La reconquête ?

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Calion Palantir
Elnaith de la Maison du Roi - Premier Nez
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Calion Palantir

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La reconquête ? EmptyMer 25 Déc 2013 - 3:30
Des semaines de voyages s'étaient écoulées, peut-être même des mois. Le temps était passé longuement, les journées, encore courtes s'étaient écoulées avec lenteur. La deux centaine de soldats en provenance de Gar Thulion était resté la même depuis son départ. L'ordre et la discipline régnaient encore et les cohortes avançaient sans mal à travers les plaines du Rohan. Les troupes s'étaient retrouvées à l'orée de la forêt de Fangorn le temps d'une nuit. Les bruits venant des arbres n’effrayaient pas les Elfes qui parvenaient presque à comprendre les complaintes de ces êtres vivants. Le chemin avait été long, l'armée avait remonté les Monts Brumeux, sur le versant Ouest. Calion était le plus souvent en tête de l'armée, sur Aranwë, son cheval blanc. Des jours plus tard, l’Elnaith arriva avec l'armée devant les ruines d'Ost-in-Edhil. La cité était presque ensevelie sous la végétation mais le blanc de ses pierres la faisait resplendir. Elle était un reflet du passé, un passé glorieux et riche. Les hautes murailles tenaient encore fièrement en place. L’armée pénétra dans les ruines grâce au pont à moitié détruit puis accéda au sein de la cité par la porte principale faite de bois mais fracassée et envahie de mousse. Les fondations des deux tours blanches qui étaient aux extrémités de la porte étaient elles aussi recouvertes de mousse. L’armée inspecta lesdites ruines pendant quelques heures. Certains pourraient dire qu’il s’agit d’une perte de temps et qu’Imladris compte infiniment plus, mais Calion avait l’idée de faire d’Ost-in-Edhil une base avancée, un autre « refuge » comme il en existe ailleurs, mais pas un refuge dont il serait le chef, il voulait faire ce don aux Elfes, afin que de l’autre côté des Monts Brumeux, ils puissent s’y regrouper et y vivre Il n’était pas question d’en faire une nouvelle Imladris ou une nouvelle Gar Thulion, elle servirait de principale protection de la cité d’Elrond avec d’importantes garnisons. Aucune trace de belligérants adverses ne fut détectée dans l’enceinte de la cité détruite, cependant, des survivants du massacre d’Imladris s’étaient réfugiés ici, dans l’une des tours, celle qui semblait être la plus solide. L’armée se regroupa à ce qui semblait être le centre de la cité. Les soldats pouvaient constater que les Elfes d’antan étaient les maîtres incontestés de cette terre. L'Elnaith demanda alors l'établissement d'un camp de retraite, Calion préférait prévoir en cas de coup dur. L’armée rassemblée, Calion demanda aux survivants de rester dans la cité afin d'accueillir d'autres soldats, qu’ils soient perdus ou alors qu’ils reviennent des futurs combats, blessés. Tous les soldats se mirent au travail rapidement et commencèrent à monter des tentes, d’autres se mirent à chercher du bois afin de se chauffer mais aussi afin de consolider quelques défenses. En effet, la cité s’était constituée des remparts naturels grâce aux lierres et aux ronces qui entouraient la cité, aux arbres qui avaient poussés le long des remparts et même dans la cité, aux souches qui peuplaient les pavés, sans oublier la porte de la ville, éclatée et dont le bois était devenu tranchant comme un rasoir. Quelques temps plus tard, le camp était monté et l’armée put enfin réellement se reposer. L’Elnaith réunit dans sa tente, la magicienne, le capitaine Amnel, ainsi que d’autres capitaines : Othar et Farmidor. Il s’agissait des deux capitaines les plus aptes à contrôler des soldats ainsi que les plus rapides à réfléchir. Calion, debout, faisait les cents pas, les autres le regardaient et se demandaient à quoi réfléchissait l’Elnaith. Celui-ci s’arrêta et regarda chacun d’eux.

« Le destin de l’Eregion  et peut-être même de l’Eriador est entre nos mains. Nous ne savons pas quelles sont les ampleurs de ce conflit, peut-être ne sommes-nous qu’un grain de poussière et que cette guerre se joue à des fins plus internationales. J’ai entendu parler de troubles en Rohan il y a quelques temps sans pour autant connaître les raisons. Peut-être est-ce là la même faction qui a perturbé le royaume de Rohan. Qui parmi vous en sait quelques chose ? »

Les quatre Elfes se regardèrent et répondirent ensemble par un hochement de tête horizontal.

« Voyez comme notre « non-interventionnisme », notre capacité à nous faire oublier du monde nous a fait largement oublier que nous sommes les premiers enfants d’Eru et qu’en ce sens, nous devons protéger le monde dans lequel nous vivons. Certes le temps des Elfes est révolu, mais rien ne nous interdit de surveiller notre terre. Calion marqua une pause. Il baissa la tête et regarda ses pieds. Nous nous devons, non pas simplement reprendre Imladris, mais nous nous devons de montrer à tous les autres peuples que les Elfes, peu importe d’où ils viennent, sont toujours présent sur cette terre, et qu’ils la protègeront jusqu’à leur mort. »

Calion scrutait le sol qui était entre herbe et pavé blanc. Il releva la tête.

« Nous ne pouvons pas marcher sur Imladris avec si peu de soldats, nous le savons … Nous devons entamer une guérilla qui devra nous conduire par la suite et si possibilité il y a, vers une reconquête de notre cité. Nous nous emparerons des villages environnants le plus rapidement possible, nous devrons affaiblir les forces de nos ennemis afin de récupérer au plus vite les alentours d’Imladris et peut-être même Imladris elle-même. Je vous avoue que nous ne sommes pas encore arrivés mais nous devrons nous préparer. Les hommes devront être aptes à se battre dans des bois, il faudra engager toutes nos forces dans nos futurs combats. N’oublions pas qu’à la tête de cette armée il y a cet Elfe obscur et très puissant. Vous l’avez combattu, montrant Sighild de son index droit. Il y a aussi cet Homme, ce capitaine qui a eu le bras tranché, Voronwë, il me semble que vous avez croisé le fer contre lui. Il nous reste des jumeaux je crois ainsi que d’autres personnages de moindre importance mais ô combien redoutable. Vous devez savoir que tous nos ennemis sont d’incroyables guerriers, un seul d’entre eux peut faire basculer la bataille … »

« Comme l’un d’entre nous … » interrompit Othar.

« Tu as raison oui, je vous mets juste en garde sur la férocité de nos adversaires. Vous devez aussi savoir qu’ils useront de n’importe quel stratagème pour vous avoir, pour vous faire fléchir, pour vous tuer … Ne les laissez pas faire. Ne buvez pas leur paroles mais abattez-les, c’est la seule réponse que vous devez leur octroyer. »

La réunion se termina et chacun retourna sous sa tente ou avec ses hommes.

Le lendemain, aux aurores, Calion sortit de sa tente et ferma à cet instant sa ceinture à laquelle pendait Anglïr dans son fourreau. Les hommes se rassemblaient comme ils le pouvaient autour de lui, tout en évitant les souches, ou les blocs de pierre qui entravaient le chemin. Calion ne voulait pas faire un autre discours pour ses hommes, de peur d’être considéré non pas comme un homme d’arme comme il est devenu, mais un homme de lettre, comme il fut … Jadis. D’une voix claire, l’Elnaith dit.

« Soldats … En avant vers Imladris. »

L’armée se mit en route et laissa derrière elle des tentes ainsi que des provisions et un camp aux survivants du massacre qui avaient pour ordre de rester ici et de préparer un camp de retraite tout le jour et toute la nuit si nécessaire. Ceux-ci avaient commencé à barricader la porte principale avec des pierres ainsi que de solides branches et de légers troncs. Pendant ce temps, l’armée avançait rapidement vers sa destination, le village sous le protectorat d’Imladris le plus proche.
Quelques temps plus tard, les hommes arrivèrent à deux kilomètres du premier village. La deux centaine d’homme se sépara en cinq groupes. Le premier, dirigé par Calion, le deuxième par Sighild, le troisième par Voronwë, le quatrième par Othar et le quatrième et dernier par Farmidor. L’Elnaith ordonna à Farmidor d’envoyer une troupe d’éclaireur. Ceux-ci revinrent quelques temps plus tard avec comme bonne nouvelle un village occupé par peu de soldats mais soumis.

« Leur drapeau flotte au-dessus du plus haut bâtiment … » dit l’un des éclaireurs à l’Elnaith de la Maison du Roi.

Celui-ci misait sur l’effet de surprise.

« Farmidor, avec une partie de votre troupe, vous prendrez le village, le reste de l’armée encerclera le village mais nous serons trop loin de vous pour pouvoir vous aider rapidement. Vous vous devez d’être furtif, je vous fais confiance. Farmidor salua son supérieur et se retira. Ah attendez … Dernière chose : laissez leur drapeau flotter … Oui … Laissez-le.»

L’armée se mit à encercler le village à certains endroits tout en laissant des trous dans le cercle afin de tromper l’ennemi. Farmidor s’était approché au plus près d’un des soldats à l’armure blanche et noire. Il lui trancha la gorge en silence puis tira son corps et le déposa dans un fourré. La guerre pour la reconquête d’Imladris, la cité-refuge d’Elrond, fils d’Eärendil venait de reprendre. Un Elfe abattit d’une flèche dans la tête un autre de ces soldats. Farmidor se dit que c’était trop facile mais qu’ils étaient sur la bonne voie. Aucun habitant ne s’était rendu compte de l’attaque. Accompagné de cinq de ses hommes, Farmidor entra accroupi dans le bâtiment le plus important et il put constater qu’il était vide. La troupe de l’Elfe fit alors le tour de chaque maisonnée. La populace fut heureuse et rassurée d’avoir cette présence parmi eux. Seulement, Farmidor leur défendit de sortir, afin qu’ils ne puissent être surveillés, en espérant qu’aucun d’entre eux ne soit un espion. Le village venait d’être entièrement récupéré. Farmidor laissa une vingtaine de ses hommes dans ce village et aux alentours, dans les bois à l’orée de celui-ci et revint vers Calion qui avait rassemblé les groupes.

« Bravo Farmidor, c’est ce que je voulais ! Nous devons frapper au plus vite les autres villages en espérant qu’ils soient aussi mal défendus que le premier. En avant, dispersion. »

Les groupes se séparèrent et partirent chacun en direction du village dont ils avaient la charge de récupérer.


Dernière édition par Calion Palantir le Sam 28 Déc 2013 - 19:48, édité 1 fois
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Sven Fallenson
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Sven Fallenson

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La reconquête ? EmptyVen 27 Déc 2013 - 11:38
Sven Fallenson, l'ancien oiselier de Fondcombe, avait retrouvé une raison de vivre. Durant la chute de sa ville il avait été absent, retiré auprès de ses proches dans les terres sauvages du Rohan. C'est avec horreur qu'il avait appris l'odieuse nouvelle, et depuis il errait aux alentours de la ville, le plus discrètement possible. Le Rude Hiver se faisait cruellement sentir, il était impossible de bivouaquer trop sauvagement, et c'est pourquoi le Semi-Elfe s'était construit un campement rudimentaires dans des ruines situées sur une colline isolée mais disposant d'un bon point de vue. Il effectuait quotidiennement de longues patrouilles, durant lesquels il cherchait de la nourriture, des survivants, des informations... Il croisa quelquefois les serviteurs de la Couronne mais parvint sans peine à les éviter. Il était seul, et ne devait sa survie dans ces terres qu’au fait que les soldats ignoraient sa présence dans les environs.

Après quelques semaines, alors qu'il commençait doucement à désespérer, un changement se fit sentir. Les oiseaux du sud réapparaissaient dans les parages et il vit même, par un beau matin ensoleillé, un petit faucon chasser une énorme corneille. Peu de temps après, au cours d'une de ses patrouilles, il tomba sur les traces de l’armée elfe. Il les suivit avec grande prudence mais fut malgré tout repéré par les sentinelles postées aux entrées d’Ost-In-Edhil. Deux flèches vinrent se ficher dans le sol, juste devant sa monture rohirrim. Sa piteuse allure lui avait sans doute sauvé la vie : engoncé dans la capuche pointue de son vieux manteau de voyage, amaigri par ces semaines de maigre pitance, crasseux et fatigué, il ne présentait qu’une faible menace. Il trouva le regard des archers et dévoila son visage en se présentant :
« Je suis Sven Fallenson, l’ancien oiseleur de Fondcombe. Êtes-vous l’armée de secours qui vient reprendre notre ville ? »
Par chance, un des gardes était originaire de la ville et reconnut l’oiseleur. L’un d’entre eux le guida jusqu’à la place centrale où les soldats se rassemblaient. En tant que survivant, il aurait du participer à la défense du camp mais il portait des armes et, en ce moment critique, tout renfort était le bienvenu. Il fut placé dans le groupe du capitaine Othar. Le village qu’ils attaquaient était le plus distant d’Ost-In-Edhil, et ses qualités de fin connaisseur de la région y seraient plus utiles, surtout que l’Hiver avait modifié nombre de repères.

Le village offrit bien peu de résistance. Ils y parvinrent alors que la matinée n’était que faiblement avancée, et les quelques soldats qui le gardaient, à peine réveillés, se regroupaient autour d’un gros brasero avant de partir pour leur première patrouille du jour. Quelques volées de flèches, parfaitement synchronisées, les fauchèrent en un instant. Ils s’effondrèrent sans bruit au sol et les Eldars purent investir la place. Quand ils virent les soldats morts, les habitants sortirent de leur demeure. Ils étaient peu nombreux, les serviteurs de la Couronne de Fer s’étant montré particulièrement violents dans ce village. Ce fut donc un crève-cœur pour les libérateurs que de les enjoindre au silence et de leur interdire de baisser l’étendard de l’OCF.  Ils sécurisèrent ensuite leur position et attendirent la suite des ordres…
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Sighild Baldrick
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La reconquête ? EmptyDim 26 Jan 2014 - 10:16
Les jours se ressemblaient , seuls les paysages étaient différents. Le sommeil était devenu un mot désormais rare dans son vocabulaire. Son âme ne trouvait pas le repos. C'était toujours ces mêmes émotions qui revenaient : la haine, la tristesse, la mort....et le regard de Nan qui se perdait dans le néant. Revivre cette scène était comme un poignard que l'on enfonçait dans son cœur. Elle entendait encore la voix de Nan, celle qui a sacrifié sa vie contre la sienne. Lammath paiera pour cela. Elle pensait beaucoup à lui, celui qui l'avait épargné par sadisme...Le sens du sacrifice...

Au cours de leur voyage, l'apprentie mage resta en retrait et parla peu. Elle était beaucoup trop concentrée sur leur mission et sur les « surprises » qu'ils découvriront. Elwing était loin de se douter de tout ce qui c'était passé depuis leur défaite. La belle posa un instant son regard vers l'horizon, espérant au plus profond de son âme que son père soit au côté de sa mère.

Ost-in-Edhil, cela faisait si longtemps...

Calion Palantir ordonna que le campement soit monté. Par galanterie, deux soldats de Gar Thulion montèrent une tente pour la magicienne, elle les remercia avec respect. On disait qu'il y avait des survivants d'Imladris, mais elle n'eut pas le temps d'aller à leur rencontre. En effet, un soldat vint ensuite la quérir : elle était conviée à une réunion dans la tente de Calion.

La belle ne fit qu'écouter. Éteinte comme une faible braise de feu, son esprit était ailleurs : elle avait une nouvelle fois un mauvais pré sentiment. De plus, la fatigue se lisait sur son visage et certains mots qui furent prononcer la fatiguèrent davantage.

La réunion prit fin. Sighild fut la première à en sortir.

L'apprentie mage se rendit vers le campement des survivants, cherchant désespérément après un visage connu. Alors qu'elle avançait dans une allée, elle fut arrêter par le bras d'un grand et beau guerrier de Fondcombe. Il lui parla dans leur langue :

« Elwing. J'ai à vous parler. Suivez-moi je vous prie. »


Cirth...Elle se souvenait de lui pour s'être entraînée avec lorsqu'ils apprenaient tout juste le maniement des armes. Il était rapidement devenu un bon guerrier grâce à son talent. Ils n'avaient pas eu le temps de se connaître davantage mais il s'était toujours montré courtois à son égard, se moquant parfaitement du « mélange de race ».

Cirth la conduisit vers une partie déserte de la cité. Il s'arrêta un instant et la regarda droit dans les yeux :

« Je suis heureux de vous savoir en vie, beaucoup disait que les archers avaient tous péris. D'autres vous ont vu tomber sous les coups de Lammath. Votre combat a dû être éprouvant. Pardonnez moi de vous parler de cela...Je m'égare... »


Le guerrier avança seul vers une colonne détruite, il alla chercher quelque chose enveloppé dans une cape. A la vue de ce morceau de tissu, Cirth vu le regard de Sighild inquiet. Il s'empressa de lui expliquer :

« Beaucoup de nos frères étaient tombés, la retraite était la seule solution à prendre et c'est votre grand-père qui sonna cette décision. Il laissa votre père partir à votre rencontre. Il a ordonné de mener tous nos frères encore en vie en ce lieu...J'ai porté le corps de votre grand-père jusqu'ici, il était blessé et ne pouvait plus marcher... »


Plus il parlait et plus le visage de l'apprentie mage se décomposait. Plus il avançait vers elle et plus elle reculait. Cirth s'arrêta alors et lui tendit l'objet qu'il avait dans la main :

« ...Il était trop tard pour le sauver. Croyez bien que nous avons tout fait... Avant de mourir, il a tenu à ce que je vous donne ceci, il était sûr que vous étiez encore en vie. »


Voyant que la jeune elfe était tétanisée, il posa la cape à ses pieds. Cirth se redressa ensuite et posa sa main droite sur l'une des épaules de la belle :

« Voulez-vous que je reste à vos côtés ? »


L'apprentie mage détourna son visage et le guerrier la laissa seule.

Le silence...

Le vent se lève [HRPG : dédicace], laissant l'une de ses mèches de cheveux voler délicatement. Elwing s'agenouilla devant la cape de son grand-père. Son visage était neutre d'expression. Sa main droite tremblait lorsqu'elle se posa sur le tissu.

Son épée, ses dagues et son pendentif. Voici ce qu'il lui restait désormais de lui...Son arc devait certainement être en possession d'un soldat ennemi.

Les doigts de Sighild s'enfoncèrent dans la terre et des larmes tombèrent sur le sol.


*A quoi mon don sert-il si je ne peux même pas protéger les miens ? Je ne fais qu'échouer...je ne suis pas digne de cet héritage... Maître...que dois-je faire à présent ? Je suis si fatiguée...Grand-père...pardonne moi.*


Ses yeux verts se posèrent alors sur la lame de l'épée. Lasse de tout ceci, la jeune elfe rangea son héritage et retourna dans sa tente. L'heure était au repos et c'est sans peine qu'elle s'endormit, bercée par son propre chagrin.

Au cours de son repos, elle vit le sombre visage de Lammath dont le regard était perdu dans le néant. L'apprentie mage avançait vers lui d'un pas innocent, elle voulait tellement le comprendre. L'elfe se retourna aussitôt vers elle et Sighild en eut le souffle coupé. Il savait, oui, il savait qu'ils étaient de retour...

*** Le lendemain ***

Le campement était en train de s'agiter. Sighild prit le temps de mettre son armure, elle attacha le collier de son père ainsi que celui de son grand-père. Elle attacha son épée autour de sa taille, puis les dagues de son grand-père à son dos. L'elfe coiffa ensuite ses cheveux en chignon.

Enfin, l'apprentie mage saisit son bâton, elle fixa sa pierre qui avait une faible lueur.

Montée sur sa jument, la belle écouta les instructions de Calion Palantir. C'était un honneur d'être le chef d'un groupe de guerriers, mais était-elle vraiment à la hauteur ? Elle n'avait pourtant pas le choix...

La ville de Valdol était leur destination. Avant de quitter le campement, Sighild s'adressa aux soldats qui l'accompagnait. Elle entendit bien évidemment les chuchotements concernant son combat contre Lammath ou sur le décès son grand-père :

«Mes frères, la route vers la paix est encore longue. Elle sera sans doute semée de beaucoup d'obstacles... Ne perdez en tout cas jamais espoir. Tant que nous vivrons, Imladris aura encore une chance de revivre des moments de paix et de gloire. Pour notre peuple, en mémoire de ceux qui ne sont plus. »


Ils partirent en direction de Valdol. Sighild posa un instant son regard sur ses médaillons :

* Ce combat a t'il vraiment un sens ? Tant de vies perdues, un massacre indigne de notre race. Lammath...pourquoi ressens-je tellement de choses à votre égard ? Un être si fort et un esprit si perturbé...Sommes-nous si différents ?*

Ils firent une halte bien loin de Valdol, en faisant en sorte de ne pas être repérés. Un éclaireur partit observé la ville de Valdol, il n'y avait aucun risque de repérage car il était maître en la matière.
L'éclaireur revint avec une très bonne nouvelle : un campement venait tout juste d'être monté, les guerriers était à peine arriver et ils commençaient furtivement à refaire les portes de la ville. Ils étaient une cinquantaine.

Le groupe se sépara en deux : l'un attaquerait à l'arrière de la ville, faisant ainsi diversion. L'autre groupe entrerait par le devant de la ville, créant ainsi un effet de surprise. Sighild demanda à un guerrier de retourner auprès des chefs de groupe et de leur informer de leur découverte.

Le premier groupe passa à l'action, il sentit la surprise réelle de la partie adverse, pensant sans aucun doute qu'ils attaqueraient bien plus tard. La rage de vaincre augmenta davantage lorsque les elfes virent la noirceur de la cité. Le combat débuta alors.

L'apprentie mage dirigeait le second groupe. Ils réussirent à atteindre l'entrée de Valdol. A la vue du massacre qu'il y avait pu avoir, Sighild vit de la colère dans le regard de ses frères. A leur tour, ils attaquèrent leurs adversaires.

Un combat sanguinaire débuta. L'apprentie mage descendit rapidement de sa monture pour porter secours à l'un de ses hommes. Elle garda son bâton accroché à son dos pour le moment : elle ne voulait pas utiliser ses dons pour le moment.

Alors qu'elle terminait l'un de ses combats, Sighild sentit quelque chose arriver derrière elle. La belle eut tout juste le temps de se retourner : elle bloqua l'arme d'un adversaire, le regarda droit dans les yeux et lui attribua un coup de poing pour qu'il recule. Un nouveau combat allait débuter...
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Ryad Assad
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La reconquête ? EmptyLun 27 Jan 2014 - 15:08
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Des ruines fumantes, et des cadavres abandonnés aux corbeaux. Voilà en quelques mots à quoi ressemblait la belle ville de Valdol, désormais que l'Ordre venait d'y passer. Les troupes qui avaient combattu pour s'en emparer avaient été autorisées à rejoindre Imladris pour prendre du repos, suivant le contingent de Lammâth, qui était venu en personne pour poser son regard sur les ravages causés par ses hommes. Des troupes d'Ald'ar, seuls Validna, Oropher et Elrohir étaient restés là. Trois elfes, qui avaient la charge d'une cinquantaine de combattants arrivés en renfort. Cela faisait beaucoup d'hommes, mais Lammâth avait visiblement envie de consolider sa position autour de Fondcombe, et de compliquer la tâche des elfes qui allaient naturellement chercher à récupérer leur cité. Une ville fortifiée sur leur route serait un obstacle de taille, et il faudrait sans nul doute beaucoup de sacrifices de leur part pour s'en emparer. C'était la raison pour laquelle Validna, qui commandait ce détachement, avait insisté pour mettre les troupes qui lui étaient confiées au travail sans tarder. Elle avait distribué ses ordres avec une précision militaire qui ne laissait place à aucune contestation, et ils s'étaient tous mis à l'ouvrage avec la crainte d'attirer sa colère.

Ils commencèrent par déblayer les artères principales de la cité, et par acheminer des vivres. Il fallut pour cela rassembler les cadavres qui avaient été brûlés par Ald'ar, et les entasser dans un coin. Beaucoup d'habitations avaient souffert du feu, et ils s'emparèrent sans hésiter de tout ce qui pouvait encore être utile pour se rassembler dans les rares demeures qui étaient encore intactes. Une bien maigre consolation. En deux jours, ils avaient réussi à rendre la ville de nouveau habitable, et ils s'occupèrent de la fortifier quelque peu. Ils savaient très bien qu'elle était trop grande pour être défendue sur les remparts, et qu'ils finiraient tôt ou tard par être débordés. Toutefois, Validna confia aux deux frères elfes qui la secondaient la tâche de barrer certaines rues, de sorte à créer un tracé unique, sur lequel ils disposèrent de nombreux pièges et obstacles. Il s'agissait de barricades de fortune derrière lesquelles ils pouvaient se cacher et décocher des nuées de flèches, et qui pouvaient leur permettre de tenir le coup, même en infériorité numérique. Ils avaient fait en sorte de protéger leurs flancs en tirant des charriots, des caisses et des tonneaux remplis de pierres. A cinquante, la tâche avait été rapide, et bientôt la ville se transforma en une petite forteresse.

Toutefois, l'attaque des elfes survint bien plus tôt que quiconque l'avait prévu. Validna était occupée à superviser les troupes qui consolidaient la porte Ouest, celle par laquelle les envahisseurs étaient les plus susceptibles de passer, tandis qu'Elrohir et Oropher s'occupaient de travailler sur la porte Est. Ils avaient beaucoup moins d'hommes qu'elle - car personne n'imaginait qu'une attaque sérieuse aurait lieu de ce côté -, et ce fut malheureusement sur eux que se porta le premier assaut. La femme elfe était en train d'examiner l'ouvrage réalisé, quand elle entendit un cor de détresse appeler à l'aide. Un cor de l'Ordre. Immédiatement, elle sentit que cet assaut n'était pas un assaut de petite taille, et que l'armée des elfes venait d'arriver. Probablement que grâce à des chefs au charisme exceptionnel, ils avaient réussi à se réorganiser, à se regrouper, et à établir un plan d'action pour organiser la reconquête de leur cité. Mais Validna n'entendait pas les laisser faire. D'une voix puissante, elle rassembla ses troupes qui paraissaient perdues :

- Aux armes ! Aux armes ! Rejoignez vos postes !

L'elfe n'avait pas chômé dans son plan de défense, et elle avait invité les guerriers à se préparer en cas d'attaque, pour être certaine qu'ils sauraient réagir le moment venu. Elle n'imaginait pas qu'il viendrait aussi vite, toutefois. Les guerriers qu'elle commandait, au lieu de se porter au secours des troupes d'Oropher et d'Elrohir, qui devaient être sérieusement malmenées - ils avaient eu la malchance de subir une attaque surprise -, se retranchèrent derrière la première ligne de défense qu'elle avait mise en place, et s'emparèrent de leurs armes. Malheureusement, ils n'avaient pas mis d'arcs en place à cet endroit précis, et il leur faudrait donc combattre à l'épée et à la lance, pour repousser leurs ennemis. Comme elle l'avait prévu, l'attaque sur la porte Est n'était qu'une diversion, et un groupe d'elfes chargea au triple galop sur leur position. Probablement que s'ils n'avaient pas pris soin de se barricader, ils auraient été balayés par la puissance des étalons elfiques qui se déversèrent dans la ville comme autant de porteurs de mort au poitrail puissant.

Les sabots claquaient contre les pavés, en produisant un bruit de tonnerre qui résonnaient dans la tête des défenseurs. Les guerriers de l'ordre, une trentaine, serrés les uns contre les autres, brandirent alors leurs lances au niveau des yeux des chevaux. Ceux-ci, malgré les exhortations de leurs cavaliers, freinèrent considérablement, refusant de se jeter sur un mur de lames. Ce fut ainsi que la charge fut brisée, malgré la très nette infériorité numérique des défenseurs. Validna poussa alors un rugissement de rage, et elle tendit son bras, lançant son arme comme un javelot dans la poitrine d'un cavalier en armure. La lance se ficha dans son flanc, et il tomba à bas de son destrier en rugissant de douleur. Les autres guerriers de l'Ordre, moins audacieux, se contentèrent de repousser les cavaliers, qui essayaient de se frayer un chemin au fil de l'épée. Comprenant qu'ils ne pourraient pas passer ainsi, ils mirent tous pied à terre, et chargèrent droit sur les barricades, boucliers dressés.

- Tenez bon ! Cria Validna avant l'impact.

Les épées frappèrent les boucliers, les armures crissèrent sous les coups, tandis qu'une mêlée inextricable se déroulait. Les combattants s'agglutinaient sur un espace d'une taille ridicule, pressés les uns contre les autres, ayant à peine l'espace pour manier leurs armes. Les assaillants, désavantagés par la préparation des défenseurs, déplorèrent la perte de plusieurs des leurs, avant de pouvoir réussir à enfoncer progressivement les barricades. D'un grand coup de pied, un elfe jeta à terre un tonneau, ouvrant un passage dans la ligne. Validna arriva immédiatement pour le combler, et blessa au bras et au côté son adversaire, qui recula, couvert de sang. La guerrière dansait comme une déesse, et elle éclipsait naturellement tous ses compagnons qui luttaient pour leur vie avec acharnement. Elle virevoltait, courait là où elle voyait une brèche, et donnait de la voix pour encourager ceux qui faiblissaient. Les soldats de l'Ordre paraissaient galvanisés par sa présence, par son charisme, et par son exemple. Ils redoublaient d'ardeur, et bien qu'ils ne tuassent pas toujours leurs ennemis, ils parvenaient à les faire reculer, à bloquer efficacement leur progression.


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Sighild se battait au cœur de la ruelle, entourée par plusieurs guerriers venus reprendre Imladris. Mais elle se heurtait à la muraille de lames des troupes de l'Ordre, qui menaçaient de la tuer à chaque fois qu'elle approchait. Elle devait se tourner de droite et de gauche pour bloquer les attaques, et faire attention aux estocades et aux lances qui parfois jaillissaient plus loin que prévu. Mais bientôt, ses compagnons réussirent à ouvrir une brèche, que les séides de l'Ordre ne parvinrent pas à défendre très longtemps. Peu à peu, les assaillants pénétrèrent derrière ce premier rideau, et Sighild faisait partie de ceux-là. S'avancer ainsi au milieu de ses ennemis n'était pas sans risque, et elle fut assaillie par un de ses adversaires, un guerrier humain mais très talentueux, en livrée noire et blanche. Il voulut la prendre par surprise, mais elle dévia son attaque, et riposta avec un coup de poing. L'homme porta la main à son nez meurtri, mais heureusement pas cassé, avant de revenir à la charge. Il frappa plusieurs fois, forçant la magicienne à reculer. Il attaquait tant et si bien qu'elle n'avait pas le temps de riposter. Et puis soudainement, il lui donna un grand coup de talon dans la cuisse, pour la déstabiliser.

Sighild trébucha, et il s'avança pour l'achever. Toutefois, il était trop prêt, et il ne pouvait pas manier son épée correctement. Les yeux emplis d'une détermination féroce, il la chargea alors, et lui donna un coup de genou dans les côtes. L'impact sourd lui laisserait probablement une vilaine trace bleue pendant quelques jours, mais il avait surtout eu pour conséquence de lui couper un peu le souffle. D'une poussée brutale, il la renvoya dans les bras d'un de ses compagnons, qui se saisit d'elle. La distance venant de se creuser, le guerrier de l'Ordre en profita pour reprendre une garde convenable, ajuster sa prise sur son épée, et charger à nouveau droit sur la magicienne. Cette fois, il entendait bien en venir à bout.


~~~~


Validna avait l'impression terrible de devoir colmater un millier de brèches avec seulement ses deux mains. Elle allait porter main-forte sur le flanc gauche, pour empêcher ses compagnons d'être débordés, mais immédiatement elle sentait le flanc droit faiblir. Elle s'y élançait alors, ferraillant comme une tigresse, réussissant à blesser grièvement un de ses adversaires, pour mieux voir tous ses compagnons reculer d'une demi-douzaine de mètres en un bel ensemble. Ils formaient une ligne compacte, et tous avaient troqué leurs lances pour des épées, plus maniables dans ces espaces exigus. Les hommes étaient sur plusieurs rangs, tant la rue était étroite, et ils combattaient comme de beaux diables, essayant de maintenir un semblant de cohérence. Leurs adversaires, quant à eux, progressaient en enjambant les morts et les blessés qui gémissaient derrière eux, poussant toujours plus loin leur avantage. L'elfe songea un moment que c'était une belle façon de mourir, héroïquement et pour une cause désespérée. Elle aurait pu donner sa vie de cette manière, périr à un contre cinq ou un contre dix, en espérant que son nom ne serait pas oublié de sitôt. Peut-être que Corbeau aurait parlé d'elle à ses proches, mentionnant la bravoure dont elle avait fait preuve au crépuscule de son existence.

Mais en pensant à Corbeau, elle se dit qu'il ne voudrait pas la voir mourir ainsi. Il avait toujours dit qu'il voulait qu'elle vécût le plus longtemps possible, et elle espérait bien le satisfaire sur ce point. Regardant autour d'elle, elle vit que tout espoir était perdu ici. La porte principale était prise, ainsi que leur première ligne de défense. Peut-être que des renforts allaient arriver pour épauler les assaillants, et s'ils restaient ainsi exposés, ils finiraient par tomber sous le poids du nombre. Leur seule chance était de rejoindre la seconde barricade, et de reformer leur ligne, de se regrouper derrière des protections qui leur fourniraient un avantage considérable :

- On se replie ! On se replie ! Cria Validna en donnant un coup de coude à son adversaire.

Les guerriers de l'Ordre réussirent à rompre le combat avec brio, et ils s'élancèrent en courant dans les rues de la cité. Il n'y avait qu'un seule chemin à suivre, toutes les autres artères étant bouchées, mais leurs adversaires ne prendraient probablement pas le risque de courir après eux ainsi. Ils ne connaissaient pas la ville, et craindraient peut-être un piège. Les guerriers de l'Ordre coururent à en perdre haleine, semant progressivement les assaillants, et ils se jetèrent littéralement derrière la seconde protection. Une charrette, des barricades de fortune, et cette fois : des arcs. Une vingtaine d'arcs pour la vingtaine d'hommes qui restaient. Déjà un tiers d'entre eux avait succombé au premier assaut. Validna fronça les sourcils, essayant de réfléchir à une solution pour se sortir de ce piège. Elle s'empara de son cor, et souffla dedans à pleins poumons. Quelques minutes passèrent, avant qu'un cor ami répondît. Ainsi, le groupe d'Oropher et Elrohir était toujours en vie, et ils luttaient toujours. Tant mieux. Il fallait espérer qu'ils tiendraient le choc. La femme elfe saisit une flèche, et l'encocha sur la corde de son arc, à l'instar de chacun de ses hommes.

Tous semblaient épuisés, et portaient des blessures plus ou moins graves. Elle voyait de la lassitude dans leurs yeux, et une part de crainte. Mais elle était consciente qu'ils n'abandonneraient pas leur poste, et qu'ils lutteraient jusqu'au bout si elle le leur demandait. Elle sentit qu'ils avaient besoin d'être motivés, d'être rassurés, et comme ils la regardaient tous dans l'attente d'un discours réconfortant, d'un mot agréable ou d'une harangue digne d'un vétéran aigri, elle consentit à jouer ce rôle, quand bien même elle ne se sentait pas à l'aise :

- Vous tous ! Est-ce que j'ai l'air d'avoir peur ? Hmm ?

Ils la dévisagèrent, sans vraiment comprendre au départ. Ils connaissaient ses traits pour l'avoir déjà observée, pour avoir l'occasion de la côtoyer, mais c'était la première fois qu'ils lui faisaient face dans une situation aussi dangereuse. L'issue pouvait fort bien être fatale pour eux tous. Et pourtant, en la regardant, ils purent constater qu'aucune peur n'était lisible sur son visage. Celui-ci était calme, détendu, ses yeux étaient concentrés mais guère inquiets, et son attitude n'était pas plus rigide que d'habitude. Elle vit alors quelques sourires rassurés, quelques hochements de tête déterminés, et quelques regards fiers et impatients de pouvoir tuer. Tant qu'elle n'aurait pas peur, elle parviendrait à leur insuffler cela. Elle inspira profondément, et essaya de ne pas penser à la pression qu'elle venait de mettre sur ses épaules. Alors, elle vit les elfes venus reprendre Imladris se présenter à l'angle de la ruelle, boucliers en avant. La seconde d'après, sans qu'elle eût besoin de crier le moindre ordre, une volée de flèches partit en ligne droite. La bataille reprenait.


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Learamn
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La reconquête ? EmptyDim 2 Fév 2014 - 15:12
La reconquête ? 39985_Elladan_and_Elrohir
Postés côte à côte sur les remparts de Valdol ,  Elrohir et Oropher Elanessë , les deux frères elfes scrutaient l'horizon. Quelques mètres en dessous d'eux les sbires de l'Ordre s'affairaient à renforcer la porte Est de la ville gravement endommagé  par les Suppôts de la Mort dirigé par Brandt. Derrière eux se dressaient les ruines fumantes de la ville , l'incendie avait fait des ravages et de la maison de Lombard , l'es-dirigeant de la ville , il ne restait rien. Les corps avaient été déplacés puis brûlés mais on pouvait encore aisément trouvé ça et là des membres tranchés sur le sol immaculé de sang séché. Le désastre était tel que les soldats de l'Ordre resté sur place préféraient dormir dans des tentes que dans les maisons complètement détruite. Valdol n'était plus , la folie de l'Ordre avait eu raison de la vaillante Cité-Etat et si l'Ordre y maintenait une présence militaire c'était en raison de la position stratégique de la ville  située à l'est de Fondcombe et qui surplombait la vallée environnante. Si on attaquait par ici les instances de Fondcombe en seraient informés. Le commandement de cette garnison avait été légué à Validna secondée par les deux frères elfes . Le Bras de Fer et les Suppôts de la Mort étaient retournés à Fondcombe.

Ce fut précisément au moment où les deux frères elfes descendirent de leur poste afin de manger un peu que déferlèrent en nombre les attaquants de Gar Thulion. Cette attaque surprise sema la panique dans les rangs de l'Ordre désorganisés et acculés. Elrohir , archer de grande classe , se saisit de son arc et se mit à faire des ravages dans les rangs ennemis. Chacune de ses flèches atteignaient se cibles , sa précision était impressionnante. Oropher se saisit de son épée et tenta de réorganiser ses troupes.

-On ne pourra pas tenir longtemps cette position , cria Elrohir à son frère , nous nous ferons tous massacrer

- On se replie ,
ordonna alors Oropher.

La dizaine de combattants encore debout s'extirpèrent de la mêlée et suivirent les deux frère elfes  dans les rues de Valdol.

-Nous sommes trop peu nombreux , observa Oropher , il nous faut rallier les troupes de Validna si nous voulons avoir une chance.

Alors Elrohir porta son cor à ses lèvres et souffla aussi fort que ses poumons le lui permettaient. Les attaquants ne semblaient pas vouloir courser les sbires de l'Ordre dans leur retraite. Ils ne voulaient sûrement pas se précipiter dans ce qu'ils redoutaient être possiblement un piège. Les quelques survivants du groupe chargé de la défense de la porte Est rejoignirent finalement les troupes de Validna rassemblés derrière la deuxième barricade.

-Validna , fit Oropher , ils nous sont tombés dessus par surprise , nous avons essuyé de lourdes pertes et ils sont indéniablement plus nombreux .


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La reconquête ? EmptyLun 3 Fév 2014 - 21:29
Le voyage avait été si long pour le capitaine d’Imladris. Chaque heure le séparant de sa ville était une torture. Il l’aimait, il l’adorait, il la vénérait, elle était tout pour lui. Imladris n’était pas simplement un ensemble de bâtiments et de sculptures, c’était un peuple, une culture, une puissance. Elle était certes affaiblie, mais Voronwë n’avait aucun doute sur sa reconstruction, Imladris était immortelle. Elle donnait la force de se battre à ses soldats, elle montrait l’espoir à ceux qui l’avaient perdu, elle était aussi resplendissante que violente lors des combats, et la vengeance arrivait de la main de son peuple ainsi que du peuple de Gar Thulion.
Voronwë n’était pas un assassin ne pensant qu’à occire, et pourtant c’était sa seule pensée, tuer ceux qui avaient abattu ses frères, il ne songeait qu’à la vengeance. Le sang coulera de sa lame, il l’avait juré. Ils approchaient. Installant un camp dans les ruines d’Ost-in-Edhil, ils découvrirent des survivants de l’attaque. Voronwë demanda sur le champ de pouvoir être leur officier. Il y découvrit un des soldats qu’il avait dirigé durant l’attaque, un certain Liaïos qu’il accueilli avec un beau sourire.

Comme on pouvait le présumer, il participa au conseil de guerre tenu par le grand Calion. Le capitaine était toujours aussi fier d’être sous ses ordres, une légende ! D’abord ils reprendraient les villages alentours, Imladris sera alors seule, sans défense extérieure, une excellente stratégie.

Le lendemain, c’était le grand jour, le combat. Voronwë ne fut pas autorisé à inclure ses frères à ses troupes, à son grand regret. Le capitaine de cavalerie sortit de sa tante en accrochant sa ceinture qui tenait Eldagor. Sa lame ensorcelée fera encore couler le sang de ses ennemis aujourd‘hui, même s’il préférait utiliser ses dagues pour des combats plus discrets et silencieux.
Voronwë allait commander de nombreux soldats, mais cette fois, son ami Elfaron resterait au camp. Se penchant vers son cher ami, il le pria de veiller sur les blessés. Déçu, le loup s’en alla, l’esprit plein de regrets.

Tout ce déroula plutôt rapidement jusqu’au premier village. Calion donna des ordres, une attaque silencieuse, sans aucun bruit. Les troupes du capitaine ainsi que lui-même surveillaient cette attaque au combien discrète, puis vint leur tour. Les groupes se séparèrent, chacun allant vers la cible attribuée. Silencieux, les troupes de Gar Thulion avançaient rapidement en silence, faisant honneur aux elfes. Ils entendaient déjà des voix au loin, le village était proche. Seuls deux soldats sur la partie sud étaient de garde. Il ne fut guère difficile de les abattre de deux traits. Avançant lentement, les attaquants scrutaient chaque mouvement, chaque brindille virevoltant rappelant la fin de l’hiver. Le village était étonnamment désert, serait-ce un piège ? Avaient-ils étaient prévenu de l’attaque par des guerriers survivants des autres villages ? Ils allaient bientôt le savoir. D’un signe de main, Voronwë stoppa ses frères. Un sifflement retenti, mais l’espèce de volatile criant ainsi avait migré depuis le début de l’hiver. C’était bel et bien un piège. Une flèche se dirigea vers un elfe, sans hésiter, Voronwë abattit la flèche en vol de son épée. Devant eux, une dizaine de soldats attaquèrent de front, décidemment, ces mortels ne connaissaient rien à la stratégie militaire. Il est bien entendu que le capitaine avait anticipé le piège au combien prévisible. Les archers elfes étaient debout, sur quelques maisons, remplaçant les hommes postés quelques secondes plus tôt. Les flèches alliées eurent raison de leurs ennemis.

Tout sembla calme. S’ils avaient été prévenus, c’était qu’une attaque avait surement du mal se déroulée. Les elfes fouillèrent chaque maison en quête d’ennemi tout en rassurant la populace. Voronwë quand à lui était monté à un haut arbre, au cas où il y verrait un feu, souvent signe de bataille ou entendrait un cor. Que c’était-il passé là-haut ?
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Calion Palantir
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La reconquête ? EmptyVen 21 Mar 2014 - 14:18
"Tout sentiment est à exclure"

Calion se répétait cette phrase tandis que lui et sa troupe de 40 Elfes avançaient vers le village le plus lointain. Au fur et à mesure que la bande armée se faufilait à travers l'épaisse forêt, elle entendait le fracas lourd des armes qui s'entrechoquaient. Calion se rendit compte que l'attaque de Sighild ne se déroulait pas aussi facilement qu'il l'espérait. L'Elnaith pensait alors à Othar et Farmidor en qui sa confiance était extrême, il ne doutait pas de leur victoire.

"J'espère qu'Amnel n'est pas en difficulté."

La forêt ne constituait pas un obstacle majeur à l'avancée elfique mais ce dernier village était loin et la rapidité des Elfes fut quelque peu ralentie. La troupe que dirigeait Calion n'était plus ordonnée, elle s'était dispersée afin d'éviter toute embuscade. Aussi les soldats avaient chacun revêtu un manteau vert qui les camouflait, en effet, leurs armures d'acier brillantes n'étaient pas idéales pour une opération de ce genre. Le général avait avec lui quelques archers de la Maison de l'Arbre, ceux-ci étaient déjà habillés de vert et portaient des armures de cuir. Leur présence allait être un réel atout pour la troupe.

Après une demie-heure de marche, la troupe arriva en vue du village, elle s'était éparpillée encore plus à l'orée du bois qui entourait les maisons. Calion et ses hommes patientaient accroupis derrière des arbres et des bosquets, chacun d'entre eux serrait sa lance, sa lame ou son arc à flèche, la tension grimpait chez les Elfes. Mais rien, toujours rien. Le village semblait vide, abandonné. Pas une vigie sur un toit, ou un garde qui patrouillait. Rien ... Personne. Pas âme qui vive. Calion se retourna vers deux de ses hommes qui étaient les plus proches, et leur fit savoir qu'il allait seul en avant, quant à eux, ils devaient faire passer le mot aux autres afin qu'aucun ne bouge sauf sous l'ordre direct de l'Elnaith. Celui-ci se leva et sorti accroupi de la forêt, certains elfes commencèrent à le suivre car ils n'avaient pas encore reçu le mot alors il les renvoya d'un signe de la main. Il marcha silencieusement mais à découvert en direction du village qui était à une vingtaine de mètres, le soleil était à son zénith, une brise fraiche vint caresser son visage, ce qui fit valser ses longs cheveux noirs. Calion se retrouva collé à un mur, il dégaina Anglïr et longea la maison contre laquelle il était. Le Noldo se retrouva à côté d'un petit escalier qui menait à la porte principale. Il passa son épée dans sa main gauche et ouvrit tout doucement la porte de sa main droite. Le grincement de la porte était lourd et faisait froid dans le dos. Soudain, Calion, lame en avant, entra brusquement dans la maison. Il découvrit alors des hommes et des femmes de tout âge sans défenses et pris de peur. Celle-ci s'évanouit lorsqu'ils reconnurent Calion. En effet celui-ci avait vécu à Imladris assez longtemps pour être apprécié par les gens des alentours. Ils se ruèrent sur lui et l'encerclèrent afin de le remercier, ils l'embrassèrent et lui serrèrent la main. Calion n'avait pas l'habitude de tant d'affection, il esquissa un sourire timide.

Dans la forêt, la troupe de l'Elnaith s'impatientait, cela faisait quelques minutes maintenant que leur supérieur était entré dans le bâtiment. Le vent s'était levé entre temps et les soldats ne pouvaient rien entendre de ce qu'il s'y passait. Le Noldo était en fait en train de parler à certains des villageois. Ils lui avaient indiqué que les soldats de l'Ordre qui étaient présents ici se sont empressés de rejoindre Valdol car leur défense là-bas faiblissait. Calion demanda alors aux habitants de cette maison de rejoindre les autres villageois de ce village et de partir dans la forêt quelques temps, pour ne pas se faire attraper de nouveau. Calion ne pouvait pas rester plus longtemps parmi eux et sortit en courant de la maison afin de rejoindre ses hommes, soulagés de revoir leur supérieur courir vers eux. Il leur fit signe de se lever et de le rejoindre au pas de course.

"Nous allons à Valdol, et nous devons y aller le plus vite possible !"

Alors la troupe suivit son chef.

Le village que devait sécuriser Othar ne rencontra pas de résistance. Les forces de l'Ordre étaient très disproportionnées et ici, elles n'étaient que trop peu nombreuses. Les villageois furent rassemblés et le village mis sous la protection des soldats elfes. Ceux-ci surveillaient le village depuis les environs, seuls quelques-uns occupaient le village et les quelques maisons qui le formait. Des archers de la Maison de l'Arbre s'étaient positionnés dans le petit bois avoisinant. Othar ordonna à l'un de ses hommes, un certain Sven, de retrouver la troupe du général Palantir. Cependant, il ignorait que ladite troupe était en route pour Valdol et qu'elle allait passer par le village dont Othar avait la surveillance. Alors Sven dut partir en direction du village normalement occupé par Calion. Pleins d'entrain, le soldat s’exécuta et quelques minutes après son départ, établit le contact avec le Noldo. De retour devant Othar, Calion lui expliqua sa démarche et lui ordonna de rester ici et de, ni rejoindre Valdol ni occuper le village dont il venait. Othar lui apprit alors que Farmidor avait eu plus de mal et qu'il avait subi des pertes acceptables.

Le commandant de l'expédition se remit en chemin avec le soldat Sven. Calion voulait voir ce que valait cet homme au combat, ne le connaissant pas du tout. Le contingent arriva après plusieurs minutes de course effrénée à Valdol. Calion en tête essaya de trouver Sighild de son regard. Il ne la trouva pas. Il vit alors les troupes de l'Ordre se replier derrière une charrette, ce qui donna le temps aux Elfes de Sighild de se regrouper. L'ancien ambassadeur aperçu enfin Sighild qui reprenait son souffle, il s'empressa de la rejoindre, suivi de ses soldats.

"Heureux de vous revoir en un seul morceau ... Capitaine Baldrick. Celle-ci se retourna et fut étonnamment surprise de trouver ici Calion. J'ai vu que l'Ordre s'était replié sous vos assauts, c'est une sacrée victoire, de courte durée certes, mais une victoire tout de même. Ils doivent nous attendre quelque part. Nous sommes proches de la reprise de ce village ... Je prends les devants capitaine, vos hommes seront à l'arrière pour couvrir nos arrières et nos flancs. Je veux que vos archers, s'il vous en reste, il regarda autour de lui, tirent sans discontinuer par-dessus nos rangs. Compris ?"

La magicienne hocha la tête et Calion se plaça immédiatement devant ses hommes. Ceux-ci enlevèrent leurs manteaux verts et les laissèrent au sol. L'Elfe ramassa le bouclier d'un soldat de Gar Thulion mort et intégra les rangs formés. Il dégaina son épée et ordonna aux hommes d'avancer boucliers en avant. Calion put alors apercevoir le résultat de la conquête d'Imladris par l'Ordre de la Couronne de Fer. Valdol était en ruine, ses maisons fumaient encore et ses pavés cassés ou enlevés certaines fois. La marche des soldats retentit dans tout le village. La troupe arrivait à l'angle d'une ruelle.

"BOUCLIERS !"

Les soldats Elfes formèrent la tortue et les flèches vinrent se planter dans les boucliers. Les rangs se resserrèrent et de nouvelles lignes de soldats se créèrent naturellement. Les archers de Calion et de Sighild ne pouvaient pas encore tirer. Calion retourna sa tête sous son bouclier et hurla.

"ARCHERS ! DANS LES BÂTIMENTS !"

Sighild fut chargée de superviser les attaques des archers. Ceux-ci entrèrent dans plusieurs maisons et se tinrent aux fenêtres des étages.

"LACHEZ !"

La première volée de flèches elfe s’abattit sur les soldats de l'ordre.

"EN AVANT !"

Les lignes elfes se relevèrent et pointèrent leurs lames en avant ainsi que leurs boucliers. L'Ordre n'en n'avait pas terminé puisqu'ils tirèrent à nouveau sur les lignes et sur les archers aux fenêtres. Le mur de bouclier fut impénétrable encore une fois mais trois archers qui allaient tirer furent pris de vitesse et tuer. Calion sous son bouclier les entendit hurler de douleur une dernière fois. Les soldats continuèrent leur avancée mais furent une nouvelle fois stoppé par l'Ordre. Arrivés à quelques mètres des soldats noirs et blancs, Calion se leva et brisa en une fois toutes les flèches qui s'étaient logées dans son bouclier. Son épée Anglïr rougeoyait, il fixa les archers derrière la charrette.

"CHARGEZ !"

Le mur de bouclier se rompit et les soldats hurlèrent de rage et sprintèrent vers les soldats de l'ordre qui lâchèrent leur dernière volée de flèches, Narmacìl se couvrit de son bouclier mais d'autres soldats n'eurent pas cette chance et tombèrent violemment, morts. Calion se hissa sur la charrette et trancha la première tête qu'il vit dépasser. Le Noldo sauta dans les rangs de l'Ordre, il fut tout de suite rejoint par ses soldats qui mirent à mal les sbires ennemis. Quelques-uns d'entre eux prirent peur et se mirent à fuir, les archers de Sighild les abattirent. La magicienne rejoint alors son supérieur afin de bouter hors de Valdol l'Ordre. Sa présence dans la bataille rassurait les soldats de Gar Thulion. La lame de Narmacìl était devenue écarlate de sang. Une véritable boucherie se présentait derrière l'avancée elfique. Le Noldo para de son bouclier un coup de taille, il fixa d'un regard de rage son ennemi qui lui prit peur. Celui-ci se retrouva avec Anglïr dans sa gorge. Calion fut recouvert de sang. La folie s'empara du général qui esquiva un javelot ennemi, cependant, il ramassa un coup de pied dans son bouclier, ce qui le fit reculer. Le soldat face à lui, armé de deux haches à une main asséna une multitude de coups à l'Elnaith qui faiblissait. Le soldat prit le bouclier de l'Elfe et le fit voler ainsi que l'elfe lui-même. Celui-ci se retrouva sans arme. L'homme d'arme de l'Ordre balança ses deux haches vers Calion qui les esquiva mais qui ne peut éviter le coup de poing ravageur de ce soldat qui l'envoya au tapis. Le soldat le souleva de ses deux mains, étranglant Calion. L'Elfe mis alors un coup de boule à son agresseur et le frappa continuellement, même lorsque celui-ci finit au sol. Le Noldo l'acheva de ses deux lames rétractables qu'il sortit de dessous ses poignets. Il soupira et ramassa son épée et son bouclier, Narmacìl se releva et se retrouva devant une femme. Calion pointa son épée ensanglantée vers elle et la menaça.

"Rendez-vous ... Ou mourrez ..."


_____

Loin de là se trouvait le capitaine Voronwë Amnel. Celui-ci avait réussi son attaque et sur son arbre, en voyant la fumée de Valdol, se demandait s'il devait respecter l'ordre de rester sur sa position et d'attendre des nouvelles de son supérieur ou alors se rendre à Valdol.


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Ryad Assad
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La reconquête ? EmptyVen 21 Mar 2014 - 16:54
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Le claquement des flèches qui venaient s'écraser sur les boucliers dressés était pareil à celui de la pluie venant s'abattre sur une vitre en pleine tempête. On aurait dit un cliquetis continu et sec, à ceci près que les colonnes d'eau apparaissaient cette fois sous la forme de projectiles mortels empennés de noir et blanc, catapultés à une vitesse prodigieuse par l'ingéniosité macabre de ceux qui avaient taillé ces armes. Les défenseurs, sous les ordres de Validna, s'étaient regroupés derrière une ligne de défense compacte et conçue de telle sorte qu'ils pouvaient encaisser un assaut frontal avec un avantage significatif. Ils avaient notamment assez de flèches pour pouvoir infliger de très lourdes pertes à leurs opposants, nonobstant la présence de leurs armures étincelantes et de leurs boucliers éclatants. Lorsque les premiers tirs vinrent percuter ce qui ressemblait de là où ils se trouvaient à un véritable mur d'acier, les yeux acérés de la guerrière elfe notèrent immédiatement que les troupes qui les attaquaient n'étaient plus les mêmes qu'auparavant. Les premières lignes étaient fraîches, et leurs tuniques ne paraissaient pas éprouvées par le premier assaut. Cela signifiait que les assaillants avaient reçu des renforts, et que tout espoir était désormais perdu pour les défenseurs.

Nul doute que tous étaient conscients de ce fait, serviteurs de l'Ordre comme combattants d'Imladris, et ce n'était qu'une question de temps avant que Valdol ne tombât à nouveau entre les mains des "libérateurs". Mais pour y arriver, il leur faudrait avant tout faire le sacrifice de bon nombre des leurs, et ils n'emporteraient pas la cité sans pertes. Validna avait encoché une flèche, sans la tirer, sachant pertinemment qu'il n'était pas utile d'essayer de percer pareils boucliers, au risque d'épuiser leurs munitions trop rapidement. Non, il valait mieux attendre le bon moment, qui viendrait immanquablement. Les hommes qui l'entouraient immédiatement, et parmi lesquels se trouvaient les jumeaux elfes, l'imitaient en se montrant patients. Ils savaient qu'une ouverture se dessinerait bientôt, et c'était à ce moment qu'ils devraient frapper de manière décisive et létale. Les autres guerriers, quant à  eux, continuaient à suivre leur instinct et à faire pleuvoir une pluie de projectiles sur les troupes ennemies, qui avançaient à couvert. Après tout, si un trait chanceux parvenait à franchir leur défense, ce serait toujours ça de gagné, et il n'était pas idiot de continuer à mettre la pression sur les assaillants.

Au milieu de la formation en rangs serrés qui avançait, un commandant hurlait des ordres à ses hommes, et sa voix puissante résonnait dans la ruelle, donnant confiance à ses troupes alors qu'elles essuyaient un véritable déluge d'acier. Sa seule voix permettait de maintenir la cohésion qui les faisait progresser sans subir de pertes. Mais Validna, contrairement à la majorité des hommes qui la flanquaient, écoutait attentivement ses consignes, et essayait d'anticiper une parade en fonction de ce qu'elle comprenait de ses directives. Lorsqu'il envoya des archers prendre position pour les pilonner depuis une position surélevée, elle réagit rapidement, ordonnant à ses voisins de prêter attention aux bâtiments, et attendit qu'ils se présentassent aux fenêtres pour les neutraliser à l'aide des jumeaux. Ce fut, pendant quelques minutes, un véritable duel d'archers qui s'engagea, et qui tourna à l'avantage des défenseurs. Les hommes de l'Ordre connaissaient mieux la ville, et bénéficiaient d'une position défensive particulièrement appropriée dans le cadre d'un combat urbain. Ainsi, les volées tirées par les attaquants ne firent pratiquement aucune perte, et servirent simplement à détourner l'attention des combattants de l'OCF, pour permettre aux fantassins de gagner du terrain.

Ceux-ci se rapprochaient d'ailleurs cruellement, mais furent à nouveau stoppés par une volée tirée par les archers désormais parfaitement coordonnés qui défendaient coûte que coûte leur position. Validna avait repris une flèche après avoir abattu un tireur adverse, et surveillait du coin de l'œil les fenêtres, tout en se rendant compte que la charge était pour bientôt, et que leurs ennemis étaient bien trop proches pour avoir prévu un autre plan. Ils comptaient simplement sur leur écrasante supériorité numérique, et sur leur valeur individuelle qui, à n'en pas douter, dépassait probablement celles des soldats de l'Ordre. Il faudrait donc frapper fort au moment où ils seraient vulnérables, avant d'encaisser une charge qui mettrait probablement un terme à leur résistance. Et comme l'avait prévu la guerrière, les rangs des elfes se rompirent et la charge fut ordonnée sans cérémonie :

- Tirez ! Hurla Validna.

C'était un ordre bien inutile, car ses hommes avaient tous compris naturellement que leur intérêt était d'infliger le maximum de pertes à leurs ennemis avant le choc. Les traits filèrent donc en ligne droite, et heurtèrent la première rangée des assaillants, qui s'effondrèrent en nombre, fauchés comme les blés par cette salve meurtrière. Si chaque flèche avait touché un homme, les pertes auraient été si terribles que le commandant n'aurait eu d'autre choix que d'ordonner la retraite de son bataillon. Toutefois, malheureusement, les projectiles vinrent se planter à deux ou à trois dans les mêmes guerriers, et laissèrent la seconde ligne relativement épargnée. Les armures des premiers, toutefois, avaient été transpercées sans pitié, et à cette distance il était probable que leurs organes vitaux eussent été atteints. Beaucoup moururent sur le coup, bien d'autres mourraient des suites de blessures trop graves pour être soignées. Mais pour l'heure, ce n'était la préoccupation principale de personne : l'heure était à la guerre, au carnage et à la mort.

Validna s'empara de son épée, et accueillit le premier elfe avec un revers rageur qui fendit son casque et son visage dans un bel ensemble. Le superbe guerrier, dépossédé de sa vie, s'écroula sur le côté sans un cri, cédant immédiatement la place à un de ses compagnons encore plus déterminé. La guerrière perdit alors toute notion de la réalité. Le temps, l'espace n'étaient plus que des concepts tout à fait relatifs pour elle. Elle ne voyait plus le monde qu'à travers un prisme rouge et gris, argenté et noir, les couleurs qu'elle pouvait apercevoir lorsqu'elle voyait sa lame étincelante heurter un bouclier, lorsqu'elle parvenait à trouver une faille dans la défense d'un adversaire et qu'elle lui ouvrait la gorge. L'univers semblait être en train de danser autour d'elle, dans un merveilleux concert de mort et de désolation, un récital de cris de douleur, d'acier tintinnabulant contre l'acier. Il lui paraissait qu'elle était comme un poisson pris au milieu d'une tempête en pleine mer : secouée, ballotée, chahutée, mais indéniablement dans son élément. Elle filait comme un de ces dauphins qui accompagnaient la course des navires fendant les flots, et plongeait dans la guerre, le sang, la mort, comme ils plongeaient dans les profondeurs abyssales ténébreuses des océans qui les avaient vu naître.

Mais, pareille à un dauphin, elle avait besoin de remonter à la surface pour respirer, et ce fut ainsi qu'après avoir repoussé un adversaire au loin, elle leva la tête et constata de ses yeux redevenus lucides l'ampleur du carnage, et la violence de l'affrontement. La ligne de défense des guerriers de l'Ordre n'était plus qu'un vague souvenir, et leur formation était enfoncée de toutes parts. Elle-même avait reculé sans s'en apercevoir pour faire face à l'assaut continu et brutal des guerriers elfes qui leur faisaient face, insensible à ses compagnons qui tombaient autour d'elle, insensible à la mort qui avait fauché ceux avec qui elle avait partagé son pain et son vin quelques heures plus tôt. Où étaient les jumeaux désormais ? Continuaient-ils à combattre ? Avaient-ils déjà succombé à l'assaut ? Elle n'aurait su le dire. Elle ne pouvait même pas estimer le nombre de cadavres, mais probablement qu'une bonne quinzaine de ses guerriers avaient péri, soit pratiquement la moitié de leur groupe si on comptait les renforts des jumeaux. Le reste ne tarderait pas à les rejoindre si elle n'agissait pas rapidement.

En pleine réflexion, elle fut surprise par un guerrier elfe qui arriva à sa hauteur, en plein duel contre un séide de l'OCF. Le duel s'était transformé en un corps à corps terrible, où le second essayait d'étrangler le premier, sans grâce, ses muscles épais contractés par l'effort titanesque qu'il déployait. L'elfe, se dégagea d'un coup de tête redoutable, puis se jeta comme un lion sur le soldat dépassé. Il abattit rageusement ses poings sur lui, jusqu'à parvenir à l'achever sans pitié. Sa tunique était tachée de sang, ses cheveux en désordre, mais il transpirait encore une certaine majesté lorsqu'il se leva, ramassant épée et bouclier au passage. Alors, ses yeux croisèrent ceux de Validna, qui lut dans ce regard très ancien une folie furieuse qu'elle n'avait jamais vu ailleurs... ailleurs que chez Lammâth. Oui, il lui ressemblait en bien des points : cette apparente noblesse, teintée d'une envie de violence à peine dissimulée. Elle voyait en lui un reflet de son supérieur, qui se débarrassait brutalement de tous ceux qui ne le satisfaisaient pas pleinement. Cette simple prise de conscience provoqua chez elle un frisson de terreur, et elle serra les dents pour n'en rien laisser paraître.

D'une voix posée, l'elfe lui demanda alors de se rendre, sans quoi il serait obligé de la tuer. Elle reconnut instantanément la voix du commandant des forces assaillantes, et comprit sans peine qu'il était leur meneur, et probablement un combattant d'exception pour oser lui faire une telle proposition en plein milieu d'un champ de bataille. Validna, ne considéra même pas sa proposition un seul instant, et profita de ce qu'il n'avait pas attaqué immédiatement pour réagir à la vitesse de l'éclair... peut-être même plus rapidement qu'elle l'aurait voulu à cause de la crainte viscérale qu'elle éprouvait en face de ce guerrier qui lui paraissait bien plus dangereux que sa voix ne le laissait penser. Elle dégaina un petit couteau de sa ceinture, et le lança dans un geste parfait en direction de l'homme, qui esquiva sans peine. Mais ce n'était qu'une diversion pour lui permettre de rompre la distance et d'attaquer férocement.

La guerrière était cruellement désavantagée dans une mêlée comme celle-ci, face à un tel adversaire. Elle était plus petite, plus menue, elle n'avait ni armure ni bouclier pour lui permettre de s'abriter, et elle était probablement plus fatiguée d'avoir défendu la cité pendant si longtemps. Toutefois, elle avait un certain nombre d'avantages qu'elle pouvait mettre à profit : sa vitesse, sa combativité, et sa maîtrise d'un style de combat éclectique particulièrement déstabilisant. Elle chargea donc, consciente que c'était là son unique chance de rééquilibrer le duel terrible qui l'attendait. Elle bondit donc, pareille à une prédatrice, et frappa d'un coup de taille l'épée de son adversaire pour bloquer toute riposte. On aurait pu croire qu'elle avait plongé dans le vide, mais elle prolongea sa chute d'une habile roulade et se retrouva ainsi tout à côté du flanc de son adversaire, un poignard venant de faire son apparition dans sa main. Elle frappa comme une diablesse, mais ses coups ripèrent sur l'armure d'excellente qualité, sans jamais réussir à pénétrer la chair. Elle était bien trop proche pour qu'il put faire autre chose que reculer pour retrouver une distance plus confortable pour manier son épée, mais elle ne lui en laissait pas l'opportunité. Elle enchaîna d'un redoutable coup de pied à l'arrière du genou, et profita de ce que le chef des assaillants était déstabilisé pour lui asséner un saisissant coup de poing, par-dessus son bouclier. Elle aurait préféré le frapper de sa lame, mais elle avait fait le choix de venir au plus près pour le perturber, et son épée ne lui était d'aucune utilité. L'elfe dut toutefois sentir le choc, car elle avait mis toute son énergie dans cette frappe, et lorsqu'elle releva le poing, quelques gouttes de sang tachaient ses doigts fins et élégants.

Néanmoins, cette attaque avait creusé l'écart entre les deux duellistes, et Validna se retrouvait désormais bien trop loin du chef elfe pour reproduire l'assaut qu'elle venait de lancer. Elle le regarda donc se redresser, et comprit qu'elle avait manqué son unique opportunité de le défaire. Maintenant qu'il en savait plus sur elle, il pourrait sans peine anticiper ses prochaines attaques, et elle n'avait dès lors plus aucune chance. Avec un mélange de sarcasme et de sincérité, elle lui cria par-dessus le vacarme de la bataille :

- Arrêtons-nous là ! Votre regard me rappelle celui de Lammâth, et je n'ai pas envie de voir si vous le valez à l'épée !

Elle lui adressa un demi-sourire, qui pouvait être interprété de bien des façons, puis commença à reculer, lentement tout d'abord, puis de plus en plus vite, tout en appelant ses hommes à la retraite :

- On se replie ! On se replie ! A Imladris !

Elle vit des regards étonnés se tourner vers elle, car la plupart étaient plongés dans des duels difficiles, et ils n'avaient pas eu le temps d'analyser globalement la situation. Néanmoins, les guerriers comprirent rapidement que beaucoup de leurs compagnons étaient morts, et qu'il ne servait plus à rien de continuer. La victoire était hors de leur portée, et leur disparition n'aiderait en rien leurs maîtres. Il valait mieux rentrer pendant qu'ils le pouvaient encore, et rapporter ce qu'ils avaient vu. Validna, lança un regard appuyé au commandant des elfes, comme pour lui dire "nous réglerons ça une prochaine fois"... ou peut-être davantage pour lui dire "vous seriez bien plus à votre place parmi l'Ordre". Le laissant avec ses pensées ,elle tourna les talons pour fuir la poursuite qu'engageaient les guerriers qui venaient de reprendre Valdol. Ils étaient rapides, assurément, mais leurs armures les ralentissaient considérablement, ils ne purent faire que quelques prisonniers, pendant qu'un peu moins d'une dizaine de combattants réussissait à atteindre la place centrale où se trouvaient les chevaux.

Validna se hissa en selle, et trancha sans cérémonie la bride de sa monture, avant de la talonner pour la faire passer au galop. Les troupes qui l'accompagnaient en firent de même sans regarder derrière, trop préoccupées à l'idée de rejoindre Imladris au plus vite. C'était une fuite qui n'avait rien d'honorable, mais la femme était persuadée qu'ils avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir. Ils étaient simplement tombés sur plus fort qu'eux, et ils avaient tenu aussi longtemps qu'ils l'avaient pu. Désormais, leur devoir leur commandait de faire un rapport, et de venir rejoindre le gros des troupes qui s'étaient massées à Imladris, pour défendre la ville lorsque les elfes viendraient la reprendre. Ils s'éloignèrent donc dans la ruelle, baissant la tête pour éviter les flèches qui sifflaient autour d'eux, chassant de leurs pensées leurs camarades qui chutaient après avoir reçu un projectile dans le dos, et qui s'ils n'étaient pas morts sur le coup devraient subir un interrogatoire en règle, avant d'être probablement exécutés comme il se devait. Non, cette pensée n'occupait pas leur esprit, et ils étaient tous préoccupés par une chose...

... qu'allait dire Lammâth en les voyant revenir ainsi ?


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Learamn
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La reconquête ? EmptyDim 30 Mar 2014 - 22:15
La reconquête ? 39985_Elladan_and_Elrohir

Les sbires de l'Ordre étaient débordés de toute part. En infériorité numérique les défenseurs de l'Ordre avaient bien du mal à contenir des assaillants vaillants et entraînés. Les jumeaux côte à côte , qui étaient réputés pour leur qualité de bretteur étaient eux-même en difficulté. Dans la mêlée ils avaient bien du mal à se faire une idée générale du combat et se contentait de faire face à des adversaires toujours plus nombreux. Si ils évitèrent les blessures graves les jumeaux avaient subis quelques égratignures ça et là qui pourraient se révéler très gênantes pour la suite des opérations. A deux , car ils se battaient toujours ensemble , ils vinrent à bout d'un elfe particulièrement coriace. Dos à dos les deux frères ne semblaient faire qu'un seul et même être , repoussant ensemble leurs adversaires , séparés l'un de l'autre Oropher ou Elrohir étaient loin d'être des épéistes hors du commun mais ensemble ils faisaient des ravages. C'est alors que l'ordre de Validna , qu'ils avaient perdu de vus résonna comme un coup de tonnerre
- On se replie ! On se replie ! A Imladris !
Les jumeaux elfes furent d'abord un peu surpris par l'ordre de leur supérieure , reculer n'était pas dans les habitudes d ela guerrière ; la situation devait vraiment être critique , peut être la retraite était la chose la plus raisonnable. Légèrement soulagés à l'idée de pouvoir fuit les combats les jumeaux mirent au sol un dernier adversaire et commencèrent à se frayer un chemin dans la mêlée. Validna n'avait aps été choisi pour organiser la défense de Valdol que pour ses talents de combattante pais aussi pour son intelligence stratégique largement supérieure à celle des jumeaux. Pour elel il était facile d'analyser une situation dans son ensemble et d'y réfléchir tandis que les jumeaux étaient trop focalisés sur le simple affrontement de base. C'est ce qui faisait la différence entre les hommes d'élites de l'ordre et les soldats de base , les chefs savaient analyser et réflechir sans se ruer. Validna avait cette capacité et il ne lui manquait plus qu'un petit coup de pouce du destin pour rejoindre le capitaine Brandt ou Le Bras de Fer parmi les combattants de première ligne les plus reconnus.

Les jumeaux elfes réussirent , non sans mal , à atteindre leur monture. Il les firent avancer au triple galop et suivirent Validna vers Imlardis. Ils chevauchaient à bride abattue afin de laisser les troupes de Palantir derrière eux mais alors un léger sifflement se fit entendre. Une flèche une seule , venait d'être tirée depuis la cité elle s'éleva dans els aires et retomba à une vitesse fulgurante pour finir sa course dans la nuque d'Elrohir qui chuta au sol , mortellement touché. Oropher fit ralentir sa monture , Validna lui lança alors un regard sévère

-Il faut aller l'aider ! cria alors Oropher

En guise de réponse Validna fit encore accélérer sa monture , Oropher regarda son frère , le sang coulait abondamment de sa plaie et les spasmes qui le secouaient étaient sûrement les signes de sa fin proche. Il n'y avait plsu rien à faire pour lui. Résigné il reprit la course vers Foncombe.





Valdol était à présent aux mains des troupes de Gar Thulion , la bataille avait été de courte durée mais très intense. On s'occupait à présent de trier les cadavres ennemis et alliés. On avait posté quelques sentinelles pour prévenir uen improbable contre-attaque . L'une d'entre elle vit alors s'approcher une silouhette encapuchonné qui montait un très bel étalon noir .

-Halte ! Qui va là?
L'homme s'avança encore un peu et l'elfe put le distinguer , c'était un homme âgé à la longue barbe blanche et à l'allure fière et sage , cen'était qu'un humain et pourtant il inspirait le respect. Ses yeux bleus électriques se tournèrent alors vers le garde.
-Sombre-Chêne , il faut que je parle à Sombre-Chêne , c'est important...
L'homme semblait éreinté et au bout de ses forces.
-Sombre-Chêne n'est pas ici , je peux peut être vous faire rencontrer le prince Palantir mais il faut d'abord que vous m'expliquiez la raison de votre venue.

- Il faut que votre chef le sache...
-Quoi donc?
-Lammâth ,n'est pas le seul elfe millénaire que vous vous apprêtez à affronter...


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Sighild Baldrick
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La reconquête ? EmptyJeu 17 Avr 2014 - 9:29
L'ennemi s'était replié.
Les trompes de Calion et de Sighild se reposèrent un court instant. Il n'y avait que des blessés légers et quelques esprits abattus en voyant l'état de leur cité.

La magicienne donna les premiers soins aux soldats qui en avaient le plus besoin.

L'un d'entre eux était assis et pleurait la mort de sa famille qui avait péri sous la cruauté de l'ennemi. Sighild s'approcha du soldat méritant, se mit à genoux devant lui et posa ses mains dans les siennes. Il n'y eu pas de mots, juste un regard pénétrant, remplit de courage et de compassion. Le soldat eut un regard reconnaissant. La magicienne se leva ensuite et s'en alla en lui tapotant l'épaule.

La belle regarda autour d'elle et ne trouva pas Calion, elle aurait voulu le remercier et lui dire peut-être plus. Les deux compagnons ne s'étaient pas vraiment adresser la parole depuis Gar Thulion, Sighild en était en partie responsable. Son mutisme n'était pas le bienvenue, il s'était cependant aggravé depuis qu'elle avait apprit le décès de son grand-père la veille.

La semi-elfe se dirigea vers les remparts de la ville. Les pierres étaient aussi noires que les ténèbres,  la Nature jadis magnifique au sein de cette cité n'était plus qu'un tas de cendre.

Des soldats guettaient l'ennemi, il valait mieux être prudent en de pareilles circonstances. Sighild les salua d'un signe de la tête, alors que ces derniers firent un rapide garde à vous.

La jeune elfe ignora ce signe de distinction. Elle resta au milieu des remparts et guetta l'horizon. Elle y posa avec grâce ses mains et ressentit l'aspect de la pierre brûlée. Son bâton quant à lui resta contre la parois du mur.

Son regard était dur, elle osait imaginer ce massacre, elle entendait le cris des femmes, des enfants. Puis, elle vit le regard de Lammath. Son cœur se serra, cet être rongeait par la haine et la vengeance ne méritait pas de vivre. Ses beaux yeux se fermèrent un instant et elle pria pour la paix des âmes des villageois.


« Capitaine Baldrick. »



La belle n'ouvrit pas les yeux, resta immobile et dit :


« Ne me faites pas cet honneur soldat. »



La magicienne posa ensuite son regard vers l'un de ses soldats, il était au garde à vous et reprit :

« Madame, les soins apportés à nos frères sont terminés. »

« Reposez-vous à présent. »


Le soldat disparut aussitôt. Sighild le regarda partir et posa à nouveau son regard vers l'horizon.

L'apprentie mage se sentait étrange. Quelque chose brûlait au plus profond d'elle, quelque chose qui jusqu'à présent était totalement contrôlé. Une autre partie d'elle avait envie de s'agenouiller contre ce rempart et de pleurait toutes ces morts. Telle une mère qui perd ses enfants, telle une reine qui voit son univers détruit.

Pourtant, elle devait être forte, pour Nan, pour sa famille et pour Sombre-Chêne. Elle retira soudain ses mains de la pierre et prit avec douceur son artefact magique. Elle fixa un instant le bel objet de son dur regard :


*Je suis l'apprentie mage de Mithrandir, descendante d'elfes de Fondcombe, descendante de guerriers. Je dois être courageuse et me battre pour l'honneur de ma famille et de ceux qui se sont sacrifiés pour moi. Lammath, sois sûr que tes crimes ne seront pas impunis.


La belle retourna ensuite vers le semblant de place de la ville. Certains soldats étaient prés pour continuer cette reconquête, d'autres demeuraient sur les lieux et renforcés la ville.

La guerrière vit enfin son ami au loin, elle se dirigea vers lui, heureuse au plus profond d'elle de voir quelqu'un qui lui était familier. La belle s'arrêta à sa hauteur et lui adressa un signe respectueux de la tête :

« Je vous remercie pour l'aide que vous nous avez apporté. »


Son regard vert était plongé dans celui de Calion, elle reprit aussitôt :

« Nous attendons vos directives Calion. »


Des paroles pour le moins cordiales, mais dénuées d'affection. L'heure n'était pas à la discussion entre deux compagnons, mais entre deux soldats en tant de guerre.
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La reconquête ? EmptyMar 6 Mai 2014 - 16:07
Voronwë restait au sommet de l’imposant chêne qui lui servait de perchoir. Plusieurs soldats l’avaient rejoint pour observer ne serait-ce qu’un détail qui pourrait échapper au capitaine. Dansant, volant au fil du vent, les dernières feuilles survivantes au grand hiver chutaient au sol, tel les elfes qui tombaient plus loin. Voronwë n’entendait ni les combats, ni les cris, ils étaient trop loin. Et pourtant il sentait qu’un combat se déroulait, il le présentait. Le capitaine de cavalerie n’était pas idiot, ni naïf d’ailleurs, il connaissait la guerre.
Soudain, ils virent un peu plus loin une nuée d’oiseaux s’envoler. Leurs sens n’avaient pas pu anticiper le froid glacial, les clouant au sol. Les centaines d’ailes devaient triompher du froid, la migration leur étant prohibée. L’air n’était que plus glacial loin de la terre ferme. Malgré la fin de l’hiver, le froid était toujours omniprésent. Cependant, cet envol n’était pas anodin, ils ne risqueraient pas leur vie pour rien, les volatiles avaient peur. La question était de savoir de quoi. Des elfes ? Ils étaient bien trop discrets. Ce ne pouvait être que des hommes.
Voronwë ne pouvait laisser ses frères risquer leur vie, mais il ne pouvait pas non plus désobéir à un ordre direct. Il enverrait donc un éclaireur, un bon coureur. Le cavalier descendit du centenaire puis regarda ses hommes. Il avait déjà pu remarquer la formidable endurance d’un archer nommé Phidippidès, il le choisit alors pour vérifier que tout aller pour le mieux pour Calion. Il est étrange qu’un elfe porte un tel nom d’Homme, plus encore venant d’un soldat de Gar Thulion. Le messager se lança alors en courant dans la forêt, il ferait vite.
Seulement quelques minutes passèrent avant qu’il ne revienne, essoufflé. Amnel s’empressa de lui apporter un peu d’eau et le laissa reprendre son souffle.

-Le général Palantir requiert notre soutien, laissa-t-il échapper entre deux souffles.

Voronwë réagit rapidement, rassembla ses troupes. Ainsi ils se dirigèrent vers la mort qui s’amusait plus loin. Quant à Phidippidès, il resta sur place, accompagné par un autre archer, en attendant de retrouver ses forces.

La course dura quelques minutes, ils étaient nettement moins rapides que le messager. Le capitaine arrêta ses troupes en voyant que la bataille était terminée. Après qu’ils aient soufflés, il leur ordonna de soigner les blessés, ce qu’ils firent sur le champ. C’était de bons guerriers, ils étaient fidèles et obéissaient sans discuter.
Le capitaine s’approcha alors de Calion afin de demander de nouveaux ordres. Inutile de demander ce qu’ils s’était passé ici. Les corps jonchant le sol montraient parfaitement la bataille aussi bien que si le capitaine y avait assisté. Voronwë pouvait sentir la mort, elle était partout. La terre avait rougie au contact du sang. Ce pourpre royal montrait la force et la supériorité des elfes. Au contraire le sang humain été arrogant, violant, vif.

Imladris était près, si près. Loin étaient les jours où le fils de Fondcombe marchait dans ses jardin, gardait ses portes, lisait ses livres tant réputés. Ils sont sans doute tous partis en fumée, tout comme la pureté de leur fontaine qui circule une eau rougeâtre. La beauté avait quitté ce lieu pour y laisser la laideur, la terreur, la honte et surtout la haine. Comment pourrait-elle retrouver son calme légendaire après tant de cris qui ont résonnés dans ses murs ? Comment pourraient-ils y vivre après tout le mal qui s’y était passé ? Le capitaine ne pourrait jamais oublier une seule seconde ses frères morts pour cette citée déjà prise. Irait-il à Valinor ? Non pas avant qu’il ne se venge contre ces soldats inconnus, il ira jusqu’à sa source pour y détruire son noyau. Ce n’était plus une question d’honneur, de gloire ou de devoir, c’était une question de vengeance.
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Calion Palantir
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La reconquête ? EmptyJeu 29 Mai 2014 - 17:21
La victoire était désormais leur. Les troupes de l'Ordre de la Couronne de Fer fuirent peu après que le combat fut engagé, la queue entre les jambes. Et leur chef à ce moment, sans amour propre, avait préféré laisser ses morts plutôt que de les accompagner. Quelle déchéance que sont ces ennemis. Calion les regarda partir sans se lancer à leur poursuite. D'autant plus qu'il avait été "mis à terre" par leur chef. Mais au moins, le message que Narmacìl transmit fut assez clair, l'OCF allait subir une cuisante défaite ici.

La fuite de l'ennemi les conduisait à Imladris, la cité à reconquérir. Cependant la reprise de la cité n'était plus à l'ordre du jour, du moins pour le moment. En effet, les Elfes se devaient de soigner leurs blessés et rassembler les corps des morts afin de les ensevelir sous des pierres, comme le furent Glorfindel et Fingolfin jadis. Beaucoup de peine envahit l'Elnaith lorsqu'il pria pour les âmes de ses hommes perdus. Chaque perte d'un Quendi était douloureuse, Calion s'en voulait, il sauvegardait dans sa mémoire chaque visage avant que ceux-ci ne soient recouvert par la pierre.

"Tout sentiment est à exclure" se répétait l'Elnaith. Mais l'envie de vengeance pénétrait l'Elfe. Une vengeance incommensurable à l'encontre de l'OCF. Jusqu'à son dernier souffle ou jusqu'à la destruction de cet ordre, il se battra, par vengeance.

"Brulez leurs morts mais employez les mêmes rites funéraires pour les Elfes, priez pour eux. Mandos les jugera justement."

Tant de vies perdues pour quoi ?

"C'est du gâchis ..." Dit à voix haute le Noldo alors qu'il regardait les derniers soldats de Gar Thulion se faire ensevelir. Les quelques soldats amassés autour de lui le fixèrent et lorsque celui-ci se retourna vers eux afin de marcher plus loin, ils baissèrent les yeux. Deux soldats ouvrirent un passage au général. Celui-ci avança sur quelques mètres et tourna sa tête vers les soldats.

"Leur sacrifice ne sera pas vain."

Il laissa ses hommes se recueillir et demanda à voir le capitaine Baldrick et ...

"... Je veux voir Voronwë le plus rapidement possible ici. Envoyez quelqu'un le chercher."

"Général, dit un soldat à sa droite, je suis justement venu de la part du capitaine Amnel afin de savoir si vous aviez besoin de lui."

Calion ne dit rien, le soldat avait compris. Il partit l'instant d'après. En attendant l'arrivée des deux capitaines dont il avait demandé la présence, Calion sortit son épée Anglïr de son fourreau puis il en nettoya la lame encore un peu ensanglantée à l'aide d'un chiffon qu'il gardait sur lui.

Le capitaine Baldrick arriva rapidement. Calion la salua sans fioritures, l'heure n'était pas aux accolades. La perte de bons soldats avait en vérité énervé l'Elnaith. Son comportement résultait de ces pertes. Un long silence s'était abattu autour des deux officiers. Calion brisa ce silence.

"Vous vous êtes bien battu Sighild. Je suis content que vous vous en soyez sortie."

Le capitaine Amnel arriva à ce moment. Celui-ci le salua. L'Elnaith leur demanda de le suivre. Ils entrèrent dans une bâtisse encore sous l'emprise de quelques flammes puis Calion s'avança vers ce qui semblait être une table noircie par le feu. Le Noldo prit la parole.

"J'espère que pour vous Voronwë tout s'est bien passé, j'espère ne plus avoir à ensevelir nos hommes. Dites moi."

Celui-ci lui assura qu'aucune perte n'était à compter de son coté. L'Elnaith fut rassuré par cette nouvelle. Il continua.

"Une décision très importante s'offre à nous, celle d'attaquer Imladris ou de rester ici à rassembler nos forces et attendre les renforts. La première option est alléchante je l'avoue, il s'agirait de surfer sur notre effet de surprise. Seulement à l'heure qu'il est la surprise est passée, la cité doit être en ébullition et doit se fortifier en pensant que nous allons attaquer. La seconde option est celle d'attendre les renforts et d'assiéger Imladris. Cependant je n'ai aucune nouvelle de ces renforts et nous pourrions nous faire prendre à revers par des renforts de l'OCF, c'est un risque que je ne veux pas encourir pour être franc. J'ai besoin de votre aide pour me décider à moins que je reçoive des nouvelles de l'armée de Gar Thulion."


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Sighild Baldrick
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La reconquête ? EmptyDim 31 Aoû 2014 - 22:05
Les soldats traitèrent leurs frères et leurs ennemis avec dignité. La belle observait en retrait cette scène sans dire un mot. Assise sur une pierre, elle méditait. Au plus profond d'elle, Sighild sentait toujours cette énergie se développer.
Beaucoup de questions vinrent, beaucoup furent sans réponse. Un murmure sortit soudain de sa bouche :

« On ne peut raisonner quelqu'un qui tue sans raison . »


Son beau regard fixa avec tristesse le sol. Ce fut la dernière phrase que lui avait dite son grand-père.

Avec délicatesse, elle sortit de son dos l'une des dagues de ce dernier. Elwing sourit un faible instant : cette arme représentait tant aux yeux de son grand-père et aujourd'hui elle était devenue sienne.


« Capitaine Baldrick. »

Un soldat se tenait devant elle au garde à vous. La jeune mage rangea immédiatement son arme et son visage redevint de marbre.
« Le général vous demande. »

Sans plus attendre, elle partit à la rencontre de Calion. L'accueil fut jadis plus cordial, mais l'heure n'était pas aux réjouissances. Le général brisa ensuite le silence en lui adressant des paroles sympathiques.
La jeune mage resta de marbre et elle ne lui répondit rien. A son sens, elle n'avait pas plus de mérite que ses frères, qu'ils soient morts ou vifs. Seule sa magie lui permettait de se distinguer des autres, dans le cas contraire, elle ne serait pas en ce lieu.

Par « chance », Vonrowë arriva. Sighild lui adressa un salut très respectueux. Tout s'était passé pour le mieux de son côté et il n'eut aucune perte dans ses rangs. A l'entente de cette annonce, Elwing ferma les yeux un court instant : un sentiment de culpabilité vint en elle.

La belle continua d 'écouter ses interlocuteurs et resta neutre d'expressions. Le général Palantir eut à peine terminer qu'elle prit aussitôt la parole :

« Que savons-nous exactement de leur perte ? Lors de notre première bataille, nos ennemis étaient nettement plus nombreux que nous. Je ne suis pas tout aussi expérimentée que vous en la matière, mais je pense que l'essentiel est de connaître avant tout leur force. Je ne pourrais supporter de perdre à nouveau des frères, trop de sang a déjà coulé par cette guerre. »


La jeune mage s'appuya sur son bâton, elle soupira un instant et reprit :

« Nous avons cependant trop attendu...je vous l'accorde. Il ne faudrait pas reproduire les mêmes erreurs. »


Son magnifique regard fixa les deux elfes, Sighild venait de parler en tout honnêteté. Elle resta de marbre face à ses deux interlocuteurs, pourtant, il en était tout autrement au sein même de son âme...
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Calion Palantir
Elnaith de la Maison du Roi - Premier Nez
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Calion Palantir

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La reconquête ? EmptyLun 5 Jan 2015 - 12:28
La concentration était totale du côté elfique. Sighild Baldrick n’avait pas attendu pour répondre à Calion. La question qu’elle soulevait était juste : combien étaient-ils ? L’Elnaith de la Maison du Roi se rappelait de la première bataille d’Imladris. Le souvenir était fort et la plaie encore ouverte. Lors de cette cuisante défaite, les soldats de l’Ordre de la Couronne de Fer s’étaient amenés en nombre. Des centaines de et des centaines de guerriers de toute race avaient foulé le sol de la Dernière Maison Simple à l’Ouest. Calion fronçait les sourcils, sa main droite devant sa bouche, l’index et le pouce relevés. Ses cheveux raides étaient encore un peu ébouriffés par les combats. Sa tête était encore baissée. Autour de lui régnait un lourd silence. Les deux capitaines continuaient de fixer leur ami mais ils se lançaient discrètement quelques regards, tous les deux étant dans l’interrogation. Calion connaissait son ami Voronwë. En effet celui-ci pensait qu’Imladris devait être reprise au plus tôt, tout en minimisant les pertes. La cité-refuge était comme un Silmaril pour le capitaine de cavalerie qui restait bien loin de son cheval, un joyau, la prunelle de ses yeux à n’en pas douter, son seul amour. Du moins c’est toujours en ces termes que Voronwë Amnel décrivait la cité d’Elrond, sa cité, à l’Elnaith. Celui-ci serra ses poings et dit.

« Nous n’attendrons pas les renforts. Je sais que le risque est grand mais nous avons les meilleurs guerriers de Gar Thulion. Nos ennemis ont subi d’intenses pertes grâce à notre assaut. Encore une fois, bravo à vous et merci mage. Calion inclina sa tête. Cependant permettez-moi de suivre mon instinct, la dernière fois je n’en ai pas vraiment eu l’occasion. Il marqua une pause. Voronwë, l’Elnaith le fixa, je connais votre soif de vengeance et de votre désir d’annihiler de nos ennemis, tout comme moi je vous l’avoue, mais nous devons reprendre notre cité, c’est notre unique objectif, notre mission. La vengeance quant à elle doit être mise de côté. Je vous fais confiance Voronwë … Entièrement. Calion parlait sans discontinuer. Sighild je voulais vous dire de ne pas trop aller au contact. Nous avons besoin de votre magie. Vous regrettez la perte d’Imladris et vous y avez perdu des gens aussi, mais comme pour Voronwë, ne vous cachez pas derrière la vengeance, allez à la bataille le cœur léger et rempli d’espoir ainsi que le corps solide. Souhaitons-nous bonne chance. »

Les trois officiers qui s’étaient écartés du reste de la troupe qui elle-même montait la garde dans tout Valdol revenaient vers le centre du village. Les feux avaient été éteints entre temps.

Au même moment, Imladris était devenue une fourmilière. L’Ordre de la Couronne de Fer, qui venait de subir une défaite importante puisqu’il n’avait plus les villages alentours sous son contrôle, s’activait. Au retour de Validna et des hommes qui ont échappé à la mort, Lammâth venait d’être prévenu. Elle se présenta à son supérieur qui depuis le haut des marches de la maison d’Elrond la toisa du regard. Il était très calme à cet instant mais cela ne dura pas.

« Vous êtes décevante Validna. Je pensais que vous étiez différente des autres. J’aurais préféré vous voir une flèche dans la gorge mais victorieuse plutôt que de vous voir vivante et sans une égratignure qui plus est mais vaincue. »

Les mots étaient durs mais Validna ne s’en soucia pas. Elle avait plutôt peur qu’il ne l’agresse physiquement. Elle restait tout de même impassible mais presque honteuse et quant à ses hommes, ils redoutaient le Neleg. Ils avaient beau être de redoutables combattants, ils étaient terrifiés par l’Elfe qui, il est vrai, en imposait. C’était un personnage charismatique aussi sombre que sa chevelure obscure. L’Elfe descendit une à une les marches de la maison d’Elrond. Il s’arrêta à côté de Validna.

« Vous êtes encore en vie. Profitez-en car vous ne le méritez pas. Lammâth fixa la jeune femme qui ne put soutenir son regard plus de deux secondes. Ses yeux d’un noir profond reflétaient son esprit sombre. Vous allez mourir Validna. Vous verrez. »

Imladris, le refuge bafoué, se fortifiait. Les brèches se comblaient, des pieux étaient insérés dans le sol et sur ces pieux étaient plantés les corps des anciens défenseurs, en lambeaux.

Lammâth était revenu dans la maison d’Elrond, dans sa propre chambre. Il tournait en rond et son esprit le tourmentait. Ariel. Encore et toujours. Jour et nuit, à seconde de chaque minute de chaque heure il pensait à elle. Sa défunte femme l’obnubilait. L’Elfe en était devenu fou, on l’aurait dit dans un autre monde, inapte à commander ses hommes. Il restait seul. Mais Lammâth imagina Ariel et tout alla mieux, il s’apaisa. Cependant une veine se forma sur son front. Il rageait de ne plus pouvoir prendre dans ses bras son bien, son amour. Le destin voulait qu’on le l’ait lui est enlevé. Avec son souvenir, Lammâth s’endormit alors qu’on pouvait entendre dans la vallée les coups de marteaux et de scies sur le bois.

Dans le village, les défenseurs des Peuples Libres se regroupaient. Les Elfes de Gar Thulion étaient rejoints par une dizaine de villageois en armes. Calion Palantir les prévint que lui et ses hommes n’allaient pas pouvoir leur assurer la protection de leurs vies sur le champ de bataille. L’Elfe remercia les hommes qui venaient de les rejoindre. Une sentinelle vint lui rapporter qu’une troupe de l’Ordre quittait Imladris. Le temps était compté dorénavant. L’Elnaith n’avait pas hésité à demander où allait cette troupe et de combien de soldats elle était composée. La sentinelle quelque peu essoufflée par son sprint affirma que les soldats étaient au nombre de cinquante. Les Valar étaient avec les Noldor, c’était la première fois depuis un Âge. Il fallait se dépêcher, le départ de cette cinquantaine de soldats n’était pas le signe d’une attaque mais d’un départ.

Une heure passa. Lammâth se réveilla et revêtit son armure. Il respira profondément. Il devait commander ses hommes. On frappa à la porte de la chambre. Il s’agissait des jumeaux Daugion et Thorontur qui s’inquiétaient de ne toujours pas voir le Neleg. Entrèrent mais ne parlèrent pas. Lammâth passa à côté d’eux sans dire un mot.
De l’autre côté de la vallée, les Peuples Libres étaient près et en rang. Les villageois n’avaient pas été mis à l’écart. L’Elnaith ne souhaitait pas faire de long discours mais il souhaitait tout de même parler à ses hommes.

« Soldats des Peuples Libres ! Il est temps. Il marqua une pause. Temps de reprendre notre bien. Rendre aux Eldar leur refuge. C’est une obligation, ce pourquoi je suis devant vous. Il y a des guerriers redoutables de l’autre côté de la vallée, mais j’ai foi en vous tous. Le monde a ses yeux braqués sur nous. Montrons lui que les Elfes de Gar Thulion sont toujours là pour la Terre du Milieu ! »

L’ex-ambassadeur des rois Noldor se voulait rationnel. Il voulait à la fois en découdre avec l’Ordre et montrer que les Elfes n’avaient pas abandonné la Terre du Milieu.

À Imladris, se tenait sur les marches de la maison d’Elrond Lammâth, les yeux injectés de sang. Trois mots suffirent pour que ses hommes s’enragent.

« Pas de quartier. »

La folie s’empara des guerriers noirs et blancs qui hurlèrent. La volonté de tout annihiler sur leur passage et celle de venger leurs frères d’arme tombés précédemment les envahi. Le descriptif de la défense était simple : les quelques archers étaient placés sur les remparts de la cité tandis que le gros des forces, à la demande de Lammâth, s’était positionné sur le pont, devant la porte principale. Les lances, les épées, les piques et les haches étaient toutes pointées vers l’avant. Tout devant était Ald’ar Omenuir. Une lame aiguisée remplaçait son avant-bras précédemment arraché qui était devenu une véritable arme. C’était un Homme fort qui a vu son autorité croitre depuis la prise de Fondcombe et les sacs des villages alentours. Ses cheveux courts et sa barbe grisonnante rendait son visage plus sévère.

« Le premier que je vois reculer je lui arrache la gorge. »

Les défenseurs d’Imladris comptaient dans leurs rangs des Hommes, des Elfes, des Nains, mâles et femelles ainsi qu’une toute petite poignée d’Orques. Ces derniers revêtaient comme les autres soldats de l’Ordre de la Couronne de Fer une armure aux couleurs noire et blanche. Les Orques avaient une grande soif de sang mais ils étaient assez loyaux pour ne pas se nourrir des combattants qui guerroyaient à leurs côtés. Mais avec eux, les bagarres étaient presque monnaie courante. Comme l’on pouvait le penser, les Orques étaient en première ligne, lances pointées en avant, dans l’attente de l’ennemi qui arrivait bientôt.

À Valdol, l’heure était venue de se mettre en marche. Calion Palantir leva son bras droit et l’abaissa aussitôt. La marche commença. Les archers de la Maison de l’Arbre guettaient la colonne étincelante depuis les flancs. Devant, des éclaireurs se relayaient et scrutaient chaque recoin du sentier que l’armée elfique devait emprunter. Ces éclaireurs, dans la discrétion la plus absolue, éliminèrent quelques sentinelles de l’Ordre. À la tête de la colonne marchait l’Elnaith de la Maison du Roi, le pas léger mais déterminé. Il pensait. « Si la victoire n’est pas notre, que je meurs. » Juste derrière lui avançaient la magicienne et le capitaine de cavalerie et tous les trois avaient un lien fort avec la cité-refuge. Tout d’abord la mage y était née. Sa famille y vivait encore alors peu. Et la chute de la cité avait choqué la jeune elfe qui, dévastée, se réveilla intérieurement et se révéla entre les murs de Gar Thulion. Ensuite venait le capitaine Voronwë Amnel, un cavalier émérite au passé douloureux. Il a perdu de nombreux soldats jadis, au temps de la Dernière Alliance des Elfes et des Hommes, au temps de la première chute de Gorthaur. Et ces pertes l’avaient changé psychologiquement, il était devenu sombre, se réfugiant dans son amitié avec Calion. Ces deux-là voyaient en Imladris l’espoir des temps anciens. Gar Thulion n’avait pas l’aura de la cité d’Elrond certes mais elle était devenue la nouvelle garante de la sauvegarde des Elfes. Quelques mètres derrière eux marchaient les soldats elfes. Leurs armures d’argent rutilaient et leurs lances brillaient à la lumière du soleil. Et malgré le bruit de la colonne, un silence d’or s’était installé dans les rangs. Pas un oiseau ne chantait pour accompagner les Elfes, ils avaient senti la mort s’approcher. L’on pouvait tout de même entendre le bruit lourd de la Bruinen au travers des cliquetis des armures. La Bruinen avait quelques semaines auparavant porté sur ces flots les corps des vaillants défenseurs d’Imladris, Hommes ou Elfes mais rejeta les cadavres des soldats de l’Ordre.

Les défenseurs des Peuples Libres arrivèrent à quelques centaines de mètres de Fondcombe. Calion eut alors le rapport d’une sentinelle qui lui affirma que la majorité des forces de l’Ordre étaient sur le pont.

« Notre faiblesse sera la leur. »

Cependant, alors qu’il parlait, les troupes de l’Ordre bougeaient. Lammâth avait donné le commandement de ne pas rester sur le pont et ainsi risquer une défaite. Il redevenait lucide. Les Elfes qui s’étaient rapprochés de leurs ennemis n’allaient pas pouvoir battre aussi facilement qu’ils ne l’espéraient auparavant les guerriers de l’Ordre. L’Elnaith donna alors le commandement aux archers de tirer une première volée de flèche. Celle-ci allait être déterminante. Les soldats de l’Ordre avançaient doucement contrairement aux flèches. Ald’ar les vit arriver.

« Boucliers ! »

Il était trop tard. Les flèches elfiques dévastèrent la première et la deuxième ligne. Tous les Orques y passèrent. Seul Ald’ar qui s’agenouilla put éviter la mort. Les autres plongèrent dans le sommeil éternel. Le Lefnui se releva et dégaina son épée. Les lignes de l’Ordre se resserrèrent autour du guerrier expérimenté. Une deuxième salve vint interrompre le flux d’arrivants. Cependant cette seconde volée fit moins de victimes. Un mur de bouclier se leva et les Elfes stoppèrent tout tir en direction de l’infanterie et se concentra sur les quelques archers qui tentaient de répliquer.
Voici que sortit du chemin l’armée elfique, éclatante et résolue. À sa tête, toujours Calion Palantir suivi de Sighild Baldrick et de Voronwë Amnel. Les regards des trois pointèrent vers la cité dévastée et croisèrent celui d’Ald’ar Omenuir. Leurs yeux s’assombrirent. Sighild empoigna son bâton, Voronwë dégaina Eldagor. Calion fit de même avec Anglïr. L’épée rougeoyait déjà tandis que celle de Voronwë étincelait. Des flèches furent tirées depuis la cité sur les trois officiers mais la rapidité des Elfes fit que ces pointes se logèrent dans les boucliers d’argent. Une nouvelle salve elfique s’envola et emporta quelques soldats noirs et blancs.

Ald’ar fut rejoint à temps par les jumeaux Daugion et Thorontur. Lammâth restait encore dans la cité, il se préparait mentalement, quelque chose n’allait pas. Les jumeaux sommèrent au vieux guerrier d’attaquer mais celui-ci fut devancé par les Elfes de Gar Thulion. Tous entendirent alors l’ordre lourdement prononcé par Calion Palantir qui tenait sa lame à deux mains.

« Herio ! (Chargez !) »

L’Elfe millénaire rugit tout comme ses congénères. L’armée elfique fonça sur les soldats de l’Ordre de la Couronne de Fer sous couverts de deux volées de flèches.

« Herio ! » Les Elfes répétaient, criants.

Narmacil couru son épée dans ses mains vers les rangs de l’Ordre. Il dévia la lance de son ennemi et le mis par terre d’un coup d’épaule puis il l’acheva de sa lame dans la gorge. Le temps qu’il finisse son action, Calion fut rejoint par ses camarades qui hurlèrent une dernière fois avant le choc.

« HERIO ! »

Sur le coup, des soldats elfes moururent transpercés par les lances ennemies. D’autres tuèrent en un coup des guerriers noirs et blancs. Les villageois s’en étaient bien sortis jusque-là puisqu’aucun n’était mort. Cependant cela allait changer. Daugion et Thorontur étaient entrés dans la mêlée. Ils combattaient à deux et avaient déjà tué certains Elfes. Un villageois périt de la main de Thorontur et un autre de celle de son frère. Il était clair que l’Ordre n’allait pas se laisser faire. Les archers elfes avaient cessé de tirer afin de ne pas toucher les leurs. C’est alors que les tireurs de l’Ordre lâchèrent une volée de flèche. À ce moment, Sighild Baldrick créa une bulle de protection qui arrêta une partie des flèches qui se brisèrent tandis que l’autre partie se logea plus loin sur le champ de bataille. Quant à Voronwë Amnel, il exécuta sans remords ses ennemis un à un. Il s’avéra que Calion et lui se rapprochaient de Daugion et Thorontur. Ald’ar était pour sa part aux prises avec de nombreux soldats qui le mettaient en difficulté mais il finit par s’extirper de cette situation grâce à l’appui de ses guerriers qui vinrent à son secours.

Les deux officiers elfes s étaient frayés un chemin vers la porte. Soudain apparurent en face d’eux les jumeaux armés tous deux de sabres elfiques été de dagues. Les quatre se fixèrent le temps d’un battement d’aile de papillon. Les jumeaux se jetèrent sur leurs ennemis mais ceux-ci parèrent sans difficulté puis ripostèrent mais Daugion et son frère n’eurent aucun souci à esquiver. Thorontur dit.

« Vous êtes trop lents. Vous l’étiez déjà la première f… »


Voronwë n’attendit pas la fin de la phrase. Il feinta un coup d’estoc pour en faire un de diagonale. Thorontur évita au dernier moment l’attaque mais ne put esquiver le coup de poing ravageur du capitaine qui l’envoya au tapis. Il tenta de se relever. Son frère vint à sa rescousse mais fut stopper par l’Elnaith qui lui bloqua la route. Autour d’eux régnait le fracas des armes et les hurlements de mort. Amnel fixa son ennemi à terre.

« Tu vas mourir ici traitre. »

Calion le regarda. Amnel avait déjà oublié ce qu’il lui avait dit.
Les yeux des deux frères quand l’épée du capitaine se planter dans la gorge de Thorontur. Dans un dernier espoir, celui-ci avait empoignait sa dague pour la planter dans la jambe de Voronwë mais il était trop tard.

Daugion s’enragea et se battit avec beaucoup plus de férocité contre Calion mais celui-ci, beaucoup plus expérimenté n’avait aucun mal à parer. Daugion s’énerva. De temps à autre il jetait un regard au cadavre de son frère. Il était déconcentré, l’Elnaith en profita pour abattre son adversaire d’un coup d’épée dans le ventre. Daugion et Thorontur étaient morts et leurs âmes expédiés dans les Cavernes de Mandos comme tous les Elfes.

Les combats autour eurent l’air de s’arrêter un instant. Ald’ar vit alors l’épée de Narmacil se déloger du corps de Daugion. Le Lefnui se contenta d’un dommage.

« Dommage. »


C’est alors qu’il engagea le combat avec la belle magicienne. Il lui sauta dessus mais elle le repoussa d’un coup de bâton en plein visage. Le guerrier grogna mais il remonta à l’assaut. Cette fois la mage dut bloquer son ennemi avec son épée. Avec son avant-bras, le Lefnui attaqua une deuxième fois mais l’Elfe ne put fuir le coup que grâce à l’intervention de Voronwë Amnel. Le regard du capitaine était noir et son visage blanc et sévère. Ald’ar avait été surpris, il recula et replaça sa garde. Le vétéran elfe le fixa et dit.

« Entrez dans la cité Sighild, il ne vous ralentira pas. »

Elle le regarda alors qu’il lui tournait le dos et elle le remercia intérieurement. L’apprentie de Mithrandir se mit à courir, elle traversa le pont envahi par les Elfes et la bataille. La magicienne dut cependant s’arrêter afin de supprimer quelques adversaires. Elle fut rejoint par Narmacil et ils passèrent la porte d’Imladris ensemble. La belle lui expliqua que le capitaine avait entamé un duel contre un des gradés de l’Ordre et qu’il n’allait pas les rejoindre. Derrière eux la bataille se déroulait et les Elfes avaient pris l’avantage et avançaient sur le pont. Les cadavres jonchaient le chemin et les divers courants rougissaient au contact du sang. La Bruinen emportait les corps qui tombaient dans ses bras et ils furent nombreux.

À l’annonce de la mort des jumeaux, Lammâth se leva. Il sortir sa lame de son fourreau et rejoignit la porte de la cité. Il avait senti que l’entrée avait été percée. Il ne fut pas surpris de que c’était la magicienne et l’Elnaith qui avaient enfoncé les lignes de l’Ordre.

« Vous revoilà pions de Rustor. Vous avez mis plus de temps que je ne l’espérais. Dit Lammâth, en âge. Vous n’êtes que deux ? Il rit. Il vous faudra une armée entière pour espérer me vaincre. »

Calion et Sighild fixaient l’Elfe. Il n’était qu’à une dizaine de mètres d’eux mais ils constataient qu’il était tout transpirant et blanc et ses yeux avaient l’air vide. L’Elfe murmurait.

« A … Ar … Ariel. »


Il toisa du regard Narmacil et lui hurla.

« Écarte-toi d’elle ! Je vais te TUER ! »

Lammâth se jeta sur Calion qui serra ses mains contre la poigne de son épée. Anglïr résista bien au choc du premier assaut. L’Elnaith ne put riposter puisqu’une deuxième et une troisième attaque suivirent. Calion fit un bond en arrière, la magicienne s’était retrouvée sans bouger derrière Lammâth qui, au moment de relancer une attaque fut interrompu par Narmacil.

« Vous pouvez tout arrêter Lammâth ! Rendez-vous ! Votre âme sera sauve ! Vous avez causé la ruine du peuple elfique ! Rendez-vous ! »

Son interlocuteur avait ses yeux injectés de sang. Il répliqua.

« Tu ne me fais pas peur Narmacil. Tu n’impressionnes personne avec ton épée qui rougeoie. Tu es devenu banal, un pion. Ta vie n’importe plus. »
« Rendez-vous ! »
« Non. »

Ce fut au tour de Narmacil de sauter sur son ennemi. Celui-ci avait déjà préparé sa garde. Il repoussa sans mal l’attaque de l’Elnaith. La colère de Calion grandissait. Certes il n’était plus le fringant Elfe de jadis mais il a toujours été au service de ses seigneurs et n’a jamais démérité. Mais aujourd’hui, Calion était membre du Conseil Elfique, c’était sa récompense pour service rendu et ça, Lammâth ne le savait pas. Le Neleg surprit l’Elnaith d’un coup de taille bloqué qui le fit tomber.

« Je vais devoir vous achever Calion Palantir. »

Il se rapprocha de lui. Il posa son pied sur le tibia de Narmacil.

« Non ! »

Sighild sauta sur Lammâth qui jeta au sol la magicienne. Calion se releva et reprit Anglïr en main. Il était énervé. Les effets du poison qu’il avait dans le sang se faisaient ressentir de nouveau. Il s’approcha du Neleg qui ne vit pas le coup de pied arriver. Lammâth se retrouva à suffoquer et s’éloigna. La magicienne put ainsi être relevée par Calion. Lammâth se réveilla.

« Ne la touche pas ! ARIEL ! »

Les deux officiers comprirent alors que Lammâth était fou. Son visage avait la couleur de la mort et des gouttes de sueur ruisselaient de son front. Son regard était noir et ensanglanté. Il avait l’air déterminé et perdu à la fois. Calion et Sighild ne prirent pas en pitié le Neleg qui fonça sur le Noldo. Sighild s’interposa et envoya son bâton dans le ventre de l’ennemi.

Sur le pont, la bataille faisait toujours rage et le duel entre Ald’ar Omenuir et Voronwë Amnel n’en terminait pas. L’Homme était un guerrier robuste mais moins vif que son adversaire. Aucun des deux soldats ne prenait l’avantage mais tous deux étaient blessés à la jambe droite. Autour d’eux les morts s’accumulaient et surtout du côté de l’Ordre qui faiblissait. En effet le désir de vengeance des Elfes avait réveillé une flamme éteinte depuis bien trop longtemps. Les guerriers noirs et blancs résistaient tant bien que mal aux assauts des Eldar. Leur défense était vaine. Certains soldats préféraient sauter dans les gorges de la Bruinen plutôt que de tomber sous les coups ravageurs des Elfes. Validna avait commencé le combat en dernière ligne avec son arc. Mais lorsque les Elfes ruinèrent les lignes de défense d’Imladris, elle ut se résigné à combattre au corps à corps. Elle se rendit compte que l’Elnaith était passé à côté d’elle sans qu’il ne l’ait attaqué alors qu’il l’avait reconnue. De nombreux corps couvraient le pont et ses alentours. La porte allait être passée par les soldats de Gar Thulion. Les archers de la Maison de l’Arbre avaient cessé de tirer leurs flèches depuis la forêt avoisinante et s’étaient postés à découvert derrière les lignes. Ils devaient parfois se battre au corps à corps lorsqu’un soldat de l’Ordre passait au travers des mailles du filet d’argent que formait l’infanterie elfe. Malgré tout, les pertes du côté elfique étaient importantes mais inférieures à celle de l’Ordre. Les combats s’étaient alors rapprochés de la joute entre le Neleg, l’Elnaith et la magicienne. Celle-ci se battait avec courage contre Lammâth qui bloquait ses attaques mais ne répliquait jamais mais qui ne s’arrêtait de dire.

« Ariel … Arrête ! C’est moi ! »

Sighild fut déstabilisé. Une nouvelle fois l’Elfe millénaire la confondait. Il ferma les yeux. Sighild s’arrêta, relâcha sa garde. Calion profita de ce moment de répit pour lancer un nouvel assaut toujours emplit de colère. Lammâth se réveilla une nouvelle fois et esquiva au dernier moment mais il était perdu et ses gestes désynchronisés. Le Noldo réussit alors par miracle à lui entaille la main gauche. Celui-ci ne hurla pas de douleur mais resserra sa mâchoire mais Calion finit par trébucher lorsque son pied gauche rencontra un pavé sorti du sol. Lammâth se ressaisit et profita de cette occasion afin de neutraliser une fois pour toute le Noldo en lui envoyant des dizaines de coups de poing.

Sighild regardait la scène, sonnée. Elle reprit ses esprits à son tour et poussa violemment Lammâth qui s’acharnait sur Calion.

« Arrêtez lâchez-le ! »

Elle lui donna un coup d’épée qu’il esquiva. Il hurla.

« ARIEL ! »

Il cligna des yeux qui devinrent rouge. Lammâth empoigna son épée.

« Tu n’es pas Ariel ! Tu es une usurpatrice ! Tu n’es personne ! »

Sighild parait avec difficulté la lame du Neleg et elle ne pouvait jamais contrer. Soudain il l’attrapa par la gorge et la souleva.

« Meurs … »

Elle commença à étouffer mais elle réunit sa magie. Lammâth la senti. Il entrevoyait un éclat d’espoir dans les yeux de la belle.

« Que fais-tu ?! »
« J’utilise la lumière des Eldar qui m’entoure … »

Un rayonnement de lumière sépara les deux Elfes et projeta le Neleg plusieurs mètres plus loin.

« JE VAIS TE TUER ! »

Sighild ne répondit pas. Au fond, si jamais elle mourrait, elle préfèrerait que ce soit rapide. Lammâth s’avança lentement, son épée pointée vers la magicienne. Celle-ci se releva, s’appuyant sur son bâton. Sighild fit vaciller son épée vers Lammâth qui bloqua l’épée de la magicienne. Le Neleg contre-attaqua et toucha le visage de la mage. Sa peau s’ouvrit et laissa s’échapper un fin fil de liquide rouge.

« Pardon mon amour ! Pardonne-moi ! »

Lammâth revoyait sa femme dans les traits de la magicienne. Peut-être était-ce là un sortilège de l’apprentie de Mithrandir. Elle était à terre et regardait Lammâth. Elle le voyait implorer son pardon. Lammâth était devenu une bête : ses cheveux noirs étaient tout ébouriffés, ses traits tirés et yeux ensanglantés.

La bataille était toute proche d’eux maintenant, l’Ordre faiblissait et le nombre de ses soldats diminuait. De l’Est arriva des lanciers de Mithlond. Ils étaient passés par les Hauts-Cols et venaient du camp des Monts du Fer. Ils prirent à revers les soldats noirs et blancs qui, assailli de toute part, mourraient les uns après les autres. Sighild se releva une énième fois comme son camarade Noldo. Lammâth avait l’air parti, absent. Les deux Elfes exploitèrent l’opportunité. Lammâth se réveilla et stoppa net l’assaut des deux. Ils se regardèrent et synchronisèrent leurs attaques. Lammâth contraient à chaque fois. Calion fut touché au bras gauche, l’épée du Neleg s’était plantée dedans. Sighild fut tout de suite entaillé à la jambe gauche. Lammâth restait puissant, sûrement le plus puissant des guerriers sur la Terre du Milieu à l’heure actuelle. Les deux Elfes rassemblèrent leur courage mais ils fatiguaient. Le Neleg ne plia pas, sa simple entaille à sa main gauche ne le gênait pas.
Mais tout s’arrêta. Corbeau, Neleg de l’Ordre de la Couronne de Fer lui aussi, qui était resté dans la Maison d’Elrond et qui cherchait un moyen de fuir avec Aliénor, apparut. Sa seule présence stoppa le combat.

« Qu’est-ce que tu fais là Corbeau ? » dit Lammâth, énervé.
« Je m’en vais, c’est allé trop loin. »
« Comment ? Tu oses ?! »
« Il faut en terminer Lammâth. »

Corbeau dévoila derrière lui Aliénor. Lammâth fut secoué. À nouveau il eut une hallucination. Les traits d’Aliénor étaient remplacés par ceux d’Ariel. Corbeau savait que le Neleg était fou. Sa pathologie s’était aggravée au fil des jours. Ile leva son bras gauche vers elle.

« Ariel … »

Corbeau regarda Sighild et Narmacil, il sourit et leur dit.

« Qu’attendez-vous ? »

Lammâth n’avait pas entendu, il était obnubilé par Aliénor qui ne réagissait pas, qui restait de marbre. Les deux Elfes comprirent que c’était là leur dernière occasion mais ils étaient surpris de la tournure des événements. Cet homme et cette femme avaient déboussolé le Neleg. Il revint à lui. Mais il était trop tard, la magicienne et l’Elnaith enfoncèrent leurs épées dans ses épaules. Il se retourna et envoya valser la jeune Elfe. Anglïr sortie du corps de Lammâth, Calion put alors se remettre face à lui. Il était exténué. Corbeau profita de cette situation pour s’enfuir avec Aliénor.

« La cité est perdue. »


Sighild était à terre, elle saignait du nez et de son visage. Sa plaie à celui-ci s'était accentuée. Corbeau passa à côté d’elle avec la femme qui l’accompagnait puis ils coururent aux écuries.

Calion Palantir faisait face à Lammâth. Celui-ci ne le surplombait plus, son dos saignait abondamment et il était recourbé.

« C’est la fin pour vous Lammâth. Il est encore temps de vous repentir. »

Le poison que le Noldo avait dans le sang limitait la douleur des blessures qu’il ressentait mais le duel l’avait exténué.

« Tu n’y arriveras pas. Il rit. Imladris ne tombera pas. »
« Non en effet … Elle va renaître. »

C’était les derniers mots de l’Elnaith. Sighild se remit sur ses jambes avec difficulté pour voir le dernier pugilat. Calion était autant blessé que Lammâth mais celui-ci n’avait plus sa tête. Ses cheveux tombaient et cachaient son visage.

Le Noldo à l’armure d’argent chargea le Neleg. Il lui tournait autour tout en l’attaquant, sans s’arrêter. Sous ses assauts répétés, Lammâth flancha. Il posa un genou à terre. Son épée s’envola avec sa main droite tranchée. Il gémit de douleur. La magicienne regardait la scène, décontenancée. Elle avait compris qu’elle avait été au premier plan de cette bataille et qu’elle avait participé à cette victoire qui s’annonçait. Lammâth avait sa tête baissée.

« Tue-moi Calion Palantir. »

Sighild s’approcha des deux Elfes.

« Ariel ? dit-il dévoilant son visage fatigué de la guerre. C’est bien toi ? »

Narmacil empoigna Anglïr, sa lame écarlate et l’enfonça d’un seul coup dans le cœur de Lammâth. Le Neleg s’écroula sur le côté. Sighild le rattrapa avant qu’il ne percute le sol. Il la regarda.

« Pardon pour tout Ariel … Je t’aime. Ariel … » soupira-t-il.

S’en était fini de Lammâth, l’Elfe millénaire et Neleg de l’Ordre de la Couronne de Fer. Il en était de même pour l’Ordre en lui-même à Imladris, cité-refuge d’Elrond Peredhel. En effet, les Elfes de Gar Thulion devaient de vaincre. Ald’ar Omenuir avait mis un terme à son duel avec Voronwë Amnel en lui envoyant son poing dans la figure et en fuyant le pont. Il disparut emportant avec lui un morceau de l’étendard d’Imladris. D’autres soldats avaient choisi la même option, Validna notamment. Tous avaient vu la fin de Lammâth. Les pertes du côté elfique étaient importantes mais les renforts venus de l’Est achevèrent les guerriers de l’Ordre.

C’était fini, l’étendard d’Imladris flottait à nouveau sur la porte principale et sur la Maison d’Elrond ainsi que dans toute la vallée.

Les villages aux alentours allaient pouvoir vivre en paix et ses habitants qui se sont battus allaient en partie revenir.

C’était la fin, Lammâth s’envolait pour les Cavernes de Mandos. C’était la fin.


La reconquête ? 859968signaturecalion4
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