Un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus

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Erco Skaline
Ambassadeur du Rohan à Dale
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Rôle : Seigneur d'Esgaroth

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- -: Rohirrim, descendant d'Eaden
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Mar 1 Oct 2013 - 18:50
La fuit se décida très vite. Tous étaient d'accord qu'ils n'allaient pas tenir toute la nuit et dés que l'occasion de présenta, ce fut chose faite. Les chariots furent abandonnés et le gros de la troupe se dirigea au galop vers la Veille-Tombe, le but ultime de leur voyage. Deux hommes restèrent pour tenir quelques temps les chariots... Erco admira leur courage et ne prononça aucun mot alors qu'il s'éloignait laissant à une mort certaine deux combattants plus que vaillant. Il n'avait rien à dire, et personne ne dit rien du reste. Le silence valait mille mot, la reconnaissance que tous avaient pour eux ne pouvait se contenir dans une phrase.

Le Comte lança un dernier regard derrière lui, vers ceux qu'il abandonnait. Il serait bien resté pour montrer à l'Ordre qu'il restait des hommes prés à se confronter à eux quelque soit la situation, mais il ne pouvait pas. Il devait finir sa mission et aussi, au final, donner un certain sens à leurs morts. Il devait réussir, pour eux, et pour tous ses compagnons tués, tous les hommes morts en luttant. Il le devait, c'était tous.

Alors qu'il chevauchait, il rattrapa le dénommé Daix et lui répondit enfin, criant presque pour que ses mots soit saisit:

-Je crois que vous vous trompez, toute les informations que vous auriez me serait utile!!! Je suis ici pour mettre un terme aux méfaits de l'Ordre...

Il murmura alors pour lui:

-Rien que ça.

Puis reparla d'une voix haute et forte:

-Et franchement, j'en ai marre de combattre en ayant aucune information, alors si vous savez des choses, dites les moi!!!

Il menait ses hommes depuis un bout de temps, et plus il se rapprochait du but, plus il se demandait comment anéantir un "règne" aussi puissant avec une douzaine d'hommes... C'était presque inimaginable. Il était peut-être le seul à y croire avec sa foi sans nom en la liberté de tous. Il devait être vraiment naïve pour avoir voué sa vie à une telle cause qui ne sera jamais hors de danger... Combat infini. Combat ou la seule porte de sortie est la mort.... Comme chaque voie, la mort se trouve au bout... Il rit presque devant ses pensées.

***

Veille-Tombe était devant eux. Enfin. Ils y étaient tous arrivés. A l'heure qu'il était, Rhodamir et Ivica devaient être mort. Erco en était sûr, comme toute la troupe... Mais personne n'en parla. Personne. Alors qu'il s'approchait de la porte de la ville, Erco lâcha à Daix qui n'avait toujours pas dit grand chose:

-Si l'envie vous vient, de me parler. N'hésitez pas, ce sera bientôt le dernier moment pour me donner des informations.

Et il talonna son cheval pour se mettre à la hauteur de Hector qui se trouvait à la tête de la colonne. Il croisa son regard. Pas une émotion travers les yeux du mercenaire. Le rohirrim lâcha alors, toujours fixant l'autre:

-Vous... Vous savez je suppose qu'on est pas que là pour escorter un convois... On est là pour disons mettre un terme à des agissements d'un groupe de personne.... Faites nous entrer sans encombre moi et mes hommes et après nous nous débrouillerons seul... Vous avez déjà fait bien plus que ce qui était prévu... Mais en toute sincérité j'ai envie d'espérer votre aide... Mais ceci est votre choix.

Alors que le Comte d'Esgaroth parlait, la grande porte de la ville se rapprochait de plus en plus. Ils l'auraient atteinte dans quelques minutes. Tous ce qu'espérait Erco c'était que les cavaliers de l'Ordre débouleraient pas juste avant que lui et ses compagnons soient dans l'antre du loup en "sécurité" dans un dédale de ruelle.

Qu'allait-il se passer une fois dedans? Erco soupira en attendant la réponse d'Hector sachant très bien qu'il n'avait pas la moindre idée de ou trouver l'Ordre et de comment allait-il le détruire... Bien que au fond de lui, il craignait de devoir s'attaquer à un édifice fortifier telle qu'un palais... Non. Oui. Qui sait?
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Learamn
Capitaine de la Garde du Roi du Rohan
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Sam 19 Oct 2013 - 21:25
Si Learamn était encore là , à penser , à bouger , à grelotter , à vivre c'était bien grâce à l'héroïsme des deux héros qui avaient retenus les hommes de l'Ordre au mépris de leur propre vie. Ces deux hommes étaient assurément des héros. Le premier d'entre eux , un homme d'Hector nommé Ivica avec qui Learamn n'avait jamais parlé s'était tout de suite proposé pour ce sacrifice , ce devait être un homme de valeur. Au moment où on cherchait un second homme pour l'épauler une profonde angoisse s'était alors saisie de Learamn , assurément il ne voulait point mourir . C'était peut être égoïste de sa part , indigne d'un membre de cette expédition mais cette peur qu'avait eu le jeune homme l'avait littéralement paralysé. Puis quelques minutes plus tard ce fut avec horreur que Learamn vit que Rhodamir s'était porté volontaire. Ce chevalier avec qui il avait eu plusieurs fois de longs dialogues étaient un homme d'honneur et courageux.Plus courageux que le rohirrim aussi , Learamn eut le sentiment de ne pas être arrivé à la cheville de ses compagnons pour ce qui était de la bravoure ou de la valeur. Il avait une dernière fois salué ces deux sauveurs avant de s'éloigner tout en se retournant régulièrement pour les voir une dernière fois.

Depuis un moment Learamn était assailli par le doute , était il à la hauteur de cette mission? N'avait-il pas constaté que les autres valaient mieux que lui? N'était-il pas le boulet du groupe? Le Maréchal Mortensen lui avait fait confiance mais n'avait-il pas pris sa décision trop rapidement ? Se sentant très mal à l'aise le jeune homme avançaient en que de groupe et évitait le regard des autres , particulièrement celui du Comte Skaline.

Pour se changer un peu les idées il contempla les paysages orientaux qu'ils traversaient , ils arriveraient bientôt à Vieille-Tombe. C'était essentiellement de grande plaines qui s'étendaient à perte de vue mais le Rude Hiver n'avait pas épargné l'Ouest et ces terres qui devaient être d'ordinaire verte et luxuriante , étaient recouvertes de neige ou de verglas. Fatigué comme jamais , il se mit à somnoler
sur sa selle.



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Daix
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Lun 21 Oct 2013 - 19:32
    Daix regarda l'homme qui l'avait sauvé. Celui-ci lui tournait à présent le dos, menant ses soldats en fuite. Il venait tout juste de l'interpeller pour lui demander des informations sur l'ordre. En le regardant, l'assassin se sentait à la fois impuissant et rassuré. Impuissant car des informations, il n'en possédait aucune. Les événements lui tombaient dessus sans qu'il n'ait le temps de les analyser. Le prisonnier que les membres de l'Ordre torturait dans la clairière il y a encore une heure de ça était surement mort à présent ; et il en savait assurément plus que Daix. Ce genre d'occasion, il avait l'impression d'en avoir rater des dizaines.

    Mais rassuré, il l'était aussi. Tous les groupes qu'il avait rencontré jusque là se battait contre la couronne de fer. D'après ce que Daix comprit, celui semblait être particulièrement actif dans la lutte ; mais de ça, il n'en était pas sûr. Une chance, qui n'en était pas vraiment une. L'Ordre passait pour être invincible, et chaque groupe de soldat rencontré se faisait décimé plus tard. D'abord les Passeurs, puis la Guilde... et ce chariot partait sur des bases pires encore. La survie n'était pas assurée. L'assassin eut une pensée pour les deux inconnus, sacrifiés pour lui offrir la vie, à lui et aux autres. Aucune tristesse, seulement un fort sentiment de malaise : il se savait incapable de faire un tel don de soi. Plutôt passer dans le camp de l'ennemi. Il eut un frisson de dégoût.

    Les terres qu'ils traversaient étaient désolés. Daix n'avait aucune idée de leur destination, mais il suivait, accablé par la fatigue des dernières heures, qui l'assaillait dans les moments d'inerties. Il n'essayait pas de parler aux autres ; d'ailleurs, personne ne se parlait vraiment. Les paysages vides déprimaient les âme aussi surement que le souvenir des récents combats et des amis perdus. Quand une forme sombre se dessina soudain au loin, il devina qu'ils approchaient une grande ville, surement leur destination finale. Rassurant. Peut être qu'enfin il allait pouvoir se reposer.

    A mesure qu'ils approchaient, Daix sentit chacun devenir plus tendus. Une réaction étrange, jugea-t-il. Une ville n'est pas un champs de bataille et la promesse d'un lit n'est pas aussi funeste que celle d'une épée. Il était temps qu'il se renseigne sur le but de cette expédition ; mais à peine en eut-il le temps : le chef apparent du groupe vint le trouver, pour réitéré sa demande d'information, sans lui laisser le temps de répondre. Ce n'est que plus tard, quand il put le trouver seul, que Daix se présenta à lui :

    - Comme je vous l'ai dit, je n'ai pas d'information à vous fournir... à moins que ceci vous intéresse. L'assassin lui montra l'arbalète si particulière récupérée dans le bois. Cette arme était entre les mains de l'Ordre. C'est celle d'un Passeur, si cela vous dit quelque chose. C'est tout ce que je peux vous dire. A vous, maintenant, de m'informer. Qui êtes-vous, tous, et qu'allons-nous faire dans cette ville ?


Dernière édition par Daix le Lun 25 Nov 2013 - 20:41, édité 2 fois
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Aldarion
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- -: L'age ou l'on est fougeux mais déjà sage
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Dim 27 Oct 2013 - 18:56

Hector fixait Vieille-Tombe du regard. Il avait terminé la mission pour laquelle il avait été payé. Il avait perdu un de ses meilleurs hommes et deux autres qui étaient actuellement en grand danger. Sa troupe jadis fière et réputée se résumait désormais à deux hommes : lui même et son interprète, qui était également un guerrier de talent.

Il avait froid, il sentait les extrémités de son nez et de ses oreilles mordues par le vent froid et par l'humidité qui régnait. Il passa la main dans ses cheveux blonds, rendus humides par la neige qui continuait à tomber.

S'il avait voulu une vie de château, il n'aurait eu qu'à le demander. Son père avait un nombre incalculable de charges à lui confier. Il aurait pu administrer un bourg ou siéger à Minas Tirith. Il aurait pu devenir diplomate, militaire ou simplement rentier. Pourtant, il avait choisi de vivre d'aventure, de quitter son foyer et de se lancer sur les nombreux sentiers de la terre du milieu. Son étoile avait parfois brillé, d'autres fois il avait cru que sa fin était arrivée. Comme cette fameuse après-midi... Il chassa ces pensées d'un geste. Rien à faire, elles persistaient l'empêchant de réfléchir posément.

Erco Skaline l'interpella, réclamant son aide et son soutien.Il savait que cela viendrait.

" J'ai été payé pour vous mener jusqu'à Vieille-Tombe, vous êtes à Vieille-Tombe."

Le Seigneur d'Esgaroth se préparait à répondre, mais Hector leva la main pour l'interrompre. A sa main gantée de cuir, un détail attira peut être l'attention de son interlocuteur : une chevalière dorée.

" Je suis un mercenaire Seigneur Skaline, mais je suis également un chevalier. Le mercenaire a fini son travail..."

Il jeta un oeil à Onur qui d'un hochement de tête sembla approuver ce qu'il devinait qu'il allait dire.

" Le chevalier se souvient d'une funeste après-midi d'hiver. Pareille à celle-ci. Il avait laissé ses amis, ses fidèles et loyaux compagnons à quelques lieues d'un village où il devait rencontrer un client. Quand il est revenu, accompagné de sa garde rapproché, le petit campement de ses hommes s'était transformé en charnier à ciel ouvert. Un pauvre hère qui vivait ses derniers instants expliqua alors la sauvagerie de l'attaque d'une troupe nombreuse portant des armoiries noire et blanches. Une armée en maraude qui n'avait pas posé de questions avant de répandre la mort. Et cela, le chevalier se doit d'en faire payer le prix à qui de droit."

Ce jour là, Hector avait compris que la grandeur de sa troupe de mercenaires était derrière lui.

" Mon épée servira aussi bien que possible votre cause..."


Invité, n'oublie pas que le regard des Rois d'Arnor porte au delà des frontières de leurs royaumes.[/center]

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Erco Skaline
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Dim 27 Oct 2013 - 22:40
La Vieille-Tombe était devant. Grande, ses murailles faisaient alors face au petit groupe qui ralentit sensiblement pour ne pas trop éveiller l'attention. Les chevaux fourbus après une telle course laissaient un filet d'écume sortir de leur bouche. Ils étaient à bout, heureusement que la compagnie atteignait enfin leur destination... Encore trente minutes à ce rythme, et leurs destriers seraient mort ou à l'agonie. Il n'y avait presque personne à la grande porte, la franchir sera facile et rapide. Enfin la chance tournait en leur faveur? Erco l'espérait!

Le Seigneur Skaline écouta Hector parler. Ce n'était donc pas que un mercenaire, il aurait du le deviner. A présent il voyait des signes plutôt clair, comme cette chevalière en or. Erco s'aperçut regarder rapidement ses propres doigts ou nul bijou ne les ornait malgré son rang de chevalier et son titre de Comte d'Esgaroth. Ou avait-il la tête pour s'attarder sur des détails aussi insignifiant de sa personne?...

L'histoire des hommes morts bons et loyaux d'Hector ne fit ni chaud et ni froid à Erco. Des morts il en avait vu des dizaines. Ce n'était pas ceux là qui le choquerait. Il se contenta de répondre:

-Sachez que je serais fier de lever mon épée à vos côtés Hector... Vous êtes un homme de qualité... Allons venger nos morts ensemble!!!

Il leva les yeux vers le ciel ce qui l'écarta d'Hector. Ce fut à ce moment que Daix vint lui parler. Ces paroles furent d'abord lente et réfléchie, puis soudain le Comte ouvrit légèrement la bouche et un rictus traversa son visage en reconnaissant l'arme. Elle était unique. Ces deux arcs. Ces pointes de mithril par endroit. Ces deux emplacements vide pour accueillir les carreaux. Carreaux mortels, tous comme son propriétaire. Personne d'autre n'utilisait cette arme. Personne, hormis Sirion. Le rohirrim baissa ses yeux vers Daix le fixant sans cligné une seul fois. Il finit par articuler en donnant un sévère coup de talon à son cheval:

-Putain... Les fils de chiennes!!! En avant!!!


La course reprenait. L'annonce de la sans doute mort de Sirion avait retourné Erco. Tous idée d'y aller doucement c'était évadé de son esprit. Il réclamait vengeance, et tous de suite. Pas pour demain, mais plutôt pour hier si cela était possible. Il sentait sa fatigue s'envoler sous la haine qui prenait sa place. Une haine féroce, celle qui font faire n'importe quoi. Celle qui pousse un homme à vouloir, ou pouvoir, traverser n'importe quoi pour faire ce qu'il a à faire. Ce n'était pas possible que son ami Sirion soit mort... Il devait s'en assurer et pour cela aller au devant de l'Ordre était une obligation...

La porte fut franchie en un clin d'oeil. Personne les arrêta. Personne ne posa le moindre regard sur eux. Ils étaient arrivés à entrer sans le moindre problème. Enfin moindre, ils avaient quand-même perdu quatre hommes en tous ces dernières heures. Erco lança un regard autour de lui. Il allait devoir leur expliquer un peu son plan qui se résumait à bien peu de chose. Mais pas ici, dans quelques minutes.

Ce fut pendant ces quelques minutes que Alarthor vint se poser aux côtés de Daix et lui lança joyeusement pour cacher sa nervosité:

-Je m'appelle Alarthor, et tu viens de parler à Erco... Je sais pas à qui appartient cet arbalète, mais je peux te dire que cela l'a retourné... Et là on vient faire le sale boulot. On est là pour mettre fin à l'Ordre de la Couronne de Fer... J'espère que tu es motivé...

La voix autoritaire de son Seigneur lui coupa la parole et le chevalier du lac se tut sans attendre. Erco avait tourné à droite dans une petite ruelle vide et assez large pour que tous puissent descendre de cheval afin de se rapprocher de leur chef.

-Mes compagnons, nous y voilà. Nous voilà arrivé à destination. Nous sommes entrés dans la Vieille-Tombe et il ne nous reste plus qu'à aller nous battre. Nous allons devoir pénétrer dans les catacombes... En tous cas c'est là que j'irais à leur place pour se terrer...

Il se tut, et respira un grand coup. C'était dit. Les catacombes. Il posa une main sur l'épaule d'Alarthor et l'autre sur Learamn pour appuyer les propos qui suivirent.

-Vous m'avez tous montré au cour de ce voyage votre utilité et votre vaillance, surtout durant ces dernières heures... Vous avez accepté de me suivre, et je suis vraiment fier d'avoir fait ce chemin avec vous... A présent nous arrivons au bout de ce chemin. Dans quelques heures tous sera fini!!! Quelqu'en soit la finalité, j'ai confiance en vous et je sais que vous donnerez tous ce que vous avez... Nous allons au-devant de notre mort ou de notre gloire mes amis... Choisissons bien!!!

C'était lancé. Le groupe se remit en marche après quelques instincts de pause bien méritée ou chacun, tous en parlant un peu pour se détendre ou pour répondre à Erco, purent vérifier leurs armes. Ce fut à ce moment là que le rohirrim alla vers Daix et lui expliqua:

-Donnez moi cette arbalète. Elle appartient effectivement à un Passeur, mais plus que cela c'est à un ami qu'elle appartient... Et s'il est en vie, je veux la lui redonner en main propre... Vous comprenez?

***

Le groupe avança aussi rapidement qu'ils furent. Hector et son guide connaissaient bien la ville et purent donc les guider à travers un dédale de ruelles plus ou moins étroites. Dans certaine seulement une personne pouvait faire face, alors que dans d'autre, ils se retrouvèrent sur une grande artère de la ville. Ce zigzague empêcha Erco de prendre le moindre repère. Il avait la tête ailleurs, focalisé sur ce qui allait les attendre et à se demander si aller comme ça dans ces catacombes étaient une bonne idée... Il murmura:

-Bonne idée surement pas...

Encore plusieurs rues à traverser ou personne ne parlait, tous regardaient autour d'eux cherchant une forme d'hostilité. Mais rien encore. Aucun signe de l'Ordre. S'était-il trompé? Non, il le sentait. C'était pas loin. Après tous ce temps à leur courir après Erco pouvait sentir ou l'influence de l'Ordre était présente. Et là il rapprochait de plus en plus... Il le savait. C'était tous!

L'entrée se dévoila devant eux, enfin l'une des entrées sans aucun doute, après avoir bifurqué à gauche une enième fois. Le guide se poussa pour laisser le groupe admiré une énorme porte de pierre scellé ou des gravures s'entrecroisaient de manière aléatoire aux yeux d'Erco. Des mots d'une langue inconnue ornait cette "porte", il ne pouvait pas les comprendre, même le guide semblait ne pas comprendre, ce qui se vérifia lorsqu'il le dit lui-même.

Le Comte d'approcha de la porte. Les voilà bloqué devant une plaque de pierre. Il donna un coup de point contre. Elle ne branla pas d'un pouce, mais un son creux se fit entendre. Au moins savait-il qu'il y avait du vide derrière...

Ce fut alors que son regard se posa sur une forme connue... Il la fixa un moment avant de fouiller dans sa sacoche. Oui, c'était possible. Il sortit délicatement un pentacle de fer qu'il garda un court instinct entre ses deux mains... Cela semblait correspondre. Il l'approcha de la gravure et l'enfonça. C'était pile poil la bonne taille. Le bout de metal s'incrusta sans la moindre difficulté dans la pierre.

Tous le groupe regarda ça de côté comme fasciné. Gnow sortit son arbalète par précaution et fit un pas de côté. La tension monta d'un cran attendant que quelques choses de passent. Rien. D'un geste d'énervement le Comte Skaline tapa du plat de sa main quatre fois contre la plaque de pierre. La dernière tape fut encore plus violente que les trois précédentes... Il s'était trompé d'endroit, ou en tous cas il n'arrivait pas à franchir cet obstacle de pierre. Il allait demander qu'on aille chercher des marteaux lorsque...

La porte bougea dans un craquement. Laissant s'ouvrir devant eux un passage sombre. Erco n'en croyait pas ses yeux, et faisant le premier en pas en avant, il lança à ses compagnons:

-Je prend la tête. Gnow tu passes en premier. Dix mètres d'avance sur nous. Alarthor, Learamn et Hector à ma droite. Eradan et tes chevaliers le flanc gauche avec Onur et Daix. Soyez prudent mes amis!!!

Ils entraient... Enfin aux yeux d'Erco!!! Après tant de temps à attendre ce moment, il était plus que impatient et gonflé à bloc.
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Ryad Assad
Espion de Rhûn - Vicieux à ses heures perdues
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Ven 1 Nov 2013 - 1:50

- Encore un, Lefnui ? Vous croyez pas que vous y allez un peu fort ?

- La ferme, grogna Boros d'une voix hargneuse.

Sans se soucier du regard des hommes qui l'entouraient, mélange répugnant de pitié, d'amusement et de honte, il écrasa entre ses doigts la plante séchée qu'il avait sorti délicatement, précautionneusement. Elle se décomposa en une poudre épaisse et brune, qui dégageait une odeur âcre, particulièrement détestable. D'ordinaire, on l'adoucissait par des procédés complexes, qui lui faisaient perdre en efficacité. Boros avait commencé par là, en arrivant sur ces terres inhospitalières, où les gens parlaient une langue rude et incompréhensible. Il avait débuté pour oublier les soucis de son quotidien misérable, pour oublier la douleur physique et mentale que ses échecs avaient causés. On l'avait torturé, il n'y avait pas d'autres mots. Torturé jusqu'à ce qu'il criât grâce, qu'il implorât pardon et qu'il promît à genoux de s'améliorer. Il avait gémi comme un petit enfant, s'était tortillé, roulé en boule pour éviter les punitions. Le tout n'avait pas duré bien longtemps, mais il en gardait un souvenir atroce, qui se dissipait lorsqu'il inhalait cette saloperie au nom effroyable. Chaque fois qu'il essayait de le prononcer, il avait l'impression de se racler la gorge pour mieux cracher. Quelle langue de sauvages !

La plante, réduite en poussière disparut bien vite de la main de l'ancien sergent du Gondor, qui releva la tête en ouvrant grand les yeux. A chaque fois, il avait l'impression d'une seconde renaissance. C'était comme s'il était à la fois plein d'énergie, et parfaitement au-dessus de tous les problèmes du quotidien. Une plante aux effets puissants, mais dangereux pour le cerveau. On lui avait laissé entendre que certains soldats en prenaient sur eux lorsqu'ils allaient au combat, pour être capables d'exploits impossibles à réaliser autrement. Dans le passé, certains clans auraient même essayé de systématiser son emploi, mais les effets nocifs étaient tels que personne n'avait jamais trouvé un intérêt durable à cette substance.  Mais Boros s'en foutait comme de sa première paire de bottes. Il vivait le présent, point barre.

Et d'ailleurs, le présent n'était pas rose, loin de là. Il était plutôt gris, noir et marron. Il puait la mort, le sang et la charogne. Il avait le goût des excréments, et il collait à la peau plus sûrement qu'une catin qu'on essaie d'escroquer. Il en savait quelque chose. Depuis qu'il avait débarqué dans ce trou paumé, sa vie lui semblait pourrie, finie. Il se levait le matin, avec l'impression d'avoir dormi quelques secondes à peine. Il se prenait sa première dose, puis attaquait la journée. Il était de garde, il sortait parfois en ville incognito pour aller acheter une bouteille d'alcool local, ou trouver son fournisseur de plantes, son "fleuriste", comme il l'appelait. Le type était sympa, pas très causant, ce qui l'arrangeait bien. C'était pas comme s'ils parlaient la même langue, de toute façon. Heureusement que les mecs de l'Ordre maîtrisaient tous le Commun : ça facilitait sacrément les choses.

La seule chose qui avait rompu la monotonie de ces derniers mois, ça avait été l'arrivée des Passeurs. Par Melkor, il n'en avait pas cru ses yeux lorsqu'il avait vu Sirion, le Fantôme, prisonnier des geôles de l'Ordre. On lui avait annoncé la nouvelle, et il avait déjà mis quelques minutes à réagir, mais quand il avait débarqué dans la même pièce que lui, ça avait été le choc. Jusqu'à présent, l'Ordre avait réussi à faire de grandes choses, s'emparer de villes, ce genre de choses. Mais il n'y trouvait aucun plaisir. Alors que voir des hommes comme Sirion Ibn-Lahad enchaînés, ça lui donnait presque envie de chanter un truc. Et que dire alors de Gallen Mortensen, le grand maréchal du Rohan, réduit à marchander pour la vie de sa femme. Ca avait été si facile de l'atteindre, et à travers elle de frapper au cœur cet ennemi mortel de l'Ordre. Boros n'avait pas eu la chance de pouvoir le passer à tabac lui-même... il le regrettait quelque peu. Mais le type qui était passé avant lui avait fait du bon travail, et ne s'était pas ménagé pour faire comprendre au Rohirrim qu'ici, on ne rigolait pas. On engageait que des durs à cuire, et le Gondorien savait être du côté des vainqueurs. Il savait que son choix était le seul choix logique et viable.

Mais avant de goûter pleinement à la victoire, il devait accepter son présent pourri. On lui avait dit que l'Orchâl prévoyait quelque chose de spécial pour achever Mortensen et Ibn-Lahad. Un final qui risquait de légende que personne ne voulait manquer. Et forcément, qui est-ce qu'on avait envoyé pour faire le planton ? Il n'avait rien dit, mais il aurait préféré pouvoir assister au spectacle avec les autres, et pas devoir garder une porte qui ne servait à rien. On lui avait bien expliqué l'histoire de la ville, quand il était arrivé : elle était construite sur un ancien cimetière, et les habitants de la ville étaient très superstitieux. S'ils avaient pour la plupart arrêté de croire que des esprits revenaient la nuit pour hanter leurs rues - ils s'enfermaient en général chez eux pour la nuit, cela dit -, ils n'en demeuraient pas moins effrayés par les catacombes qui s'étendaient telles des galeries souterraines sous toute la ville. A l'origine, les entrées devaient avoir été nombreuses, mais beaucoup avaient été bouchées afin d'éviter que les lieux ne fussent saccagés, ou occupés par des bandits. Pendant des siècles, cela avait sûrement bien fonctionné, mais c'était avant l'implantation que l'OCF dans ces souterrains. Et de fait, il y avait assez peu de portes à protéger. Des accès sécurisés, surveillés en permanence par des hommes armés chargés de donner l'alarme. Personne ne pouvait ne serait-ce qu'ouvrir la porte depuis l'extérieur. Les clés étaient rares, et réservées aux soldats les plus importants, ceux chargés de transporter des documents officiels. Ils préféraient en général mourir plutôt que de céder leur clé à l'ennemi. Ennemi qui, en général, ne savait même pas à quoi correspondait ladite clé.

Boros se retrouvait donc au poste le plus ingrat de tout ce quartier général souterrain, entouré d'hommes qu'il n'appréciait pas, et qui ne l'appréciaient pas en retour. Il se sentait seul dans cet univers, et comble de malchance, c'était lui le chef. Il aurait dû s'estimer heureux de pouvoir commander à ces incapables, et aurait dû éprouver le plaisir de les voir exécuter ses moindres désirs, mais il était surtout exaspéré de les voir se tourner vers lui à chaque fois qu'il y avait un petit imprévu, comme s'ils attendaient toujours qu'il prît la décision pour agir. Comme si leurs cerveaux étaient atrophiés au point qu'ils ne pouvaient enregistrer qu'une seule consigne, formulée de préférence de manière simple et claire. S'il leur disait "Vous avez quartier libre", ils seraient perdus, les pauvres. Il leur fallait quelque chose comme : "Reposez-vous, mais tenez-vous prêts". Ca, ils le comprenaient mieux. Tout comme "La ferme", qui n'était pas une insulte ou quelque chose de méchant. C'était plutôt une façon de leur dire "J'apprécie ta sollicitude à mon égard, mais je préférerais que nous parlions d'un autre sujet ou, si tu acceptes, que nous demeurions silencieux". Forcément, dans un souci d'efficacité, Boros avait tendance à privilégier la méthode courte et directe.

Et ce fut pour cette raison que son "Silence !" fracassa les conversations en cours, et fit disparaître tout bruit suspect dans les environs immédiat. Tout bruit suspect à part l'écho de ce coup porté sur la paroi de pierre qui servait de porte vers l'extérieur. Boros jura intérieurement. Quelqu'un se trouvait de l'autre côté.

- Arbalètes, chuchota l'ancien sergent.

Habitués à être commandés, ils ne posèrent pas de questions. Surtout qu'avec la perspective d'une menace extérieure , personne n'était d'avis de se moquer ou de désobéir au Lefnui qui les commandait. Chacun encocha un carreau, et mit en joue l'entrée encore plongée dans les ténèbres. Ils se tenaient assez loin de la porte en elle-même, de sorte à ne pas être surpris par une attaque surprise. Cela leur permettait de réagir plus vite, mais cela compliquait aussi leurs tirs qui seraient moins précis. D'autres coups furent frappés sur la porte de pierre, et ils résonnèrent à l'intérieur, se répercutant sur les parois millénaires des catacombes. Au quatrième coup, la porte se mit enfin à bouger. Elle craqua comme si la pierre s'arrachait à elle-même, et coulissa d'à-peine un mètre : une largeur suffisante pour laisser un homme passer, mais qui contraignait les hommes de l'Ordre à attendre encore.

Boros, qui se tenait caché derrière ses hommes, connaissait parfaitement la disposition des lieux. L'entrée formait un boyau plus large, dans lequel les hommes pouvaient s'entasser plus facilement. On avait conçu les choses ainsi pour pouvoir faciliter les derniers rites funéraires. Puis la section se rétrécissait jusque là où se trouvaient les hommes de l'Ordre. Ainsi donc, s'ils laissaient avancer leurs nouveaux arrivants, leurs armes à projectiles deviendraient inefficaces. Mais en même temps, ils devaient attendre qu'un nombre suffisant d'hommes fût entré pour pouvoir passer à l'offensive. Le temps sembla alors se dilater, alors qu'un par un, les intrus s'infiltraient dans la base.

Ils rentraient en prenant garde de ne pas faire trop de bruit, comme s'ils escomptaient arriver jusqu'à l'Orchâl sans avoir été repérés. Ils étaient nombreux, de toute évidence, et il continuait à en arriver sans discontinuer. Pour autant qu'il pût en juger, Boros considéra qu'ils se déployaient autour d'un homme qui paraissait être leur chef. Même s'il ne pouvait pas voir son visage, à cause de la faible lumière qui provenait de derrière lui, il semblait que sa gestuelle en disait assez long sur son rôle, et c'était vers lui que les autres visages semblaient tournés.  C'était une information intéressante, et le Lefnui espérait que dans la mêlée, ils parviendraient à décapiter ces assaillants en les privant de leur meneur.

Boros cligna des yeux vivement, et à plusieurs reprises. Il lui semblait que la réalité se déformait sous ses yeux, et il lui semblait que les ennemis rentraient plus vite, et étaient beaucoup plus nombreux qu'auparavant. Ils n'étaient que des silhouettes sombres, accrochant de temps à autre un reflet lumineux à cause de leurs armures étincelantes, mais ils lui paraissaient incroyablement menaçants. Avant même de s'en rendre compte, il était déjà en train de hurler comme un damné, au milieu de ses hommes. Ils comprirent probablement que c'était le signal convenu, car ils lâchèrent leurs carreaux avec une belle synchronisation. Les traits fusèrent en sifflant, leur bruit caractéristique déformé et amplifié par l'étroitesse des lieux. En face, ce fut la pagaille totale. Il y eut des hurlements, des ordres braillés. Est-ce que ces carreaux avaient touché quelqu'un ? Probablement ? Y avait-il des morts ? Possible. Boros s'en fichait, de toute manière. Debout au milieu du boyau, il criait à s'en briser la voix. L'influence de ses plantes se faisait sentir plus que jamais.

- En avant, bande de rats ! Chargez ! Chargez ! Pour l'Ordre ! Chargez !

Il poussait ses hommes devant lui, les exhortant de la voix et du geste à aller de l'avant. Les combattants sous ses ordres, qui appartenaient à la fine fleur des combattants, se ruèrent donc vers l'avant. Ils avaient les noms de Melkor, de l'Orchâl aux lèvres, et leurs yeux brillaient d'une détermination féroce. Ils ne doutaient pas de leur victoire. Ils étaient des fanatiques surentraînés, prêts à mourir pour la cause en laquelle ils croyaient. Ces ennemis, qu'importe leur identité, allaient avoir fort à faire s'ils voulaient surmonter ce premier obstacle. Beuglant plus fort que la meute qu'il commandait, Boros emboîta le pas de ses hommes malgré son embonpoint. Sabre au clair, les yeux injectés de sang, il plongea dans la mêlée avec la même ardeur que les autres, tentant de frapper tout ce qui n'était pas en livrée noire et blanche.

La bataille sous Vieille-Tombe commençait.


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Learamn
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Ven 1 Nov 2013 - 12:32
Ils y étaient , Veille-Tombe , la fameuse cité de Rhûn . Enfin ils étaient arrivés à destination après un long périple rude et meurtrier. Ils avaient perdu quatre hommes déjà mais un étrange pressentiment faisait dire à Learamn que le plus dur serait pour le sheures à venir et que d’autres tomberaient. A l’entrée de la ville , nul garde ne les héla , nul obstacle ne fut dressé à leur encontre ; c’était assez étrange. La cité de Vieille-Tombe ne ressemblait en rien à ce qu’on pouvait trouver en Rohan ou plus globalement à l’Ouest , ici les maisons de briques jaunes étaient disposés symétriquement en paquets et les rues se ressemblaient à peu près toutes mais un peu plus loin Learamn distinguait de luxueux bâtiments en marbre blanc , sûrement le quartier riche. Ils passèrent à quelques mètres d’une grande place où se tenait une sorte de grand marché . Des centaines d’étals étaient disposés sur lequel on avait écrit dans une langue inconnue au jeune rohirrim , des masses de gens se pressaient pour dénicher les meilleures affaires . Toutefois ils ne traversèrent pas cette place , cela valait mieux pour rester discret. Learamn se défit de l’écharpe qu’il avait placée autour de son cou , le temps semblait légèrement se réchauffait , le Rude Hiver était sur sa fin. Le Comte Skaline mena donc le groupe à travers un dédalle de ruelles désertes et peu rassurantes. C’est alors qu’il parla avec son coeur . Avec le coeur d’un homme valeureux prêt à mourir pour le bien de tous , avec le coeur d’un homme qui méritait de diriger cette expédition. Et on ne pouvait le laisser partir seul , c’est donc sans aucun hésitation que Learamn suivit Erco dans les catacombes , laissant Ouragan à l’extérieur .
Les catacombes...comme si le destin leur indiquait ce qui les attendait : l’obscur , l’inconnu et la mort. Learamn décida de réajuster son écharpe , il ne faisait pas bien chaud , puis il s’empara d’une torche et il se plaça à droite du Comte puis il avança avec le groupe tout en essayant de ne pas faire attention à l'amoncellement d’ossements qui se trouvaient un peu partout. Personne ne parlait , personne n’osait parler comme si ils étaient un cortège funèbre , ils se contenataient d’avancer . Le jeune capitaine savait que chaque pas supplémentaire le rapprochait un peu plus de la fin de leur voyage et donc de la révélation de lourds secrets. La lumière des torches ne les éclairaient que très peu et les ténèbres régnant en ce lieu macabre semblait presque palpable , comme s’ils s’apprêtaient à les engloutir.
Depuis combien de temps marchaient-ils ainsi? Un quart d’heure? Une demi-heure? Une heure peut-être? Learamn avait perdu toute notion du temps . C’est alors que les membres de l’expédition purent entendre un cri. Pas un de ces cris de peur ou de surprise , non un cri de guerrier , un ordre. Dès qu’il entendit un léger sifflement Learamn eut le réflexe de se jeter à terre et il évita de justesse les carreaux d’arbalète tirés à l’aveuglette. Il entendit un bruit étouffé puis une chute , peut être avaient ils atteint l’un d’entre eux mais avec le chaos et l’obscurité il ne put voir qui. Il sortit son épée de son fourreau et avec un cri de rage chargea leurs agresseurs qui en faisaient de même. Thorseld et Angus à ses côtés il courut comme jamais et sauta littéralement sur son premier adversaire , ce dernier surpris tomba à terre et Learamn lui trancha la gorge. Se relevant rapidement pour faire face à un nouvel adversaire Learamn eut à peine le temps de voir la lame qui jaillissait de l’obscurité et de faire un pas de côté , l’arme ne fit que l’égratigner. Son adversaire s’approcha et le jeune rohirrim put le distinguer. Il était grand et puissant , son costume noir et blanc étaient en tout point semblable à ceux de ses compagnons d’armes et ses petits yeux noirs et cruels l’observaient avec satisfaction. Avec la même satisfaction q’u lion observe sa proie avant de lui bondir dessus mais Learampn avait la ferme intention de lui montrer qu’il n’était pas une proie.



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Erco Skaline
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Dim 3 Nov 2013 - 22:28
L'entrée sembla se dérouler sans anicroche. La porte ouverte aucun piège ne se dévoila aux yeux des aventuriers. La pièce qui s'offrait à eux était baignée dans un noir total et semblait déserte. Erco fit un pas avec précaution, il tenait fermement Amdir de sa main droite et de l'autre Curon. Son bouclier ne le gênait plus, il s'était habitué à son poids et à sa taille avec les années. Il se rappelait ses premiers combats ou son bras fatiguait à le lever et à le rabaisser pour parer ou recevoir un coup. A présent tous ses muscles étaient formé à cet emploi là et du coup Curon n'était plus un handicape mais bien un avantage dont il savait s'en servir. Un autre pas aussi silencieux que le précédent. Il cligna plusieurs fois des yeux pour tenter de les habitués à la pénombre, il distinguait des murs qui s'élargissaient devant lui, et rien d'autre. Pas la moindre lumière, il allait au-devant de l'inconnu entouré par la noirceur. Pourtant, le Comte ne ressentait pas la moindre peur, juste la boule du stress naissant dans son estomac. Il avait appris à apprécier cette petite boule et à se servir de cette tension pour être plus alerte. Son instinct lui disait de ralentir, mais il devait avancer vite et il le savait. S'ils tardaient trop, ils augmentaient leur chance de tomber sur des gardes de l'Ordre. Avancer vite, laisser aucune survivant, tuer toutes présences ennemies avant que l'alerte ne soit donné étaient son plan. Une frappe éclair, sans pitié et précise.

Ils furent bientôt tous entrer dans les catacombes et la formation se mit en place très vite. Gnow passa devant, juste un mètre pour l'instant. Les autres se répartirent autour d'Erco. La tension était palpable, tous la sentait. Aucun n'osait parler. Encore plusieurs mètres furent franchit, et toujours rien. Il avait réussi à pénétrer dans l'antre du "grand méchant loup" sans donner la moindre alerte. Avaient-ils pris l'Ordre au dépourvu en débarquant incognito à la Vieille-Tombe? Ce serait trop beau!!!!

Au moment ou Erco trouva ça bizarre et trop facile, la tempête se déchaina. Une voix brisa le silence. C'était un ordre d'attaque. Ils s'étaient fait avoir comme des bleus et des sifflement percèrent l'air lourd de la pièce. Le rohirrim cria tous en levant son bouclier:

-Avancez!!! Avancez!!! Pour la liberté et nos frères morts!!!


Il se lança en avant en sentant deux gros impacts sur Curon. Il n'y prêta pas la moindre attention. Il devait avancer s'il voulait survivre. Le combat avait commencé. Il entendit un cris à sa droite. Un homme était touché. Qui? Il n'en avait aucune idée. Il le saurait bien assez tôt de toute manière. Lorsque la voix re-perça l'aire, elle ne lui sembla pas totalement inconnue, mais à qui appartenait-elle? Il n'en avait aucune idée... Un vieil adversaire qui avait survécu? La liste n'était pas très longue, mais il n'avait pas le temps de se pencher dessus.

Il se retrouva très vite au corps à corps. Sa lame rencontra une autre lame. Il para et donna un coup de bouclier en avant, mais ne rencontra que du vide. Ce fut plus son instinct que sa vision qui lui permit d'intercepter une nouvelle frappe. Devant lui il discerna une homme aux vêtements noir et blanc. Ce blanc lui permit de savoir que c'était des pies. Ces soldats d'élites. Il entama un enchainement de passe et en fin de compte, il enfonça avec rage Amdir dans le ventre de son adversaire. Aucun cris. Rien. L'autre s'écroula à terre, et Erco fit encore deux pas avant de rencontrer un nouvel assaillant. Alors qu'ils échangeaient des coups, il sentit la présence de Learamn à sa droite. Il n'était donc pas mort. Ce fut un peu un soulagement. Ce jeune rohirrim avait du potentiel et Erco s'en serait voulu qu'il meurt ainsi. Dans le noir, comme un oublié.

Dans sa tête c'était un brouhaha total. On ne voyait rien. C'était un combat à l'aveuglette ou l'on frappait plus au hasard espérant tuer. Mais petit à petit, Erco voyait de mieux en mieux et ses attaques gagnait en précision. Ce fut ainsi qu'il passa la garde d'une nouvelle pie et lui trancha la gorge. Un flot de sang l'éclaboussa. Le contact avec ce liquide chaud et visqueux créait encore à chaque fois un frémissement dans tout le dos du Seigneur d'Esgaroth. Il s'était habitué à tuer, trancher de la chair, briser des os, à entendre des gémissements d'agonie, mais ce contact là pas encore. Il savait qu'il ne pourrait jamais s'y accoutumer.

Autour de lui, ses hommes se démenaient avec fougue et brio compte tenu de l'attaque surprise qu'ils venaient de subir. Tous avaient rejoins le combat, enfin presque. Thorseld avait reçu un carreau dans le bras. Rien de grave, mais il se retrouvait donc déjà à l'arrière incapable de continuer ce combat d'aveugle. Gnow avait frôlé la mort en tirant ses deux carreaux, pour après continuer avec son fleuret et sa dague. Il se tenait près d'Alarthor comme à leur habitude. Chacun protégeant les arrières de l'autre. Les deux avaient perdu des yeux Erco, mais ne semblaient pas en être affecté. Ce dernier continuait à frapper comme un forcené. Sa voix retentit donnant un second ordre alors qu'il parait un coup d'épée plutôt vicieux:

-Ne laissez personne s'échapper!!!

Cela faisait longtemps que le rohirrim n'avait pas vécu un combat aussi personnel. Là ce n'était plus que pour la collectivité qu'il se battait, mais bien pour retrouver un ami. Coup après coup, il avançait pas après pas sans se préoccuper si ses compagnons le suivaient. C'était leur rôle de le suivre, pas à lui de les attendre.

Hrp: Millième messages!!! Yeaaaah :radamanthe:Hrp 

Edit Fofo': Bien joué Mr.Red
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Daix
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Mar 5 Nov 2013 - 0:13

    Plongé dans le noir, il renoue avec sa véritable nature. Les ténèbres partout l'environnaient, mais l'ombre est une vieille amie. Il la connait, il l'a toujours connu. C'est avec elle qu'il a grandit, c'est grâce à elle qu'il avait survécu. Là où d'autres seraient effrayés, lui jubilait. Ses sens s'aiguisaient quand sa vue ne suffisait pas pour gagner. C'était une sensation absolument exquise ; à aucun moment il ne se sentait plus vivant. Paradoxalement, ce chemin obscur les menait tout droit au cimetière, destination finale de la majorité d'entre eux, personne n'en doutait. Mais lui, il jubilait.  

    Quand les autres ne voit pas, lui entend et sent. Quand les autres sont perdus, sans repères, lui est puissant. Dans l'ombre, il domine. Son agressivité atteint son paroxysme. Dans la nuit, les crocs du Loup brillent quand il tue. Quand ils entrèrent dans les catacombes, Daix sentit déjà poindre une forme d'excitation qu'il connaissait bien. La vision des ténèbres s'ouvrant devant lui le rassurait. Maintenant qu'il savait où il était et pourquoi ils étaient là, il était prêt à affronter n'importe quoi. Il fallait absolument qu'il se rachète de sa lâcheté ; non pas pour son honneur, mais pour se débarrasser de ces foutus cauchemars. Il sentait la libération proche.  

    Il suivrait donc ce Erco, quoi qu'il en coûte. Non seulement parce que c'était un Passeur, ou du moins un ami des Passeurs, mais aussi parce que ce dernier lui offrait l'occasion tant attendu sur un plateau d'argent. Daix s'était volontiers débarrasser de l'arbalète. Il ne savait pas l'utiliser, et si elle appartenait à l'un de ses amis, elle lui revenait. Peut-être son propriétaire était-il mort. Dans ce cas, son arbalète le vengerait, mais pas dans les mains de Daix.

    A mesure qu'ils progressaient, la tension gagnait sur eux. Des ordres furent donné, et Daix se retrouva avec quelques hommes qu'il ne connaissait pas. Mais il n'avait pas besoin d'eux. Il se sentait capable d'affronter l'Ordre entier, dans ce noir intense. Prévoyant, il sortit sa dague et se tint sur le qui-vive. Une embuscade serait facile et efficace ici.
    Ils arrivèrent bientôt dans une grande salle plongée elle aussi dans les ténèbres. Aussitôt, Daix se détacha du groupe. Personne ne le remarqua, parfaitement fondu dans l'obscurité. L'atmosphère était lourde et humide ; des bruits inquiétants parvenaient à ses oreilles. Outre les gouttes d'eau qui venait s'écraser dans un coin de la pièce, il percevait des bruits diffus, lourd et métallique. Il tendit d'autant plus l'oreille : des frottements, des armures qui s'entrechoquaient...

    Et soudain, des dizaines de sifflements stridents firent exploser le silence. Des flèches, des carreaux peut être. Mais qui ne le visaient pas lui. Aucun projectile ne l'atteint. Dans l'ombre, il était invisible. Des hommes tombèrent, il y eut des cris, suivit immédiatement par des bruits de courses cliquetantes. Les soldats de la couronne de fer montaient au corps-à-corps. Un sourire naquit alors sur les lèvres de l'assassin. Le sang ne finit jamais de couler dans les catacombes.

    Les combats faisaient déjà rage, à quelques mètres de lui. Il se déplaça lentement, légèrement baissé, sans un bruit, pour prendre ses adversaires dans le dos. Il parvenait à distinguer les silhouettes qui se démenaient ; mais lui, habillé tout en noir, capuche relevée, n'était rien d'autre qu'une ombre. L'ombre se faufila derrière un homme qui avait décidé, contre toute logique, de se tenir à l'écart pour tirer à l'arbalète. Aucun son ne sortit de sa gorge quand il s'écrasa à terre ; seulement un flot de sang noir et épais.

    Les autres soldats étaient plus difficiles à atteindre. Tous combattaient et les assassiner par derrière pouvait se révéler aussi dangereux pour eux que pour lui. Il observa la scène à la recherche de possible proie. Les combats avaient presque une allure comique, même si ne les distinguait pas correctement. Il sentait plus qu'il ne voyait les coups maladroits que ses amis comme ses ennemis portaient dans le noir. Les masses sombres au sol étaient en revanche beaucoup moins comique. S'ils commençaient déjà à perdre des hommes, la suite s'avérait compliquée, pour ne pas dire impossible.

    Il s'arracha d'un coup à ses réflexions : il repéra un homme, un de ses compagnons, qui se battait contre deux adversaires. Il les tenait à distance et semblait s'en sortir mais Daix remarqua que le deuxième soldat n'attaquait pas vraiment. Il était une menace constante qui empêchait l'autre d'attaquer. A force, il s'épuiserait et, à deux, ils finiront rapidement le travail. Promptement, le Loup se déplaça vers le combat en question. Il fallait attendre le bon moment. Le deuxième fit mine d'attaquer mais s'effaça au dernier moment pour laisser son frère d'arme porter le coup à sa place.

    C'était sa spécialité ; porter les coups par derrière, sans que personne ne le voit et sans que sa victime n'ait le temps de réagir. Cette traîtrise, impossible à réaliser en combat singulier, ne trouvait aucune parade et ne laissait aucune chance à l'adversaire. Réellement, Daix adorait faire ça. Peut être était-il né pour cette sensation intense, grandiose... sentir sa lame découper froidement ce cou lui donnait le vertige. Le soldat s'écroula à son tour comme une vulgaire marionnette aux fils coupées, attirant l'attention des deux autres combattants. Sous la surprise, l'autre soldat de l'ordre se figea pendant une seconde qui lui fut fatale ; l'épée de son adversaire le traversait déjà de tout son long.

    Mais Daix s'était déjà éclipsé dans le noir. L'ordre d'Erco venait de tomber : ils devaient avancer. Alors l'assassin avança, loin des combats. Il put ainsi se rendre à l'extrémité de la salle et s'aperçut qu'elle était gardée par trois fanatiques, lourdement armés. En combat rapproché, Daix n'avait aucune chance, d'autant plus qu'il ne possédait pas d'épée. De plus, ils étaient trop proches l'un des autres pour qu'il puisse les éliminer sans bruit un par un ; sans compter qu'ils étaient impossible à contourner puisque presque dos au mur. Malheureusement, le temps pour réfléchir lui manquait et il dut prendre la première solution qui s'offrait à lui. Cette première solution, Daix savait qu'il allait la regretter ; si jamais il s'en tirait, il en trouverait des millions d'autres après coup... encore fallait-il qu'il s'en tire vivant.

    De sa poche, il sorti trois couteaux de jets, de petites tailles, maniables mais avec une pénétration assez faible. C'était la seule arme à distance que Daix maîtrisait réellement et il comptait bien s'en servir enfin. Il visa le soldat qui se trouvait au centre, le plus en retrait et, dans un mouvement brusque, rapide et énergique, lui lança l'arme. Il atteint sa cible à la cuisse. Le deuxième couteau l'atteint une seconde plus tard en pleine poitrine ; le troisième rata sa tête de peu mais c'était suffisant pour le clouer sur place, surement pas mort - grâce a son amure lourde - mais sérieusement blessé.

    Déjà, les deux autres tiraient chacun un carreau dans sa directement. Daix entendit le sifflement mortel lui frôler l'épaule mais aucun ne l'atteint. En vérité, l'assassin avait déjà disparu. D'un bond, il s'était mis hors de portée de la vision des deux hommes, replongé dans le noir. Ils ne quittèrent pas leur poste. L'un d'entre eux rechargea son arbalète en vue d'une prochaine attaque. Daix passa soudain à l'attaque, bondissant des ténèbres et se précipita dessus. La vitesse de l'attaque et sa violence, prirent totalement au dépourvu les deux soldats. L'assassin asséna un violent coup de dague à l’arbalétrier et continua son mouvement ample en se retournant pour parer l'épée de son autre adversaire.
    Face à deux combattant, il pouvait l'emporter, à force de feintes et de ruses ; d'autant plus que l'un d'entre eux était à présent grièvement blessé au bras, incapable de manier correctement son épée. En revanche, l'autre était parfaitement valide et se battait avec une adresse rare. Un soldat d'élite pour sûr. Il en finit rapidement avec le blessé, trop hésitant, trop maladroit pour vraiment représenter un danger. Daix écopa néanmoins d'une belle blessure au flanc sans gravité pour avoir tourner le dos à son autre ennemi trop longtemps. Il se retourna avec un grognement et recula pour se mettre hors de portée. Les deux adversaires se tournaient autour, comme deux lions prêts à s'affronter. L'assassin avait la sensation que son ennemi voyait aussi bien dans le noir que lui. Après tout ce temps passé plongés dedans, les yeux les moins expérimentés finissaient par s'accoutumer.

    Soudain, il passa à l'attaque avec une rapidité que le Loup n'aura pas crut possible. Il ne s'en tira de justesse qu'avec un pas sur le côté. Impossible de lui laisser l'avantage, il fallait attaquer. Daix lui répondit avec une rapidité égale et une violence libérée. Il multiplia ses coups extrêmement rapides sans lui laisser une demi-seconde de répit. Il se déchaîna littéralement sur lui, laissant même échapper un cri de guerre qui ne lui était pas coutumier. Son agressivité n'avait d'égale que la concentration de son adversaire, qui parait coup sur coup ; Daix ne pouvait lui laisser l'occasion d'attaquer. Il sentait peu à peu sa parade faiblir ; mais ses coups faiblissaient également. Quand il sentit le point de rupture proche, l'assassin se recula d'un coup et ne bougea plus pendant une seconde. Une seconde que son adversaire mit a profit pour l'attaquer. Mais son coup fut plus lent à cause de la fatigue, beaucoup moins puissant. Daix n'eut qu'à faire un pas sur le côté et sa dague ne tarda pas à trancher à moitié la main de l'assaillant. Le cri qui en résultat irrita Daix ; il le fit taire en le plantant entre les deux yeux. Deux fois, histoire d'être sûr que jamais plus il ne crierait. Plus une troisième fois, pour la blessure au flanc.

    Ainsi, son troisième adversaire succomba. Les deux autres avaient succombé à leurs blessures, finalement. Dommage : quoi de plus jouissif qu'achever un homme ?  

    Les combat continuait toujours. Son propre combat n'avait pas duré bien longtemps, mais Daix avait du mal à s'en rendre compte. Cela semblait toujours durer une éternité. Alors qu'un assassinat, c'était rapide et discret. Peut-être y avait-il encore de quoi satisfaire sa faim là bas...
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Ryad Assad
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Mer 13 Nov 2013 - 1:00

Sous la ville orientale de Vieille-Tombe, dans les catacombes où reposaient les vétérans de nombreuses guerres, dont les restes anonymes subissaient les affres du temps et des éléments, alors que les vivants vaquaient à leurs occupations, un combat d'une importance capitale était en train de se jouer. Il opposait d'un côté les troupes de l'Ordre menées par Boros, et de l'autre, la compagnie du Comte Skaline, qui ignorait encore où elle avait mis les pieds. La salve tirée par les défenseurs avait atteint ses cibles avec une efficacité fort relative, et le chef des séides de la Couronne de Fer n'avait cessé de hurler depuis lors, beuglant contre l'incompétence des hommes qu'on lui avait fourni. Ses harangues et ses réprimandes claquaient dans l'air, résonnaient contre les parois rocheuses, reprises en écho comme un millier de voix désincarnées, déformées par le temps. Il était facile de comprendre pourquoi les habitants du coin croyaient que le lieu était maudit. Le moindre murmure semblait être repris par les âmes damnées des morts.

Alors que tous avaient déchargé leurs arbalètes, un corps à corps d'une rare violence s'était engagé, sans que nul ne se décidât à rester en retrait. Learamn du Rohan, jeune et valeureux chevalier, se trouvait désormais opposé à un redoutable adversaire. Son visage enténébré était paré d'un sourire suffisant, qui trahissait sa grande confiance en lui. Soit cet homme était très bon, et il fallait s'en méfier, soit il était incroyablement vaniteux, auquel cas il serait facile d'exploiter cette faiblesse pour le vaincre. Mais au regard de la qualité des combattants, et de l'intensité des duels, il paraissait évident que sous-estimer son adversaire revenait à lui donner la victoire. Le guerrier de l'Ordre, massif et puissant, portait une épée longue et un bouclier épais qu'il semblait manier l'un comme l'autre avec une étonnante dextérité. Son bras était fort, à n'en pas douter, et chacun de ses coups serait aussi difficile à bloquer que lorsqu'un homme frappait à deux mains.

Avec un hurlement de rage, il s'élança droit vers le rohirrim, et le percuta de tout son poids. Son bouclier dressé, il repoussa le jeune cavalier du Rohan, avant de lui envoyer un magistral coup de pied en plein torse. Le souffle coupé, des étoiles dansant devant les yeux, Learamn se retrouva au sol, sur le dos, au milieu de la cohue. L'homme, qui ne l'avait pas perdu de vue, fit tourner son épée dans sa main, et attendit que son adversaire se fut relevé, avant de charger à nouveau. Ses pas semblaient résonner dans la petite caverne, et il ressemblait à s'y méprendre à un taureau furieux... à ceci près qu'en lieu et place de ses cornes, il tenait une épée acérée. Au moment fatidique, il brandit son arme et frappa de haut en bas, en visant soigneusement la tête de son adversaire. Il était certain que si son coup portait, les assaillants perdraient l'un des leurs aujourd'hui...


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Dès le début de l'assaut, malheureusement, les carreaux avaient eu le malheur de toucher les assaillants, et d'en jeter plusieurs à terre. Thorseld faisait partie de ceux-là. Il avait voulu affronter l'ennemi en première ligne, et son impétuosité, ainsi que son ardeur à vouloir aller à la bataille, avaient joué contre lui. Il avait été parmi les premiers à tomber. Le trait s'était fiché violemment dans son flanc, ressortant de l'autre côté. Le coup était incroyablement rude, et il s'était retrouvé au sol, incapable de respirer, comme si l'air avait été évacué de la pièce par une quelconque magie. Toutefois, il était un guerrier, et il ne pouvait pas rester au sol, inutile et faible, alors que ses compagnons étaient en train de risquer leur vie. Il savait au fond de lui que son chemin s'arrêtait ici. S'il ne mourait pas de ce trait, il était au moins évident qu'il ne pourrait pas continuer plus avant. Mais s'il devait périr ou rester derrière, ce ne serait pas sans emporter avec lui les responsables de ces méfaits.

Ignorant la douleur qui le cisaillait, il empoigna son épée, et se rua dans la mêlée avec une combativité renouvelée, motivée par son désespoir. Dès le premier duel, il fit montre de tout son talent, et submergea son adversaire sous la férocité de ses assauts. Il se battait comme un lion, décidément. Sa lame, avide de sang, trouva rapidement une faille dans la garde de son opposant, et elle se faufila sous son bras, allant mordre directement son cœur qui cessa de battre. L'homme s'effondra, mort. Thorseld s'écroula à ses côtés. Il avait tout donné dans ce combat, et il sentait ses forces faiblir. Il essaya de se relever, mais un combattant qu'il ne parvint pas à identifier le bouscula involontairement, et il chuta pour ne plus se relever. Désormais, il devait se concentrer sur une chose... survivre.


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Au milieu du carnage, ferraillant comme un démon libéré de ses chaînes, Erco avançait de manière implacable. Il paraissait absorbé par sa tâche, mais il semblait en tirer un plaisir certain. Il se retrouvait dans son élément, et faisait ce qu'il savait faire de mieux : vaincre. Ses coups ne tuaient pas toujours, mais il progressait inlassablement, repoussant ses adversaires, les forçant à reculer devant sa détermination et sa hargne. Toutefois, ses compagnons d'armes étaient en difficulté, et il se retrouva bientôt isolé, esseulé, piégé au milieu de quatre hommes qui lui tournaient autour, tels des hyènes encerclant une proie menaçante. Les guerriers de l'Ordre, qui au départ avaient cru pouvoir s'opposer à lui de face, avaient désormais compris qu'il était plus prudent de tenter de l'éliminer par derrière. Ce n'était pas la méthode la plus honorable, mais la plupart de ces combattants avait été recruté parmi les mercenaires et les bandits de tous bords. L'honneur, ils n'en avaient cure. Cependant, leur entraînement au sein de l'Ordre leur avait donné une discipline et une cohésion suffisante pour se révéler dangereux, même pour un guerrier aussi redoutable que le Comte Skaline.

Le premier s'élança, lame au clair. Il frappa une fois, deux fois, puis recula vivement pour éviter une éventuelle riposte. Ce fut alors au tour du second de rentrer dans la danse. Derrière Erco Skaline, il s'élança comme pour le frapper d'estoc. Mais au moment fatidique, il changea la direction de son assaut, visant à la gorge, forçant son adversaire à parer. Avant que le Comte eût pu penser à une éventuelle contre-attaque, il avait déjà cédé la place à un autre de ses compagnons, qui attaqua de la même manière. La lame de ce dernier, un peu plus rapide que les autres, vint érafler la hanche du Comte. La blessure était superficielle, et elle ne l'handicaperait aucunement, mais le premier sang avait coulé, et l'avertissement était donné. Ils comptaient bien épuiser leur adversaire, et l'achever quand les réflexes de celui-ci auraient été suffisamment émoussés... ou peut-être avant, s'ils voyaient une ouverture décente pour attaquer. Leur proie devrait pendre un risque, si elle voulait se sortir de ce traquenard.


--- --- ---


Gebir évoluait au milieu de la mêlée avec un mélange paradoxal de grâce malaisée. Il était un fier chevalier de Dol Amroth, davantage habitué à combattre sur son fidèle destrier qu'à marcher aux côtés des hommes du rang, pour pourfendre l'adversaire. Sa lame n'en trouvait pas moins les gorges non protégées, et elle faisait couler le sang avec une précision mortelle. Toutefois, il était certain que le guerrier était dans une situation difficile. L'endroit était trop petit, il y avait trop de duels dans lesquels il était incapable de voir qui affrontait qui. Lui-même avait parfois un doute au moment d'engager des hommes seuls, se demandant s'il ne risquait pas de tuer par erreur un de ses compagnons. Il en vit un tomber devant lui, et tendit la main pour l'aider à se relever, tandis que de l'autre il tenait en respect le séide de l'Ordre.

A deux, ils en vinrent à bout rapidement, à force de passes complexes et d'assauts simultanés. Leurs lames plongèrent, l'une puis l'autre, dans la chair du guerrier qui s'effondra lourdement. Son corps rejoignit ceux de ses compagnons qui, en cette sanglante journée, étaient tombés pour défendre l'entrée du quartier général de l'Ordre. Gebir enjamba son corps, et chercha des yeux un nouvel adversaire. Il avisa alors la situation terrible dans laquelle se trouvait Erco. Le Comte, entouré par quatre hommes, cherchait tant bien que mal à se sortir du piège mortel dans lequel il était tombé. Le guerrier de Dol Amroth ne pouvait pas laisser son compagnon périr ainsi, et il s'élança sans attendre à son secours.

Il repoussa un premier opposant, en lui assénant un revers de sa main gantée qui l'envoya au sol immédiatement, puis continua sa route sans s'arrêter. Son adversaire le plus proche venait de rompre l'assaut, et sa diversion avait fort bien marché. Désormais, c'était un second ennemi qui menaçait Erco. Gebir pouvait donc tuer l'homme de l'Ordre, et rééquilibrer le combat à trois contre deux. Mais il avisa la situation de son œil d'expert. S'il tuait son adversaire direct, qui ne l'avait pas encore vu, le troisième homme allait abattre Erco, c'était certain. Son timing était parfait, et le Comte, malgré son expérience, ne parviendrait pas à se retourner assez vite. Au mépris de toute logique, Gebir ignora l'homme le plus proche de lui, et fonça sans attendre s'interposer entre la lame acérée et sa cible.

L'épée courte lui plongea profondément dans l'épaule droite, lui tirant un cri de douleur terrible. Mais il serra les dents bien vite, et dégaina un poignard qui pendait à sa ceinture. De sa main libre, la gauche, il plongea l'arme dans le ventre de son ennemi, encore et encore, jusqu'à ce que ses hurlements s'interrompissent, et jusqu'à ce qu'il allât s'écrouler sur le sol aux côtés des autres. Gebir roula sur le sol à ses côtés, le souffle court. Il avait fait ce qu'il pouvait pour Erco. Maintenant, à lui de s'en sortir. Mais à un contre trois, ses chances de survivre venaient de remonter considérablement.


--- --- ---


Le cri poussé par la pauvre victime de Daix avait attiré l'attention d'un soldat de l'Ordre. Quelque peu chahuté par l'assaut du Comte Skaline, il avait reculé vivement devant une de ses passes particulièrement violente. Cela lui avait permis d'ouvrir ses sens à tout ce qui se passait autour de lui, et il entendit le hurlement brusquement interrompu d'un de ses compagnons. Un hurlement qui venait de derrière lui. En se retournant pour observer à travers l'obscurité, il avisa une silhouette, qui se déplaçait de manière très discrète, et qui paraissait essayer de surprendre d'autres soldats de l'Ordre, en les éliminant par derrière, de manière sournoise. Le sbire de la Couronne de Fer, quelque peu maladroit quant à la façon de faire, se jeta sur Daix en criant à pleins poumons. Cela lui fournit probablement la diversion suffisante pour éviter d'être embroché immédiatement, car il rompit la distance en quelques secondes, et percuta de toutes ses forces l'intrus. Les deux hommes roulèrent au sol, et leurs armes respectives s'échappèrent de leurs mains. Daix se cogna l'arrière du crâne sur une pierre, tandis que son opposant s'ouvrait le front. Un filet de sang commença à couler le long de sa joue, gouttant sur l'assassin.

Les deux hommes roulèrent l'un sur l'autre, puis ce fut le guerrier de l'Ordre qui prit le dessus. Il leva le poing, et cogna à l'aveugle. Son premier coup fut bloqué, le second fut dévié, avant que le troisième n'atteignît la mâchoire de l'assassin, lui éclatant la lèvre au passage. Profitant de la déconcentration de l'intrus, il plaça son coude sur sa gorge, et appuya de toutes ses forces afin de faire suffoquer celui-ci. Il pesait lourd, le bougre, et bientôt Daix commencerait à sentir ses forces l'abandonner. S'il voulait s'en sortir, c'était le moment ou jamais.


--- --- ---


Pendant ce temps, le combat continuait à faire rage, toujours plus sanglant et violent. Boros, menait ses combattants de la voix et du geste, leur montrant l'exemple. Il n'était pas un bretteur immensément talentueux, mais il compensait cela par une roublardise à la hauteur de sa réputation. Il se retrouva bientôt face à Amadeo, un autre guerrier du Rohan. Les deux hommes se tournèrent autour pendant un instant, avant d'engager les hostilités. Ils frappaient tous deux sans se retenir, et les étincelles qui s'envolaient à chaque choc entre leurs armes témoignaient de la puissance qu'ils mettaient dans leurs coups. Toutefois, il ne faisait pas de toute que le semi-elfe était le meilleur des deux. Il était plus jeune, plus vif, et sans doute plus doué tout simplement. Mais il avait en face de lui un homme totalement imprévisible, et de fait extrêmement dangereux.

Boros, déséquilibré mentalement par une consommation abusive des drogues du Rhûn, semblait insensible à la peur. Il attaquait avec la ferme intention de tuer Amadeo, écumant de rage, baragouinant des insultes et des jurons incompréhensibles, transformés en borborygmes gutturaux qui ne pouvaient qu'inquiéter. Il marmonnait des choses qui n'avaient pas de sens, de toute façon, et se motivait lui-même en grognant de manière inintelligible. Ainsi, même lorsque le semi-elfe tentait une riposte, il ne pouvait jamais aller au bout de son mouvement, car jamais Boros n'arrêtait le sien pour tenter la moindre parade. Soit il gagnait, soit les deux mouraient, mais il paraissait impossible qu'il pérît. Alors, Amadeo tenta une passe particulièrement compliquée. Il enveloppa la lame du Gondorien, et tenta de le désarmer. Mais celui-ci referma la main sur la lame, pourtant tranchante, du lieutenant du Rohan, et lui asséna un violent coup de tête en plein visage. Par chance, le nez du guerrier ne fut pas brisé, mais Boros en profita pour lui planter sa lame dans la cuisse.

- Malédiction ! Rugit-il en postillonnant.

Il avait visé le flanc. Le semi-elfe, cruellement blessé, chuta lourdement sur le sol, portant immédiatement la main à la plaie qui béait et qui déversait un flot de sang. Malheureusement pour lui, il ne pourrait pas continuer le combat. Boros voulut l'achever, mais un autre intrus se dressa face à lui, désireux de protéger son camarade. Qu'il en soit ainsi. Ils périraient tous, de toute manière...


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Erco Skaline
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Mer 13 Nov 2013 - 21:12
Tout combat était une prise de risque, et quel risque... Celui de mourir, et pourtant il y en avait toujours. Toujours des gens prêt à perdre la chose la plus importante qu'ils ont; leur vie; pour avoir plus de pouvoir. Car oui tout combat est lié au pouvoir, même si souvent chaque camps parle de liberté. Gagner c'est asseoir sa personne comme un vainqueur comme une personne plus forte que les autres. Point barre. Tuer pour gagner en réputation. Vaincre pour être craint et respecter. Tout bon guerrier se doit d'avoir compris cela. Craindre est une source de respect. C'était le fonctionnement de l'Ordre. Toutes ces pies étaient prêt à mourir sans la moindre peur et à obéir à l'Orchâl car ils craignaient bien moins la mort que cet Orchâl. Qu'avait-il de si effrayant pour que des bandits de secondes zone qui vendraient leurs mères pour vivre se changent en guerrier sans peur et prenant tous les risques pour un organisme commandé par un inconnu.... Comment était-ce possible? Un conditionnement philosophique sans faille sans aucun doute qui s'était déjà vu par le passé. Une promesse de pouvoir aussi devait motiver ces troupes car de ce qu'en avait vu Erco les plus doués gardaient vite et obtenaient vite des hommes à envoyer au casse-pipe. En tous cas encore une fois le Comte Skaline pouvait admirer la "foie" de ces soldats de la mort qui se battaient dans ce noir sans la moindre peur. Juste leur présence en ce lieu prouvait que ce n'était pas, ou plus, de ces petits criminels peureux et trempant dans des combines à la petite semaine. Rien que pour cela il ne les prenait pas à la légère.

Erco n'avait jamais eut peur de noir, mais dans ces catacombes, il ne se sentait pas à l'aise. C'était pas son élément, le sien à la base c'était les champs de batailles. Deux armées s'affrontent sans pitié sur un terrain relativement plat. Même si cela se transformait en massacre, au moins tu le voyais de tes yeux. Là c'était aussi un massacre à plus petite échelle certes, mais on ne voyait rien. Des hommes mourraient, bon ou mauvais, mais on ne voyait rien de leur visage. C'était comme tué un fantôme. Un coup d'épée et un inconnu quittait la Terre du Milieu. C'était simple mais vraiment pas apprécier par le chevalier qu'était Erco. Enfin "chevalier", il se demandait s'il n'avait pas quitté cette route depuis quelques temps. Il se mettait à penser comme ces fidèles de l'Ordre, a toujours essayé d'anticiper leurs actions. Qu'est-ce que ferait l'Ordre dans cette situation? Jusqu'ou ira-t-il? Et jusqu'ou, lui, Erco sera prêt à aller. Aujourd'hui dans ces catacombes, il le savait. Il avait perdu son âme de chevalier, en partie en tout cas. Il s'était avoué, et cela avait été dur, qu'il ferait n'importe quoi pour abattre cette Ordre, et cela le mettait sur le même piédestal que ceux qu'il combattait. Mais il fallait de ces hommes qui sont prêt à sacrifier leurs principes pour une bonne cause. Erco en faisait partie et il en prenait compte totalement dans cette petite pièce caverneuse et sombre ou se déroulait l'un des combats les plus important de cette décennie.

Il abattit son épée une nouvelle fois. Rapide et tueuse. La lame perça l'épaulière de la pie qui poussa un cris strident. Erco n'esquissa aucun sourire, même si au final il se trouvait dans son élément. La chose dans laquelle il était bon en ce moment même. Il adorait les mêlées et se sentait à l'aise comme un poisson dans l'eau à frapper et tuer. Il acheva ce duel d'un coup de bouclier qui envoyé valser son adversaire mort ou incapable de continuer le combat. Peu importait au Comte. Son seul but était d'avancer. Avancer pour vaincre, avancer pour tuer, avancer pour sauver son ami, avancer pour en finir avec cet Ordre.

Et il avança trop vite. Il se retrouva alors très vite encerclé par quatre pies plus vicieux que les autres, et aussi malins par la même occasion. Si Erco avait déjà du se battre face à quatre adversaires, jamais encore il n'avait du faire cette exploit dans le noir. S'il tient plutôt bien les premières attaques alternées de ses ennemis, au bout d'un moment plus que court il sentit une lame froide fendre son flanc. Ce picotement réveilla ses nerfs et l'information remonta en un éclair jusqu'à son cerveau qui lui fit lâcher un petit cris rauque ou douleur et surprise se mêlaient.

Le premier sang.

Erco devait se concentrer, et ne cessait de tourner un coup à droite, puis à gauche pour parer, mais à chaque fois il devait oublier toutes attaques pour faire volte face et arrêter un autre coup. Il se démenait comme un forcené pour ne pas se faire tuer. Le souffle court il sentait ses forces diminués. Non il ne pouvait pas mourir juste maintenant. Avancer. Il tenta d'avancer mais fut vite repoussé au milieu du cercle. Aucune des pies n'allaient laisser le meneur d'échapper alors que le pièce était refermée autour de lui.

Ce fut Gebir, ce vieux compagnon, qui sauva Erco. Le rohirrim était totalement perdu et déboussolé par ses changements d'adversaire et qu'il commençait à perdre le fil et à n'agir que à la dernière seconde parant de justesse des frappes classiques. Gebir arriva à ce moment là et se jeta devant une lame destinée au dos du Comte. Le chevalier de Dol Amroth prit l'épée au milieu de l'épaule droite. Le cris fit se retourner Erco qui reconnu vaguement la silhouette de son vieil ami.

-Gebiiiir...

Ce fut le seul mot qui sortit de sa bouche. Erco ne baissa même pas les yeux lorsque son compagnon s'écroula entrainant un de ces adversaire avec lui. C'était la loi de la guerre, et s'il voulait survivre il devait rester attentif. Ce fut ainsi que le rohirrim se détourna des deux corps pour parer un nouveau coup. Mais cette fois il attaque en contre partie et fit reculer l'autre avant de se tourner vers les deux autres. Son regard avait repris un peu de sa lucidité et re-agissait de nouveau avec logique et précision. Il avait retrouvé son sourire et ce fut lui qui attaqua les deux autres sans se rendre compte que le troisième était à présent au prise avec Daix, l'homme de l'ombre.

Erco se retrouvait à affronter deux adversaires. Une situation plus que acceptable. Des coups s'échangèrent. Droite. Gauche. Droite. Droite. Gauche. Curon s'éleva et bloquait une lame, alors que Amdir faisait jaillir des étincelles en raclant l'épée d'une pie. Ces maigres petits points de lumière permis à Erco de saisir quelques traits de son adversaire le plus proche. Un visage plus que normal. Une barbe de quelques jours et une peau basané. Ce fut ce qu'il crut voir durant un bref instant. Etait-ce son esprit qui construisait un visage ou l'avait réellement vu?

Le coup d'après fut décisif. Amdir trancha la tête avec une facilité hallucinante. Un cour geyser de sang faillit et Erco se tourna alors vers son dernier adversaire dans l'espoir qu'aucun ne le reprenne à revers. Il cria alors pour rallier ses troupes et voir qui répondait à l'appel:

-Alarthor?... Gnow?... Eradan?.... Learman?... Qui est encore là?...

L'avantage quand on se bat en plein jour c'est qu'on voit qui reste. Ici, Erco n'avait aucune idée de qui restait. Il pouvait très bien se retrouver le seul survivant d'un coup. Il devait faire l'état de ses hommes. Même si au final, il savait très bien qu'il irait jusqu'au bout et que fuir n'était même pas envisageable. Il vaincrait ou mourrait ici, et tous ses compagnons l'avaient très bien compris.

Il entendit vaguement les réponses entre les crissements des lames et les cris rauques et bestiales des combattants. En plus tous les bruits résonnaient entre les murs de la caverne. C'était un brouhaha déstabilisant ou La réponse de Gnow lui revint au moment même, ou il enfonça sa lame après un coup de bouclier porté au torse qui permit à la pointe d'Amdir de passer la garde de son adversaire. La pointe acérée s'enfonça directement sous le coeur et sectionna un artère principale. Pour en terminer de manière sur, Erco aggrava la blessure d'un coup de poignet plutôt vicieux que tous ivrognes maitrise. C'était affreusement douloureux que de se faire perforer le thorax, mais si l'on tourne encore l'épée à l'intérieur cela crée une mort certaine.

Erco se retrouva alors seul et respira un grand coup. Court répit mais plus que bienvenu après ce combat qui l'avait épuisé et fait monter son adrénaline à son apogée. Il aperçu vite une pie lui tournant le dos faisant face à Eradan, sans attendre le Comte fit quelques pas et traça un large tronçon rougeâtre dans le dos du fanatique qui s'écroula lâchant un râle de surprise. Le rohirrim sourit alors au visage du descendant de Faramir qui lui faisait alors face.

-Achevons promptement tous ces chiens, mon ami!!!
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Learamn
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Dim 24 Nov 2013 - 12:18
L'adversaire qui affrontait Learamn était beaucoup plus puissant que le jeune homme et ce dernier le comprit dès qu'il se retrouva au sol , allongé sur le dos et le souffle coupé suite à un magistral coup de pied qu'il avait reçu en pleine poitrine. Sonné Learamn se fit violence pour se relever , rester au sol était synonyme d'une mort assurée , haletant il raffermit sa prise sur son épée et fit face à son adversaire , celui-ci faisait dangereusement tournoyer son arme avant de l'abattre en direction de la tête du jeune capitaine , l'épée fit siffler l'air et allait à une vitesse effarante et Learamn ne fut sauvé d'une mort certaine que grâce à un mouvement réflexe. Il fit un bon en arrière juste à temps mais il trébucha sur quelque chose et se retrouva à nouveau au sol , son adversaire , furieux que son coup n'ait pas atteint sa cible , s'avançait à nouveau vers Learamn , déjà totalement essoufflé . Le jeune homme n'avait presque plus d'énergie , ses membres engourdis et fatigués à cause de son long et glacial voyage le faisaient atrocement souffrir , son souffle saccadé le gênait également .Déjà il voyait la mort venir le chercher , déjà il voyait l'espoir s'éteindre et fermant les yeux il attendit le choc , il attendit la sentence finale . C'est alors que dans la tumulte il entendit un homme criait son nom , cet homme , il le savait , c'était le Comte Skaline , il ralliait les hommes qui lui restaient , il les savaient en mauvaise posture mais ne pouvait lâcher l'affaire , l'enjeu était trop important. L'enjeu était même immense , tous les espoirs du Comte reposaient sur les épaules de ses hommes , tous les espoirs du maréchal Mortensen reposaient sur les épaules de la compagnie , tous les espoirs du monde reposaient sur la réussite de leur mission et lui , jeune homme ayant eu le privilège d'être choisi pour cette mission capitale allait abandonner ? Il allait baisser les bras maintenant , si près du but? Non c'était impensable. Il rouvrit alors les yeux animés par un nouvel espoir , par un nouveau souffle. Il savait que son adversaire se rapprochait de lui et quand il fut assez proche pour donner le coup final Learman fit taire tous ces membres souffrants , puisa dans ses dernières ressources et asséna tout en se relevant un puissant coup de tibia dans l'entrejambe de son ennemi , celui ci gronda et proféra une injure dans une langue inconnue et baissa momentanément sa garde , il n'en fallait pas plus pour le rohirrim qui tel un fauve sortit sa dague et bondit sur son adversaire. Il planta son arme sous le menton de son adversaire et ne la retira que quand il vit la vie quitter son corps .
Learman répondit alors à l'appel du Comte


-Je suis là!



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Daix
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Lun 25 Nov 2013 - 20:39

    Une gorge tranchée, deux gorges tranchées... l'assassin ne comptait plus les victimes qui mourraient silencieusement sous sa lame. Il attaquait ses ennemis par derrière quand ils cessaient pendant un instant de combattre, puis il s'envolait vers un autre soldat, ne laissant derrière lui qu'un cadavre. La bataille s'était sensiblement rapprochée de sa propre zone de chasse, preuve que ses compagnons avançaient. Il entendit Erco crier pour encourager sa troupe et il le savait plus très loin.

    Il repéra un soldat de la Couronne de Fer proche de lui, en plein combat. Il semblait avoir le dessus, mais il suffisait à Daix d'attendre le moment idéal pour intervenir. S'il venait jamais. Quand enfin il perçut l'instant tant attendu, il entendit soudain un cri de guerre peu commun et le monde lui tomba alors dessus. Sans comprendre pourquoi, il tomba en arrière, renversé par une masse de feraillle  bien plus lourde que lui. Il hurta le sol violemment et un liquide, qu'il identifia sans mal, lui coula dans la nuque. Sa tête le brulait d'une telle force qu'il eut du mal à ouvrir les yeux. La douleur l'empêchait même de réfléchir et il ne pensa pas une seule seconde à se relever.

    Le monde autour de lui tournait. Le sol sur lequel il était maintenant mediocrement allongé n'était pas stable, lui donnant une fière à le faire vomir ; mais il n'en eut pas l'occasion. A peine était-il tombé que déjà la masse l'attaquait. L'homme en face de lui était si massif et si déchainé que Daix fut soudain envahit de terreur. Ce n'était plus un homme, c'était un monstre qui se jetait sur lui, un fantôme revenu d'entre les ombres pour s'attaquer à lui. Ce n'était plus seulement son cauchemar, c'était sa réalité. Et dans sa tête, les tambours battaient si forts qu'il n'entendant plus qu'eux.

    Le monstre le frappa, une, deux fois. Au début, Daix risposta, mais que pouvait-il faire contre sa peur ? elle ne cesserait de l'assaillir. Même sa dague, sa fidéle ami, l'avait abandonnée. Le goût du sang envahit sa bouche et il ne savait où il avait le plus mal. Il n'eut de toute façon pas le temps de faire le tour de ses douleurs : la pression qui s'excercait sur sa gorge les dépassait toutes. Le fantôme l'étranglait, de toute sa masse. Le poid de toute sa traitrise et sa lâcheté passé lui retombait dessus.

    - N'ai-je donc pas déjà rattrapé mes fautes ?

    Et à la voix dans sa tête de répondre: " L'ensemble de ta vie est une faute, assassin." Les tambours martelèrent chacun de ces mots. Toutes ses forces s'échappaient doucement, mais les tambours, eux, batteront jusqu'à sa mort. Il ouvrit alors les yeux, malgré la douleur de voir le monde s'écrouler autour de lui. Il souhaitait contemplait l'image du fantôme qui le tuerait. Un assassin comme lui. C'était à la fois un homme et une femme, enfant et vieillard. Il était beau, tout en étant moche. C'était ses victimes, ses proches. C'était sa mère, son père, son premier amour. Son dernier. C'était ce soldat de la couronne de Fer, c'était celui qu'il avait égorgé, c'était celui qui l'avait mit à terre ; c'était Erco, c'était Montaron. C'était ses amis abandonnés.  Peu importe. C'était Daix face à sa mort.
    Et quand ce fut lui, il fut alors prit d'une rage folle. Il fallait détruire cet homme, qui avait lui-même tant détruit. Il ne devait plus vivre ; il n'en était même pas capable. Daix, c'était le nom même de la mort, le nom qu'elle avait choisit quand elle avait oublié le sien propre. Ce visage sadique, froid, il fallait le démolir. Personne ne pouvait plus supporter sa vue, et lui le premier. Il ne resterait pas là à rien faire alors que son pire adversaire l'étranglait ; alors qu'il s'étranglait.

    Il monta si violemment son genou qu'il vient se fracasser sur l'entrejambe de son adversaire. Il entendit un crac et son agresseur poussa un cri. Il ne lâcha néanmoins pas prise. Un, deux, trois coups au même endroit vint finalement au bout de son emprise. La violence des coups étaient telles qu'il s'était surement félé le genou contre l'armure de son adversaire. La rage de Daix, enfin libéré, se décupla alors ; il fut prit de la même frénésie que dans le bois, quelques jours plus tôt. Mais cette fois, c'était contre lui-même qu'il se battait, contre ce fantôme qui possédait son visage, qui le représentait tout entier.

    - Les fantômes peuvent-ils mourir ?

    Et la réponse fut oui. L'assassin roula sur le côté, attrapa un couteau tombé non loin d'eux et rampa vers le fantôme, qui se tordait par terre en hurlant de douleur. Il lui planta le couteau dans la partie sensible ; une fois, pour fracasser l'armure ; deux fois, trois fois, quatre fois, mille fois peut-être. A la fin, il ne restait plus rien que du sang et de la chair décomposé.

    Pour la deuxième fois en trop peu de temps, Daix céda à sa pulsion de mort la plus violente et la plus destructice. Et pour la deuxième fois, il regarda sa victime.

    Des yeux sans vies le regardaient aussi ; mais ne n'était plus les siens. L'inconnu qui avait faillit le tuer n'était pas lui, n'était personne. Juste une victime de plus.
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Forlong
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- -: Dunadan d'Arnor
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Jeu 28 Nov 2013 - 0:12
HRP Excusez moi pour le manque d'accents, mon ordi est en panne et le clavier francais n'est pas disponible sur celui que j'utilise HRP



Ils s'attendaient a affronter des dangers terribles dans les couloirs du bastion de l'Ordre, mais la volée de carreaux fut néanmoins une surprise totale. Les cris des blessés retentirent, les lames se croiserent alors que les sbires de l'Ordre leurs chargerent dessus. Eradan sentait son coeur battre a une vitesse incroyable, la transpiration froide et glissante sur ses mains. Ce guerrier, vétéran de nombreuses batailles, était terrifié par l'idée du combat dans le noir. Il se rappelait de cette escarmouche nocturne des années plus-tot. Le chaos, la panique, et le désespoir lorsqu'il s'apercut qu'il avait accidentellement infligé une blessure grave a un de ses freres d'armes. Il s'en souvenait comme si c'était hier...

Il se reprit en main. Sa survie, et celle de ses compagnons, peut etre meme le sort de la Terre du Milieu, dépendaient de lui. Le descendant de Faramir combattit de maniere défensive, utilisant son bouclier rond de cuir et d'acier pour se protéger, et infligeant des coups puissants de son épée longue sans nom lorsqu'il arrivait a identifier la tenue noire et blanche de ses adversaires.

La présence du Comte le rassura lorsqu'il reconnut sa silhouette caractéristique en face de lui. Malgré la situation difficile, les Passeurs prenaient le dessus dans cette escarmouche.

Eradan entendit la voix rauque d'un homme qu'il ne connaissait pas crier un ordre: 'Repli, bande de cafards! Repli!'

L'instinct de survie de Boros avait pris le dessus. Il n'avait jamais été un héros. Brutalement efficace, il savait quand il valait mieux courir, et n'éprouvait aucune honte a le faire. Le desert etait rempli des os des héros. Les bruits des épées cesserent peu a peu. Des bruits de pas s'eloignant rapidement resonnaient dans le couloir, mais les aventuriers étaient aveugles.

Le grincement d'acier contre une pierre se fit entendre, et une etincelle dansa devant leurs yeux, donnant naissance a une petite flamme. Mandor, le chevalier joyeux a la posture d'un ours, avait réussi a allumer une torche. Mais son sourire habituel disparut de ses levres lorsqu'il regarda autour de lui. Les corps gisaient le sol du couloir...certains vetus de noir et de blanc, d'autres non. Il y avait plusieurs blessés...Son regard se porta sur deux silhouettes; une adossée contre le mur, l'autre agenouillée en face. Celui adossé au mur etait Angus, le jeune chevalier blond et fougueux. Un carreau s'était figé dans son oeil, le tuant sur place. Il devait etre l'un des premiers a tomber...la mort l'attendait derriere la porte secrete de la forteresse de la Couronne de Fer. Son cousin, Arwin, sanglotait doucement. Il avait défendu le corps de son compagnon, et plusieurs Pies mortes gisaient autour de lui. Il se releva a présent, les yeux aveuglés par les lames et par le brouillard pourpre d'une rage berserque. Prenant l'épée de son cousin en main, il s'élanca sans réfléchir dans le couloir que la torche de Mandor leur avait devoilé.

Ils n'avaient pas d'autre choix que de le suivre...Ceux qui étaient incapables de combattre et d'avancer rapidement devaient rester ici.

Les guerriers finirent par ratrapper Arwin a un croisement. Le jeune chevalier regardait les deux couloirs, fievreux, ne sachant lequel prendre. Eradan regarda le Comte Skaline, et suggéra:

-Il me semble que le couloir de gauche est plus large et plus entretenu. Il y a des grandes chances que ces laches l'ont pris pour s'enfuir. Mais qui sait quel chemin mene au coeur de la forteresse...je suivrai ce couloir avec mes hommes et Hector, si cela vous convient Erco. J'espere vous retrouver bientot.


Il serra l'avant bras du Comte en un salut de guerrier, la détermination brillant dans ses yeux. Deja deux de ses compagnons les plus fideles avaient peri dans cette mission...il était trop tard pour reculer.

***

Erco, Learamn et Daix avancaient a présent dans le couloir étroit menant, ils l'espéraient du moins, vers le coeur de la nécropole. Apres quelques minutes ou quelques heures, qui sait, ils sentirent un courant d'air froid sur leurs visages. Le couloir s'elargissait a présent, s'ouvrant sur une caverne dont les extremités étaient plongées dans le noir le plus total. Learamn sentit quelque chose couper la peau de ses doigts lorsqu'il chercha appui dans le noir. L'obsidienne. Les murs de la caverne etaient en obsidienne polie, refletant, deformant et multipliant leurs silhouettes et la lumiere de leur torche. Des etranges stalagmytes d'obsidienne jonchaient le sol, tranchants comme des poignards.

C'est a ce moment la qu'ils l'entendirent...un cri inhumain qui perca l'air froid, retentissant dans la caverne. Une ombre plus noire que les autres apparut parmi eux avec une vitesse incroyable. La torche tomba par terre, et n'allait pas tarder a s'eteindre si quelqu'un ne la soulevait pas. Une silhouette encapuchonnée poussa Learamn et Erco sur le coté, tel un animal sauvage ayant choisi sa proie. Daix sentit une lame courte s'enfoncer dans sa cuisse, alors que des poignards, non...des griffes, lui ouvrirent la joue. S'il pensait que l'escarmouche contre les Pies était un cauchemar, il découvrait a présent un scénario bien plus sombre... Aussitot cette attaque terminée, la créature disparut a nouveau dans l'obscurité. Elle semblait leur tourner autour, mais le jeu d'ombres et de reflexions causé par l'obsidienne ne leur permettait pas de la localiser avec sureté. Le cri retentit a nouveau alors que la bete sauta sur eux...



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Erco Skaline
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Mar 3 Déc 2013 - 21:44
Il y a de ces pièges qui vous surprenne et vous mettes mal à l'aise. Comme le laisse présumé le mot "piège" on ne s'y attend rarement, car autrement ce ne serait pas un piège. Il y en a différentes sortes, la plus connue de tous les guerriers étant l'escarmouche. Erco en avait vu des milliers, de ces combats piégés dans une pièce, col, caverne, pris sur un pont ou en tenaille par un ennemi supérieure. Il en avait orchestré bien d'autre sans la moindre pitié. Mais là le piège qui se refermait sur eux était d'une toute autre sorte. Pas d'ennemi en grand nombre, pas d'attaque de pies. C'était bien pire. Une attaque surprise, mais totalement incompréhensible. Pas d'ennemi hormis une ombre. Etait-ce la magie? Etait-ce encore un de ces tours de cette Ordre? Quelle autre tour leur avait-il encore préparé?

Erco se sentit poussé et se retrouva plaqué contre l'une des parois de la caverne, il vit son reflet déformé dans l'obsidien. Avait-il vraiment cette tête? Il se voyait fatigué, las, exténué même, les traces de sang donnait un côté tragique à son portrait. Le vieux guerrier se retrouve face à sa propre tête et en est surpris. Pourquoi l'était-il? N'avait-il pas passé tous ces derniers jours à mal dormir, à manger sur le pouce, à chevaucher sans cesse, il y a même pas dix minutes il en était à ce demander s'il allait survivre, sans parler de tous ces dernières minutes qui avaient été un cauchemars d'incertitude et d'attente d'un ennemi. Mais là il revoyait sa définition d'un cauchemars. Il ne voyait pas d'ennemi, et ne l'avait que rapidement sentit heurter son épaule. Il aurait pu croire à une bourrasque de vent plus forte que les autres, mais à peine s'était-il remis sur ses pieds, Amdir en main, il remarqua que Daix saignait de la cuisse et de du sang coulait de sa joue droite.

Il y avait bien quelque chose...

Quoi?

Erco n'en avait aucune idée, mais il était clair que ses amis attendaient sur lui. C'était lui me chef après tous. Il devait agir. Analyser la situation. Elle était bien pourrie, mais pas d'ennemi hormis une ombre qui se reflétait contre les parois et se mélangeaient avec leur propre ombre. Un calvaire. Il se mit alors à crier sans même s'en rendre compte:

-Dos à dos!!!

Le cri retentit et résonna un court instant. Erco savait que la chose allait encore attaquer et sans doute de la même manière de précédemment. Comment tuer ce qu'on ne voit pas? Alors prit dans ses réflexions sordides et tortueuses, il entrevit l'ombre. Sans plus attendre il donna un large coup de taille avec Amdir espérant faucher leur mystérieux adversaire, en faisant cela il s'était alors décalé de façon à ne montrer que son profil et laissant une ouverture dans le cercle du trio.

La lame ne rencontra que de l'air, ou elle traversa l'ombre. Erco ne réussit pas à le savoir, mais son coup se montra inefficace. Une force le poussa dans le dos, comme une chose s'apparentant à une main s'était posé sur son épaule. Des pointes cisaillèrent sa peau. Il fut éjecté encore une fois contre la parois. Il sentit son front heurter l'obsidienne . Légèrement sonné il se remettait debout regardant ses compagnons. Ils étaient encore là et semblaient intacte. Avait-il été le seul à se faire blesser? Il n'en était pas sûr, la lumière de la torche baissait gentiment.

-Learamn, la torche!!! Daix c'est toi le spécialiste de l'ombre, une idée???

Comment faire pour tuer une ombre? A première vu c'est impossible. Son rationalisme de guerrier lui disait que tuer une chose de non-physique était impossible, mais là il n'y avait rien de rationnelle. Dans les basfonds de ce monde, ces lieux reculés ou plus personne va, il y a toujours des choses étranges qui défie ce que l'on croie. Il le savait, il l'avait déjà vécu, mais c'était il y a longtemps, et il avait eut l'aide de Mithrandir pour comprendre ce qui se passait. Serais-ce encore une illusion? Possible, mais pourtant les blessures qu'il sentait étaient bien réelles, et le sang coulant sur le menton de Daix aussi.

Un cris. Encore un. La prochaine vague allait arriver. Sur qui? Learman? Daix? Ou encore sur lui?

Il put sentir son dos frissonner, et la peur monté d'un cran dans son estomac. Contraction devenu dérangeante et qui lui donnait envie de courir loin d'ici. Mais il n'en fit rien. Toujours faire face. Il ne pouvait plus reculer. Attendre et agir, c'était sa seul solution dans l'immédiat.
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Learamn
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Dim 8 Déc 2013 - 18:44
Le combat avait certes été court mais il avait également était intense et sanglant . La retraite de leurs mystérieux agresseurs avait grandement soulagé Learamnqui delà , après seulement quelques minutes de combat , se sentait exténué et à bout de souffle . La fatigue accumulée et les diverses blessures n'arrangeait effectivement rien à sa condition physique , du côté des aventuriers le bilan était sans appel un mort et plusieurs blessés . C'était Angus qui était courageusement tombé , son cadavre reposait contre le mur , un carreau d'arbalète l'avait atteint , il était mort sur le coup. Thorseld, le lion de l'Isen semblait sérieusement blessé , Amadeo s'en sortait un peu mieux mais était légèrement touché. Learamn , à part quelques égratignures et hématomes n'avait rien à déplorer . Il avit eu de la chance , lui sûrement le moins expérimenté du groupe. Mandor parvint à allumer une torche et les hommes de l'expédition se remirent à partir de l'avant. Ils avancèrent ainsi tous ensemble pendant quelque minutes craignant à chaque instant qu'on ne les prenne à nouveau par surprise. Mais cette fois personne ne les agressa , il arrivèrent à un croisement , à cet endroit on pouvait prendre deux tunnels l'un était large et haut l'autre étroit et bas . Leurs agresseurs avaient sûrement optés pour le premier mais par mesure de sécurité il fut décidé que les deux tunnels devaient être empruntés. Ce fut donc Daix , Learamn et le Comte Skaline qui s'engouffrèrent dans le petit tunnel le reste du groupe prenant l'autre chemin. Avançant lentement dans l'obscurité Learamn ne voyait pas grand chose malgré la torche qu'il tenait en main . Ils progressèrent ainsi sans s'échanger un mot juste en marchant . Plus ils avançaient plus Learamn avait l'impression que les ténèbres devenaient de plus en plus envahissant voire palpables . Le pied du jeune cavalier buta alors contre une pierre et pour ne pas tomber il s'appuya contre le mur c'est alors qu'il sentit du sang couler depuis ses doigts qui s'étaient légèrement coupés, il examina le mur , il était en obsidienne , cette roche volcanique coupante et qui n'allait pas faciliter leur progression déjà laborieuse. En scrutant les alentours ils s'aperçurent que des nombreux stalagmites et stalactites d'obsidienne tranchants comme des poignars allaient leur rendre la tâche difficile. Mais ils n'était pas au bout de leur surprise. Retentit alors de l'obscurité un cri , pas un de ces cris de peurs ou de détresse humaine, non un cri glacial , aigüe et inhumain , le jeune capitaine tressaillit et alors une ombre encore plus sombre que les ténèbres fondit sur eux , Learamn se sentit projeté au sol et sous le coup de la surprise lâcha la torche qui tomba par terre . Un peu sonné Learamn se remit debout tant bien que mal et constata que contrairement à lui Daix avait été sérieusement touché en particulier à la cuisse . Mais qu'est ce que c'était? Avait-il rêvé e, voyant cette sombre silouhette maléfique ? Pourtant Daix avait bien été blessé par quelqu'un...ou quelque chose.
-C'était quoi ça? fit il à l'adresse de ses compagnons.
Mais personne ne put répondre au jeune homme inquiet car l'ombre surgit à nouveau et pris cette fois pour cible Erco qui malgré sa tentative de défense se retrouva lui aussi touché. Learamn réagit alors promptement aux ordres du Comte , il ramassa rapidement la torche et se positionna dos à dos avec ses compagnons. Il tenait la torche devant lui mais cela se révélait inefficace tant les ténèbres tel un trou noir absorbaient les lumière du feu. Learamn raffermit sa prise sur son épée ,il sentit la peur lui glaçait le sang et la tension dans ses muscles , ils faisaient face à quelque chose qu'ils ne connaissaient pas ils faisaient face à l'inconnu. Comment fallait-il s'y prendre pour combattre l'inconnu?



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Daix
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Lun 23 Déc 2013 - 22:08
    Jamais Daix ne s'était trouvé dans un endroit aussi sombre. Le couloir aux murs d’obsidienne semblait avaler la faible lumière de la torche ; l'effet était saisissant et effrayant. En réalité, elle était presque inutile ici. On ne voyait pas à trois mètres et la vision particulièrement acérée de l'assassin ne l'aidait plus. Dans ces ténèbres, ils n'avaient d'autre choix que d'avancer, toujours, sans se retourner, au risque de se perdre. Il ne devait pas perdre l'objectif de vue, c'était primordial ; et plus ils avançaient, plus les ténèbres les envahissaient. Il finirait par les engloutir, Daix en était persuadé. Ce n'était que logique après tout : en vivant dans l'ombre, il ne pouvait mourir que par elle.

    En vérité, Daix se serait crut en plein cauchemar si les douleurs éparses dans son corps ne le ramenait pas si brusquement à la réalité à chacun de ses pas. Son adrénaline n'était néanmoins pas totalement retombée, il se sentait encore capable de se battre. Mais viendrait le moment du repos, et il avait la sensation que ce repos-là serait son dernier. Son agressivité l'empêchait de sombrer définitivement, lui procurant une détermination sans faille. Mais jusqu'à quand ? Jusqu'à quand pourra-t-il vaincre et ignorer la souffrance, alors qu'elle faisait déjà hurler son corps ? Son âme survivrait à son enveloppe charnel... si ce couloir ne le menait pas directement vers la folie la plus totale. Il faut dire que, sur ce chemin, il avait déjà parcouru une bonne route.

    Un vent glacial vint soudain caresser son visage, suivit d'un cri sorti tout droit de ses pires cauchemars. « Ça y est, les ombres m'attaquent, elles viennent enfin pour moi, me punir de tout, d'absolument tout ». Il ne croyait pas si bien dire. Ce fut littéralement une ombre, les ténèbres devenu un être presque physique, qui l'attaqua lui, d'une manière totalement inattendue. A toutes ses douleurs virent s'ajouter une brûlure à la cuisse, puis au visage. Deux entailles qu'il estima rapidement comme étant secondaires.

    La chose voulait assurément jouer avec ses nerfs. Mais il n'en pouvait plus des démons qui l'assaillaient constamment. Il n'en pouvait plus des ombres, de la mort, des fantômes. Laquelle de ses victimes c'était, cette ombre là ? Il n'en pouvait plus. Il voulait crier, s'aperçut qu'il en était incapable. Il était également incapable d'entendre ce que disait ses deux compagnons. Tout ce qu'il voulait, c'était se débarrasser de ce cauchemar. Il devait s'en débarrasser, pour le bien de ses frères d'armes, c'était pour lui qu'elle était là, pour lui seul, c'était sa faute !
    Plus que jamais, il devait faire preuve de volonté, de pas défaillir. Ne pas céder une nouvelle fois à la folie. Cette fois-ci, l'ombre n'avait pas de visage, cette ombre n'était personne... et pourtant elle les attaquait. Comment fait-on pour tuer un cauchemar ? Il ferma les yeux.

    Une seule seconde. Une seule toute petite seconde. Autour de lui, ses compagnons s'agitaient. Mais Daix, lui, savait qu'on ne tuait pas les ombres avec de l'acier. On ne tue pas l'ombre. La lumière... la lumière n'était pas leur alliée. La lumière ne faisait que lui donner vie. Comme il n'y a pas de bien sans mal, il n'y a pas d'ombre sans lumière. Et comment fait-on pour tuer un cauchemar ? Cette question a-t-elle seulement une réponse ?

    Et quand il ouvrit les yeux, il sut. On ne tue pas un cauchemar... on le fuit, comme il l'avait toujours fait. De toute façon, on ne peut lui échapper, alors autant fuir. Un sourire incongrue fit alors son apparition sur ses lèvres. Peut être allait-il condamner ses compagnons, et il souriait. La folie avait quelque chose d'enivrant.

    - Learamn, la torche, donne moi cette putain de torche avant que cette chose revienne.

    Il s'exécuta et Daix s'aperçut qu'ils lui faisaient confiance. Comme s'il possédait des compétences spéciales et inconnues pouvant les sauver. Une partie de lui avait envie de leur crier :« Ne m'écoutez pas, je suis fou et vous êtes mort ! ».
    Une partie trop faible néanmoins.

    -Ne vous posez aucune question, faites simplement ce que je vous dis. Dès que la torche sera éteinte, courez, ne vous retournez pas. Il nous faut atteindre le bout de ce tunnel.

    Que venait-il de dire... mais déjà, il jeta la torche à terre et écraser la flammèche avec sa botte et le noir total fut.

    -Courez, souffla-t-il.

    Et ils coururent, tout droit, sans savoir si la chose était encore seulement là. Par chance, le sol n'était pas trop accidenté... pour l'instant. « Je suis désolé les gars. »
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Forlong
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Dim 5 Jan 2014 - 2:30
La peur. La créature la sentait dans l'odeur de la transpiration sous les tuniques et les cottes de maille, elle l'entendait dans leurs respirations accélérées. C'était le cas de la plupart de ses proies...mais la bête se méfiait des lames acérées tenues par les mains glissantes des hommes. Les souvenirs d'une autre épée, brûlante comme une flamme bleue dans la nuit parmi les sables étaient encore vifs...

Elle..ou il? Ces termes n'évoquaient rien pour l'ombre, ils avaient perdu leur sens il y a longtemps. Ses lèvres déformées ne sauraient même plus formuler ces mots. Son ouïe sensible détectait facilement les paroles de ses adversaires, mais pas la langue qu'ils utilisaient.

Tuer. Tuer les intrus...par soif de sang? Par vengeance? Par colère? Ou par l'ordre d'un maître...? Quelle importance, le sang allait couler sur la roche noire. Les hommes avaient pénétré dans son sanctuaire. Un sanctuaire qui était en réalité une cage d'obsidienne, qu'un sortilège empêchait l'ombre de quitter.

La fuite soudaine des Passeurs eut comme réponse un autre cri perçant et aigu qui les incita à accélérer encore...La chasse avait commencé.

La torche éteinte ne posait aucun souci à la créature. Elle vivait dans l'obscurité, l'ouïe et l'odorat lui suffisaient pour repérer ses proies, surtout avec tout le bruit qu'ils faisaient.

S'ils arrivaient à quitter la caverne d'obsidienne, l'ombre ne pourrait pas les suivre...mais le monstre ne comptait pas les laisser faire. Erco sentit soudainement un poids sur ses épaules; la créature avait sauté sur son dos, ses griffes sur son visage, se resserrant sur sa gorge. Il s'écroula lourdement, les pierres tranchantes écorchant ses mains et ses genoux. La créature qu'il avait sur lui était tout à fait tangible, et l'agrippait avec la force d'un animal sauvage.

Un souffle d'air froid heurta les visages recouverts de sueur de Daix et de Learamn. La sortie était proche. Allaient-ils continuer leur fuite, pour combattre un autre jour? Pour affronter un ennemi plus puissant, pour sauver la Terre du Milieu? Etait-ce la vraie raison? Ou juste une façon de justifier cette peur primitive que cette caverne avait réveillée en eux...Allaient ils courir vers l'inconnu..? Ou se retourner pour affronter leur cauchemar...



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Erco Skaline
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Dim 5 Jan 2014 - 21:15
Eteindre cette torche n'enchantait guère Erco, et franchement s'il avait réussi à empêché Daix de le faire, il l'aurait sans doute fait, mais il ne fut pas assez rapide. Le noir envahit une nouvelle fois cette caverne d'obsidienne, pour Erco l'air se rafraichi aussi d'un coup. Pas le temps de réfléchir. Même s'il ne voyait rien, et que la prudence lui disait d'attendre que ses pupilles se dilatent pour discerner ce qui l'entoure, il n'en fit rien. Ses pieds se soulevèrent et il commença à courir sur l'ordre de Daix. C'était parti. Eteindre cette torche c'était jouer quitte ou double. Le Chevalier serra de toute ses forces Amdir et se pencha en avant espérant de pas finir écraser contre un mur.

Juste courir! Juste prier! Juste avoir foi!

Est-ce que la fin du tunnel arrivait. Est-ce qu'ils allaient réussir? Erco espérait rien du tous, il n'osait pas. Il s'efforçait de ne pas céder trop promptement à la peur et à garde les idées clairs et sereine. Mais comme être serein dans cette situation? Comment? C'était impossible et il le savait. Serrant les dents et oubliant tous, Erco se contentait de courir aussi vite qu'il pouvait. Ne pas penser.

Enfouir sa peur au fond de son être!!!

Un poids. La chose lui sautait dessus. C'était énorme. C'était bien réel et le plan de Daix n'avait par marché. L'Ombre existait toujours. Il jura avant de verser en avant croulant sous la masse de la bête. Des griffes passèrent sur son visage et l'écorchèrent un peu. Il avait lâché Amdir pour amortir sa chute et il réagit sans attendre ignorant ses genoux ouvert au contacte de l'obsidienne. Relevé la tête espérant assommer la créature. Il heurta quelques choses, mais en échange il sentit l'étreinte des griffes sur sa gorge se raffermir. Il étouffait. Etais-ce comme ça qu'il allait mourir? Etrangler par une chose. Ou était ses amis? Daix? Learamn?  Devant lui. Il le savait et il entendait leur bruit de pas continuer en avant. Au fond de lui Erco crevait de peur. Il était à deux doigts de s'abandonner. Il commença à suffoquer tâtant le sol d'une main tremblante espérant trouver Amdir. Le contacte froid du pommeau fut comme un réveil. A travers le cuir de ses gants, il sentit la lune gravé dessus.

Amdir. En elfique cela voulait dire: Espoir. Il devait y croire.

Erco serra les dents et saisi son épée, s'il devait mourir autant le faire en combattant. Il donna un coup magistral en arrière avec son épée et cette fois il sentit la lame rencontré une matière molle. Un cris strident s'ensuivit. Il pu prendre une grande inspiration. Quel joie de respirer à nouveau librement. Avec l'air frais qui entrait dans ses poumons, il eut l'impression de revivre. A présent ses yeux étaient déjà plus habitués à la pénombre, il brassa l'air d'un coup circulaire espérant toucher la bête encore une fois... Ou était ses compagnons? Revenus pour combattre? Ou avaient-il laissé leur chef derrière?

Erco s'aidant de la parois commença à se remettre debout et le poids revint soudainement. Il se retrouva alors pousser contre le sol une nouvelle fois. Il cria instinctivement avant que son menton ne heurte le sol:

-A moi!!!

Dans un élan se lucidité, il ajouta tout en crachant du sang et donnant un coup aléatoire à la bête:

-Avancez!!!

Contradiction total! Perte de cohérence! C'est le début de la fin....
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Learamn
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Mar 7 Jan 2014 - 15:55
L’obscurité est une chose qui , comme son nom l’indique , est obscur . C’est dans les ténèbres que se cachent les plus grandes abominations de ce monde et c’est des ténèbres que ces abominations ressurgissent également. Learamn ne pensait plus qu’à une chose , avancer , toujours avancer , ne jamais se retourner . Depuis que Daix avait éteint leur seul source de lumière le jeune rohirrim avait perdu tout repère visuel  et faisait de son mieux pour courir tout en restant debout .  Il fallait mettre le plus de distance entre eux et cette chose. Mais la vitesse effarante avec laquelle elle avait fondu sur eux quelque minutes auparavant en disait long sur sa vitesse mais Learamn préférait ne pas y penser. C’est alors qu’il entendit un bruit de lutte étouffé suivit d’un cri , il reconnut la voix du Comte Skaline . Learamn s’arrête un instant dans sa course , pétrifié , la créature avait atteint leur chef . En plissant les yeux il reconnut la silhouette de Daix dans la pénombre à quelque mètres de lui . Un bruit de lutte parvint alors aux oreilles du jeune homme puis l’appel de détresse d’Erco résonna dans le sombre couloir  mais un ordre contradictoire suivit alors , il leur ordonnait d’avancer . Learamn resta sur place ne sachant que faire il observa un moment Daix tout en repensant à ce que leur avait dit le Comte avant le départ , à Aldburg il leur avait dit d’écouter ses ordres coûte que coûte et il leur avait demandé d’avancer cependant juste avant il avait appeler à l’aide .  Serrant le pommeau de son épée il dit à Daix

-Le Comte est notre chef , celui qui a le plus d’informations sur notre quête , le seul apte à nous diriger en situation critique , continuer sans lui relèverait de la folie . Sans cet homme jamais nous ne ferons ce pourquoi nous sommes partis!

Dégainant alors son épée il fit alors demi-tour et courut en direction du mais vite ses longues foulées rétrécirent et il ralentit progressivement comme si quelque chose le retenait de poursuivre son chemin vers cette créature. Il fut alors pris par l’envie irrésistible de rebrousser chemin et de faire demi tout , chaque fibre de son corps s’opposait à ce combat contre l’inconnu , son instinct lui disait que s’il s’engageait dans ce combat jamais il n’en ressortirait. Mais il avait continué à avancer très doucement et il était à quelque mètres des hostilités alors , il ne sut si c’était une hallucination ou la réalité , il crut voir la créature lever la tête et le dévisager. Alors il se mit à trembler comme jamais il n’avait trembler , son corps ne supportait plus la pression , la peur et la fatigue , ses jambes lasses  et engourdies du voyage cédèrent et le capitaine rohirrim tomba à genoux , toujours secoués par des tremblements l’obscurité lui rappela ses pires souvenirs . La nuit des lances noirs , la fois où enfant il avait failli  se faire tuer par des prédateur dans les prairies du Riddermark , la nuit après la bataille d’Aldburg où il avait dévisager pour une dernière fois ses amis sauvagement tués lors du combat. Toujours secoués par ces violents tremblements il releva la tête et se remit doucement debout sur ses jambes frêles , les yeux remplis de rage il cria alors


-Retournez d’où vous venez monstre !

Il leva alors son épée au-dessus de sa tête et courut en direction de la créature mais il ne finit jamais sa course . Epuisé et trop faible il s’écroula face contre terre sur le point de perdre connaissance.



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Daix
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Dim 12 Jan 2014 - 18:17
    Ça n'avait pas marché. Le plan de Daix avait lamentablement échoué. Il sentait et entendait, à défaut de voir, la bête qui les poursuivait. Toujours plus proche. Jamais ils n'attendraient le bout de ce tunnel. Sans lumière, il n'avait plus aucune chance de l'emporter sur la créature. Et c'était lui qui l'avait éteinte, consciemment, lui qui avait condamné ses compagnons. Mais il n'avait pas le temps s'en vouloir, pas maintenant. Ils devaient courir, comme jamais ils n'avaient couru, ou la sentence serait une mort terrible.

    Et Daix ne voulais pas mourir, pas encore. Sa blessures à la jambe l'élançait. N'y avait-il pas une forme de poisson sur les griffes de cette choses ? C'était fort probable. A mesure qu'il courrait, il sentait un million de petites aiguilles s'enfoncer de plus en plus profondément dans sa chair à vif. Même avec l'adrénaline, la douleur était intense. Peut-être ne tiendrait-il pas jusqu'à la fin. Peut être qu'il allait s'écrouler là, maintenant, et se laisser happer par les ombres, se faire dévorer par le monstre. Cela l’apaiserait. Il n'aurait plus mal... plus mal du tout... il trébucha une fois, se rattrapa de justesse, pour trébucher trois mètres plus loin. Oh, Daix ne voulait pas mourir, mais il avait si mal...

    Il se sentit flancher, mais un cri inattendu, derrière lui, le ramena brusquement à la lucidité. L'un de ses compagnons venait de se faire rattraper par la créature, et il se débattait contre une mort certaine. Devant eux, le couloir s'étirait encore, encore, encore mais... la créature était occupé maintenant. S'ils continuaient de courir, il pourrait peut être s'enfuir, arriver au bout ! A ses côtés, il reconnut Learamn. Il s'aperçut alors que ses yeux entraînés s'étaient enfin habitué à la pénombre. Dans la frénésie de la course, il n'avait pas prit en compte cette information. Pour un guerrier comme Erco ou Learamn, c'était une bonne chose, une aide non négligeable. Pour Daix, c'était sa vie, la clé de sa réussite. S'il n'y voyait certes pas aussi bien qu'en pleine journée, il voyait suffisant pour affronter un adversaire peu attentif.

    Mais là, il s'agissait d'affronter une créature des ténèbres, façonnée par l'ombre, ombre elle-même. Déjà, Learamn s'était lancé à l'attaque avec un cri de guerre désespéré. Il n'atteint jamais la bête. Et Daix resta là, immobile. Il regardait, comme un simple spectateur, le meurtre de celui qui lui avait sauvé la vie, celui qui lui avait donné la clé pour accomplir sa vengeance.

    Qu'attendait-il, bon dieu ?

    « J'ai attendu toute ma vie le bon moment pour mourir... »

    Il dégaina alors sa dague et l'air s'emplit d'une ambiance presque surnaturel. Ses yeux flamboyait d'une lueur meurtrière.

    « J'ai attendu toute ma vie le bon moment pour mourir. Je m'étais trompé. Le meilleur moyen de combattre ses cauchemars, ce n'est pas de les fuir. Il faut leur planter une lame dans le cœur et les écouter mourir lentement ».

    Le Loup s'avance dans la nuit, à la rencontre de son ennemi le plus ultime. Il enjamba le corps de Learamn.
    Il est encore temps de reculer. Pars, fuis, tu as le temps. « Si je recule, autant me planter ma propre lame dans mon cœur. Mes cauchemars sont mes traîtrises, mes lâchetés. Je suis la mort dans la nuit. »

    La bête étranglait Erco. Peut être ce dernier était-il déjà mort ; quoi qu'il en soit, il semblait lui aussi évanoui. Dans ce combat, le Loup serait solitaire. Il cueillit la créature à la tête, d'un coup de pied puissant qui lui fit lâcher sa prise. La douleur se manifesta de plus belle dans sa jambe mais il en avait cure. Ses chances de s'en sortir était si faible qu'il fallait tout donner dans ce combat.

    Il enchaîna rapidement d'un coup de dague qui vint lacérer la peau de la bête ; pas suffisant néanmoins. Elle se lança sur lui, de tout son poids, et le Loup l’accueillit en lui enfonçant sa lame profondément dans sa chair. Il s'en tint quitte pour une profonde griffure au visage. Le sang suintait déjà sur sa joue et il cracha au pied de la bête.

    -Je ne te laisserais pas emporter mon âme en enfer, saleté.

    Et à son tour, il fonça sur la créature, prêt à en finir.
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Forlong
Tribun Militaire d'Arnor
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Rôle : Vieux loup au service du Royaume du Nord

~ GRIMOIRE ~
- -: Dunadan d'Arnor
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- -:

Mer 15 Jan 2014 - 1:32
Les convulsions de sa victime qui essayait sans succès de se libérer étaient délicieuses...il y a quelques instants encore la créature ressentait une haine et déception sans liimites en se rendant compte qu'au moins une partie de ses proies allait réussir à s'échapper. Mais lorsqu'elle sauta sur le dos du chevalier, la soif de sang chassa toute autre pensée de son esprit obscur.

Soudainement, la bête lâcha un cri de choc et de douleur; le coup aveugle mais désespéré du Comte transperça la cape noire déchirée qui recouvrait son corps amaigri, et déchira la peau qui n'avait pas vu de soleil depuis des années. Le sang coula sur les côtes de la créature...

Bien sûr, les animaux se défendaient toujours le plus vaillamment lorsqu'ils sentaient le toucher froid de la mort...l'ombre connaissait ce phénomène, les rats qui s'aventuraient parfois dans le dédale d'obsidienne faisaient preuve d'une force et violence surprenante...juste avant qu'elle ne brise leurs petits cous. Cependant ses victimes habituelles ne mordaient pas aussi fort que le Passeur des Etoiles. La créature avait connu qu'un seul prédateur qui l'avait fait fuir, une flamme bleue aveuglante, mais ce n'était pas ici. Ici, dans son royaume obscur, dans sa prison d'obsidienne, personne ne pouvait l'égaler.

Ainsi, l'effet de surprise permit à Erco de gagner quelques précieuses secondes et faire quelques pas en direction de la sortie avant que la bête ne le rattrape à nouveau avec un sifflement menaçant. Elle ne comprenait pas les cris du Comte, étaient-ce des prières ou des malédictions? Quelle importance...cette fois, il n'allait pas fuir. Son deuxième coup n'eut pas le même effet que le précédent, la bête le tenait en une emprise d'acier. L'odeur métallique du sang l'excitait...elle attrapa violemment les cheveux du Comte, et heurta sa tête contre le sol de la caverne, lui faisant perdre connaissance...

Mais...ces cris, ces pas qui s'approchaient plutôt que s'éloigner. Les deux hommes revenaient. La créature était à la fois frustrée qu'on l'interrompe dans son festin, et satisfaite car elle allait bientôt pouvoir tuer à nouveau. Pourquoi ses proies revenaient-elles? Elle ne le comprenait pas, mais n'y accordait aucune importance.

Le premier assaillant s'écroula par terre, incapable de continuer sa charge. Certains rats mourraient sans raison apparente en s'aventurant dans la caverne. L'obsidienne semblait aspirer la lumière, l'air...l'espoir et l'énergie vitale. Les griffes de la créature se resserrèrent à nouveau sur la gorge d'Erco, qui à présent n'offrait plus aucune résistance. Les griffes...elles n'étaient pas induites d'un poison, mais recouvertes de sang à moitié séché, de morceaux de chair et de peau...assez pour causer une infection grave. C'était un phénomène commun dans la nature. Sauf que les proies de la bête survivaient rarement suffisamment longtemps pour ressentir les effets de l'infection...et l'ombre n'était pas une oeuvre de la nature.

Le coup de pied de Daix la prit complètement par surprise. Elle s'écroula en arrière, et s'élança sur le nouvel adversaire avant de reprendre entièrement contrôle de ses sens, ce qui lui coûta une autre blessure douloureuse. La griffure violente et aveugle lui permit de s'éloigner de cet ennemi dangereux, se cacher dans l'ombre...mais celle-ci n'était plus son alliée, car l'assassin lui aussi arrivait à présent à distinguer les silhouettes dans l'obscurité.

La rapidité était un atout pour Daix. Un atout d'assassin, qui lui permettait de tuer des adversaires souvent plus forts que lui. Mais cet avantage perdait tout son sens lorsqu'il se retrouvait face à une créature aussi rapide qu'un animal sauvage...Lorsqu'il chargea sur la bête, celle-ci contre-attaqua, plus rapide qu'une vipère. Le Passeur sentit des griffes se resserrer sur son poignet, et tordre son bras vers l'arrière violemment, le faisant lâcher sa dague. Il fut projeté en arrière avec une force surhumaine, et heurta la paroi de la caverne avec son dos. L'impact lui coupa le souffle, et fut tellement violent que sa tête vola en arrière, se cognant contre le mur.

Il put encore entendre un cri de triomphe strident multiplié par les échos...



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Learamn
Capitaine de la Garde du Roi du Rohan
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Rôle : Capitaine du Rohan

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain
- -: 25 ans
- -:

Mer 22 Jan 2014 - 18:41
Tout était sombre , tout était ténèbres. Les trois aventuriers semblaient voir leur quête inachevée toucher à sa fin. L'inconnu les attaquait or comment s'opposer à l'inconnu?
Faiblement Learamn leva sa tête tremblante , il ne voyait plus rien , un filet de sang coulait de son nez fragilisé lors de la bataille d'Aldburg et les bruits et les cris qu'il entendait lui semblaient bien lointains . Des nombres défilaient devant lui , des images dansaient au-dessus de lui , des souvenirs hantaient son esprit.
Une créature noire et inconnue qui semait la terreur ... Un voile noir... Des paysages désolés et ravagés par le froid ... Un voile noir ... Une fuite de nuit ... Un voile noir ... Une bagarre dans une maison de joie ... Un voile noir...Des tas de cadavres humains ou nains ... Un voile noir... Une infirmerie obsolète accueillant des blessés en état critique ...Un voile noir ... Une chargé désespérée ...Un voile noir ... Un jeune guerrier aux longs cheveux noirs , les yeux pleins d'assurance ... Un voile noir ... Une sanglante bataille fratricide dans la neige ... Un voile noir ... Un sombre conseil de guerre ... Un voile noir ... Une compagnie de nains armés jusqu'aux dents ... Un voile noir ... Le corps d'une jeune femme gisant dans une cellule ... Un voile noir ... La violente arrestation de cette même jeune femme... Un voile noir ... Un intriguant compagnon accompagné de deux chiens ... Un voile noir ...Un officier blond peu commode ... Un voile noir ... Un groupe de réfugiés errant dans les prairies ... Un voile noir... Un magnifique étalon blanc ... Un voile noir... Des cris devant le château d'or ... Un voile noir ... Des portes marquées d'un rond ... Un voile noir... Des lances déchirant la nuit... Un voile noir ... Un premier entraînement ... Un voile noire... Une signature pour s'engager ... Un voiel noir... Un petit et paisible village... Un voile noir ... Une père , une mère ,des frères, une soeur ... Un voile noir ... Une jeune fille aux longs cheveux bruns et au visage délicat ... Un voile noire ... Des jeux d'enfants ... Un voile noir puis le Noir. Learamn ne vit plus rien , ne se souvint plus de rien.
Il sombra dans l'inconscience la plus totale.



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Erco Skaline
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Age : 24
Rôle : Seigneur d'Esgaroth

~ GRIMOIRE ~
- -: Rohirrim, descendant d'Eaden
- -: 31 ans
- -:

Mer 22 Jan 2014 - 21:53
C'était à la fin. Il ne semblait n'y avoir aucune fuite possible et encore moins une possibilité de vaincre. Tous étaient au tapis le sang suintant de leur bouche. Le goût était amer ou se mêlait celui de la peur. Ils allaient mourir, c'était une chose sûr à présent. Aucun n'avait réussi à la tuer, ou même à la blesser suffisamment pour la faire fuir. Erco était dans le monde des nuages, ou des cauchemars plutôt, bien que inconscient dans sa tête ses pensées allaient entièrement à son échec. Si prêt du but, il se sentait partir et n'avait plus la force de lutter. Il s'était rendu compte du retour de ses deux compagnons pour le sauver et les maudissait pour cela. Ils auraient du continuer!!! Le Comte aurait donné sa vie sans hésiter pour permettre à ces hommes de réussir ou lui avait échoué. Il se jugeait sacrifiable pour donner plus de chance à la réussite de leur mission. Là leur mort n'allaient rien n'aider, rien n'améliorer juste donner de la viande fraîche à une bête horrible sortie d'un mauvais rêve de l'Orchal.

Il cligna des yeux alors que Daix était envoyé contre le mur. Elle avait gagné, ils avaient perdu. C'était le risque dans tous combat. Au moins il avait fait tous ce qu'il avait pu faire. Il s'abandonna dans son inconscience.

La bête resserrait ses longs doigts griffus sur le poignet de l'assassin et l'envoya volé une nouvelle fois contre le mur opposé cette fois. L'homme alla s'aplatir contre comme un chiffon et tomba à genou sur le sol dur d'obsidienne...

Elle s'approchait de lui sans se presser, elle se savait gagnante. Elle n'avait plus aucune raison de laisser sortir son côté animal. Elle devait bien avouer qu'elle n'avait pas rencontrer des adversaires aussi combattifs depuis longtemps. La plupart se laissait terrasser par la peur au bout de quelques secondes, et mourrait en se faisaient dessus....

Tellement préoccupée par sa soif de viande fraîche, elle n'entendit pas deux hommes arrivés par derrière. Ils avaient entendu le combat se dérouler au loin, et avaient donc redoublé de précaution dans leur avancée. Gnow et Alarthor avaient pris garde à habituer leur yeux au noir, de telle sorte qu'ils pouvaient entrevoir la silhouette de la bête. Et c'était plus que suffisant pour l'arnorien. Son arbalète à répétition était chargé et arrivé à quelques mètres il lâcha ses carreaux à la suite. Trois pour être précis, à cette distance, il ne pouvait pas la louper. Tous firent mouche, mais seul le premier atteint réelle sa cible: le thorax. Les deux autres ne causèrent par de grand dommage, l'animal ayant retrouvé toute sa vivacité suite au premier impacts. Ce fut Alarthor qui prit le relais en chargeant épée en main.

Son épée s'abattit traçant un sillage sur le bras de la bête, mais il sentit en retour une griffe racler son armure et dut reculer alors que Gnow prenait l'autre côté en criant:

-Je l'occupe un moment!

Ce fut le signal pour que le chevalier lâche son duel contre la bête et se précipite vers son capitaine:

-Erco, Erco!!!

Il le secoua plusieurs fois, allant jusqu'à lui donner une baffe pour qu'il reprenne confiance, il n'avait que quelques minutes de libre, après il devait aller aider Gnow à combattre la bête.

Le Comte cligna des deux et les ouvrit au final. Dans ses yeux, Alarthor pouvait lire que son ancien maître revenait de loin. Il avait la bouche pâteuse et remplie de sang, et ses yeux reflétaient une certaine incohérence:

-Erco, continuez, on va le retenir!!! Allez debout!!!...Tu ne peux pas abandonner...

-Bah que... Je....


-Relève Learman et Daix, vous devez continuer!!! Maintenant!

C'était la première fois qu'il lui parlait ainsi. Les rôles semblaient s'être échangé. Mais quoiqu'il en soit le cerveau d'Erco était formé depuis des nombreuses années à agir sans réfléchir sur les ordres donnés. Et il réagit en fonction, sans trop d'interroger. Mécanisme militaire et de survie enclenchée, il se redressa tant bien que mal et regarda autour de lui. Là Alarthor lui dit quelques choses qu'il ne comprit pas, mais acquiesça et regarda son élève reprendre part au combat.

Le Comte Skaline devait agir vite, il n'avait pas le temps d'attendre que son cerveau reprenne possession de toute ses pensées. Il tâtonna sur son côté et saisit Amdir. Le contacte froid familier lui redonna du courage, et il se releva et courut ou tituba comme il put jusqu'à arriver vers le rohirrim allongé:

-Learamn!!! Debout!!!

Le secoua brutalement, et continua. C'étaient des mots militaires empreints d'autorités entendus et dits des milliers de fois:

-Soldat, on a notre mission à finir. Tu n'es pas encore mort!

Entrevoyant une réaction du jeune homme, Erco continua son chemin jusqu'au chevet de Daix. En cour de route il jeta un coup d'oeil à ses deux compagnons. Ils se démenaient avec la bête, mais semblaient gérer un minimum. Eux sauraient-ils vaincre ou trois hommes avaient échoué. En même temps, là c'était eux les chasseurs et pas l'inverse. Cela changeait toute la donne. Nouveau donneur, nouvelles cartes, tous étaient donc possible.

-Daix, ça va... Relève toi, et suit moi!!!

L'homme sembla grommeler quelque chose, mais le rohirrim n'en comprit pas un traitre mot. Il se contenta d'acquiescer et lâcha en aidant l'assassin à se relever:

-Ils s'en occupent!!!

Erco en tête, tirant ses deux compagnons blessés avec lui, commença à fuir ce lieu de cauchemars. Il espérait tellement de jamais avoir à repasser par ici. Aucune de ses pensées n'étaient orientée vers la chance que Gnow et Alarthor soient arrivés juste au moment ou tous son groupe perdait totalement pied et se mourrait. Il y avait des fois des choses à ne pas chercher à comprendre, juste en profiter. Les bruits de combats s'éloignèrent en même temps qu'il retrouvait toute sa tête. De son bras droite, il tenait Amdir dressé devant lui, et de l'autre il tenait fermement l'épaule de son compatriote rohirrim. Daix, lui, suivait et se retrouva bientôt devant. Il était clairement le plus lucide du trio...
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Daix
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Nombre de messages : 175
Age : 21
Localisation : Vieille-Tombe.
Rôle : Assassin

~ GRIMOIRE ~
- -: Humain
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Lun 27 Jan 2014 - 23:37
    A plusieurs reprises, Daix se sentit empoigné et projeté contre les murs en obsidienne qui vinrent lui écorcher la peau. Il savait, au moment où il avait commencé à se battre, qu'il avait déjà perdu. Cette créature était bien trop puissante pour lui, bien trop rapide. Il réussit à blesser la bête, une fois, deux fois, mais jamais plus. Jamais assez pour la mettre en danger. Trop souvent, sa dague fouettait l'air sans déchirer de chair. Et vint le moment fatidique où il se sentait doucement sombrer. Sa tête heurta une pierre et pendant quelques secondes, il se perdit dans les dédale d'un esprit en divagation.

    Quand il reprit connaissance, l'ombre se tenait devant lui, prêt à frapper. L'assassin se prépara pour le choc finale, l'apothéose de sa vie misérable. Nul doute que cette fin mettrait du temps à venir. Vaincu, il n'était rien de plus qu'une larve avec laquelle la créature pouvait jouer à volontiers. Elle ne devait pas avoir souvent l'occasion de telle distraction dans ce tunnel. La mort serait lente à venir ; mais après tout, il avait déjà attendu toute une vie. Il attendrait encore.

    Un carreau d'arbalète vint soudain briser cet instant magique, suivit d'un autre, puis d'un autre. Tous vinrent se figer avec un bruit mat dans le cœur de l'animal qui poussa une nouvelle fois son cri glaçant. De nouveau, Daix sombra. Il avait comme l'impression amer qu'on venait de lui voler sa mort. Cette dernière ne cesser de retarder leur rencontre. En même temps, les douleurs à sa jambe, ses bras et son crâne se firent plus intense que jamais. Il n'eut pas la force de crier sa peine et il s'écroula à terre, glissant sur le sol avec un gémissement de douleur. Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, cinq ans étaient passé. Ou peut être cinq secondes.

    Quoiqu'il en soit, il gisait toujours à terre. Les douleurs semblaient s'être légèrement atténués ; du moins, il se sentait capable de marcher. Mais il était victime d'une nouvelle agression : un homme lui hurlait dessus, dans un langage qui lui était inconnu. Il comprit que ce n'était qu'Erco, remit sur pied, qui l'encourageait à se lever.

    Un coup suffit pour comprendre qu'ils avaient l'occasion d'aller plus loin. Deux hommes combattaient la bête. Il suffisait à Erco, Daix et Learamn de profiter de la diversion. Avancer toujours plus... jusqu'au bout si possible. Si le tunnel ne recelait pas d'autre piège démoniaque. L'assassin oublia d'un coup la perte de sa propre mort. Si elle ne l'avait toujours pas prit, c'est que d'autre aventures l'attendait. Si celle-ci devait être la dernière, il devait la mener jusqu'au bout.

    Il se remit sur pied rapidement. Attrapant sa dague au passage, il suivit Erco dans les ténèbres. Ses deux compagnons étaient visiblement bien plus mal en point que lui ; il fallait pourtant accélérer le pas. Qui sait combien de temps pourraient tenir leur deux sauveurs ? Il prit les devants, en espérant comme ça encourager les autres à le suivre. Il s'aperçut bien vite que c'était inutile. S'ils atteignaient jamais la fin de ce tunnel, à quoi cela servirait-il ? Le Loup se tourna vers eux et leur dit d'une voix étonnement rauque.

    - Je suis désolé. Pour tout à l'heure. Éteindre la torche, mauvaise idée... c'est comme ça que je fais dans mes cauchemars. Maintenant on a plus le choix, on est presque arrivé à la fin de ce merdier. Vous en êtes capable ?
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