Sous le soleil de la plaine...

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Isilo
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Dim 25 Avr 2010 - 14:59
Isilo en avait marre de marcher. De plus, son postérieur lui faisait affreusement mal, sa selle n'étant pas confortable du tout et le voyage ayant été long. Aussi, les chevaux, ce n'était pas vraiment son truc à lui. Et puis à quoi bon se plaindre, il était déjà arrivé à destination.

Le ciel était bleu et l'air était sec. Du moins, beaucoup plus sec qu'à Lime-Claire. La température ici était agressante même. Tout autour de lui manquait de vie. De petits arbustes et des cailloux, mais rien d'autres. Comment faisait-on pour vivre parmi tout ce tas de poussière?

Au moment ou l'ennui commençait à l'emporter sur la douleur physique, Isilo remarqua une silhouette qui se dressait au loin. Probablement un Rohirrim bien ordinaire. Le jeune homme détourna alors son attention vers autre chose et ignora le ''mirage''.

Mais à l'instant ou Isilo commençait à perdre le fil de sa longue et interminable traversée, un bruit de fond surprit ses oreilles. Un galop. Non, DES galops. Il y avait beaucoup de cavaliers aux alentours, pourtant Isilo ne les voyait pas du tout. Dans un éclair, ils apparurent enfin. Ils venaient dans le même sens que la silhouette mystérieuse s'en allait. Ensuite, inconsciemment, le seigneur accéléra. Il savait que quelque chose allait se passer.

Étrangement, le jeune homme avait vu juste. Un des hommes qui galopait en sa direction prit un bout de bois qu'il avait sous sa cape et assomma cruellement le frêle voyageur au passage. Isilo ne pouvait pas rester ici à rien faire pendant que cette personne se faisait martyriser ainsi. C'est pourquoi il n'hésita pas une seconde et chargea à sa rescousse.

Un des brigands vit l'Elfe arriver et cria à ses amis, de sa voix rauque et tourmentée:

'' He les gars, on a de la compagnie. Bon Mathias tu prends la fille et moi et l'autre on s'occupe de ce guignol...''

Isilo savait maintenant que le voyageur était une femme...et il savait aussi qu'il était dans le pétrin. Il repensa à tout l'entraînement qu'il avait reçu. C'était aujourd'hui qu'il allait devoir faire ses preuves...malgré lui.

Isilo mit pied à terre pour affronter ses assaillants noblement. D'une façon lente et chorégraphiée, il apposa doucement ses mains sur le manche de son épée. L'Elfe restait immobile, puis il se décida à bouger lorsqu'il vit que la femme se faisait embarquer par l'autre délinquant. En un mouvement rapide et élégant, Isilo dégaina puis trancha les jambes de son opposant, le forçant à s'écrouler par terre dans un cri de douleur. Quant à l'autre, il le désarma et le somma de quitter cet endroit et de ne jamais y remettre les pieds.

Ces hommes n'étaient pas des ennemis de taille, par contre ils étaient assez rapides pour ce qui était d'enlèvement. La capuche descendue de la jeune femme révélait maintenant une chevelure blonde dorée et... un couteau sous la gorge. Isilo fit un rapide pas en avant mais le malade le fit subitement changer d'idée:

'' Avance et je la fais crever ici, juste pour toi!''

L'homme était beaucoup trop costaud pour que la femme ne fasse quoi que se soit. C'était à Isilo de penser sagement et de réagir au bon moment.

'' Qu'est-ce que tu veux? De l'argent, c'est de l'argent que tu veux? J'en ai plein, tiens je te donne toute ma bourse et tu la laisse tranquille.''

Isilo déposa toutes les pièces qu'il avait sur lui sur le sol, devant le destrier du fou furieux. Il recula et attendit la réaction du voleur. Le bandit jeta la femme par terre et Isilo vint à sa rescousse. Tendrement, il l'aida à se relever. Le jeune homme tenait la fille contre soi, comme un enfant qu'il voulait protéger.

Ça avait marché. L'homme avait prit les pièces et avait déguerpit aussitôt en les insultants. Mais ça importait peu maintenant qu'une vie avait été sauvée. Isilo était probablement tout aussi traumatisé que la jeune femme et les mots lui manquaient, mais il se devait de la rassurer.

'' Tout va bien aller mademoiselle, je vais vous aider...c'est terminé maintenant''
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Aelyn
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Dim 25 Avr 2010 - 19:21
Aelyn avait quitté Aldburg très tôt le matin avec ses enfants, ses chevaux et son chariot remplis de matériel médical et de remèdes.
Les blessés s’étaient fait moins nombreux et seuls ceux qui nécessitaient une longue convalescence étaient encore allongés dans la grande salle de soin. Sa présence n’était plus désormais de première importance. Il y avait suffisamment de guérisseur aux chevets des patients.

Elle avait ressentit le besoin viscéral de s’éloigner de la Forteresse d’Eomer pour quelques jours. Les souvenirs des rues couvertes de sang et de corps, qu’elle avait relégués au fond de son esprit le temps des soins, lui revenaient encore trop souvent en tête. L’attaque de sa ville, dans laquelle elle s’était toujours sentit en sécurité, l’avait marqué bien plus qu’elle ne voulait elle-même l’admettre. Ses garçons, Eofyr et Eogast, avait été également traumatisés par le chaos et l’absence de leur mère qui avait suivit. Un changement d’air et la solitude des plaines du Riddermark seraient des plus profitable pour tout le monde de l’avis de la jeune mère.

Il lui répugnait de laisser Farma seule avec ses sombres pensées mais elle devait penser à sa famille également. Son amie était forte et elle ne doutait pas qu’elle s’en sortirait le temps de son absence. Et, bien qu’elle ne le connaissait pas beaucoup, elle ne doutait pas de l’amour que le Maréchal Gallen Mortensen portait sa femme. Jamais il ne serait partit sans avoir la certitude que son épouse serait en sécurité et épaulée. Cette pensée encourageante lui fit tourner la tête vers la fenêtre des appartements de son amie au moment de passer la porte de la forteresse.

Sitôt sortit de la ville, Aelyn sauta en selle. Híril, sa jument baie cerise, hennit doucement. La Rohirrim fit faire volte-face à l’animal et adressa un signe de tête au conducteur du chariot. C’était Eogast qui tenait les rênes de Mægen, l’imposant cheval de trait. L’enfant claqua de la langue et le cheval avança, faisant résonner les roues du véhicule sur le pavé de pierre. Il y eu une secousse lorsque l’attelage passa sur le sol plus tendre qui couvrait les prairies rohannaises. Derrière, était attaché fermement par le licol un étalon noir aux crins blanc. Le convoi se mit en marche à pas lent. Eofyr, s’assit au côté de son frère en silence.

La journée passa rapidement et l’après-midi était bien avancé quand la famille arriva à son lieu de bivouaque habituel. C’était un creux de terrain protégé du vent et des regards de part et d’autre par deux parois de pierres naturelles, dressées dans la plaine. Ils étaient allés de bon train et le soleil était encore loin d’être couché. Il était inutile d’avancer plus avant sous peine de ne pas trouver de lieu pour s’arrêter avant la nuit. La famille stoppa là et la jeune mère laissa ses garçons préparer le campement. Il lui fallait chercher de quoi faire du feu.

En partant seule dans ces plaines qu’elle connaissait bien, elle ne se doutait pas de ce qui allait lui arriver. Portée par ses pas et ses pensées, elle s’était éloignée plus que de raison.
Un grondement violent la sortit totalement de ses réflexions. Son oreille de Rohirrim capta dans ce tonnerre plusieurs chevaux qui galopaient dans sa direction à grande vitesse. L’inquiétude la gagna et elle se retourna d’un geste vif.

Ces cavaliers n’étaient pas des soldats… Des bandits ! Aelyn se sentit gagnée par la peur. Elle était la proie dans cette course poursuite. Deux choses s’imposèrent à son esprit paniqué. Il lui fallait fuir et surtout loin de ses enfants. Tel une biche elle bondit en avant. La peur donne des ailes mais aucune aile ne pouvait rivaliser avec un cavalier. Elle avait au moins trois poursuivants et peu de chance de s’en sortir. Ses jambes la faisaient souffrir, son souffle lui arrachait les poumons et ses yeux laissaient échapper des larmes qu’elle ne sentait même pas. Le galop se rapprocha et un choc au niveau de la nuque fit s’écrouler la jeune femme. Ce fut le noir complet.

Quand elle reprit ses esprits, Aelyn était suspendue au dessus du sol. Son agresseur à cheval la maintenait d’un bras et de l’autre lui tenait le tranchant l’une lame sous la gorge. Il y avait un elfe en face d’eux. Paniquée, elle s’efforçait de contrôler sa respiration entrecoupée, une trop grande inspiration ne lui enfoncerait le couteau sous la peau. Elle ne pouvait même pas se défendre. Elle avait peur, très peur. L’elfe en face d’elle commença à avancer. Le couteau se resserra. Aelyn ferma les yeux, blanche comme la mort. Alors l’elfe changea de tactique et proposa son argent. Elle se retrouva projetée au sol tandis que le bandit s’enfuyait aussi vite que sa monture lui permettait.

C’était comme si ses jambes refusaient de la porter. Elle n’arrivait pas à se relever. L’elfe vint à son aide, la releva et la serra contre lui. Elle tremblait de tous ses membres et son cœur était sur le point d’exploser. Son cerveau refusait de fonctionner. Des larmes coulaient le long de ses joues pour se perdre dans son cou ou sur ses lèvres… Elle resta immobile plusieurs minutes, bercée par les mots de réconfort.

« … Merci » laissa-t-elle finalement échapper dans un souffle de voix à peine audible

Elle resta encore quelques secondes dans la même position avant de respirer profondément et de se redresser. Elle avait repris ses esprits étonnamment vite et s’éloigna de l’elfe pour l’observer… Une fois qu’elle fut sûre que sa voix aurait un timbre normal elle s’adressa à lui dans un sindarin approximatif mais clair.

« Je vous remercie. » puis elle continua en langue commune « Je vous rembourserai pour votre perte. »

Elle se permit enfin de sourire. Malgré ses yeux rougis, ses cheveux ébouriffés et sa robe déchirée, elle tentait de faire bonne figure. La manche arrachée de sa robe, laissant apparaître son bras pâle sur lequel commençait à se former des tâches bleuâtres et circulaires. La marque des doigts de son agresseur. Qu’est-ce que cet étranger penserait des Rohirrims en la voyant ainsi : femme faible et en état de choc ?

Soudain inquiète, elle porta vivement la main à son cou. Sa paume se referma sur l’émeraude d’Hengest. Elle soupira de soulagement. Par une chance inouïe, ils ne lui avaient pas arraché.

Puis elle reporta de nouveau son attention sur son sauveur. Elle avait bien l’intention de trouver un moyen de le remercier de son aide providentielle. Mais l’inquiétude regagna son cœur de nouveau.

« Venez, je vous pris. Nous ne pouvons rester ici et je suis inquiète pour mes enfants que j’ai laissé seuls… »



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Isilo
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Dim 25 Avr 2010 - 19:58
La femme était sauve. Isilo se sentait déjà mieux. Pauvre jeune damoiselle, heureusement que leurs chemins s'étaient croisés, sinon probablement que la vie ne lui aurait pas laisser de chance de s'en sortir.

Avec un signe de remerciement, la femme bafoua quelques mots dans un langage incompréhensible. Au début, Isilo ne comprit rien, mais peu après il comprit vite que c'était du Sindarin ou quelque chose du genre à en déduire par la sonorité elfique. Malheureusement, le jeune Elfe ne comprenait pas ce dialecte.

« Je vous rembourserai pour votre perte. »

Alors elle parlait donc aussi le commun. Heureusement car probablement qu'elle ne dialoguait pas en Quenya ce qui aurait donc causé un sérieux problème de communication. Un autre problème de régler...

'' Ça ira...ne vous inquiéter pas pour ça''

Il est vrai que la jeune dame ne faisait pas fière allure, mais elle était tout de même très belle. La vie lui avait fait don d'un charme naturel. Un charme qui plaisait bien à Isilo d'ailleurs.

« Venez, je vous pris. Nous ne pouvons
rester ici et je suis inquiète pour mes enfants que j’ai laissé seuls… »


Elle était mère. Désespérés auraient été ses enfants si Isilo s'était retenu de jouer les héros aujourd'hui. Isilo lui emboîta le pas, accompagné de son destrier, et tâcha de rester assez près d'elle, de manière à ce qu'elle sente une présence rassurante. De cette façon, elle serait moins déstabilisée.

'' Vos enfants sont en sécurité, ne vous inquiétez pas mademoiselle ''


Isilo le savait. Non seulement c'était un Elfe, mais le jeune homme avait aussi le don de sentir ce genre de chose. Il savait quand les événements ne tournaient pas ronds, quand un drame allait se produire. Un peu comme un père de famille, quoi.

'' Écoutez madame, je ne voudrais pas vous mettre mal à l'aise, mais je me sentirais mal de vous laissez seuls avec vos deux enfants. Nous sommes ici à moins de deux heures de mon fief, alors si vous voulez...''
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Aelyn
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Lun 26 Avr 2010 - 21:55
Alors qu’ils marchaient tout deux en direction du campement d’Aelyn, l’elfe et la femme étaient côté à côté. Le Noldo tentait de la rassurer sur la sécurité de ses enfants. Elle trouvait ça aimable de sa part mais sa qualité de mère ne pouvait se satisfaire de l’affirmation d’un inconnu. Tant bien même cet inconnu serait un elfe et, qui plus est, la personne qui l’avait sauvée. Elle eut une grimace inquiète mais répondit avec douceur :

« Je l’espères de tout cœur… mais je ne serais tranquille que lorsque je l’aurais vu de mes propres yeux. »

Elle accéléra le pas et ils arrivèrent vite au creux de terrain dans lequel les trois chevaux de la jeune femme, débarrassés de leur équipement, paissaient l’herbe rase et sèche. Les garçons courraient autour du chariot, mimant une épique bataille.

Alors, voyant la scène, la jeune femme poussa un long soupire de soulagement et retint à peine un rire de joie. Elle ralentit le pas, retrouvant la démarche gracieuse et assurée qui la caractérisait. Elle tenta ensuite de paraître plus présentable. Hors de question d’inquiéter les enfants. Ses mains écartées firent office de peigne pour remettre de l’ordre dans sa chevelure, elle frotta ses vêtements pour en retirer la poussière et l’herbe séchée… par contre rien à faire, elle allait devoir trouver une raison pour expliquer sa manche en lambeau.

« Eofyr ! Eogast ! Venez dire bonjour les garçons ! » lança-t-elle en rohirric.

Les deux enfants stoppèrent leurs mouvements et accoururent vers leur mère. Le garçon aux cheveux blond-roux regarda l’elfe avec la tête légèrement penchée sur le côté, les paupières froncées comme s’il cherchait à voir au-delà de l’apparence noble. Puis il finit par lâcher un simple bonjour en westron avant de saisir la bride du destrier du seigneur elfique et le mener auprès des autres chevaux. L’autre garçon, plus mince et plus grand, aux cheveux aussi dorés que sa mère, jeta d’abord un coup d’œil inquiet vers le vêtement d’Aelyn avant de se tourner vers l’étranger. Il l’observa de manière moins ostentatoire que son aîné, plus avenante aussi. Puis il parla avec assurance et inclina la tête.

« Aiya… » puis il regarda la guérisseuse en quête d’approbation.

Sa mère le regarda avec étonnement. Du quenya ? Elle ignorait même que son fils puisse connaître la langue des elfes de Valinor. Certes il était curieux de tout et parlait beaucoup avec les étrangers de passage, mais là, elle s’avouait étonnée, elle-même ne parlant pas cette langue. La jeune femme hocha la tête d’un air approbateur et lui indiqua qu’il pouvait retourner jouer. L’enfant se détourna et courut en direction de son frère.

'' Écoutez madame, je ne voudrais pas vous mettre mal à l'aise, mais je me sentirais mal de vous laissez seuls avec vos deux enfants. Nous sommes ici à moins de deux heures de mon fief, alors si vous voulez...''

La jeune femme le regarda avec étonnement. Elle ne savait que dire. Il était rare que les seigneurs des Belles Gens se soucient des simples Mortels sans noblesse. La proposition était inattendue, bien que secourable. Les plaines ne semblaient plus sûres désormais, elle venait de s’en rendre vraiment compte. L’attaque d’Aldburg avait engendrée beaucoup de désordre dans les alentours et la sécurité semblait compromise dans certains coins du Fold... Mais il y avait ses patients aussi. Son regard se porta vers ses fils puis se tourna vers l’homme à ses côtés. Le beau visage du seigneur elfe était exempt de mauvaises intentions… Elle était persuadée que sa proposition partait d’un bon sentiment. De plus, elle devait bien avouer qu’elle se sentait plus en sécurité auprès de lui que seule dans l’immensité des plaines. Elle savait pertinemment qu’elle n’était pas suffisamment forte pour protéger ses enfants de bandits de la tempe de ceux qui l’avaient agressée. Elle acquiesça.

« Très bien. Nous irons avec vous, maître elfe. Je vous remercie de votre sollicitude, je vous dois déjà beaucoup. »



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Isilo
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Mer 28 Avr 2010 - 0:11
Heureusement, les enfants était saufs aussi, une autre bonne nouvelle. Non seulement ils étaient saufs, mais ils resplendissaient de bonheur. Les deux frères ne semblaient pas avoir été témoin de l'incident.

« Aiya… »

Décidément, cette famille était pleine de connaissances étranges. Comment se faisait-il qu'une si jeune personne connaisse une langue si ancienne, dont seulement les Elfes les plus instruits parlaient encore? Isilo tâcha de lui sourire et de le saluer en s'inclinant légèrement. Le jeune seigneur aurait eu beaucoup de regret s'il n'avait pas réussi à sauver leur mère. Qui leur aurait expliquer? Lui peut-être? Qui d'autre?

« Très bien. Nous irons avec vous, maître
elfe. Je vous remercie de votre sollicitude, je vous dois déjà beaucoup.
»

Maître Elfe? Isilo ricana suite à de telles paroles. Il se sentit fort honoré et ne pu s'empêcher de répondre autrement;

'' Appelez-moi Isilo. ''

Puis c'est alors que la jeune mère répondit à la proposition du ''maître Elfe''.

« Très bien. Nous irons avec vous, maître
elfe. Je vous remercie de votre sollicitude, je vous dois déjà beaucoup.
»


Isilo sourit de plus bel. Il était vraiment heureux de pouvoir rendre service à cette femme et à ses enfants. Il savait qu'ils allaient être plus confortables au sein de fief de Lime-Claire qu'au beau milieu des plaines hostiles du Rohan, même si ce n'était que pour un court séjour. Isilo saurait se montrer des plus accueillants.
Le groupe monta en selle et se dirigea vers le Nord, en Rhovanion. Le trajet fut agréable et plus court que prévu. En effet, le retour paru moins exigeant que l'allée. Sûrement était-ce le fait d'être en bonne compagnie...!

'' Nous y sommes presque. J'espère que le voyage n'a pas été trop pénible. Quelqu'un a faim? J'ai un peu lambas, si jamais...''



HRP: On continue le tout en Terres elfiques?? Wink
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Aelyn
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Sam 8 Mai 2010 - 14:38
« Très bien M… Isilo… Mon nom est Aelyn, guérisseuse d’Aldburg. Je vous présente Eofyr » elle lui montra le jeune garçon qui tenait la bride du cheval elfique, puis elle désigna l’enfant qui avait saluer en quenya « et voici Eogast. »

Elle tapa dans ses mains pour attirer l’attention des jumeaux et annonça d’une voix claire qu’ils repartaient avec l’elfe. Les enfants acquièrent et se mirent immédiatement à la tâche. Puis la jeune femme déclara avec assurance.

« Nous serons prêts à partir dans une dizaines de minutes. »

Puis elle se détourna pour s’affairer à son tour. Le ballet était parfaitement rodé. Chacun des membres de la famille avait quelque chose à faire et nul ne se bousculait. Milles fois répétés ces gestes étaient des automatismes. Eofyr rassembla les chevaux près du chariot et attacha l’étalon à l’arrière. Eogast récupérait toutes les affaires qu’ils avaient sortis pour les remettre à leur place dans le véhicule. Aelyn sella sa jument et attela le cheval de trait alezan. Elle vérifia toutes les sangles et les roues avant de jeter un coup d’œil aux alentours pour être sûre de ne rien oublier. Puis elle sourit et annonça le départ.
Le garçon aux cheveux blond-roux tendit à l’elfe les rènes de sa monture et se rapprocha de sa mère, sautillant d’une jambe à l’autre, mal à l’aise.

« Maman, je peux monter Heolstor pour le trajet ? »

La guérisseuse fronça les sourcils. Son fils profitait de la présence d’un étranger pour lui demander quelque chose qu’il lui savait interdit. Eofyr se tassa sur lui-même, conscient d’être aller un peu loin.
Ce n’était pas par méchanceté qu’Aelyn lui avait toujours refusé mais l’étalon de son mari était un cheval de guerre, nerveux et puissant, qu’un enfant de 7 ans ne pourrait pas maîtriser en cas de problème. Elle soupira. Son fils était prêt à tout pour monter le fier destrier de son père. Si un jour il profitait de son absence pour faire une bêtise les dégâts seraient encore plus grands. La jeune mère s’agenouilla pour être au niveau d’Eofyr.

« D’accord… J’accepte que tu montes sur son dos. » L’enfant eut un sourire rayonnant « Mais à deux conditions uniquement : qu’il reste attaché au chariot et que tu ne cherche en aucun cas à lui indiquer la moindre direction. Tu le laisses suivre, c’est compris ? »

Le jeune garçon se dépêcha de promettre et la jeune femme le pris dans ses bras pour le mettre sur le dos de l’étalon. Il n’avait pas de selle mais cela ne semblait déranger ni l’enfant ni le cheval. Puis Aelyn se mit elle-même en selle et s’adressa à Isilo avec un sourire.

« Nous pouvons partir. »

Et le convoi se mit en marche, guidé par l'elfe.

Le trajet se passa sans embûche. Elle en profita pour demander à son cadet, se maintenant au niveau du conducteur du chariot :

« Dis-moi Eogast, où as-tu appris à parler le quenya ? »

Le garçon rigola avec un sourire mi-amusé mi-coupable, il passa une main gênée dans ses cheveux.

« C’est le seul mot que je connais… mais ça impressionne beaucoup les autres. C’est un elfe qui est venu acheter un cheval la dernière fois qui me l’a appris. » murmura-t-il.

La jeune femme rit avant de lancer sa jument au trot pour retourner à la hauteur d’Isilo. Sa compagnie était à la fois agréable et rassurante. Moins sur le qui-vive, elle pouvait mieux profiter des paysages du Riddermark et également de la discussion avec le seigneur elfe.

'' Nous y sommes presque. J'espère que le voyage n'a pas été trop pénible. Quelqu'un a faim? J'ai un peu lambas, si jamais...'' fini par annoncer ce dernier.

« Les voyages à cheval ne sont que rarement pénibles pour les Rohirrims. Et ce voyage en votre compagnie n’est en aucun cas déplaisant. » répondit Aelyn, un sourire dans la voix.

A la mention de nourriture les deux garçons se signalèrent aussitôt. Ils n’avaient rien avalés depuis le midi. La jeune femme se rabroua mentalement de l’avoir oublier. Elle-même finit par demander poliment une part de lambas bien que ce soit plus par curiosité que par véritable faim. Elle n’avait jamais eut l’occasion de goûter au pain de voyage elfique.

[Direction les terres elfiques alors ^^]



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