Anaël, le barde errant des Havres

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Anaël
Ménestrel
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Nombre de messages : 24
Age : 25
Localisation : En vagabondage lyrique...
Rôle : Répandre mes chants.

~ GRIMOIRE ~
- -: Elfe
- -: 258
- -:

Jeu 13 Mai 2010 - 20:10
Prénom : Anaël

Âge : 258 ans

Sexe : Homme

Race : Elfe

Particularité : Je ne suis jamais taciturne, toujours joyeux, et je chante autant que je respire.

Alignement :
Bon

Rôle : Errant

Équipement :

Je porte toujours sur moi une petite harpe qui m'a été offerte par mon mentor en matière de musique. D'un bois sombre, elle est couverte de légères dorures.
De plus, une épée elfique bat mon côté droit. Sa lame, bien qu'elle ne soit que rarement sortie, est simple, sans fioritures. Son fourreau, d'un noir de velours, porte, gravé au dessous de la garde de l'épée, une petite harpe dorée, aux cordes d'argent. Toutefois, une large lanière de cuir empêche tout utilisateur de retirer la lame de son fourreau rapidement. Cette lanière a été mise en place après mon départ des Havres...

Description physique :

Grand Elfe d'environ un mètre quatre-vingt, mes cheveux noirs encadrent un visage délicat, calme et toujours souriant. Je suis toujours vêtu d'ensembles de robes à dominante grise, noire, ou bleue, et ma cape de voyage, ornée d'une petite capuche, est bleue, parfois grise lorsque le soleil est bas. A ma ceinture pend une petite lanière de cuir rouge.

Description mentale :

Passionné de chansons, mon esprit cherche toujours ce qui peut faire une belle chanson. Je suis parfaitement calme, et la plupart du temps souriant. Je ne cherche pas les ennuis, qui ont plutôt tendance à venir à moi. L'âme plutôt poète, j'aime me promener, voyager, dormir dans la nature... Les traits caractéristiques d'un elfe, teintés d'un amour de la musique et du combat...

Histoire :

Maintenant que je prends la route, harpe en main et épées scellées dans le dos, je peux plonger une part de mon être dans mon passé. Peut-être pourrais-je y puiser l'inspiration que mon cœur quémande à grandes clameurs. Plus longues sont ces clameurs, plus doux sont mes mots. Alors même que je cours, les buissons caressent mes jambes, tandis que le vent fait danser mes cheveux noirs, ces cheveux qui faisaient la fierté de Naelya.

***

Ma jeunesse, tout comme une grande partie du reste de ma vie, je la passai aux Havres Gris. J'étais né quelques années après la soumission de Rhûn par le roi Elessar de Gondor. Anaël. Ainsi, je fis mes premiers pas face à la mer, et les mouettes, les beaux oiseaux de mer, planaient, jetant leurs ombres majestueuses sur les cheveux du jeune Anaël. Très vite, j'apris le nom des choses vivantes. Les mots me passionnaient, comme ils le faisaient pour la plupart de ma race... Je passai mes années d'adolescence enfermé dans les salles de lectures. Lorsqu'un exemplaire du Livre Rouge de Bronwyn Coram tomba entre mes mains, je m'émerveillai de ce récit. Je n'avais pu prendre part à ces évènements, mais mes pairs n'avaient oublié. Ainsi, je passai de la salle de lecture aux salles communes, profitant de mes soirées pour enrichir mon savoir. Si j'avais su que cet intérêt me porterait préjudice... Mais je n'avais pas lu assez pour comprendre qu'une blessure dans une vie immortelle ne pouvait se refermer. C'est ainsi que je connus Naelya. Cette jeune elfe était mon ainée d'environ deux décennies. Les cheveux blonds, elle m'entraînait souvent dans ses récits. Car elle aussi était férue des anciennes poésies, des magnifiques chansons de nos aïeux. Lorsque je la connus, les premiers débats sur l'élection d'un Roi Elfique faisaient résonner leurs échos dans les Havres. Mais moi, je ne prêtais l'oreille qu'aux récits de Naelya.
Notre première rencontre avait eu lieu près d'une flambée carmin, réchauffant la pièce et projetant sur les murs les hautes ombres des magnifiques piliers soutenant les voûtes. Assis comme à mon habitude sur un fauteuil bas, j'écoutais les voix délicates se succéder, chantant ou récitant quelques vers d'autres âges. Lorsque la voix de Naelya s'éleva dans la sombre tiédeur de la salle, je tombai sous le charme. Elle contait avec douceur le voyage d'Earendil et de ses trois compagnons, sur la mer agitée, à la recherche d'Aman.
Sa voix faisait naître en moi tant d'images que je décidai, à la fin de sa chanson, d'aller lui parler. Ainsi, j'appris à mieux la connaître. Quelques années passèrent durant lesquelles nous écrivions de concert. Sous une tonnelle près de la vaste mer, j'appris à manier la harpe. Je me souviens encore de la voix douce de Naelya, qui avait encore à cette époque placé ses espoirs en moi.

« Manie ta harpe plus délicatement. Ce n'est pas parce que tu dispose de maintes vies d'Homme que tu dois jouer ainsi! »


Le reproche m'avait été adressé de la voix grave qu'elle réservait aux chants les plus sombres. Elle avait appris à jouer dès son plus jeune âge. J'avais quant à moi vécu au moins une vie d'Homme et j'apprenais seulement. Au départ, je la serrais trop fort. Naelya m'emmena près de la mer, passer mes doigts dans le sable gris, et écouter la voix de la mer, qui, incessamment, nous appelait à elle. Mon amie savait fort bien qu'elle ne me laissait pas indifférent, mais elle continuait à m'enseigner la délicate écriture du poète et la musique du troubadour sans dévier de sa ligne conductrice. De plus en plus, j'investissais une part de moi dans la musique que je tentais de jouer. J'apprenais les vieux chants, les récits poétiques. Mais je n'étais malheureusement toujours pas assez sociable. Bien que mes doigts délicats se prêtent à l'occasion à manier le marteau ou l'aiguille lorsque les charpentiers avaient besoin d'aide sur l'un de leurs magnifiques navires, objet de bien des chants, je n'osais me mêler aux autres. Naelya l'avait compris, et tentait ainsi de me faire rencontrer du monde. Mais j'étais jeune, si jeune au coeur d'une assemblée de Premiers Nés dont la plupart avaient connu le Deuxième Age!

Ainsi, petit à petit, je ne fis mes apparitions en public qu'au soir tombant, près des flambées de bois sec, craquant lorsque je jouais pour mes pairs. Ils appréciaient ma musique car, si je n'étais pas un bon musicien, j'avais le privilège d'y accorder tout mon cœur, et Naelya, derrière les poteaux, souriait en me voyant oser mes premières gestes. Cette vocation artistique s'ancrait de plus en plus dans mon coeur, et faisait ainsi la satisfaction de celle qui m'avait tout appris. Désormais, lorsque je la rencontrais, c'était moi qui lui chantait ses attraits. De plus en plus, elle négligeait l'apprentissage et s'intéressait au personnage. Me rapprocher d'elle m'avait permis de lutter contre mes problèmes sociaux. Nous apparaissions de plus en plus côte à côte, et j'osais parler avec mes pairs. Auparavant, je n'avais qu'écouté leurs récits. Désormais, j'en discutais avec eux. Et de plus en plus, j'appréciais le contact des autres. Je me passionnais toujours plus pour les histoires que me contaient les rangers, au retour d'une de leurs périlleuses missions. Naelya était ravie de me voir revivre ainsi, et je me réjouissais de même de cette transformation. Malgré les fluctuations de la Terre du Milieu, j'étais heureux.

Vinrent alors les premières rumeurs d'attaque des Havres. Mes pairs prenaient peur, les soldats s'entraînaient toujours plus. Je descendais désormais avec quelques uns de mes amis soldats, pour assister à leur entraînement. Naelya me voyait partir d'un mauvais oeil. J'avais beau la rassurer, sa parole était toujours la même.

« N'y vas pas, ou à jamais tu t'éloigneras. Tu le sais aussi bien que moi. »

Mais j'avais ignoré ses mises en garde, préférant cent fois connaître les faits. A force de passer mon temps sur cette plage, je passais de moins en moins de temps à m'exercer à la harpe. Je m'entraînais avec l'épée d'un ami. Je commençai à apprendre les premiers mouvements et, à la manière de mon apprentissage de la harpe, j'y mis une autre partie de mon âme, à présent divisée en deux. Avec un maître d'armes, je répétais les mêmes mouvements dix fois, cent fois. Le soir, je rentrais et jouais de la harpe, chantant doucement pour Naelya. Je ne l'oubliais pas, et elle le savait bien. Elle attendait donc patiemment que j'accomplisse mon second caprice et le soir, me retrouvait, moi, Anaël, le musicien.

Vint un jour où je me rendis à la forge. J'avais tant aimé les entraînements que j'avais suivi que j'avais décidé de faire forger ma propre lame par un maître forgeron des Havres. Je ne me jugeais pas bon épéiste, mais je prenais plaisir à sentir un poids dans ma main. Anira. Plus le temps passait et plus je m'exerçais. Le jour, à l'épée, le soir à la délicatesse. Les années passèrent, puis vint le grand événement qui troubla ma vie. La guerre gagna les Havres, et je participai à plusieurs des batailles qui s'y déroulèrent. Les journées étaient longues, et ne me laissaient que peu de temps pour jouer le soir, susurrer mes poèmes à l'oreille de ma Dame des Havres. Elle ne voulait pas prendre part à ce conflit, bien qu'elle soit une habile archère. Elle préférait soigner les blessés, et réconforter les mourants en chantant pour eux de la voix qui m'avait capitivé, presque un siècle plus tôt. Un temps si long! Et désormais, après avoir vécu plus de deux vies d'Hommes, je prenais celle d'autres êtres vivants. Je n'étais heureusement pas en première ligne. J'étais trop jeune pour cela, et pas assez expérimenté. Mais je prêtai tout de même main forte, défendant ma maison du mieux que je le pus, Anira à la main. Puis vint la fin de cette guerre. Les Havres furent préservés, mais quelque chose s'était déchiré entre l'Anaël que j'étais et celui que j'étais devenu.

Un matin, lorsque je me levai après une nuit courte, je m'aperçus que Naelya, qui avait partagé une chambre avec moi depuis quelques décennies, était partie. Je m'habillai vivement et, saisissant ma harpe, partis à la recherche de ma Dame, afin de la rassurer quant à ma nature. L'air était frais, mais vivifiant, et alors même que j'avançais le long des rues du port, en direction de la plage, où j'étais persuadé d'y trouver Naelya, j'exerçais ma voix.

Mes pieds nus foulèrent enfin le sable gris, mais Naelya n'était pas sur la plage. Elle me saluait de la main, au bord d'un des magnifiques navires de Cirdan. J'avais déçu ses espoirs, et maintenant, elle naviguait vers l'ouest.

Je saisis ma harpe et chantai pour elle, une dernière fois.

***

Et maintenant que je cours dans ces hautes herbes, loin de ma patrie, je me souviens. La harpe bat toujours mon dos, le large sac contenant mes écrits m'accompagne partout, et Anira bat mon flanc. Je l'ai scellée avant mon départ, entourant la base de la lame d'une bande de rigide cuir. Je l'avais ramenée chez le forgeron, pour qu'il lui trouve un autre nom. J'ai choisi Naelya. Je ne la tirerai pas de son fourreau, à moins d'y être contraint.

Je cours, infatigable, et je compose dans ma tête les vers qui pourraient conter mon histoire. Je me dirige vers les royaumes des Hommes, où, je l'espère, je pourrai exercer ma voix, et faire chanter les cordes de ma harpe.

~~~~~

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~ GRIMOIRE ~
- -: Homme de noble lignée. Descendant d'Elessar.
- -: Age où force et sagesse se côtoient
- -:

Jeu 13 Mai 2010 - 21:10
Salutations Anaël ! Et bienvenue parmi nous Smile

Ahhh.. Quelle fiche plaisante. Comme on dirait, enfin un peu de douceur et de chant dans ce monde de brutes. Je n'ai aucune remarque à faire, si ce n'est t'applaudir pour la qualité de tes écrits. Je te valide sans plus tarder.

Tu peux donc commencer le jeu. Plusieurs possibilités s'offrent à toi :

Tu peux te lancer par toi-même dans l'aventure et je t'y encourage, mais je te conseille de regarder la liste des scénarios en cours et voir où ta présence serait bienvenue. Sinon, il reste la Case Départ pour les nouveaux désireux de bien s'intégrer, même si à te lire, je ne pense pas que tu en aies besoin Wink

En espérant que tu te plaise ici ! Bons Rps !


"Tout ce qu'il nous reste à penser, c'est décider que faire du temps qui nous est donné .."
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Anaël
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Ven 14 Mai 2010 - 19:23
Merci bien pour ton accueil!

Je vais tenter de me lancer dans le rp dès ce soir, le temps de prendre en considération tous les lieux, tenants, et aboutissants de la vie sur le forum!
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