Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark

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Gallen Mortensen
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMar 19 Oct 2010 - 22:33
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Eovis éructait, vociférait insultait hurlait.Certes il n'était pas un bretteur émérite, certes il n'était pas habile avec la lance rohirrim, mais sa hargne était sa motivation.

Menant son eored fidèle au roi Hogorwen Eovis descendit la colline à pleine vitesse.

Derrière lui ses compagnons d'infamie haranguaient les soldats peu enclins de charger leurs compatriotes.

Eovis força l'allure, les yeux injectés de sang. Une charge certes désordonnée mais une charge rohirrim donc efficace.

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Orwen avait tranché, les hommes de l'eored avait fait tombé la herse principale dans un bruit effrayant et mat. C'est ce qu'avait aperçut grâce à sa vue perçante le jeune Harding.Eomur le géant rohirrim fixait le jeune homme d'un air ennuyé.

Orwen l'invita du regard et d'un signe de tête à intervenir

"Prince Orwen , veuillez m'excuser mais je pense que c'est une erreur de nous enfermer dans cette demeure maléfique. Nous sommes des rohirrims notre force réside dans le muvement de la cavalerie"

Orwen fut touché en son for intérieur d'être nommé prince par un vétéran. Il fut aussi un peu déçu de la contradiction. mais il n'était pas son père et il devait le prouver à ses hommes.

Orwen de sa voix juvénile hurla

"Remontez la herse, nou sortons"

Et en un seul mouvement tous les cavaliers de l'eored furent sur leurs montures et foncèrent vers la sortie de la demeure maléfique

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Un public attentif fixait le triste spectacl de cette bataille aberrante.

Drake symbole du Gondor triomphant était posté derrière la frèle Althéa. L'odeur acre du sang atteignit le nez délicat de la voyante. Selden était toujours aux cotés de Tobias mal en point, mais tous ses sens étaient tournées vers le maelstrom extérieur.

Boros assit contre le mur aux pierres grossières récupérait , il se demandait quelle tournure prendraient les événements et surtout comment il sauverait sa vieille peau.

Jeremiah fixait d'un air lugubre les deux eoreds charger l'une vers l'autre et une larme coula le long de la joue gauche du seigneur des lieux. Pour la première fois depuis longtemps, il était rohirrim et son pays devant lui se déchirait.

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La charge de l'eored d'Orwen fut puissante tel un fleuve impétieux mais elle avait du retard par rapport à l'eored sombre et lorsque le choc arriva , ce fut un désastre. En effet, L'eored fidèle à Thénéor fut fracassée de plein fouet sur son coté gauche.

L'eored fut alors désorganisée. La lance d'eovis fracassa le bouclier et le bras droit d'Eomur.
Chacun dispersé,dut rapidement se défendre pour sa vie. Orwen tenta bien de rallier à lui ses hommes et tenta un mouvement d'encerclement mais le mal était fait, la cohésion ennemie prendrait le dessus, malgré le commandement sans génie d'Eovis.

Orwen sortit son épée , prêt à combattre pour son honneur

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Eodan ne répondit pas aux interrogations d'harding. Non il ne savait pas que deux eoreds se trouvaient en ces lieux. Deux eoreds luttant pour la suprématie d'une vision pour le Rohan.

Eodan eut un rauque caverneux. Puisil tourna un regard farouche vers Harding

"Nous y sommes jeune Harding. Nos prières ont été entendues, nous allons être utiles au Rohan"

Eodan hurla

"Formez les rangs"

Puis il sortit de es fontes, un vieux cor de guerre ébréché

Eodan souffla trois fois dedans. Trois défis au ciel et à Hogorwen.

Puis il se retourna vers les hommes dorénavant en rand de bataille et hurla le poing levé

"Hommes du Rohan, les nôtres sont en danger, allons montrer aux traitres de notre contrée ce que bravoure et courage signifient"


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMer 20 Oct 2010 - 14:15
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Les trois grondements sortis du cor d'Eodan firent frissonner Tinomir. Ils allaient devoir se battre finalement et contre les leurs qui plus est. Cette pensée perturba le rohirrim, il s'était déjà battu bien évidemment, il avait même survécu à la terrible bataille qui avait eu lieu il y a cinq ans de ça, dans le Nord. Mais se battre contre des hommes, des frères c'était inconcevable. Malgré tout il le fallait, pour le bien du Rohan et pour sa pérennité.

Il alla se placer en première ligne, aux côtés de Harding qui scrutait la bataille d'un œil attentif, lui jetant juste un regard furtif. Valehan se plaça sur le flanc gauche de Tinomir, prêt lui aussi à en découdre. Le rohirrim dégaina son épée et se saisit de son écu, il était paré et plus rien ne pourrait l'arrêter. Eodan prit la parole, galvanisant les troupes d'une réplique brève mais efficace, la tension ayant atteint son paroxysme. Le vieux commandant sonna alors la charge.

Cavalcade, cris féroces et hennissements des destriers, tels étaient les premières impressions que l'on ressent une fois dans l'œil du cyclone. Tout devient distant, confus. Habitué à cela, Tinomir se concentra, éleva son épée.

Cinquante mètres! les assaillants se rendent compte que des renforts ennemis fondent sur eux.
Vingt mètres! Tinomir voit les premières têtes qui se tournent vers lui.
Dix mètres! Les adversaires se sont retournés, prêts à affronter cette nouvelle menace qui galope vers eux.

Contact!

Les chevaux se percutèrent violemment, certains cavaliers furent désarçonnés, jetés à terre. D'autres, moins chanceux, furent empalés par les lances tendus par leurs ennemis. Des morts, déjà. Tinomir fit siffler son épée, actrice principale de cette pièce macabre. Il visa un thorax portant la marque du félon, adversaire chanceux ou talentueux? On ne le saura jamais mais ce dernier parvint à contrer notre cavalier d'un revers de son écu. Deuxième tentative, plus chanceuse celle ci. Thirgil parvint à se frayer un chemin à travers la cotte de maille de son opposant, le blessant mortellement au flanc.

Pas le temps de souffler qu'une lance jaillit, juste le temps de brandir son bouclier que déjà elle était sur lui, lui engourdissant le bras gauche. Malgré tout l'écu tint le choc et le jeune homme repartit dans la mêlée. Il eu juste le temps d'apercevoir Valehan qui se battait contre deux adversaires qu'un autre arrivait sur lui. Le combat dura quelques secondes mais Tinomir prit rapidement l'avantage, il jeta finalement son opposant à terre avant de l'assommer d'un coup de pied rageur.

Il se dirigea ensuite vers Valehan, venu à bout de ses deux adversaires:

"Où sont les grands chefs?"

Ce dernier lui indiqua la direction d'un signe de tête, effectivement il pouvait voir Eodan et Harding qui se battaient comme des lion au milieu de la mêlée, montrant l'exemple pour tout le monde. D'un accord tacite Valehan et Tinomir se replongèrent dans le combat, ensemble.
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Immensité du vertige. Le cor d’Eodan fit vibrer son cœur et son âme à l’unisson de ceux de ses compagnons. Il intercepta le regard du vieux soldat à ses côtés et lui répondit par un sourire, aussi sérieux parut-il quelques secondes auparavant. Il était prêt. Il retint Silence pour laisser les autres cavaliers se placer à ses côtés. Il retira sa hache de guerre de sa ceinture tandis que Tinomir arrivait à sa gauche. Il inclina profondément la tête.

- Je suis honoré de me battre au côté d’un frère aujourd’hui !

Il tourna les yeux du côté de l’eored furieuse qui défaisait progressivement les rangs des hommes sortis du haut château. Il en était persuadé à présent, ces hommes là n’avaient plus rien de rohirrims en eux, ils avaient vendu leur âme à des esprits malins et déshonorants. Il ne retint pas Silence plus longtemps et le laissa se jeter en avant, allongeant toujours plus ses foulées, dévorant la plaine pour atteindre l’ennemi. Harding cria avec ardeur :

- Pour le Rohan !

Il continua de crier tandis qu’il se rapprochait de des hommes de Hogorwen. Sa fureur fut telle qu’un soldat se retourna vivement vers lui, la peur dans les yeux. Il était aux prises avec un autre bretteur à cheval et il n’eut pas le temps de parer le coup fatal. Harding lui passa sa hache au travers de l’épaule droite, jusqu’au thorax. Un gargouillis de sang finit d’étouffer le bougre et il tomba en arrière, arrosant la poussière et éclaboussant les herbes.

Il sentit la vague des derniers cavaliers de leur groupe arriver juste derrière lui, le projetant au milieu du combat, poussé par ses compagnons d’infortune. Silence rua, projetant ses sabots contre le poitrail d’un cheval ennemi. Le coup atteignit la bête ainsi que son cavalier. Le fer comprima la jambière de métal, enfermant le mollet du soldat comme dans un étau. La vengeance naquit dans l’œil de son adversaire et il se jeta sur Harding pour le faire tomber. L’imbécile se retrouva à plat ventre sur l’encolure de Silence. Harding sortit rapidement sa dague de sa main droite et sectionna la carotide de l’homme avant de le pousser au sol. Nouvelle fontaine rouge. Il jubilait.

Il esquiva sans peine une parade maladroite d’un jeune soldat dont le visage était dissimulé par son casque trop grand. Il échangea quelques coups avec le gamin avant de lui trancher la cuisse. Le jeune homme fut désarçonné par la douleur et se laissa glisser sur le sol en se tenant la jambe. Harding l’abandonna à son sort pour continuer d’avancer au sein des lignes ennemies. Les échanges de coups devenaient de plus en plus difficiles. Il était parfois trop prêt de ses ennemis pour jouer avec aisance de sa hache et il faillit perdre l’équilibre suite à un coup paré de justesse. La lame de l’épée frappa le manche de sa hache juste au dessus de ses doigts et les vibrations furent telles qu’il dut prendre sur lui afin de ne pas lâcher son arme. Il fit basculer le soldat en lui assenant un violent coup de pied, seule parade qui lui restait en boutique pour se débarrasser de l’inopportun cavalier. Il pensa être débarrassé de celui-ci et s’attacha à attaquer un autre sbire de Hogorwen. Erreur de jugement qui eut pu lui être fatale.

Il se débattait comme un diable contre un homme de haute stature. Ses coups étaient parés sans difficulté aucune par ce géant blond. La force ne suffirait pas à le faire tomber ou à le blesser. Il était plus lent que lui. Le géant para une de ses nouvelles attaques et lui lança son écu au visage. Il prit le bouclier sur l’arcade sourcilière ; le sang lui coula dans les yeux et l’aveugla un instant. Tandis que la brute épaisse s’acharnait sur lui, le cavalier qu’il avait mis au sol peu avant lui saisit la cuisse et le tira vers le sol. Coup mesquin qui lui sauva cependant la vie – la lame du grand rohirrim le frôla de peu et s’abattit sur la selle de Silence. Apeuré par la violence du coup, le cheval fit un bond en avant, et acheva de mettre Harding au sol. Celui-ci disparut du champ de vision du géant blond et en profita pour régler ses comptes avec l’impromptu combattant qui venait de lui sauver la vie sans en avoir l’intention. Il se retrouva allongé sur le dos, écrasant son assaillant mesquin. Ce fut alors plus un réflexe de survie qu’une véritable technique. Il jeta sa tête en arrière et écrasa le nasal de l’homme. Il sentit une vive douleur à l’arrière du crâne, mais le but souhaité fut atteint : son ennemi avait le nez cassé et du sang plein la figure. Il respirait mal. Il profita de cette situation pour se retourner rapidement et lui enfoncer sa dague dans l’interstice de sa côte de mailles, sous l’aisselle. Les poumons durent être atteints, car l’homme cessa rapidement de respirer. Il murmura :

- Meurt avec la certitude d’avoir été tué par un homme digne. Tu mérites mieux cela que de vivre dans la honte !

Il récupéra sa hache tombée à côté de lui et chercha des yeux l’énorme abruti qui avait failli le tuer. Aucune chance de vengeance. Il fut percé par un homme venu de l’intérieur de la bâtisse, portant les insignes de Thénéor.

Au sol il était impuissant. Silence avait fui, ou bien était blessé, ce n’était pas le moment de s’en préoccuper, aussi attaché fut-il à cette bête. Il sauta sur un cheval sans cavalier et continua d’en découdre avec les suppôts de Hogorwen.


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyDim 24 Oct 2010 - 17:52
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Eodan forçait l'allure de sa monture, il se sentait revivre. Cinq longues années sans une chevauchée dans les plaines du Riddermark, il glissa un un regard rapide vers le sombre demeure qui trônait sur le monticule à quelques emcablures.

Eodan fixait le centre da sa mélée, comme prévu il flanqua la maelstrom à pleine vitesse. Eodan se dressa sur se étriers pour absorber le choc et visait avec efficacité.

Sa lance acérée transperça un cavalier sombre , le vieux guerrier continua sa route sanglante sans ralentir. Il renversa deux autres cavaliers. Puis il fracassa sa lance sur un bouclier ennemi. Avec célerité Eodan contourna le groupe ennemi et replongea dans la bataille ayant sorti son épée .

Eodan toujours mobile assénait des cops d'estoc. Rapidement sa lame fut recouverte de sang .

Puis il sentit une douleur dans son dos , sa vision se troubla . Le paysage alentour devint étrange et bascula sur la droite. Le rohirrim chutait de cheval au ralenti. Eodan se reprit . Il se força à se relever, Une douleur extrème le prit au dépourvu, il eut un vertige. Il lutta contre la nausée. Sa monture les yeux révulsés, passa près de lui, Eodan eut juste le temps de prendre son bouclier aux armoiries rohirrims.

Le vieux guerrier fixa son ennemi et découvrit Eovis sur sa monture, un rictus malsain aux lèvres . Le cavalier fidéle à Hogorwen monta haut sa hache d'arme . Des gouttes de sang tombèrent sur le visage buriné d'Eodan , son sang celle de sa blessure dans le dos.

Le vieux guerrier bloqua trois fois les coups de la puissante arme de guerre. Puis Eovis changea l'angle d'attaque et le bouclier d'Eodan vola à plusieurs mètre. En même temps Le bras d'Eodan fut entaillé profondément.

Eovis avança son destrier sur le chef rohirrim qui tomba à la renverse , à la merci de l'ennemi.

Eodan eut peur pour la première fois, il eut peur de mourir, lui qui pensait être un héros qui cracherait sur son bourreau avant sa fin comme Boromir du Gondor.

Mais Eodan trembla, il s'perçut qu'il voulait vivre plus que tout, il leva ses mains en une dernière supplication. Le viel rohirrim entendait sa voix implorante sortir comme par magie de sa bouche pateuse.

"Pitié.......Pi....Pitié....je ne suis qu'un pauvre soldat"

Puis Il pointa du doigt Harding

"C'est lui .......le chef.... si vous l'arrêtez tout s'arrêtera"

"Pitié seigneur..."

Des larmes apparurent sur les yeux délavés du vieux rohirrim. Eovis fixa de son oeil torve Eodan. Il sourit d'un rictus encore plus malsain et se contenta d'un

"Merci vieillard"

Puis Eovis rallia à lui cinq cavaliers et se dirigea vers Harding, plus que déterminé.

Il laissait seul allongé sur le sol humide, Eodan avec ses remors et ses regrets.


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Tinomir se démenait comme un beau diable au milieu de la mêlée, tranchant à droite et à gauche. Valehan, à ses côtés, se battait comme un diable. Sa lance faisait des merveilles et tranchait allègrement les rangs ennemis. Les deux hommes se battaient tels des fauves, aucun ennemi ne pouvait approcher des deux rohirrims sans en subir les conséquences.

Subitement Tinomir fut jeté à terre par un adversaire plus téméraire que les autres qui l'attrapa par la jambe et le tira violemment au sol. Le choc fut rude mais le jeune cavalier tint le coup, se redressant rapidement, prêt à affronter son opposant. Heureusement pour Tinomir, ce dernier avait été empalé par la lance de Valehan, son dernier sourire narquois figé pour l'éternité.

Malgré tout notre jeune héros restait vulnérable, seul au sol il était une cible facile pour les nombreux cavaliers encore présents sur le champ de bataille, heureusement pour lui le front de la bataille s'était éloigné de lui, lui permettant de respirer et de retrouver ses esprits. Il se saisit d'un javelot fiché dans le sol qui commençait à se gorger du sang des combattants morts ou blessés. Le javelot semblait léger dans la main de Tinomir, habitué à porter son lourd écu ou son épée. Mais il connaissait l'efficacité de ces bouts de bois et savais qu'il pouvaient être destructeurs.

Il calma sa respiration, observa le champ de bataille afin de visualiser une cible qu'il pourrait atteindre. Après quelques secondes de méditation intense le jeune homme lança son bras à une vitesse folle, le javelot s'élança, décrivant une ellipse parfaite. Le projectile se ficha dans le flanc d'un cheval dont le cavalier portait les insignes d'Horgorwein. La monture s'effondra, touchée mortellement. Tinomir se dirigea vers l'homme qui avait chuté, prêt au combat

Les deux hommes se jaugèrent du regard durant quelques secondes, c'est un combat à mort qu'ils allaient mener. Les premiers coups fusèrent, les fers se croisèrent et les bras plièrent sous le poids des armes. Mais l'adversaire de Tinomir était en proie au pire ennemi du guerrier: la peur. Il avait peur de mourir, peur de perdre. Le jeune rohirrim pouvait lire ça dans les yeux de son opposant, une peur omniprésente. Tinomir feinta soudainement à gauche avant de faire valser son épée à droite, une feinte simple, basique mais tellement efficace. Thirgil fut à nouveau recouverte de sang, pour la cinquième fois de la journée elle avait tué, et ce ne serait sûrement pas la dernière, il restait encore des ennemis et la journée n'était pas encore finie.
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Nathanael
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Il avait cessé de compter le nombre d’hommes tués. Il luttait contre le sang qui s’écoulait de son arcade et diminuait sa perception visuelle des combats. Il était aux prises avec un soldat roux qui avait perdu son épée. Le guerrier se battait avec un écu imposant aux rebords métalliques. Il l’avait abattu deux fois sur Harding avec une force phénoménale quoi que sans beaucoup de sens tactique. Il semblait essayer à présent de décapiter le fidèle rohirrim avec son bouclier en le tenant parallèlement au sol. Folie ou brusquerie irréfléchie, il laissa à la hache de Harding une ouverture suffisante pour mordre sa chair. L’écu tomba, ainsi que l’homme. Le cheval dessous lui en profita pour prendre la fuite.

Harding haletait. Sa hache se faisait lourde malgré sa grande habileté à la manier. Il était plus rapide sans armure, mais la cotte de mailles qu’Eodan lui avait fourni n’était pas ajustée à sa taille et gênait ses mouvements. Il crut pouvoir profiter d’un moment de répit tandis que la ligne de front se déplaçait. Erreur de jugement et d’appréciation. Il dut retourner immédiatement au combat, tant les hommes de Hogorwen s’acharnaient à évincer leurs ennemis. Il évita la pique d’une lance sortie de nulle part. Sans doute un homme au sol. L’arme se planta dans l’encolure de l’animal qu’il montait. Il fut projeté au sol, et se retrouva pour la seconde fois le nez dans l’herbe rouge. Il se réceptionna sur l’épaule – le coup lui meurtrit le bras.

Nul repos. Il se ressaisit rapidement et se remit debout, aidé par un des hommes qui l’avait accompagné. Une fois campé sur ces deux jambes, il fut saisi par la folie guerrière. La douleur et la fatigue disparurent soudainement et il sentit une vague de colère s’épandre dans tous ses membres. Il évita un coup d’estoc et repoussa son agresseur au sol avec le manche de sa hache. Un allié s’occupa de l’achever.

Il regardait mourir cet ennemi quand il entendit poindre derrière lui le bruit de sabots rapides martelant la plaine. Il n’avait pas vu la chute d’Eodan et ne comprenait pas le revirement de situation qui s’effectuait. Six hommes en armure, aux uniformes noirs, galopaient vers la mêlée où il se trouvait. L’un deux avait comme lui une hache de guerre. Le groupe de guerriers fit quelques morts avant d’arriver vers lui. Les hommes riaient et criaient à chaque coup de lame, ils comptaient haut et fort le nombre de leur victime afin d’effrayer ceux qui restaient encore en vie. « Six pour moi », « Petit joueur, j’en suis à huit », … Des soldats s’écartèrent pour les laisser passer. Leur meneur avait mauvaise figure et une haine inextinguible dans le regard. Ils étaient fous à lier. Les quelques hommes qui se battaient à ses côtés reculèrent aussi, fuyant une peste guerrière. Seul un combattant resta près de lui, qui, prit par surprise, n’eut pas le temps de fuir.

- Que les chiens de Hogorwen glapissent dans la plaine rohirrime de la peur et de la honte qui les animent !

Harding cria ces quelques mots dans la bataille. Le meneur, l’homme à la hache, fondit sur lui et abattit son arme à quelques centimètres de sa face. Il sentit le souffle de la lame lui murmurer des promesses de mort à l’oreille. Les autres hommes créaient comme un demi-cercle autour d’eux – ils souhaitaient s’amuser avant de l’achever. Eovis fit faire demi-tour à sa monture et laissa un autre de ses hommes s’occuper de Harding.

Ce dernier était solidement ancré dans le sol, prêt à en découdre : « Mourir debout, plutôt que vivre agenouillé… ». Un cavalier poussa son cheval aux côtés de Harding et tenta de planter son épée dans le creux de son épaule. Harding fit un pas de côté, porté par la folie meurtrière qui s’emparait de son corps. Il esquiva le coup et planta rapidement sa dague dans la main de son adversaire. Le soldat lâcha l’épée en hurlant. Il abandonna sa monture et se jeta de rage sur Harding. Combat au corps à corps qui lui fit lâcher sa hache, mais pas sa courte lame. Il était écrasé par le poids non négligeable du guerrier en armure. Celui-ci serrait ses doigts épais autour de son cou. Il sentait dans son cou le sang chaud de la main de l’homme. Il lui était impossible de se libérer de cette étreinte. Il lui jeta une poignée de terre dans les yeux et lui planta la dague dans la cuisse, profitant du déséquilibre créé pour se glisser hors de cette masse humaine. Il acheva son ennemi en lui taillant la gorge.

Cette première opposition avait puisé dans son potentiel d’énergie. Il n’était pas à même de lutter contre cinq hommes armés, même les uns après les autres. Un second soldat s’avançait déjà vers lui, un fléau de guerre dans chaque main. Il lança sa monture au galop, fouettant l’air de ses armes. Cependant la fatigue apporte au soldat décontenancé l’avantage de réfléchir au moindre effort pour se sortir de situation difficile. Harding se jeta sur le côté, et laissa passer une première fois le tueur fou. Il profita de cette dérobade pour récupérer sa hache. Nouvelle tentative meurtrière de son adversaire. Nouvel écart de Harding – une vingtaine de centimètres à peine – distance suffisante pour engager sa hache sous le poitrail de l’animal. Le galop effréné du cheval s’arrêta brusquement dans un craquement sinistre : il venait de briser et de sectionner en partie les canons et les genoux du destrier. Le sbire de Hogorwen mangea la poussière, mais avant de chuter, il eut le temps de planter un de ses fléaux dans les côtes de Harding. Douleur aigüe qui lui coupa la respiration. Il demeura debout mais eut un vertige passager. Il ne se retourna pas tout de suite pour voir que l’homme gisait sous son cheval, toujours vivant peut-être, mais assommé par sa lourde chute et écrasé par le flanc de son animal.

L’homme qui était resté auprès de lui se démenait tant bien que mal avec un des cavaliers. Trois restaient à le regarder, dont Eovis. Ils riaient de le voir souffrir et suer à grosses gouttes. Harding perçut cependant que l’énervement gagnait les hommes, ils étaient déçus de le voir toujours debout. Seul – il était mort. Fatigué, il héla Tinomir et ses compagnons. Il se battait comme un animal blessé mais n’avait pas la force de tenir en respect tout un chacun.

- A moi les Rohirrims ! Tinomir ! Su à Hogorwen !

Tandis qu’il criait et espérait de l’aide, il évita un nouveau coup d’estoc. Il se sentait toujours alerte, mais ses gestes étaient moins rapides à présent.


Dernière édition par Nathanael le Lun 15 Nov 2010 - 21:35, édité 2 fois
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMar 26 Oct 2010 - 18:51
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L'appel d'Harding fit immédiatement réagir Tinomir. Un frère l'appelait et il se devait de lui répondre. Le cheval sur lequel il avait réussi à se hisser commençait à peiner, fatigué de devoir porter des hommes qui ne pensaient qu'à se battre, malgré tout le jeune rohirrim se devait de pousser son destrier jusqu'au bout afin de sauver son allié. Il éperonna donc sa monture, la mettant au galop. Il voyait Harding qui avait du mal à se battre, seul face à un autre adversaire tandis que trois autres opposants regardaient la scène d'un œil malsain.

Il évita un coup de lance qui lui entama simplement la joue d'un trait sanguinolent, sa cible n'était plus loin. Il lança son cheval de plein fouet contre l'homme qu'Harding affrontait, l'homme fut tué sur le coup et la monture du jeune rohirrim pila net. Tinomir croisa alors le regard le regard d'Eovis qui le regardait d'un œil torve, mauvais:

"Je vois que les chiens galeux se ressemblent tous et qu'ils portent tous le même uniforme, tout ceci est bien triste."

Puis il se tourna vers Harding, lui souriant discrètement:

"Heureusement qu'il en reste pour lutter contre ces chiens. Pour le Rohan!"

En disant ces mots, Tinomir avait pris appui sur le dos de sa monture avec ses jambes. Et lorsqu'il conclut sa réplique en criant, il se projeta sur son adversaire le plus proche. Les deux hommes roulèrent à terre sur quelques mètres, se débattant furieusement afin de prendre l'avantage sur l'autre. Tinomir reçut un coup de poing dans la face, l'étourdissant durant quelques instants qui permirent à son opposant de se remettre sur ses jambes et de dégainer son épée qu'il plongea instantanément sur le jeune cavalier, lui visant la poitrine.

Tinomir ne dût sa survie qu'à sa réaction d'une rapidité surprenante. Il fit un roulé boulé sur le côté avant de se relever d'un bond vif. Thirgil fut dégainée, sa lame rutilait à la lumière du soleil d'une lueur rougeoyante, elle semblait heureuse de se battre. Le jeune rohirrim la fit tournoyer avant de l'abattre sur son adversaire qui ne para le coup de difficilement, il contra en assénant un violent coup de tête. Du sang s'écoulait maintenant de l'arcade de Tinomir, il commençait à voir flou, sa main devenait moite, il était à bout de force tandis que l'homme face à lui semblait plein de force. Il leva sa puissante hache dans le but de réduire les jours du rohirrim lorsque qu'il émis un râle soudain. Une lance venait de le transpercer de part en part. Il s'effondra silencieusement.

Tinomir jeta un coup d'œil à son sauveur:

"Valehan! Merci mon ami, sans toi je serais en train de nourrir les vers. Suis moi, Harding est en difficulté."

les deux hommes se tournèrent, Harding était toujours là. Seul face à Eovis et son sbire. Il avait sûrement besoin d'aide.
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyJeu 28 Oct 2010 - 11:31
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Eodan marchait, hirsute parmi le fracas de la bataille. Son regard était vide. Il se contentait d'avancer sans fixer ni ses amis, ni ses ennemis. Il était ce que l'on peut appeller "une âme en peine"

Le vieux guerrier fut jeté par terre par un destrier dont il n'aperçut même pas les armoiries. Eodan mordit la poussière. Puis il se leva de nouveau péniblement.

D'un pas lent, Le rohirrim sort du carnage et s'asseoit calmement toujours les yeux dans le vague contre un arbre qui avait été foudroyé la veille durant la nuit sanglante.

Il n'avait pas été tué , etait ce un bien ou un mal ? Au tout cas le guerrier rohirrim était plongé dans un mutisme inquiétant.


------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Eovis ne riait plus du tout. La farce était longue, trop longue. Et ces jeunes rohirrims bien trop braves et bretteurs émérites. Son regard malsain embrassa la scène de bataille. Ses hommes tenaient la situation en main. Seules restaient des poches de résistance. Dont celle d'Harding et de Tinomir.

Puis Eovis l'aperçut , avec son épée éclatante, son visage juvénile lui disait quelque chose. Oui le roi Hogorwen plus jeune, cela ne pouvait être que lui, le jeune Prince Orwen. Il avait un regard moins intense que son prestigieux Père, les yeux de la bravoure disaient certains, les yeux de la naiveté pour Eovis.

Un rictus horrible déforma la bouche du capitaine de l'eored sombre.

Et Levant haut sa hache, il laissa Harding et consorts dans la mélée et il fondit comme un oiseau de proie vers Orwen.

Pour le malheur du jeune Prince, il était engagé dans un combat assez âpre. il avait le dessus mais il devait s'appliquer pour ne pas être surpris par son adversaire.

Et Eovis lui ne s'emcombrait pas d'honneur, de bravoure. Eovis avait fait pour sienne la devise "La fin justifie les moyens"et la tête d'Orwen était la promesse d'une récompense plus que importante.


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyJeu 28 Oct 2010 - 18:52
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Transpiration, sang, mains moites, bouche sèche, membres fébriles. Il n’avait pas le temps de reprendre ni son souffle ni ses esprits. Sa vision globale des combats était très limitée. Il ressentait chaque effort comme un poids. Il s’apprêta néanmoins à s’opposer aux prochains chocs. Car il ne pourrait réellement faire plus, ni lutter, ni feinter, juste parer. Le second d’Eovis s’avança vers lui épée brandie, muscles bandés et la fureur dans les yeux. Harding plia sous le coup de la lame. Genou ployé, il luttait à présent contre une force vive, acharnée. Ses articulations le faisaient souffrir. Il ne tiendrait plus longtemps, ses résistances cédaient doucement, il s’abandonnait à la fatigue, lentement, mais sûrement. Tinomir avait surgi à ses côtés à temps pour lui éviter d’autres heurts. Ses compagnons se battaient avec acharnement et honneur. Trop dur à défendre.

Il cessa soudainement de lutter contre le soldat de Hogorwen. Il lâcha vivement son arme, et se roula sur le côté. L’homme bascula en avant, face au vide. Harding aurait pu réagir vivement et sauter sur son agresseur pour lui passer le fil de sa dague au travers du cou. Non. Il resta allongé sur le sol reprenant sa respiration, haletant comme un chiot qu’on a jeté pour la première fois à l’eau. Son adversaire se remettait debout après un effet de surprise qu’il avait peu apprécié. C’est à ce moment qu’Eovis quitta l’aire du combat pour se diriger vers un autre soldat. Une autre proie qui avait eut le mérite de le débarrasser d’un cruel assassin. Harding étudia la situation l’esprit totalement embrumé, abruti. Lucide il aurait trouvé beaucoup de façons différentes de tuer son ennemi. Mais le facteur fatigue en éliminait la majorité.

Le soldat vêtu de noir se mit face à lui après avoir regardé Eovis s’éloigner rapidement. Il prit son épée à deux mains, pointe orientée vers la poitrine de sa victime. Une fin rapide. La douleur durait-elle longtemps ? La mort serait-elle agréable ? Trop de questions. Il eut un sursaut de lucidité. Feinte efficace, douloureuse, imparable. Mais la pointe de l’épée était trop près de son abdomen pour s’y essayer immédiatement, il attendrait le dernier moment. Seconde fatidique. L’homme leva les bras pour donner toute la puissance à son coup fatal. Harding n’eut qu’à lever la jambe : flexion du genou, contraction, extension de l’articulation – jus d’oignons. Le soldat garda les bras levés, statique, immobilisé et coi. Harding n’attendit pas son reste et se dégagea de l’aire d’action de son ennemi. Une demi-seconde : cri rauque parmi les morts. L’homme lâcha prise et se mit à genoux, plantant son épée dans le sol devant lui. L’instant s’éternisait, le sbire de Hogorwen ramena ses mains en coupe entre ses jambes et se tint étroitement les gonades – ou ce qu’il en fût. Point de faiblesse de toute armure de cavalier. Harding put prendre son temps pour se redresser. Il resta à genoux, face au castrat. Il sortit sa courte dague et la planta dans le thorax de l’homme. L’arme se glissa entre les côtes et mit fin au tourment de cet anonyme.

Un autre mort. Ce ne serait pas le dernier, ni aujourd’hui, ni pour Harding. Il baissa la tête, harassé. Nul temps de repos pour le guerrier face à la mort. Les combats s’étaient excentrés. Les hommes se rapprochaient de la vaste demeure du seigneur Jérémiah, les troupes de l’intérieur étaient repoussées progressivement. Peu de compagnons du groupe d’Eodan demeurait. Quand était-il du vieillard d’ailleurs ? Harding ne le chercha même pas – il retournerait les morts plus tard. Il évalua la situation tandis qu’il se redressait. Il remit sa dague à sa ceinture et prit sa hache dont la lame avait été ébréchée pendant cette succession d’affrontement. Un moindre souci. Il s’inquiétait d’une affaire plus importante. La haine d’Eovis pour les partisans de Orwen était telle qu’il n’aurait pas du abandonner le combat qu’il allait mener. La folie qui brillait dans ses yeux ne laissaient place ni à la peur, ni à la lâcheté. La raison pour laquelle l’homme s’était précipité ailleurs était différente. Qui plus qu’un partisan d’Orwen pouvait raviver sa soif de tuer ? Si ce n’était … La chose était impossible, le prince ne pouvait combattre dans la mêlée. Quels avantages avait-il à gagner, contre quels risques ?

Il chercha Tinomir des yeux. Il avait repris son souffle lui aussi mais semblait moins contraint par la fatigue. Ces derniers mois d’inaction l’avaient affaibli physiquement malgré un entraînement quotidien et de longues heures de marche. Il se retourna rapidement pour trouver Eovis. Pour trouver sa victime. Un jeune homme et des gardes luttaient férocement contre un groupe armé portant les écussons de Hogorwen. Ni richement vêtu, ni paré de diamant. Un homme comme lui, un soldat. Trop jeune pour avoir beaucoup d’expériences à la guerre – quoi que …

Il fit signe à Tinomir de se rapprocher du nouvel espace où se déroulaient les derniers échanges meurtriers. Il ne connaissait pas le visage d’Orwen, il ne saurait reconnaître son prince. C’était son instinct et son sens pratique qui le menaient vers l’éored issue de la demeure de Jérémiah.


Dernière édition par Nathanael le Lun 15 Nov 2010 - 21:36, édité 2 fois
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyLun 1 Nov 2010 - 17:14
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La fatigue commençait à assaillir le rohirrim, il ne savait depuis quand durait cette bataille mais il voyait l'astre solaire décliner nettement dans l'horizon. 

Suivant les ordres donnés par Harding il le suivit donc dans la mêlée, se dirigeant vers le manoir du seigneur Jeremiah, là où devait vraisemblablement se trouver Orwen, véritable héritier du Rohan. L'épée de Tinomir lui semblait lourde, comme si il devait porter le poids des hommes à qui il avait ôté la vie. Malgré tout il devait continuer pour sa survie, pour celle du Rohan. 

Un homme se porta face à lui, il saignait abondamment de la tête mais arborait le blason d'Hogorwein. Un sourire malsain traversait son visage ensanglanté tandis qu'il se jetait sur le jeune guerrier. Tel un animal il mordit Tinomir à l'épaule, lui arrachant un cri de douleur. Ce devait être l'instinct de survie plus que la raison qui guidait ce fou pensa notre héros. Ce dernier jeta l'animal à terre d'un revers de l'épaule avant de lui asséner un violent coup de pied dans la tête, il ne devrait pas se relever avant un bon moment, s'il devait se relever bien entendu. 

"Pour le Rohan et pour Orwen! Sus aux usurpateurs!"

Le cri avait jailli spontanément de la bouche de Tinomir. Les troupes semblaient faiblir et il se devait de les motiver en leur fournissant un second souffle qu'il espérait dévastateur. Il reprit ensuite de suivre Harding qui avançait encore, indifférent à ce qui se passait autour de lui. La blessure à l'épaule gênait le jeune rohirrim dans ses mouvement, les entravants, en plus de saigner abondamment. Mais son devoir l'appelait, le patriotisme intense qui lie le soldat à sa patrie. Il se tourna donc vers Valehan, jeté à terre par un adversaire plus audacieux que les autres, et d'un regard entendu ils se portèrent aux flancs de Harding, formant un bouclier humain pour le protéger car ce dernier avait le regard fixé vers sa cible: Eovis. Chaque homme qui approchait du trio ne pouvait en ressortir vivant si bien que rapidement les trois hommes eurent droit à un calme relatif. Mais ils étaient tous blessés plus ou moins sérieusement et si le combat s'éternisait encore ils ne finiraient pas la journée. Il était donc vital d'éliminer le chef ennemi.

Quand Tinomir le vit un sentiment de haine intense le traversa, cet homme, ce monstre même, semblait se délecter de chaque mort, de chaque goutte de sang  qu'il faisait tomber. Il était un des seuls encore présents sur le champ de bataille à être à cheval, la plupart ayant fuis. Le boucher semblait avoir une nouvelle cible en vue, un jeune guerrier qui se battait farouchement près de la porte d'entrée de la vaste demeure. Une poche de résistance était formée à cette endroit et elle semblait tenir. Le combat semblait tourner en faveur des assiégés qui, en plus du surnombre numérique, semblaient de meilleurs combattants que leurs opposants. 

Tinomir jeta un dernier coup d'oeil vers Harding avant d'ajouter:

"Qu'est ce qu'on fais maintenant? J'imagine que tu veux l'autre salaud tout seul. Tu veux qu'on aille les aider là haut où on ramène les gars encore vivant pour que tout le monde soit groupé? On aura plus de chances de survivre. Au fait t'as vu Eodan?"

Son interlocuteur se tourna vers lui, son regard féroce ne présageait rien de bon pour ses futurs adversaires. Décidément notre rohirrim était bien content de ne pas être l'ennemi de cet homme.
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyLun 1 Nov 2010 - 19:45
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Eovis fonçait. Son œil torve fixait Orwen , il pouvait déjà sentir la lame de sa puissante hache s'enfoncer dans son dos juvénile.

Eovis combattait sans fioriture mais il savait manier son arme de prédilection. Il taillait sa route avec des coups d'estoc bien calculés. Plus qu'une dizaine de mètres et son accession à la gloire arriverait.

Orwn combattait lui avec élégance, les leçons de son maitre d'arme guidaient ses gestes. Enfin il réussit à percer la garde de son adversaire qui vida les étriers, le jeune rohirrim n'acheva pas son ennemi.

Il embrassa le champ de bataille de son regard juvénile, ses joues était maculées de sang et de suie. Ses cheveux étaient mouillés par la pluie éparse. Mais en cet instant Orwen incarnait le Rohan.
Hasard miraculeux un trait de lumière tomba sur son visage sans aspérité. Orwen était la jeunesse triomphante. Son regard révélait honneur, bravoure.

Dans quelques instants ceci serait terminé Eovis briserait ce rêve éveillé, cet espoir rohirrim.

Eovis leva haut la hache. Orwen sentit le danger et au ralenti il tourna la tête vers sa Némesis. Aucune peur dans ce noble regard, juste une détermination inébranlable.
Orwen était à la merci d'Eovis, jamais il ne pourrait bloquer ce coup vicieux. Mais le prince ne tremblait, son épée montait déjà à la rencontre de la hache.

Et tout bascula, surgissant de nulle part, Eomur, le colosse blond , le capitaine de l'eored d'Aldburg, enfonça sa lance dans le poitrail de la monture d'Eovis. Celle -ci se cambra.

Le detrier d'Orwen surpris recula, et Orwen se retrouva engagé dans un autre combat contre trois adversaires aux armoiries sombres.

Eovis tomba emporté par son élan, il tomba lourdement sur ses fesses. mais son arme était juste à coté de lui.

Il se releva et découvra devant lui l'immense silhouette d'Eomur, le bras gauche à moitié arraché par la première attaque d'Eovis. Le colosse lança au loin sa lance de cavalier. Puis avec un rictus de douleur il empoigna son épée. Eovis en profita pour se relever. Il eut un sourire en observant la grave blessure de l'officier.

Son sourire disparut devant les attaques furieuses du colosse. Eovis perdait mètre par mètre. Il mit même un genou à terre pour parer au mieux les assauts furieux d'Eomur. Le capitaine leva haut sa lame. Elle s'abattit dans un cri de lamentation sur la lame de la hache d'arme d'Eovis. Celui ci ressentit la douleur le long de ses bras tendus

Eovis se risqua à effectuer un coup de taille mais il ne trouva que le vide, Eomur s'était décalé et maintenant il avait une ouverture pour achever l'ennemi. Eovis n'était pas Orwen et son visage montra sa frustration et sa peur.

Puis un sang visqueux et noir coula sur la cotte de maille du capitaine. Il toucha sa bouche et regarda ses doigts recouvert de bave rouge sombre d'un air surpris.Iln'arrivait plus à respirer. Et il s'effondra , tombant sur le coté et aperçut un javelot transperçant son immense dos.

Eovis se releva , eut de nouveau son sourire malsain, s'avança d'un pas lent et acheva d'un coup le courageux Eomur.

Il attrapa au vol un cheval sans maitre. Il essaya de voir à nouveau Orween mais les combats l'avait emmené plus loin. Mais le hasard faisait qu'Eovis était dorénavant à quelques mètres des trois rohirrims fidèles de Thénéor. Il rallia néanmoins à lui deux cavaliers sombres.

La bataille continuait mais le vrai perdant était le Rohan

------------------------------------------------------------------------


Eodan fixait la lame de son poignard qu'il venait de sortir de son fourreau. Sa vue se troublait tellement il scrutait cet objet de mort.

Non il n'y arriverait pas, même cela, même le suicide. Son honneur était définitivement perdu. Son nom serait pour toujours synonime d'infamie .

Sa tête retomba sur son torse et il pleura à chaudes larmes comme un enfant, anéanti.

Eodan pleurait pour la première fois de sa vie.


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMer 3 Nov 2010 - 21:22
- Sauver ceux qui sont déjà presque morts ne sert plus à rien Tinomir.

Il se tourna lentement pour constater les dégâts infligés à leur maigre corps armé. Le jeune garçon dont il avait croisé le regard la veille baignait dans le sang de ses ennemis, une lance dans l’abdomen. D’autres hommes dont il ignorait l’identité avait péri, anonymement, pour des valeurs dont ils ne comprenaient peut-être pas le sens. Des familles attendraient leur retour – en vain. Il était lui-même orphelin de guerre, rejeton de la Mort. Il avait appris que souffrir n’empêchait pas de vivre. Son regard se posa sur une silhouette courbée. Il se redressa pour prendre le temps de regarder l’ombre s’effacer au loin, âme affaiblie par les circonstances. Eodan lui inspira une pitié profonde et un dégoût sans borne. Il détourna les yeux de ce piètre tableau pour observer tout le sublime des combats.

- Laisse-moi ce mécréant et je te laisse tous les autres si tu le souhaites.

Il n’esquissa pas même un sourire. Il avait l’esprit plongé dans les affrontements. Qui était le bourreau, qui la victime ? Il saisit fermement sa hache et avança rapidement vers des hommes en difficulté. Chacun de ses gestes le menaient inéluctablement vers Eovis. Le sang sur son visage était lavé par la pluie naissante et la transpiration. La fraîcheur des eaux revigora ses membres tendus par l’effort. Le malheureux sbire de l’illégitimité royale s’était attaqué à la jeunesse rohirrime et s’employait à présent à achever le courage du riddermark. Un homme expira son dernier souffle sous le vil coup du serviteur déloyal. La rage s’empara de nouveau de Harding. La colère, la honte, la haine et la vengeance animèrent son âme et de nouveau une lueur de folie traversa son regard. Il ne prit pas garde aux deux hommes qui s’étaient rapprochés d’Eovis, ni aux armes qui étaient tendues vers lui. D’une parade simple mais efficace, il repoussa les deux hommes pour les laisser en pâture à Tinomir et Valahan. Les soldats ne s’attendirent pas à ce que le jeune rohirrim refuse le combat, traversant simplement leur rempart comme on pousse une porte, pour se diriger furieusement vers leur supérieur hiérarchique.

Il laissa de côté splendeur des gestes et grandeur de l’action. Il oublia les codes d’honneur du combattant, qui ne s’appliquaient selon lui que d’égal à égal. Eovis était un monstre. Son anéantissement entraînerait une douce quiétude en son âme. Il leva haut sa hache pour parer l’attaque verticale de la bête humaine. Eovis avait assené un coup plus fort et plus rapide du haut de son destrier. Harding ne résista pas longtemps et recula pour ne pas être jeté au sol. Eovis lui tournait autour comme un vautour tourne autour d’un cadavre. Il ne se ferait pas chair pour un chacal puant. Ses deux comparses battaient le fer derrière eux. Au sol il n’avait que peu de chance de battre son ennemi. Le cheval tournait sans s’arrêter, il lui donnait le tournis. Son attention ne faiblit pas cependant. Il ne pouvait atteindre Eovis ni par la vitesse ni par la force. Il ne pouvait pas atteindre les membres de l’animal sans craindre d’être touché par son cavalier. Eovis n’était pas homme à se faire surprendre par ce genre de feinte – il le surveillait. Restaient un ou deux détails superflus…

Harding évita un nouveau coup d’estoc et s’esquiva rapidement sur le côté, non pas vers la croupe, mais vers l’encolure de l’animal. Afin d’éviter l’homme, le cheval leva haut la tête. Harding saisit la bride entre ses doigts, serra, et tira de toutes ses forces. Il arracha tout le harnachement – rendant beaucoup plus difficile la direction d’une bête apeurée. Il recula de nouveau et sentit siffler les mêmes promesses de mort que la première fois. Un sifflement aiguë parvint à son oreille droite – la lame mordit l’air. Le cercle réalisé par Eovis paraissait moins précis, plus large. Le cheval cherchait à s’éloigner des combats malgré toute l’habileté dont pouvait faire preuve son cavalier. Harding fit une dernière tentative. Il visa les jambières d’Eovis et mis toutes ses forces pour atteindre son but. Sa lame, parallèle au sol, cogna le métal de l’étrier, le rompit, et coupa les sangles de la selle. La hache n’atteignit nulle chaire, mais sans soutien ni attacha, la selle glissa sur le flanc de la bête et mis Eovis au sol.

Pas de pitié ni de miséricorde pour les assassins et les traîtres. Harding laissa fuir le cheval et marcha d’un pas déterminé vers l’homme qu’il souhaitait tuer le plus rapidement possible. Il regarda Eovis droit dans les yeux et fit un geste rapide. Mais arme de bonne facture ne garantie pas contre l’usure. Un des tranchants de sa hache à double lame était fort émoussé par les échanges violents. L’arme atteignit le flanc de son ennemi, mais n’ouvrit aucune brèche dans son armure, ni ne fit couler le sang.



Dernière édition par Nathanael le Lun 15 Nov 2010 - 21:39, édité 1 fois
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Tinomir leva la tête vers son nouvel opposant, encore à cheval ce dernier arborait un sourire narquois de l'homme sûr de sa force et de lui même. Exactement le genre d'homme qui déplaisait à notre rohirrim et passer son épée à travers son corps ne poserait aucun problème.

Les deux hommes se placèrent face à face, prêts à combattre. L'un à terre, l'autre sur sa monture. Deux hommes prêts à lutter pour leur vie, pour leur survie. Les deux protagonistes de ce triste spectacle s'affrontèrent du regard durant quelques secondes. Puis l'ennemi chargea sur sa monture, lancée au galop cette dernière s'élança telle une fronde sur Tinomir qui n'eut que le temps de se jeter à terre de manière fort peu gracieuse mais assez efficace. Malheureusement il eut à peine le temps de se relever que déjà le cheval était une deuxième fois sur lui, le chargeant en plein dans le thorax.

Le jeune rohirrim fit un vol plané sur cinq mètres, son souffle fut coupé et au moins deux côtes fêlées voire cassées. Sa vue se troubla, il crut sa dernière heure arrivait. Il ne distinguait plus rien et entendait avec peine sa respiration devenue rauque sous la force du coup reçu. Son épée avait été emportée sous la force du coup, il était blessé et sans défense. Il sentait qu'il ne survivrait pas bien longtemps si son attaquant décidait de venir l'achever. Malheureusement pour lui il entendit le pas pesant de son adversaire qui semblait être descendu à terre dans le seul but d'achever sa victime avec le plus grand plaisir.

L'instinct de survie. Cet instinct ancestral qui pousse hommes et femmes à accomplir l'impossible pour survivre. C'est cet instinct qui poussa Tinomir à cet instant, il dégaina le poignard qu'il cachait dans sa botte gauche et se jeta tel un animal sur son opposant qui, surpris de voir l'homme se relever ainsi, n'eut qu'un bref mouvement de recul. Malgré tout Tinomir enfonça son poignard dans la poitrine du sbire d'Hogorwein qui mourut sur le coup, le cœur transpercé.

Le rohirrim s'effondra ensuite dans la terre gorgée par le sang des combattants. Du sang s'écoulait de son flanc et il finit par s'évanouir, un voile sombre s'étendant sur ses pensées.
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Eovis eut le souffle coupé, il recula , tentant de mettre le plus de distance entre Harding et lui. Dans ces instants le rohirrim au regard effaré était pitoyable.Il gemissait, criait " Pitié", car il s'était rendu compte qu'il N4avait aucune chance face à harding;

Eovis perdait régulièrement ses appuis , il tentait en vain de respirer à noveau normalement mais sa poitrine le faisait hurler. bien que boitant, Eovis se mouvait encore, son objectif était d'allr vers d'autres combattants, il bousculait alliés et ennemis mais rien ne faisait, chacun était dans un combat pou sa survie.

Harding était sur ses pas, il allait le tuer c'est certain, il l'avait lu dans ses yeux ébénes. Eovis chercha un échappatoire, lorsqu'il vit Tinomir effondré dans la boue.Il avait vu le jeune rohirim combattre auprès du puissant guerrier à la hache emoussée.

Se tenant les cotes, Il fonça vers le jeune rohirrim, emporté par son élan, il tomba littéralement de tout son poids sur Tinomir. Le choc reveilla à demi le guerrier du rohan.

Il sentit la lame froide de la lame d'Eovis sur son cou découvert.

Eovis d'un ton cruel hurla à l'encontre d'harding

"Oseras tu approcher, raclure. Je tuerai ton ami avant même que tu es levé ta hache, minable"

puis se passant la langue sur la lèvre inférieure

"Lache ton arme, Gamin"


Deux rohirrims aux armoiries sombres approchent et prennent en tenaille Harding. L'heure des choix douloureux étaient arrivés.

------------------------------------------------------------------

Dans la demeure maudite, une chappe de plomb était tombée sur le groupe de survivants;

Puis toujours les larmes aux yeux, Le seigneur jeremiah eut une réaction inattendue.

Il hurla vers les belligérants

"Arrêtez Arrêtez de vous tuer ,de vous entretuer mes frères".

Jéremiah répétait inlassablement sa litanie, presque hystérique.

Ses compagnons regardaient horrifiés ce puissant Seigneur crier ainsi sa trsitesse, même Selden sembalit touché.

--------------------------------------------------------------

Eodan entendit la prière du seigneur, il se redressa contre le tronc calciné. puis sa tête retomba immédiatement il murmura juste

"Et si il avait raison ?"

Sa remarque finit de nouveau dans un sanglot poignant

----------------------------------------------------------------------

Orwen pourfenda de nouveau un nouvel ennemi, d'une passe d'arme subtile appris de son père, ironie du sort. Puis il entendit à son tour la plainte du seigneur de ss lieux. Son royal visage se tourna un instant vers le demeure sombre, songeur.

Cet instant d'inattention fit qu'Orwen reçut un coup d'épée dans le gras du bras gauche, ce qui le réveilla.Par pur reflexe, Orwen occit son ennemi d'un coup précis au niveau de la gorge. Devant le prince, le rohirim vide les étriers, mort avant d'atteindre le sol boueux.

Puis Orwen eperonna sa monture et sortit de la mélée, il leva haut l'étendard antique du Roahn, ralliant à lui ses hommes. Seuls une trentaine l'encerclèrent. C'était un vrai massacre, mais il restait à peine une cinquantaines d'adversaires.

La bataille basculait à son avantage.

Puis il entendit de nouveau le seigneur Jéremiah.

Orwen serra les dents et chargea suicvi deses fidèles mais il se battait moins bien que tout à l'heure, légérement troublé par les cris de Jérémiah.Heureusement pour lui il était certianement le meilleur bretteur avec Harding de cette escarmouche.


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Verre de terre sorti de son trou, aveuglé par le soleil et qui se débat pour replonger parmi les racines. Eovis était pareil au lombric qui s’agite en vain pour regagner sa demeure, celle des ombres. Paroles baveuses. Il regarda l’humiliation naissante dans les yeux de son ennemi. Puis l’absence de toute dignité. L’abandon. La perte de son humanité, au sens noble du terme. Il ne défendait plus aucune cause, plus aucun roi, il s’acharnait à se sauver lui, misérable. Boitillement, essoufflement, bégayement de pitié à moitié prononcé. Il cavalait ferme pourtant entre les combattants épars. Harding le suivit calmement, sûr de sa prise. Le chasseur suivant une bête blessée.

Eovis disparut de son champ de vision. Conséquence lamentable d’une chute imprévue. Il s’arrêta. Scène étrange. Tinomir avait été renversé. Harding était aveuglé par la volonté de tuer le sbire infâme de Hogorwen. La lame de son ennemi jouait avec la jugulaire de son frère d’arme. Avait-il conscience de ce qui se passait autour de lui ? Il sentit plus qu’il ne les vit – deux hommes en armure s’étaient rapprochés, ombres muettes, reflets effacés du monstre qui se trouvait devant lui. Il n’avait guère de choix à sa disposition.

Plus loin le rythme des combats s’était modifié. Il lui semblait entendre des plaintes lointaines : la demande systématique d’un homme qui refusait le sang et préférait les larmes. Jeremiah – jérémiades. Etait-ce le seigneur des lieux qui suppliaient les soldats de déposer les armes ? Martèlement des sabots sur le sol boueux. La pluie continuait de tomber. Une charge avait lieu. Il ne tourna pas les yeux pour voir où se déroulerait le dernier impact. La décision la plus importante devait être prise ici et maintenant.

S’il cédait à la pression d’Eovis, il leur faudrait se rendre et abandonner leur quête. Sans aucun doute et sans aucun regret ils seraient tués sans somation. Sans sépulture. Ils deviendraient des traîtres en abandonnant le prince héritier – le Rohan. Décision inconcevable pour Harding. Un royaume et ses traditions valaient plus qu’une vie d’homme. Tinomir prendrait soin de s’occuper d’Eovis. Il sentait les deux soldats se rapprocher de lui pour l’enserrer dans leur étau de fer. Il ne bougeait pas. La vie ou l’honneur. Il rendit un sourire carnassier à Eovis.

- J’aime le goût du sang.

Il attendit, immobile, que l’un des soldats commettent une erreur, aussi infime soit-elle. Il était prêt. L’ennemi le plus proche fit un pas de trop. Sa hache s’abattit immédiatement sur lui, transversale, lui ouvrant la cuisse, tranchant la chaire. La lame atteignit l’os et l’homme abandonna la position verticale. Il s’effondra dans l’herbe souillée. Harding se retourna pour achever son second adversaire mais il sentit dans sa nuque la pointe d’une lame froide et mortelle. L’homme brandissait fièrement son épée, bras tendu et rire tonitruant. Etaient-ils tous fous ?

- Lâche ton arme, Gamin.

Echos du maître. Le soldat avait insisté sur le dernier mot – revanche d’un homme mûr et désabusé sur la jeunesse rohirrime. Plus de chance. Il n’y avait plus d’échappatoire possible. Il lâcha sa hache qui tomba dans un bruit mat. Galop assourdi ; la charge continuait, il ne savait où. Il regardait à présent le sol à ses pieds, la boue et le sang recouvrant son arme. Dernière vision lugubre. Le guerrier derrière lui fit un pas mal assuré pour reprendre ses appuis, enfonçant un tantinet sa lame dans sa nuque roide. Il creusa les épaules pour éviter la douleur. Il affronterait la mort. Il sentit un frisson lui parcourir l’échine : peur ou excitation ? La fange ne lui donna pas de réponse.
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptySam 13 Nov 2010 - 21:34
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Harding était à la merci de l'ennemi. Eovis jubilait , il hurlait telle une bête sa joie.Il retira même la lame de sa hache du cou du pauvre Tinomir. Il avait gagné. La mort d'Harding serait son triomphe.

La charge qu'avait entendue harding était plus proche qu'il ne le pensait. Orwen avait mené l'action à environ une cinquantaine de mètres du combat des valeureux rohirrims.

Orwen peu habitué au maniement de la lance avait flanqué sa monture au galop tenant fermement l'étendard du roi Thénéor. Bien que peu adapté à ce genre d'action, le panache se révéla efficace pour renverser le dernier bastion de résitance.

Orwen rompa un instant l'assaut pour embrasser du regard l'ensemble du champ de bataille et il vit une scène effrayante.

Un guerrier sombre levait haut son épée devant un jeune rohirrim à moitié à terre.

Le prince força sa monture vers la tragédie en route. A quelques mètres de l'ennemi Orwen hurla

"Retourne toi raclure"

Car jamais Orwen n'attaquerait un homme dans le dos, Le guerrier obscur surpris, se retourna, les yeux exhorbités.

D'un geste élégant et ferme, Orwen enfonça le fier symbole du Rohan libre dans l'interstice entre le casque et le plastron de l'allier d'Eovis. Un flot de sang jaillit immédiatement.

Passant juste à coté, le prince acheva le sujet de son père un coup d'estoc précis et efficace. L'adversaire d'Harding s'effondra dans un gargouillis horrible.

Comme il ya quelques temps, un halo de lumière entoura comme par miracle le noble visage d'Orwen.

Son regard détermné croisa les yeux ébènes d'Harding. De sa voix juvénile il déclama simplement

"Reléve toi Homme du Rohan , et combats pour ta liberé"

Toujours baigné de lumière le prince éperonna son destrier et repartit au galop épauler ses hommes en train de prendre le dessus sur le dernier bastion de résistance.


-----------------------------------------------------------------------

Eovis se leva à moitié devant l'effondrement de son plan. Sa bouche s'ouvra au maximum mais aucun son n'en sortit. Il murmura juste avec Haine

"Orwen je t'arracherai le coeur avec les dents".

Pendant quelques instants il avait oublié le rohirrim allongé devant lui, victime de cette odieuse bataille, il n'entendait pas les lamentations monter de ce corps inerte; Tinomir commençait à reprendre conscience, sa vision était troublée mais il distinguait la silhoeutte décharnée d'Eovis juste au dessus de lui.

Puis il découvrit le visage mauvais d'Eovis à quelques centimètres de lui, il sentit son haleine fétide:

Eovis se redressa cette fois de toute sa hauteur, il leva haut ,sa hache d'arme. Cette arme allait s'abattre dans quelques secondes sur notre héros. Il n'avait que deux secondes pour réagir. Etait ce la fin de Tinomir ?


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyDim 14 Nov 2010 - 8:47
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Tinomir commençait à sortir du léger coma dans lequel il avait été plongé durant une bonne dizaine de minutes. Ses paupières se relevèrent lentement, comme si elles étaient de plomb. Il porta difficilement sa main le long de son corps afin de voir s'il n'était pas trop touché. Son flanc saignait abondamment, sûrement suite à la charge du cheval qu'il avait pris de plein fouet et qui avait sûrement eu pour conséquence de lui casser plusieurs côtes ou au moins de les fêler, il avait à peine la force de gémir. 

Il sentit Eovis devant lui plus qu'il ne le vit, son souffle rauque et fétide aurait été suffisant pour assommer un Mûmak. L'air déplacé par le mouvement ample du fidèle du despote qui sonnerait le glas du rohirrim lui servit aussi d'indicateur, son timing se devait d'être parfait. Aucune erreur n'était permise.

Au moment précis où la hache fendit l'air, se dirigeant vers la tête de Tinomir, ce dernier se décala du mieux qu'il pût vers la droite en s'aidant de toutes les parties de son corps encore valides si bien que la hache lui entama seulement l'épaule gauche, encore protégée par quelques plaques en cuir, il étouffa un cri de douleur afin de jeter ses dernières forces dans ce combat. Puis, profitant du déséquilibre d'Eovis occasionné par cette action, il lui décocha un violent coup de poing dans la mâchoire qui fit reculer son opposant de quelques mètres. Un coup de la dernière chance, le coup d'un homme qui ne veut pas mourir comme un animal mais qui veut montrer sa vraie valeur.

Il était condamné et il savait qu'il allait mourir. Sa mort devait donc être un exemple pour les partisans d'Orwen, un symbole de courage et d'abnégation. Puisant dans le peu de force qu'il lui restait il se releva, titubant et blessé il parvint tant bien que mal à se mettre sur ses appuis, branlant et instable sur ses fondations. Une main posée sur son flanc en sang il pointa son deuxième bras, celui entamé par la hache, avec difficulté vers Eovis qui dardait son regard vicieux sur Tinomir:

"Tu te dis homme mais tu n'en respecte pas les valeurs ! Tu te dis Rohirrim mais tu n'en respecte pas le véritable roi mais seulement un tyran qui n'hésite pas à asservir son peuple pour sa propre gloire ! Tu te dis guerrier mais tu attaques un homme à terre ! Tu me fais pitié Eovis je te le dis, je ne sais même pas si tu mérites de me tuer pourtant c'est ce que tu vas faire car tu n'es pas un homme mais un boucher ! Pour Orwen !"

Le souffle court et haletant, le flanc en sang et l'épaule démise le jeune rohirrim continuait tout de même à défier son adversaire du regard. Sa réplique n'avait pas pour but de calmer Eovis mais au contraire de l'énerver afin de démontrer la supériorité des véritables rohirrims fidèles à Orwen, un homme qui s'énerve est un homme qui n'a pas confiance en lui. Et Eovis n'avait vraiment pas l'air de bonne humeur.
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyLun 15 Nov 2010 - 22:24
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L’écho du clapotement de la pluie résonnait dans son esprit. Il s’était focalisé sur ce son pour s’abstraire de toute réalité avant la mort. Il ne perçut le cri de victoire d’Eovis qu’à travers un voile sonore – un chuintement lointain. Battue régulière de la foulée d’un cheval au galop. Le sol vibrait sous ses pieds, cher rythme du Riddermark ! La pointe de l’épée entailla sa chaire – glaive du crime qui s’abat sur le juste. Il sentit la lame quitter sa nuque et prendre de la hauteur, l’inspiration du soldat qui prépare son crime, et le froid de l’infinie terreur. Contraste du sang chaud sur ses cheveux. La lame ne vint jamais rompre ses cervicales. Toute tension abandonna son corps et il se laissa tomber sur les genoux. Il se retourna cependant pour observer l’étrange scène. Comme on plante un étendard sur une terre non encore parcourue, Orwen avait figé sa lance dans la viande ennemie. Le boucher acheva sa victime sans pitié – royal combattant. Fut-ce son imagination, délire sporadique de l’homme qui revient d’entre les morts ? Il savait pertinemment à qui il faisait face. Orwen, fils d’Hogorwen. Jeunesse vengeresse. L’ordre intimé par le jeune prince fut suivit immédiatement par de prestes actions. Harding se releva, revigoré et fier. Il ne dit mot, et regarda Orwen rejoindre les siens. Incarnation humaine des valeurs rohirrimes.

Harding resta parfaitement lucide par la suite. Nulle inquiétude ne jonchait plus ses pensées. Doutes et craintes s’étaient dissous dans le courage et la nouvelle détermination que son roi lui avait donnés. Il se saisit de sa hache avec vivacité et la ferme intention de mettre un terme aux agissements néfastes du serviteur de l’imposteur. Il fut trop lent pour interrompre le geste d’Eovis. Il entendit la hache fendre le cuir et la chaire et les os craquer sous la force du coup. Tinomir se battait comme un animal blessé mais non encore vaincu. Il avançait maladroitement vers le sbire de Hogorwen, avec la démarche fractionnée d’une marionnette dont les ficelles ont été usées par le temps. Harding accéléra sa marche pour contrer la mort de son frère d’arme. Le bruit qu’il entendait à présent n’était plus le rythme d’un galop effréné mais bien le bruit de ses propres foulées, longues et rapides. Il courrait comme un dément. Il sentait les battements de son cœur dans ses tempes et le long de l’arcade fendue plus tôt pendant les combats. Du sang continuait de s’écouler sur sa joue. Son épaule démise le lançait à chaque fois qu’il tendait la jambe gauche et sa respiration était rendue difficile. Peu importait. Il était à présent l’animal de proie, changeant une nouvelle fois les rôles.

Il se jeta sur Eovis sans ralentir sa course. Il projeta l’homme sur le sol et le désarma. Sa vélocité n’avait d’égale que sa fureur en cet instant. Il retourna Eovis pour lui mettre le dos au sol. L’homme se débattait maladroitement, comme une poule qui bat des ailes quand elle sait que l’eau qui boue sur le feu lui est destinée. Mais Harding lui souhaitait une mort lente et douloureuse. Il s’appuya de toutes ses forces sur les épaules d’Eovis pour le maintenir au sol. Il bloqua son genou contre la poitrine de son ennemi pour achever de l’immobiliser. Il respirait mal et cette position n’arrangeait pas les choses. Ce fut une décision sans remède possible : il décocha un coup de poing violent et rapide dans la mâchoire du capitaine félon. Il se redressa, et prit de nouveau le temps de stabiliser la position d’Eovis. Il le manipulait comme un peintre joue avec son chevalet avant de donner le premier coup de pinceau. D’un geste adroit il abattit la pointe de son coude sur la pommette saillante du vil guerrier. La peau se fendit et le sang coula. Nouvel ajustement de la peinture de ses coups. Eovis faillit échapper à son étau en se poussant précipitamment avec ses jambes. Ce n’était que partie remise. Harding se jeta de nouveau sur lui et s’empressa de lui serrer les mains autour du cou.

- Attends … j’ai bientôt fini.

Il avait parlé avec les dents serrées et la rage de l’homme extenué qui veut en finir le plus rapidement avec sa besogne. Nouveau coup de poing violent qui atteignit une tempe. Il prit alors conscience que ce triste combat n’avait rien de vaillant ni d’honorable. Le tableau n’était pas un chef-d’œuvre, il lui manquait de plus vives couleurs. Il se redressa et saisit Eovis par le devant de son plastron pour le redresser avec lui. Une fois debout il ne réfléchit pas longtemps. Dépourvu de casque le visage ignoble présentait un défouloir de choix. Harding tenait toujours sa hache. Il se saisit du manche à deux mains et repoussa violemment Eovis avec son arme. Une fois, deux fois… la troisième fois Evois se saisit par réflexe du manche pour arracher l’arme à son bourreau. Geste tant attendu. La réplique de Harding fut immédiate – il profita de la traction exercée par les bras du guerrier pour donner plus de force à son coup de tête. Il brisa le nez du mécréant et observa le nouveau masque de douleur. Il s’était fait mal en le frappant ainsi mais les blessures étaient plus importantes chez l’adversaire. Eovis lâcha la hache pour se couvrir le visage de ses mains. Le combat n’avait plus rien de noble et s’apparentait à une lutte de chiffonniers. L’extermination était le seul but de la manœuvre. Harding abattit le côté émoussé de son arme sur le genou droit de l’Infâme. L’articulation ploya et Eovis se retrouva au sol, chancelant, tremblant.

- La mort est trop douce pour la créature qui abandonne son humanité.

Revirement de situation ? Toujours est-il qu’il se contenta d’assener un nouveau coup de sa lame non aiguisée dans les côtes d’Eovis. Ce dernier restait toujours prostré mais ne s’était pas encore abandonné sur le sol. Harding s’avança vers lui et le repoussa du pied comme on renverse un tonneau d’eau de vie pour le faire rouler vers le comptoir de la taverne. Ni vivant ni mort. C’était tout ce qu’on pouvait dire du sbire de Hogorwen. Inapte à toute réaction.

Harding quitta l’aire du combat pour rejoindre Tinomir, bien plus gravement blessé que lui-même. Il le soutint en le laissant s’appuyer sur son épaule gauche. La plaine était jonchée de morts – parmi les corps nul parti n’était reconnaissable. Les uniformes et les blasons avaient tous la même couleur et les visages présentaient tous les mêmes traits. Une lutte acharnée continuait de se dérouler devant les portes de la grande bâtisse. Mais les forces armées d’Orwen paraissaient avoir plus clairement une position de force à présent. Tandis qu’il aidait Tinomir à se déplacer parmi les cadavres et les derniers combattants encore debout, il vit un petit groupe de cavaliers portant les insignes de Hogorwen prendre le galop dans une direction opposée à celle du dernier assaut. Fuite ou annonce d’une nouvelle vague de combats ? Son esprit ne fut pas à même de répondre à cette interrogation.
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMar 16 Nov 2010 - 21:50
Orwen poussa un véritable cri de rage. Il flanqua sa monture et la lança vers la dizaine de guerriers sombres qui fuyaient à brides abattues.

En tournant la tête vers ses hommes, le Prince se rendit compte qu'il était seul dans sa poursuite.

Les cheveux au vent Orwen stoppa lentement sa monture, interloqué par la réaction des guerriers rohirrims.

D'un oeil noir, il regarda le groupe ennemi s'éloigner. Le prince retourna au cœur de la tourmente.

Il interrogea du regard ses troupes, un cavalier du Rohan assez âgé, le visage rouge du sang de ses ennemis ou bafoué par sa propre vitae.

"Mon prince, nous ne pouvons nous lancer à la poursuite de nos adversaires si nous tombons sur d'autres ennemis nous périrons"

Orwen serra ses rennes au point que les jointures de ses mains immaculées blanchir. Mais il se sentit fier d'être nommé "Pince" et autour de lui il sentait le regard respectueux de ses hommes.

Orwen accepta la situation stoiquement.


-------------------------------------------------------------------------


Trente survivants sur une eored de deux cents hommes et une poignée des hommes d'Eodan . Un massacre.

Orwen prit ses responsabilités. Il ordonna que les morts des deux camps furent mis sur un bûcher géant sans distinction. Comme par enchantement la pluie s'arrêta au moment où Orwen mit le feu la dernière demeure de ces nombreux rohirrims.

Orwen renouait ainsi avec les traditions ancestrales du Rohan.

Les survivants rentrèrent de nouveau dans le chateau du seigneur Jérémiah. Tous étaient exsangues, noirs à cause du foyer récent.


Tous les regards se tournèrent alors vers la vingtaine de prisonniers parmi lesquels Eovis dont le corps était une plaie géante.

une certaine rogne monta, Orwen le sentit il s'interposa et clama

"Nous sommes des rohirrims, nos ennemis peuvent mourir durant la bataille mais nous ne tuons pas nos prisonniers"

Certains regardèrent de coté , d'autres fixèrent ses pieds. Mais La tension retomba.

-------------------------------------------------------------------------

Le milieu de l'après midi arriva, le soleil perçait enfin. Mais la paysage était toujours aussi cauchemardesque.

Des cadavres partout dans la cour et la salle d'arme du Chateau du seigneur de Jéremiah, un bucher au milieu des plaines du Riddermark.

Le Rohan était vraiment devenu une terre maudite.

-----------------------------------------------------------------------


Que faire maintenant?


Le vieux cavalier du Rohan s'avança vers Orwen et demanda audiance. a son habitude, Orwen lui donna la parole d'un signe de tête rapide.

"Prince nous devons retourner à Aldburg, si nos ennemis vont chercher des renforts nous ne tiendrons pas"

Orwen scruta ses hommes, il vit peur et fatigue. Il fixa les "résidents" du château, le seigneur Jeremiah qui s'acharnait à soigner les hommes des deux camps. Il observa le demi elfe silencieux adossé contre un mur froid , prêt à air, les muscles tendus.

Le sergent rubicond gondorien s'avança le pas lourd vers lui:

"Seigneur, je dois repartir à Minas thirith je dois ramener ce prisonnier avec moi, je me suis retrouvé ici par des circonstances extraordinaires. J'étais au mauvais endroit au mauvais moment"

Boros pointa Selden pour désigner le prisonnier à ramener.

Drake se tendit immédiatement et s'approcha du sergent, le regard sombre.

Althéa était resté de coté, prostrée , elle entendait une voix métallique lui dire:

"Allez ma belle prends la bonne décision, va à Aldburg, et fais connaissance avec Eovis, je sais que tu l'aimeras !!".

----------------------------------------------------------------------

Tobias était toujours inconscient mais son état était stabilisé.Jeremaih était souvent au chevet de son vieux maitre d'armes, il semblait transfiguré suite aux derniers événements.

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le regard d'Orwen tomba sur Harding et Tinomir. Trois jeunes hommes du Rohan . Ces regards déterminés redonnèrent de la fougue au jeune homme.

-------------------------------------------------------------------------

Eodan échevelé était au sommet de la tour du chateau , les eyux embués de larmes chaudes. Dire qu'il ya quelques heures des gardes furent tués par des elfes à cet endroit.

puis Eodan vit Sephana sa femme morete il ya longtemps qui l'invitait à la rejoindre. Il lui dit simplement

"J'ai si honte"


------------------------------------------------------------------------


Orwen avait la bouche pâteuse, tous le regardaient. il fixa de nouveau les jeunes Harding et Tinomir pour se donner du courage.

C'est à cet instant qu'ils entendirent un cri strident déchiré le ciel; Eodan effectuait son dernier voyage qui se finissait sur la terre trempée du Rohan. Étonnamment un sourire traversait le visage buriné du Rohirrim.

------------------------------------------------------------------------

Quelques instants après ce nouveau drame, Orwen se racla la gorge et sa voix à peine sortie de l'adolescence s'éleva avec force et détermination

"Nous partons demain matin, direction Aldburg"


Et Orwen alla se reposer non sans avoir ordonné les tours de garde.

Un chef rohirrim était né aujourd'hui.





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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMer 17 Nov 2010 - 15:26
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Les derniers mètres parcourus par le pauvre Tinomir lui semblèrent longs, très longs. Soutenu par Harding il se laissa finalement tomber à même le sol une fois arrivé dans la grande salle du Seigneur Jeremiah. Vint ensuite un moment douloureux, le rohirrim entreprit d'enlever son armure de cuir qui l'avait protégé durant la durée de cette sanglante boucherie. Au bout de plusieurs minutes de lutte avec son vêtement ponctuées de grognement de la part du blessé il parvint finalement à se débarrasser complètement de ce fardeau maintenant devenu inutile. Il palpa donc les nombreuses blessure qui trainaient sur le haut musculeux de son corps.

Ses côtes allaient mieux, sa respiration se faisait moins sifflante, haletante. Elle reprenait peu à peu rythme normal, les côtes du guerrier ne devait être que fêlées, ce que ne tarda pas à lui confirmer un guérisseur qui luttait presque seul avec les nombreux blessés. Malgré de nombreuses coupures superficielles Tinomir s'en tirait plutôt bien, seule son épaule semblait vraiment touchée, une vilaine coupure s'enfonçait assez profondément dans la chair sur une bonne dizaine de centimètres. Il appliqua un onguent qu'il gardait précieusement sur lui depuis que sa petite sœur la lui avait offerte, un grognement sourd sorti de sa bouche, il allait avoir mal mais tel était le prix de la victoire.

Il tendait l'onguent purificateur à Harding au moment où s'éleva le cri d'Eodan, ce dernier venait de se jeter du haut du château, mettant ainsi fin à ses jours. La plupart des hommes présents dans la pièce se précipitèrent au dehors afin de voir et comprendre se qu'il s'était passé. Tinomir quand à lui avait déjà vu ce genre de chose, notamment chez les jeunes recrues. La réalité du combat est tout autre que celle racontée dans les livres et les légendes, plus brutale et violente que jamais. Pour un héros il y a cent morts qui le précède, pour un exploit de nombreux sacrifiés. Ceux qui survivent sont des héros mais qu'en est il de ceux qui meurent? Sont ils oublié pour être morts avant de faire un exploit? Tant de choses qu'ignoraient les jeunes gens, tellement prompts à croire que tout le monde peut être un héros mais une fois face à la mort et la barbarie ils ne pouvaient rien, nombreux sont devenus fous après avoir vécus leur premier combat.

La réplique d'Orwen tira Tinomir de ses pensées, il devrait donc repartir demain vers Aldburg. Ignorant tout de la géopolitique actuelle du Rohan le cavalier se tourna vers Harding:

"Aldburg est il un lieu sûr ou devront nous encore nous battre? Pas que j'ai peur mais se battre avec un bras en moins n'est jamais facile et même si nos adversaires ne sont pas des génies je ne peux risquer de me faire tuer en étant handicapé."

Il avait fini sa phrase en riant un peu. L'atmosphère tendue qui suit les combats n'avait jamais plu à Tinomir. Ce dernier porta alors son regard vers Eovis et un frisson parcouru son échine, ce semblant d'homme ne méritait vraiment pas la vie.
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Nathanael
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Fureur amorphe. Il vit au loin son jeune prince poursuivre en solitaire un groupe de fuyards. Animal de proie qui aurait pu se jeter dans la gueule d’un carnivore aux dents plus grandes. Orwen fit demi-tour. Et Harding ne se préoccupa plus de ce qu’il advint dans l’immédiat. Il soutenait avec difficulté le pas chancelant de Tinomir. Cahin-caha, ils avancèrent lentement jusqu’à la grande demeure froide – mortuaire. Il y avait beaucoup trop de morts. D’un œil averti et coutumier de ces scènes d’après-guerre, il comptabilisa rapidement deux cents morts, confusion faite des hommes de Orwen et de ceux de son petit groupe. Deux cents familles détruites et sans doute presque tout autant d’orphelins et de veuves. Les mères et les femmes éplorées maudiront Orwen pour ce massacre. Une fois en sécurité, du moins à l’abri des intempéries, il aida à l’édification du bûcher funèbre. Il resta quelque temps devant ce sanctuaire maudit – lieu d’opposition d’une fraternité qu’il avait toujours pensé inébranlable. Par-delà les conflits la tradition demeurait cependant – seul souvenir commun de tout un peuple à l’identité vacillante.

Il s’en retourna au château parmi les derniers, l’odeur de chair brûlée couvrait toute la plaine et un nuage sombre emportait avec lui l’âme des morts. Il revint au moment où Orwen s’élevait contre une tension naissante – les prisonniers étaient tous aussi à cran que leurs geôliers. Il approuva le geste de son prince et rejoignit rapidement Tinomir qui avait réussi par un miracle de contorsions – et sans doute de vives douleurs – à se défaire de son armure de cuir. Il n’incarnait plus vraiment la jeunesse victorieuse telle qu’elle figurait sur les tapisseries de Méduseld. Lui non plus d’ailleurs. L’entaille sur son front saignait sporadiquement et son épaule le tiraillait à chaque pas. Il accepta avec reconnaissance l’onguent que lui tendait Tinomir. Par pur réflexe il s’essaya à deviner les composants en reniflant la pommade mais il y avait fort longtemps qu’il n’avait plus confectionné de simples et aucun souvenir ne lui vint en aide.

- Ce sera toujours mieux que rien en attendant une bonne pinte.

Il avait tendu l’oreille pour essayer de prendre connaissances des décisions d’Orwen mais sa tentative fut réduite à néant par l’agitation que créa la chute d’Eodan. Il ne se rapprocha pas du cadavre. Le vieux soldat avait déjà outrepassé la moyenne d’âge des combattants – entre une mort paisible ou une vie douloureuse il avait fait son choix. Mais il n’était pas mort pour le Rohan.

Il sentit le regard d’Orwen se porter sur Tinomir et lui-même. Il ne tourna pas les yeux. D’importantes décisions s’intriquaient dans l’esprit du jeune homme – au pois des combats et de la douleur devaient se superposer le poids des décisions politiques et stratégiques. Car Orwen ne pourrait plus jamais agir pour lui seul, il menait tout un groupe d’hommes aujourd’hui, et demain, tout un peuple.
Aldburg … il ne savait pas bien ce que signifiait cette nouvelle direction pour eux. Il avait quitté la cour royale depuis la mort de Thénéor et manquait d’informations au sujet de la politique globale du Rohan. Il comprit cependant en écoutant les autres soldats qu’ils venaient de là bas. Ils tenaient la ville comme une position sûre où des alliés les attendraient, ou du moins, hommes et femmes seraient prêts à supporter leur action. Mais quels espoirs avaient-ils tous ? Combien de temps croiraient-ils que cette victoire était déterminante ? Elle n’était que la première des fissures qui créeraient une grande brèche dans le barrage qu’avait constitué Hogorwen entre un peuple et ses traditions ? Et ce roi ferait tout pour ne pas être englouti par une marée humaine. Il était fourbe et manipulateur. Les Rohirrims avaient faim, les familles qui perdaient leurs hommes au combat ne relevaient jamais la tête. L’action guerrière ne devrait pas se prolonger infiniment, sans quoi toute la population sombrerait dans une lassitude meurtrière pour leurs idéaux. Car une idée ne nourrit pas son homme, contrairement aux avantages économiques et commerciaux qu’Hogorwen avait sous la main.

Ses réflexions lui échappèrent lorsque Tinomir prit la parole.

- Je parcours ces plaines depuis aussi longtemps que toi. Je n’en sais pas plus à propos de la situation dans les grandes villes du Riddermark.

Il marqua une pause et écouta le rire soudain de son compagnon. Cet éclat lui parut un baume au cœur, tandis même qu’il se rendait compte que leur route ne faisait que commencer. Tinomir n’était plus apte à manier une arme – physiquement du moins, même s’il semblait prêt à lutter fut-ce-t-il sur un brancard ou assis dans une carriole. Fausse moquerie, ironie et cynisme, ou naïveté du jeune combattant qui, sortant vivant d’une bataille, s’imagine qu’il gagnera les suivantes ? Il ne savait pas bien quoi penser. Tinomir était plus âgé que lui, ou du moins, le paraissait. Harding était d’humeur morose et il eut l’envie soudaine de demeure seul. Cependant il n’eut pas le cœur de rompre la joie éphémère de Tinomir.

- Ne t’inquiètes pas l’ami … je ferai courir la mort plus vite qu’un gamin qui sent le soldat à ses trousses après qu’il a uriné dans son casque.

L’image qu’il proposa sortait tout droit d’un souvenir partagé avec son frère. Un des seuls. Peu avant qu’une autre guerre ne détruise sa famille. Il redevint silencieux et morne. Il ne voulut pas affecter ceux qui se trouvaient auprès de lui et profita de la distribution des tours de garde pour prendre le premier quart, laissant Tinomir profiter d’un repos dûment mérité.


Dernière édition par Nathanael le Mer 24 Nov 2010 - 21:01, édité 1 fois
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Gallen Mortensen
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyLun 22 Nov 2010 - 22:05
La nuit efface tout.Mais chacun est seul face à lui , à ses sentiments.....et à ses démons.

Et cette nuit ,dans cette demeure plantée dans les plaines du Riddermark , chacun était face à ses peurs et à des décisions à prendre.

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La nuit fut ponctuée par les tours de garde .Mais la présence et l'odeur de cadavres partout créaient une ambiance funeste. Et une autre scène étrange désarçonnait les plus braves des cavaliers du Rohan. Orwen avait été aperçu assis contre la pierre nue en train de réparer avec des tissus de fortune l'étendar de feu le roi Thénéor.
Cet instant prenait un aspect encore plus dérangeant puisque comme par enchantement le jeune Orwen se situait sous une meurtrière: la lumière de la lune baignait de son aura blafarde cette situation étrange.

Au petit matin, les allégations allaient bon train: Orwen allait revendiquer le trône... Il allait provoquer en duel le maréchal Mortensen. .....

Une certaine tension s'était donc répandue au petit matin.

Qu'allait décider le petit Prince?

-------------------------------------------------------------------------

Comme toujours d'autres épisodes se jouaient dans cette nuit maléfique. Le seigneur Jeremiah passa comme toute sa journée à panser les blessures des rohirrims dont le courageux Tinomir.

Le sergent Boros lui demanda audience. Les deux hommes se retirèrent au fond du bastion et se parlèrent à coeur ouvert.


"Jeremiah, il faut que l'on reste silencieux disons sur nos transactions si tu vois ce que je veux dire..."

Le seigneur rohirim couvert du sang des victimes des drames des dernières heures haussa son sourcil droit et toisa le gros sergent gondorien

"Tu me dégouttes Boros, je me dégoutte pour ce que nous avons Fait. Apparemment tu n'as rien compris de ce que qui se passait ici, mon pays se déchire....Je passerai le reste de ma vie à tenter avec mes maigres moyens à rattraper ma vie ratée. Je ne te dénoncerai pas mais si tu continues tes sales afaires je le ferai. Je n'ai plus peur maintenant Boros"

la conversation était terminée. Boros repartit s'affaler sur sa paillasse maugréant sur son sort.


Selden s'occupa toute la nuit de Tobias qui avait repris conscience. L'amitié entre le viel Homme et le demi elfe était maintenant un fait.


Althéa ne dormit ps, hantée toute la nuit par les propos incohérents dans sa tête de Riz Gluant et des images d'un sale prisonnier: Eovis.


Drake était près d'Harding et de Tinomir il passa la nuit à aiguiser son galive et à penser à Robb son ami son frère d'arme mort ici en Rohan. Il partirait demain à la cité blanche faire son rapport et apprendre la nouvelle à la famille de Robb qu'il connaissait bien. Il ne savait pas quelle décision prendre au sujet du sergent Boros, c'était une crapule mais lors de l'assaut sa bravoure se révéla . Un acte important pour le garde de la Fontaine devenu un guerrier après ses sinistres événements.


---------------------------------------------------------------------------


Un matin froid arriva, le soleil semblait paresseux , peu enclin à balayer les lieux de ses rayons salvateurs.

Selden fut le premier des acteurs à réagir. il se leva calmement . Il serra le poing de Tobias avec fermeté. le viel armurier remercia son sauveur d'une poigne digne d'un ours.

Le demi elfe salua d'un signe de tête rapide Jeremiah, celui ci lui rendit son sourire.

Puis selden salua Althéa . Il prit le sabre qu'il avait utilisé pour achever son ennemi et un sac avec quelques victuailles. Et il s edirigea sans un autre regard vers le pont levis.

Boros fixa le dos de son prisonnier avec férocité , les yeux exhorbités. Lorsqu'il sentit une poigne de fer sur son épaule gauche. Il tourna la tête et découvrait Drake recouvert de son armure qui lui dit d'une voix metallique qui n'acceptait aucun contradiction

"Partons Maintenant Sergent vers Minas Thirith"

Boros fixa un instant le demi elfe qui partait dans les plaine du Riddermark dorénavant libre.

Puis les deux gondoriens prirent leurs montures et partirent à leur tour. Il n'y eut ni "au revoir" ni sourire de façade, mais toutes ses personnes étaient liées à jamais à cause de ce "Nid de guèpe".


Althéa sembalit décidé à venir à Aldburg mais avant de partir Drajke avait demandé à Harding et Tinomir de veiller sur la jeune femme.Il avait d'ailleurs passé une partie de la nuit à raconter aux jeunes rohirrim ce qu'il avait vécu , une sorte de catharsie en somme.


-----------------------------------------------------------------------

L'heure du départ pour Aldburg sonna.Orwen était en tête. Il demanda à Harding et Tinomir de chevaucher à ses coté. Le prince avait planté sur sa selle le panache rapiécé par ses soins. l'oriflamme avait piétre allure mais il était le symbole de cette triste aventure.

La tension était forte parmi es cavaliers du Rohan car aucun ne savait ce qu'il se passerait dans le ville du légendaire d'Eomer.Et surtout que faire des vingt prisonnier rohirrims avec eux ??


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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMer 24 Nov 2010 - 13:42
Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark Pohumconnelh

La venue de la nuit permis à Tinomir de se reposer, son flanc avait cessé de saigner mais son épaule était décidément bien mal en point. L'os ne semblait pas cassé mais il ne pourrait pas lever les armes pour au moins une bonne semaine, il espérait par conséquent que leur voyage prochain qui devait les conduire à Aldburg se déroulerait sans surprise.

Accoudé à une fenêtre qui donnait sur le champ de bataille, le Rohirrim était perdu dans ses pensées; le sommeil avait du mal à venir après les batailles. Il ne doutait pas du bien fondé de sa quête, Orwen devait devenir roi à la place de son vil paternel; mais voir un peuple se déchirer ainsi lui faisait redouter le futur. Il leva finalement son regard vers la lune qui diffusait une lumière blafarde sur la plaine meurtrière où siégeaient encore nombres de cadavres et dont l'odeur pestilentielle remontait taquiner les narines des occupants du château. Puis il se détourna de ce triste spectacle et se coucha sur la vieille paillasse qu'on lui avait fourni et qui lui servirait de lit pour la nuit. Le sommeil ne tarda pas à le gagner et il tomba rapidement dans un sommeil profond.



***



L'heure de se mettre en route était maintenant arrivé, juché sur Azdûn qu'il avait, par le plus grand des miracles, retrouvé entre les mains d'un palefrenier du château, Tinomir leva le visage vers l'horizon, une nouvelle aventure mais dorénavant il n'était plus seul mais entouré d'hommes partageant les même convictions que lui.

Un sourire surpris apparut sur son visage lorsque Orwen l'invita à chevaucher à ses côtés. Portant son destrier au niveau de celui du véritable héritier, il remarqua que Harding aussi partageait l'honneur de chevaucher aux côtés d'Orwen. Le départ fut sonné et la troupe s'ébranla, se réglant rapidement à un rythme égal. Tinomir se tourna vers son prince et l'observa en silence. À peine sorti de l'adolescence il avait pourtant une mine grave de ceux qui ont vécus et une volonté qui faisait presque peur à voir tant la lueur qui flamboyait dans ses yeux était intense. Il prit une profonde inspiration puis posa une question qui l'avait taraudé durant la nuit:

"Prince, qu'allons nous faire à Aldburg? N'est ce pas la ville du maréchal Mortensen que l'on vante comme le meilleur bretteur du Rohan? Son soutien nous est il assuré ou devrons nous encore nous battre?"

Il porta ensuite son regard vers Harding, lui souriant furtivement. Au moins s'il devait mourir il ne le ferait pas en mauvaise compagnie.
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Nathanael
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Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark EmptyMer 24 Nov 2010 - 21:45
Une bataille Fratricide dans les plaines du Riddermark 091225095655505123

La nuit fut froide. Les étoiles et la lune brillaient faiblement, chagrines devant cet affligeant spectacle. Le ciel leur cracha au visage les derniers postillons de son indifférence obscure. Harding s’esquiva sous une arche pour ne pas être saisi par la pluie. Les gouttes martelèrent le sol pendant plus d’une heure, nettoyant sans doute la plaine des derniers litres de sang. Dans la nuit l’on pouvait encore deviner ici et là quelques formes immobiles – corps abandonnés. Le sommeil dans lequel étaient plongés ces hommes avait une profondeur qu’il ne leur enviait pas, leurs rêves ne cesseraient jamais. Il aperçut un ou deux charognards venant renifler les cadavres. La vie continuait.

Il fut relevé par un homme au regard vide, encore abasourdi par cette journée éreintante. Il portait un large bandeau sur la tête. Pansement précaire. Ils n’échangèrent pas un mot. Harding quitta son arche et s’éloigna de la grand salle et des hommes endormis. Il fuit le regard pesant d’un observateur impudent et échappa aux rumeurs sourdes des ronflements. Il fureta quelques minutes dans la vaste demeure de Jeremiah en quête d’un peu d’eau. Il trouva un vieux tonneau plein d’eau de pluie … et sans doute d’une vinasse aux relents de vinaigre. L’odeur aigre lui paraissait plus douce que le fumet délicat de la chaire en décomposition. Il ôta ses vêtements et prit soin de se nettoyer un peu. Il laissa ses pieds nus et regagna en silence le dortoir de commune infortune. Il ne fit guère attention d’abord aux gestes méticuleux d’Orwen. Mais le sommeil ne le gagnant pas, il passa une partie de la nuit à observer le jeune prince s’acharner à reprendre un vieil étendard. Il aurait sans doute à recommencer encore dans les jours à venir. Il tâcha de ne pas penser aux heures prochaines et somnola jusqu’au petit matin.

L’aurore poignait à peine. Le soleil s’étirait lentement à l’horizon, trop honteux peut-être de venir éclairer un monde si déchiré. Harding avait les yeux lourds d’une nuit trop courte. Pourquoi le sommeil n’avait-il pas voulu de lui ? Ce si précieux refuge lui avait été refusé et il en pâtissait. Il maugréa pour lui-même quelques insultes envers les valars et le peu de considération qu’ils portaient aux hommes. Inepties inutiles. Il quitta les soldats encore couchés et fit un détour à l’endroit où les chevaux étaient attachés. Silence était revenu dans la nuit. Il portait encore son harnachement mais les rênes étaient cassées. Le cheval avait l’air aussi fatigué que lui et portait en son œil une lueur de reproche qu’il ne put soutenir.

Il revint vers le corps principal de l’armée à l’heure où un déjeuner frugal était servi. Il avait faim mais les conditions imposaient de ne pas perdre de temps pour les repas. Il rejoignit Tinomir sans lui adresser aucune parole. Il le salua simplement d’un signe de tête las, mais amical. D’un regard il fit taire un soldat qui remettait en cause le geste nocturne d’Orwen. Le silence pesant qui l’entourait semblait gêner les hommes. Ils sauraient tous bien assez tôt ce qui leur tomberait dessus, inutiles de palabrer en recherchant d’alambiqués stratagèmes de la part d’Orwen. Il avait confiance en la lucidité du jeune prince. Son manque d’expérience en matière politique lui serait sans doute d’un meilleur secours que des réflexions lourdes de plusieurs décennies.

Tandis que le reste de l’éored et les quelques prisonniers se mettaient en route, il se joignit volontiers au groupe de tête formé par Orwen et Tinomir. Il leva des yeux plein de fatigue vers l’étendard flottant au vent et se retourna sur sa selle pour contempler le lieu funèbre qu’ils quittaient. Les hommes étaient plus volubiles que la veille. Il en vit certains se taire dès qu’il les regarda. Personne n’osa le regarder droit dans les yeux, sinon un ou deux soldats qui soutinrent son regard par simple provocation. La discipline militaire s’étayait dans le courant des contestations. Il écouta la question de Tinomir et revint avec amertume aux conséquences futures de leurs actes. « Que le maréchal du Rohan nous soutienne ou non, il nous faudra toujours nous battre » pensa-t-il. Hogorwen devait avoir orchestré toute une machine répressive, ou pire encore, persuasive, contre le peuple rohirrim. A la mort brutale beaucoup de familles préféraient un silence soumis.

- Je doute que nous retrouvions le maréchal Mortensen à Aldburg…

Il souffla ces mots dans un murmure. Il avait pesé chacun de ces mots et n’avait pas même tourné la tête pour s’adresser à un interlocuteur en particulier. Mais quelques suppositions lui faisaient penser qu’Orwen n’avait pas eu un soutien très officiel de la part de la ville d’Aldburg. Et les hommes ne tenaient guère leur langue après avoir tété la bouteille. Ce n’était pas sur ordre de Gallen Mortensen qu’ils avaient été nommés sous le commandement d’Orwen. Les langues les plus pendues remettaient en cause la façon dont le jeune prince avait amadoué les charmes de la femme du maréchal. « Une histoire de fesses… » entendit-il souffler parmi les rangs derrière eux. Il ne releva pas l’insulte. Il manquait déjà d’hommes, il n’était point nécessaire de faire expirer ceux qui tenaient encore debout.
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