Une découverte effrayante

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Sombre-Chêne
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Jeu 8 Mai 2008 - 17:31
Cela faisait déjà une semaine qu'Eleriol vagabondait dans les rues d'Albyor sans jamais avoir vu le soleil. Il aurait pu en être oppressé, mais cette permanente obscurité, qui le voilait aux yeux de tous, lui conférait au contraire un sentiment de sécurité. Pendant ces quelques jours, il avait marché dans bon nombre de ruelles tortueuses, miteuses, avait sauté de toits en toits, à longueur de journées, sans jamais courir. Et pourtant, il savait n'avoir découvert qu'une minuscule partie d'Albyor.

L'activité, de jour comme de nuit, était intense dans les artères principales de la Cité. Mais cette activité n'avait rien à voir avec celle de la Cité Blanche où les marchands clamaient leurs produits, vantant tel ou tel mérite. Ici, il y avait bien des échoppes, il y avaient bien des vendeurs, mais la ressemblance s'arrêtait là. Ici, personne ne semblait simplement marcher, sans but précis. Non, chaque passant avançait dans la rue d'un pas déterminé, en route vers unun endroit quelconque. Ceux qui s'arrêtaient devant les produits d'un marchand ne s'y arrêtaient pas par hasard, ils avaient prévu avant de partir d'acheter telle ou telle marchandise. D'où l'inutilité de crier pour attirer la clientèle, personne n'y aurait fait attention. Autre différence différence de taille : le bruit. A Albyor, aucun rire d'nfants, aucune conversation animée dans les rues, desquelles s'élevaient simplement un faible murmure, conglomérat de chuchotements, de paroles isolées. Et c'était ce murmure, plus que l'obscurité, que l'elfe trouvait oppressant.

Mais en dehors de ces grandes artères qui traversaient la ville, la Cité semblait morte. Déserte. Parfois, un chat qui saute d'une goutière sur un petit muret, un enfant qui détale quand vous arriviez, un mendiant qui ne peut plus se déplacer là son écuelle se remplirait plus, un homme qui passe à côté de vous sans un regard. Sinon, rien.

C'était ce dont avait pu se rendre compte l'elfe durant ces quelques jours.


Aujourd'hui, il était sur le port. C'était la deuxième fois qu'il y venait, et désirait approfondir les observations qu'il avait faites. Là aussi, l'activité était intense. Les quais accueillait pour l'instant une vingtaine de bateaux tous très différents. Certains étaient étonnamment hauts et larges, avec deux mats qui supportaient chacun une voile carrée (l'elfe ne comprit que plus tard leur utilité, lorsqu'il vit débarqué un colonnes d'hommes et de femmes vêtus de haillons et enchaînés). D'autres, plus petits, munis d'une grand voile et d'un foq, étaient très élancés. D'autres, à fond plat et très longs, servaient de toute évidence à transporter du sables ou des matériaux semblables. Finalement, Eleriol vit une curieuse embarcation composée de deux coques reliées entre elles par deux planches de bois, le rectangle ainsi formé recouvert d'un filet.

Sans interruptions, des navires entraient et sortaient de la rade, tous chargés différemment.

Eleriol aperçut, légèrement en retrait, un long bâtiment dont les murs étaient effrités et dont le toît était par endroit percé. Sans doute un entrepôt. Intrigué de savoir ce que cette bâtisse pouvait contenir, il s'y dirigea et y pénétra par l'une des ouverture dans la toît. personne ne l'avait remarqué. A l'intérieur de violentes effluves d'épices lui assaillirent les narines. Une autre odeur, moins violents, mais pas moins désagréable, l'assaillit : une odeur de chair. A tâton, dans le noir, l'elfe se tenta de retrouver l'origine de l'odeur. Il y arriva, et au fur et à mesure qu'il s'approchait, la senteur se faisait puanteur. Mais toujours aucun moyen d'en discerner l'origine. Et pourtant c'était là, tout près.

Soudain, la porte principale s'ouvrit et une dizaine de dockers entrèrent dans la pièce, torche en main. L'elfe se baissa, et profitant de cette lumière inespérée, avisa un monticule de barriques derrière lequel il se cacha. Et enfin il put voir... ce que beaucoup aurait préféré ne pas voir.

Un corps nu décharné, la chair à vif, sans peau. Sans tête. Sans mains. Eleriol resta immobile, incrédule. Un cri retentit, quelque chose tomba à terre et se brisa. Les dockers avaient eux aussi vu le corps. D'autres cris, quelqu'un qui part en courant. Bientôt, une foule s'amasserait ici. Ce n'était pas que les morts étaient rares (la plupart des habitants d'Albyor pouvaient se vanter d'avoir déjà vu au moins cadavre), mais dans un tel état, c'était du jamais vu.

Dans l'agitation, l'elfe quitta la bâtisse par la même ouverture qui lui avait permis d'entrer. Il disparut dans l'ombre.




Dernière édition par Sombre-chêne le Sam 10 Mai 2008 - 15:01, édité 1 fois
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Nârwel Rusk-Iâr
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Jeu 8 Mai 2008 - 22:08
"Vous croyez que c'est un être humain?" demanda un curieux à son voisin.

La foule s'était vite agglutinée autour du cadavre et cela malgré la sublime odeur de décomposition qui flottait dans l'entrepot. A la lumière tremblotante de quelques torches, l'on pouvait discerné la masse vivante qui s'agitait sur le cadavre. Des vers, bientôt des mouches. Si le cadavre n'était pas retiré vite il attirerait bientôt tout une ménagerie dans l'entrepot. Et ça, ce n'était pas bon pour la cargaison.

Tenant son chien d'une poigne de fer Ralya, le Gardien du port arriva entouré de quelques uns de ses hommes. De longues piques leurs servaient de lances et de vieilles épées rouillées pendaient à leur ceinturon. Néanmoins ils avaient une certaine tenue. Et l'insigne qui ornait leur gilet était la seule preuve qu'il était un peu plus qu'une milice urbaine.

Ecartant la foule de curieux avec des aboyemments féroce le chien s'étranglait presque avec la laisse. Il faut dire qu'il avait parfois grignoter les dépouilles d'esclave que les hommes de son maître laissaient derrière eux.

"Bien sûr que c'est un homme. Il n'aurai pas faim sinon." gronda Ralya en tirant sur la lanière de cuir qui empêchait l'animal de se jeter sur la chair morte.

Le regard noir, il dévisagea la foule. Soudain la peur passa dans son regard. Instantanément transformée en rage. Il tourna la tête vers ses hommes.

"Sortez moi ces deux idiots, je viendrait les voir dès que cette affaire sera résolue."

D'un geste de la main il avait désigné les deux malheureux qui s'étaient aventuré dans l'entrepot rempli d'épices, de blés, d'orge et de malt, avec des torches incandescentes. Risquant par la même d'incendier une bonne partie du port.

"Bon qu'avons nous là..."

Alors que Ralya se penchait sur le cadavre écorché, il arracha un morceau de chair.

"Il n'y a plus beaucoup de resistance. Cela fait longtemps que c'est là."

Les quelques esclaves qui constituaient l'assistance se penchèrent un peu plus sur la dépouille. Il s'écartèrent, craintifs quand Ralya se releva brusquement.

Il son dernier homme restant.

"Disposez du corps. Vendez le, jetez le au chien ce n'est plus mon affaire. Je previendrait la Garde de la cité."

Puis il s'éloigna avec son chien qui quitta à regret le morceau de viande qu'il aurait aimer crocquer.

"Affaire résolue... Bon allons voir les deux débiles qui ont voulu incendier mes entrepots."

Pendant que le Gardien du port partait en quête d'une juste punition à infliger, son féroce animal de compagnie sembla flairer quelque chose. Quelque chose qui n'avait ni l'odeur de viande, ni d'aucune épice ou céréales qui transitait dans ce port...
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Sombre-Chêne
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Sam 10 Mai 2008 - 15:00
Le cadavre fut emballé dans un bout de toile rapiécée, puis transporté hors de l'entrepôt, par une petite porte, qui dans ce labyrinthe de marchandise, pouvait être trouvée seulement pas ceux qui la connaissait Les deux gars à qui on avait confié l'immonde tâche d'évacuer le corps "ouvrirent le battant d'un coup de pied et sortirent, tout en prenant soin de respirer le moins possible. A peine avaient-ils fait quelques mètres qu'on inconnu, encapuchonné, apparut et dit :

Attendez, laissez-moi voir le corps.


Les deux transporteurs haussèrent les épaules et laissèrent tomber leur fardeau sur le sol. L'inconnu écarta le drap et accroupit, se prêta à quelques observations. Il se releva, jetta quelques pièces aux porteurs et disparut.

* *
*


A un trentaine de mètres de là, les deux malheureux qui avaient découverts le corps se tenaient contre un mur, immobiles Mêmes si toujours sous l'état de choc, ils pouvaient parler normalement. Le premier, un foulard autour de la tête, un visage sale et plusieurs dents en moins, parlait précipitamment, pour lui seul semblait-il :

"Il était là depuis longtemps, ça se voit. N'importe qui aurait pu l'amener, avec un peu de discrétion."

Son acolyte était resté silencieux. Il n'avait pas plus de vingt ans, et était encore en bonne forme. Jeune. C'était lui qui était entré avec la torche. La tête baissée, il attendait sa correction., résigné.

Autour d'eux, le port continuait à vivre, comme si rien ne s'était passé. Si la vie, dans cette ville, s'arrêtait à chaque incident, quelque soit sa gravité, la ville serait constamment immobilisée. Le deuil n'avait pas sa place ici, il fallait bien vivre. Alors on reléguait les morts au passé, et ils étaient indubitablement oubliés.


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Nârwel Rusk-Iâr
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Mar 13 Mai 2008 - 23:52
"Il était là depuis longtemps, ça se voit. N'importe qui aurait pu l'amener, avec un peu de discrétion."

Le chien ne grogna même pas. Et Ralya s'arreta à quelques pas des deux hommes tenu en respect par les lames rouillées de ses sbires.

"Bien, bien..."

Il attrappa au vol la lance qu'un de ses hommes venait de lui lancer. Aussi rapidement qu'il eut saisi le manche il planta avec violence la pointe d'acier dans une plateforme en bois. Presque naturel, il attacha solidement son animal préféré à la lance.

Ses hommes eurent un petit rire qui n'était pas pour là pour rassurer les deux malheureux.

Ralya s'avança vers l'un d'eux. Celui qui ne portait pas de torche.

"Bien sûr que ce n'est pas toi... Voyons tu puerait beaucoup plus que ça si tu avais jeter ce morceau de viande sur ton dos."

Avec un dédain non dissimulé il siffla le mollosse qui attendait patiemment à côté de la lance à laquelle il était attaché. Ralya n'eut même pas d'ordre à donner. Le chien savait ce qu'il avait à faire.

Ses crocs s'arretèrent une vingtaine de centimètre derrière l'homme au foulard, la lance lance en bois plia sous la force du chien. Et la laisse de cuir était aussi tendu que la corde d'un arc. L'homme pouvait sentir son haleine fétide, sa machoire toute proche, la salive chaude qui goutait à chaque aboiemments sauvages. Le Chien obéissait à son maître.

Il siffla une deuxième fois et l'animal retourna s'allonger.Ralya fut content du petit effet creer sur sa victime.

"Toi tu as quelques choses à me dire... Mais nous avons tout le temps qu'il faut. L'affaire ne sera bouclée que demain matin, quand j'aurai averti la Garde. En attendant, une fantastique nuit de festivité nous attend. Qu'en penses tu?"

Ralya frappa l'homme sous la poîtrine, vidant ses poumons d'air. L'homme au foulard avait légèrement reculé. Les sbires rigolèrent un peu plus, puis Ralya siffla son chien.

Alors que la terreur s'emparait de son malheureux compagnon le jeune homme ne dit rien, et Ralya se régala quand il senti la peur en lui. Cela marchait à chaque fois. .

"Toi tu es un idiot, vouloir incendier mes entrepôts. Mauvaise idée..." dit il en s'accroupissant devant le jeune homme.

Il le dévisagea rapidement, le jeune homme était bien bati, des bras solides et un cou large. Il était sans doute déjà un très bon travailleur.

"Mais aujourd'hui, tu vaut plus vivant que mort. Il n'en sera pas toujours ainsi."

Sa voix était mielleuse, presque celle d'un père qui faisait la leçon à un fils. Toutefois cette belle-gueule lui plaisait trop. Il se retourna vers ses hommes.

"Amusez-vous un peu avec ce garçon. Coupez lui la langue s'il hurle un peu trop fort. Mais laissez le partir vivant, il doit encore pouvoir travailler pour Albyor..."

Alors que ses sbires s'en allaient avec le pauvre jeune homme qui ne savait s'il devait se réjouir d'avoir la vie sauve, Ralya retourna s'accroupir face à l'homme au foulard. Derrière lui, l'un des animaux les plus féroce de la cité se rapprochait du plat de resistance.

Ralya siffla, faisant taire son chien.

"Que sais tu?"
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Mer 14 Mai 2008 - 10:29
L'homme, qui devait approcher de la cinquantaine, ne répondit pas immédiatement. Plié en deux, se tenant le ventre de ses deux mains, il reprenait peu à peu sa respiration. Il se redressa prudemment, sans cesser de jeter des regards terrifiés au molosse. Toute sa vie, il avait été habitué à être traité comme un moins que rien, et jamais la peur ne l'avait quitté. Certains le traitaient de poltron, sans doute avaient-ils raison. Mais toujours est-il de cela lui avait permis de survivre plus longtemps que la moyenne.

Jeune, il avait crû pouvoir s'en sortir, quitter ces ruelles boueuses, puantes pour monter dans la Ville Haute. Ces deux mots, pour tous ceux de la Ville Basse, résonnaient comme Paradis. Encore aujourd'hui, il espérait. Sans croire au miracle. Peut-être aurait-il pu y arriver, dans sa jeunesse, et chaque fois qu'il croisait des marmots, il priait pour eux.

Une âme sentimentale... Très rare dans cette ville d'individualistes. Très précieux. A demi suffoquant, il répondit :

"Ecoutez, vous savez aussi bien que moi que nous sommes des dizaines à passer dans cet entrepôt chaque jour. Chaque semaine, des nouveaux nous rejoignent, les trop vieux partent. Ce cadavre, chacun de nous aurait pu l'y déposer, consciemment ou pas. Sans compter ceux qui ont pu entrer illégalement. Alors qu'allez vous faire? Torturer toute la ville?"

Trop tard, il comprit qu'il avait fait une erreur en posant cette question. Prévoyant le coup qui allait peut-être venir, il se recroquevilla, les jambes collées contre la poitrine. Autour d'eux, un petit rassemblement s'était formé.

"Ce que je sais? Ce meurtre n'est pas le dernier. C'est pas le résultat d'une simple dispute. Celui qui l'a tué avait une envie, et si elle a été contentée pour un moment, elle ne l'est pas éternellement."

* *
*

Le jeune homme était bousculé sans ménagement. Les quatre hommes qui l'encadraient, hilares, s'esclaffaient chaque fois qu'il trébuchait. Il était horrifié, et toujours aucun mot ne sortait de sa bouche. Aucun cri. Le groupe avança ainsi sur une centaine mètres, pour finalement s'arrêter dans une minuscule impasse empestant l'urine séchée. On poussa le gamin qui s'effondra dans un flaque suspecte.

"Alors, tu vas parler?"

Aucune réponse. Un premier coup, suivi d'un deuxième, puis d'un troisième. Des insultes.

"Toujours rien?"

Même scénario. Les rires des hommes résonnaient dans l'étroit espace. Le jeune homme, sur le sol, n'osait pas bouger. Puis une phrase, prononcée calmement, froidement.

Laissez-le.

Silence. Quiconque de bien fondé aurait tout de suite compris qu'il fallait mieux obéir. Mais les quatre acolytes, que les quelques coups qu'ils avaient donné avaient rendus sûr d'eux, trop sûrs d'eux, ne virent pas la menace. L'un d'eux, puissamment bâti, s'approcha de l'homme encapuchonné, exhibant sa musculature.

"Dégage, si tu tiens à la vie"

Pas très originale comme réplique. Une main fusa vers la gorge du colosse. Un pied apparut de nul part et atteignit l'homme en pleine poitrine. Il tomba à genoux, incapable de respirer.

Il ne va pas mourir. Partez, et laissez cet enfant tranquille.

Les malfrats ne se le firent pas dire deux fois, et soutenant leur compagnon, repartirent aussi vite qu'ils le purent d'où ils venaient. Après s'être assuré qu'ils ne revenaient pas, l'inconnu partit à son tour, abandonnant celui qu'il avait sauvé. Le jeune homme était toujours allongé. Lentement, il se redressa, et titubant, disparut. Il était assez intelligent pour savoir que s'il revenait au port, sa vie ne serait plus qu'on lointain souvenir.


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Mer 14 Mai 2008 - 16:18
Le Gardien du port semblait soucieux, d'autres meurtres. Cela voulait dire d'autre rapport à faire, d'autre attrouppements inopinés, d'autres foules à dispersées. Et puis même s'ils étaient dans la Cité Noire, il n'y avait aucune raison pour que l'on tue sous sa responsabilité. Faites ce que je dit, pas ce que je fait.

Rien que pour le plaisirs de voir les sueurs froides envahir sa victime, Ralya siffla de nouveau son animal. Il ne fit rien pendant quelques minutes. Restant parfaitement immobile devant le vieil homme il calma son chien d'un nouveau sifflement autoritaire.

"Retournez aux travails vous autres..."

Il regarda s'eloigné les derniers curieux. Ils avaient mieux à faire, et s'il ne s'agissait que de ça. Ces vauriens ne pouvaient pas grand chose contre Ralya, mais un seul hommes experimenté pouvait le frapper en toute innocence s'il se perdait dans la foule. Cette peur le contraignait, même si Ralya y avait pris goût rapidement, à matter les foules plutôt que de les craindres. Mais il n'aimait vraiment pas ça.

Puis il reporta son attention devant l'homme qui était toujours agenouillé. Et en son for interieur le Gardien du Port se demanda comment cela finirait.

"Tu n'as pas l'air d'un idiot vieil homme. Et si tu ne croupissait pas ici bas l'on pourrait te dire "sage". Mais rusé convient mieux. Je dois te l'avouer certaine chose m'échappe. Je n'ais jamais eu envie de tuer quelqu'un vois tu. Et je suis pourtant quelqu'un d'horrible."

Le ton était ironique et Ralya fixait ses yeux sales comme pour attendre confirmation.

"Que connais tu à l'envie de tuer? Tout, ose avouer que tu ne me vueille aucun mal. Visualises tu ce poignard enfoncé jusqu'à la garde dans ma poîtrine??"

L'homme eut un sursaut et rale grotesque sortit du fond de sa gorge, arrogant Ralya considéra cela comme un "oui".

"Je le savais... Maintenant, dis moi. Que connais tu au plaisir de tuer? Serais tu capable de faire d'un homme, un vulgaire morceau de chair sanguinolente? Qui serais capable de faire ça à un homme. Tel qu'il soit, esclave ou seigneur..."

C'était la seul question à laquelle il attendait une réponse.

"Qui?"

Pourtant, il devinait que la réponse ne sortirait pas de la bouche du vieil homme.

Soudain les cloches d'alarme sonnèrent. Les deux hommes tournèrent la tête vers le petit baraquement de la milice du port. Les soldats auxquels Ralya avait confié le jeune homme sonnait la traque à un mysterieux individus.

Des idiots pensa t-il, au moins cela les occuperaient. Ralya gifla le vieil homme pour qu'il soutienne son regard.

"Je t'ais posé une question..."
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Ven 16 Mai 2008 - 15:52
L'homme au foulard ne semblait pas affolé. Non, il était affolé, la peur se lisait dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Son regard volait des soldats qui se dispersaient dans les rues à la recherche d'un inconnu, à son gardien. Ses membres tremblaient, il n'osait plus bouger. Son pantalon, au niveau de l'entre-jambe, s'humidifia. Il tentait de respirer calmement, mais n'y parvenait pas. Quelques mots s'échappèrent de ses lèvres :

"Je... J'ai peur. Je ne peux pas."

Peur? Du gardien du Port? c'était en effet en une possibilité, mais était-ce la seule raison? Sans prévenir, étouffant un sanglot, il baissa la tête puis la projeta de toutes ses forces contre une pierre saillante du mur auquel il était adossé. Mort sur le coup, trop rapidement pour qu'on puisse l'en empêcher.

Comme expliquer ce suicide? Frayeur? Peur de parler? Ou... remords? En tout cas, pour l'instant, une chose semblait certaine. Le meurtrier ne serait pas démasqué de si tôt, si un jour il l'était. Une voix plate s'éleva derrière Ralya :

"Le capitaine de la Garde demande à vous voir au plus vite."

Apparemment, les nouvelles étaient allées vite. L'homme repartit trainant des pieds, sans faire attention à ce nouveau cadavre qui baignait dans son sang. L'habitude... Mais c'était un intérêt tout autre que portait le chien au corps, reniflant prudemment la chair encore chaude.

* *
*

Une ombre, sur un mur, disparut.


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Sam 17 Mai 2008 - 18:39
Alors que l'homme venait de mourir la peur s'empara un instant de Ralya. Elle fit rapidement place à la méfiance et la précaution. Doucement il se releva.

"Le capitaine de la Garde demande à vous voir au plus vite."

Le Gardien se débarrassa de l'importun d'un geste de la main grognant qu'il serait venu de lui même. Son chien commençait à crocquer le cadavre du malheureux. L'animal avait du fier et de l'instinct. S'il l'homme avait été tué par un poison fulgurant le chien n'aurait même pas saliver. Un frisson courut le long du dos de Ralya. Ainsi, cet homme c'était vraiment suicider. Sans qu'on l'aide. Pourtant, le Gardien se savait épiez. C'était monnaie courante sur le port.

Alors qu'il laissait derrière lui l'animal et son morceau il remonta vers les Hauts quartiers d'Albyor. Passant devant quelques hommes il leur conseilla sans détour de rester loin de l'animal, et de retourner au travail.

"N'approchez pas de Daz, il grossira son festin si vous osez toucher au cadavre."

Tapant sur son manteau afin d'en faire tomber la couche de poussière qui le recouvrait, Ralya marcha vers la lumière des milles et unes torches d'Albyor. Bientot il commença à croisé des êtres humains qui avait bien plus que la peau sur les os. Un peu plus haut, les premiers soldats en armures apparurent.

//HRP: On continue sur un autre sujet?:HRP//
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