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Sigvald Lingwë
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Dim 25 Déc 2011 - 11:12
L'elfe avait beau réfléchir, retourner la question dans tous les sens, il ne trouvait pas de réponse. La question pour lui était l'une des plus difficiles. De nature changeante, Sigvald penchait en permanence du Bien vers le Mal. Il n'arrivait pas à se décider, il était toujours encrée dans le passé, celui-ci était dur et plein de souvenirs, tous plus différent les un que les autres. Certains où il n'hésitait pas aider la première personne venue, d'autre où les cris se mêlaient au sang de la torture. Le mercenaire avait vécu les deux extrêmes et maintenant il devait prendre une décision, mais il se sentait perdu... L'elfe devait choisir un camp, lequel ?

Pour lui, le monde subsiste selon une loi d'équilibre, équivalent à une balance. D'un côté le bien et la lumière, de l'autre le mal et les ténèbres. Pour que le bien existe, le mal dois lui aussi exister et vice-versa. Il pense que Eru n'a pas empêché l'existence de Melkor pour une seul et bonne raison. Melkor a fait naître les sentiments de peur, de colère, de haine, le mensonge, la trahison... et sans lui les gens ne pourraient pas se sentir heureux, à l'abri, en sécurité, exprimer de la joie, rire, s'amuser...

Eru est le créateur, mais il est aussi celui qui peut équilibrer la balance quand celle-ci bascule sans retour d'un côté. C'est ainsi qu'il détruisit Numenor, si celle-ci aurait subsisté et leur vaisseaux arriver à Valinor, le côté du Bien n'aurait jamais pu se relever et le monde aurait été plongé dans les Ténèbres. Mais d'ordinaire l'équilibre se fait de lui-même, les premiers royaumes furent ravager et Melkor fut tué tuer par ses frères, car sa force ne faisait que s'accroître. Sauron fut abattu, les gens du bien montèrent alors en puissance, puis les Valars s'éloignèrent et se cachèrent aux yeux de tous. Aujourd'hui les gens du bien sont devenus puissant et selon Sigvald, la balance va bientôt s'équilibrer à nouveau...

Au milieu du désert, longeant la côte depuis plusieurs semaines, espérant en vain de trouver LA réponse, il s'arrêta net. Et si ? Peut-être que ? L'endroit où son esprit avait changé du tout au tout et si là-bas... il trouvait la réponse. Ce lieu sombre, obscur et par certain côté un endroit calme, enfin, lorsque l'on faisait abstraction des cris de douleurs et des tâches de sang qui maculaient les autels et le sol... A l'époque, il y a donc plusieurs siècles, la ville où se tenait le temple était entièrement voué au culte de Melkor et principalement pour son second Sauron. Le mercenaire avait toujours préféré Sauron, un être plus malin, plus intelligent que son maître. Melkor n'était rien d'autre que le créateur du mal et celui qui a semé les graines de la discorde dans le cœur de tous.

De Djafa, le mercenaire n'en avait entendu que les rumeurs et les histoires de gens qui y étaient passés. Sigvald n'y était jamais retourné depuis, mais il savait que la ville était devenue une halte pour tout voyageurs et qu'elle n'avait fait que grandir et prospérer, pour devenir une florissante cité, bourdonnante de vie. Il était près de la côte, mais ayant réfléchi longuement il fit volte-face et donna un coup sec de bride, pour partir à vive allure vers Djafa, la perle du Sud...

Le vent se levait, le soleil se couchait, les bourrasques le poussait dans les terres, comme pour le guider vers son destin. Pour une fois, son regard était décidé contrairement au regard fuyant et perdu qu'il affichait d'ordinaire. Le voyage fut des plus rapide, il ne fit que quelques pauses, non pour manger ou se reposer, mais bien pour la santé de sa monture dont l'allure qu'il lui imposait était plus que soutenue...

Sigvald, fatiguer et épuisé, dévalait la dernière colline, il contemplait les remparts de Djafa. L'elfe pouvait distinguer sans mal les deux oasis qui entourait la cité. Autour de ces points d'eau était planté des tentes, des troupeaux de dromadaire et des champs... la cité avait bien changé depuis. De son temps Djafa était plus un poste militaire, une avant-garde afin d'attaquer le Nord du pays avec plus d'efficacité. Le bâtiment principale était le temple, chaque guerrier devait y passé pour recevoir force et courage à travers prières et rites afin de défaire les gens de l'Ouest. Mais les siècles passent et les temps changent, les gens du Harondor c'était affaiblit, l'absence de guerre les avait rendus faible...Ils avaient retourné leur manches pour se tourner vers le Gondor. Le mercenaire éprouva une sensation bizarre, qu'il n'avait jamais ressenti aussi intensément, un sentiment fort, mélangeant la tristesse au remord, la nostalgie d'un temps révolu et depuis longtemps terminé. Là où il avait trouvé sa place dans le monde, là où il avait abandonné ses errances et ses voyages pour se concentrer sur une seule chose.

Perdue dans ses réflexions, l'elfe ne se rendit même pas compte qu'il avait déjà atteint la grande porte. Il pouvait encore reculer, mais le mercenaire était décidé. Sans prendre de détour il se dirigea naturellement vers son ancien temple. Sur le chemin, il ne put s'empêcher de se défaire de ses biens. Qui symbolisait pour lui l'attachement à son ancienne vie qu'il allait maintenant chambouler à jamais, reste à voir quel côté il choisira. Il pris à la place des habits et des bouts d'armures, simples, robustes, presque usé et abimé. Ses lames orientales de la meilleure des qualités firent maintenant place à une épée des plus banales, au tranchant presque émoussé.

Gravissant les marches, s'éloignant des quartiers bondé de monde, il se dirigeait vers sa maison, son chez-lui. Les siècles et les guerres avaient changé l'aspect de la ville pour en faire une importante cité. Au fur et à mesure que l'elfe avançait, les pavés commencèrent à faire place aux gravas et aux décombres. Le temple était en ruines, détruit et laissé à l'abandon. Les colonnes et les statues misent à bas, les toits éventré, les murs abattus, des traces d'incendie... L'endroit de culte n'était plus que l'ombre de lui-même.

Sigvald ne put s'empêcher de se souvenir comment était le temple auparavant. Le sol fait de dalle noire, les grands drapeaux portant l'œil Rouge, les murs de runes et de glyphes ancien, les fresques montrant les batailles, les grandes statues représentant Sauron, Melkor et dans les pièces de moindre importance, les dragons. Les couloirs éclairés de torches, la hauteur de toit immense, les centaines de personnes arpentant les corridors, prêtres, adeptes comme soldats. Entendre les prières et les champs de guerres qui conféraient force et puissance à ceux qui les chantaient. Et à l'aube de bataille, les rituels noirs où Sigvald et les siens donnaient en sacrifice des ennemies capturer, durant ces nuits-là les cris se mêlaient au sang... Mais malgré tout cela, c'était un lieu calme, un lieu d'étude aussi, grâce à sa grande bibliothèque aujourd'hui consumer dans les flammes. Autrefois un lieu réputé, aujourd'hui, visiblement un lieu abandonné.

Il retourna là où le temple était autrefois le plus vivant. Dans une immense pièce ronde, où maintenant les statues ériger pour Melkor et Sauron étaient aux sols, sont dôme éventré laissait rentré les ardents rayons du soleil, mais aussi une agréable brise. L'elfe décida d'y passé la nuit, entre les deux imposantes statues.

Il connaissait par cœur les lieux et il se rendit sans mal dans l'entrepôt, par chance il y découvrit des torches encore utilisables et à moitié moisis par le temps. Il amena près de lui, son cheval puis déroula son tapis qui faisait office de lit. L'elfe avait besoin de repos et rapidement, bercé par le crépitement et la lumière vacillante des torches il se reposa sans problème. La tête posée contre le corps d'Amarth, entendant chaque battement de son coeur, le calme des lieux et la sensation réconfortante de se sentir chez sois, le rendirent tout droit dans le pays des rêves. Il espérait quand ce reposant la réponse à sa question viendrait d'elle-même...Malgré son ouïe si fine, trop fatigué, il ne se rendit pas compte que quelqu'un approchait.

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Mer 11 Jan 2012 - 20:40
Les pas résonnèrent dans le silence empoussiéré des ruines. Les bottes de cuir de l’étranger claquaient contre le marbre et le granit noir, et la lourde cape sombre raclait contre la poussière et en soulevait des nuages, qui, prit par les nombreux courants d’air, donnaient l’impression que la silhouette sortait littéralement des ténèbres.

Pourquoi cet endroit ? L’étranger avançait, perplexe. Tous les témoignages des marchands de la ville, des porteurs d’eau, des gamins des rues, étaient formels : l’elfe avait pénétré au cœur des ruines qui formaient autrefois le Temple de Melkor, et qui comptait parmi les plus importants (tant en taille qu’en richesses) du Sud tout entier. Mais aujourd’hui, les ruines n’abritaient plus que poussière et statues brisée, gisant à terre, ou affreusement mutilée par les pillards et les Valarites. Bien que le lieux soit chargé du poids des ans et des horribles rites s’y étant déroulés des millénaires durant, plusieurs fous ou incrédules avaient osé, bravant les interdits, s’introduire dans l’enceinte et piller les restes que le temps avait épargné.

Eärodan avança jusqu’à ce qui constituait autrefois le cœur du Temple : le toit s’était écroulé sur la pièce circulaire, meurtrissant un certain nombre des antiques statues qui s’alignaient le long des murs. Entre deux statues gisaient un cheval assoupi et un homme. Etait-ce possible ? Etait-ce vraiment lui ? Après près d’un demi-siècle d’errance, l’avait-il enfin trouvé ?

L’elfe s’avança discrètement, sur la pointe des pieds. Oui, ça ne pouvait qu’être Sigvald. Aucun doute. Eärodan s’assit en tailleur, sans bruit. Enfin ! Il ne trouvait plus la force de bouger : seul comptait ce visage, depuis si longtemps hors de vue. Fallait-il le réveiller ? Non. Laissons-le dormir tout son saoul.

L’elfe laissa son regard dériver, tout à ses pensées. Qu’allait-il lui dire, après une telle absence ? Et qu’allait-il faire ? Eärodan sortit d’une poche intérieure de sa houppelande une étoile de fer blanc, patinée par l’âge. On pouvait y discerner encore quelques mots : « Shiriff » et « Gamegie ». L’antiquaire n’avait sans doute eu aucune idée de la valeur d’un tel objet, sinon, jamais l’elfe n’aurait pu l’acheter à si bon prix. Il était tombé dessus au cours de ses errances à travers la Terre du Milieu, alors qu’il suivait la trace de son fils. Il s’était dit qu’une telle pièce antique serait un cadeau de retrouvailles approprié, il n’aurait su dire pourquoi.

Et voilà qu’aujourd’hui, son périple prenait enfin fin…


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Mar 17 Jan 2012 - 16:29

L'elfe rêvait... et dans ce rêve il devait choisir. Il marchait, il suivait un chemin, sans but ni fin. D'un côté des plaines magnifiques, une mer étincelante sous le soleil, de vastes forêt, aussi ancienne que magique. Et de l'autre des terres arides, presque désertes, des cendres en suspension dans l'air, des nuages sombres et peu rassurant, en plus d'une chaleur étouffante. Le mercenaire marchait, poussant son regard à gauche comme à droite, ne sachant quel côté choisir, le bien ou le mal. Encore et toujours cette question...

Une partie de lui voulait revivre son passé, dans les forêts avec les siens. Mais, une autre partie l'attirait dans les ténèbres et la mort. Il savait que suivre à jamais le chemin qu'il empruntait, ne le mènerait à rien, il ne ferait qu'errer. D'un coup, il se stoppa et se tourna sur sa droite. Comme une impulsion il ressentit chaque sentiment qui l'avait traversé pendant qu'il commettait des atrocités au nom de Sauron. Des sentiments malsains, mais qui d'une certaine façon l'attirait.

Son choix était fait, certain, il vouerait sa vie aux noms des puissances noires. Il leva le pied, près à faire le pas décisif quand...

Une brise des plus douce lui caressa doucement la nuque et descendit dans son coup. Une odeur très particulière l'accompagna, une odeur qu'il ne pourrait jamais oublier. Les fondations de son rêve s'effondraient, dans son dos le soleil gagna en intensité, si bien qu'une intense lumière blanche enveloppa le monde, aveugla totalement l'elfe et s'empara de lui.

Sigvald releva la tête, sortant de ce rêve qui paraissait très réaliste et étrange. Il avait toujours les yeux fermés, mais l'odeur qui avait déclenché ce flot de lumière persistait. Une odeur boisé alors qu'il se trouvait dans un site en ruine. Il savait...comment cela pouvait-il être possible ? puis il ouvrit les yeux.

- Père ?

Un sentiment fort comme jamais l'envie, le remord. Son père n'avait pas changé, il semblait certes plus fatigué qu'auparavant, mais il était le même. Comment pouvait-il se trouver ici ? Sigvald se rendit alors compte qu'il n'avait plus pensé à ses parents depuis plusieurs siècles, d'un coup une partie de sa vie l'envahissa. Un époque dès plus belle... Eärodan, son père, se tenait là, comme autrefois, quand il regardait son fils dormir.

- Co...Comment tu...

Sigvald ce surpris lui-même à ne pas pouvoir finir sa phrase tant l'émotion qu'il ressentait était puissante. Et ce n'est que maintenant qu'il compris. Abuser et aveugler par la puissance que lui procurait les ténèbres, il en avait totalement oublié les siens. Pendant trois siècles il avait délaissé sa vie pour chercher sa voie. Mais la mort de Sauron l'avait totalement désorienté et perdue. Que c'était-il passé dans son pays depuis ? Est-ce que sa mère était toujours là ? Le Roi Trandhuil est-il encore sur le trône ? Pendant tout ce temps il s'était coupé du monde et maintenant il n'en savait plus grand-chose, seulement le passé... Même si depuis un certain temps il se rapprochait de cette conclusion. Une belle conclusion.

Qu'était devenu son Roi ? Voilà une question qui ne lui avait jamais traversé l'esprit. Son pays, sa terre, ses forêts, Trandhuil... Il ne l'avait croisé qu'une fois, pourtant se souvenir serait à jamais gravé dans sa mémoire, même si à l'époque il n'était encore qu'un enfant. Bizarrement, Vertbois-le-Grand lui manquait comme jamais. Il avait trahi les siens et sa trahison était la pire de toute.

- Je suis désolé, je m'excuse, ce que j'ai fait... Je ne mérite plus d'être ton fils. Je m'en veux tellement.
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Ven 27 Jan 2012 - 23:00
Eärodan s’assoupissait presque, contemplant son fils allongé sur le dur sol de marbre noir de l’antique temple de Melkor. Sans détacher le regard de Sigvald, bien que ses paupières se fassent de plus en plus lourdes, l’elfe s’interrogeait sur les raisons de leur présence en ces lieux si noirs, si chargé d’une terrible histoire. Bien qu’en ruines et pillés à maintes reprises, il régnait sur les lieux une atmosphère de terreur, de haine, qui transpirait de la pierre. Là-bas, les ombres sombres sur la pierre de l’autel figuraient comme dernier souvenir des ignobles sacrifices en l’honneur du Vala déchu. Et là-haut, la pierre, en s’effondrant sous le poids des ans, avait déchiqueté la voute en ce qui, au cœur de la nuit, apparaissait comme une immense gueule aux crocs acérés, prête à fondre sur quiconque pénétrerait en ces lieux. Et ceci ! Ces restes, pouvait-il s’agir de… Le cours des pensées d’Eärodan fut soudainement interrompu par un bruit : son fils, Sigvald, se réveillait ! Le vieil elfe sentit la moiteur de ses paumes, remarqua son souffle court, presque haletant. Il pensait pourtant s’y être préparé, mais tant d’attentes tout à coup comblées eurent raison du flegme elfique comme un raz-de-marée subjuguant une digue de terre.

« Père ? Co...Comment tu... »

Le vieil elfe de la Forêt Noire vit, dans les yeux de son rejeton, la foultitude d’émotions passer à la vitesse de l’éclair. Il sentit son désarroi, sa surprise.

« Je suis désolé, je m'excuse, ce que j'ai fait... Je ne mérite plus d'être ton fils. Je m'en veux tellement. »

Eärodan le regarda longuement avant de répondre, pesant chacun de ses mots.

« Ce n’est rien, ne t’en fais pas. Tout va bien maintenant. » Le père prit son fils dans ses bras. « Tu n’as rien à te reprocher. Rien. Je ne sais réellement ce que tu as pu faire durant ces années d’errance, au loin de notre forêt, mais je suis convaincu que tout ce que tu as fait fut juste. Bien que ce lieu soit si… noir…» Eärodan s’arrêta un instant, puis continua. « Mais lèves-toi, mon fils, que je puisse t’admirer ! Cela fait si longtemps… Bien trop. Et éloignons-nous ensuite de ce lieu de malheur : retrouvons le ciel étoilé. » Eärodan se leva souplement, presque sans bruit, puis tendit la main à Sigvald pour l’aider à se redresser.

La torche qui se consumait lentement éclairait le visage des deux elfes d’une lueur rouge. Dansant sur les prunelles, le feu donnait l’impression que les yeux d’Eärodan s’embrasaient, alors que, la main tendue en direction de son fils encore à moitié allongé, l’elfe de la Forêt Noire attendait…

HRP : Excuse-moi pour la piètre qualité de ce RP, ainsi que le retard :/


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Jeu 2 Fév 2012 - 22:59
Sigvald n'écoutait son père qu'a moitié. Il réfléchissait comment lui annoncer pourquoi ils se trouvaient ici et lui expliquer ce qu'il avait fait par le passé...mais aussi récemment. Il avait beau chercher, il ne voyait pas comment présenter la chose. Il devait le dire clairement, histoire de briser la tension qui le tenait. Puis soudain, son père le pris dans le bras, il accepta, puis il posa la tête sur l'épaule de son père comme avant...

Quelques instants après Eärodan relâcha son fils et il continua à parler. Donc il ne savait vraiment pas ? Le choc qu'il aurait n'en serait que plus dur. Sur les paroles de son père, Sigvald se leva en s'aidant de la main affectueuse tendue par son père et il l'accompagna à la sortie du temple, là où les étoiles noyées dans les ténèbres brillent de mille feux. Ils se trouvaient à l'entrée, là, ou les dalles noires plongeait sous le sable glacé par la nuit.

Le moment était venu, il ne savait pas comment son père allait réagir. D'ordinaire il était d'un calme surprenant. Le regard perdu en direction du ciel il se retourna rapidement vers son père.

- Je dois te dire, si je m'excuse c'est pour une bonne raison. Le temple derrière nous, a été ma demeure durant quelques années et si je suis revenu ici c'est pour trouver une réponse.

Sigvald avait raison, son père restait calme et dans son regard il lisait clairement de la surprise, mais il n'avait pas fini.

- Je vais essayer de te résumer ma vie depuis que j'ai quitté notre forêt. Quand je suis parti j'ai fais un voyage comme rarement un elfe n'en a fait, je suis passé par tous les territoires des hommes, de l'Arnor au Gondor, pendant ce temps je ne savais pas que la guerre avait été déclarée. Et...surement avec de la chance j'ai traversé sans encombre ces territoires-là, enfin, jusqu'au abords de Pelargir. Je fus capturer avec des marchands, on nous traîna dans le désert pendant des jours, sans nourriture ni eau. La plupart d'entre eux commençait à faiblir et leur état empirait gravement. J'ai donc monté une petite rébellion, nos tyrans succombèrent ainsi que les marchands, je fus le seul survivant. Sur le moment, j'étais devenu un assassin, j'avais mené à la mort tant de gens, ce n'est que récemment que j'ai compris que je les avaient plutôt aidés à partir sans trop de souffrance.

Sigvald parlait et en même temps regardait son père droit dans les yeux, celui-ci commençait à comprendre...

- J'étais devenu le pire des assassins...je ne méritais plus de rejoindre nos forêts ni un pays allié. Alors, en masquant efficacement les traits physiques de notre race je suis parti en territoire Haradrims. Et c'est ici à Djafa, dans ce temple que....Que j'avais rejoint la cause de Sauron, je priais et tuait en son nom. J'ai arraché la vie à des enfants, des femmes et des hommes, pour la plupart des Gondoriens. J'ai vécu ainsi jusqu'à la mort de Sauron, après, je ne sais pas...j'étais perdu, je ne savais pas ou aller, ni quoi faire. Alors, j'ai repris mes voyages, je traversai le Mordor, le Rhûn, le Khand et je revins par les désert chaud du Harad.

Sigvald fut surpris, il lisait dans les yeux de son père, quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu... Etait-ce de la colère, de la rage, peut-être de la tristesse ? Dans tous les cas, l'elfe repris son récit.

- Puis, je suis devenu mercenaire, jusqu'à aujourd'hui, mais je fais ça sans réelle motivation, je n'ai que ça à faire. Et puis il n'y a pas longtemps un prêtre Valaryte m'a engagé pour tuer son homologue opposé et qui était son ami dans le passé. Et...au final j'ai tué le Valaryte. Puis, comment je peux dire ça ? J'ai arrêté de me cacher, je suis de nouveau un elfe et je l'assume pleinement, les temps ont changé le Harondor n'est plus peuplé par des tribus avide de richesse, je n'ai plus besoin de me cacher. Je me suis rendu compte de ma situation. Donc, au final, je suis revenue ici pour trouver une réponse, quel camp choisir ? D'un côté, les nôtres ne m'accepteront plus et me chasseront, je ne mérite même plus de partir pour les terres des hommes de l'ouest et de l'autre côté, je suis un elfe, eux aussi m'accepteraient difficilement voir pas du tout, que ce soit chez les Haradrims ou autres hommes de l'Est. Franchement je suis totalement perdue, ta venue à tout changé... Je sais qu'une part de moi veut retourner chez nous et essayer de regagner la confiance et l'honneur que j'ai perdu. Et une autre veut rejoindre les ténèbres et combattre...


Sigvald était soulagé, c'était la première fois depuis bien longtemps qu'il avait parlé aussi longuement à quelqu'un. Déballer ce qui lui pesait sur le cœur faisait un bien fou. Même si ce qui en découlait était lourd a porté, mais aussi lourd de conséquence. Puisque juste par ces actes, certains n'auraient pas hésité à le tuer sur place et à laisser son corps au charognard.

L'elfe se rendit alors compte que son père avait le regard perdu et la mine grave...

HRP: Pas grave, j'espère ma réponse est bien, je suis pas au top ces temps-ci=)
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Sam 25 Fév 2012 - 10:49
Eärodan accueillit avec stupéfaction les révélations de son fils. Fixant Sigvald de ses prunelles claires, le vieil elfe écoutait avec attention le récit de la vie du mercenaire elfe : tout d’abord voyageur, puis esclave, puis assassin. Le père s’étonnait des capacités de son fils à survivre en toutes circonstances, s’adaptant constamment à sa situation. Bien sûr, assassiner des gens, fussent-ils d’abominables personnes, était répréhensible, mais le vieil elfe ne voyait pas, ou ne voulait pas voir, le lien entre cette « profession » et le temple noir : même les brigands les plus meurtriers évitaient ces lieux, trop chargés d’histoire. Mais… Aurait-il pu ? Non, pas lui, pas Sigvald, pas cet adorable enfant, qui, des siècles auparavant, jouait gaiement sous les frondaisons de la Forêt Noire.

Puis il comprit. Mais il souhaitait se tromper. Eärodan darda son regard perçant sur son fils, espérant que les explications ne viendraient pas, qu’il se trompait. Mais, au contraire, les aveux sortirent de la bouche de Sigvald : il avait tué au nom de Melkor, il avait prié le Vala déchu en ce temple du Sud.

Eärodan ne put s’empêcher de sentir une colère sourde s’élever dans tout son être. Rares étaient les elfes qui s’étaient associés à Morgoth, et honnis étaient-ils. Comment son fils pouvait-il avoir succombé ? Le sang d’innombrables innocents devait ruisseler sur ses mains, des dizaines de vies éteintes par sa lame.

Le vieil elfe se sentit soudain très las. Il aurait souhaité ne jamais être confronté à cette terrible vérité. Il regarda son fils, et se rendit alors compte de tout ce qui les séparait à présent. Ce n’étaient pas que quelques siècles sans se voir, mais ces actes, ces meurtres au nom d’un être au cœur plus noir que les ténèbres elles-mêmes.

Avait-il fini ? Servait-il encore Melkor ? Eärodan ne savait comment réagir. Allait-il partir sans un mot ? Ou bien lui montrerait-il toute sa rage et toute sa tristesse avant ?

Mais l’elfe sylvain n’eut pas le temps de bouger que son fils reprenait déjà. Sigvald était ensuite devenu mercenaire, abandonnant le service du Vala déchu. Mais rien n’était jamais aussi simple, comme Eärodan s’en était aperçu à de nombreuses reprises. Son fils hésitait encore, oscillant sur le fil tranchant d’une lame, pris au piège entre les ténèbres et la lumière.
Eärodan médita longuement les paroles de son fils, le regard perdu sur la ville endormie. Il se racla ensuite la gorge, irritée par les grains de sable qui voletait un peu partout dans ce pays désertique.

« Mon fils… C’est… dur d’apprendre que son enfant a servi l’ennemi de toute chose… Très dur… Mais tu as là une occasion inespérée d’échapper à l’influence néfaste du Vala déchu. Saisis-la ! Ne retombe pas dans une vie de malheur et de sang. Reviens chez nous, dans nos forêts. Nous t’accueillerons comme si rien de tout ça ne s’était passé. Ton passé sera oublié, et personne n’aura à savoir ce que tu as fait. Mais ne retourne pas au service des ténèbres ! Sinon… je ne sais pas si je pourrais le supporter… Je crois que j’aurais perdu un fils, à ce moment là… »


Eärodan regarda longuement Sigvald, lisant ses émotions comme dans un livre ouvert.

« Mais viens, rentrons chez nous, dans les calmes forêts bordant le palais de Thranduil. » dit Eärodan, tendant la main à son fils...


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Mar 13 Mar 2012 - 21:37
Sigvald regardait son père. Il s'était attendue à cette réaction, mais il était toujours dur de voir des sentiments pareils sur le visage d'un proche. L'espace d'une seconde l'elfe aurait voulu se réveiller et réaliser que toute cette histoire n'était en fait qu'un cauchemar.

Il savait que son père réfléchissait le pour et le contre, les solutions, ce qui pourrait se passer s'il faisait tel ou tel chose. Il évaluait la situation de son fils. Sigvald lui, avait déjà réfléchit à cela, il n'avait que deux solutions possibles.

« Mon fils… C’est… dur d’apprendre que son enfant a servi l’ennemi de toute chose… Très dur… Mais tu as là une occasion inespérée d’échapper à l’influence néfaste du Vala déchu. Saisis-la ! Ne retombe pas dans une vie de malheur et de sang. Reviens chez nous, dans nos forêts. Nous t’accueillerons comme si rien de tout ça ne s’était passé. Ton passé sera oublié, et personne n’aura à savoir ce que tu as fait. Mais ne retourne pas au service des ténèbres ! Sinon… je ne sais pas si je pourrais le supporter… Je crois que j’aurais perdu un fils, à ce moment là… »

Il ne savait que trop bien la réponse qu'il allait lui donner. Il était décidé, il avait vécu caché trop longtemps, il n'y a que quelques temps qu'il se remontrait au grand jour, comme l'elfe qu'il est. Et revenir simplement chez lui, comme si de rien n'était, serait une nouvelle épreuve pour lui et surement plus dur que les précédentes. Mais avant qu'il ne puisses parler pour donner son avis son père rajouta...

« Mais viens, rentrons chez nous, dans les calmes forêts bordant le palais de Thranduil. »

Puis son père lui tendit la main, il le savait, c'était un geste fort, une invitation à revire une vie paisible, mais il devrait garder en secret son passé... Il lisait dans les yeux de son père, une touche d'espoir, quelques choses de puissant. Un sourire se dessina sur le visage du jeune elfe, puis il lança un bref regard vers son père, qui lui, restait de marbre, il ne comprenait pas.

Le mercenaire dégaina sa vielle épée et coupa une de ses mèches de cheveux. Puis il rengaina son arme et dans la main tendu vers lui, il y déposa la mèche blanche. Et délicatement, il referma la main de son père.

- Je crois que tu as compris...je ne reviens pas.

La réaction fut immédiate, la lueur d'espoir dans les yeux d'Eärodan s'évanouit, laissant place à de la tristesse, chose que Sigvald ne voulait pas voir chez son père, d'ordinaire si calme et si noble. Bien qu'un humain aurait décrit son comportement comme simplement, "elfique".

- Père, je reste ici, je ne pourrais revenir dans nos forêts en gardant pour moi mon passé, je les tenue secret pendant trois siècles et regarde ce que je suis devenu... Non, je ne viens pas. Donne cette mèche de cheveux à mère et dis lui que je vais bien. Libre à toi de divulguer ce que je suis devenu, je ferais en sorte de me racheter, sois-en sûr. J'ai vécu longtemps exiler des nôtres et je peux le vivre encore. Je ferais en sorte de rétablir la confiance que vous aviez en moins autrefois. Bien que je ne sache comment faire...

Sigvald ne finit pas sa phrase, il essayait d'imaginer un moyen, un acte, quelques choses qui pourraient pardonner son noir passé. Puis il expira longuement...ça décision était bel et bien prise, après plusieurs siècles, enfin.


HRP: C'est pas ce que j'ai fait de mieux, excusez-moi. Un peu débordé et l'esprit ailleurs...
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Nathanael
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Ven 27 Avr 2012 - 21:19
Fugacité du rêve … Eärodan sentit un espoir centenaire mourir en lui. Près d’un demi-siècle durant il avait foulé les terres des hommes et de ses pairs pour retrouver, enfin, son fils. Mais le jeune elfe qui lui faisait face était un étranger. Son regard s’assombrit et une ombre grandit dans son cœur. La lueur des étoiles lui parut moins brillante, comme si les forces obscures de cette terre souillée avaient terni les cieux. Le désert devant lui s’étendait sans fin, stérile. L’horizon devint une menace. Il se sentait condamné et son fils devenait son bourreau.

Il sentit la douceur des cheveux de Sigvald dans sa paume. Un souvenir fugace lui apparut. Sous le couvert des arbres, l’ombre des branches les protégeaient de la morsure de la Soleil. Ils chassaient. Une piste les avait mené jusqu’à un point d’eau où deux chevreuils s’abreuvaient. Ils les avaient contemplés longuement avant que Sigvald ne bande son arc. Mais sa flèche acérée ne mordit jamais la chair de l’animal. Il abaissa son bras, avouant à son père qu’il préférait contempler toujours la vie plutôt que l’anéantir.

Il referma ses longs doigts fins sur le présent de son fils et son souvenir lui échappa. Plusieurs centaines d’années s’étaient écoulées comme les jours d’un homme. Mais aujourd’hui il ressentait le poids du temps peser sur son âme. Et l’avenir, dont il ne s’était jamais soucié, lui parut trop court pour être certain de retrouver son fils tel qu’il l’avait quitté. Le regret imprégnait sa voix mais il parlait avec la douceur d’un père qui cherche à rassurer son fils, quand bien même le danger est imminent.

- La volonté ne suffit pas à chasser l’amertume et la douleur Sigvald. Les terres du Sud et de l’Est portent encore en leur sein les souffrances des hommes et la douleur des guerres passées. Nos forêts sont plus douces pour l’esprit fatigué et meurtri. Mais je ne puis t’obliger à retrouver ta terre natale malgré toi. Je suis las à présent. Et je ne souhaite pas quitter mon fils en de mauvais termes. Mais la peur inquiète mon esprit.

Eärodan regardait à présent son fils dans les yeux. Une certaine quiétude était perceptible dans son regard, mais son visage était grave et fermé. Sigvald devait prendre une décision, mais savait-il, en agissant ainsi, qu’il forçait son père à en prendre une lui aussi, non moins terrible ? Ils partageaient à présent un secret inavouable. Et Sigvald lui laissait à tribu la lourde tâche de le révéler ou de l’étouffer à jamais. Et, déjà, ce secret s’insinuait dans l’esprit d’Eärodan comme un poison.

- La Soleil brûle le monde plus qu’il ne l’éclaire ici-bas. Veille à ce que le doute n’assombrisse pas ton esprit et n’éteigne pas la lumière de notre peuple en toi. Souvient-toi que Morgoth était le plus grand des Ainurs avant d’étendre son ombre sur Arda. Sa puissance l’a confondue et il a été dupé par son orgueil, aveuglé par la soif de pouvoir et de reconnaissance. Il ne nous a rien transmis de beau ou de bon, et son œuvre est détruite à présent. Les seuls vestiges de cette puissance sont des temples pillés et brûlés … et des âmes déchirées. Mais je ne peux faire de choix à ta place. Tu ne veux emprunter la voie que je te montre. Je prierai les Valari pour que le chemin que tu emprunteras ne soit pas trop tortueux…

Il avait parlé sincèrement. Sa voix était plus maîtrisée et son ton plus calme, plus résigné aussi. Avait-il le choix ? Il ne laisse pas son fils parler.

- Il suffit maintenant. Je souhaiterai marcher simplement quelques temps avec toi ce matin, avant de regagner les forêts de Thranduil.

Et, joignant le geste à la parole, il prit soin de descendre les marches englouties par le sable et le temps. Il fit quelques pas, puis s’arrêta. Devant lui se trouvaient trois hommes, vêtus de noir. Ils portaient des dessins finement tatoués sur leurs bras et leur visage. L’un tenait un sceptre noir, les deux autres tenaient des poignards. Eärodan ne connaissait pas ces humains, mais ils portaient les marques intemporelles de Morgoth sur leurs vêtements. Les Melkorites s’avancèrent, le regard sévère, déterminés. Venaient-ils secrètement préparer une cérémonie pour la nuit prochaine ? S’annoncer ainsi en plein jour, devant des elfes, était une insulte aux yeux d’Eärodan. Il se tourna vers son fils mais il ne paraissait pas aussi interdit.

L’homme qui tenait le sceptre parla, il avait un fort accent Suderon.

- Belles sont vos paroles, seigneur elfe. Mais terrible est la vengeance de Melkor contre les infidèles.

Le plus grand des deux Melkorites qui tenait un poignard s’avança d’un air menaçant. Eärodan ne possédait ni arme, ni armure. Il tenait fermement dans sa main la mèche de cheveux de son fils, comme si cet acte pouvait le protéger. Mais Sigvald le protégerait-il vraiment ?
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Sigvald Lingwë
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Lun 7 Mai 2012 - 23:58

Sigvald ne pouvait s'empêcher de regarder son père et voir l'inquiétude grandir sur son visage. L'elfe aux yeux émeraude avait clairement changer, autrefois il était serviable, aimable, le genre de personne en qui l'on accorde rapidement confiance, il aimait chanter, rire, danser, il était toujours de bonne humeur, mais désormais il n'était plus le même, c'était un étranger. Depuis son départ, son âme avait plongé dans les ténèbres, le fils qu'avait aimé Eärodan était mort, brûler, anéantie, perdu. Il regardait son père, celui-ci refermait délicatement ses doigts sur la mèche de cheveux, Sigvald sentit son père s'apaiser. Toutefois il ne pouvait qu'imaginer la déception qui envahissait celui qui l'avait vu naître.

Les yeux grisâtres du vieil elfe étaient posés sur son fils, comme à son habitude, Sigvald restait de marbre, mais le jeune elfe sentait que son père allait lui parler. Le mercenaire l'écouta attentivement, il ne manquait aucun mot, aucune syllabe, aucune phrase. Les doutes de Sigvald se précisaient, Eärodan avait peur, le jeune elfe ne savait pas exactement si celui qui l'avait élever avait peur de lui ou d'une bêtise qu'il pourrait faire. Le mercenaire savait pertinemment qu'il avait cassé le lien invisible qui le liait autrefois avec son père.

Le jeune elfe se rendit lui aussi compte d'une chose, Eärodan avait changé, soit ce fut les années passer à le chercher, soit c'était ses révélations. iIl paraissait plus petit, le dos légèrement vouté, des choses presque imperceptibles. Il portait désormais un lourd secret, d'une certaine manière le mercenaire s'en voulait d'avoir légué un tel fardeau. Puis, son père parla à nouveau.

Les paroles de Eärodan étaient sages, juste avant Sigvald avait parlé de rétablir la confiance, bien qu'il n'y ait pas vraiment réfléchi, l'elfe recherchait une certaine reconnaissance. Et se connaissant, il aurait surement fait cela dans le sang et la souffrance. Encore une erreur, une faute de sa part. Son père avait dit ce qu'il avait sur le cœur, il redoutait l'avenir. Au moment où le mercenaire allait s'exprimer, son père l'invita à marcher, comme avant... Autrefois, Eärodan et Sigvald marchaient souvent sous l'ombre des arbres millénaires, dans ce temps-là, ils étaient pères et fils.

Pour la première fois de leur rencontre, Sigvald détachait le regard de son père. Le soleil s'était levé, les ardents rayons plongeaient le temple au toit éventré dans la lumière, réchauffant par la même occasion le dos et les épaules du mercenaire. Une sensation agréable. Emboîtant le pas, il suivi son père, d'une certaine façon le jeune elfe était heureux, un sourire se dessinait sur son visage, une chose inhabituelle et surprenante venant de sa part. Tous deux descendirent les escaliers. La simple présence de son père l'apaisa, il se sentait étrangement bien. Fermant les yeux, il inspirait calmement et profondément. Plongeant dans ses souvenirs, Sigvald se remémorait les moments passés auprès des siens et de sa famille, tous les bons moments, la fierté, l'admiration et l'amour brûlant dans les yeux de ses parents, tout ça. Les marches noires disparaissaient au fur et à mesure, le grand hall était devant eux, le toit totalement effondré, jonchait maintenant le sol sous forme de blocs de pierre plus ou moins grand, le soleil du Harad plongeait le lieu dans une intense lumière, si bien que son père disparut à ses yeux lorsqu'il passait le rideau lumineux et blanc. Une voix typiquement Suderon se leva, une voix menaçante. Pressant le pas, Sigvald rejoignit son père, il ferma les paupières, éblouis. Quelques secondes passèrent et ses yeux s'ouvrirent à nouveau. Tout comme l'elfe près de lui, il se pétrifia, surpris.

Il remarqua rapidement les trois Haradrims, même s'il ne l'avait pas vu, il associa la voix à l'homme au centre, plus petits que les autres, c'était lui le chef, il tenait fermement un sceptre entre ses mains et dégageait une certaine autorité. Un autre se trouvait près de lui, attendant nerveusement l'ordre pour passer à l'action. Le troisième, le plus menaçant et le plus grand, s'avançait déjà vers son père et tout comme son homologue il tenait fermement un poignard. L'elfe pouvait sentir leur puissante respiration s'accélérer. Leurs vêtements noirs et leurs tatouages étaient plus que significatifs sur leur intention et leur façon de penser. Des Melkorites ! Sigvald le savait fort bien comment ces hommes pensaient, ils allaient les tués, eux, deux elfes, où encore les capturer et le sacrifier lors d'une cérémonie. Et d'un coup, agissant sans réfléchir, comme possédé, le mercenaire ne se contrôla pas, un sourire carnassier prit la place de sa mine déconfite il se tourna vers Eärodan. Le jeune elfe lisait comme dans un livre ouvert la peur et la détresse sur le visage de son père et il acquiesça d'un signe de tête. Les yeux d'Eärodan s'écarquillèrent, il avait désormais peur de son fils, le mercenaire s'avança sans hésiter vers les trois hommes, s'arrêtant à quelques pas devant le vieil elfe, bloquant ainsi le passage au colosse Melkorite.

- Arrêtez ! Arrêtez mes frères ! Le plus grand s'arrêta net, surpris, tous comme les autres d'ailleurs. Je suis des vôtres depuis longtemps, pour preuve !

Le geste suivant la parole, Sigvald arracha la manche gauche de sa robe de combat. Maintenant visible aux yeux des Melkorites, des marques aux fers rouges, sa malédiction, son secret, son fardeau. Encore clairement net, il était très facile de deviner ce que ses symboles représentaient. Un grand œil, celui de Sauron, surmonter d'une Couronne, celle de Melkor. Ces marques étaient anciennes, la chair avait cicatrisé, les douleurs avaient disparu depuis bien longtemps, mais l'elfe n'avait jamais pu les enlever. Il aurait pu brûler à nouveau la peau ou pire, la découper, mais il n'avait jamais eu la force ni le courage de le faire. Le géant Haradrim n'était qu'à quelques mètres de lui...

Il devait en finir rapidement. Il dégaina son épée, pivota sur le côté et en une fraction de seconde, le tranchant de sa lame se retrouva accolé à la gorge nouée de son père. Son regard était intense et décidé, c'était le seul moyen, il n'avait pas vraiment eu d'autres idées pour résoudre la situation, à part celui-ci. Sigvald fixait son père droit dans les yeux, ses marques du bras gauche totalement visibles aux yeux d'Eärodan, le vieil elfe était pâle, le désespoir et une certaine forme de tristesse se lisaient sur son visage. Une chose que Sigvald n'avait vue que chez les humains. Maintenant dans son dos la voix de l'homme au sceptre se faisait entendre, la tension était palpable, le vent se levait, les nuages plongeaient par intermittence le hall dans les ténèbres, le temps semblait suspendu.

Il devait le faire, l'elfe déchu allait passer à l'acte.
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Nathanael
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Mar 15 Mai 2012 - 8:48
La lame du désespoir et de la déception s’abattit sur Eärodan de toute la hauteur de ses espérances déçues. Une douleur aiguë étreignit son cœur et l’équilibre d’un monde qu’il pensait inébranlable vacilla brusquement. Le vertige de l’incompréhension l’emporta dans un tourbillon de doutes qu’il n’aurait jamais l’occasion de démêler. La lumière du soleil brûlait le monde qui l’entourait, et la lueur aveuglante qui écrasait toute chose lui donna l’impression d’être suspendu dans un rêve. Les hommes vêtus de noir devinrent des contours flous et difformes, rémanence physique des souvenirs maudits de Melkor. Seul un sentiment d’inquiétude et de malaise poignant le liait à ce qui l’entourait. Mais il ne semblait plus percevoir le réel. Il s’était tourné vers son fils en pensant sincèrement qu’il cherchait à le protéger des étrangers qui les menaçaient. Mais son regard dur et froid, son sourire amère, l’avaient blessé au plus profond de lui. Le temps avait arrêté son cours comme pour permettre à Eärodan de disposer d’une intemporalité parfaite afin de saisir ce que l’éternité ne lui permettrait jamais de comprendre. Sigvald était mort.

L’homme qui se dressait devant lui n’était ni son fils ni un elfe. Il était un être déchu, une extension incarnée des idées melkorites. D’un mot familier il avait rompu le lien qui le rattachait à son passé et à ses origines, à son peuple. « Frère » … Et ce mot n’était adressé qu’à d’innommables inconnus, primitifs assoiffés de mal. La chair brûlée de Sigval devint la preuve évidente de toute une vérité qu’Eärodan avait nié jusqu’à présent et qu’il ne voulait reconnaître. Imprégné des récits ancestraux de ses pairs, Eärodan sentit le regard réprobateur de Sauron le scruter de son œil de flamme. Le peuple de Thranduil ne s’était pas soumis à l’inconstance de Sauron durant la Guerre de l’Anneau. Les elfes avaient toujours lutté, au nom de Manwë et d’Eru, pour protéger la lumière qui leur avaient été confiée sur Arda. Il pensait qu’il avait transmis cette force et cette puissance intérieure à son fils. Mais la lumière des elfes s’était éteinte chez Sigvald. Elle s’était muée en une nuée ardente de cruauté et de remords qui le dévoraient. Il perçut la compassion et l’amour s’étioler dans le regard de Sigvald, puis disparaître totalement, arrachée par les mains de l’indicible.

Eärodan ne s’étonna presque pas lorsqu’il sentit la pointe de la lame de Sigvald contre sa gorge. Cet acte n’était que l’extension matérielle des pensées noires et morbides qui devaient habiter l’elfe auquel il faisait face. Il déglutit avec difficulté et fit un effort pour parler le plus calmement possible. Une conscience diffuse, qui ne lui appartenait pas, lui faisait comprendre qu’il était temps pour lui de quitter les Terres du Milieu.

- Il n’est de courage que lorsqu’on affronte les épreuves qu’il nous semble impossible de dépasser. Aujourd’hui tu es impudent et cruel mais tu n’es pas courageux. Seule la peur et le mensonge de la liberté t’habitent. Ma mort ne soulagera pas ta conscience. Sache que la bonté est un fardeau beaucoup plus lourd à porter que la malveillance. Le repos de l’âme et la liberté de la conscience ne s’obtiennent pas en abattant les barrières qui nous contraignent, mais en les subjuguant Sigvald…

Le nom de son fils mourut sur ses lèvres tremblantes. Il était fébrile et malgré la brûlure du soleil sur son visage il sentit un grand froid se saisir de ses membres. Un bref moment son regard se perdit au-delà du visage de Sigvald et de l’horizon derrière-lui. Il lui sembla percevoir des paysages verdoyants et luxuriant de beauté qu’il avait vu de très nombreuses fois en rêve. Un chant habitait le monde qu’il découvrait dans les nimbes de son imagination. Il lui semblait qu’il partageait cette vision avec d’autres elfes mais il ne pouvait les voir. Seule leur voix portait un message d’apaisement. L’intuition qui s’imprégnait en lui luttait contre la sensation douloureuse de la lame contre sa gorge. La mort sublimée ne l’effrayait plus, mais il était profondément triste de penser que jamais Sigvald ne pourrait le rejoindre au-delà des mers. Des larmes d’amertume et de tristesse s’entremêlaient sur ses joues meurtries par les années passées sur les routes. Il regarda une dernière fois le visage d’un homme qu’il avait toujours pensé être son fils. Il se saisit de cette image pour la conserver auprès de lui après le dernier voyage, puis il ferma les yeux. Il mourrait aujourd’hui, il le savait. Mais il se sentait prêt. Sigvald lui, l’était-il vraiment ?

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Sigvald Lingwë
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Mer 30 Mai 2012 - 22:09
Sigvald ne savait plus que penser, entre regarder son père sombrer dans le désespoir, entendre et essayer de deviner la position des trois hommes prêts à sauter sur eux si la situation s'embourbait... Mais le jeune elfe pensait surtout aux derniers mots qu'il pourrait dire à l'elfe qui se tenait devant lui. Son idée de départ était floue et sans réel but, il savait qu'il allait arriver à ce moment-là, sa lame sous la gorge de son père. Mais il n'avait pas réfléchi, n'y penser au conséquence de son acte et à la fin quelle prendrait.

Tandis que les paroles de son père le tiraient de ses pensées, il l'écouta et inspira profondément, il comprenait que les paroles de son père étaient juste et vraies. L'elfe connaissait déjà ce qui l'avait mené à vivre dans la souffrance et la cruauté, mais c'était plus fort que lui, quelque chose le poussait toujours à y retourner, à suivre sans broncher les idéaux des Dieux Noirs, Melkor et Sauron.

Cela suffisait, trop de temps à tuer sans remords des innocents, il devait revenir à la réalité et quitter ce monde où chaque jour il libérait sa colère et sa culpabilité sur les autres. Le fait d'avoir rejoint le culte Noir, c'était pour se punir, celui de tuer, la même chose. Pourquoi ?
Il s'en voulait tellement, mais c'était trop tard, il ne pouvait plus reculer, ces actes étaient trop graves. Prenant conscience qu'il pouvait aujourd'hui et maintenant, sauver ce qu'il avait toujours pris, une vie.

Le jeune elfe avait trop longtemps vécu dans un monde de silence, ses émotions c'était enfouis, mais depuis que son père l'avait retrouver celle-ci ne faisait que revenir dans de douloureuse et agréable sensations. Alors que son père s'attendait à partir pour les Terres Immortels où il rejoindrait ces ancêtres. Sigvald souriait, mais non d'un sourire forcer et sans âme qu'il avait l'habitude d'afficher, mais celui d'un cœur apaiser et en paix. Les blessures du passé c'était en grande partie refermée et d'une certaine façon il revenait à la vie.

Dans son dos les bruits de pas se dirigeaient vers lui, il devait agir. Il relâcha l'emprise de sa lame et Sigvald posa sa main gauche sur l'épaule de son père. Il parla calmement.

- Merci pour tout. Prends mon cheval et part, il y a un passage derrière, tu le trouveras facilement. On se retrouva sois-en sûr.
Le jeune elfe put voir les yeux de son père s'ouvrir doucement, c'était la fin. Adieu père...

Ces derniers mots moururent sur ces lèvres et il se retourna rapidement, soulevant de sa robe la poussière du sable, il s'opposa aux Haradrims, son épée tendue prête à parer ou trancher, il n'avait plus rien à perdre, son père allait vivre. L'adrénaline montait, sa respiration s'intensifiait, ses sens s'aiguisèrent, il était prêt, son premier vrai combat.

Les deux hommes aux poignards étaient proches, l'homme au sceptre observait la scène.

Le premier choc du fer contre le fer se faisait entendre et le sang coula.

PS : Excusez-moi du grand retard, des soucis d'internet (virus), un peu courte ma réponse.
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Ryad Assad
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Mar 28 Aoû 2012 - 20:44
HRP : Pour débloquer le RP, avec l'aval de Forlong Wink. C'est court, mais je ferai mieux la prochaine fois /HRP


Implacable. Tel devait être l'acte d'un serviteur de Melkor. Le géant suderon n'échappait pas à cette règle. Il avança, considérable masse de muscles qui rendait dérisoire l'espoir de victoire de l'elfe qui se tenait devant lui. Le plus âgé des deux avait d'ailleurs battu en retraite, mais il serait temps pour lui ôter la vie plus tard. Le jugement s'abattait toujours au moment voulu. Pour l'instant, il y avait plus important. Les adeptes du Noir Ennemi ne pouvaient tolérer qu'un individu portant sa marque puisse le trahir. Ce misérable elfe, insulte personnifiée à la gloire de leur dieu, méritait la mort dans d'atroces souffrances pour expier le crime d'avoir ainsi choisi le mauvais camp. Son passé importait peu, désormais, et les cicatrices sur son bras, similaires à celles que portaient ses trois adversaires, étaient vides de sens. Combien il avait pu aimer Melkor par le passé ne signifiait désormais plus rien. Tous les actes qu'il avait accomplis en son nom ne suffiraient pas à l'épargner. Nul pardon. Nulle rémission. Seule la justice allait faire son œuvre. Implacable.

Le géant suderon vit la première attaque de son adversaire venir. Frappe de taille diagonale. Il était loin d'être un maître d'armes, mais ce n'était sûrement pas un bretteur de pacotille. Avec une brutalité sauvage, il arrêta le coup de son poignard, qui résista étonnamment au choc. L'elfe frappa de nouveau, mais le colosse enserra adroitement au vol le poignet apparemment fragile de l'elfe dans son poing immense. Puis, avec férocité, il frappa de sa lame. Il aurait pu tuer son adversaire, s'il l'avait voulu. Il était suffisamment proche, et son arme était conçue pour ce genre de choses. Un coup au cœur aurait suffi, et le misérable aurait succombé dans l'instant sans avoir l'occasion de pousser un seul cri. Il avait déjà eu l'occasion de pratiquer le geste, plusieurs fois, même, et il aurait trouvé où attaquer les yeux fermés. Mais l'heure n'était pas encore venue pour son ennemi de rejoindre les Cavernes de Mandos, trop douces pour lui pour l'heure. Il devait d'abord connaître les tourments du corps. La lame entama cruellement son épaule, fendant la tunique souple qu'il portait, fendant la chair comme on fend un fruit mur. Un épais liquide rouge se mit à couler. Il n'explosa pas en une gerbe écarlate, non. Il n'y avait pas d'envie de saccager, dans cette attaque. Seulement l'envie d'infliger de la douleur. Lentement. Très lentement. Le sang se contenta de perler sur le bout de la lame, et d'imbiber peu à peu le tissu sur lequel il se répandait, presque avec discrétion. Le géant lâcha la main du Premier Né, et lui envoya un redoutable coup de poing dans le ventre, qui l'envoya à terre, quelques mètres plus loin. Il avait probablement le souffle coupé, et c'était le moment idéal de passer aux choses sérieuses.

Le suderon affichait un masque de calme qui était à l'exact opposé de son esprit bouillonnant de rage. Il s'avança d'un pas pesant, martelant le sol de ses lourdes bottes, comme s'il voulait imprimer profondément sa marque dans le sol à chaque fois. Il était la mort. Il était implacable. Avec une lenteur calculée, il s'approcha de l'elfe remuant, qui allait passer par le fil de sa lame...petit à petit. Il se pencha tout doucement, savourant chaque moment avant de mettre en pièces son adversaire. L'adversaire de son Dieu. Il savait précisément par où il allait commencer son abominable travail. D'abord, lui briser les doigts, et lui arracher les pouces, pour qu'il reste tranquille. Ensuite la langue, pour qu'il n'implore par pardon, et qu'il n'offense par le nom du Maître dans ses derniers instants. Puis le découpage allait commencer. Morceau par morceau. Tranche par tranche. Il allait souffrir mille morts, et il regretterait de ne pas avoir simplement tranché la tête de l'autre elfe. Stupide créature qui préférait la vie des autres la sienne. Il allait payer. Implacable, le géant était tout entier à sa tâche à venir. De la délectation se lisait sur ses traits, et dans son œil brillait une lueur sadique. Il allait massacrer un être vivant, et cela lui procurait un profond plaisir. Concentré, son attention fut cependant détournée par un mouvement à la périphérie de son champ de vision. Il tourna la tête avec la souplesse d'une statue de glaise, et ses yeux s'agrandirent.

- Attention ! Cria quelqu'un derrière lui.

Trop tard.



Membre des Orange Brothers aka The Bad Cop

"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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Sigvald Lingwë
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Mer 29 Aoû 2012 - 22:33
L'elfe savait quand cet instant sa vie allait finir. En regardant ce géant, il ne pouvait qu'imaginer la façon dont le suderon pouvait mettre fin à sa vie. Un coup de poignard ? Être capturé ? Voir torturé ? Sigvald connaissait bien les melkorites et la dernière façon de mourir était la plus plausible. Il n'était pas préparé pour un vrai combat comme celui-ci, tout ça pour sauver son père... Cela en valait le coup. Il était prêt à charger, il fallait qu'il protège son père. Le mot protégé, voilà une chose à laquelle il n'avait plus pensé depuis longtemps. Protéger une vie innocente et non la prendre. Il était décidé, il n'avait pas peur de la mort, il s'en fichait, ce sera lui ou eux. Même devant le mur de muscle qui se dressait devant lui, il ne vacillait pas, tenant fermement son épée, il chargea.

Son épée fendait l'air, il allait le toucher il en était sûr. Vif comme l'éclair, il vit le géant parer son attaque avec lui semblait-il, une facilité déconcertante. Et comme un débutant, il attaqua de nouveau, sans réfléchir, ne cherchant aucune stratégie, il frappa. Le suderon ne laissa pas l'elfe agir une deuxième fois et il lui enserra le poignet. L'emprise du géant était puissante, la douleur aussi et Sigvald devait lutter pour garder son épée dans sa main. Impuissant il regarda droit dans les yeux le melkorite. Sa colère était visible, se débattre ne servait à rien, il était trop fort. Et ce qui devait arriver, arriva, le poignard aiguisé entama profondément les chairs de l'elfe, il n'avait jamais ressenti une telle douleur, une telle souffrance. Mais l'elfe savait fort bien que ce n'était que le début, il lisait comme un livre ouvert les pensées du suderon, lui-même, à une époque aurait agis pareil voir pire. Ce coup porter à son épaule ne serait que le premier d'une longue série. Il sentait le liquide rougeâtre couler de son épaule et se répandre sur sa tunique. La douleur ne faisait qu'augmenter. Ils allaient jouer avec lui, le faire souffrir, il ne pourrait plus opposer de résistance et il le tuerait à petit feu, doucement... Sigvald voyait cela gros comme une maison, il n'allait pas mourir de suite. Et sans s'en rendre compte, ne voyant rien venir... Le poing du géant s'abattit de toute sa puissance sur son torse, l'impact fut violent, il fut projeté comme un moins que rien, lui coupant la respiration et l'étourdissant quand il toucha avec fracas la dalle de pierre noire.

Sigvald essaya tant bien que mal de reprendre ces esprits et essayer de se redresser, il entendait distinctement les pas lent et lourd du géant se diriger vers lui. Il ne pouvait pas faire grand-chose, son bras ne répondait plus trop et un simple mouvement le lançait dans tout le corps. Il connaissait la douleur, mais il ne l'avait vu que chez les autres. Ils allaient jouer avec lui avant de le tuer... Non, non il ne pouvait pas se laisser faire et mourir en vain.

"Mon fils, même dans les pires moments, il y a toujours l'espoir, écoute ton coeur. Tu devras protégé les personnes au péril de ta vie, si un jour, une tragédie arrive. Et ceux quoiqu'il arrive, soit prêt à te sacrifier pour protéger les autres, surtout ne l'oublie pas."

"Inflige la peur, sois la colère, brise les chaînes de la violence, ne sois que haine et rage, sois aussi brûlant que le feu, consume et n'ai soif que de puissance. Ne ressens pas la douleur, inflige là. Pas de pitié seulement la mort. Fait naître la peur dans leur cœur."


Sigvald se remémora deux enseignements différents, des conseils, il appliqua les deux.

Son calme se transforma, sa colère refouler depuis lors explosa, sa soif de vengeance, sa haine et sa rage firent surface. Non, il les tuerait, il les tuerait... Il puisa de la force de sa blessure, comme une motivation soudaine, alimentant sa rage. Son visage impassible ne devint que violence. Depuis longtemps, il s'était éloigné de l'état d'esprit des siens. D'une ardeur nouvelle il agrippa son arme et Sigvald bondit sur le géant. Vif et décider, d'un geste précis sa lame transperça le torse de la montagne de muscle, son épée fit plusieurs aller-retour, coupant et déchirant les chairs.

Le sang coula abondamment de la plaie béante, maculant sa lame et ses mains qui tenaient avec force sa lame. Sigvald ne réfléchissait plus, il laissait libre cours à ces instincts. Ivre de rage, il repoussa de son pied le suderon qui tomba lourdement au sol. Puis s'essuya de sa manche son visage, barrant sa joue gauche et sa bouche d'une traînée rougeâtre.

Sigvald baissa les yeux sur l'homme gisant sur au sol et lui parla.

- Je ne suis peut-être plus du côté de Melkor et de Sauron, mais je ne peux oublier l'enseignement que l'on m'a apporté. Tu vas mourir, mais cela prendra quelques instants.

Le géant encore vivant, mais condamné suivi du regard l'elfe déchu qui passa au-dessus de lui...

PS: J'espère qu'il est bien, ça faisait un certain temps... (Content)
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Ryad Assad
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Mer 29 Aoû 2012 - 23:08
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Le géant suderon hurla lorsque la lame pénétra profondément dans sa chair, mais c'était un hurlement de colère. La colère d'avoir laissé à cet impertinent petit elfe, à ce méprisable blasphémateur, la moindre petite chance de s'en sortir. La douleur n'était rien à ses yeux. Ses vêtements noirs dissimulaient bien les atroces mutilations qu'il avait subies, et qu'il s'était lui-même infligées pour prouver à son Dieu qu'il le révérait. Non, la douleur n'était plus rien. La lame s'agita en lui, mais ses pensées étaient tout entière concentrées sur le visage défiguré de l'elfe qui le tailladait. Un rictus de haine se peignit sur ses traits qui jusqu'alors avaient été apparemment calmes. Sa vie le quittait, et il n'avait plus la force de frapper son adversaire. Le pied de l'elfe repoussa le corps saisit de convulsions du suderon, qui s'écroula comme un tronc d'arbre sur le sol. Saisi de légères convulsions, ses yeux irradiaient encore une rage inquiétante.

L'elfe vint lui parler, mais les mots qui sortirent de sa bouche rougie de sang étaient une provocation que le Melkorite ne pouvait pas supporter. Comment ce traître pouvait-il se servir des leçons apprises auprès des serviteurs du Tout-Puissant pour abattre un de ses fidèles ? C'était une hérésie ! Le géant grogna, et tenta de parler, mais un sang foncé, presque noir, s'écoula entre ses lèvres. Un borborygme incompréhensible tint lieu de réponse, avant qu'il ne soit interrompu par le besoin de respirer profondément, et de chasser le flot de sang qui lui coulait sur la langue. L'elfe passa au-dessus de lui, savourant surement pleinement sa victoire. Mais le suderon n'avait pas dit son dernier mot. Dans un sursaut d'orgueil, il tendit sa main énorme, et attrapa la cheville qui venait de se poser sur le sol.

- Melkor !

Son rugissement fut accompagné de gerbes de sang, car il était clair qu'il vivait ses derniers instants. Toutefois, sa foi inébranlable dans le Seigneur des Ténèbres était telle qu'il était prêt à tout tenter pour que la vie de l'elfe soit arrachée. Si ce n'était pas de sa main, au moins serait-ce grâce à son concours. Son poing était de plus en plus faible, mais il s'en fichait. Sa vision devenait de plus en plus floue, et son souffle de plus en plus régulier, de plus en plus calme. Un sourire carnassier flotta sur ses lèvres couvertes de sang.

Pendant que Sigvald réalisait qu'il venait d'être entravé, et que son adversaire suderon était en train d'agoniser, les deux autres Melkorites ne demeurèrent pas en retrait. Le chef, voyant là une occasion inespérée de se débarrasser de cet adversaire armé, après que son meilleur combattant eût été mis hors combat, chargea. Il n'avait rien d'autre pour se battre qu'un bâton de marche en bois, mais c'était déjà amplement suffisant. Il prit son élan, et adressa une frappe pleine de malice qui percuta l'elfe en plein dans les côtes. Le coup était assurément puissant, mais il était surtout très précis, et un craquement sec fit écho au choc sourd du bois sur la peau. Le chef ne s'arrêta cependant pas en si bon chemin. Saisissant son bâton dans ses deux mains, il frappa alternativement de droite et de gauche, ponctuant ses attaques d'un cri de rage.

Deux de ses frappes furent déviées, mais la troisième atteignit la tête de l'elfe. Le coup n'était pas aussi puissant que celui qui avait atteint la jambe, mais il avait de quoi déconcentrer. Le chef en profita pour pivoter sur lui-même, et viser de manière retorse le genou. Il manqua sa cible, mais frappa durement la cuisse de Sigvald. L'elfe allait avoir un sacré bleu dans quelques heures, mais pour le moment il était déjà bien atteint. Conscient que les coups portés par un bâton avaient peu de chances de tuer un elfe, mais que la moindre attaque chanceuse portée avec une épée pouvait le tuer, le chef Melkorite battit en retraite, laissant son second acolyte se charger de la fin du combat.

Ce dernier attaqua en poussant un hurlement sauvage. Il tentait de réduire la distance, frappant d'estoc pour obliger l'elfe à reculer, et à ainsi s'appuyer sur sa jambe blessée. Il parvint à mordre la chair de son adversaire au niveau du poignet, après que leurs deux lames se furent rencontrées. Un sourire se dessina sur son visage, et il repartit à l'attaque, plus déterminé que jamais à en finir.


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Sigvald Lingwë
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Jeu 30 Aoû 2012 - 21:13
Soudain, le suderon à terre lui enserra la cheville dans un dernier geste désespéré.

- Mekor !


Sigvald nu pas le temps de se retourner qu'un puissant coup l'atteignit, il vacilla quelque peu en entendant le bruit sourd d'un craquement. L'impact fut telle que l'elfe faillit lâcher son seul moyen de gagner, son arme. Les blessures s'accumulaient et le mercenaire commençait à fatiguer. Il ne pensait pas que l'homme à la canne aurait eu la force et les aptitudes pour un combat. Ce fut une grosse erreur, car le temps qu'il comprenne comment ? Les attaques s'enchaînaient déjà. Encore sous le coup, il essaya tant bien que mal de parer les assauts du melkorite.

Sigvald n'arrivait plus trop à suivre les mouvements du bâton et les coups qu'il ne put stopper le déstabilisèrent encore plus. Il en stoppa une, puis une autre, mais la troisième offensive atteignit de pleins fouets sa tête. Le mercenaire faillit tourner de l’œil et ainsi offrir sa vie aux melkorites, sa vison se troubla, sa tête bascula plusieurs fois de gauche à droite et un voile noir obscurcit le visage de l'homme au bâton. Il se sentait partir, impuissant... Le dernier coup porter à la cuisse le "réveilla" soudainement, reprenant conscience qu'il combattait il mit son épée de sorte à pouvoir parer la prochaine attaque.

Il reprenait aussi conscience de son corps, il ne sentait plus du tout son bras et chaque respiration devenait plus difficilement supportable que la précédente. Ses pensées allaient dans tout les sens, elles lui échappèrent, s'organiser devenait difficile. Il comprit qu'à ce rythme-là, il finirait dans un brasier érigé à Melkor.

Le monde lui réapparut et il se replongea dans l'action. Le chef laissa place aux deuxièmes hommes armés. Et Sigvald eut juste le temps d'esquiver les attaques répétitives de son adversaire, qui le submergeait peu à peu. Ses réflexes diminuaient au fur et à mesure que le combat se prolongeait. Épée contre poignard, le dernier longea l'arme d'un mouvement rapide et entailla le poignet de l'elfe. La blessure saignait abondamment, mais coups de chance les veines n'étaient pas touchées. Surpris, il recula.

Le suderon ne lâcha pas l'affaire et attaqua de nouveau.

"Dans un combat, n'abandonne jamais, je sais que tu combattras un jour, même si je ne te le souhaite pas, mais ne montre aucun signe de faiblesse, sois fier et fort. Reste droit, ne lâche pas prise et surpasse ton adversaire."

"Prends goût à la mort. Ne sois que destruction. Déchire les chairs, fait couler le sang, ne sois que passion. Prends goût aux combats, n'oublie pas cette sensation de puissance. Deviens le chasseur et eux les proies."


Sigvald se redressa, l'elfe et le suderon firent face, les armes s’entrechoquèrent plusieurs fois. Le poignard dans la garde de son épée, le mercenaire repoussa avec force son adverse qui partit en arrière et dans la foulée, il lui envoya un puissant coup de pied dans le torse. Le mercenaire n'avait pas oublié le coup de poing du géant et il s'en servit. L'impact au sol fit lâcher l'arme du suderon et Sigvald en profita pour le tuer. La lame trouva son chemin dans le corps du melkorite et lui arracha la vie.

Malgré la douleur et la fatigue qui le prenait, réduisant peu à peu sa force, il appréciait le combat. Il en voulait plus. La sensation était indescriptible, l'adrénaline le poussait au maximum. Il retira doucement son arme du corps inanimé, laissant couler des larmes de sang sur le sable chaud. Il était prêt pour le prochain, il avait hâte.

L'elfe était en piteuse état, un bras au mouvement restreint, une jambe affaiblit, une plaie sanglante au poignet plus une respiration douloureuse et saccadé. Son visage était perlé de sueur, son regard semblait perdu, mais il savait ce qu'il voulait. Le tuer... et ceux, quoiqu'il arrive.
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Ryad Assad
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Ven 31 Aoû 2012 - 10:22
Deux ! Déjà deux serviteurs de Melkor étaient tombés, vaincus par cet elfe décidément plein de surprise. Le chef de bande, désormais chef de rien du tout, commençait à éprouver plus que de la haine pour son adversaire. Il ressentait quelque chose comme de la méfiance. Par deux fois, jusqu'à présent, il avait été mis en difficulté, et par deux fois il avait réussi à se sortir d'un mauvais pas en expédiant du même coup un fidèle du Noir Ennemi. Et maintenant, il avançait sur son ultime adversaire, rempli d'une détermination inquiétante. Le dernier guerrier sombre était aussi le plus intelligent des trois. Il avait eu tout le loisir d'analyser les réactions de l'elfe, et il avait pu déterminer que le plus grand danger venait quand il était au bord de la défaite. Alors, il puisait Melkor seul savait où la force de retourner la situation, profitant de ce que ses opposants relâchaient leur concentration, sûrs qu'ils étaient de leur victoire.

Prudence était désormais le maître mot. Le Melkorite empoigna fermement son arme, et s'approcha avec circonspection. Certes, l'elfe était déterminé, mais il était surtout très affaibli. Deux blessures, une à l'épaule et l'autre au poignet, allaient l'épuiser petit à petit, jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable de lever le bras. Les coups qu'il avait reçus, notamment celui qui lui avait probablement fêlé une côte, l'handicaperaient sûrement davantage encore. Il était au bord de la rupture, et sa pathétique résistance était un sursaut inespéré d'orgueil. Seule la chance lui avait permis de réchapper à la mort par deux fois. Mais la troisième tentative le laisserait mort dans une mare de sang. Cette fois, plus question de prendre son temps, et de le torturer. Il fallait frapper vite et fort, qu'il ne puisse pas se relever.

Le séide de Melkor se lança brusquement à l'attaque, sans prévenir. Avec un grand cri, il lança de toutes ses forces une frappe circulaire, pile du côté du bras blessé de l'elfe. Mais ce n'était qu'une diversion. A peine son adversaire eût-il bloqué qu'il revint à la charge de l'autre côté. Il enchaîna ensuite avec une série de frappes peu puissantes mais précises, dont deux touchèrent l'elfe successivement au ventre et au torse. Les coups étaient assez forts pour le secouer, mais pas pour le mettre à terre. Le serviteur du Tout-Puissant le savait, et il rompit brutalement l'assaut, tournant autour de sa cible avec sur le visage l'expression concentrée d'un prédateur devant sa proie. Il observait les signes qui trahissaient la fatigue de son adversaire : la respiration plus rapide et saccadée, les mouvements involontaires et les tremblements du corps. Les postures moins assurées, et la tendance à reculer devant les attaques plutôt qu'à les éviter. Assurément, la fin de l'elfe était proche.

Confiant dans ses capacités, l'homme-lige se projeta de nouveau vers l'avant. Ses coups étaient brutaux, destinés à affaiblir encore davantage le Premier Né, à le mettre à genoux. Il imposait sa supériorité dans le duel, montrait qu'il était le plus fort, et que la victoire lui reviendrait de plein droit. Nulle chance, là-dedans. Pivotant à la vitesse de l'éclair, il balaya les jambes de Sigvald qui se retrouva à terre, sur le dos. La chute avait été dure, mais le pire restait à venir. Tournant autour de lui telle un charognard autour d'un animal blessé, le Melkorite frappait sur l'elfe en profitant de l'allonge supérieure que lui conférait son bâton. Il se maintenait ainsi hors de portée, et ses mouvements incessants rendaient difficile toute tentative de parade. Les coups pleuvaient sur le pauvre mercenaire qui de défendait tant bien que mal.

L'homme éclata d'un rire dément, tandis qu'il voyait la mort de son adversaire se dessiner. Le sang jaillit lorsqu'il frappa l'épaule déjà blessée, et il fut pris d'une ivresse guerrière qui le rendait aveugle à tout ce qui se trouvait autour de lui. Cruel et sadique, il interrompit son ballet macabre, pour s'adresser en ces termes à Sigvald :

- Misérable hérétique, tu n'en as plus pour très longtemps à vivre. J'espère que la douleur que tu éprouves te donne l'envie de te repentir de tes crimes.

En disant cela, il jeta un coup d'œil aux deux cadavres dont le sang rougissait la terre sous eux :

- Mais avant d'être puni, tu souffriras encore longtemps, jusqu'à ce que tu en oublies même ton propre nom. Alors, tu regarderas Melkor dans les yeux, et tu lui demanderas humblement de te gratifier d'une mort rapide.

Tout en parlant, il s'était approché du corps du deuxième acolyte, et avait récupéré le poignard qui lui était tombé de la main avant ses derniers instants. Il s'approcha d'un pas menaçant de l'elfe, la lame étincelant entre ses mains expertes. Il était sur le point d'en finir, quand une voix surgie de nulle part les détourna tous deux de leur combat :

- Qui vive ?

Le Melkorite cracha un juron, et se tourna vers l'elfe avec une expression déçue sur le visage. Cependant, un petit sourire fleurit sur ses lèvres, et il lança :

- Pas le temps pour la torture, mais tu souffriras quand même. La lame que je tiens et qui t'a mordue au poignet était enduite d'un poison de l'Est, qui ravagera ton corps avant de te tuer très lentement. Melkor aura sa vengeance !

Puis il tourna les talons, et s'éloigna en courant, peu désireux de croiser la route du nouveau venu.


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Freorn Osgiriath
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Ven 31 Aoû 2012 - 13:33
Quatre ans. Voilà quatre longues années que Freorn parcourait la Terre du Milieu dans l’espoir de découvrir la véritable nature de ceux qui avaient commandité l’assassinat de sa famille. Quatre années à vivre comme un clandestin, un paria, dans la forêt, les tavernes crasseuses et les terres oubliées. Il aurait du être auprès du Roi du Gondor, gouverneur d’une riche province, membre influent de ceux qui forgeaient les politiques de la Terre du Milieu. C’était le rang qu’il possédait. Le rang qu’il avait perdu. Et son nom était devenu tabou, synonyme de trahison. Personne ne connaissait son identité, ni la famille d’où il venait. Et les mystérieux assassins restaient toujours introuvables.

Freorn y avait longuement réfléchi. L’Ordre de la Couronne de Fer était impliqué. Il avait fourni les hommes qui avaient accompli la basse besogne. Mais l’Ordre n’avait pas agi seul. Un membre puissant a Minas Tirith, dans l’entourage royal, avait pris contact avec l’Ordre, avait marchandé avec eux. Un traitre. Un lâche. Un ennemi des Osgiriath.

Freorn avait parcouru l’Arnor dans ses moindres recoins. Il était allé jusqu’aux lointains Royaumes du Nord, près des anciennes Terres Maudites d’Angmar. Il était parti à l’Est, à Esgaroth, puis avait rejoint les Monts du Fer. Plusieurs fois, des indices lui avaient laissé supposer que l’Ordre de la Couronne de Fer avait pris contact avec un membre de la Cité Blanche. Mais les pistes s’arrêtaient là. Il était alors parti vers le Sud et les terres arides de Rhûn. Des terres remplies de barbares, vouant un culte à Melkor. Jamais Freorn n’aurait cru un jour fouler ces contrées. Mais il se devait d’y aller. Des indices s’y trouvaient peut-être. Des personnes impliquées dans la machination dirigée contre sa famille.

Freorn marchait lentement aux côtés de son cheval, se demandant s’il trouverait un jour les responsables, s’il obtiendrait sa vengeance. S’il regagnerait son honneur. Tout en réfléchissant, aussi silencieux qu’une ombre, aussi furtif qu’un animal, l’homme en noir se déplaçait à proximité des ruines d’un ancien temple dégageant une aura maléfique. Lorsqu’il entendit des bribes de conversation et l’entrechoquement de lames. Il se rapprocha avec prudence, la main sur le fourreau de son épée Oscrir. Il aperçut des Melkorites dans un couloir. Il les contourna et put observer une scène pour le moins étrange. Un elfe se trouvait à terre, vaincu, une flaque de sang l’entourant. Un homme de haute taille lui parlait.

- Misérable hérétique, tu n'en as plus pour très longtemps à vivre. J'espère que la douleur que tu éprouves te donne l'envie de te repentir de tes crimes.

Un elfe dans ces terres désolées ? Voilà qui était intéressant. Freorn n’avait jamais rien entendu de tel. Il s’accroupit dans l’obscurité, son attention entièrement tournée vers l’inconnu.

- Mais avant d'être puni, tu souffriras encore longtemps, jusqu'à ce que tu en oublies même ton propre nom. Alors, tu regarderas Melkor dans les yeux, et tu lui demanderas humblement de te gratifier d'une mort rapide.

L’elfe était un ennemi des Melkorites. Freorn se demandait ce qui l’avait forcé à quitter ses forêts et son peuple. Cet elfe pourrait lui être utile. Jusqu’à un certain point... Pourquoi ne pas chevaucher un moment avec lui, tenter d’en apprendre plus ? Peut-être a-t-il des informations… Gagner sa confiance, tromper sa vigilance, c’était facile avec les elfes. Du moment que Freorn ne dévoilait pas son identité et ses intentions... Les années passées a côtoyer les sommets du pouvoir royal pendant son adolescence lui avaient enseigné tout ce qu’il y avait à savoir sur l’art de la flatterie, de la manipulation, de la persuasion...et de la trahison. Des talents qui se révélaient bien utiles en ces périodes noires. Le mensonge était devenu sa seconde nature. La méfiance, sa nouvelle identité. Et lorsque cet elfe ne sera plus utile, alors Freorn disparaitra, se dissipant dans la nature comme il était apparu. Le Melkorite s’apprêta à torturer l’elfe lorsque Freorn déclara d’une voix forte :

- Qui vive ?

L’homme de l’Est sembla sursauter, regarda autour de lui avec des gestes brusques mais n’aperçut pas l’homme tapi dans l’ombre. Il parla alors a l'elfe :

- Pas le temps pour la torture, mais tu souffriras quand même. La lame que je tiens et qui t'a mordue au poignet était enduite d'un poison de l'Est, qui ravagera ton corps avant de te tuer très lentement. Melkor aura sa vengeance !

Le Melkorite partit, laissant l’elfe sur le sol chaud et poussiéreux du temple. Alors Freorn sortit de l’ombre, le visage toujours dissimulé par son capuchon.

- Il n’est guère prudent de s’aventurer dans ces temples dédiés au Mal, même lorsque l’on est un elfe. En ces temps troublés, ces terres ne sont pas sûres, et les assassins rodent dans l’ombre. L’Ordre de la Couronne de Fer a le bras long et s’infiltre partout.

Les mains cachées dans les replis de sa longue cape noire, Freorn s’approcha de quelques pas en direction de l’elfe.

- Je me rends sur les terres de Khûn. C’est un voyage laborieux et périlleux avant d’atteindre le cœur de ces territoires. Si vous le souhaitez, nous pourrions chevaucher ensemble. Les longs trajets sont bien plus intéressants en bonne compagnie. Et les meilleures rencontres sont souvent les plus inattendues.

Freorn repoussa alors son capuchon, dévoilant son visage aux yeux gris, les cheveux noirs tombant jusqu’à la nuque. Il écarta les bras en signe amical et déclara d’une voix claire.

- Ne craignez point la lame de ce Melkorite. Ce barbare semble avoir oublié que ceux de votre espèce sont immunisés face à la plupart de leurs poisons. Vous serez bientôt sur pied. Au pire, j'ai sur moi quelques plantes médicinales qui devraient faire l'affaire. Je me nomme Freorn Elassar. A qui ai-je l’honneur de parler ?
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Sigvald Lingwë
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Dim 2 Sep 2012 - 18:45


Sigvald ne comprenait pas ce qu'il s'était passé à l'instant. Tout avait été trop rapide et... Non, l'elfe n'avait rien pu faire, il allait mourir et il le savait. C'était son destin, il en avait déjà accepté la fatalité. Sa défaite était sûre et il n'y pouvait rien. Trop affaiblit il ne pouvait résister aux assauts experts du suedron. Malgré tout, il espérait en vain, essayant de dévier les attaques et de les esquiver, mais sans succès. Ses gestes étaient lents et suivre des yeux le melkorite était maintenant chose difficile.

- Mais avant d'être puni, tu souffriras encore longtemps, jusqu'à ce que tu en oublies même ton propre nom. Alors, tu regarderas Melkor dans les yeux, et tu lui demanderas humblement de te gratifier d'une mort rapide.

En un seul coup bien placé de l'homme en noir pouvait le tuer. Juste un seul.

- Mais avant d'être puni, tu souffriras encore longtemps, jusqu'à ce que tu en oublies même ton propre nom. Alors, tu regarderas Melkor dans les yeux, et tu lui demanderas humblement de te gratifier d'une mort rapide.

Résigner à mourir, ses forces commencèrent à s'évanouir, à disparaître, pour partir vers un long voyage. Un voyage magnifique, dont il ne reviendrait jamais. Il ferma les yeux, prêt à quitter ce monde et rejoindre Mandos... où...Melkor. Bien qu'il ne puisse pas choisir où il irait, il accepterait sa sentence. Il ne sentait plus la douleur, son cœur en paix et heureux.

- Qui vive ?


Sigvald ressurgit de la lumière, il revenait à lui comme appeler par cette voix. Un homme, un homme de l'ouest, il en était presque sûr. Sans le regarder, le suderon lui parla d'un ton moqueur et méprisant :

- Pas le temps pour la torture, mais tu souffriras quand même. La lame que je tiens et qui t'a mordue au poignet était enduite d'un poison de l'Est, qui ravagera ton corps avant de te tuer très lentement. Melkor aura sa vengeance !


Et il partit, le lâche. Le mercenaire aurait aimé guérir par magie et lui arracher le cœur de ses mains. Il était donc empoisonné, s'il survivait à ses blessures, il allait de toute façon quitter ce monde. Allongé sur le sable et la pierre noire, il en oublia l'homme qui avait fait fuir le suderon, tant le fait de mourir occupait toutes ses pensées. Le regard perdu vers le ciel qui perçait ici et là le toit éventré, il se demandait comment allaient se passer ces dernières heures sur ces terres. Nulle douleur...

- Il n’est guère prudent de s’aventurer dans ces temples dédiés au Mal, même lorsque l’on est un elfe. En ces temps troublés, ces terres ne sont pas sûres, et les assassins rodent dans l’ombre. L’Ordre de la Couronne de Fer a le bras long et s’infiltre partout.


Cet homme-là, il aurait voulu lui répondre, mais sortir un son de sa bouche était impossible. L'Ordre de la Couronne de Fer ? Sigvald n'avait pas entendu parler d'eux depuis longtemps, mais il pensait cette faction morte et révolue. Déjà, à l'époque de la guerre de l'anneau, cet ordre avait fait quelques vagues sans qu'il sache de quoi exactement, agissant toujours dans l'ombre d'après ce qu'il avait pu comprendre.

- Je me rends sur les terres de Khûn. C’est un voyage laborieux et périlleux avant d’atteindre le cœur de ces territoires. Si vous le souhaitez, nous pourrions chevaucher ensemble. Les longs trajets sont bien plus intéressants en bonne compagnie. Et les meilleures rencontres sont souvent les plus inattendues.

Sur le coup, il se redressa tant bien que mal et la douleur fit son apparition. Il ne comprenait pas comment il pouvait être encore en vie après ce combat. Puis l'homme continua :

- Ne craignez point la lame de ce Melkorite. Ce barbare semble avoir oublié que ceux de votre espèce sont immunisés face à la plupart de leurs poisons. Vous serez bientôt sur pied. Au pire, j'ai sur moi quelques plantes médicinales qui devraient faire l'affaire. Je me nomme Freorn Elassar. A qui ai-je l’honneur de parler ?


Oui c'est vrai... le poison, il l'avait presque oublié. Freorn ? Quoiqu'il en soit, il l'avait sauvé et malgré son état il put parler distinctement.

- Et moi Sigvald Finwëth. Vous m'avez sauvé et je vous en suis reconnaissant. Mais il faut refermer ces plaies et je ne pourrais le faire moi-même. Pour le poison, je vais résister plus longtemps qu'un homme, certes, mais je vais mourir et de ça j'en suis sûr. L'elfe porta son poignet aux nez, en espérant qu'il ne s'agisse pas du poison auquel il pensait. Une odeur sucrée et acide... C'était une bonne chose et en même temps, non. Pour le voyage que vous me proposez je suis obligé d'accepter. Le poison, je le connais, je l'ai souvent utilisé, le venin à partir duquel il est créé provient d'un scorpion que l'on trouve uniquement dans les petits oasis de Rhûn. Avec de la chance je résisterais au voyage et peut-être trouverons-nous un antidote. A croire que tout n'a pas changé...

Le mercenaire expiait les mots avec vitesse, sa respiration était toujours saccadée et il haletait presque...Il souffla comme pour organiser ses idées et il reprit :

- Allez jeter un coup d’œil dans le temple, en haut des escaliers près d'un feu, il doit y avoir mes affaires et peut-être mon cheval. J'ai surement de quoi recoudre mes blessures. Excusez-moi pour tout ça, mais je pense que l'on peut s'aider mutuellement, je connais assez bien le Rhûn.

HRP: Désolé pour le retard, quelques petits soucis.
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Freorn Osgiriath
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Lun 3 Sep 2012 - 11:25
Freorn regarda l’elfe qui semblait mal en point et qui respirait avec difficulté sur le sol noir du temple dédié au sombre Valar.

- Et moi Sigvald Finwëth. Vous m'avez sauvé et je vous en suis reconnaissant. Mais il faut refermer ces plaies et je ne pourrais le faire moi-même. Pour le poison, je vais résister plus longtemps qu'un homme, certes, mais je vais mourir et de ça j'en suis sûr. Pour le voyage que vous me proposez je suis obligé d'accepter. Le poison, je le connais, je l'ai souvent utilisé, le venin à partir duquel il est créé provient d'un scorpion que l'on trouve uniquement dans les petits oasis de Rhûn. Avec de la chance je résisterais au voyage et peut-être trouverons-nous un antidote. A croire que tout n'a pas changé...

Ainsi, l’elfe avait souvent utilisé ce poison. Freorn n’était pas certain de la nature exacte du terrible mélange, mais il savait une chose : que seuls des assassins, des Hommes de l’Est dédiant leurs vies a Melkor et à la maléfique Reine de Rhûn, utilisaient ce genre d’armes. Comment imaginer un elfe rentré dans cette catégorie ? Un elfe assassin ? Un elfe melkorite ? L’idée semblait si absurde que Freorn resta songeur en regardant ce Sigvald accepter de voyager avec lui jusqu’au Rhûn. Assurément, ce Premier Né n’était pas comme les autres. Se pouvait-il qu’il s’agisse de l’être que Freorn avait tant cherché ? De l’être qui l’amènerait à ses réponses et à sa vengeance ? Rhûn faisait partie de l’Ordre de la Couronne de Fer. Si Sigwald avait été, ou était encore, un melkorite de Rhûn, alors peut-être Freorn parviendrait-t-il à s’infiltrer dans l’organisation. Le problème, c’est qu’il serait certainement bien plus complexe de manipuler cet elfe melkorite assassin tel que Freorn le souhaitait.

- Allez jeter un coup d’œil dans le temple, en haut des escaliers près d'un feu, il doit y avoir mes affaires et peut-être mon cheval. J'ai surement de quoi recoudre mes blessures. Excusez-moi pour tout ça, mais je pense que l'on peut s'aider mutuellement, je connais assez bien le Rhûn.

Ces dernières paroles confirmaient les pensées de Freorn. L’elfe connaissait le Rhûn. Il se garda bien d’en faire la remarque. Il était trop tôt pour cela. S’aider mutuellement ? Sans doute. En particulier pour atteindre les maitres de l’elfe et savoir si le traitre de la Cité Blanche avait marchandé avec un Melkorite de Rhûn pour décimer les Osgiriath.

- Restez ici, je reviens avec votre matériel.

Freorn grimpa une volée de marches et trouva les affaires de l’elfe ainsi que son cheval. Il y prit du fil, des aiguilles, et un baume qu’il ramena dans la salle. Sigvald semblait en effet mal en point. Avec des gestes précis et rapides, Freorn commença à recoudre les blessures. L’entaille sur le bras de l’elfe était profonde...tout comme les marques au fer rouge qui le recouvraient et que seuls portaient les Melkorites. Freorn sentit une tension dans le bras de Sigwald. Ce dernier avait vu le regard de l’Homme de l’Ouest s’arrêter une fraction de seconde sur les marques maléfiques. Freorn ne dit rien et acheva de recoudre les plaies. Il sourit intérieurement en voyant le symbole de Melkor. Il était décidément chanceux de faire une telle rencontre. Il sentait les vents du destin souffler enfin dans sa direction. Lorsque les entailles furent recousues, Freorn se releva et alla ramasser l’arme de l’elfe qui gisait sur le sol, pendant que ce dernier se remettait péniblement debout. Tout en redoublant de prudence en sachant à présent à quel type d’individu mortel il avait affaire, il rendit l’épée à l’elfe.

- Mieux vaut partir maintenant. Les blessures sont profondes et nous trouverons probablement de quoi neutraliser les effets du poison à la capitale de Rhûn. Sans oublier que les Melkorites à qui vous aviez à faire pourraient avoir l’idée de revenir vous achever.

L’elfe et l’homme se dirigèrent à pas lents vers l’escalier qui conduisait à l’extérieur du temple, leurs capes laissant des sillages dans la poussière recouvrant le sol. Freorn continua de regarder devant lui. Il était temps de tester les défenses de l’elfe et de tenter d’en apprendre un peu plus. Lentement. Avec patience. Comme lui avait enseigne son mentor.

- J’avoue ne pas être familier avec ces terres sauvages et notre association sera probablement bénéfique à tous deux... A ce propos, pourrais-je savoir ce qui amène un elfe dans les terres inhospitalières de Rhûn, si loin de ses forêts et de son peuple .
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Sigvald Lingwë
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Sam 8 Sep 2012 - 18:50
- Restez ici, je reviens avec votre matériel.

Sigvald espérait que son père se soit enfuit sans mal et ne soit mort par un autre melkorite dans les corridors du temple. Il était faible et épuisé, à bout de force. Il attendait le retour de Freorn avec impatience. Et son sauveur revint, supris de voir son cheval et toutes ses affaires, une chose le réconforta l'étoile de Sam Gamegie accrochée sur son sac. Eärodan était partit et il était vivant, cela suffisait plus qu'amplement à l'elfe.

Freorn commença les soins, recoudre les plaies fut plus pénible que le mercenaire l'aurait pensé. L'homme s'arrêta net, regardant les marques aux fers rouges sur le bras, un peu gêné l'elfe remua son bras et Freorn continua son travail. Sigvald était surpris que malgré cela l'homme de l'ouest l'ai aidé. Le travail fini, le mercenaire se releva doucement, son corps le lançait de partout, mais ils ne devaient pas rester dans les ruines plus longtemps, sous peine d'une nouvelle attaque. Dans le même temps et avec vigilance l'homme lui rendit son épée, que le mercenaire s'empressa de remettre dans son fourreau.

- Mieux vaut partir maintenant. Les blessures sont profondes et nous trouverons probablement de quoi neutraliser les effets du poison à la capitale de Rhûn. Sans oublier que les Melkorites à qui vous aviez à faire pourraient avoir l’idée de revenir vous achever.

Les grands esprits se rencontraient, Sigvald en était arrivé aux mêmes conclusion, tôt ou tard les melkorites allaient leur tomber dessus. Puis suivant à son allure Freorn, l'elfe descendit les marches menant au temple. Sigvald sentait que l'homme était quelqu'un de réfléchis et de calculateur, cela se lisait sur son visage.

- J’avoue ne pas être familier avec ces terres sauvages et notre association sera probablement bénéfique à tous deux... A ce propos, pourrais-je savoir ce qui amène un elfe dans les terres inhospitalières de Rhûn, si loin de ses forêts et de son peuple.

L'elfe mit un certain temps avant de répondre.

- Je pense aussi. Pourquoi ai-je quitté mes forêts ? Cette histoire est longue, mais pour faire court, j'avais besoin d'aventure, de nouveauté et une soif de découvrir ce monde de part en part. Pour le Rhûn déjà me soigner serait plus que suffisant, enfin, si j'ai de la chance. Et après cette Ordre, m'intrigue un peu... Mais ne vous inquiétez pas je ne suis plus des leurs depuis un certain temps, bien que j'ai beaucoup hésité à revenir du côté de Melkor... Enfin, bon, allons-y.


Se faisant violence, Amarth, son Étalon du Harad, partit au galop.

Le voyage commençait.

PS : Un peu court, désolé.

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Mer 12 Sep 2012 - 10:52
- Je pense aussi. Pourquoi ai-je quitté mes forêts ? Cette histoire est longue, mais pour faire court, j'avais besoin d'aventure, de nouveauté et une soif de découvrir ce monde de part en part. Pour le Rhûn déjà me soigner serait plus que suffisant, enfin, si j'ai de la chance. Et après cette Ordre, m'intrigue un peu... Mais ne vous inquiétez pas je ne suis plus des leurs depuis un certain temps, bien que j'ai beaucoup hésité à revenir du côté de Melkor... Enfin, bon, allons-y.

Freorn s’était attendu à ce genre de réponse vague. Un besoin d’aventure ? Une soif de découvrir le monde ? Rien de tout cela n’expliquait la raison qui avait poussée Sigvald à se battre aux côtés des Melkorites. Mais au final, peu importait à l’Homme de l’Ouest. Il ne souhaitait pas vraiment connaître l’histoire de l’elfe. Tout ce qu’il voulait, c’était qu’il l’aide à rejoindre les Melkorites et à infiltrer l’Ordre de la Couronne de Fer. Sigvald en avait fait partie, il devait surement avoir des contacts, il pourrait réactiver d’anciens réseaux. Mieux valait attendre un moment avant de mentionner cela.

L’elfe et l’homme chevauchaient sous le soleil écrasant du désert menant à la capital du Rhûn. Tous deux étaient silencieux, le regard aux aguets, à l’affut du moindre signe suspect qui auraient pu leur indiquer une quelconque menace. Des nuages de sable se soulevaient sporadiquement, forçant les deux voyageurs à s’arrêter et à trouver un abri, avant de repartir, toujours sous cette chape de chaleur étouffante. C’était un voyage long, pénible et risqué. Plusieurs fois, l’elfe avait aperçu des troupes de cavaliers chevauchant au loin, mais il n’avait pas su dire s’il s’agissait de Melkorites.

Au fur et à mesure que le Soleil s’élevait dans le ciel avant de plonger à l’Ouest, l’elfe se fit plus pâle, et si la douleur due à ses blessures s’était amplifiée, il n’en dit pas un mot. Aux yeux de Freorn, le poison du Melkorite commençait à faire effet et l’elfe s’affaiblissait petit à petit. Freorn préférait ne pas parler pour ne pas épuiser l’elfe, mais ils devaient atteindre la capitale le plus vite possible avant que Sigvald ne soit plus capable de tenir sur son cheval.

Lorsque la Lune illumina les dunes désertes du Rhûn, Freorn annonça à l’elfe qu’ils passeraient la nuit dans une petite cabane en terre cuite, perdue au milieu de nulle part. L’homme s’était auparavant assuré que la cabane était abandonnée, et l’absence d’affaires, d’armes ou de nourriture lui confirma que personne n’avait vécu ici depuis un long moment. L’elfe accueillit la pause avec bonheur et s’assit sur le sol, sortant de la nourriture de son sac. Freorn fit de même, et il décida de questionner à nouveau l’elfe sur son passé. Il mâchonna un morceau de viande de cerf séchée, puis demanda :

- Je n’avais jamais croisé le chemin de Melkorites jusqu’à aujourd’hui.

Ce qui était tout sauf la vérité.

- A ce qu’on dit, ce sont des barbares féroces. Capable de vous arracher un bras à mains nues avant de l’offrir en offrande a Melkor.

L’elfe ne répondit rien, regardant fixement devant lui, tandis que le vent se levait dans la nuit, faisant souffler le sable autour de la maison et claquer les planches de bois qui pendaient aux fenêtres. Freorn poursuivit.

- Je ne sais pas ce qui vous a poussé à rejoindre les Melkorites, et je ne veux pas le savoir. Ça vous regarde, et vous deviez surement avoir vos raisons...

Toujours pas de réponse de l’elfe. Freorn voyait que la discussion ne mènerait à rien s’il ne se découvrait pas, ce qui l’obligerait à révéler sa véritable identité et a dévoiler ce qu’il cherchait réellement. Ce qu’il voulait éviter a tout prix. Il décida donc d’endosser l’une de ses multiples fausses identités qu’il s’était créé au fil du temps. L’identité de Freorn le Mercenaire, inventée de toutes pièces, et qui avait bernée tous ceux avec qui il l’avait utilisé. Et il verrait bien où cela l’amènerait.

- Pour être honnête, je suis intéressé par l’Ordre. Je ne sais pas ce que vous savez à son sujet, et je n’en sais moi-même pas grand-chose. Tout ce que je sais, c’est qu’il est derrière la majorité des troubles qui agitent les grands Royaumes de l’Ouest et qu’il met la Cité Blanche en ébullition. Qu’il est très secret, infiltré partout, et que les Rois du Gondor et de l’Arnor sont prêts a tout pour l’éradiquer.

Freorn s’approcha légèrement de l’elfe et baissa à voix, comme si une horde de Melkorites se pressaient aux fenêtres de la cabane, essayant d’entendre ce qu’il disait.

- En réalité, je suis un mercenaire. Engagé par le Gondor pour m’infiltrer dans l’Ordre et découvrir ceux qui en font partie. Vous ne savez surement pas la somme d’or qui a été promise pour ceux qui amèneraient une information pouvant mener à la chute de l’Ordre, mais je vous assure qu’elle suffirait à vous rendre plus riche qu’un Seigneur Elfe. Le Rhûn et son culte Melkorite est lié à l’ordre d’une manière ou d’une autre que je compte bien découvrir. Personnellement, je suis persuadé qu’il abrite un base majeure de l’Ordre, voir son Quartier General.

Freorn regarda l’elfe droit dans les yeux.

- Vous avez fait partie des Melkorites. Vous avez travaillé pour eux. Je vous ai sauvé la vie, j’aimerais quelque chose en retour. J’aimerais que vous m’aidiez à rentrer au sein du culte et à m’infiltrer dans l’Ordre.

Il avait enfin réussi à captiver l’attention de l’elfe.
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Sigvald Lingwë
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Sam 15 Sep 2012 - 12:58

Le voyage était long et le climat trop chaud au fur et à mesure que nous remontions par le Khand. Sigvald faiblissait et il se concentrait exclusivement sur se protéger soi-même et son compagnon de voyage. Scrutant l'horizon en permanence et se battant férocement pour se maintenir debout sur son cheval. Traversé le Harad et le Khand fut une chose aisée, les tribus s'éloignaient des contreforts du Mordor et le chemin fut en partie désert de monde, mais la frontière passée, les patrouilles au Rhûn étaient plus que présentes. Mais par chance, trop loin pour remarquer nos deux voyageurs.

L'Odre de la Couronne de Fer, le mercenaire n'avait pas tout dit à Freorn, puisque le temple où il avait vécu, tuer et torturer étaient affilier à cet ordre, pour autant qu'il en soit sûr. Bien que l'elfe se chargeait du sale boulot que ses supérieurs lui donnaient.

Sous le soleil, les effets du poison se propagèrent rapidement et l'elfe sentait ses forces baisser. Il se surprit à résister autant de temps, mais il était bel et bien mourant. La douleur, elle, parcourait tout son corps...

Le voyage c'était passé dans un silence presque totale et nous étions arriver à notre but, le Rhûn.

Freorn se chargea de trouver un endroit où passer la nuit, cette cabane était suffisante pour nous couper du vent. Chacun sorti de quoi manger, pour l'elfe le repas fut frugal, quelques fruits secs, même manger il ne pouvait plus trop. L'homme entama une discussion, que l'elfe, l'esprit troubler, n'écoutait qu'a moitié.

L'Ordre essayait de prendre le contrôle des grands royaumes ? Enfin, Freorn n'avait pas dit cela, mais Sigvald en était à cette conclusion. Il est vrai que le Rhûn avait toujours était "allié" aux "ténèbres" et l'Ordre s'alliant à une nation telle que celle-là était tous a fait possible.

- L'argent ne m'intéresse pas, mais comme vous le dîtes si certain pays sont en temps de troubles et que l'Ordre est derrière cela, il y a matière à s'inquiéter. Excuser-moi, je n'ai pas trop suivi les évènements qui se sont passé en Terre du Milieu depuis longtemps, je suis resté reclus. Donc s'ils en sont déjà à ce point, c'est qu'ils ont la possibilité de prendre le contrôle des grandes nations, par la force ou en agissant dans l'ombre. Dans le temps, je crois que je travaillais pour l'Ordre, et bien peu d'informations sur eux nous arrivaient, à part qu'ils sont très discrets et puissants. Par contre s'y infiltrer je ne sais pas trop comment y parvenir.

Sigvald se redressa et s'appuya contre le mur pour reposer la tête.

- Est-ce qu'ils ont un signe distinctif ? Un peu comme mes marques sur le bras, je n'en sais rien. Mais je pense que nous devrions aller vers Albyor, la cité noire, à vrai dire ce n'est peut-être plus le cas, mais de mon temps les pires hommes y habitaient et c'est entre autres là-bas que nous y envoyons les esclaves. Par contre je préfère vous prévenir si avec de la chance on peut trouver quelqu'un pour me guérir et si par la suite nous réussissons à nous infiltrer, je ne sais pas si... non rien. Oubliez.


L'elfe pensait à sa plus grande faiblesse, même si les évènements récents l'avaient d'un pas sûr amener vers la lumière, il ne savait pas dut tout comment il allait réagir s'il devait à nouveau tuer des prisonniers ou d'autre chose peu avenante.

Il ferma les yeux pour se reposer et écouta l'homme....
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Freorn Osgiriath
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Sam 22 Sep 2012 - 16:43
- Est-ce qu'ils ont un signe distinctif ? Un peu comme mes marques sur le bras, je n'en sais rien. Mais je pense que nous devrions aller vers Albyor, la cité noire, à vrai dire ce n'est peut-être plus le cas, mais de mon temps les pires hommes y habitaient et c'est entre autres là-bas que nous y envoyons les esclaves. Par contre je préfère vous prévenir si avec de la chance on peut trouver quelqu'un pour me guérir et si par la suite nous réussissons à nous infiltrer, je ne sais pas si... non rien. Oubliez.

L’elfe ne disait apparemment pas tout ce qu’il savait, mais Freorn ne doutait pas qu’il obtiendrait plus d’informations sur le long chemin qui restait à parcourir.

- Dans ce cas, autant attendre d’arriver à Albyor. Si d’après vos dires, l’Ordre y est implanté, il ne devrait pas être si difficile d’y trouver des indices.

Freorn n’ajouta rien d’autre et au bout de quelques instants, l’elfe s’endormit…ou tout du moins sembla s’endormir. L’homme resta éveillé pendant encore quelques heures, pour s’assurer que personne ne s’approchait de la maison dans laquelle ils se trouvaient, mais également pour repasser dans sa tête les évènements de la journée.

L’elfe pourra surement l’aider une fois arrivé à Albyor. S’il y était déjà allé, il pourrait lui indiquer où se trouvent les Melkorites, et de là, Freorn trouverait un moyen pour remonter à l’Ordre. Il restait néanmoins sur ses gardes vis-à-vis de son compagnon. Un elfe Melkorite qui parcourait le Rhûn restait étrange, et Freorn n’avait aucune confiance en lui. Apres plusieurs heures à regarder les vastes plaines désertes sans rien remarquer d’anormal, Freorn s’endormit.

Le lendemain matin, le Soleil n’était même pas levé qu’il régnait déjà une chaleur étouffante, Freorn n’aimait pas ce pays. Il était habitué au climat tempéré du Gondor et au froid de l’Arnor. La chaleur et la moiteur du Rhûn était vraiment inconfortable. C’est pour cela qu’il réveilla l’elfe de bonne heure afin de pouvoir chevaucher lorsque le Soleil était encore bas dans le ciel. Sigvald ne semblait pas avoir perdu de forces durant la nuit, mais il ne semblait pas en avoir récupéré non plus.

Freorn avait tenté de chasser un animal pour le manger mais il ne trouva rien, ou tout du moins, rien qui ne semblait mangeable. Il y avait bien ces scorpions noirs mais l’Homme de l’Ouest préférait ne pas avaler ce genre de nourriture qui était surement toxique. Il avait également aperçu des petits animaux prodigieusement rapides. Même si Freorn se savait médiocre au tir à l’arc, il doutait que même l’elfe réussisse à abattre l’une de ces créatures. Le déjeuner se résuma donc à la même nourriture sèche de la veille. Une fois avalé, l’elfe et l’homme se remirent en route. Tandis qu’ils chevauchaient calmement, Freorn demanda :

- Savez-vous à quelle distance se trouve Albyor ? J’ai remarqué de plus en plus de patrouilles depuis hier et il faudrait sans doute éviter les routes principales.
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Sigvald Lingwë
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Sam 29 Sep 2012 - 11:34
Après les mots de l'homme, l'elfe s'endormit, enfin se reposa autant que pouvait le supporter son corps perclus de douleur. Sigvald quitta ce monde pour se plonger dans celui des rêves. Il le sentait, le poison s'insinuait de plus en plus dans ces veines, il ne lui restait plus que quelques jours. Il l'espérait, juste assez pour atteindre Albyor.

Sigvald était mal en point, chaque geste était un rempart, une épreuve à passer. Son énergie laissait place à une fatigue irrécupérable. Le tirant de ces rêves tourmentés Freorn réveilla notre elfe. Il faisait encore nuit, il faisait froid, trop froid pour l'elfe malgré la chaleur déjà bien présente. Le vent mordait sa peau, il s'était beaucoup affaibli.

Le petit déjeuner fut frugal, malgré les tentatives ratées du Gondorien. La chevauchée recommença de plus belle, l'elfe le sentait la cité n'était plus très loin.

- Savez-vous à quelle distance se trouve Albyor ? J’ai remarqué de plus en plus de patrouilles depuis hier et il faudrait sans doute éviter les routes principales.

- Justement j'y pensais. Elle n'est plus très loin, voyez-vous la montagne ? La cité est à ses pieds. Empruntons la route, ça ne nous coûte rien. De toute façon les gardes seront encore plus nombreux une fois dans la Cité Noire. Je ferai un adepte de Melkor ou de l'Ordre et vous... vous ferez mon esclave. Sur ce dernier mot, Sigvald esquissa un sourire. Ça vous va ? L'elfe parlait très calmement et n'élevait pas trop la voix, chaque mot lui faisait comme un pique dans sa gorge. Je pense qu'Albyor va vous surprendre, disons qu'il vaut mieux rester près de moi si vous ne voulez pas finir dans une tombe. Je dis ça, mais ça fait longtemps que j'y suis passé...Ah oui ! Vous pourrez m'autoriser à vous frapper ? Ça rajoute de la crédibilité à nos rôles, si vous acceptez. Cette dernière phrase lui fit rire rouge, il expulsa du sang, un nouveau signe grave sur son état.

L'elfe avait hâte de retrouver la Cité, l'ambiance y régnant lui avait fait forte impression par le passé. Pas la peine de se cacher, étonnement l'elfe était sûr de lui, il serait lui-même. Pas besoin de jouer l'humain. Il viendrait en elfe.

PS : Un peu trop court, désoler Freorn.
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Freorn Osgiriath
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Dim 7 Oct 2012 - 13:00
- Justement j'y pensais. Elle n'est plus très loin, voyez-vous la montagne ? La cité est à ses pieds. Empruntons la route, ça ne nous coûte rien. De toute façon les gardes seront encore plus nombreux une fois dans la Cité Noire. Je ferai un adepte de Melkor ou de l'Ordre et vous... vous ferez mon esclave. Sur ce dernier mot, Sigvald esquissa un sourire. Ça vous va ?

Non, ça n’allait pas du tout à Freorn. Il ne faisait toujours pas confiance à cet elfe et rien ne lui prouvait qu’il ne travaillait plus pour les melkorites. De plus, arriver en tant qu’esclave le mettrait dans une situation délicate pour s’infiltrer dans l’Ordre et trouver des informations.

-Je pense qu'Albyor va vous surprendre, disons qu'il vaut mieux rester près de moi si vous ne voulez pas finir dans une tombe. Je dis ça, mais ça fait longtemps que j'y suis passé...Ah oui ! Vous pourrez m'autoriser à vous frapper ? Ça rajoute de la crédibilité à nos rôles, si vous acceptez.

L’elfe jouait à un drôle de jeu, et Freorn ne parvint pas à déchiffrer ses intentions.

-Ce plan est risqué…surtout pour moi. Une fois considéré comme esclave, j’aurai beaucoup de mal à infiltrer l’organisation. Je suis ici pour trouver un lien avec l’Ordre de la Couronne de Fer, pas pour extraire du sel des mines du Sud.

Il avait prononcé ces derniers mots assez sèchement tandis que l’elfe et l’homme chevauchaient sur la route. Ils avaient croisé plusieurs patrouilles ces derniers temps mais mis à part des coups d’œil en coin de la part des hommes de Rhûn, on les avait laissé poursuivre leur chemin sans le moindre problème.

-Ce sont les responsables melkorites que je dois côtoyer, que je dois questionner. Ce sont leurs quartiers que je dois fouiller. Trainer au milieu des esclaves dans les geôles d’Albyor ne m’avancera à rien.

Il regardait l’elfe qui était mal en point, le regard brouillé, le visage en sueur.

-Et ça ne serait pas très crédible. Vu votre état, les melkorites se demanderont pourquoi je ne me suis pas enfui. Vous tenez à peine sur votre cheval.

Ils croisèrent un groupe d’hommes en armes qui marchaient à vive allure tandis que leur chef criait ses ordres dans un langage rauque et dur que Freorn ne comprit pas.

-Mieux vaut nous présenter aux melkorites comme des mercenaires travaillant ensemble de temps à autre. J’aurai alors plus de facilité a être àccepté comme l’un des leurs et à mener mon enquête. Qu’en dites-vous ?

A l’horizon, les bâtiments d’Albyor commençaient à apparaitre.
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