Drulion Mede, Guérisseur en Gondor

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Drulion Mede
Guérisseur
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Nombre de messages : 25
Localisation : Gondor
Rôle : Guérisseur

Jeu 19 Mar 2015 - 16:44
Nom/Prénom : Mede/Drulion
Âge : 40
Sexe : Mâle
Race : Humain
Particularité : A un penchant pour l'alcool. Mais c'est thérapeutique, car ses blessures ne peuvent être guéries, seulement oubliées.

Alignement : Bon
Rôle : Guérisseur


Équipement : Sa tunique, sa besace remplie de divers remèdes et ses livres.

Histoire :

Drulion était un grand homme, musclé et encore beau malgré son âge. Il était allongé dans le champ, au soleil. Grand et chauve, il portait une moustache mais pas de barbe. Bien qu’apparemment musclé (sans doute par le travail des champs), il possédait tout de même un petit ventre. La sueur s'écoulait de son front mais aussi de ses aisselles et venait former des auréoles jaunâtres sur sa chemise blanche. Ces auréoles s'alliaient bien avec la grande auréole couleur bordeaux se formant petit à petit au niveau de son abdomen.
Si seulement il n'avait trébuché sur cette pierre en labourant le chant... Il était bêtement tombé sur sa pioche. Comme à son habitude, il était parti avant que ses enfants ne se réveillent. Ils le rejoindraient plus tard. Se dit-il.
N'osant plus bouger, de peur d'aggraver sa blessure, il ne savait plus depuis combien de temps était-il là en train de rôtir au soleil. Ses fils auraient déjà dû arriver non ? Le soleil est haut dans le ciel désormais...
Peut-être allait-il mourir là? Bêtement. Ses fils retrouveraient son cadavre et sa femme devrait retrouver un homme. Ce qui ne devrait pas être très difficile. Il aimait ses fils et sa femme. Il leur souhaitait tout le bonheur possible, même s'il ne serait plus là pour en faire partie.

- Alors tu te reposes déjà avant l'heure de la sieste, le vieux ? Ça ne sert à rien de partir en avance si c'est pour te reposer.

La voix de son fils aîné le sortit de ses pensées morbides. Bien que grand et bien formé par les travaux ruraux, son fils ne lui ressemblait pas beaucoup, il portait un bouc noir et les cheveux longs attachés en queue de cheval. Apparemment l'observation n'était pas son fort...

- Va chercher de l'aide au lieu de dire des conneries bêtises.

Il fallut quelques secondes pour que son fils réalise la situation dans laquelle ils se trouvaient. Tout d'abord le fait que son père parle d'une voix aussi affaiblie, ensuite le fait que son père ne possédait aucune chemise jaune et écarlate. Pris de panique, son fils commença à s'agiter.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé papa ? On t’a attaqué ? Qu'est-ce que je dois faire ?

Le fait que son fils n'ait pas beaucoup de sens pratique et qu'il lui manquait une certaine vivacité d'esprit étaient connus au village. D'ailleurs, ce devait sans doute être la raison pour laquelle il était encore célibataire.

- Va chercher de l'aide. Et ne me fais pas me répéter. Murmura son père.
- Ok, je vais aller chercher Drulion, il va pouvoir t'aider. Lui cria son fils après avoir fait demi-tour et commencé à courir vers le village.


Une expression de frayeur, encore plus horrifique le rictus de douleur que son père affichait, apparut sur son visage à l'entente de ce nom. Il réussit même encore à crier en direction de son fils.

- NON ! N'IMPORTE QUI, MAIS PAS LUI!

Mais il était déjà trop tard, son fils n'était même plus visible.
Des larmes apparurent sur son visage. Pas Drulion. Pas ce gros goinfre, ivrogne et même vulgaire. Pas ce charlatan, ce soi-disant guérisseur. Il avait déjà entendu tellement de choses à son sujet, en bien mais beaucoup plus souvent en mal. Il était pour l'instant installé dans le village, et pillait gratuitement l'auberge. Soi-disant qu'il avait besoin de bière pour élaborer ses remèdes. En plus d'avoir le même prénom, cet homme était un boucher. Ses tarifs étaient exorbitants. La seule raison pour laquelle les villageois le toléraient était qu'il était le seul à pouvoir se vanter d'être guérisseur dans la région.
Les villageois ne s'étaient doutés de rien lorsque le village voisin l'avait envoyé ici. Ils auraient dû s'en douter étant donné le ton insistant des anciens de l'autre village.

Une petite troupe apparut au loin, il pouvait apercevoir la silhouette plus élancée de son fils aîné diriger le groupe. Il voyait le reflet du soleil dans les cheveux blonds de son fils cadet, celui-ci était un tout petit plus petit que son frère et un peu plus grassouillet. C'était l'échec de sa famille, il passait son temps à lire, et même pire: à écrire. Évidemment, il subissait l'influence du Charlatan... C'est d'ailleurs sa grosse silhouette qu'il apercevait aux côtés de son Blondinet. Ils passaient beaucoup trop de temps ensemble ces deux-là, le père commençait à craindre pour l'orientation et la pureté de son fils.

La troupe de villageois forma rapidement un cercle autour du blessé et le guérisseur s'approcha.

- Non, que quelqu'un d'autre m'aide! Vous allez me tuer! Tu n'es qu'un incapable!
 
***

Drulion ouvrit un oeil. Un rayon de soleil traversait le bois du volet et arrivait pile sur son oeil droit. Un filet de bave s'é oulait du coin de sa bouche et il sentait les petites bulles éclater les unes après les autres sur ses lèvres.

*Bordel*

En bougeant les doigts de sa main droite, il retrouva le pichet en terre cuite qui l'avait aidé à s'endormir la veille. Il saisit la hanse du pichet et le jeta violemment en direction du volet.

- Laisse-moi dormir! Hurla-t-il.

Mais le mal était fait... À en juger par l'intensité des rayons du soleil, il devait être 9 heure, beaucoup trop tôt pour se lever. La porte de sa chambre s'ouvrir et une tête rondelette apparut. Le jeune dégagea sa mèche de cheveux blonds de ses yeux en soufflant dessus.
*Bon, c'est qu'il doit être dix heures alors s'il est là.* Pensa Drulion.

- Tout va bien, Maître ? J'ai entendu du bruit.

Jetant un coup d'œil dans la pièce, il repéra les débris du pichet, avec encore un fond de bière mousseuse formant une flaque sur le sol.

- En fait, c'est l'aubergiste qui m'a dit de rentrer, il a dit:" Va voir c'est quoi ce bruit, dis-lui que s'il casse encore quelque chose, je le vire d'ici à coup de pieds." Alors je me suis dit que j'allais venir voir. Et aussi parce que vous m'aviez promis de continuer ma leçon.

- Ne m'appelle pas maître.

L'homme se leva. En deux temps, il lui fallait bien ça avec son mal de tête et ses nausées. Il se dirigea vers son pot de chambre. Il prit même pas le temps de prévenir le jeune Blondinet et commença à uriner. Gêné, le jeune homme détourna les yeux. Ce qui dessina un sourire chez l'ivrogne.

- Et quoi? Tu as honte? Ben moi pas. On est tous fait pareil hein, ça t'as jamais titillé de voir si les autres sont comme toi? Ou plutôt si tu es comme les autres...

- Euh, j'ai déjà pu "admirer" votre anatomie lors d'une soirée à l'auberge. Comme presque tout le village. Vous vous souvenez ? Le soir où vous avez dû dormir dehors ? Et la curiosité n'empêche pas la pudeur.

- Haha, quelle soirée mémorable ! La pudeur ne fait que cacher la peur de découvrir une différence. Ou d'être jugé sur son physique. Et laisse-moi te dire une chose : ceux qui jugent sur le physique, ils seraient sûrement condamnés si leur âme était jugée.

L'homme commença à rire d'un rire gras et bruyant. Il rangea son matériel et se dirigea vers sa bassine d'eau. Après avoir plongé sa tête dedans, il s'observa. Il n'avait pas changé depuis hier, toujours aussi gros, toujours aussi mal rasé. Mais il ne voyait rien de mauvais. Il changea sa tunique par une longue robe brune. Chauve, il portait toujours une longue robe brune et des sandales. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige. Ses yeux bleus perçants se dirigèrent vers le jeunot.

- Tu as parlé d'une leçon ? On va commencer. Commence à écrire, je vais me chercher à boire et à manger. Et devine ce que c'est ?

- Du pain gris, du miel et du lait comme à votre habitude ?

- Exactement, tu peux même aller le chercher ! Hahaha.


À force de rire gras, il fut pris d'une quinte de toux. Après s'être mouché dans sa manche, il s'assit à sa table et sortit ses livres de son sac de toile. Cela faisait maintenant quelques semaines qu'il donnait des leçons de lecture et d'écriture au jeune homme. Même s'il agissait d'une manière bourrue envers le jeune blond, il l'appréciait quand même bien. Ce jeune possédait une bonne imagination, et Drulion savait l'apprécier.
La majorité de ses bouquins traitaient des plantes médicinales, ou alors des traitements de certaines maladies, différents en fonction de chaque race, de chaque peuple. D'autres livres, il les avait écrit lui-même. Il s'agissait de ses propres aventures. Réelles ou pas, personne ne le savait. De nombreuses personnes clamaient haut et fort qu'il mentait, que c'était un charlatan. Ce qui est assez paradoxale car Drulion avait l'habitude d'être plutôt franc et direct. Les enfants, eux, adoraient ses histoires.

Le jeune homme revint en portant un plateau remplit du petit-déjeuner du guérisseur. Il s'assit à la table et, après avoir donné son plateau au gros homme, s'empara avidement d'un des livres.

- Quelles sont les bases d'une bonne santé, "Blondinet" ?

- Bien manger, bien dormir. Et seul mon père m'appelle comme ça maître.

Le gros chauve ne prit même pas la peine de finir sa bouchée et parla donc la bouche pleine.

- Et moi je t'ai dit que tu ne devais pas m'appeler maître. Donc je continuerai à t'appeler comme ça. Et n'oublie pas de profiter de la vie tant que tu le peux. Tu ne sais jamais ce qui peut arriver.

Des cris commencèrent à se faire entendre dehors, un brouhaha commença à s'élever dans la rue et un jeune homme aux longs cheveux noirs et portant un bouc ouvrit violemment la porte de l'auberge. Il suait énormément et était essoufflé.

- C'est Papa, on l'a attaqué !
*** 25 ans plus tôt ***


Le jeune homme sortit du petit plan d'eau présent au pied de la cascade. Il rejoint rapidement ses vêtements qu'il avait laissés sur les rives du cours d'eau. C'était un jeune adolescent, il devait avoir une quinzaine d'année et ses muscles commençaient à se former à se distinguer les uns des autres. Il portait de cours cheveux noirs et des yeux bleus. Une jeune fille sortit elle aussi de l'eau, longs cheveux blonds et les yeux bruns, son visage fin accompagnait bien son corps élancé. Il lui tendit un drap pour qu'elle se sèche. Elle n'était pas encore trop touchée par sa puberté, aussi n'était-elle pas encore trop pudique, de plus elle savait qu'il n'y  avait personne d'autre qu'eux ici. Après l'avoir frictionnée, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre pendant quelques minutes, qui passèrent beaucoup trop vite à leur goût.

- Tu dois aller suivre ton cours.
- Je sais.
- Tu y as été hier ? Demanda-t-elle.
- Non, et tu le sais très bien, on était ensemble. Lui susurra-t-il dans l'oreille.

À contrecœur ils se séparèrent. Elle retourna vers la sortie de la foret et prit la direction du village. Il la suivit des yeux, jusqu'à ce que sa silhouette fine ne devienne plus qu'un petit point noir à l'horizon. Soupirant, il prit ses affaires sur son dos et se dirigea plus profondément dans la forêt. Il commença à courir, cela faisait depuis sa plus tendre enfance qu'il s'entraînait à la course. Mais aussi aux armes et faisait de la musculation. Malgré cela, ses parents refusaient qu'il suive un entraînement militaire, au lieu de cela, ils le forcèrent à aller suivre quelques cours auprès de celui qu'ils considéraient comme Maître-guérisseur.
Il s'agissait d'un vieux, un peu maigre, avec une longue barbe blanche et un caractère de cochon. Il commençait chaque journée de cours par lui dire une phrase, une citation, et ils devaient débattre à deux sur ce thème. Ensuite, commençaient les cours sur les plantes, sur les mouvements, les actes, l'anatomie.
Les cours concernaient toutes les espèces et toutes les races. Drulion appréciait d’assister à ces cours, mais souvent n’en voyait pas l’utilité. Quand il ratait des cours, il ne préparait même pas d’excuse.
Son maître l’accueilli froidement.

- Tu es en retard.
- Non, j’ai sans doute même un peu d’avance, le soleil n’est même pas à son zénith.

- Tu es en retard d’une journée.


Le cours commença, aujourd’hui, ils verraient les soins de plaies. Les empoisonnements, cours prévu pour aujourd’hui, serait reporté. Le cours porta sur quelles plantes utiliser pour nettoyer une blessure, en fonction du type de blessure, de la cause de la blessure, mais aussi en fonction de la profondeur. Faut-il recoudre ? Faut-il attendre ? Faut-il la remplir de pâte médicinale ?

À la fin de la journée, son maître vérifia qu’il avait bien appris, en lui faisant une petite mise en situation. Il vérifia aussi ses connaissances sur les cours précédemment donnés. Il l’informa aussi que son prochain cours serait dans dix jours car le Maître avait été appelé dans un village assez éloigné ou un cas spécial avait été reporté.

Le jeune apprenti rentra donc chez lui, il profiterait de ces quelques jours pour apprendre à mieux se battre, pour pouvoir se défendre. Lui, mais aussi sa famille. Une fois rentré à son village, il alla s’effondrer sur son lit. Il resta longtemps allongé sur le dos, les yeux grands ouverts. Il pensait à sa compagne, à sa silhouette, à ses cheveux dorés, à son odeur et à la douceur de sa peau. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour pouvoir la tenir encore dans ses bras. Seulement leurs parents ne voulaient pas qu’ils se fréquentent le soir. Ils ne pouvaient donc être ensemble que le matin ou la journée, il s’agissait des meilleurs moments de sa vie.
Le jeune homme s’endormit paisiblement, impatient de la revoir le lendemain, impatient de la sentir, de l’embrasser, de lui montrer tout son amour.


Les jours suivants furent magnifiques, il faisait beau, il faisait chaud. Ils passèrent de nombreuses heures dans la forêt, à marcher main dans la main au frais sous l’ombre des arbres. Ils allaient nager ensemble dans la cascade, elle aimait les regards émerveillés qu’il lui lançait lorsqu’elle se déshabillait. Il adorait assister à cela et aurait bien souhaité que cela ne s’arrête jamais.

Une nuit, il fut réveillé par ce qui lui semblait être des cris. Rapidement aux aguets, il se leva, pris un gourdin et sortit de sa chambre. Son père avait eu la même réaction et ils sortirent dans le village à deux. Les cris provenaient d’une maison à la sortie du village. Rapidement, les deux hommes se mirent en route vers la provenance des cris. Ils assistèrent alors à un spectacle tout droit sorti d’un cauchemar. Des hommes, vêtus d’habits en cuir et en fourrure, se battaient avec un homme. Rapidement, l’homme s’écroula sous les coups d’épées des bandits. Ils traînaient déjà derrière eux quelques cadavres et entrèrent dans une maison. Des cris de femmes retentirent. Drulion connaissait bien cette voix, il pénétra dans la maison et assista impuissant au poignardage de sa compagne.
Sans hésiter, il frappa un des bandits avec son gourdin. Le bandit s’écroula. Il évita de justesse le coup d’épée du second bandit et para un deuxième coup. Ils restèrent quelques secondes à se regarder. Lentement, le bandit commença à reculer vers la porte. Drulion jeta un coup d’œil à sa compagne, qui gisait inconsciente dans une flaque de sang.
Le bandit profita de cet instant d’inattention pour s’échapper de la maison et prendre la fuite. Le jeune homme le prit immédiatement en chasse, et grâce à son entraînement, le rattrapa, le mit à terre et lui enfonça son gourdin sur le crâne. Ensuite, il lui brisa la nuque. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. Il se releva et se mit à courir vers la maison de son âme sœur.

Elle gisait toujours là, dans son sang. Il commença à s’occuper de la plaie, qui n’était pas trop profonde. Il allongea sa bien-aimée dans son lit et commença à prendre soin d’elle. Normalement, elle devrait guérir assez rapidement grâce aux plantes qu’il utilisa pour panser la blessure. Seulement, après deux jours, les berges de la blessure commencèrent à noircir, au lieu de rester roses comme son Maître lui avait enseigné.

Lorsque son maître rentra au village, deux jours plus tard, Drulion chargea dans sa direction en criant : “ Charlatan, escroc, j’ai fait tout ce que vous m’aviez enseigné, j’ai soigné sa blessure, et elle ne va toujours pas mieux, sa peau commence à pourrir !”

Alarmé, le maître descendit de cheval et le jeune homme le guida vers la blessée. Son père lui expliqua qu’ils avaient été attaqués il y a deux jours et raconta calmement toute l’histoire.
Lorsqu’il vit l’état de la blessure, le Maître demanda à ce qu’on apporte le corps de la jeune femme à son domicile. Il donna l’ordre au jeune amoureux de le suivre, et de se taire. Une fois arrivés chez le Maître et que tout le monde fut parti, le vieux sage se tourna vers le jeune homme.

- Sache que tu as bien réagis face à cette blessure. La raison pour laquelle ta compagne ne guérit pas. Le vieil homme prit une profonde inspiration. C’est parce qu’elle a été empoisonnée. J’aurais bien voulu t’apprendre comment traiter les empoisonnements avant de partir, mais tu ne t’es pas présenté assez de fois.
Je ne vais pas commencer à te faire des reproches. Tu as décidé de ce que tu voulais faire de ta vie. Laisse-moi juste te poser cette question: ton entraînement t’a-t-il vraiment rendu service ? Je suis désolé de ne rien pouvoir faire, il est trop tard pour la guérir, j’ai demandé à ce qu’on l’amène ici pour que vous puissiez profiter de ses derniers jours juste à deux.
Je t’attendrai à l’auberge du village. J’attendrai de voir si tu veux continuer à suivre mon enseignement, même si cela n’a pas aidé à sauver tous ces gens.


Le vieil homme parti sans se retourner, la mort dans l’âme. Drulion regarda sa dulcinée, bien qu’affaiblie, elle était toujours aussi magnifique et rayonnante de beauté. Une larme commença à couler le long de sa joue. Il s’allongea à côté d’elle et commença à lui parler lorsqu’elle se réveilla.
Plus de quinze jours plus tard, le jeune homme entra dans la taverne, en larmes. L’aubergiste lui servit presque aussitôt une boisson alcoolisée, assez forte. Le jeune homme la bu d’un seul coup. Il se dirigea ensuite vers le maître qui fumait une pipe dans un coin de la taverne, plongé dans un livre.

- Maître, je veux continuer à suivre votre enseignement. La soif de vengeance, la colère et ma puissance physique ne m’ont servi à rien. Il ne se passera pas un jour où je ne regretterai pas de ne pas avoir assisté à votre cours.

Le vieux Maître leva un sourcil et observa attentivement son apprenti et sa boisson.

- Très bien, sache qu’à partir d’aujourd’hui, tu ne me quitteras plus d’une semelle. Ensuite, je te présente toutes mes condoléances. Je ne veux pas que tu vives dans le regret, peut-être n’aurais-tu pas pu soigner la plaie mais bien l’empoissonnement si tu avais été là ce jour-là. Remercie plutôt le ciel que tu aies pu profiter d’une journée de plus avec elle.
De plus, elle a survécu bien plus longtemps au poison grâce à ton amour que ce qu’elle n’aurait survécu si j’étais resté à ses côtés avec toi.


C’est ainsi que commença son vrai apprentissage.
***

Drulion s’agenouilla près du paysan. La blessure était une coupure assez malpropre, il ôta la chemise du fermier et nettoya la plaie avec un peu d’eau. Malgré les cris de l’homme (on eût dit qu’il était torturé), le guérisseur continua sa besogne sans relever aucune insulte. Il sortit de son sac quelques plantes, qu’il broya avec un peu d’eau et même un peu de salive. Il appliqua le baume sur la plaie, ce qui fit hurler de douleur le paysan, qui perdit connaissance.

- Amenez-le dans son lit, il aura besoin de repos, et faites-le boire. Il a perdu beaucoup de sang.

Un des villageois s’approcha de l’homme inconscient et le toucha.

- Mais… Il est mort! Tu l’as tué, espèce de goinfre, je parie que tu es déjà imbibé d’alcool et que tu l’as empoisonné avec ta salive. Gros porc !

Le fils aîné de Drulion s’approcha et et commença à le secouer en criant.

- Papa, réveille-toi, Papa !


L’homme ne réagit pas, il ne restait qu’un corps inerte. Après quelques négociations, ils décidèrent de faire confiance au guérisseur, pour une journée de plus. Ils ne pouvaient le condamner dans le doute. Les villageois ramenèrent le corps du fermier dans sa maison et commencèrent à faire des rondes. Drulion, quant à lui retourna boire à l’auberge. Ils détestaient les blessures, cela lui rappelait de nombreux mauvais souvenirs.
Alors qu’il s’enfilait son cinquième pichet de vin et commençait à chanter des chansons grivoises avec les quelques voyageurs de passages, son étudiant entra dans l’auberge, apeuré.
Il demanda à son maître de venir le rejoindre dans sa chambre, pour parler en tête à tête. Ce qui déclencha une vague de rires gras dans la joyeuse assemblée.
Normalement Drulion aurait fait une blague sur la situation, mais il sentait quelque chose de grave amenait le jeune blond ici. Ils se rendirent donc tous les deux dans sa chambre.

- Maître, j’ai confiance en vous, mais mon frère pense que vous avez tué mon père. Et pas mal de villageois aussi. Il ne s’est toujours pas réveillé et on n’arrive pas à le faire boire. Il ne réagit même pas à la douleur.

- Mais c’est normal, il faudra quelques jours pour que ton père reprenne conscience.

- Je venais juste vous demander de partir, je m’occuperai de mon père, mais ils vont venir, ils en parlaient à l’instant. S’il vous plaît, écoutez-moi et partez.

- Je comprends, petit, et je te remercie de m’avoir prévenu. On ne peut raisonner des hommes en colère, je ne le sais que trop bien.


Le gros homme chauve commença à empaqueter ses affaires et sorti discrètement de l’auberge (non pas par la fenêtre car sa carrure l’en empêchait, ni en courant car il n’avait plus aucun entraînement physique) mais bien par la porte d’entrée, quand le patron eût le dos tourné. Il n’avait toujours pas payé sa note.



Lorsque les villageois en colère arrivèrent, le guérisseur était parti, évaporé. Un cheval de trait manquait aussi à l’appel. Le village envoya donc un émissaire pour publier un mandat d’arrêt contre ce Drulion Mede, qui avait tué un honnête paysan, devant témoins. En se faisant passer pour un guérisseur, qui plus est.
Le plus drôle fut lorsque le père se réveilla quatre jours plus tard. Indemne, sa blessure avait déjà commencé à cicatriser. Le village fêta cette heureuse nouvelle et Drulion, le paysan, paya l’ardoise de Drulion, le guérisseur.
Le village s’empressa aussitôt d’envoyer un deuxième émissaire intercepter le premier.
Description physique : Il est gros, chauve, a les yeux bleus et un visage rond, il est souvent mal rasé et dégage une odeur caractéristique de bière froide ou tiède mélangée à des herbes.
Description mentale : C'est un joyeux drille, en façade seulement. Il n'a toujours pas accepté la perte d'un être cher et regrette amèrement ses erreurs. Il possède de grandes connaissances intellectuelles et parle l'elfique et le langage des nains. Il apprécie d'ailleurs le sens de la fête chez les nains et les connaissances des elfes.

~~~~~

PS: Mon personnage omet volontairement que les bases de la bonne santé aussi, c'est de bien bouger !
PPS: SI quelqu'un a un avatar qui correspond à ma description, merci de me le dire Smile

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Nathanael
Espion de l'Arbre Blanc
Espion de l'Arbre Blanc
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Age : 28
Localisation : Pelargir
Rôle : Espion

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain
- -: 34 ans
- -:

Jeu 19 Mar 2015 - 18:31
Salutations,

et (re)bienvenue à toi ! Je trouve ton personnage tout à fait savoureux avec ses défauts qui dissimulent largement les grandes qualités (ou du moins, les connaissances). Une histoire qui me plaît bien, un personnage qui promet de riches rebondissements en RP.

Je valide donc ta fiche et t'invite à commencer le RP dès que tu le souhaites.
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