Le Manoir des Bellamy.

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Denam
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Mer 18 Mai 2011 - 11:19
Denam pénétra alors dans la propriété ancestrale de sa famille, précédé par l'un des valets, Elành, qui s'était hâté de le couvrir d'une lourde couverture d'ours, de peur qu'il attrape froid. Il ouvrait la marche, éclairant les pavés au lointain. Elành referma avec soin l'imposant portail parcouru par de multitudes de courbes d'or qui s'entrelaçaient entre elles, s'achevant en un enchevêtrement de feuilles semblables à celles que l'on peut trouver dans la Lorien. Toutes ces ramures semblaient indiquer la présence d'un insignifiant arbre argenté au centre, indiquant bien que la famille des Bellamy était un vassal du roi Méphisto. Au sommet du grand portail, trônait leurs armoiries où l'on pouvait voir un faucon posé sur une ancre, preuve que les Bellamy avaient été autrefois de grands navigateurs. En effet, l'un d'eux s'était même illustré en tant qu'amiral des flottes royales. Deux grands lions de pierre étaient placés à chaque extrémités du portail. Les autres barreaux protégeant l'accès au jardin était simplement peints de noir, pour éviter les grandes dépenses : en effet, la famille avait essuyé de nombreux revers économiques au fil des années, mais tout semblait être rentré dans l'ordre ; d'ailleurs Pànel, le père de Denam, songeait fortement à remplacer la clôture.


Denam parcouru le jardin du regard, une fois entré dedans. Combien de fois avaient-ils pu, lui et son frère jumeau, dévaler l'allée d'arbustes qui menaient au manoir ? Combien de baraquements avaient-ils érigés dans les hauteurs du pommier situé sur l'aile droite, et du cerisier sur l'aile gauche ? Combien de temps avaient-ils passés à étudier sur les bancs de pierre bordant les diverses limites de la propriété ? Combien de statues avaient-ils utilisées comme compagnon de jeu ? Il soupira de déception. Son frère le manquait et il ne pourrait peut-être plus jamais le revoir, plus jamais courir après lui, jouer aux généraux ou avec les innombrables rapaces qui logeaient dans la fauconnerie, aménagée dans une des ailes du manoir. Il se rappelait encore de la dernière fois où ils y jouaient.


Ils avaient alors échappés à la surveillance de leur mère et s'y 'étaient cachés, ignorant tant bien que mal la fiente et le huissement de cette horde de rapaces, jusqu'à ce que leur père les en délogent. Pànel l'avait fait construire à l'écart de leurs appartements privés, craignant que le bruit et l'odeur n'altèrent au charme que dégageait leur maison. Il fallait alors sortir de cette enclave et franchir un escalier de pierre pour accéder dans le salon, la seule véritable issue.

Le salon était sans l'ombre d'un doute la plus grande pièce du manoir ; elle mesurait environ deux cent pieds de larges et cent vingt pieds de long. Il était utilisé lors des réceptions et se transformait volontiers en salle à manger lorsque la famille était réunie au grand complet, faute de place. Il accédait aux cuisines et à la salle d'entrée. Enam et Denam n'avaient jamais pénétrés officiellement dans la cuisine, mais s'y étaient introduis à de nombreuses reprises, la nuit en douce, pour pouvoir vider le garde-manger. Le hall (?) d'entrée accueillait un large escalier qui se séparait en deux, plus petits, donnant sur chacune des ailes du manoir.



(comment ça j'exagère ? Mr. Green)

Au premier étage, sur l'aile droite demeurait de nombreuses chambres à coucher, notamment pour les enfants de la famille, mais aussi pour certains invités. Une pièce spécialisée dans les ablutions s'ajoutait à ce panel de salles.
C'était sur l'aile gauche que leurs parents couchaient. Une pièce faisant office de bureau pour Pànel, lorsque les aléas de la vie ne lui permettaient pas de travailler au palais.
Les couloirs étaient extrêmement étroits mais cela n'empêcha pas Alena d'y ajouter nombres de statues et de tapisseries, ce qui obligeait les Bellamy et leur valets à parfois glisser sur le coté pour pouvoir passer.

Au dernier étage résidaient les valets et les serviteurs, au nombre de cinq : un jardinier, une cuisinière, un palefrenier, un majordome et une gouvernante.

En vérité, le manoir était plus petit que l'on pourrait l'imaginer, si l'un des résidents était amené à le décrire, car il se trouvait dans les hauteurs de Minas Tirith : ils ne disposaient donc que de très peu de places.



[à compléter dans un futur proche...]





Dernière édition par Denam le Jeu 19 Mai 2011 - 21:36, édité 1 fois
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Denam
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Mer 18 Mai 2011 - 14:27
Pànel, Seigneur du Gondor.


Alors que l'esprit de Denam vagabondait dans les diverses pièces du manoir et que le corps, quant à lui demeurait bêtement dans le hall d'entrée, un léger toussotement retentit, interrompant les rêveries du jeune homme. Devant lui se dressait Pànel Bellamy, seul maître à bord. Il possédait une longue chevelure noire de jais striée de gris, une barbe fine et la moustache que portait les riches aristocrates à la Cour. Grand, plutôt bien bâti, il ne souffrait pas de ce surpoids qui atteignait tant de nobles à cet âge avancé, qui passaient leur temps à s'empiffrer et gaver cette inépuisable bedaine de bière. Sous ses sourcils touffus se tapissaient une paire d'yeux implacables qui remettaient souvent à leur place les plus impromptus, à commencer par ses enfants. Il était encore habillé à cette heure tardive et avait laissé reposer dans son fourreau sa précieuse rapière auquel il vouait un amour démesuré car elle alliait précision avec rapidité et résistance avec magnificence. Contrairement à ses jeunes fils, il maniait plutôt bien l'épée, ayant étudié auprès des plus grands.

Il tourna autour de son fils, comme s'il inspectait un cheval qu'il cherchait à acheter, huma le doux parfum alcoolisé qui émanait de lui et le repoussa lentement d'un air dégouté avant de prendre la parole ; Pànel était tout sauf un idiot.

" - Dans quelle taverne es-tu allé, cette fois-ci, mmh ?

Denam se confondit en excuses.

- Père, je vous assure que...

- Tais-toi. "


Il émit un de ses légendaires soupirs, ces soupirs qui résonnait désagréablement aux oreilles de sa famille.

- J'aimerai tant que vous prouviez un peu un tant soit peu votre valeur, toi et ton frère. Ta soeur va se marier avec Miliek, elle, il sourit, elle fait la fierté de la famille.

- Comment ? Miliek ?! Mais ce n'est qu'un sale rat arrogant qui passe plus de temps à se pavaner au palais qu'à se montrer utile ! protesta Denam, qui se rappelait avoir déjà eu affaire à cet idiot homme, dans le passé.

- Un sale rat descendant d'une lignée de nobles extrêmement riches et puissants. Quant à ce qu'il fait, il me semble que tu ne puis rien dire, du fait de tes éternelles promenades entre égout, boue et filou ! rétorqua son père. Ils se marieront quoi que tu dises ou que tu fasses.

Il fronça les sourcils, intimant ainsi à son fils de se taire. La volonté de Denam et son caractère impétueux ne pouvait avoir raison des regards impitoyables que lui lançait son père, tel la foudre fondant sur une pauvre bête. Pànel fouilla dans une des poches intérieures de sa veste et en sorti un pli. Il le déplia lentement en annonçant :

" - Mais j'ai là peut-être quelque chose pour prouver ta valeur.

L'interessé ouvrit grand ses deux oreilles, toute son attention rivée sur la lettre.

L'Emir du Harondor aurait mystérieusement disparu. Nous - le Palais, avons reçu des informations qui se divergent autant les unes que les autres. De plus, nous sommes à penser qu'un important rassemblement se fait encore plus au Sud. Y envoyer des militaires serait trop risqué ; tout le monde sait différencier un soldat du gondor d'un citadin, déguisé ou non.

Il s'humidifia les lèvres avant de reprendre :

C'est pourquoi nous avons pensé à y envoyer des civils à qui l'on peut faire un minimum confiance. Ce n'est pas une tâche sans importance, cette fois-ci, Denam. Il ne faut pas prendre tout cela à la légère. Seul quelques esprits supérieurs et certains membres de la noblesse pourraient se voir confier une mission d'une telle ampleur.

Pànel jaugea son fils de la tête au pied.

Il va te falloir de nouveaux habits, plus discrets, peut-être, de même pour ta lame. Tu as laissé ton armuraille en Ithilien, je présume ?

Denam acquiesca.

Et trouves-toi un cheval, le Harondor, ce n'est pas la porte à coté.

- Bien, père. Il fit mine de s'incliner et de partir se coucher.

Pànel balaya sa remarque de la main et l'arrêta avant qu'il ne quitte la pièce.

- En fait il serait mieux que tu ne retournes pas descendre en ville. Notre majordome, Mégard s'en occupera. Je lui donnerai ton revenu du mois.
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Sighild Baldrick
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Lun 30 Mai 2011 - 19:12
Trois mois s’étaient écoulés depuis la quête elfique dans les Montagnes Grises. Le peuple des elfes fut vainqueur de ce combat qui l’opposait aux gobelins. La mission de Sighild fut accomplie : elle avait porté assistance à ses confrères grâce à sa connaissance en magie. Cependant, la sang mêlée apprit de ses erreurs. La pierre de Lune était certes un très bon professeur mais cela ne suffisait pas. Son esprit devait être plus résistant et ses connaissances beaucoup plus développées.
En quittant la troupe des elfes, l’apprentie mage remit une lettre écrit de sa main au soldat qui l’avait protégé. Ce dernier retournait à Fondcombe, il croiserait les parents de cette dernière et pourrait ainsi leur remettre. Dans cette lettre, la belle expliquait tout le périple qu’elle venait de vivre, ainsi que les émotions qu’elle ressentit. Entre ces lignes, ses parents purent lire une certaine sagesse, Elwing ne supportait pas de voir ses confrères mourir ; de tuer des êtres vivants mais elle n’en avait pas le choix. A la fin de cette lettre, la belle leur avait écrit qu’elle devait encore accomplir bon nombre de voyages pour devenir une grande mage mais qu’ils ne devaient pas s’inquiéter pour elle.

*****


Un ciel étoilé recouvrait la Cité Blanche. Le climat était relativement calme et doux. Du feu sortait des chaumières, on pouvait entendre les ambiances festives qui provenaient des rues. Le peuple de Minas Tirith vivait en paix, il profitait de chaque instant présent, conscient que les lendemains pouvaient être difficiles.

La bibliothèque de cette cité était un endroit merveilleux. Le lieu des connaissances renfermaient toute sorte d’écrits plus passionnants les uns que les autres. On pouvait apercevoir au fin fond de cet endroit de la lumière.

Sur une table de bois de chêne sculptée se trouvait des tas de livres, des récits de voyages plus particulièrement. Il y avait également un grimoire ancien d’une taille assez conséquente. Autour de toutes ses bougies se trouvait une demoiselle à la chevelure ébène. Sighild venait de passer toute sa journée dans cet endroit, à lire et comprendre certaines choses. Elle se documenta sur cette fameuse pierre qui l’avait apparemment choisi. La belle se basa sur les écrits du grand mage Gandalf le Blanc, pas seulement sur la pierre de Lune mais aussi sur ses voyages. Le maître Mithrandar n’était pas revenu de l’un de ses voyages, en attendant son retour, il fallait qu’elle se débrouille seule. En lisant les écrits de Gandalf, la jeune elfe eut une drôle de sensation. C’était comme s’il lui lisait, elle ressentait tout ce qu’il avait ressenti et en attrapant la chair de poule.

En regardant par la fenêtre de cette salle, Sighild jugea qu’il était temps pour elle de partir, quelqu’un l’attendait. La semi-elfe prit grand soin des écrits qui se trouvaient devant elle, cette dernière les rangea un par un avec délicatesse. En sortant de cette salle, la belle ferma la porte à clé puis remet ce « laissez passer » au gardien de ce lieu.

Elwing se vêtit de sa cape noire, d’un geste délicat, elle cacha sa beauté en se recouvrant la tête de sa capuche. L’apprentie mage marcha à travers les rues de Minas Tirith, bâton en main. Elle pouvait entendre d’avantage les rires ; les chansons ; les histoires racontaient aux enfants. Avant de tourner dans une ruelle, la demoiselle fut attendrit de voir un homme jouer avec sa petite fille : ce tableau était pour elle magnifique à regarder. Toute fois, l’heure n’était pas à la contemplation, elle se devait d’être à l’heure.

Après quelques minutes de marche, la sang mêlée arriva devant d’immense grille dorée. En la voyant arriver, le valet lui ouvrit immédiatement, la guidant vers l’entrée de cette demeure. Le jeune homme semblait troubler par sa présence, ce qui n’étonna pas Sighild. Ses origines lui permettaient d’être une mi-elfe et une mi-humaine ; ce qui était un avantage conséquent dans les atouts qu’elle possédait.

L’apprentie mage se permit d’observer les lieux, le raffinement des pièces était magnifique à regarder. La demoiselle continua de suivre le valet, cette dernière put apercevoir des pièces immenses. Cette famille était l’une des plus riches de cette cité, elle connaissait le nom des Olorin ; une famille semblable à la leur tant par leur rang que leur importance.

Le roi Méphisto avait demandé à l’apprentie mage de sa cité d’intervenir dans une affaire délicate de la plus haute importance. Dans cette affaire, la demoiselle devrait se faire passer pour une noble voyageuse voulant découvrir le monde en quittant la routine habituelle. Mais elle ne serait pas la seule imbriquée dans cela : la belle devait se rendre dans la famille Bellamy. Panél Bellamy était un noble qui connaissait très bien les Olorin, en particulier le père de Sighild. Alberick et lui firent leurs entraînements ensemble.
Le valet demanda avec timidité qu’elle attendre dans le couloir quelques minutes. Ce dernier toqua à la porte et entra. Par la suite, il refit surface et invita la demoiselle à entrer dans la pièce.

Sighild se tenait face à deux hommes dont la ressemblance était frappante. Panél eut un sourire amical en voyant cette personne encapuchonnée se tenir devant lui. Pour la première fois, il pourrait enfin voir cette apprentie mage, la fille de l’un de ses amis ; qui était à présent un ami des elfes et dont la descendance était elle-même issu de cette race. On lui avait conté à quel point ce mélange était magnifique et cet homme voulait le constater de ses propres yeux. Ce dernier s’inclina respectueusement et parla d’un ton calme :


« Votre présence m’honore, bien que j’aurais préféré que cela se fasse en d’autres circonstances. Laissez-moi vous présenter mon fils, Denam, c’est avec lui que vous partirez en quête. »

La tête de Sighild se tourna vers le fils de cet homme. Il semblait un peu étrange dans sa manière de se tenir ou de respirer. Cependant, la jeune dame n’exprima rien. Panél reprit alors en s’approchant de son fils :

« Je te présente Sighild, fille d’Alberick Olorin et apprentie mage de Minas Tirith. »

Au même moment, la belle retira sa capuche d’un geste délicat. Panél acquiesça d’un sourire admiratif à l’égard de cette charmante créature qui se tenait devant lui. Le mélange était splendide, une jeune elfe au regard humain profond…
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Mar 31 Mai 2011 - 23:25
« Je te présente Sighild, fille d’Alberick Olorin et apprentie mage de Minas Tirith. »

A ces mots, la svelte silhouette se découvrit alors de son sombre voile, éclairant de son entier l'immense hall d'entrée d'une beauté surnaturelle. La peau d'une douce blancheur, la dénommée Sighild était pourvue de très fins et réguliers, et sa chevelure d'un brun éclatant ondulait avec grâce, recouvrant une paire d'oreilles légèrement pointues, dépourvues de lobes. Seules deux émeraudes franches qui flamboyaient dans ses pupilles trahissaient quelques origines humaines. Elle se mouvait dans la salle avec majesté et ses yeux ne perdaient pas une miette du spectacle, mémorisant ainsi chaque coin et recoin de la luxueuse entrée du manoir. Son regard profond, pourvu d'une sagesse étonnante du fait de son âge, explorait la maigre personnalité et le physique banal qu'offraient ces deux hommes.

Denam en était resté bouche bée et semblait être pris de contorsions qu'il tourna maladroitement à quelques pas de danse. Cette femme dégageait une beauté inhumaine et il se demanda alors si elle n'avait pas recours à quelques artifices que lui aurait enseigné son maître magicien. Lorsqu'elle l'avait "touché" de ses yeux, il avait tout simplement cru qu'elle avait pénétré dans son fort intérieur pour découvrir le moindre aspect de sa personnalité. Il se sentit désemparé, inquiet que l'on puisse pénétrer aussi facilement dans son intimité, c'est pourquoi il la jugea potentiellement dangereuse. Très.

Pànel, quant à lui, se régalait du spectacle qu'offrait la belle, profitant que sa femme se soit couchée. Denam savait qui était Alberick Olorin pour avoir reçu une défaite cuisante de sa part à l'épée, mais il ne ressemblait aucunement à sa fille, mis à part, peut-être, ses yeux.




Alors le seigneur gondorien s'avança, rompant ainsi avec ce silence gênant qui s'éternisait, depuis que la magicienne avait libérée sa vénusté. Il commença à parler, d'une voix quelque peu gauchement au commencement, mais reprit de son ampleur et de son habilité légendaire à manier la prose.

" - Comme vous l'avez apprit, votre dessein est d'observer le moindre comportement qui se vaudrait suspect à l'Emirat du Harondor et de nous en informer le plus rapidement.

Il appuyait certains mots et prenait régulièrement des pauses pour que les deux jeunes personnes les mémorisent.

Sachez que ce n'est pas une tâche facile loin de là, oui. C'est pourquoi nous nous embarrassons bien de plébisciter les plus capables, ceux auquel nous accordons la plus grande estime."

Il se permit de lever brièvement les yeux au plafond avant de reprendre.

" - Vous partirez aux premières lueurs à la Grande Porte. Là, vous attendrons quatre soldats gondoriens déguisés en mercenaire en qui nous avons le plus confiance. Deux chevaux haradrim seront sellés et vous devrez ôter vos effets personnels pour des déguisements plus adaptés à la situation.

Vous ne devez en aucun cas vous faire repérer, par aucune patrouille ni civils. Tuez les témoins si cela s'avère nécessaire, mais opérez toujours dans la plus grande discrétion.

Il vous faudra alors trouver des motifs convaincants pour dissuader les curieux d'approcher de trop près, montez donc une petite histoire, peut-être celle d'un seigneur haradrim accompagné de sa magicienne personnelle et de ses quatre chiens coupeurs de têtes, je ne sais.

Vous aurez des rations de voyages suffisantes pour deux semaines, j'espère que vous serez arrivés jusque là-bas avant qu'elles ne s'épuisent totalement.

Des questions ?"


Alors que le noble et la magicienne se contentait de hocher de la tête pour manifester leur compréhension, Denam qui, quant à lui, agitait beaucoup plus vigoureusement la tête que sa nouvelle complice, bien plus calme, presque inexpressive, s'avançait d'un pas en lançant d'un ton le plus naturel possible :

" - Oui, père !

Il pointa du doigt la magicienne avant de continuer.

Doit-elle vraiment garder cette robe d'un noir immonde ? Je ne peux voyager avec une personne qui n'a absolument aucun goût, j'ai dit.


HRP : Désolé c'est un peu court (encore) ! Je te laisse le choix de répondre ou bien de laisser cette conversation se clôturer ainsi Wink
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Sighild Baldrick
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Sam 11 Juin 2011 - 10:41
Le regard pénétrant de la jeune elfe se posa sur le fils des Bellamy ; comme à son habitude, elle ne montra pas la moindre réaction. Pourtant, cet homme semblait bien mal élevé en lui parlant ainsi. De son côté, Panel regarda immédiatement Denam d’une manière peu aimable. Ce noble n’eut pas le temps de répondre quoique ce soit à son étourdi de fils, une voix neutre et féminine se manifesta :

« Je vous attendrais aux premières lueurs du jour seigneur Bellamy. Cependant, il me semble plus judicieux de me faire passer pour une guérisseuse ou une shaman car les êtres de mon rang se font de plus en plus rares en ce monde. Je vous souhaite la bonne nuit messieurs, puisse ce temps vous porter conseil... »

La demoiselle s’inclina respectueusement et quitta les lieux. Panel admira cette magnifique créature, triste de ne pas pouvoir profiter d’un peu de temps en sa compagnie. Il eut un sourire qui se dessina sur son visage : de la satisfaction pour cette jeune dame qui parlait avec une immense sagesse et avec tact. Ce dernier referma ensuite la porte de la pièce ; parla enfin à son fils, en essayant de garder son calme :

« Tes escapades t’ont fait perdre bien les valeurs que ta mère t’a enseigné. Tu as décidemment un long travail à faire pour devenir quelqu’un de respectable. Mon fils, tu te dois de savoir que cette jeune sang mêlée est importante au sein de notre cité, ton rang ne te donne pas tous les droits et lui parler ainsi n’arrangera pas votre périple car vous allez devoir travailler en équipe. Heureusement pour toi, elle semble nettement plus diplomate et sage que ta petite personne… »


Le noble continua de parler avec son fils, la conversation dura une vingtaine de minutes. Enfin, ils regagnèrent leurs appartements respectifs. De son côté, la jeune Olorin sortit du manoir avec un sac assez chargé que lui avait remis une dame de chambre. La belle se retourna une dernière fois pour observer ce lieu de vie ; elle pensa que cette richesse était bien futile.

Sighild retourna dans ses appartements situés dans les hauteurs de la Cité Blanche. Lorsque l’on entrait dans ce lieu, on se sentait tout de suite à l’aise. L’habitation de Sighild était très simple, elle disposait d’une pièce principale où se trouvait une table, des chaises, une cheminée, un bureau encombrait de livres, de notes et une bibliothèque. Il y avait une modeste salle d’eau et sa chambre, également encombrée de livres, équipée d’une étagère où se trouvait énormément de boîtes, de fioles, de bourses vides. En déposant son sac sur l’une des chaises du salon, Elwing partit dans sa chambre et s’allongea dans ce grand lit douillé. La semi elfe ferma les yeux et son âme s’en alla vers le pays des songes.

L’apprentie mage se réveilla alors en sursaut, son souffle était à la fois lourd et rapide. Une nouvelle fois. Encore un de ces rêves étranges. La jeune femme se contenta seulement de se lever, de sa fenêtre elle contempla le ciel : le soleil allait se lever dans deux heures…il fallait se préparer. Sighild s’attela immédiatement, elle se dirigea vers son étagère remplit de boîtes et entreprit quelques ouvrages qu’elle disposa dans différentes bourses.

Une fois cela fait, la belle se dirigea vers sa salle d’eau. L’elfe entreprit sa toilette, contemplant son corps marqué par les coups de ses défunts ennemis. Elle sortit les cheveux mouillés, entourée d’un drap épais. Elwing retourna dans sa chambre afin de récupérer ce sac humain. Elle le déballa sur son lit et constata que l’on avait tout prévu pour elle.

En quelques minutes, la jeune dame fut prête. Pour cacher ses oreilles pointues, elle posa sur sa tête une écharpe de tissu noire ; personne ne pouvait remarquer cette particularité qui pouvait la trahir pendant ce périple. Sighild attacha également ses cheveux, faisant une queue basse. Les elfes avaient pour habitude de garder les cheveux détacher et cette demoiselle eut beaucoup de mal à s’y faire sur le coup. Ses habits venaient également des hommes, en les voyant, la belle soupira car elle ne voulait pas mettre ce genre de choses pour une expédition ; il fallait pourtant qu’elle le porte.


Spoiler:
 

A contre coeur, Sighild retira le médaillon elfique de sa mère, le rangeant avec soin dans une boîte en bois. La belle ajouta à son déguisement différentes bagues en argent, comme il était étrange de porter cela...Enfin, l'elfe recouvrant le fourreau de son épée dans tissu noir épais, de manière à ce que l'on ne reconnaisse pas la provenance de cet arme. Elle l'accrocha à son dos, prit la besace en cuir humaine en y installant les différentes bourses à l'intérieur. Cette dernière prit également de l'argent, un bien précieux pour les hommes qui pourrait lui être bien utile. Enfin, elle prit son bâton et s'en alla aux portes de la Cité.

Avant que les hommes n'arrivent, Sighild parla à Kematari. La belle laissa partir sa jument et la regarda partir au loin. Son beau regard la fixait; elles se reveraient bien assez tôt...
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