamites, en résistance et en guérilla face à des hordes innombrables de déments qui s’imbibent du sang de leurs victimes…

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Ou Sabbat Mater, un autre siège dantesque, où le courage chevaleresque et le côté surnaturel mystique de la série atteint son point d’orgue avec le personnage de la « Sainte » et où nombre des personnages les plus attachants des premières heures trouveront la mort, des scènes déchirantes quand on a suivi ces personnages au fil des tomes et que ceux-ci se font faucher aussi abruptement…

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On notera du tome 3 à ce tome-ci, une excellente idée de donner une « carte » à chaque début de tome, avec mentions précises des lieux, des districts des ruches… On peut ainsi y revenir régulièrement au fil de la narration des batailles et avoir une vision très précise de là où se trouve tel et tel groupe de protagonistes, et avoir une vision globale de la bataille, comme dans un jeu quoi. ^^



Le tome suivant, "le Traître", vient pour moi marquer la transition entre des histoires de « pure action » et des intrigues mieux étoffées, plus complexes, plus intimistes pour les personnages et pour leur psychologie. Bien sûr, l’action et les personnages restent au centre du tome, d’autant plus que dans ce tome là ne nous fait pas suivre le régiment entier sur un nouveau champ de bataille, mais un petit commando d’un petit assortiment de ses éléments les plus badass, et on ne peut qu’aimer cette atmosphère de résistance et d’occupation tout au long du tome. C’est aussi celui où pour la première fois, on a des méchants traités certes toujours comme des bouchers, mais beaucoup plus humains, on comprend que si certains d’entre eux ont plongé les deux pieds dans la folie des dieux noirs qu’ils vénèrent, d’autres sont des hommes « normaux » et humains, quoique dotés d’une culture et d’une philosophie de la vie extrêmement martiale…

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(petite mention au passage d’un album de dark ambient musicale dédié spécialement à l’accompagnement de ce tome, je vous en partage mes deux morceaux préférés : Sons of Sek, et ma perle : Gereon Resists ^^ (c’est particulier, on aime ou on aime pas. PS : ne coupez pas Gereon Resists au bout des premières secondes d’écoute. Promis, y a une vraie musique, c’est une longue intro x)

(Vous noterez au passage que la musique collerait aussi bien sur des histoires d’Orcs, d’ailleurs devrais-je me décider à la mettre en ost dans un post de champ de bataille un jour Very Happy )

)

Enfin, L’Armure de Mépris, l’un des meilleurs tomes de la série pour moi, pour lequel j’ai un énorme coup de cœur, a juste constitué l’un des socles du personnage de Snardat ^^ Alors que la série nous a toujours habitué à suivre un régiment de durs à cuire extrêmement efficaces et héroïques, ici, le tome se concentre autour de Dalin Criid, un personnage que l’on vu bébé dans le tome Necropolis, et dont le rôle jusqu’ici s’était limité à être un enfant grandissant sous la tutelle d’un couple de soldats du régiment. Dans ce tome, l’enfant est enfin en âge de prendre les armes et achève sa formation qui va lui permettre d’être reconnu Garde Impérial et de rejoindre ses parents dans les rangs.
Sauf qu’à 3 jours de ce jour qui allait faire sa fierté, les aléas administratifs vont l’amener à demeurer dans son espèce d’unité « poubelle » de la Garde Impériale, mêlant soldats indisciplinés et blâmés, racailles du vaisseau qu’il faut mettre au pas, et jeunes recrues en évaluation comme lui. Son baptême du feu, Dalin ne va le vivre au sein de son fier régiment (qui est quand même à ce stade sacrément renommé). Il va le vivre en enfer, dans un offensive de centaines majeure où des centaines de milliers de fantassins sont jetés à la mort comme autant de sacs de viande au cœur d’une bataille tout bonnement cauchemardesque, sous les ordres d’officiers de seconde zone qui mènent la chair à canon par la cruauté et par la terreur, n’hésitant pas à un moment à exécuter un camarade de Dalin pour le seul fait que celui-ci a perdu des mains son fusil.


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La grande force des Fantômes de Gaunt, selon moi, c’est cette capacité qu’a eu l’auteur a donné vie et humanité au régiment du Premier et Unique, au travers de ses dizaines de personnages nommés, développés et auxquels on a envie de s'identifier. Des personnages entre badass et TRES badass, aux répliques et punchlines cinglantes et charismatiques, suscitant l’attachement immédiat, et l’envie de voir comment ceux-ci vont s’en tirer (honnêtement, si on est fan de la série comme moi, au bout d’un moment, on a peur pour la survie de son personnage préféré, en particulier lors des final de cycles qui promettent systématiquement des points d’orgues autant sur le plan de la bataille épique, que de l’émotionnel x) ).
A partir du tome 4, on commence à suivre les aventures des Taniths aussi bien (si ce n’est plus) pour les intrigues et trames "secondaires" de ses divers protagonistes tels que l’attachant sniper Hlaine Larkin, le taciturne et antipathique Elim Rawne, l’ours rigolard Colm Corbec ou l’inquiétant Lijah Cuu, que pour la guerre et les batailles que mène le régiment.
Même les figurants qui ne sont là que pour mourir sont nommés. Certains ont couramment leur petite réplique dans une conversation, ou des actions marquantes et parfois un petit étalage de lore ou simplement récurrence depuis plusieurs tomes, manière de les faire exister avant de leur faire quitter l’aventure.
Evidemment, ces personnages peuvent aussi survivre un long moment (voir à travers les 15 tomes) et évoluer de « figurant » à « personnage principal tenant un rôle majeur dans l’intrigue du livre » (je pense au personnage de Meryn, Sergent-médic figurant sympathique du tome 1 n’ayant qu’une réplique que l’on verra apparaître ici ou là dans le premier cycle, puis que l’on verra progressivement muer en un espèce de salopard méprisant –et méprisable- sous l’influence d’Elim Rawne, jusqu’à devenir dans les derniers tomes un archétype du « criminel en uniforme » qui abuse de l’autorité de son statut de soldat, et qui monte des magouilles pour augmenter sa solde par pure rancune envers le régiment et la Garde Impériale, le vétéran considérant que tout lui est dû après autant d’épreuves traversées…

Bref, vous sentez bien ici les origines de la Légion de Snardat :P Basiquement, vous prenez les Fantômes de Gaunt, vous transposez le contexte au Seigneur des Anneaux et en vous mettant du côté Orque, et vous avez la Légion du Snardat ^^ (même si bon, j’estime que j’ai pas mal retoucher mon propre angle d’attaque, le premier étant la différence de choix du protagoniste principal. Là où les Fantômes de Gaunt a pour héros… Bah… Gaunt ^^ le chef du régiment, un personnage haut placé pouvant avoir accès pleinement à tout le contexte « géopolitique » et à la compréhension profonde des intrigues, ce qui en fait donc un héros principal tout désigné, moi, j’ai choisi la narration 1ère personne avec Snardat, dans une volonté de donner vie à la "chair à canon-evilz" du Seigneur des Anneaux  ^^ Au-delà de ce seul choix (et de l’évident écart écrasant entre mon niveau d’amateur –rplayer et celui professionnel de l’auteur Dan Abnett), je pense quand même que j’ai réussi (ou vais réussir…) à avoir mon identité propre malgré tout dans mes écrits, même si je ne renie pas l’idée de la troupe de "50" persos (arrondis inférieur :P) autour de Snardat…



Bon, bien sûr, une telle série n’est pas sans défaut évidemment. Certains trouvent qu’au fil des tomes, ça finit fatalement par devenir « répétitif » et « toujours la même chose ». De ce côté-là, je ne suis fondamentalement pas d’accord. Certes, c’est toujours de la guerre, mais l’auteur a su pour moi varier les situations, et surtout rendre les batailles beaucoup plus cru et crédibles, et surtout selon moi, beaucoup plus jouer sur l’angle psychologie / horreurs de la guerre au fil des tomes, que dans les premiers où les persos étaient un peu parfois en « godmode » (encore que le personnage de Mkoll ferait passer Leonidas, le trio Aragorn-Legolas-Gimli, et tous les Expendables, pour une bande d’enfants de cœur…) Non, pour citer les deux principaux « défauts » de la série selon moi, déjà, je commencerais par le manichéisme : même si du côté du méchant, l’auteur a su les humaniser et leur donner des psychologies parfois aussi humaines que dans le cas des personnages principaux (tome le Pacte du Sang…), je pense que l’auteur dépeint trop l’Imperium comme des "gentils". Le lore de l’univers de Warhammer 40 000 décrit avec force insistance l’humanité de 40 000 comme profondément obscurantiste, arriérée (mentalité superstitieuse et médiévale), fascisée et barbare. La technologie est censée apparaître comme mystiquement mystérieuse et insondable pour l’homme lambda. Or, les personnages sont tous parfaitement « modernes », pieux certes, croyant en des forces protectrices et malfaisantes, mais certainement pas médiévaux, et avec un sens des valeurs typiquement « occidentaux du XXIème siècle » (après on peut me faire le même reproche général avec mes Orques j’imagine, mais… Voilà quoi ! xD)    
Deuxième défaut, que j’ai repéré dans les derniers tomes : un certain côté un peu « commercial » qui m’a un peu fait tiquer. On sent que l’auteur a dû se faire forcer la main pour modifier du lexique en fonction de l’évolution du jeu de figurines dans sa dernière version, et qu’on lui a demandé de mettre en valeur les nouvelles figurines (genre dans les figurines on a lancé une gamme de soldats de la Garde impériale appelés "les Scions" avec des armures gothiques, aussitôt le personnage principal se retrouve flanqué d’une garde rapprochée de Scions…
Bon et puis même si j’ai adoré le dernier tome sorti à ce jour (rien de moins sûr que ce 15ème tome soit le dernier…), j’ai totalement désapprouvé un certain choix scénaristique de l’auteur. Mais bon, ça, ce sont les goûts et les couleurs Very Happy  

On peut aussi pointer du doigt le côté intuable et abusivement meurtrier d'à peu près tous les protagonistes qui fauchent leurs homologues ennemis par dizaines en encaissant de leur côté des pertes généralement minimes, bien que l'on puisse comprendre le souci de maintenir les héros et les personnages marquants héroïques.

Malgré quoi, les Fantômes de Gaunt, pour moi, c’est la série de mes 17-28 ans, bref, si vous aimez mes (futurs) récits avec la Légion de Snardat, lisez-en au moins un (genre au pif, Necropolis. Je ne relisais pas Necropolis après l’avoir laissé dans le carton de livres de ma cave y a à peu près 8 ans, y avait pas de Snardat) ^^
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Envie de parler de ce que je lis ^^ EmptyVen 23 Oct 2020 - 20:06
Me vient aujourd'hui l'envie de parler d'une autre de mes références littéraires, d'un tout autre genre, et qui pourtant n'est pas sans m'inspirer avec Snardat. La série des enquêtes de Jack Taylor...


Vous voulez un héros droit, un modèle de valeurs morales, de courage, de compétence et d'efficacité auquel vous allez pouvoir vous identifier ? Eh bien putain, vous ne pouviez pas plus vous planter quand vous ouvrez un de ces bouquins. Jack Taylor, c'est l'anti Sherlock Holmes. Viré de la garda irlandaise après avoir mis son poing dans la gueule d'un ministre, ce reconverti détective privé n'est plus qu'un paria méprisé et haï de ses pairs, méprisé des puissants de Galway, la ville au centre de toutes les enquêtes. Pas des enquêtes illucidées par un esprit vif aux capacités d'analyse hors norme, mais des enquêtes bâclées. Jack Taylor, c'est un espèce de désastre ambulant dans son propre domaine, et il le sait ! Lui le premier se tourne à l'autodérision dans une narration 1ère personne aux effets de style impactants (que j'ai parfois éhonteusement repris avec Snardat).
Un gars lambda, ordinairement stupide, qui foire ses enquêtes, qui tire des conclusions hâtives. Un jour il se plante et certifié coupable un innocent, ce qui entraînera la mort de celui-ci. Souvent ses enquêtes se résolvent davantage malgré lui, d'elles-mêmes, plutôt que grâce à lui. Lui en général, il a fait plus de dégâts que le problème qu'il était censé résoudre...
C'est un personnage qui morfle comme rarement un ''héros'' a morflé physiquement. Qui peut même avoir des moments où il pleure/ hurle de terreur et supplie pour sa vie, un truc rare pour un ''héros'' principal. Au tome trois, vous aurez un personnage qui n'a plus que de fausses dents, qui a une main défaillante, une patte boiteuse après s'être fait défoncée à coups de crosse de hurling, qui est à moitié sourd...
C'est aussi une poubelle humaine addicte à la drogue, à la malbouffe, et surtout à l'alcool, son plus grand démon...
Ajoutez un bon gros côté dépressif-bipolaire et vous avez un personnage autodestructeur, aussi bien physiquement que socialement, celui-ci semblant avoir érigé au rang d'art la capacité à se rendre associal, infect et hargneux envers son propre cercle de proches...

Les enquêtes même tiennent ainsi généralement du fil rouge des tomes plutôt que de l'intrigue majeure, tandis que l'on suit cet homme ordinaire (et disons-le très médiocre x) ) s'efforcer de composer avec son mental pour le moins instable et tenter d'avoir une vie sociale, de gérer son état moral, ses relations avec ses proches, malgré sa vie des plus nazes et merdiques et sa tendance à tout foutre en l'air...

C'est une épave à la ramasse, mais une épave qui ne tardera pas au fil des tomes à se muer en une bête de pure rage déshinibée, avec une tendance particulièrement acérée et vicieuse pour la vengeance.
Comme le dit l'adage de Taylor : ''La loi s'applique dans les tribunaux, mais la vraie justice se dispense dans les ruelles sombres.''
Le thème de faire justice soi-même est très récurrent dans les Jack Taylor.
Car si les grands et les puissants de Galway le méprisent, le monde des ruelles sombres, des parias, des marginaux et des fauchés, c'est son monde, et ceux qui viennent frapper Taylor ou ses rares amis dans ses moments de faiblesse doivent s'attendre à un retour de boomerang brutal et sans pardon...


Malgré la narration ironique et autodérisoire, on est dans du polar noir avec des enquêtes principales souvent assez sordides et poisseuses. A noter que dans tous les tomes, l'enquête principale de traquer x tueur en série s'accompagnera d'enquêtes secondaires un peu plus ''tu te fous de moi ?'' (genre ''enquêter sur les cygnes de Galway décapités dans la nuit par un malade, enquêter sur des chiens enlevés dans un quartier résidentiel...)
Au fil des tomes, il est assez surprenant de voir le ton des tomes flirter aux frontières du surnaturel / paranormal (''l'Élue des Ténèbres'' dans le tome 6, ''le Démon'' dans le 8...)
Après tout, c'était légitime. Avec cet abonnement incurable à tous les vices et cette colère noire en lui, qui était plus légitime que l'Unique à venir réclamer l'âme de Jack Taylor ?

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