Aelyn

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Aelyn
Compagne du Vice-Roi du Rohan
Compagne du Vice-Roi du Rohan
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Nombre de messages : 319
Age : 27
Localisation : En Rohan
Rôle : Compagne du Vice-Roi du Riddermark - Guérisseuse

~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine - Rohirrim
- -: 26 ans
- -:

Dim 21 Fév 2010 - 13:56
Nom/Prénom : Aelyn (son prénom est la version "rohannisée" du mot elfique « aelin » signifiant « lac »…)
Âge : 25 ans
Sexe : Femme
Race : Humaine - Rohirrim
Particularité : Veuve et mère de 2 enfants ; une grande cicatrice dans le dos.
Famille :
• Père : Windhelm, 48 ans ; Mère : Mewyn, 46 ans ; Tante : Elwyn, 48 ans.
• Frère : Eoden, 21 ans ; Sœur : Elda, 18 ans ; Cousin : Fengel, 28 ans.
• Fils : Eofyr (cheval de feu), 7 ans et Eogast (esprit du cheval), 7 ans.

Arbre généalogique familial :
Spoiler:
 

Alignement : Bon
Rôle : Guérisseuse itinérante (ou plutôt semi itinérante)

Équipement :
- Quelques pièces d’or
- Une dague ancienne et ouvragée qui appartiens à sa famille côté maternelle depuis 5 générations, qui se transmet de mère en fille.
- Une besace remplie de feuilles séchées, de poudres et de liquides enfermés dans des boites en bois, des flacons en verre ou des récipients en fer.
- Collier de facture naine, une petite émeraude sertie d’argent, offert par son époux à leur mariage.
- Longue ficelle de cuir porté en collier retenant une clé.
Possession :
- Une maison à Aldburg
- Un chariot
- Les objets personnels de son époux rangés dans un coffre sous clé ainsi qu’Hildymen (hymne de guerre) l’épée d’Hengest.
- 3 chevaux :
o Híril (Dame en sidarin), une jument, baie cerise, pure race du Rohan.
o Heolstor (Ténèbre en rohirric), un étalon de guerre, noir crins lavés, pure race du Rohan.
o Mægen (Force en rohirric) un cheval de trait alezan d’ascendance inconnue.

Description physique : Aelyn est une jeune femme au port droit, presque noble, et à la démarche assurée et gracieuse qu’il est rare de trouver chez les gens du peuple. Le sang du Rohan coule dans ses veines de façon presque ostentatoire. Elle possède une belle chevelure ondulante et dorée et, à en croire les dires de son époux, ses yeux seraient « deux magnifiques émeraudes des plus pures, volé au trésor d’un seigneur nain ». Pour le reste ce n’est cependant pas une femme au physique exceptionnel. Elle est jolie mais trop « ordinaire » pour être vraiment qualifiée de belle. Sa peau a gardé une blancheur étonnante malgré les travaux sous le soleil. La jeune femme a de grands yeux expressifs, un nez droit, des lèvres pleines et une petite fossette quand elle sourit. Son corps est fin, aux courbes arrondies et, malgré tout, peu marqué par la grossesse. Elle porte une grande cicatrice de brûlure dans le dos qui va de ses omoplates à ses reins. Mais personne ne peut voir cette marque, cachée sous les habits en lin et en laine, confortables pour voyager et monter à cheval, qu’elle porte.
Elle sait se battre, c’est un fait, du moins elle sait se défendre. Elle n’ai pas experte mais connaît les astuces pour rester en vie face aux habituels agresseurs devant lesquels elle pourrait se retrouver : voleurs, bandits…

Description mentale : Aelyn est une femme du Rohan et a, par son sang et celui de ses ancêtres, hérité de la fierté, du sens de l’honneur et de l’indépendance des Rohirrims. Elle possède un caractère fort qu’elle ne dévoile pourtant qu’en de rares occasions. Autrement elle fait preuve d’une douceur et d’une tendresse sans limite, ainsi que du patience quasi elfique. Très maternelle et protectrice, elle fait passer sa famille par-dessus tout. Juste après vient son pays et elle lui offre autant qu’elle peut. Ce n’est pas pour autant une sainte femme sans défaut. Par pure fierté elle est capable de refuser toute aide et tout soutien, d’où qu’il vienne. Lorsqu’elle se fixe un but, inutile de s’y opposer sans avoir de très solides arguments car elle est têtue et déterminée. Aelyn parle le Rohirric et le Westron (la Langue Commune), évidement, mais elle connaît également quelques politesses et « phrases type » en elfique. Bien qu’elle sache lire et écrire, elle n’a pas souvent accès aux livres ainsi elle a développé une excellente mémoire pour palier à ce handicap. Elle est également bonne cuisinière et une guérisseuse de talent.

Histoire :
         Il y a deux histoires dans l’Histoire ; Celle avec un grand H où les grands faits et les héros s’entrecroisent pour former tout ce qui rend un peuple grand et fier, tous ce qui fait rêver les enfants et grave la roche et les coeurs… Et puis il y a la vie sans fioriture des gens comme moi, qui ne nous sommes illustrés par aucun faits d’armes, ni aucune sagesse restée célèbre. Mais nous somme l’âme de l’Histoire, celle qui justifie tous les combats.
         Je suis une Eorling, fille d’un peuple fier et farouche, descendant des Éothéod, qui jamais ne ployèrent l’échine face à l’ennemi. Je suis du peuple des chevaux dont les héros et les rois ne furent jamais oubliés.

         Mon nom est Aelyn, fille de Windhelm, capitaine de la Marche Est, et de Mewyn, éleveuse de chevaux. Que dire de ma vie qui n’est ni héroïque ni extraordinaire ?
         Je suis née un après-midi d’automne 274, frais et ensoleillé, au « Souffle des Mearas », le haras de Mewyn. Ma mère et sa sœur, Elwyn, étaient seules dans la demeure familiale, construite dans les plaines de l’Eastfold, car mon père était parti à je ne sais quelle mission importante qui le retenait si souvent loin de nous, protégeant les paysans du Rohan contre les bandits trop téméraires ou les ennemis toujours présents. L’accouchement fut rapide et sans complication et, à peine née et lavée, je reposais sur le sein de ma mère, savourant sa chaleur et les battements de son cœur. Je fus nommée selon le désir de celle-ci, fascinée, d’une certaine façon, par la langue des elfes bien qu’elle n’en connaissait que peu de mots. Mon père rentra quelques temps plus tard pour enfin rencontrer l’enfant de son sang et de sa chair. Ô, bien sûr, comme tout les hommes il aurait préféré, comme premier né, un fils à qui il apprendrait l’art de la bataille et le sens de l’honneur, mais c’était un père aimant bien que régulièrement absent.
         4 ans plus tard, ma mère mis au monde un deuxième enfant, un garçon qui fut nommé Eoden. La seule différence notable avec ma propre naissance fut la présence de mon père qui avait délégué son rôle pour quelques jours. La venue au monde de cet héritier mâle fut fêtée comme il se devait et Windhelm, fier combattant, pouvait entrevoir son rêve d’élever un futur guerrier fort de ses ancêtres et de son sang. Pour ma part, ce premier frère fut pour moi synonyme de joie et jamais je ne cultivai de jalousie à son égard.

         Le premier incident notable qui marqua ma vie se produisit l’année de mes 7 ans. Ma mère était enceinte de 6 mois et mon pauvre Eoden était alité, malade et contagieux. On m’envoya donc chez ma tante Elwyn afin d’y être protégée de la maladie le temps du rétablissement de mon frère. Je n’étais pas seule malgré les absences de ma tante qui, veuve depuis deux ans, devait travailler auprès du guérisseur du village pour nourrir sa famille. En effet je fis plus ample connaissance avec Fengel, mon cousin de 3 ans mon aîné que je n’avais pas vu depuis bien des saisons. Ses parents, en lui donnant un nom a si noble signification (seigneur, roi, prince), pensait sans doute qu’il acquérrait nombres de qualités qui en ferait un grand homme… mais force était de constater que la mort de son père et le manque d’autorité maternelle en avait fait un garnement désobéissant et sans cesse fourré dans de sales situations. Je l’appris de nombreuses fois à mes dépends durant les quelques mois qui me maintenaient éloignés de ma famille, car, évidement, j’y étais entraînée plus ou moins contre mon gré.
         L’exemple le plus significatif me marqua à vie autant physiquement que mentalement. Il avait décidés que nous devions rentrer en douce dans une partie de l’officine du patron d’Elwyn qui nous était interdite, la pièce où le vieil homme préparait ses remèdes. Il ne mit pas très longtemps à me convaincre de le suivre : la curiosité et la peur de passer pour une couarde me décida bien vite. Assis dans un coin de la pièce nous avions attendus le bon moment pour nous faufiler à l’insu des adultes. Jamais je n’avais vu de ma courte vie autant de choses accumulées dans une même pièce : des flacons et divers récipients s’amoncelaient sur les étagères avec une organisations que je ne comprenais guère, nombres de plantes séchées pendaient la tête en bas, accrochées aux poutres qui soutenaient la bâtisse, et tout près de la cheminée où le feu brûlait vif, une marmite de fer contenant un liquide ambré reposait bien au chaud. Bien trop longtemps nous avons déambulés entre les tables et les étagères de la pièce mal éclairée. Lorsque Elwyn entra elle aussi dans la pièce, nous nous retrouvâmes piégés dans notre bêtise. Fengel, tentant malgré tout de fuir la fureur de sa mère sauta d’un côté, me poussant de l’autre. La violence de ce geste me propulsa à terre, contre la marmite, provoquant une vague qui déversa le liquide brûlant sur mon dos. Mes souvenirs de ses quelques secondes s’arrêtent brutalement, j’avais perdu connaissance.
         Je me réveillai plus tard, allongée sur le ventre, une douleur atroce partait de mon dos pour se répandre comme le feu à tous les membres. Le vieux guérisseur passait pourtant une pommade glacée sur la chair cloquée et rougie des omoplates jusqu’à mes reins. Pendant de nombreux jours chaque mouvement me coûtait mais je savais que les bons soins du vieillard rendaient mon calvaire moins terrible. C’est de cet incident, il me semble, que me vint cette envie de devenir moi-même guérisseuse, vocation qui jamais ne me quitta.

        Je fus renvoyée chez moi très vite après ça, avec, en main, une longue lettre d’excuses que ma tante adressait à mes parents. Eoden étant toujours malade, je restais le plus souvent possible à l’extérieur, dans les enclos ou dans les écuries, et dormait dans la chambre de mes parents, au côté de ma mère si mon père était absent. Lorsque Eoden fut guérit je pu retourner dans notre chambre… juste à temps car le bébé arriva peu de temps après et mes nuits en auraient été bien agitées.
         Ma petite sœur, Elda, naquit prématurée et faillit mourir plus d’une fois. Sa robustesse lui accorda pourtant la vie, minuscule être si fort et si fragile à la fois. Je me rappelle m’être extasiée devant les yeux bleus comme le ciel et les cheveux semblables au soleil. Mon père s’est longtemps vanté d’avoir engendré des enfants si clairement Rohirrims : blonds, fort et fier.

           J’avais presque 9 ans lorsque débuta la « Campagne du Rohan » et c’est aussi la première fois que je vis à quoi ressemblait un orc. Cette vision hanta mes cauchemars d’enfants de nombreuses années. Mon père était partit combattre l’ennemi et je ne me souviens plus de quel stratagème j’avais usé pour échapper à la vigilance de ma mère, quitter la maison familiale et rejoint une harde de nos chevaux dans les prairies. Sans doute mon frère ou ma jeune sœur jouèrent un rôle dans cette affaire. J’avais chevauché Mithril, le cheval de ma mère pour atteindre le troupeau, où, Mewyn me l’avait annoncé quelques jours plus tôt, un poulain juste né m’était réservé. Cette curiosité et mon impatience auraient pu me coûter la vie. J’étais toujours perchée sur le dos de Mithril lorsque, à une dizaine de mètres à peine, apparu de derrière un renfoncement de terrain un être hideux titubant vers le nord. Sans doute, sa horde avait-elle été exterminée en traversant le pays et que, par je ne sais quel miracle, il avait réussi à arriver aussi loin dans les terres du Rohan. La harde des chevaux pris alors peur de cet intrus et s’enfuit au galop, je fis de même, lançant Mithril à pleine vitesse jusqu’à atteindre la maison. La peur avait saisit mes tripes et il me fallut quelques heures avant de pouvoir raconter à ma mère ce qui se passait. Elle envoya immédiatement un garçon d’écurie prévenir l’incident. Un mois plus tard Edoras tomba et mon père combattit au Gouffre de Helm. Je me souviens du soulagement de ma mère lorsqu’il rentra enfin à la maison, fatigué et blessé mais en vie, deux jours avant mon anniversaire.

          La guerre revenait sans cesse briser la paix de notre foyer et souvent je voyais partir mon père, si fier dans son armure, sans savoir si je le reverrai un jour. Les batailles et les ennemis sans cesse me privaient de sa présence. En 287, en 288… mais aussi ses devoirs envers le roi et la Marche bien que ces absences-là ne nous causaient pas tant de soucis. Eoden cultivait le rêve du lui ressembler et m’entraînait dans de long duel où les branches faisaient office d’épées et les seaux de boucliers. Nous en revenions sales de s’être roulés par terre, couverts de bleus et pourtant riant aux éclats. Puis il s’entraîna plus sérieusement et, chaque fois que Windhelm était de retour, en profitait pour apprendre de nouvelles passes d’arme et de nouveaux mouvements. Quand à Elda, elle grandissait, s’affirmait et devenait assoiffée de faire ses preuves. Quand à moi, j’étais animée d’une autre soif : celle d’apprendre.
         A l’âge de 14 ans je fus envoyée chez ma tante de nouveau, mais cette fois pour apprendre le métier de guérisseuse. En effet, après s’être remariée à un officier de la Marche Royal, Elwyn s’était installée à Edoras et y exerçait ses talents de guérison dans la capitale. Mon cousin Fengel était, lui, devenu l’écuyer de son beau-père, et il ne tarda pas à être promu cavalier du Riddermark. J’étudia pendant deux ans le métier que j’avais choisi, passant des jours et des nuits entières à apprendre par cœur le nom des plantes qui soignent et celles qui tuent, les poisons et les remèdes, les blessures et les gestes de soins… tout ce que je devais savoir. Je ne m’accordais que très peu de temps de loisirs et sortais rarement de chez ma tante.
         Ce fut pourtant durant l’une de ces rares sorties que je rencontra Hengest. C’était l’un des amis de Fengel, qui est devenu un cavalier en même temps que lui, à peine plus âgé que moi. A ce moment je ne le savais pas encore mais ce jeune Rohirrim à la chevelure blond-rousse allait devenir mon époux. Nous nous sommes mariés l’année même de mes 16 ans. Et lorsque j’eus terminée mon apprentissage auprès d’Elwyn j’étais enceinte et j’aspirais à retrouver les plaines qui m’avaient vu grandir. Je dû longtemps discuter avec Hengest, argumentant toujours plus pour que l’on s’installe un peu plus loin de la ville, mettant en avant mon envie d’aider les gens qui étaient isolés dans la campagne, lui, rétorquait avec le manque de compagnons de jeux pour l’enfant à naître, je souriais car ma tante m’avait annoncé des jumeaux. Mais il partit en guerre avant d’avoir cédé, le Rohan venait en aide à ses alliés.
          Son retour sain et sauf avait été pour moi une évidence à cette époque et je m’étais à peine fait du soucis durant son absence. Cette confiance totale que j’avais en le destin était inébranlable, le père de mes enfants ne pouvait pas tomber au combat. Désormais je me rends compte de ma bêtise. Heureusement il me revint en vie, bien que fort marqué psychologiquement par ce qu’il venait de vivre, sa première bataille et le premier sang qu’il versa. Patiemment, j’ai entrepris de le faire revenir au présent alors que les cauchemars troublaient nos nuits et il repris sur lui bien vite, son sang de guerrier ne lui laissant pas la possibilité de ressasser les actions passées. Je mis mes enfants au monde peu de temps après. Deux garçons. Mon premier fils fut nommé Eofyr car il semblait avoir hérité de la chevelure de son père et ses cris de nourrissons présageaient un tempérament flamboyant. Le second  nous lui donnâmes le nom d’Eogast, il était l’opposé de son jumeau et restait calme même lorsque son frère faisait entendre sa voix. Des faux jumeaux car il n’y avait pas qu’en caractère que mes garçons étaient dissemblables.
         Hengest fini par me persuader de rester à Edoras. J’entra donc de nouveau au service de ma tante en temps qu’assistante cette fois-ci, pratiquant mon art dans la capital et ses proches alentours. Mais les temps sombres approchaient à grands pas.
         Mes garçons avaient à peine 1 ans lorsque la nécessité poussa le roi à se retrancher au Gouffre de Helm. Les Haradrims étaient à nos portes. Pour la première fois, alors que j’étais avec les femmes et les enfants dans les grottes, je craignais pour la vie de mon époux. Peur viscérale de perdre l’homme que j’aimais. Mais pas seulement lui, parmi les combattant il y avait également mon père, Fengel et son beau-père que j’avais appris à apprécier également. Finalement mon angoisse ne se concrétisa pas et tous revinrent du combat saufs après la victoire.

         Hengest décida finalement qu’Edoras était une ville bien trop risquée pour moi et les enfants et décida que nous irions nous installer à Aldburg. Ce fut fait et le mois suivant nous emménagions dans une maison à l’intérieur des murs de la forteresse. J’y pris rapidement mes habitudes et, ne pouvant me contenter des malades de la cité j’entrepris de me consacrer également aux populations environnantes, dans les prairies où les petits villages ne comptaient pas de guérisseurs. Ma mère pu me fournir des chevaux, Híril et Mægen, et un chariot dans lequel je pouvais entreposer mes remèdes et transporter mes enfants quand je partais plusieurs jours. Mais la guerre grondait toujours et les Suderons semblaient ne pas vouloir s’arrêter là. Les mois que je passai au côté de mon mari et de mes enfants s’avéraient être le calme avant la tempête.

         Vint le mois de mars 294, aux jours maudits. Une grande bataille se préparait, on la nommait déjà comme la plus grande bataille de notre temps. Les hommes se préparaient de toutes parts à ces journées décisives pour l’avenir de la Terre du Milieu. Quelques jours avant la bataille je dû dire au revoir à tout ceux que j’aimais : mon époux, mon père, mon frère également qui, pour la première fois, partait en guerre (en temps qu’écuyer seulement ainsi il ne participa pas aux combats), mon cousin aussi même si son air suffisant et sûr de lui m’agaçait au plus haut point. Je me souviens de ce jour comme s’il avait eut lieu hier. Hengest harnachait Heolstor, son étalon, dans les écuries quand je l’ai revu avant son départ. Il était inquiet, fébrile et à la fois impatient. Il avait fait ses adieux à Eofyr et Eogast, leur jurant de revenir au plus vite, et était sorti. J’ai dû attendre un peu avant de le suivre, de peur que mes émotions me submergent et que le dernier souvenir qu’il ait de moi avant la bataille fut une pauvre femme en pleurs, cela il en était hors de question ! Je me rappelle chaque mot de notre conversation, les mots de conseils, ceux d’amour, ceux qui faisaient des promesses… Puis il partit au galop dans les plaines, rejoindre son éored et se battre pour le Rohan et le Roi, pour sa famille et sa terre.

         Les jours passèrent sans nouvelle alors que le temps semblait arrêté dans le pays déserté par les hommes. Seules de vagues rumeurs annonçait le déroulement des combats. J’étais sortie dans les plaines ce jour-là, marchant aux côté d’Híril après une chevauchée d’une heure, le lendemain de ce qui avait été la victoire des Peuples libres sur les Suderons et leur dragon, mais dont j’ignorais les faits. Le silence fut alors troublé par le galop soutenu caractéristique des chevaux du Rohan. Au moment où mon regard se porta dans cette direction je reconnus l’étalon sans cavalier qui fonçait vers moi : Heolstor ! Il n’y avait aucune erreur possible : sa robe si caractéristique, l’étoile qui ornait sa tête et le harnachement entier… Aucun doute, il s’agissait bien du cheval d’Hengest. Le tissu autour de la selle était imbibé de sang séché et l’animal était recouvert de profondes coupures sur les flancs et la croupe. L’horrible pressentiment qui m’avait harcelé ces derniers jours refit surface avec une violence qui fit se dérober mes jambes. Pourquoi Heolstor revenait-il seul ? C’était un cheval dressé pour la guerre, qui n’aurait jamais abandonné son cavalier sur le champ de bataille ? Comment était-ce possible qu’Hengest est renoncé à sa monture en plein combat ? Tant de questions sans réponse… ou plutôt avec une réponse que je refusais d’envisager. Hélas, le destin s’est joué de moi et de mon bonheur. Peu de temps après, mon père revint au pays. Il passa dans le Fold, seul…  Il était passé me voir en premier lieu, renvoyant Eoden au haras. Il savait que la nouvelle dont il était porteur serait un coup terrible. Hengest était tombé, transpercé par les traits des Haradrims.
         Je n’ai aucun souvenir des semaines qui suivirent, une succession de jours et de nuits flous et bourdonnants. Je ne me souviens que de brides de l’enterrement, du visage blanc et froid comme le marbre de celui qui avait apporté tant de chaleur dans ma vie et des condoléances marmonnées… J’appris durant cette même journée que Fengel avait perdu un bras dans la bataille en tentant de le secourir.
         Pour mes garçons je repris le dessus sur les doutes et la peine, bien décidée à me montrer forte comme mon sang me le dictait. La vie est ainsi faite, le temps ne peut s’arrêter pour les personnes en deuil.

         Un an plus tard je reçu une étrange visite. Un homme inconnu vint frapper à ma porte, portant un paquet à mon intention. Sans même se présenter il me tendit son colis en précisant simplement : « Il semblerait que ceci vous appartienne… ». Quand je défis les liens et écarta les pans de tissus qui la recouvraient, je découvris, sous le choc, Hildymen, l’épée d’Hengest que je croyais perdue dans les terres glaciales du Nord. Exigeant des explications à mon invité peu bavard, il m’expliqua qu’il avait combattu au côté de mon époux durant la Grande Bataille et qu’il avait récemment retrouvé sa lame sur l’étal d’un revendeur d’armes dans le Harad. Il était venu la rendre à son légitime propriétaire et, puisque sa tombe était scellée, elle me revenait de droit. Puis il partit sans un mot de plus, me laissant seule avec mes souvenirs. Je savais déjà qui de mes fils brandirait cette lame dans quelques années pour défendre le Rohan.
         Durant tout ce temps ils ont grandit et chacun a développé son caractère. Eofyr est la copie de son père tant physiquement que mentalement, sauf peut-être ses cheveux plus ondulant. Eogast, quant à lui, ressemblait à mon côté de la famille, plus semblable à Eoden et Windhelm qu’à Hengest. Pour ma part j’ai fini par faire mon deuil et je vis dans la joie de voir mes fils grandir et s’épanouir.



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PNJs associés


Eofyr
Prénom : Eofyr
Âge : 7 ans
Description physique : Le premier des jumeaux d’Aelyn est le plus fort et le plus solide des deux garçons. Malgré son visage d’enfant encore rond, il a les airs d’un homme. Il ressemble traits pour traits à son père. Un nez légèrement retroussé, un sourire volontaire, des yeux gris sombre et des cheveux blond-roux. La seule chose qu’il ait héritée de sa mère est les boucles de sa chevelure. Sa peau est souvent couverte de bleus et de petites plaies causées par les nombreuses bagarres auxquelles il participe ou par des fanfaronnades ayant mal tournée.
Description mentale : Là aussi il est le portrait craché de son père. Farouche et téméraire, c’est un fonceur. Il ne fait pas vraiment preuve de sagesse et se retrouve souvent embourbé dans des situations impossible. Ce n’est pas le plus obéissant des fils mais, par amour pour sa mère, il cherche à étouffer ses bêtises et en éviter les retomber. Il admire les cavaliers de la Marche et aspire à devenir un des soldats les plus redoutés du Riddermark ou même, qui sait, un Maréchal. Son ambition sur ce point est sans limite. Il rêve du jour où il brandira Hildymen, l’épée de son père, sur un champ de bataille face aux ennemis du Rohan… comme dans les histoires des temps anciens que lui conte sa mère.

*****


Eogast
Prénom : Eogast
Âge : 7 ans
Description physique : Des jumeaux, il est le plus grand et le plus mince. Il a le visage plus fin, des yeux bleu-vert et des cheveux blonds d’or pur. La ressemblance avec son oncle Eoden et son grand-père Windhelm dans leur enfance lui fait revendiquer la partie maternelle de sa famille. Son air espiègle et mystérieux lui attire la sympathie de toutes les voisines. Son corps et son visage sont si expressifs qu’il sait jouer de la comédie sur tous les tons. Il dégage cette aura de calme et de paix qui met tout de suite à l’aise.
Description mentale : Il est aussi calme que son frère est bagarreur. Loin d’être aussi courageux, il a cependant un grand sang-froid et une grande maîtrise de lui, rare pour un enfant de son âge. Il est né pour l’érudition et c’est sa soif de savoir qui le guide. Il parle bien mieux le sindarin que sa mère et sa connaissance du monde est plus vaste encore. Eogast a cette faculté d’enregistrer tout ce qu’il entend pour ensuite s’en souvenir à l’heure propice. S’il ne comprend pas ce qu’il entend il demande une explication jusqu’à ce que tout soit clair et s’agence dans son esprit. Il connaît les coutumes des autres peuples et discute avec les voyageurs de passage malgré les interdictions et les avertissements répétés d’Aelyn. C’est quelqu’un de foncièrement doux qui peux se révéler, à l’occasion, extrêmement buté.



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Comment trouves-tu le forum ? : J’attends de jouer pour confirmer mais jusque là je le trouve très bien ^^. Je préciserai que lorsque je l’ai trouvé j’ai crié Alléluia tant j’étais heureuse de trouver un forum SDA sans 10 Aragorn et 12 Legolas Very Happy
Comment as-tu connu le forum ? : Les conseils d’un ami suivit par une recherche sur Google et les annuaires de forum.


Dernière édition par Aelyn le Sam 17 Jan 2015 - 19:09, édité 6 fois
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Sirion Ibn-Lahad
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~ GRIMOIRE ~
- -: Homme du Sud (Khand)
- -: 34 ans
- -:

Dim 21 Fév 2010 - 16:21
Voilà une fiche que j'aime lire ! Very Happy

Bienvenue sur MT Aelyn.

Au regard de ta présentation, je ne vois rien à redire. Histoire détaillée et bien faite, quelques ajouts personnels à ta fiche tout à fait pertinents comme la composition de ta famille.
Descriptions physiques et mentales très satisfaisantes aussi.

Je vois rien à corriger de mes yeux de Rouche.

Fiche validée à moins qu'un Staffeux ait quelque chose à dire Wink




« Œil pour œil, dent pour dent. »
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Aelyn
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~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine - Rohirrim
- -: 26 ans
- -:

Dim 21 Fév 2010 - 16:31
Merci beaucoup. Je suis heureuse que tu ais apprécié la lecture ^^.
J’attends donc de connaître les autres avis avant de me lancer dans le RP.



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Hadhod Croix-de-Fer
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~ GRIMOIRE ~
- -: Nain de la Maison des Sigin-tarâg.
- -: 189 ans.
- -:

Dim 21 Fév 2010 - 17:19
Un style très agréable à lire, de solides connaissances dans l'univers de Tolkien (notamment concernant les langues), et une belle longueur! La fiche est complète, détaillée; l'histoire est bien ficelée et concorde parfaitement avec le background du forum... Bref, ça fait plaisir de voir un travail de cette qualité.

Bravo, Aelyn!




The Half Cop
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Aelyn
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~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine - Rohirrim
- -: 26 ans
- -:

Dim 21 Fév 2010 - 20:29
Merci beaucoup, ça me fait vraiment plaisir de voir que ma fiche est appréciée Smile

Terre du Milieu, me voilà ! Very Happy



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Aelyn
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~ GRIMOIRE ~
- -: Humaine - Rohirrim
- -: 26 ans
- -:

Dim 21 Sep 2014 - 19:20
Ajout à la fiche : arbre généalogique.

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