La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ??

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Ryad Assad
Espion de Rhûn - Vicieux à ses heures perdues
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Ryad Assad

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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyJeu 8 Nov 2012 - 1:14
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Rokh cligna des yeux, pour éclaircir sa vision, mais cela ne le satisfaisait toujours pas. Il avait l'impression que les choses autour de lui étaient floues, que tout se déplaçait trop vite. Il n'y comprenait plus rien. Pourtant, il ne voulait pas donner l'impression à l'homme qui se tenait face à lui qu'il faiblissait, et il préférait rester aussi impassible que possible. Ce n'était pas chose aisée, au regard de la blessure qui laissait couler son sang le long de sa tête, et de celle qui barrait son épaule, rendant ses mouvements difficiles. Il avait le dos couvert de ce liquide poisseux, et il aurait payé cher pour un baquet d'eau bouillante, afin de se débarrasser de cette crasse. Mais c'était cela, la guerre, et il préférait d'abord terminer son combat avant de rentrer se reposer. Le travail devait être achevé rapidement. Il profiterait des délassements des vainqueurs ensuite. D'autant que pour l'instant, son esprit entraîné arrivait à reléguer la douleur au second plan. Mais dès lorsqu'il aurait remporté la victoire, il sentirait le contrecoup terrible, et il risquait de souffrir le martyr pendant un moment.

Ecartant de son esprit ces considérations inutiles, le Rhûnien sourit en voyant son adversaire se pencher pour ramasser un bouclier abandonné, qui avait probablement appartenu à un de ses cavaliers. Ainsi il comprenait qu'il ne pourrait plus se battre simplement en attaquant, et en négligeant sa défense. La ligne écarlate qui traversait son torse de part en part était là pour lui rappeler qu'il avait déjà échappé à la mort une première fois, et probablement qu'il mesurait le danger que représentait la masse d'arme que tenait le cavalier sombre entre ses mains. Bien entendu qu'il le mesurait. Rokh sourit : il avait en face de lui le Champion du Rohan en personne. Il était un des tous meilleurs guerriers de la Terre du Milieu, la fine fleur des combattants. Et Rokh était en train de lui donner des frissons. Quel plaisir de savoir que ce guerrier comprenait quelle menace il représentait ! Il y avait quelque chose de frustrant à toujours écraser des adversaires qui ne mesuraient pas pleinement combien ils étaient inférieurs à lui. Mais les choses étaient différentes avec ce renégat, qui semblait le respecter autant qu'il le haïssait. Il en allait de même pour le Rhûnien. Et quand il l'aurait tué, il pourrait se targuer d'avoir écrasé sous sa botte ferrée un des plus talentueux bretteurs de la Terre du Milieu. Son prestige serait alors immense, et il obtiendrait les honneurs qu'il méritait depuis longtemps, et que tout le monde se refusait à lui accorder pour l'heure, au motif qu'il était encore trop jeune.

Ha ! Foutaises ! Quand il aurait occis le Maréchal au nom imprononçable, il n'aurait plus besoin de suivre les directives étranges d'hommes qu'il ne connaissait pas. Il pourrait voyager comme il l'entendait, et porter la guerre là où il l'entendait, jusqu'à ce que tous les royaumes occidentaux soient en cendres, que les murailles de leurs cités soient ravagées, et que leurs peuples soient ou morts, ou réduits en esclavage. Il passerait personnellement par le fil de son épée les meilleurs guerriers de ces terres, et s'assurerait ainsi une place glorieuse dans l'histoire. Il demeurerait Rokh, le plus redoutable combattant qui ait jamais foulé ces terres. Un sourire satisfait s'afficha sur ses traits, tandis qu'il se plaçait en garde. Avant de songer à la gloire, il fallait déjà qu'il l'emportât.

Démarrant un nouvel engagement, les deux lutteurs reprirent leurs positions respectives. Rokh, bouclier haut, n'esquissait pas le moindre mouvement offensif, attendant tranquillement que son adversaire attaque et commette la première erreur. De son côté, le Maréchal jouait le jeu, et cherchait la faille dans la défense solide qui se présentait face à lui. Soudain, il attaqua. Rokh riposta immédiatement, convaincu que la danse mortelle du Rohirrim reprenait. Il s'était dit qu'en frappant avant d'avoir encaissé, il surprendrait son adversaire, et qu'il pouvait bien le tuer du premier coup. Mais ça n'avait été qu'une feinte, et il tomba lamentablement dans le piège. Le Maréchal recula, et la masse passa devant lui en vrombissant. Le Rhûnien recomposa immédiatement sa défense, quelque peu furieux d'avoir ainsi plongé tête baissée dans une feinte grossière, et soulagé que l'homme ne lui ait pas fait douloureusement payer cette erreur.

Il se décida à défendre comme il avait appris à le faire, et à jouer la carte de la patience. Le renégat passa donc à l'offensive, comme s'il y avait été expressément invité. Ses attaques d'estoc se multiplièrent, mais pas une ne franchit le rideau d'acier oriental. Les yeux du défenseur exprimaient toute la concentration qui l'habitait, ainsi que sa profonde détermination. Dès qu'il lui sembla voir une faille, il frappa avec la vitesse d'un serpent. La masse fusa, et percuta le bouclier du rohirrim avec un bruit sourd. L'assaut balaya la pièce de bois, que le Maréchal avait semblé lâcher bien prestement. Alors, Rokh comprit qu'il y avait là un piège. Mais entre comprendre et réagir, il y avait un pas qu'il n'eut pas le temps de faire. La lame acérée de son adversaire fusa, se glissa habilement dans sa défense, et vint mordre sa main, traversant son gant de métal. Le Rhûnien cria de douleur, et tenta une riposte qui échoua à nouveau. Mais cela suffit à faire reculer le Maréchal.

Le guerrier de l'Est sentait ses forces l'abandonner petit à petit, mais aussi incroyable que cela puisse paraître, il avait encore assez de fougue pour livrer bataille. Son arrogance, que ses supérieurs avaient très vite relevé, se révélait dans ces cas-là une arme puissante, lorsqu'elle était combinée à son orgueil. Il ne supportait pas la défaite, et il ne supportait pas d'échouer dans ce qu'il entreprenait. Il avait décidé d'affronter le chef renégat, ce qui impliquait une seule issue possible : la mort de ce dernier. Tout autre scenario serait un échec pur et simple. Rokh fronça les sourcils en voyant l'homme le défier, épée pointée vers lui. Sur le fil de sa lame, du sang frais coulait tranquillement sur la neige mêlée de boue qui constituait pour l'heure leur champ de bataille. Ainsi, après avoir attaqué et remporté cette passe, il invitait le Rhûnien à prendre sa revanche. Soit, se dit ce dernier. Il avait passé l'ensemble du duel à défendre, mais il allait prouver à ce misérable qu'il savait aussi passer à l'offensive. Si on lui avait demandé de prendre un bouclier la première fois, ça n'avait pas été parce qu'il n'avait pas su comment créer une ouverture dans une garde, ou comment désarmer un ennemi, mais bien parce qu'il avait combattu avec une telle rage que ses camarades d'entraînements ne pouvaient pas riposter.

Avec un cri de guerre, il chargea droit sur la lame du Maréchal, qui ne garda pas longtemps sa position provocatrice. Il devait bien comprendre qu'un tel changement de stratégie n'annonçait rien de bon. Rokh asséna un premier coup de bouclier, puis un second, afin de déstabiliser l'occidental. Celui-ci aurait été bien en peine de riposter, tant l'assaut était violent. Le Rhûnien, fidèle à son style de combat techniquement peu élaboré, désarçonnait par son engagement et son manque total de logique. Il asséna un premier coup de masse de haut en bas, mais le rohirrim parvint à l'éviter. Une seconde attaque fusa, qui passa de très peu à côté. Rokh tiqua, mais ne rompit pas l'engagement. Il tentait de submerger son opposant sous un assaut ininterrompu, pour le pousser à la faute. Tous les deux savaient pertinemment qu'un coup au but signifierait la victoire du guerrier de l'Est. Ainsi, la crainte n'était pas chez le cavalier sombre, mais bien le défenseur d'Allebore.

Au bout de plusieurs tentatives, et après que ce Morsenten, Morensten...bref, le renégat, eût déployé tout son talent pour éviter ou dévier les attaques qui pleuvaient sur lui, le Rhûnien parvint à provoquer l'erreur qu'il espérait. Peut-être que le Maréchal trébucha sur quelque chose. Peut-être que la neige était moins solide à cet endroit-là. Peut-être tout simplement qu'il avait faibli. Impossible de le savoir, mais toujours est-il que sa garde flancha très légèrement. C'était à peine perceptible pour un œil non entraîné, mais dans le feu de l'action, emporté par l'euphorie de la bataille, cette infime variation apparut comme un boulevard s'ouvrant dans la défense vacillante de l'occidental. Rokh il plongea, démoniaque. Sa masse partit de très loin, ce qui donna le temps au rohirrim de la voir venir, mais il n'était pas sur ses appuis, et il n'aurait pas le temps de bondir hors de portée. Habilement, il fit en sorte que son épée vînt frapper la masse, de sorte que celle-ci ne l'atteignît pas en plein torse, mais bien sur la jambe. Un moindre mal qui devait lui faire prendre conscience de ce qu'il aurait subi s'il n'avait pas réagi aussi vite.

L'arme effroyable, lancée à pleine vitesse, percuta le Maréchal juste au-dessus du genou gauche. Les lames firent leur office avec une brutalité sauvage, déchiquetant tissus et protections avec autant de facilité que s'il s'était agi de feuilles de papier. Puis elles ouvrirent la chair, détruisant tout sur leur passage. L'onde de choc se répercuta dans l'os du guerrier, qui émit un craquement sinistre. Brisé net. C'était terminé. Une telle blessure, en plus d'être douloureuse, empêcherait le guerrier de se remettre sur ses pieds. Même s'il n'était pas mort, son combat en tant que fantassin était terminé. Intérieurement, Rokh jubilait. La victoire était enfin sienne ! Il leva son instrument de mort bien haut, de sorte que son adversaire comprît que sa fin était proche. Un sourire cruel se dessina sur son visage juvénile, tandis qu'il s'apprêtait à en finir.

Il était rempli de confiance. A tel point qu'il ne vit rien venir...


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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyJeu 8 Nov 2012 - 10:17
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Violence, sang et douleur. C'était ça le quotidien d'Aaron. Il s'en était habitué, mais ce confrontement se transformait peu à peu en un duel viril. Chacun voulait être le plus fort. Aaron pour être le plus doué, le meilleur, plus que pour éviter la mort. Learamn avait sans doute aussi ses raisons autre que celles d'échapper à la faucheuse. Il manquait une femme entre les deux et ce serait un combat de deux chevaliers pour une belle dame. Un combat chevaleresque, donc un écrivain pourrait en faire une histoire pour des enfants, mais évidement ce n'était pas le cas. L'honneur, c'était un mot que l'Homme du Nord ignorait. Si planté un poignard dans le dos de son adversaire lui permettait de le vaincre, il le ferait, et plutôt deux fois qu'une...

Il devait bien avouer que Learamn n'était peut-être pas un amateur, il se débrouillait plutôt bien, pour un rohirrim. Il était toujours debout, la dague en main. C'était presque ridicule de les voir les deux face à face. L'un avec une grande épée, l'autre une misérable dague en main. Presque comique.

Le combat reprit de plus belle. Learamn entama le second round. Ce qui surpris Aaron, en général armée d'une lame si petit on se dépêchait d'en prendre une autre, mais non pas lui. Le cavalier de la Marche devait se prendre tellement pour un bon bretteur qu'il chargeait avec une dague. Etonnant, très étonnant.

Aaron en sourit, ce serait d'autant plus facile, selon toute logique. Malheureusement pour lui, la logique avait abandonné ce monde depuis longtemps. Learamn montra toute sa vivacité sur un enchainement presque parfait. Coup de pied au torse, demi-tour attaque. Si le serviteur de l'Ordre n'était pas déjà un vétéran, il se serait sans doute retrouver avec une dague dans le coeur....Mais non! Aaron était doué, et il répondait du tac au tac avec instinct. Les deux se retrouvèrent face à face, chacun tenant la main de l'autre. Ils pouvait se faire le blanc de leurs yeux.

Pousser, retenir. Pousser, retenir. Celui qui lâcherait aurait de grand problème à s'en sortir vivant, même blessé. Les deux soufflaient comme des buffles. Aaron essayait de deviner ce que l'autre allait faire. Il n'y arrivait pas, mais il voyait très bien que Learamn galérait autant que lui dans cette situation. L'Homme du Nord allait devoir agir, et vite.

Il prit sa décision. Il y avait une solution. Il faut savoir que Aaron avait aussi pratiqué différent art martial, et il connaissait donc quelques projections bien utile dans ce genre de moment. Il aurait quelques secondes pour l'exécuter, même moins... Il lâcha son épée, pour se libéré sa main, d'un tour de poignet il réussit à se sortir de la prise de Learamn et de saisir son poignet. Dans un même mouvement il se tourna en prenant bien garde à ce que son bras gauche soit tendu de sorte que la dague de son adversaire soit loin devant lui. Ils se retrouvèrent coller l'un contre l'autre, au détail près que Learamn était en déséquilibre avant tiré par Aaron de sa main gauche....Lorsque ce dernier plia les jambe et tira encore plus tous en se penchant en avant, le rohirrim ne put rien faire il fut projeter en avant et alla re-rouler dans un mélange d'eau et de sang.

Aaron lâcha un petit cris à la suite de ce mouvement douleur pour son bras blessé. Entrainé par cette projection, il fit un tour sur soi-même, et envoya un fulgurant coup de pied qui toucha Learamn aux côtes. Le pauvre rohirrim du avoir le souffle coupé suite au coup. Soucieux de pas refaire la même faute qu'avant, Aaron se jeta presque au sol pour reprendre son épée.... Si Learman souhaite vivre, il avait tous intérêt à se remettre sur pied au plus vite...

Hrp Petit explicatif de la projection faite par Aaron. Parce que la décrire c'était chaud :P Hrp
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Forlong
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyDim 11 Nov 2012 - 0:19
HRP Désolé pour mon manque d'activité dans ce sujet, j'étais pas mal pris en irl ces dernières semaines... HRP



    La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 Galthran2


Galthran fronça les sourcils en voyant Aaron éperonner son cheval sans attendre les ordres de son supérieur. Un manque de discipline pareil n'était pas acceptable parmi les Pies. Le guerrier subirait les conséquences après la bataille: sa performance au combat allait indiquer s'il s'agirait d'une simple réprimande ou de plusieurs coups de fouet. Il acquiesça la demande de Rokh d'un geste de la main, puis dit d'une voix froide qui résonna dans l'air hivernal:

-Tuez ces barbares. Visez leurs dirigeants. Pour la gloire de la Couronne de Fer!


Sur ces mots, il éperonna son destrier noir. Les sabots s'enfonçèrent dans la neige, faisant voler des éclats glacés. Ses hommes le suivirent de près, comme une nuée sinistre de crébains. Des flèches tirées par les hommes d'Aldburg sifflaient dans l'air autour d'eux, mais les quelques unes qui atteignirent leurs cibles n'eurent aucun effet, rebondissant des armures excellentes des cavaliers. Seule une Pie tomba à terre, une flèche s'étant plantée dans la poitrine de sa monture. Les guerriers de Gunnar ne furent pas aussi chanceux, et beaucoup périrent sous les projectiles meurtriers. La lame de Galthran fit couler avec finesse le sang d'un malheureux adversaire, et l'homme de Dale sourit en voyant le liquide écarlate sur l'acier de son épée. Son regard se porta sur un guerrier barbu ennemi suffisamment habile pour semer la mort parmi les guerriers de la Couronne de Fer. Il lâcha un soupir irrité lorsqu'il vit un autre de ses hommes tomber sous une flèche ennemie: quel gâchis...Le canthui vit Thorseld charger dans sa direction, et vint à son encontre.

Leurs lames se heurtèrent une fois, deux fois, assez pour faire comprendre aux deux bretteurs qu'ils avaient face à eux des adversaires de taille. Heureusement pour Thorseld, les deux Pies qui galopaient dans sa direction furent arrêtées par les hommes du capitaine. Galthran n'aimait pas combattre à cheval, surtout face à un rohirrim. Son étalon noir était une bête puissante, le genre de monture utilisé en bataille par les chevaliers de Dol Amroth, plus grand et plus féroce que les chevaux du Rohan. Le canthui éperonna son destrier, qui s'attaqua à Nerwyn, utilisant son poids, ses sabots et ses dents pour le déstabiliser. Un coup d'épée vicieux de la part de l'homme de Dale laissa une marque rouge sur les côtes du cheval de son adversaire; cela suffit pour que ce dernier perde l'équilibre, faisant tomber son cavalier de la selle.

Satisfait de voir son adversaire chuter dans la neige, le chevalier en noir et blanc descendit de son cheval avec beaucoup plus d'élégance. Il défit la broche qui tenait en place son manteau coûteux, restant à présent en tunique et armure, ce qui lui permettait une plus grande liberté de mouvements. Galthran vit le capitaine se relever, et lorsque ce dernier l'attaqua, il lança la cape dans sa direction, le tissu épais s'enroulant autour de Noiregriffe...Le canthui ne laissa pas le temps à Thorseld de s'en remettre, et fit siffler son épée dans l'air, dans la direction du cou du capitaine.

Ole Nysaelund fut celui qui intercepta les deux Pies qui voulaient s'attaquer à son capitaine quelques minutes plus tôt. Il était difficile à dire si sa décision d'affronter deux guerriers de l'Ordre à la fois était une marque de loyauté au Lion de l'Isen, ou bien d'orgueil. La discipline et la coordination avec laquelle les deux hommes de Galthran tournèrent leurs montures pour faire face au nouvel adversaire était impressionnante. Ils l'attaquèrent des deux côtés, simultanément, ne lui laissant aucune chance. Le colosse réussit à terrasser un de ses ennemis, mais la lame recourbée de l'autre s'enfonça dans sa chair; il tomba sur le sol glacé, mort ou blessé. Le guerrier de l'Ordre ne prit pas le temps de vérifier.


***




    La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 Gunnar2


Gunnar décapita un des hommes du maréchal Mortensen d'un puissant coup de hache, son cri de guerre résonnant dans l'air froid tel un grondement du tonnerre alors que la tête ensanglantée de son adversaire roulait dans la neige, laissant derrière elle une trace de sang sombre. Le succès initial des défenseurs d'Aldburg enragea le général rohirrim, et les dégâts que les machines de siège avaient subits étaient irréparables. Cependant lorsqu'il regarda autour de lui, l'homme barbu vit tout de suite que l'armée d'Hogorwen était en train de remporter l'escarmouche. La charge ennemie avait perdu son élan, et leur infériorité numérique ne leur laissait aucune chance. S'ils arrivaient à éliminer la cavalerie ennemie et tuer Gallen Mortensen et les autres dirigeants rebelles, Hogorwen les récompenserait généreusement.

Néanmoins, Gunnar perdit le sourire lorsqu'il vit un cavalier en armure brillante charger vers lui. Eoseld. Une légende au Rohan...un adversaire redoutable....mais le général d'Hogorwen n'était pas quelqu'un d'indécis ni de craintif. Il détacha un bouclier rond de la selle de son cheval, et s'élança au galop dans la direction du chevalier de la maison du Roi. La force brute et la rage digne d'un berserk se heurta contre l'habileté létale d'Eoseld. L'épée du conseiller de Fendor sifflait dans l'air, parant les coups puissants de la hache de Gunnar, cherchant une ouverture dans ses défenses...Le monde des deux adversaires se réduit à leurs souffles, au bruit assourdissant de leurs armes se heurtant encore et encore, des hennissements de leurs étalons...Ils dansaient tous les deux, parfaitement conscients du fait que la plus petite des erreurs signifierait la mort.

Leur duel fut interrompu avant qu'un d'eux n'en ressorte vainqueur. Eoseld fut le premier à remarquer un cheval affolé et blessé, sans cavalier, galoper dans leur direction. Le chevalier de la Maison du Roi manoeuvra son étalon de façon à éviter l'impact de l'animal, et Gunnar fit de même, au dernier moment. Lorsque le guerrier légendaire regarda autour de lui, il s'aperçut de la situation dramatique dans laquelle se trouvaient les hommes d'Aldburg. Il n'y avait pas de temps pour des duels, ils devaient se replier vers les murailles de la cité, sous le feu des archers alliés, et se regrouper...

-Rohiiirriiimms! Repli vers les murailles! Regroupez vous! Pour Aldburg! Pour le Rohan!

La voix puissante du chevalier résonna dans l'air, et plusieurs hommes de Gallen répondirent à l'appel, tentant de se frayer le chemin dans la direction des murailles d'Aldburg. De son côté, Gunnar donnait des ordres à ses hommes pour empêcher les forces ennemies de se regrouper. Les regards des deux guerriers se croisèrent...ils finiraient ce duel plus tard.



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Learamn
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyDim 11 Nov 2012 - 14:16
Ce fut Aaron qui remporta remarquablement ce duel silencieux en lâchant son épée et en saisissant le poignet de Learamn il avait pris des risques qui ont payés. Déséquilibré le rohirrim alla s'écraser dans la boue il voulut vite se relever mais coup de pied au côtes qui lui coupa le souffle l'en empêcha . Il essaya de reprendre son souffle tandis que Aaron reprenait son épée . Il lui en fallait aussi une , il ne ferait pas longtemps le poids avec une dague face à un tel adversaire mais il ne savait pas où était tombé son épée et il n'avait pas le temps d'en chercher une nouvelle , son vis-à -vis approchait déjà de Learamn encore à terre et pas encore opérationnel , arborant un sourire de triomphe il leva son épée bien haut dans le ciel , sa lame scintilla à la lueur d'un rayon de soleil qui se faisait bien rare ces temps-ci , on aurait dit que l'astre de lumière n'était apparu qu'une fraction de seconde . Le cavalier ferma les yeux et attendit le choc de la lame contre sa gorge et ses dernières souffrances , mais il n'eut rien , rien si ce n'est qu'un hennissement parvint aux oreilles de Learamn , il rouvrit alors les yeux . Ouragan galopait à toute vitesse en direction d'Aaron , sa crinière volait au vent et sa robe blanche était à peine immaculée de sang. Aaron n'eut pas le choix de faire un bond maladroit en arrière pour éviter d'être piétiné par l'étalon. Il se retrouva lui aussi au sol , vif comme l'éclair Learamn se leva au moment ou un cavalier rohirrim , frappé par un flèche , tomba à terre . Le jeune homme prit l'épée du défunt guerrier et chargea , son ennemi se relevait à peine , Learamn frappa de toutes ses forces sur la garde de son adversaire qui eut bien du mal à rester debout après ce coup puissant qui il lui avait été infligé alors qu'il n'étais pas encore totalement sur ses deux jambes. Le rohirrim profita de cet instant de faiblesse de son ennemi et le frappa au genou droit , le pauvre moribond fut donc condamné à rester à genoux devant le rohhirim qui lui plaça l'épée sur sa gorge. Ouragan rejoignit Learamn

-Tu t'es vaillamment combattu , mais tu n'as pas choisi la bonne voie , pourquoi t'es tu laissé emporter par les mensonges d'Hogorwen et de ton ordre dont j'ignore tout. Pourquoi n'es tu pas resté tranquillement sur tes terres à vivre paisiblement où tu aurais pu fonder un foyer une famille?


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Erco Skaline
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 12 Nov 2012 - 10:55
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La situation se retourna d'une façon spectaculaire. Aaron allait tuer son adversaire d'un simple coup d'épée, violent pas dans artifice et finesse. Il souriait de plaisir, encore un qu'il allait tuer comme un chien trainant par terre. Aucune volonté ce rohirrim. Il avait vu des hommes se faire couper un bras et se relever pour continuer le combat. Evidement il mourrait au final que ce soit pas hémorragie ou d'un autre coup, mais Learamn restait à terre, c'était un de ces hommes qui accepte la mort sans combattivité. Grave faute!!! Il y a toujours une solution, toujours quelque chose à tenter.

Mais le sort en voulu autrement, un étalon débarqua à toute vitesse comme envoyé du ciel. L'homme du Nord dut reculer, et dans ce mouvement il se pris les pieds dans un cadavre et il chuta en arrière. Il perdait son avantage. Tous d'un coup plus pressé, il se remettait debout aussi vite qu'il put, mais pas assez vite. Learamn l'était déjà et contre-attaquait avec brutalité. La peur de la mort devait vraiment l'aider en ce moment, en tous cas c'est l'impression qu'il aurait pensa Aaron. Il allait vite s'en rendre compte...Il du reculer pour encaissé la frappe. Un coup au genou lui fit plier, et tomber à terre comme un bâtard qu'on laisse vivre quelques instants de plus par "grande bonté"....Foutaise, c'était du plaisir personnelle comme celui qu'avait Aaron en tuant.

Ou cela démontrait une faiblesse....Une incapacité à tuer d'un coup rapide.

Aaron écouta attentivement, et souriait plus Learamn parlait. Il était face à un rohirrim combattif qui lui parlait de bon choix. C'était tellement ironique qu'un simple soldat parle de choix d'alliance alors qu'au final il n'a pas vraiment pris un seul choix depuis des années. Il répliqua sèchement oubliant un peu la lame qui froide qui menaçait son cou:

-D'ou je viens il n'y a que de la glace...J'avais envie de voir du pays et l'Ordre m'a offert un voyage gratuitement, c'est pour ça que je suis, en touriste. Tourisme du sang...

Il se foutait évidement de la gueule du rohirrim. Il avait ajouté une touche d'humour noir. Tourisme du sang, quel blague. Mais il ajouta en fixant Learamn droit dans les yeux pour lui prouver qu'il ne craignait pas la mort, et qu'il disait la vérité:

-Tu me parles de bonne voie....Mais te rends-tu compte que pour mes amis et moi-même, c'est vous qui avez fait le mauvais choix....C'est relative le bien et le mal....Et crois moi on se bat tous pour le pouvoir, souvent caché derrière une cause. Vous, la liberté. Nous autre chose. Dans les deux cas c'est juste une recherche désespéré du pouvoir....

Il souriait de plus belle, il se croyait peut-être malin à dire ça...Mais il l'était. Semer le doute, il avait parlé d'une manière que personne ne pourrait réfuter ses dires. Il finit son "discours":

-Ton roi se bats pour une place sur un trone, Hogorwen aussi se bat pour sa place....N'est-ce pas le même combat? N'est-ce pas le désir du pouvoir qui fait envoyer deux armées l'une contre l'autre pour le petit différent qu'ont uniquement deux hommes? Réfléchit à ça, et tue moi!!!.....Enfait non tu ne me tueras pas....Le replis a été donné il y a quelques minutes...Tu es en retard, cours rattraper tes amis...

Automatiquement Learamn jeta un rapide coup d'oeil et se rendit compte que Aaron disait effectivement la vérité, et que pris dans ces paroles il ne s'en était pas rendu compte. Profitant de ce moment d'inattention passager, l'homme du Nord saisir sa chance. Il se releva d'un mouvement du haut du torse, toute en poussant de sa main la lame, il rentra le ventre aussi juste pour que la lame ne fasse que gratter son armure au niveau du mi-ventre. Learamn était surpris...L'homme qu'il aurait put tuer d'un coup s'était libéré. Le coup porté par reflex entraina une ouverture, bien que désarmé Aaron y entra et frappa du paume de la main le nez de son adversaire. Le coup avait pour but de briser le nez....

Aaron n'était clairement pas encore mort.

Face à face.
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Thorseld Eodsen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyJeu 15 Nov 2012 - 14:27
La bataille était maintenant engagée. A la vue des troupes innombrables inondant les plaines des alentours de la petite Alburg fortifiée, il était difficile d’oser songer un seul instant à une victoire des opposants au roi despote.

L’assaut des rohirrim d’Alburg avait été soudain, prenant de cours l’avant-garde de l’armée d’Hogorwen et la coupant de tout soutien. Les machines de guerres avaient été isolées et incendiées. La percée des cavaliers du Rohan et du Maréchal Mortensen avait semé le trouble dans des rangs du despote déjà houleux et indisciplinés par les volées de flèches des compagnons de Thorseld. La charge avait coupé la tête du noir cortège comme une lame rapide et affûtée aurait sectionné les premières phalanges d’une main tyrnannique.
La plupart d’entre eux avait été tués avant même de percevoir les premiers traits des archers disposés sur le tertre pleuvoir sur eux.
Les quelques cavaliers menés par Thorseld avaient surgi comme une deuxième lame, certes moins tranchante mais tout aussi déconcertante.

Imperceptiblement, le cours de la bataille changeait, les troupes s’enlisaient dans des corps à corps sanglants. La dextérité des rohirrim se heurtait à la masse des combattants de l’Ordre, tout caparaconnés d’acier et les « rebelles » commençaient à plier sous le nombre. Seule la victoire des leaders d’Alburg sur ceux de l’Ordre et des commandants du Roi Despote pourraient peut-être inverser le cours de l’histoire... Thorseld le savait. Il frappait dans la mêlée tout ce qui bougeait autour de lui. Et autour de lui les ennemis tombaient. Noiregriffe faisait des ravages, tranchant les chairs ennemies et à cet instant, ceux qui le voyaient combattre ainsi pour la première fois, avec tant de hargne, de morgue et de bravoure, comprenaient immédiatement d’où il tenait son surnom de « Lion de l’Isen »...

*
* *

La bataille durait depuis maintenant plusieurs heures.
La nuit tomberait bientôt sur le champ de bataille comme un répit momentané.
La faible lumière d’un soleil hivernal drapé de nuages épais n’offrait qu’une faible perception des environs immédiats et l’on brandirait prochainement des centaines de torches ça et là pour permettre aux combattants une retraite convenable et un répit momentané. Pour autant, les combats se poursuivaient pour l’heure, avec autant d’intensité que ceux des premières heures. Lorsque c’était possible, les blessés qui pouvaient l’être étaient évacués vers des lieux de replis spécialement aménagés pour pouvoir procéder à de premiers soins sommaires mais primordiaux.
Les guérisseurs oeuvraient avec toute leur science afin de préserver les vies qui pouvaient encore l’être. Allant et venant précipitamment. Soulageant les uns, accompagnant les autres vers le trépas et les grandes plaines éternelles de chevaucheurs déchus.

Le Lion de l’Isen adressa un regard vers les murailles de la cité fortifiée la hâte. La grande porte renforcée venait de céder et bientôt les troupes d’Hogorwen tenteraient de se déverser par cette brèche enfin créée.

*Nous aurons tenus le plus longtemps possible !* s’encouragea Thorseld alors que le chef des Pies se jetait sur lui pour une première passe qui recentra le Capitaine du Rohan sur le duel des plus périlleux qu’il livrait...

Pour Thorseld, ce duel de chefs n’était pas différent de tous ces duels que l’on livre dans une mêlée... A ce détail près qu’il opposait certainement deux des plus talentueux bretteur de l’aire de combats et que le destin de la bataille pouvait se sceller grâce à la survie ou à la mort de l’un de ces opposants si talentuex. Et il en allait de même pour tous les duels que se livraient désormais les leaders de chaque armée.
Thorseld avait jeté son appétit de combat sur cet intrigant « Chef des Pies » mais non loin de lui il pouvait voir le Maréchal Gallen livrer une bataille dantesque à un mystérieux combattant tout caparaçonné d’acier. Un peu plus loin encore, un des guerriers qu’il avait croisé dans Alburg avant le début de la bataille était également aux prises avec un énigmatique bretteur sombre, aux allures d’étranger... Learamn, tel était le nom, lui semblait-il, de l’homme qu’il avait croisé aux côtés de Gallen Mortensen peu avant le combat.

Parant une première attaque de taille du Chef des Pies, Thorseld fit ensuite parler sa technique et sa fougue. Il bondissait, léger comme l’air, la lame haute. Il courait peut-être vers la gloire, ou peut-être vers la mort. Vers la sienne, vers celle de ses alliés, ou vers celle de ses ennemis. Tous périraient un jour. Nombre d’entre eux ne verraient aucun lendemain. Mais le Lion de l’Isen s’en moquait. Hogorwen devait payer pour ses crimes sans fin. Thorseld avisa le grand Chef des Pies mais un piquier arriva sur son côté. Il fit un saut pour l’éviter. D’un mouvement du corps, il dévia la mortelle pique. Son sabre chanta. Le fil acéré de la lame mordit le cou de sa victime. Au loin, les chevaux des rohirrims et des montures du Tyran faisaient toujours trembler le sol. Lui virevoltait au milieu de ses adversaires et se débarrassa de son nouvel opposant pour se reporter vers le Chef des Pies. A ce moment précis, l’intrigant guerrier éperonna son cheval qui bouscula Nerwyn... Et le Capitaine du Rohan se retrouva à terre. Son ennemi le toisa un instant de toute la hauteur de son grand destrier et au bout de quelques instants qui parurent à Thorseld une éternité, il descendit agilement de sa monture pour se diriger droit vers le Lion de l’Isen. Son regard avait quelque chose d’énigmatique. Comment s’appelait-il déjà ? Galthran, oui, c’était cela ! C’était le nom qu’il avait entendu mentionné par un de ces hommes bicolores... Le Bouclier d’Edoras, sentant qu’il risquait de ne pas parvenir facilement à trouver la faille sur cet habile Galthran, avait dégainé son long poignard et, avec NoireGriffe dans sa main droite, ses deux armes frappaient de concert.

Alors qu’il tentait une attaque frontale avec une frappe d’estoc, un archer blanc et noir lâcha son arc pour le combattre au corps à corps. Sa main ne se referma jamais sur son épée. Inconscient de sa situation, Thorseld était obligé de délaisser parfois son mano à mano pour se débarrasser d’un gêneur qui n’avait pas perçu l’importance de leur duel et qui venait se mêler à cette haute lutte... Mais la qualité des deux leaders était telle que les intrus non invités dans cette danse écarlate chutaient au sol avant même d’avoir esquissé le geste d’attaque qu’ils ambitionnaient... et le duel reprenait.

Soudain, l’attention du Bouclier d’Edoras fut happée par une inquiétude étrange. En jetant son regard tout autour de lui il s’aperçut que ses compagnons d’armes n’étaient plus à ses côtés... Etaient-ils morts ? Avaient-ils été séparés ? Il n’aurait su le dire et brusquement, un assaut de Galthran le tira de son observation des alentours... Le coup qu’il para de sa dague fit courir une durable sensation de picotements dans son bras gauche mais le Capitaine du Rohan n’en laissa rien paraître. Quel incroyable combattant que cet intrigant chef des pies !?
Les deux hommes se tournèrent autour encore un instant, chacun reprenant son souffle après la vigueur de l’assaut. A cet instant, Thorseld remarqua un élément qui, jusque-là, lui avait échappé. A la ceinture de Galthran, pendait un étrange petit coffret de bois fermé par une serrure de métal sombre. Quelle était cette incongruité ? Et quelle importance singulière cet objet pouvait-il avoir pour le combattant de l’Ordre, pour que celui-ci ne s’en sépare pas et aille jusqu’à s’en encombrer durant une bataille ? Le Bouclier d’Edoras décida de tenter de percer ce mystère...

Il lança une attaque soudaine et puissante de taille avec Noiregriffe mais alors qu’il s’élançait Galthran effectua un pas de côté pour se soustraire à l’offensive du Capitaine du Rohan et jeta son manteau dans la direction de Thorseld. Celui-ci, surpris et un instant gêné par l’amplitude du manteau ne put faire autrement que de se déporter à son tour de côté, afin de se dégager... mais quelque chose retint Noiregriffe. Galthran avait habilement jeté son manteau de manière à envelopper et retenir la grande lame sombre de Thorseld. A peine dégagé du masque que venait de constituer le manteau bicolore du Chef des pies, le Bouclier d’Edoras n’eut qu’une fraction pour apercevoir la lame de Galthran rugir près de son cou ! Il roula alors à terre et tenta une attaque de taille...

Un rire moqueur accueilli l’échec de la tentative du rohirrim mais la raillerie se figea soudain sur le visage de Galthran lorsque celui-ci vit que le faciès de son opposant esquissait progressivement un sourire carnassier...

*Tu t’imagines certainement que j’ai loupé mon attaque !?* Thorseld était pleinement satisfait de ce qu’il venait d’accomplir. Il essuya la lame de sa dague sur son jaseran de maille où une traînée de sang sombre vint maculer les anneaux dans un cliquetis métallique.

Le flanc du Chef des Pies suintait d’une plaie nouvelle et non loin de lui, au sol, gisait l’étrange petit coffret. (MDJ : Ai-je blessé Galthran ou ma lame ne l’a-t-elle qu’égratigné ?) Le Lion de l’Isen esquissa un pas vers son trophée mais le visage colérique de Galthran affichait maintenant la rage de celui que l’on a pris en défaut. Allait-il s’occuper de sa plaie, du coffret ou se jeter à nouveau sur Thorseld Eodsen pour lui faire payer l’affront de cette première blessure ?
Si Galthran tentait de récupérer son coffret, Thorseld aurait le temps de se jeter en avant pour récupérer Noiregriffe entortillée dans le manteau de son opposant. Dans le cas contraire, il se passerait momentanément de sa grande lame sombre au profit de sa seule dague mais pourrait tenter de soustraire à cet énigmatique Chef des pies le coffret qui gisait au sol...
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyVen 16 Nov 2012 - 15:08
Aux pieds de son vainqueur, tel gisait lamentablement Gallen Mortensen. La douleur était atroce. Le rohirrim avait pourtant en partie atténuer la force du coup mais un moment de faiblesse l'avait condamné, son corps l'avait trahi. Avec un rictus de douleur, Gallen fixait le visage lisse de l'agent de l'ordre. La volonté se lisait dans le regard encore enflammé du maréchal. mais au dessus de lui, triomphateur l'homme du Sud le jaugeait et s'apprêtait à donner le coup de grâce. Mais emporté dans son euphorie, Rohk n'entendit pas le sifflement rauque qu'effectuait Gallen entre ses dents. Il n'était pas un rohirrim pour rien , il faisait corps avec sa monture, Lars. Rohk perçut une ombre fondre sur lui il dut se décaler. Lars appelé par son maitre et ami volait au secours du champion du Rohan. Profitant de cette arrivée imporomptue, Gallen força sur sa jambe valide. La douleur se transforma en un kaléidoscope de couleurs , mais le rohirrim tint il avait déjà prouvé maintes fois ce que volonté signifiait. Sa main gauche attrapa dans un effort ultime l'encolure de son étalon Puis en mouvement élégant il se hissa rapidement, il en profita dans un mouvement techniquement parfait du poignet pour laisser un estafilade sur la joue gauche de Rohk. Perché sur son destrier, Gallen aurait pu achever d'un coup précis son adversaire mais il respectait trop les règles du duel. Il se contenta de déclamer

"Rohk, si tu veux continuer ton combat, trouve toi une monture, car je dois me rendre en un autre endroit"


Puis sans un regard pour son brillant asaillant, il éperonna de sa jambe valide lars. Un rohirrim aux armoiries sombre le chargea. Gallen fonça droit sur lui et Kaya s'abattit. La course du maréchal fut à peine ralenti. Son enenmi par contre parcourut quelues mètres puis vida les étriers il glissa mollmernt de sa selle de cuir et mourrut dans un gargouillis horrible face contre terre.

Galle fit tourner sur li même Lars pour embarsser du regard la bataille et il leva haut son épée dans le ciel mausade Sous l'effet du froid, chacun deses mots était acompagné d'une buée blanchâtre épaisse

"Ralliez vous à moi Compagnons, vers les murailles!!"

Gallen éperonna de nouveau Lars, il défit avec facilité dx autres adversaires.Sans ralentir la maréchal prit au vol un javelot planté dans le sol. Le champio du Rohan ne pouvait pas apercevoir Thorseld mais il vit au loin deux hommes se battre à mains nues, mais il remarqua les armoiries vertes d'un des guerriers, il ignorait que c'était Léaramn. Gallen visa avec attention mais sa jambe le gêna. Néanmoins le javelot jaillit avec force et tomba à quelques centimètres d'Aaron. Espérons que Léaramn profite de ce temps de répit.

Gallen hurla vers chacun

"Sortez de là , vers les murailles"


Puis le Maréchal fonça vers Aldburg qui grossissait à chaque seconde qui le rapprochait de sa cité. Il aperçut la porte de la ville éventrée. L'hallali commençait Pour leur salut Hogorwen devait mourir. Jusque là il fallait gagner du temps et.... survivre.



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Ryad Assad
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyDim 18 Nov 2012 - 4:25
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La guerre faisait rage tout autour, et Rokh ne dut qu'à sa seule chance la perception de ces sabots particuliers qui se rapprochaient à toute allure de lui. Précipité par la nécessité de survivre, il se déporta rapidement sur le côté, sans avoir le temps d'écraser sa masse sur le crâne de son adversaire. Il se privait ainsi du plaisir de voir son visage brisé, de sentir ses dernières forces l'abandonner, et de pouvoir arborer son corps anéanti comme trophée victorieux. Il se voyait déjà, paradant au cœur d'Algurb, le corps de ce Maréchal traînant derrière sa monture, devant le regard vaincu des prisonniers en attente de leur exécution. Ses blessures n'en seraient que plus glorieuses, et son prestige illimité. Mais ce maudit canasson avait tout gâché. Le rohirrim blessé parvint à se hisser sur ses pieds, et profitant de ce que le Rhûnien était déstabilisé par l'arrivée du cheval, il en profita pour le frapper sèchement à la joue.

Le sang se mit à couler de la plaie que laissa l'acier occidental sur la joue du jeune combattant. Celui-ci recula précipitamment, conscient que sa vie aurait pu être arrachée facilement, si son adversaire l'avait désiré. Le guerrier vécut cela comme une véritable humiliation. Le Maréchal au nom imprononçable, juché sur le dos de sa monture bien trop grande, avait probablement l'illusion d'avoir remporté la victoire. Mais plus que remporter une véritable victoire, il avait surtout privé son adversaire des honneurs qu'il espérait recevoir. Le sombre cavalier lança un regard terrible à son opposant, les mâchoires serrées de fureur à peine contenue. Et lorsque les paroles provocantes du militaire rohirrim lui parvinrent, il ne parvint pas à s'empêcher de se sentir blessé. Criant presque :

- Couard ! Tous des couards et des lâches !

Sa voix s'amplifia, tandis que son adversaire lui tournait le dos, afin que ses mots lui parvinssent malgré la distance et le chaos du combat :

- Reviens, et terminons ce que nous avons commencé ! Lâche...

Des larmes commencèrent à couler le long des joues du guerrier, tandis que tous ses muscles se relâchaient progressivement. La fatigue le gagna, et il sentit son bras gauche, vidé de ses forces, retomber mollement le long de sa cuisse. Avec lenteur, il rengaina sa masse, et se mit en devoir de retrouver son épée perdue. Fort heureusement, elle n'avait pas disparu, et elle n'était pas tombée trop loin. Il parvint à mettre la main dessus. Cela dit, il commençait à accuser le coup de ses blessures, et il lui fallait prendre du repos avant de repartir au combat. Il se mit à siffler, un son particulier que son cheval pourrait identifier sans peine. Saêna, dressé depuis son plus jeune âge à obéir à son maître, arriva au petit trot à sa hauteur. Rokh cligna des yeux, surpris. Soit sa monture était restée assez proche de lui pour le rejoindre rapidement, soit il perdait peu à peu la notion du temps, ce qui était parfaitement inquiétant.

Avec une grimace de douleur, il se hissa en selle, non sans avoir récupéré son casque fendu au préalable. Ainsi, même l'acier des nains avait une faiblesse. D'un côté, c'était bon à savoir. De l'autre, il se demandait ce qu'il serait advenu de lui si cette armure n'avait pas été forgée des mains de ces petites gens. Sa tête aurait-elle été prestement tranchée, et il ne serait pas en train de se poser ces questions stupides, pensa-t-il. Avec un grognement, il déposa Varvad dans le fourreau accroché au flanc de sa monture. Sa main lui faisait mal, à cause de la coupure qu'il avait reçue, mais fort heureusement il pouvait guider son cheval à l'aide de ses seules jambes. D'ailleurs, il s'en servit pour mener Saêna en direction d'un petit endroit en retrait des combats, où les premiers blessés étaient acheminés.

Autour de lui, les guerriers courraient à droite à gauche, portant leurs camarades jusqu'à un médecin qui pourrait peut-être leur épargner de trop grandes souffrances, ou bien repartant au combat après avoir reçu des soins sommaires. De toutes parts, des ordres étaient distribués, davantage braillés que réellement transmis avec efficacité. Ce n'était plus qu'un vaste désordre dans lequel les supérieurs s'époumonaient à mettre de l'ordre. En vain. Rokh, membre de l'élite de cette armée de pécores, traversa la foule juché sur sa monture. Devant lui, les piétons s'écartaient maladroitement, en le regardant avec étonnement. Les misérables devaient se demander ce qui avait bien pu le mettre dans cet état. Il aurait voulu leur dire qu'il avait vaincu le Maréchal, et qu'il avait récolté ces blessures au cours d'un duel épique, mais c'eût été mentir, et il n'était pas encore rendu là. Sa fierté l'empêchait de se pavaner pour quelque chose qu'il n'avait pas réalisé.

En grognant de douleur, il mit pied à terre, et héla un médecin. Les hommes s'agitaient partout, et il fut contraint de stopper un docteur manu militari pour que celui-ci l'examine. L'homme le regarda, visiblement courroucé. Avec acidité, il lui déclara qu'il s'en sortait mieux que la plupart des guerriers qui avaient essuyé la première vague renégate, et qu'il pouvait encore patienter un peu, le temps qu'il s'occupe sérieusement de ceux qui allaient mourir. Il était visiblement très pressé. Alors, Rokh referma cruellement son étreinte sur son bras. Sa poigne d'acier était ferme, et le médecin glapit. D'une voix puissante, le Rhûnien déclara :

- C'est de moi dont tu vas t'occuper, misérable !

La colère transparaissait dans sa voix, et les hommes alentours se turent pour le regarder :

- Je vaux chaque soldat ici présent au moins dix fois, aussi dois-je être soigné immédiatement !

Sa prise se raffermit, et le médecin sembla se ratatiner sur lui-même :

- J'ai encore un compte à régler avec ces renégats... Fais de ton mieux, mais surtout fais vite.

Brutalisé, le médecin accepta en hochant vivement de la tête. Il ne s'attendait probablement pas à être traité ainsi, d'autant que beaucoup avaient besoin de lui. Mais il connaissait le cavalier sombre de vue, lorsqu'il l'avait vu parader au milieu des Pies, et s'il n'avait pas immédiatement reconnu son uniforme, la faute à la boue et le sang qui maculaient désormais son armure, il pouvait maintenant constater qu'il n'avait pas affaire à un vulgaire soldat, mais bien à un de ces étrangers qui avaient pris en partie la tête des opérations.

S'éclipsant rapidement sous le regard noir que lui lança Rokh, il partit chercher son matériel. Le Rhûnien retira précautionneusement les différentes plaques de son armure, de sorte à dégager son épaule meurtrie et sa main blessée. Pour le reste, cela pourrait attendre. Il appela un fantassin, et lui commanda d'aller chercher quelque chose à manger. Effrayé, celui-ci s'exécuta rapidement, et revint avec quelques provisions de voyage. C'était peu, mais les hommes n'avaient pas prévu de faire le siège de la cité pendant cent ans. Ces rations n'étaient là qu'en cas de retard momentané. Rokh croqua généreusement dans un morceau de pain, et savoura avec plaisir de la viande salée. Le médecin fit son apparition, et entreprit de soigner le guerrier tandis que celui-ci se restaurait.

Endurant de nature, il sentait ses forces revenir petit à petit, tandis qu'il mangeait et que ses blessures étaient recousues. D'un œil distrait, il observait le champ de bataille qui s'étendait devant lui. Les machines de siège avaient cessé de flamber, mais elles étaient désormais inutilisables. La cité bénéficierait d'un répit momentané avant de sombrer dans le chaos le plus total. Sur la plaine, de nombreux hommes gisaient morts, vaincus par la charge audacieuse du Maréchal et de ses troupes rebelles. Mais beaucoup de ces cavaliers frappés de vert et d'argent étaient tombés au cours de cette tentative désespérée, et ceux qui restaient tentaient de se regrouper pour se replier. C'était sans compter la férocité des hommes du Roi qui n'entendaient pas les laisser faire. Dans tous les cas, ce serait une boucherie sans nom.

Du côté de la porte, les combattants continuaient à s'entredéchirer sous le feu nourri des défenseurs. Le bélier, immense, avait enfoncé les battants de bois, et les guerriers avaient désormais l'épée au clair. Mais la place était encore loin d'être prise, et il faudrait batailler ferme pour venir à bout de tous les rebelles qui se terraient derrière ces immenses remparts. Cela dit, il n'y avait pas de quoi arrêter le Roi, les Pies et un Rhûnien déchaîné. Il tiqua lorsque l'aiguille se planta une fois de plus dans sa chair. Il avait déjà subi ça à plusieurs reprises, et il était désormais habitué des opérations sommaires. Tant que cela tenait, il était preneur. Il ne désirait rien de plus que de retourner dans le feu de l'action, revêtu de son imposante armure, arborant son implacable détermination, qui saurait faire plier tous ceux qui se trouveraient en face de lui. Même ce Maréchal, si leurs chemins venaient à se recroiser.

- Est-ce bon ? Est-ce terminé ?

Le docteur fit signe que non, mais il s'activa à réparer la machine de mort orientale qui se tenait assise nonchalamment. Celle-ci, clairement impatiente, observait les mouvements des armées, cherchant à découvrir la silhouette du Maréchal...priant pour que personne ne l'achève. Perdu dans ses pensées, il murmura :

- Bientôt, Maréchal. Très bientôt...


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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyDim 18 Nov 2012 - 11:58
Son adversaire était à sa merci là , Learamn pouvait le tuer d'un seul geste mais les paroles envenimés du membre de l'Ordre figea Learamn quelques instants . A ce moment Aaron lui rappela que ses alliés battaient en retraite, le rohirrim tourna instinctivement la tête , en effet les soldats d'Aldburg se dirigeait vers la muraille , il devait faire vitre, mais l'étranger fut le plus malin , il se releva d'un bond et d'un coup de poing blessa le nez de Learamn. Ce dernier sentit le sang chaud couler sur sa peau en même temps qu'une douleur fulgurante , mais il ne devait pas montrer sa faiblesse , il s'essuya négligemment avec sa manche et répondit aux paroles d'Aaron comme si rien ne les avaient interrompus. Mais cette fois sa voix était étrangement plus rauque

-Non tu te trompes Homme Du Nord , nous ne nous battons pas par simple quête de pouvoir , nous nous battons pour un idéal pour un peuple, j'ai servi sous les ordres d'Hogorwe et je t'assure que ce qu'il fait subir à son peuple personne ne le ferait ici à Aldburg. Nous nous battons pour redonner au Rohan sa gloire passée , celle d'Eorlingas, de Theoden , d'Eomer. Nous voulons redorer ce blason souillé par la guerre civile . Mais bien sûr tu ne peux pas comprendre , toi un pauvre errant sans peuple sans but auquel tu peux te rattacher. Mais sache que si aucun de nos hommes n'a fui ou n'a abandonné en voyant votre nombre c'est juste par ce que nous sommes plus forts , nous n'avons plus rien à perdre , notre seule raison de vivre et le Rohan alors nous nous battons jusqu'à la mort . Voilà c'est cela la différence entre nous et vous.

Comme si les Valars avait entendu les paroles de Learamn un javelot atterrit à quelques centimètres d'Aaron , profitant que ce dernier eut l'attention distraite Learamn bondit et cria

-Ça c'est pour Aldburg !

Il asséna un coup dépée à la hanche d'Aaron qui se plia en deux

- Ça c'est pour le Maréchal Mortensen !

Il frappa une nouvelle fois sur le genou blessé de son adversaire en causant cette fois beacoup plus dé dégâts , Aaron était à nouveau à genoux .

-Et ça c'est pour le Rohan .

Son arme traversa cette fois l'épaule d'Aaron de part en part , bien que salement amoché l'homme du nord était encore ne vie , la respirations haletante.

-Tu as raison je ne vais pas te tuer mais pas par pitié ou compassion simplement pour que tu vois que ce que je t'ai dis est vrai pour que tu vois les soldats du Serment d'Aldburg triopmhait de votre immense armée par le force de la volonté. Adieu Homme du nord!

Il remonta sur la selle d'Ouragan et rejoignit la marée de cavaliers qui rentraient derrière les remparts tout en baissant la tête afin d'éviter d'éventuels projectiles. Lorsqu'il fut enfin entré dans la forteresse il se rendit compte que ses membres étaient courbaturés , que son nez lui faisait atrocement mal et qu'Aaron l'avait poussé dans les les limites de son corps . Alors il perdit connaissance tant qu'il était fatigué , il chuta de son cheval et tomba à terre dans un choc sonore.



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Erco Skaline
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Aaron ne comprit pas tous de suite, il se retrouva distrait; ce qui n'arrivait jamais d'habitude; et un coup menant à un autre, il se retrouva genoux percé de deux nouveaux endroits. Son honneur fut déchiré, coupé même. En plus ce rohirrim se voulait humaniste à le laisser vivre là à genoux, comme un chien. Cela montrait bien la stupidité de cet homme: faire preuve de clémence c'était abattre l'animal trop blessé pour survivre, pas le laisser agoniser... C'était un monstre qui se cache sous l'étendard de la "liberté". Learamn ne valait guère plus qu'un membre de l'Ordre au final. Juste un homme servant une quelconque faction pour assouvir ses besoins de guerrier. Combattre pour blesser était la plus ignoble forme de combat. Aaron avait apprit très jeune qu'un guerrier se bat pour l'honneur, et donc il ne fait jamais souffrir plus que nécessaire un adversaire. Jamais, au grand jamais.

Il cracha par terre en voyant son adversaire s'enfuir ainsi, comme un lâche. Même pas le cran de l'achever. Un chasseur, chasse pour tuer. Un guerrier se bat pour tuer... Tous se perdait. Il cria à plein poumon des larmes apparaissant au coin des ses yeux:

-Sale lâche!!! Aille au moins le courage de terminer ce que t'a commencé!!!! Reviens!!!!

Il chuta en avant et se retrouva à quatre pattes, les mains dans un mélange de sang et de boue. C'était morbide. Il ne pouvait même plus vraiment marcher. Son genoux devait être démit, si ce n'est brisé. Sa hanche saignait abondamment, tous comme son épaule. En retirant son épée, Learamn avait accéléré le processus. Un vrais petit bâtards, une tel blessure ne se soignait que rarement. Aaron maudit la "clémence" de son adversaire. Il hésita à s'égorger pour mettre fin à ses souffrances, car oui c'était insoutenable comme douleur.

Il hésite, il en vint même à dégainer sa dague... Mais il s'arrêta, voyant un compagnon d'arme venir à son aide. L'homme ne lui parla même pas, il avait la figure recouvre de sang. Il lui tendit juste une compresse faite d'un étendard vert. L'homme du Nord l'appliqua juste sur sa plaie du torse et fit signe qu'il fallait y aller. On le souleva, il serra les dents. C'était atroce. Peignant à marcher, ils durent prendre un bon moment pour rejoindre l'arrière de leur troupe pendant que l'attaque se poursuivait ailleur. Son sauveur vint le poser sur un gros caillou et repartit sans le moindre mot à la recherche d'un autre blessé... C'était étrange, mais en même temps l'Ordre regorgeait de chose étrange. C'était peut-être un combattant muet, Aaron en avait entendu parler. C'était même de farouche guerrier à ce qu'on disait.

Aaron était là assis seul au monde. Il ne connaissait pas beaucoup de monde dans cette troupe, peut-être parce que tous venait d'un peu partout et que c'était tous des tueurs. Il ne savait pas, il secoua la tête pour reprendre un peu conscience, il se sentait partir gentiment.

Non, ce n'était pas la fin, pas encore.

Plus loin Rokh se laissait soigner par le médecin, ce fut là que Aaron l'aperçut et le reconnut. S'il mourrait il ne voulait pas que ce soit seul. Il n'avait pas réellement peur de la mort, mais il refusait de mourir ainsi. Epée à la main il tirait sa révérence, pas couché. C'était indigne de sa liggnée... Il cria, si l'on peut dire que c'était un cri:

-Rokh!!! Viens m'aider!!!

On entendait dans la voix la faiblesse d'Aaron. En temps normal il se serait soigner seul, mais jamais encore il avait du enduré de tel blessure. Il ajouta le ton tremblant:

-Faut m'aider!!! Un lâche a refusé de me tuer, je dois y retourner et terminer dignement!!! Tu comprends ça toi, heins?.... Je veux finir sur un champs de bataille, pas comme une vieille femme...

Il toussa du sang et dut se taire un bref instant. La vie était bientôt terminée pour lui, il le savait très bien, mais une dernière tâche l'attendait. Tuer Learamn. Lui montrer à quel point il avait tord et surtout lui apprendre ce que c'était l'honneur, ce que c'était un vrais guerrier. Aaron dans un dernier moment d'humour lâcha un sourire en coin de bouche:

-Tous ce perd putain... Un gamin a refusé de m'abattre par clémence, mais il m'a planté par trois fois... Un Sadique clément, j'te jure... Et depuis quand on se bat par clémence?... C'est à croire que même l'honneur et le respect à quitter cette Terre....

Dans ses yeux se lisaient une nostalgie d'un temps finis selon lui. Peut-être divaguait-il suite à ses blessures, peut-être avait-il raison de croire que l'honneur était parti. En tous cas Aaron en était persuadé, et il venait de se résoudre à faire sa dernière charge. Ce monde n'était plus celui qu'il avait connu. Avant on respectait son adversaire et on ne le laissait pas humilier dans la boue agonisant.... Même par "clémence".
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyVen 23 Nov 2012 - 12:11
Gallen perçait donc les lignes ennemies au galop , inscrivant un sillon sanglant sur l'épiderme de ces ennemis semblables à un enorme monstre. Le maréchal parvint aux pieds de la muraille. Il rallia à lui, ses hommes. Son regard croisa celui d'Eoseld.

A moi, Hommes du Rohan !! hurla t'il.

Mortensen obligea ses hommes à ne pas rester statiques, car immobiles ils étaient des proies faciles. Malheur à celui qui stoppait, il était renversé et exécuté seance tenante. C'est pourquoi Gallen impose des charges perpétuelles plus ou moins efficaces. En effet ces hommes sont exsangues et de moins en moins nombreux.

Le maréchal alterne entre des attaques de front sur la cavalerie présente sur les plaines et un soutien des portes mais la puissance des chevauchées diminue, ils s'essouflent.

Le champion du rohan embrasse de son regard bleu cobalt la situation. A son coté Kaya découinanate de sang ennemi et à la fois frère. Il décide de provoquer une brèche dans les lignes ennemies.

Galvanisés par leur chefs, les rohirrims aux armoiries verdatres percent emportés par leur vitesse et leur maestria equestre. C'est à cet instant qu'il eut un petit miracle comme parfois dans les bataille.

Gallen entouré de trois hommes dont Eodseld combattait avec férocité une pie. Il prit enfin le dessus d'un coup d'estoc habile, l'ennemi s'effondra , sa tête ne tenant qu'avec un lambeau de peau translucide. A cet instant il entendit un gesmissement, Et découvrit léaramn.

Avec vivacité Gallen descendit de Lars couvert par ses compagnons d'arme et prit le jeune rohirrim. Ils repartirenbt vers les murailles avant d'être de nouveau submergés;

Léaramn fut soigner sommairement, il vivrait et put même se remettre sur pied.

Mortensen continua sa technique d'harcélement. mais il devait se rendre à l'evidence, ils étaient de lmoins en moins efficace.

Plongé dans ses tristes considérations, Gallen entendit un craquement sinistre, le mur Est s'effondrait.

Le maréchal tenta de soulager les assiégiés en chargeant, mais cette manoeuvre n'eut pas l'effet escompté. gallen accompagné de la maison du roi réussirent à pénétrer parmi les lignes ennemies, mais ils furent les seuls. De nombreux cavaliers furent massacrés. C'était un nouvel exhec. Il aurait fallu une charge de chevaliers au minima.

Gallen et Eoseld rompirent donc le combat et repartirent ventre à terre près de smurailles. Il devaient tenir ce point stratégique, les assiégiés étaient seuls et eux devaient survivre.

Il aperçut au loin les cavaliers ennemis charger à leur tête Hogoirwen. Gallen rageait. Il cria sa rage en un son rauque . Mais il se tourna vers la masse des ennemis présents sur les plaines du Riddermark. Comme toujours le combat l'attendait.



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Ryad Assad
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 Rokh10

Sur la vaste plaine qui s'étendait devant la cité, les combats se calmaient peu à peu. Le Maréchal et ses fidèles soldats s'essayaient vainement à des tentatives de harcèlement, mais beaucoup se repliaient en tentant de maintenir un semblant d'ordre, pourchassés qu'ils étaient par les loyalistes, lame au clair, désireux de venger leurs camarades tombés au combat. Les chevaux étaient cependant fatigués, et cette attaque était déjà un succès pour les défenseurs. Bien que mince, et bien qu'il leur eût coûté de nombreuses vies, ils avaient réussi à prendre par surprise l'ost royal, à neutraliser une bonne partie des machines de siège, et à déstabiliser sérieusement les forces attaquantes. Fort heureusement, les Pies avaient été là pour faire pencher la balance. Bien que peu nombreux, leurs talents martiaux avaient très probablement empêché les lignes de céder, et c'était le plus souvent autour d'eux que s'étaient organisés les groupes qui avaient mené la contre-charge. Les officiers du Rohan étaient décidément des incompétents finis. Quand on pensait qu'en face, des hommes de la trempe de ce Maréchal combattaient avec ferveur... Le Roi serait sans doute peiné d'apprendre sa mort, mais en même temps, un tel ennemi ne pouvait pas être pris à la légère. Rokh l'avait déjà sous-estimé par trop souvent, et il s'en voulait désormais de ne pas avoir réussi à l'achever lorsqu'il en avait l'occasion.

Ces pensées obscures accaparaient sa concentration, et même la douleur de ses soins ne parvenait pas à le déranger. Entre temps, il avait confié son casque à un écuyer qui, assis par terre à ses pieds, avait entrepris de le réparer. Le marteau qu'il tenait soigneusement frappait méthodiquement sur la face interne, afin de déplacer les bords tranchants qui lui étaient rentrés dans le crâne un peu plus tôt. Ce travail terminé, il rendit son casque au cavalier sombre, qui l'accepta sans un remerciement. Et puis quoi encore, il n'allait certainement pas gratifier un misérable occidental de sa considération, pour quelques coups de marteau qu'un manchot aurait pu réaliser. Le médecin qui s'occupait de lui, c'était différent. Il termina rapidement de refermer les plaies, s'occupa de panser le crâne du guerrier, et de nettoyer son visage et son cou trempés de sang carmin. Puis, une fois terminé, il demanda l'autorisation de partir. D'un geste de la main, Rokh lui fit signe qu'il pouvait retourner vaquer à ses occupations, et qu'il n'y avait plus lieu de s'inquiéter pour lui. Ainsi rafistolé, il pourrait encore venir à bout de maints ennemis, ce n'était pas là le problème. Consciencieusement, il attacha les plaques qui composaient son épaisse armure, et se leva avec l'intention d'aller vers son cheval. Mais alors, un cri l'alerta, et il se retourna.

Aaron, le preux chevalier qui s'était le premier porté à la rencontre des troupes de renégats, semblait cruellement meurtri. Sa voix était moins puissante que lorsqu'il avait harangué les Pies à partir au combat, et il semblait dans son regard qu'il n'était plus totalement lucide. En temps normal, le Rhûnien aurait détourné le regard, concentré sur sa mission, mais cet homme qui l'appelait à l'aide lui avait déjà fait forte impression en chargeant ainsi au milieu de la masse d'ennemis. Entendre son ton brisé avait quelque chose de surprenant et de dérangeant. S'approchant donc de lui, il découvrit l'étendue de ses blessures, et il comprit. Il avait vu assez de champs de bataille, assez de sang et assez de blessés pour savoir qui avait des chances raisonnables de vivre, et qui avait de bonnes chances de mourir. Malheureusement pour lui, Aaron n'appartenait pas à la première catégorie. Cruellement atteint, son sang s'écoulait encore de plaies qui n'avaient pas été refermées. Pour autant, l'homme semblait plein d'ardeur, désireux de repartir au combat.

Rokh n'appréciait pas forcément les occidentaux, mais il respectait les combattants qui avaient de l'honneur, et qui savaient finir glorieusement. Le désir de cet homme de finir sur un champ de bataille était on ne peut plus honorable, et il l'accompagnerait, si tel était son souhait :

- Je comprends, Aaron. Tous entendront parler de ta bravoure.

Lorsqu'il raconta un peu comment il en était arrivé à survivre malgré ses blessures, Rokh fronça les sourcils. Effectivement, le rohirrim qui l'avait laissé dans cet état avait fait preuve de cruauté. Un véritable guerrier ne désirait qu'une seule mort : les armes à la main, transpercé par maintes lames après avoir occis tout ce qui était passé à la portée de son épée. Et dans la mesure du possible, près d'un compagnon qui témoignerait en sa faveur, pour raconter dans quelles circonstances il avait perdu la vie. Il était inhumain de laisser la vie sauve à un ennemi blessé, et naïf de croire que c'était de la clémence. Typique des occidentaux. Dans un sens, Le Rhûnien comprenait où voulait en venir son camarade aux armes noires et blanches. Oui, l'honneur était une valeur qui se diluait dans le sang, actuellement. Les combattants qui prenaient les armes n'étaient rien de plus que de jeunes idéalistes désireux de combattre pour une "noble cause", tout en faisant de leur mieux pour rester en accord avec leurs "principes". Rokh n'avait jamais défendu de cause autre que celle qu'on lui avait dit de défendre, et il n'avait jamais respecté aucun principe autre que "le meilleur doit l'emporter". Il ne comprenait tout simplement pas ces hommes qui s'affrontaient sous ses yeux.

Ils combattaient férocement, dans des duels acharnés, où le sang coulait à flot. Mais au moment de porter l'estocade, au moment où ils pouvaient marquer un coup décisif, leur main faible était retenue par la pitié, une fausse noblesse d'âme qui les rendait vulnérables. Le Maréchal renégat avait eu l'occasion de terminer ce duel, mais il n'avait jugé utile que de laisser une trace sanglante sur la joue orientale. Un tel affront serait réparé dans le sang, et il regretterait de ne pas avoir pu vaincre quand il en avait l'occasion. Et Aaron, bien qu'apparemment fatigué et en proie à une douleur terrible, demeurait encore dangereux. Le chant du rossignol n'est-il pas magnifique quelques secondes avant qu'il ne soit pris par la mort ? Il en allait de même pour les guerriers de talent. C'était dans le feu de l'action, lorsque les contraintes de la vie s'écoulaient librement par toutes leurs blessures, qu'ils devenaient magnifiques. C'était au moment où le combat n'était plus seulement épée contre épée, mais cœur contre cœur, âme contre âme, que les choses devenaient splendides à voir. L'entraînement ne pouvait en aucun cas préparer à cela, et les centaines de novices qui parsemaient les deux armées apprendraient cette leçon, ou mourraient en essayant.

- En selle, Aaron ! Ordonna brutalement Rokh, pour tirer son camarade de ses pensées.

Probablement qu'en lui parlant sur un ton militaire, il reprendrait ses esprits. L'essentiel était de ne pas se laisser endormir par les murmures de la mort, et de ne pas se laisser attirer par l'étreinte douce de ses bras chaleureux.

- La porte est notre objectif. Les renégats y sont sûrement. Es-tu avec moi ?

Sans vraiment attendre de réponse, le Rhûnien fit venir un cheval, et aida son camarade Pie à s'installer sur l'animal puissant. La bête semblait en forme, et son pauvre cavalier avait probablement vidé les étriers trop tôt pour qu'elle ait pu se fatiguer. Par la force de l'habitude, le guerrier fit en sorte de vérifier que le blessé était bien installé, avant de lui passer un bouclier neuf, aux armes du Roi légitime, et une lance de cavalerie. Ce n'était peut-être pas l'arme préférée du Nordiste, mais il en aurait besoin à un moment où à un autre, et en cas de problème, cela lui donnerait au moins deux armes, ce qui n'était pas de trop pour l'heure. Puis Rokh se hissa pesamment sur le dos de Saêna qui, habitué au poids conséquent de l'armure de son propriétaire, ne broncha pas. L'oriental héla un homme, qui obéit prestement à ses ordres en lui passant à son tour une lance. Celle-ci était de moins bonne facture que celle qu'il avait auparavant, mais il s'en contenterait. De sa main libre, il enfila son terrible casque noir, et redevint la Mort incarnée. Il raffermit sa prise sur son épais bouclier, et se lança au petit trot vers le chaos de la bataille de la porte, avec l'espoir d'y retrouver le Maréchal, et de se venger de l'affront qu'il avait subi.

Le Rhûnien jura dans sa propre langue lorsqu'il vit, quelques centaines de mètres devant lui, la cavalerie royale se mettre en branle, sous le commandement direct de celui qui escomptait bien remporter une victoire écrasante aujourd'hui. Le roi Horogwen en personne menait la charge, et ce furent près de sept cent cavaliers qui s'élancèrent en ligne droite sur les défenseurs recroquevillés dans leur misérable cité. A dire vrai, Rokh n'avait jamais assisté à une charge de cavalerie vue de l'extérieur. Il s'était toujours débrouillé pour être en première ligne, et il avait entendu parler du vacarme causé par les chevaux, de la terreur qu'impliquait de voir une telle masse de forces foncer ainsi à toute vitesse, mais il n'avait jamais pris conscience de l'ampleur du phénomène. C'était absolument sublime. Il s'arrêta un instant, subjugué par ce déploiement de forces, et par la magnificence de la scène. Il revint brutalement à la réalité lorsqu'un craquement sinistre retentit, accaparant une bonne partie de l'attention des soldats du champ de bataille, loyalistes ou renégats.

La muraille venait de céder lourdement. Les gravats avaient été propulsés dans toutes les directions, dispersés par les projectiles de machines de siège qui avaient survécu à l'assaut du Maréchal. Si la porte était maintenant prise d'assaut, cette nouvelle brèche donnait la possibilité aux contingents royaux de créer un deuxième front, divisant ainsi un peu plus les troupes rebelles. Leur massacre n'était qu'une question de temps, désormais. Rokh se tourna vers Aaron, et lança de sa voix rendue grave par son casque :

- Rallions-nous aux piétons ! Nous ne servirons à rien de plus en attaquant la porte !

Puis il fit virer sa monture, et se dirigea en toute hâte vers les fantassins qui, après avoir manifesté leur joie de voir le mur céder sous les assauts de leurs diaboliques machines, faisaient désormais avancer une force importante vers cette brèche. Rokh et Aaron les rejoignirent bientôt, et se mêlèrent à ces hommes qui pour certains n'avaient pas encore eu à tirer l'épée. En les voyant arriver, ainsi couverts de sang et de blessures, malgré leurs uniformes Pies, les réactions furent partagées. Peur, ou regain de confiance ? Peu importe pour l'oriental qui les exhortait en passant près d'eux :

- En avant ! En avant ! Si vous voulez profiter de la gloire, courez la chercher !

Rokh reporta son attention sur le mur. La situation était désespérée pour les renégats, et cette brèche était peut-être la blessure de trop, pour eux. Probablement que le Maréchal allait se porter là pour la colmater, et tenter dans un dernier sursaut de changer le cours de la bataille. Dans ce cas, il tomberait de nouveau sur le cavalier sombre, et cette fois, leur danse mortelle arracherait la vie à l'un des deux. C'était certain !


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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 3 Déc 2012 - 8:06
Le Capitaine du Rohan menait un duel acharné face à ce Galthran... Leurs assauts enragés avaient certainement conduit les deux redoutables bretteurs à considérer l’autre comme un ennemi de poids et dont l’envergure et le talent amèneraient vraisemblablement le combat à durer et durer. C’était en tout cas ce que pensait Thorseld à mesure que le duel s’intensifiait et s’enlisait tout à la fois.
Le Lion de l’Isen était maintenant séparé du reste de ses compagnons d’armes, de ses amis. Et même s’il constatait en regardant autour de lui que les opposants à Hogorwen étaient encore nombreux à se battre à ses côtés et à l’entour, il lui fallait reconnaître, dans un mélange de colère et d’inquiétude, qu’il n’apercevait plus le moindre de ses compagnons de toujours. Etaient-ils morts ? Luttaient-ils eux aussi quelque part, non loin de là, engagés dans des duels comme le sien ? Il n’aurait su le dire à cet instant et préféra ne pas s’abîmer plus avant dans les doutes de l’incertitude afin de ne pas se faire définitivement happer par les affres de l’appréhension et de l’angoisse. C’eut été un bien trop grand danger !
Non loin de lui, le Bouclier d’Edoras vit passer plusieurs chevaux à vive allure. L’un d’eux était chevauché par le Maréchal Mortensen qui, semblait-il, devait être blessé. A moins que le sang dont il été couvert ne fût celui d’un de ses adversaires. Il entendit néanmoins le Champion du Rohan s’époumoner à la ronde, alors qu’il fendait la mêlée du haut de sa puissante monture.

« Ralliez-vous à moi, compagnons, vers les murailles !! »

Le Maréchal venait de donner l’ordre de se replier avec lui près de murailles de la cité rebelle. Thorseld resta un instant interdit. Il ne pouvait tout de même pas délaisser maintenant le duel qu’il avait engagé et laisser celui-ci en l’état ! Le Lion de l’Isen jeta un coup d’œil rapide en direction de Galthran. Le Chef des Pies avait été touché par la dague du Capitaine du Rohan. Il se tenait le flanc, le regard noir, près à faire payer à Thorseld l’affront de cette estafilade... Au sol, non loin de lui gisait le coffret qui, quelques minutes encore auparavant pendait à sa ceinture. Sur la droite de Thorseld, toujours au sol et enroulée dans le manteau de Galthran, reposait Noiregriffe.

« Sortez de là, vers les murailles ! »

Une nouvelle fois l’appel du Maréchal secoua le Capitaine et ébranla la réflexion qu’il menait. Il fallait faire un choix. Un choix rapide et qui n’offrirait aucun retour possible...

Le Lion de l’Isen rugit et lança soudain sa dague sur Galthran lequel devrait se jeter au sol pour l’éviter... Les quelques secondes de répit que venait de s’offrir Thorseld ne furent pas de trop pour mettre à exécution le repli qu’il venait d’imaginer. En un éclair, le Bouclier d’Edoras se jeta en avant et récupéra Noiregriffe. L’acier sombre brilla un instant au moment précis où le Capitaine la tira du manteau dans lequel elle était fichée et enroulée. Dans la seconde qui suivit, Thorseld courait déjà vers un cavalier qui, non loin de là, ferraillait avec un opposant... Dans sa course, le Lion de l’Isen ramassa précipitamment le petit coffret qui avait chu de la ceinture de Galthran et l’emporta avec lui dans la chevauchée qu’il accomplissait vers le cavalier. Parvenu aux pieds du cheval, il agrippa son propriétaire par le bras et le jeta bas. Alors que celui-ci chutait au sol, il le poussa violemment en direction de Galthran qui accourait vers lui afin de créer un obstacle entre ce dernier et le repli ordonné par le Maréchal Mortensen. Alors que Thorseld, qui venait de monter sur le cheval dérobé au pauvre cavalier, éperonnait sa monture avec vigueur, il aperçut du coin de l’œil le cavalier dépossédé faire les frais de la rage d’un Galthran dont la fureur éclatait à présent qu’il voyait le Capitaine fuir le duel...
*Désolé mon gars ! C’était toi ou moi !* rumina-t-il alors que derrière lui le pauvre soldat devait déjà en train d’être en train de se faire massacrer par le Chef des Pies.
Le cheval se cabra un instant, opéra la volte-face ordonnée par son nouveau propriétaire et s’élança vers Aldburg.

Thorseld prit soin de rapidement s’extirper de la nasse humain où les plus violents affrontements se poursuivaient et chevaucha à bride abattue vers les murailles. Droit devant lui, il aperçut la porte principale éventrée et comprit en un instant ce qui avait motivé l’ordre de repli du Maréchal.
Il fallait se regrouper, et tenir maintenant la cité afin de survivre aux assauts qui bientôt s’abattraient sur la ville rebelle...
Alors qu’il parvint enfin au bas des murailles et auprès de ceux qui s’étaient repliés avec le Maréchal, Thorseld s’aperçut qu’un pan de la muraille Est avait également cédé sous les assauts des catapultes... L’heure était grave, il fallait faire front tous ensemble !
Non loin de là, dans l’embrasure de la porte, les nains tenaient bon. Quel peuple incroyable ! Le tonnerre des chevaux d’Hogorwen martelait à présent la plaine. Le tyran serait bientôt là ! Le Lion de l’Isen se retourna et aperçut le Maréchal Mortensen aux côtés d’Eoseld. Thorseld talonna sa monture et fondit vers eux...

– Quels sont vos ordres Maréchal !? demanda-t-il tout en jetant également un regard vers Eoseld. Le légendaire conseiller de Fendor lui fit un bref signe de tête, visiblement pas opposé à ce que toutes les forces rebelles restantes soient regroupées autour du Champion du Rohan...
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 3 Déc 2012 - 15:24
Kaya s'abattit férocément sur l'homme d'un fantassin aux armoiries sombres fidèle ou embrigadé dans l'host d'hogorwen mais peu importe tous sont égaux face au fil de l'épée. Toujours mobile Gallen amorça un large virage pour rallier à lui ses troupes. leur tentaive de percée avait de nouveau échoué, ils avaient occis de nombreux hommes mais ils n'arrivaient pas à soulager les assiégiés. Le maréchal adressa un regard inquiet vers Eoseld qui devait lui aussi mesurer la grvaité de la situation. Une chage puissante et devastratrice aurait pu faire exploser ce barrage mais les hommes d'Aldburg étaient exsangues, au mieux ils combattaient pour leur survie. Le javelot de Mortensen transperça de nouveau un cavalier sombre et Kaya trouva les chairs ennemies avec avidité.

Gallen leva de nouveau haut kaya, rallia à lui

"Rohirrims à moi"

Il fit faire un tour complet à son étalon.

Puis il s'adressa à Eoseld

"Nous allons continuer de tenter de percer leurs lignes mais nous sommes trop faibles. Fais passer le mot d'être toujours au galop de ne pas être des cibles faciles"

Mortensen entendit ses ordres se transmettre. D'un regard sombre il remarqua les machines de siège qui se remettaient en marche. Un nouveau danger pour les assiégiés, mais il ne pouvait rien faire pour s'opposer à elles.

Il prit sa décision il fallait retenter une charge de plein fouet pour soulager ses frères d'arme.

Kaya comme de nombreuses fois en cette journée sombre défia les cieux. Gallen hurla à pleins poumons de sa voix de stentor.

"Rohirrims , respectez votre sermement envers votre contrée. Combattez pour vos familles. Et si ce soir vous chevauchez encore c'est que vous êtes auprès des valars et que vous boirez dvin doré avec eux"

Une clameur répondit aux paroles d'harangue du Maréchal.

Gallen arborait un large sourire malgrè la situation, il était un rohirrim et s'apprêtait à nouveau à charger.

Il remarqua le jeune Léaramn à ses cotés; il lui lança un signe de tête respectueux.

Nous combattrons ensemble Cavalier du Rohan.

Puis il découvrit le visage emacié de Thorseld.

"Tu arrives au bon moment nous allons charger mon ami"


Puis son regard bleu cobalt fixa celui d'Eoseld.

Gallen mit Lars au trot puis au galop puis il hurla suivi de ses hommes.

Ils percutèrent les lignes ennemies de plsin fouet, il traversèrent les deux premiers rideaux. Et hélas mené par Gunnar les fantassin levèrent heut leurs lances et haches et l'élan des assaillants fut maitrisé. Ils se retrouvèrent arrêtés et éparpillés : la pire des situations.

Les chevaliers de la maison du roi au centre de la mélée semait la mort, seul Belth avait une blessure au bras droit mais sa rage décuplait sa bravoure.Gunnar épaulé par trois de ses sbires lança ses ordres sur ses machines de siège et fonça droit vers Eoseld leur duel reprenait.

Thorseld n'avait pas retrouvé ses compagnons, il avait chargé. Hèlas n'ayant pas sa monture habituelle , il fut moins efficace et fut un des premiers à être renversé mais la maestria du bouclier d'Edoras faisait merveille, il se taillait une route par le fer. Puis un détachement de pies survint, Galthran cherchait desespérement ce satané rohirrim qui lui avait pris son bien. perché sur son haut destrier, il scrutait le champ de bataille et hurla

"Là bas !! Tuez le !"



Et le pauvre capitaine vit galoper vers lui trois pies.... Une situation plus que compliquée.

Gallen était à la tête de la charge, Léaramn à ses cotés. Les deux hommes emporté par leur élan massacrèrent de nombreux adversaires lorsque les hautes lances d'infanterie se levèrent vers eux et le maréchal bifurqua et là face à eux deux cavaliers: Rohk et Aaron. Leur duel respectif reprit.

Le javelot de gallen vola instantanément en direction de l'homme du sud. Le maréchal dégaina de nouveau Kaya . Il avait un combat à terminer.








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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMar 4 Déc 2012 - 21:08
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Rokh était au beau milieu du corps d'armée de fantassins qui se dirigeait vers la brèche, prêt à occire de nombreux ennemis, mais étrangement, il n'était pas au comble du ravissement. Il aurait pensé que le combat se déporterait dans cette direction, mais étrangement il n'en fut rien. Visiblement, ces crétins de rohirrims continuaient à combattre au pied des murailles, plutôt que d'essayer de défendre leur cité. Soit. Puisqu'ils ne voulaient pas venir, il faudrait aller les chercher.

L'avantage que Rokh et Aaron avaient sur les soldats régulier, c'était bel et bien leur liberté d'action. Ils pouvaient aller où bon leur semblait, et c'est ainsi qu'ils quittèrent les fantassins pour se diriger à vive allure vers les murailles où le combat faisait rage. Derrière son masque inexpressif, le Rhûnien cherchait désespérément son adversaire des yeux : le Maréchal Morenstern. Il s'était juré d'en venir à bout, et il n'imaginait pas que quelqu'un ait pu l'abattre avant qu'il ne soit sur les lieux. Et si c'était un vulgaire soldat qui avait réalisé cet exploit, le déshonneur de l'oriental serait encore plus grand. Il ne pouvait pas laisser cela se produire. Tandis qu'il approchait, il considéra un moment le champ de bataille, à la recherche d'un pôle de résistance rebelle. De toute évidence, s'il y en avait un, il serait centré autour de la personne du Maréchal, qui avait le charisme et le talent nécessaire pour fédérer ses combattants.

Cependant, au lieu d'un cercle de guerriers entouré par des loyalistes déchaînés, Rokh eut la désagréable surprise de voir que les renégats étaient encore combatifs. Pour preuve, les voilà qui se trouvaient à l'initiative d'une nouvelle charge, dévastatrice pour les piétons qui demeuraient étendus dans le sillage de ces puissants cavaliers. Mais le chef des hommes du Roi, bien que stupide, parvint à organiser une défense, et bientôt les ennemis de la nation furent arrêtés dans leur tentative, isolés et encerclés. En cruelle infériorité numérique, ils ne semblaient pas renoncer pour autant. A croire qu'il allait être nécessaire de tous les passer par le fil de l'épée pour les forcer à capituler.

Rokh se retourna vers Aaron un bref instant. Le bougre tenait encore le choc, même s'il n'en avait plus pour très longtemps :

- Tiens bon, Aaron. Nous y sommes presque.

Des paroles qui ne réconforteraient pas, mais qui permettraient au guerrier de tenir un peu plus longtemps, et peut-être d'achever son duel contre son cruel adversaire. Tandis que ces pensées l'agitaient, Rokh vit la silhouette du Maréchal passer furtivement devant lui, bientôt engloutie par la marée humaine. Sans se soucier des hommes sur son passage, alliés ou ennemis, il lança sa monture au galop, lance fermement tendue en main. Il traversa les lignes comme un raz de marée, abattant au passage trois cavaliers renégats qui tentèrent de lui faire obstacle. Il n'avait pas le temps de vérifier si Aaron le suivait bien, et il lui était impossible de se retourner complètement à cause de l'encombrement induit par sa lourde armure.

Lorsque la masse de guerriers fut traversée, Rokh se retrouva face à face avec le Maréchal, sans plus de cérémonie. Il aurait bien aimé pouvoir surgir sur ses arrières comme un démon, afin de lui porter une estocade décisive, pour mieux lire la peur et la soumission dans son regard. Mais il fallait croire que le sort désirait du spectacle, et il avait fait en sorte de les placer face à face. Voilà qui ne manquerait pas de faire chanter les lames, et de faire pleurer des larmes de sang. Rokh avait quelque peu ralenti, de surprise, mais il accéléra de nouveau. Il vit, sur sa droite, Aaron qui poussait sa monture dans ses derniers retranchements. Lame au clair, il chargeait un autre cavalier qui semblait en piteux état lui aussi. Son ennemi mortel ? Possible, à en juger par la lueur qui brillait dans les yeux du mourant.

Le Rhûnien reporta son attention sur le fameux bretteur qu'il allait devoir massacrer ce jour. Il fallait rester concentré, et il avait payé suffisamment cher son inattention. Cette fois, il se montrerait implacable. Tandis qu'il galopait, le javelot que tenait le chef rebelle quitta la main gantée qui le tenait, et fila en sifflant, droit vers le torse oriental. Habitué des manœuvres équestres, Rokh pivota son bassin tout en se penchant légèrement sur le côté. Un cavalier normal serait tombé instantanément de selle, emporté par son propre poids, mais il était loin d'être un cavalier normal. Il avait passé plus de temps en selle que sur terre, et il maîtrisait parfaitement son équilibre. Son esquive fonctionna parfaitement, et le javelot passa entre sa hanche et son bras, avant de partir se planter dans le sol.

Ha ! Quand comprendrait-il qu'il ne servait à rien de tenter ce genre de choses ! Un cavalier expérimenté ne se laissait pas avoir aussi facilement, et ce n'était rien de plus que lui rappeler de vieux souvenirs d'enfance, quand il avait appris ce geste, de longues années auparavant. Le Maréchal dégaina son épée, rougie par le sang de maints ennemis, et Rokh fronça les sourcils en pensant qu'il avait lui aussi contribuer à dessiner ces arabesques compliquées qui dansaient sur le fil acéré de la lame. Il punirait cet occidental, ne serait-ce que pour cela. Agrippant fermement sa lance, le cavalier sombre prit encore davantage de vitesse avant l'impact. Il avait l'avantage de l'allonge, et son bouclier dressé ne manquerait pas de le protéger. Cette fois, il ne ferait pas l'erreur de laisser l'avantage de la hauteur à son adversaire. Il apprenait vite de ses rares défaites, et il n'était pas du genre à se laisser prendre au même piège une deuxième fois.

Au moment de l'impact, les deux cavaliers furent secoués, mais ni l'un ni l'autre ne périt, malheureusement, et aucun ne lâcha son arme. Rokh ignorait comment son opposant avait fait pour rester en vie. Pourtant, il avait visé droit sur le torse ! Il fit effectuer un demi-tour à Saêna, et se remit en lice, préférant se concentrer sur le futur plutôt que sur le passé. Il lâcha un cri de guerre traditionnel, et serra légèrement les cuisses quand sa monture prit de la vitesse. La seconde manche allait tourner à son avantage. Oui. Il ne pouvait en être autrement !


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Erco Skaline
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMar 4 Déc 2012 - 22:21
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Qu'est-ce qui poussait Aaron à continuer à combattre? Qu'est-ce qui peut pousser un homme agonisant à retourner se battre fièrement? Oui, qu'est-ce qui peut donner une telle force? Une telle rage de mort? Une soif d'être présent sur le champs de bataille, de pouvoir dire "j'y étais, et j'ai survécu". L'espoir fugace de survivre dans la gloire, ou au minimum l'espérance qu'on parlera de soi dans les temps à venir.

Pour Aaron c'était sa dernière charge, il le savait et ne cherchait pas à le cacher. Rokh l'avait compris, et il l'aidait à finir dignement. C'était un grand geste de bonté. Un dernier geste envers un agonisant sans patrie. L'homme du nord tenait fermement une épée, abandonnant un quelconque bouclier. Il n'avait plus assez de force. Son regard bien que de plus en plus vague, on pouvait toujours y voir le restant d'une vie vouée au combat, et les derniers restants de sa force. Il voulait finir sur un champs de bataille, et après cette charge ce serait fait....

Il talonna sa monture pour suivre Rokh, il ne cherchait même pas des yeux son ancien adversaire, il n'en avait pas l'envie et pas la force. A quoi bon poursuivre un homme assez clément pour le laisser agonisant mais juste pas assez pour l'achever. Il allait se retrouver encore plus mal, mais toujours vivant. Autant dés lors charger au hasard et croiser le fer avec qui passera par là. Nul but autre que celui de mourir épée en main...

Sa monture était lasse de ces charges, elle répondait mal à son cavalier qu'elle connaissait à peine. Elle avait du néanmoins être bien dressé car elle ne craignait par les ennemies, elle continuait sa charge sans peur. Le choc fut violent et Aaron manqua de chuter à plusieurs reprises, il réussit à se maintenir en selle par un miracle. Tenant fermement les rennes d'une main et sabrant à tord et à travers de la droite, il tentait de tuer à tous va. Aucune pitié pour ces chiens de dresseur de chevaux. L'odeur du sang faisait naitre en lui une nouvelle force. Les souvenirs lui embrumaient l'esprit. Il revoyait entre ses coups d'épée ses premières batailles d'un temps ou il était novice. Il lui était arrivé de vomir après les combats dégouté par tous cela. A présent c'était une drogue et l'overdose arrivait gentiment.

Aaron abattit un homme d'un simple et ne lui adressa aucun regard. C'était peut-être un père de famille... Tant pis chaque soldat savait les risques qu'il courait. Il le vit soudainement devant lui. Learamn. Un rictus de haine traversa le visage de l'homme du Nord. Il talonna sa monture avec rage et s'avança vers son ennemie et route il trancha un bras, et sentit les sabots de son cheval piétiné de la chair. Le combat reprenait et Aaron l'entama en crachant ses paroles:

-Tu n'es même pas capable de tuer et tu te caches derrière une pseudo clémence. Tu n'as aucune honneur, t'es juste un lâche essayant de se faire passer pour saint. Viens donc faire face à ta pire peur!!!!

Du sang coula de sa bouche. Ses blessures étaient grave et vu le sang qu'il avait perdu c'était un miracle qu'il soit encore de la partie. Learman croisa les yeux d'Aaron. C'était ceux d'un homme perdu dans la folie, mais en même temps une lueur lointaine de lucidité en faisant encore un adversaire des plus dangereux. Il n'avait plus que la mort qui l'attendait, donc plus rien à perdre....
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Learamn
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMer 5 Déc 2012 - 14:08
Si il y avait bien une chose dont Learamn était sûr c'est qu'il suivrait le maréchal Mortensen jusqu'en enfer. C'était un officier comme on n'en faisait plus. Honneur , courage et Rohan était ses maîtres mots. L'enfer , les défenseurs de la citadelle en était bien proche , une façade avait cédée et les ennemis déboulaient , pour avoir une chance de survivre il fallait éviter à tout prix de rester statique. Le maréchal tentait de rassembler , dans la tumulte , une force consistante de cavaliers rohirrim afin de faire une contre-charge. Learamn regarda piteusement le peu d'hommes qui avaient répondus à l'appel du Maréchal , ils n'étaient pas assez. Mais Mortensen n'était pas un trouillard il chargea quand même , Learamn à ses côtés. Ce fut à ce moment qu'ils se retrouvèrent devant leurs adversaires respectifs , un oriental pour Mortensen et Aaron. Le rohirrim n'en crut pas ses yeux , il avait mortellement blessé l'homme du nord mais celui-ci était sur son cheval , arme à la main prêt à en découdre malgré ses blessures. Il était coriace et courageux , il fallait avoir de l volonté pour ne pas se laisser mourir , la volonté de tuer Learamn. Il croisa son regard , ses yeux étaient emplis de haine , Aaron cria.

-Tu n'es même pas capable de tuer et tu te caches derrière une pseudo clémence. Tu n'as aucune honneur, t'es juste un lâche essayant de se faire passer pour saint. Viens donc faire face à ta pire peur!!!!


Learamn ne répondit pas de suite , il réfléchit. Certes il l'avait laissé comme un chien dans la boue avec ses blessures mais ne le méritait-t-il pas?"Viens donc faire face à ta pire peur!!!!" Ces paroles résonnèrent plusieurs fois dans la tête du cavalier. Il repensa à cette nuit , cette nuit où il avait fui Edoras , où il avait fait le choix de déserter , la nuit où il avait vu le vrai visage du tyran Hogorwen. Learamn trembla à son tour de rage , il s'était maîtrisé jusqu’ici mais là il n'en pouvait plus , cet allié d'Hogorwen osait le traiter de sans-honneur et de lâche , il osait affirmer que la cause pour laquelle il se battait était cruelle.Il répondit d'une voix puissante et haineuse , comme jamais il n'avait parlé auparavant.


-Parceque tu crois que d'obéir aux ordre d'Hogorwen c'est honorant ? Tu crois que massacrer et enfermé des familles entières , des femmes , des enfants , des vieillards en une nuit ce n'est pas de la lâcheté. J'ignore tout sur ton ordre mais ce dont je suis sûr c'est qu'il n'y a pas plus lâche sur cette terre. Vous avez touché à notre peuple! Vous n'avez eu aucune pitié vous n'en aurez pas de notre part. Vous les traitiez comme des chiens , nous ferons de même! Je défends mon peuple , ma terre , personne n'a le droit de nous la contester. Puisse tu brûler en enfer Chien Du nord. Car tu ne mérites m^me plus le titre d'Homme.

Avec un cri de rage il chargea avec une puissance inouïe, il ne se maîtrisait plus du tout , sa colère et sa haine le dirigeait. Il devait en finir avec Aaron il le tuerait ici même , il le massacrerait , il n'aurait aucun pitié envers ce chien.


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Thorseld Eodsen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyDim 9 Déc 2012 - 18:45
Manifestement le Maréchal Mortensen semblait soulagé de voir, rassemblés autour de lui, autant d’hommes de valeur. La fatigue de chacun était extrême, les pertes avaient été lourdes mais Gallen pouvait juger à cet instant précis que malgré l’immensité de la tâche qui les attendait toujours, rien n’était perdu. Là, sous les murailles d’Aldburg-la-libertaire piétinaient les chevaux de valeureux guerriers qui se battraient jusqu’à la mort pour la sauvegarde de leurs rêves et la permanence de leur liberté. Le cœur du Rohan battait ici.

« Tu arrives au bon moment. Nous allons charger, mon ami ! »

La voix du Maréchal était pleine de volonté et d’espoir et c’était tout ce qu’il fallait encore aux opposants au Roi Despote pour se jeter à nouveau corps et âme dans la mêlée.
Lorsque le Champion du Rohan talonna sa monture, tous rugirent à ses côtés et, dressés sur leurs étriers, se jetèrent vers la mort pour une nouvelle danse écarlate.

Thorseld saisit Noiregriffe qu’il sortit prestement de son fourreau et talonna sa nouvelle monture pour lui faire prendre de la vitesse.

– Pour le Rohan et la liberté ! cria-t-il enivré par le vertige de la bataille.

« Pour le Rohan ! » entendit-il vociférer les cavaliers qui chargeaient avec lui.

Et dans le vacarme assourdissant des armes tirées de leurs fourreaux et brandies dans le ciel sombre, il lança le cheval récupéré sur le champ de bataille droit vers la mêlée, dans le sillon de Mortensen et Eoseld.
Le choc fut violent et le craquement des lances venant se briser sur les montures lancées à pleine vitesse précéda de peu le chaos des hommes piétinés par les bêtes.

Le Lion de l’Isen faisait chanter sa terrible lame noire au-dessus des têtes et le froid métal de la puissante épée trancha plusieurs têtes, d’entrée !
Pourtant, le cheval récupéré par Thorseld sur le champ de bataille n’était pas Nerwyn et, peu habituée à être conduite de la sorte, la brave monture se retrouva fauchée en pleine course par une levée de hallebardes brandies contre elle à son approche. Elle alla violemment s’effondrer au sol dans un fracas d’une violence inouïe.
Heureusement pour lui, l’adresse de Thorseld et ses talents de cavaliers associés à sa grande souplesse permirent au Capitaine du Rohan de ne pas se faire trop mal au moment de la chute. Il sauta du cheval au moment précis où celui-ci s’affalait lourdement au sol. Après quelques secondes pendant lesquelles il eut la tête qui tournait dangereusement, il prit appui sur son arme pour se remettre debout. Thorseld s’aperçut que la brave bête gisait, anéantie et éventrée sur le sol glacé. Autour de lui les combats faisaient rage. Il raffermit sa prise sur la poignée de Noiregriffe et se jeta de plus belle dans la nasse violente des opposants.
Le combat devint alors plus laborieux, l’effet de surprise de la charge passé, l’éparpillement des troupes dû à la pression de la mêlée et des assauts désordonnés qui s’y tenaient, chacun combattait à présent pour sa vie en de petits asssauts, épars, pénibles et répétés. Thorseld entendit plusieurs flèches frôler sa tête. Mais en se tournant pour comprendre d’où venaient les tirs, il comprit que les traits mortels recherchaient plus certainement le Maréchal Mortensen que lui. Un Champion de la Nation étant une cible autrement prioritaire, dans une bataille, que celle que pouvait représenter n’importe quel Capitaine, tout talentueux qu’il fût ! Au cas où, Thorseld ramassa pourtant un bouclier enfoncé dans la neige. Mieux valait dorénavant ne pas risquer bêtement sa vie en fonçant sur des adversaires bien mieux protégés qu’il ne l’était lui-même jusqu’alors. Le Lion de l’Isen aperçut, s’extirpant d’un rideau de combattants, deux pies fondre sur lui précipitamment. Il était aux prises avec un rohirrim armé d’une hache et dû se hâter de se débarrasser de sa présence gênante avant que les pies ne soient sur lui. D’autant qu’une troisième s’avançait à son tour dans sa direction...
Au même instant, il entendit hurler :

« Là bas !! Tuez le ! »

Et se retournant pour comprendre qui criait ainsi, il distingua Galthran, un peu plus loin, dressé sur une cheval et qui ordonnait à ses pies de converger vers celui qui lui avait dérobé son fameux coffret.

*Venez donc me chercher, cons de piafs !* s’empressa de grommeler le Bouclier d’Edoras qui se faufila immédiatement entre deux combattants pour échapper aux premières pies qui s’approchaient dangereusement.
Dans sa fuite empressée, Thorseld et Noiregriffe faisaient vivre l’horreur du combat aux guerriers qu’il rencontrait. La lame pourfendait sans faiblir et allant et venant dans la nasse, projetait de nombreuses traînés de sang noir sur les combattants alentour. Pourtant, les pies étaient nombreuses et eurent tôt fait de rattraper le Capitaine.
Une puissante masse d’arme vint se fracasser sur le bouclier que Thorseld venait de récupérer à peine quelques instants plus tôt. Le Lion de l’Isen ne dut sont salut qu’à un mouvement de protection réflexe. Une des pies se jeta sur lui, mais le Capitaine esquiva prestement sur la droite avant de frapper l’assaillant au bas de la nuque. Sa tête tomba et roula dans la neige piétinée, empourprée et souillée du sang des vaincus. Alors que la pique d’une seconde pie vint achever le bouclier de Thorseld, celui-ci, prouvant que son surnom de « Bouclier d’Edoras » n’était pas usurpé, s’en servit comme d’une arme, cognant violemment la face du soldat de l’Ordre avec le tranchant de son bouclier. La pie, hébétée et le visage défoncé, tituba quelques instants avant de trébucher sur le corps de son compère. Les deux combattants bicolores étaient à terre et, les vociférations de l’agonisant se perdant dans des soubresauts étranglés et des râles étouffés, Thorseld se jeta sur lui afin de l’achever avant que n’arrive le troisième d’entre eux.

Lorsque la pie parvint enfin près du Lion de l’Isen, elle s’arrêta tout net, peut-être interloquée par la scène qui s’éparpillait sous ses yeux incrédules. Le Capitaine du Rohan, noir du sang de ses victimes, se tenait devant elle et l’attendant, son épée sombre dans la main droite, et un bouclier à moitié défoncé au bras gauche. Les bords de l’écu sur lequel galopait un cheval argenté sur champ de sinople dégoûtait du sang des vaincus. A ses pieds, deux des compagnons d’armes du soldat de l’Ordre, gisaient dans un bourbier de neige, de boue et de sang.
Le soldat de l’Ordre préférait-il attendre d’être rejoint par son chef pour oser s’attaquer au Capitaine rohirrim ? Toujours est-il qu’il resta figé là à observer la scène macabre. Galthran n’était pas très loin et aurait sans doute tôt fait de les rejoindre... Mais lorsqu’il parviendrait jusqu’à eux, trouverait-il les deux guerriers vivants ou l’un d’eux aurait-il fait subir à l’autre le même sort qu’à ses frères d’armes ?
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMer 12 Déc 2012 - 11:46
La peur oui la peur, la pire des pestes pour un guerrier, voici ce qui se reflétait dans le regard sombre de la pie face au capitaine du Rohan. Un instant à la fois de grâce et macabre. Plusieurs hommes du maréchal aperçurent Thorseld planté au milieu du champ de bataille , impassible tel un argonath. L'un d'eux galopa vers lui imitait par deux autres, ils chargèrent les pies donnant un peu de temps de répit à leur officier. L'agent sombre sortit de sa léthargie et attaqua mais maladroitement mordu par cette peur ancestrale. Ses coups étaient puissants et tprécis mais le capitaine du Rohan le savait il tuerait cet adversaire certes dangereux mais inefficace. Les rebelles stoppèrent les alliers de Galthran. Le chef des pies transperça de part en part son adversaire direct et fonça vers Thorseld qui terminait avec hargne son duel . La dernière victime du lion d'Isen avait une longue Hallebarde dans le dos.Peut être une arme adéquate contre son alter égo dans cette bataille ?

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Les deux premiers chocs avaient été violents. Aucun des deux adversaires n'avait trouvé de failles et le Maréchal douta que cela arrive avant longtemps. Plongé dans ses reflexions , Gallen fit tournoyer avec maestria Kaya , il fixait les flocons de neige qui tombaient maintenant avec abondance. Et il sentit une bourrasque froide et puissante s'engouffrait vers les murailles éventrées de sa cité. Ce temps hivernal défavorisait le rohirrim, il le savait et à coup sûr son adversaire également, sa vitesse supérieure était anéantie. Il allait perdre son combat. En plus avec sa jambe en mauvais état si il chutait de son destrier c'en était fini de lui. Son regard bleu cobalt se posa comme souvent sur la situation, il apercevait des ilots de résistance mais ses hommes se faisaient taillés en pièce, il remarqua juste la maison du roi combattre avec vaillance, il aperçut Thorseld, les pieds campés dans sa terre natale tel un colosse qui ralliait à lui. Il ne put voir le jeune Léaramn plongé dans un duel tout aussi indécis que lui.Mais lui, le Maréchal de la marche est du Rohan ne pouvait pas se laisser aller, il devait tenir encore et toujours. Gallen avait un autre atout dans sa poche, il avait certes été formé par Maitre Graham, le maitre d'armes d'Edoras mais aussi dans ses jeunes années par Kragen un ancien mercenaire des griffes. Il était temps de s'en rappeler.

Gallen respira à plein poumon, puis il retira le pied de sa jambe fragilisé de son étrier et accentua son appui sur sa jambe valide. Il renforça sa prise sur les rennes.

Puis il entendit au loin

"Tuez le maréchal"

Il regarda rapidemen en direction de cette vindicative et vit avec inquiétude Gunnar et ses hommes fonçait à bride perdue vers lui.

Galen éperonna Lars qui jaillit comme la foudre. Le champion du Rohan attendit le dernier moment et arrivé à hauteur de l'agent sombre il , se laissa glisser simplement maintenu par son pied valide , il était perpendiculaire à sa selle. Il avait remarqué une ouverture dans l'armure infranchissable de Rohk Kaya était pointée sur cet endroit spécifique. L'épée mordit la chair, Gallen le sut immédiatement. Avec un cri de douleur il retrouva son assiette et remit Lars face à son ennemi. Il avait touché mais serait ce suffisant dans ce duel indécis et interminable ?


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Ryad Assad
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyJeu 13 Déc 2012 - 15:37
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Rokh sentit l'onde de choc se propager dans tout son corps, lorsque sa seconde estocade fut déviée adroitement par le Maréchal au nom imprononçable. Le cavalier sombre devait bien reconnaître une chose à cet homme qu'il affrontait : il était aussi doué que courageux. La situation n'était guère à son avantage, et cela pour plusieurs raisons. Le terrain n'était pas favorable à la prise de vitesse, et sans cela, l'armure lourde forgée par les nains se transformait en un avantage précieux. Par ailleurs, le rohirrim n'avait en main qu'une épée simple, tandis que le Rhûnien tenait en main une longue lance de cavalerie. Il avait l'avantage de l'allonge, qui lui conférait naturellement le droit de frapper en premier. Et au vu de sa précision, il forçait l'occidental à se retrancher derrière une défense vacillante.. Il ne restait plus désormais qu'à la faire craquer. Enfin, restaient leurs blessures respectives. Si Rokh était des deux celui qui avait reçu le plus de blessures dans ce combat, les siennes étaient mineures comparées à l'assaut qui avait brisé la jambe du Maréchal. Il tenait encore en selle - preuve de son courage à toute épreuve -, mais la moindre chute lui serait fatale. Il se ferait piétiner par les sabots de Saêna, à moins que Varvad ne vînt lui trancher la tête, pour l'afficher en trophée. L'avenir était écrit, et derrière son casque impassible, le visage du Rhûnien se fendit d'un sourire. Et pourtant, le chef renégat tenait toujours. Mais le cavalier sombre savait que ce duel serait bientôt terminé

Tout à ces considérations, il observait le Maréchal, dont le regard se posait sur le champ de bataille. Partout, ses hommes étaient en difficulté, et leur tentative de sortie se soldait par une résistance désespérée face au surnombre démesuré des loyalistes, prélude à une défaite annoncée. Ils avaient résisté avec courage, et, dans un certain sens, avec honneur. Restait désormais à choisir s'ils voulaient périr sur ces plaines gelées, ou derrière leurs murs brisés. Mais à part cela, ils n'avaient rien d'autre comme espoir. Nul blanche colombe dans leurs rangs pour dissiper la nuée de guerriers en armures couleur plume de corbeau qui plongeait sur eux, porteurs de mort et de désolation. Ils périraient tous, c'était certain. La bataille était déjà un véritable carnage. Les troupes du Maréchal, bien qu'ayant réussi à surprendre les loyalistes, avaient rapidement été contrôlées et leurs pertes étaient terribles. La porte de la cité était enfoncée, et la cavalerie royale s'était jetée à l'assaut sans merci. Puis le mur avait cédé, et l'infanterie s'était précipitée à l'intérieur de la cité, pour parachever le tableau. Il n'y avait plus qu'à attendre que leur pathétique résistance s'écroulât d'elle-même, pour achever le grand nettoyage.

Rokh se demanda un bref instant ce qui pouvait passer par la tête du Maréchal tandis qu'il contemplait le carnage. Pensait-il à des amis qui étaient tombés au champ d'honneur, et qui jamais ne se relèveraient ? Pensait-il plutôt à tous les jeunes novices qui s'étaient précipités à ses côtés pour cette mission folle, et qui désormais contemplaient le ciel, les yeux et la gorge grands ouverts ? Se sentait-il coupable d'avoir mené tant d'âmes à la destruction ? Se sentait-il impuissant de ne pas avoir pu les sauver ? Etait-il nostalgique de ce qu'il ne pouvait plus changer ? Le Rhûnien, tout en imaginant que tout cela pouvait le hanter, se disait qu'un tel meneur d'hommes ne pouvait pas être du genre à se laisser abattre par le poids des remords. Pas en pleine bataille, en tous cas. Non. Il devait songer à autre chose, à ce qu'il pouvait encore protéger. Avait-il une femme et des enfants qui, derrière ces murs, attendaient son retour ? Espérait-il revoir leur visage une dernière fois, même si tout espoir de victoire était perdu ? S'accrochait-il à ce rêve, ou à celui de sauver autant de ses hommes que possible avant la fin ? Pensait-il déjà à la défaite imminente, et à comment s'échapper de ce piège mortel dans lequel il était fourré ? Probablement un peu, mais impossible d'en être absolument certain. Car le rohirrim, lui, n'avait pas besoin d'un casque sombre pour demeurer impassible. Voilà la principale différence entre eux deux : l'expérience.

Un ordre braillé par-dessus le vacarme de la mêlée attira l'attention des deux combattants, qui tournèrent simultanément la tête dans la même direction. Rokh découvrit avec colère Gunnar, un des subalternes du Roi, qui fonçait vers le Maréchal avec la ferme intention de le tuer. Le Rhûnien d'une voix de tonnerre tempêta :

- Gunnar ! Battez en retraite ! Il est à moi !

Son appel resta sans réponse, et les rohirrims tout de noir vêtus continuaient leur progression inexorable. Ils désiraient lui voler sa victoire, les scélérats ! Les fourbes !

- Gunnar ! Halte !

Rokh pesta pour lui même, en voyant ce fou furieux, la bave aux lèvres tant il écumait de rage, ignorer ainsi ses directives. En se concentrant de nouveau sur le combat, le cavalier sombre découvrit que le Maréchal chargeait déjà. Il avait profité de ce moment d'inattention pour prendre de la vitesse. Le Rhûnien jura une nouvelle fois, et talonna Saêna afin de le lancer aussi rapidement que possible. Mais sa monture, caparaçonnée de métal, était beaucoup plus lourde. Une fois lancée, elle était redoutable...mais une fois lancée seulement. Rokh avait l'impression désagréable de patauger dans la boue, pendant que son adversaire progressait à vive allure sur un sol de pierre. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise, quand il comprit qu'il n'avait aucune chance d'éviter l'assaut. Il tendit son bras aussi rapidement que possible, espérant gagner par l'allonge ce qu'il perdait par l'élan. Il visait le torse du Maréchal, qui n'était pas suffisamment bien protégé. Mais alors, il se passa quelque chose de surprenant. La lance ne rencontra que du vide, tandis que le renégat vidait les étriers. Ou plutôt, vidait un étrier. Retenu in extremis par sa jambe encore en état de fonctionner, il se faufila sous la garde orientale, et plongea son épée dans le défaut de l'armure situé au niveau de la hanche. Son élan, sa colère et sa technique firent voler en éclat la cotte de maille, fendirent le pourpoint de cuir, et pénétrèrent sévèrement la chair en dessous.

Rokh lâcha un cri de douleur, rendu rauque et démoniaque par son casque. On aurait dit un esprit sombre que l'on venait d'éventrer, et qui hurlait aux ténèbres d'où il émergeait sa peine. Son hurlement de douleur se mua en hurlement de rage et de frustration, quand il se rendit compte que son combat était définitivement terminé. Ses forces l'abandonnaient par trop rapidement. Devant ses yeux, des étoiles dansaient. Ses mains étaient agitées de tremblements incontrôlables. Il avait le souffle court. Une vive douleur dans sa poitrine rendait chaque inspiration pénible. Un mal de crâne l'envahissait, montant lentement depuis sa colonne vertébrale, se répandant au passage dans ses épaules. Il se sentait faible, fragile et inutile. Etait-ce cela la défaite ? Il ne pouvait pas le concevoir. Avant de comprendre, la lance de cavalerie lui échappa des mains, et se retrouva au sol. A demi-affalé sur l'encolure de Saêna, son corps, comme une machine abîmée, ne lui répondait plus. La réaction en chaîne était presque perceptible, et il avait l'impression que la contagion le gagnait peu à peu, que ses fonctions s'éteignaient les unes après les autres, comme des bougies que l'on aurait soufflé.

De la sueur perlait sur son front, et son regard voyait flou, pourtant il distinguait encore le Maréchal, silhouette solitaire satisfaite de sa victoire. Il avait l'impression de voir distinctement le rouge sur son épée goûter jusqu'au sol, qui s'abreuvait, se délectait de la vie orientale. Non ! Tout ne pouvait pas finir ainsi !

Rokh était un monstre de résistance, qui compensait la douleur qui aurait normalement dû l'achever par une volonté hors du commun. Stupéfiant d'endurance et d'abnégation, il était capable de survivre à ce qui pouvait d'ordinaire tuer un homme. Malgré cette attaque terrible, il était conscient qu'il restait en lui encore assez de lucidité pour continuer. Plus pour très longtemps, mais il se sentait meilleur que jamais. Les barrières de son esprit tombaient les unes après les autres : prudence, doute, réflexion, anticipation. Toutes ces choses qui le ralentissaient en temps normal étaient balayées, laissant place à une clarté nouvelle. Au bord de la défaite, il était plus fort qu'il ne l'avait jamais été dans ce duel. Le Maréchal, malgré toute sa volonté et sa détermination, céderait face à lui. En l'absence de prudence, il ne se défendrait plus, et profiterait de chaque ouverture pour frapper, même si tous deux devaient mourir au passage. Le doute l'avait quitté, laissant place à une confiance aveugle. La moindre faille serait exploitée au maximum : il ouvrirait de force la défense du rohirrim, pour finalement plonger sa lame dans son cœur. La réflexion et l'anticipation, laissées derrière, lui permettraient de se battre dans le présent, dans l'instant, et de ne jamais laisser ses pensées contrôler son duel. Objectivement, le Maréchal était en piteux état, lui aussi. Il craquerait. Il mourrait. Il allait mourir. Il devait mourir !

- Emmenez-le !

Rokh sentit des bras se poser sur ses épaules. Des mains se saisirent des rênes de son cheval, et on l'empêcha de dégainer Varvad, son épée de cavalerie. Rejoignant la réalité, il découvrit que c'étaient des loyalistes de Gunnar qui le retenaient, et qui poussaient Saêna non pas vers le Maréchal, mais bien vers l'autre extrémité du champ de bataille, là où les lâches et les couards se faisaient soigner.

- Attendez ! Je peux encore me battre !

Son cri demeura sans réponse. Les hommes, silencieux, ne le regardaient même pas. Ils étaient comme des pantins doués seulement de la capacité d'obéir aux ordres de leur stupide maître. Rokh se tourna vers ce dernier, et hurla :

- Gunnar ! Laissez-moi terminer ce duel ! Gunnar !

Mais le rohirrim ne l'écoutait déjà plus. L'inimitié entre lui et les Pies avait été évidente dès le début, mais jamais l'oriental n'aurait pu imaginer qu'il se livre à une telle bassesse. Interrompre ainsi un duel, contre la volonté d'un des participants, pour récupérer la gloire de la mort du Maréchal...C'était un coup bas, indigne d'un véritable guerrier. Il manquait cruellement d'honneur. Alors, désespéré, Rokh se tourna vers le renégat, qui demeurait fier face à ce spectacle étrange :

- Maréchal ! Maréchal, écoutez-moi !

Il nota qu'il avait capté l'attention de cet homme d'exception, et continua :

- Ne mourez pas contre ce crétin ! Ne mourez pas !

Il n'eut pas le temps d'en dire plus, car les hommes de Gunnar l'avaient fait taire. Ils mirent Saêna au petit trot, et s'éloignèrent du champ de bataille. Rokh parvint toutefois à se retourner, pour voir les deux hommes face à face, prêts à se battre. Il se jura qu'il tuerait le Maréchal de ses propres mains, dès qu'il trouverait l'occasion propice. Et si Gunnar venait à lui ôter la vie auparavant...qu'importent les conséquences...il arracherait le cœur de ce lâche ! Sur ces pensées, sa détermination faiblit, et il sombra brutalement dans l'inconscience. Les ténèbres l'envahirent, et il sentit peu à peu s'apaiser ses douleurs physiques, tandis que l'image de son duel revenait le hanter, et le hanterait jusqu'à ce qu'il ait accompli sa vengeance.


Membre des Orange Brothers aka The Bad Cop

"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"
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Thorseld Eodsen
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Thorseld Eodsen

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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 17 Déc 2012 - 8:00
La monture de Galthran s’approchait au grand galop. Le tonnerre des sabots du cheval s’épaississait toujours plus à mesure que le chef des pies fondait sur Thorseld. Le Lion de l’Isen se précipita alors vivement vers le corps sans vie de sa dernière victime. Dressée dans son dos transpercé, tel un répugnant appendice de sa mort, une hallebarde acérée clouait sa dépouille dans le sol gelé. En quelques enjambées, le Capitaine du Rohan avait rejoint le corps sans vie pour le libérer de l’odieux outil de son trépas. Il arracha la hallebarde du cadavre de son dernier ennemi et la fit tournoyer autour de lui pour en éprouver l’équilibre. *Approche !* Un sourire carnassier rida son visage barbu, la lueur de la folie du combat vacilla dans ses yeux gris et d’aucun eut pu comprendre à cet instant précis, éclairé par cette vision soudaine, l’origine de ce qui lui avait valu un des nombreux surnoms de Thorseld Eodsen. Le Lion de l’Isen s’épanouissait dans le combat telle une bête fauve et sauvage.

Lorsque la monture de Galthran fut à portée de lancé, la hallebarde fusa droit sur l’animal. Le poitrail de la bête explosa à l’impact, lorsque la violence du jet combinée à l’appétit de la lame avide rencontra l’encolure du cheval lancé au galop. Un hennissement terrifié par la douleur de la bête lacérée précéda de peu le tonnerre de la chute de l’animal s’affaissant à pleine vitesse dans l’herbe givrée. Le sang jaillit à grands flots mais Galthran semblait aussi bon cavalier que Thorseld lorsque, comme ce dernier quelques instant plus tôt, il se releva lui aussi, sain et sauf à son tour de cette violente chute. Le Bouclier d’Edoras profita du bref délai involontairement laissé par le Chef des pies qui se relevait titubant. Il courut jusqu’à la dépouille fumante du cheval agonisant et dut utiliser toutes ses forces et ses deux mains pour parvenir à retirer la hallebarde profondément enfoncée dans le corps de la bête. Un mugissement de douleur atroce déchira l’air alors que la lame vorace s’évanouissait du poitrail de l’animal supplicié. D’un geste sec, Thorseld acheva la souffrance infinie de la bête en lui coupant net la carotide. Une gerbe de sang écarlate et chaud aspergea le Capitaine du Rohan qui, tel un spectre de mort ruisselant d’hémoglobine, se retourna alors pour faire face à Galthran.

– Et maintenant à nous deux ! hurla-t-il à l’intention du Chef des Pies qui semblait se remettre à peine de la lourde chute de cheval. Le guerrier de l’Ordre trébuchait à moitié et se tenait l’épaule gauche. Il semblait amoindri par les conséquences de sa lourde chute... Etait-ce réellement le cas ou jouait-il à Thorseld un mauvais théâtre destiné à amoindrir sa vigilance ? Le Capitaine du Rohan décida de ne pas en tenir compte, afin de ne pas risquer de se faire bêtement surprendre par cette éventuelle ruse. Il attaqua, armé de la hallebarde, tout en férocité et en force. L’allonge que lui conférait cette arme providentielle ne serait pas un avantage négligeable si Thorseld voulait rapidement mettre un terme à l’intense duel qui l’opposait au redoutable Galthran...
Le Lion de l’Isen lança une attaque de taille d’une redoutable rapidité. Amoindri comme il semblait l’être, le Chef des pies aurait fort à faire afin d’éviter cette violente botte. Et dans tous les cas, Thorseld saurait enfin si le guerrier de l’Ordre jouait ou non la comédie. Dans un instant il aurait, soit goûté à la douleur d’une blessure importante, soit sauvé sa vie. Mais dans ce cas, Thorseld saurait alors que Galthran lui avait joué la comédie et qu’il n’était pas aussi diminué qu’il semblait l’être.
Thorseld espérait faire mouche avec cette attaque rapide et à l’important rayon de frappe. S’il parvenait à rapidement mettre un terme à son duel avec le Chef des pies, peut-être pourrait-il aller prêter main forte au Maréchal ou à Learamn ?

MJ : L’attaque de Thorseld a-t-elle blessé ou tué Galthran ?
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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 17 Déc 2012 - 17:59
Gallen observa presque effaré son adversaire rester en selle. Il était un monstre d'endurance, le maréchal sentit le froid enchâsser son échine, et si ce guerrier du Sud était imbattable aidé par de sombres forces mystiques. Mais sur ce entre faits le maréchal dut réagir car un trio fonçait droit sur lui mené par ce pourceau de Gunnar. Le champion du Rohan mit au galop Lars, il entendit la voix juvénile mais remplie de hargne de Rohk. Gallen se retourna une dernière fois sur ce brillant adversaire

"On se retrouvera peut être un jour Guerrier, ce sera un honneur !!"


Puis le rohirrim galopa vers les murailles. Mais il se laissa rattraper par le premier des sbires de Gunnar. Gallen feint la fatigue, mais arrivé à sa hauteur l'homme se dresse sur les étriers et tente d'asséner un coup d'hache d'arme. Un éclair passe dans le regard bleu cobalt du Maréchal, son adversaire est déjà mort. Kaya Trouve tel la morsure d'un serpent l'aisselle du guerrier et la transperce, Gallen augmente la blessure et hurle


"Meurs chien galeux"

L'homme aux armoiries sombres a un voile qui lui traverse le regard et il s'effondre quelques secondes plus tard étouffé dans son propre sang.

Mortensen manoeuvre son destrier et fonce face aux deux autres guerriers, Gunnar et son acolyte. Ne faisant qu'un avec Lars , Gallen bifurque droit vers le compagnon de l'officier fidèle à Hogorwen.

L'homme possède une lance mais immédiatement Gallen repère l'ouverture, ce soldat est bien moins doué que Rohk. Galle tente et réussit la passe d'arme qui avait échoué face au talentueux guerrier du Sud, il se lève légèrement et Kaya passe au dessus de la garde fragile et sectionne purement et simplement la main du soldat qui hurle sa douleur. Le cri étranglé n'a pas de fin car sa tête rooule déjà dans le sol enneigé des plaines du Riddermark.

Gunnar la bave auix lèvres fonce vers le maréchal, Gallen l'attend un sourire mauvais ourlant ses lèvres minces. Le combat s'engage, Gunnar armé de sa lourde hache envoie des coups puissants mais il est lent trop lent. Tel le dard de l'abeille, Gallen lui inflige trois blessures benines. Puis Gallen lève sa lame droit vers Gunnar

"Tu vas mourir ici, Traitre de ta patrie"

Gunnar repond d'un ton

"Je serai le maréchal d'Aldburg sous peu"

Puis il met au galop sa monture grise , la neige mélangée de boue s'envole sous ses sabots furieux. Gallen reste immobile, maintenant ferme ses rennes de la main gauche et sa précieuse épée de la main droite.

Les deux lame se rencontrent avec fureur. La puissance de Gunnar est telle que rapidement les deux armes se rapprochent du champion du Rohan , mais Gunnar aperçoit de nouveau le sourire malsain de Gallen

Le rohirrim profite de la poussée effectuée par Gunnar, il avance le torse et sa lame glisse sur sa hache comme sur un rail et il déclenche sa danse écarlate et comme par magie , Gunnar découvre Kaya enfoncée dans son ventre jusqu'à la garde. Avec violence Gallen la retire du corps de son ennemi qui s'effondre comme un château de cartes.

Mortensen observe un bref instant son adversaire agonisant et lui lance

"Tu es mort idiot"

Comme souvent lors de cette bataille, Galle embrasse la situation; Il aperçoit juste quelques ilots de résistance, ses troupes sont quasiment anéanties , il donnerait cher pour avoir une centaine de cavaliers du Rohan frais pour charger cette immonde masse purulente noire qui s'engouffre dans la cicatrice de sa cité. Réduit à semer la mort ça et là, Gallen se met au galop et malheur à celui qui tombe sur la lame de Kaya.

Au gré de ses attaques, Gallen se retrouve prs de la maison du roi et avec ces guerriers légendaires tente de percer les lignes ennemies. C'est impossible. Les assiégés sont seuls. Leur unique espoir de vaincre est la mort d'Hogorwen. Un bien mince espoir.



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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMar 18 Déc 2012 - 21:32
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Learanm répliqua sévèrement aux paroles de Aaron après un instant de réflexion qui permirent à ce dernier de trancher le bras d'un rohirrim passant à côté de lui. Il allait jusqu'à tuer pendant que Learamn lui parlait, il ne cherchait qu'à l'énerver, qu'à lui montre tous son dédain. Ce qui sembla marcher fut l'attaque que le rohirrim entama en chargeant l'agonisant. Il eut du reste un mal fou à passer ces premières attaques. Il parvenait à peine à parer, laissant juste ses bras répondre à des sens intuitif. Toute réflexion était inutile dans l'état d'Aaron, toute tentative d'élaboration d'une botte ou stratégie quelconque était impossible.

Il parait juste fixant toujours Learamn droit dans les yeux. Nul peur de trahissait son regard. Aaron le devait à ses ancêtres, tous étaient mort aux champs d'honneur un peu partout. Il ne regrettait qu'une seule chose c'était de pas avoir engendré un gosse. Enfin c'était peut-être fait lors d'un viole ou d'un coup d'un soir dans une auberge, mais il ne considérait pas ça comme de la descendance... Son père lui avait inculqué une image de sang "pur". La femme qui engrossait les fils devait être belle et surtout capable de faire naître un enfant robuste. Ce n'était pas donné à n'importe quelle femme. Peut-être à cause de ces règles strictes qu'il n'en avait jamais trouvé une, ou peut-être parce qu'il n'en voulait pas tous simplement.

Il frappa tentant de répliquer coup sur coup. Il peinait déjà. N'importe qui d'autre aurait sans doute fuit. Pas lui. Il ferma les yeux un bref instant et vit son père. Il se tenait fièrement devant lui revêtu d'une armure impeccable serrant l'épée ancestrale entre ses deux mains. Le visage neutre il semblait attendre que son fils unique le rejoigne. Il était serein car il savait que Aaron avait honoré leur famille. Cette vision ne fut présence que durant un clignement d'yeux, mais dans la tête de l'homme du Nord elle dura une éternité...

Il fut persuadé qu'il était mort, mais non. Ses yeux se rouvrirent et vit learamn face à lui. Il hurla de rage. Encore ce rohirrim!!!

Une colère monstrueuse s'empara d'Aaron qui dut puiser dans ses dernières ressources. Il entama alors peut-être la dernière attaque de sa vie. Il frappa à droite à gauche. Il devait avoir le regard flou par la perte de sang car ses frappes n'étaient plus aussi précise qu'avant, mais gardait tous de même une certaine force. Il talonnait son cheval pour le forcer à se plaquer contre celui de Learamn.

Leur épées se retrouvèrent collé tous comme leur flanc. Dés lors leur marge de manoeuvre était réduite tous comme leur pouvoir de frappe. Leur visage se trouvait à une trentaine de centimètre. Tout en bataillant ferme, Aaron prononça avec difficulté:

-Je...Je ne meurs pas,.... jeeeee vis par.... la volonté de... mes an....an.... ancêtres.


Le souffle était rauque, les yeux avaient perdu de leur vie, et la force diminuait à vitesse grand V. Il fixait après ces quelques mots son adversaire. La rage était partie prenant avec elle ce qui restait d'Aaron...

Mais il luttait toujours pas fièrté, il donna encore un coup, puis un autre perdant encore plus de force. Plus il luttait, plus il amenuisait son espérance de vie... En même temps quelle espérance de vie... Cinq minutes? Dix minutes? Il s'en fichait de vivre si peu de temps en plus. Il avait fait son temps, il était temps de faire sa révérence avec honneur.

Il frappa encore... Cela aurait put être la frappe d'un enfant....
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Learamn
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyMer 19 Déc 2012 - 14:46
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=NldBUqL1AY0
pour l'ambiance...
Le rohirrim dû bien avouer que la volonté du jeune homme était incroyable. Il était grièvement blessé , il saignait avec abondance mais il n'abandonnait pas . Bien que mal en point il était là , sur son cheval , à se battre à trancher des bras , à répondre aux coups de Learamn . Il forçait son cheval à rester collé à Ouragan. Les coups n'étaient plus réfléchis ou techniques , Learamn s'en fichait de tout ce qu'il se rapportait à la logique. La douleur ? Il l'avait oubliée , certes elle reviendrait sûrement dans quelques minutes , mais cette fois les sens du cavalier était embué par la rage et la colère. Il voulait en finir avec Aaron , son adversaire avait fait son choix : celui du chaos et de la peur (même si il ne manquait pas d'honneur) , Learamn le sien , pas celui du bien , car le bien est plutôt abstrait mais celui du courage et du Rohan. Ce duel ne pouvait finir que par la mort pour l'un des deux , voire des deux , puisqu'Aaron était presque assuré de mourir suite à ces blessures.

-Je...Je ne meurs pas,.... jeeeee vis par.... la volonté de... mes an....an.... ancêtres.

Le membre de l'Ordre frappait bien faiblement , au bout d'un moment Learamn n'avait aucun mal à parer , malgré sa volonté l'Homme du Nord sentait ses forces s'épuisait . le rohirrim en profita il contra attaqua en faisant dévier la lame de son adversaire et d'enfoncer la sienne sous son aisselle droite , là où la cuirasse ne protégeait pas . Il fit pivoter son épée et fit une profonde et longue entaille dans le bras et l'épaule d'Aaron. Celui ci se tint son membre blessé mais Learamn le força , d'un coup de poing , à le faire tomber de son cheval .Celui ci bascula en arrière avec un regard haineux . Le cavalier prit un javelot qui était planté dans la terre et s'approcha de son ennemi . Celui ci n'avait aucun regard de pitié ou de désespoir , on y lisait toujours sa détermination et son honneur.


-Et moi ma seule raison de vivre c'est le Rohan , dit Learamn , et tous ceux qui veulent du mal à mon pays sont voués à la mort.


Learamn hurla de toutes ses forces afin que le plus de monde possible puisse l'entendre.

-POUR EORLINGAS!

Et il lança son arme dans l'abdomen d'Aaron

[hrpg] : si la fin te convient pas dis e moi je change.


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Gallen Mortensen
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La bataille des Trois Rois: La tour des malefices ?? - Page 2 EmptyLun 24 Déc 2012 - 13:52
Je ferme ce post, la suite dans le post "la porte du destin"

Au plaisir

Gallen


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