Un retour inattendu

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Aldarion
Roi d'Arnor
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Sam 1 Mar 2014 - 15:59
Les archers avaient encoché des flèches dans leurs arcs qu'ils tenaient bandés, prêt à tirer. A leurs côtés, les lanciers avaient adoptés une position de réception de charge. Ils étaient prêt à en découdre.

" Tirez !"

La voix était ferme malgré que l'homme aient volontairement laissé trainer la dernière syllabe. Parfaitement coordonnés, les archers de la garde marchande lachèrent leurs flèches, faisant s'élever vers le ciel un nuage noir et mortel.

" Infanterie ! En avant !"

Les lanciers se mirent en branle, avançant prudemment, le bouclier dressé et la lance pointée vers l'ennemi. A côté, les archers avaient déjà encoché une deuxième flèche.

" Tirez !"

A nouveau un nuage de flèches tandis que l'infanterie continuait à avancer.

" Chargez !"

La troupe changea la position de ses armes, tenant les lances comme des javelots et ramenant leurs boulciers près de leurs corps. D'un mouvement coordonné ils lancèrent leurs lances avant de dégainer leurs glaives. Puis, soudain, ils s'arrêtèrent.

" Parfait soldats !"


Le tribun militaire Vilyan talonna son cheval pour le mener entre les deux groupes de soldats.

" Attention cependant pour les lanciers. Ne pensez pas déjà à dégainer votre épée avant d'avoir terminé de viser. Vous êtes à distance respectable, une chose et puis l'autre..."

Il allait continuer son discours quand un cavalier traversa la plaine où la Garde Marchande réalisait ses manœuvre depuis une semaine. Il portait l'équipement caractéristique des éclaireurs. Vilyan talonna à nouveau son cheval et entreprit de le rejoindre au plus vite.

" Seigneur Vilyan !"

L'homme était essoufflé. Vilyan était à sa hauteur, tournant autour de lui avec son cheval qui piaffait.

" Il y a une troupe qui arrive... Ils viennent dans notre direction...
- Combien ?
- Une petite cinquantaine... Je ne les ai pas comptés.
- Étendards ? Uniforme ? Des signes distinctifs ?
- Aucun... Ils portent de longs manteaux qui dissimulent leurs armes... A leur tête un homme avec un col de fourrure et une capuche verte."


Vilyan souffla de soulagement. Il connaissait parfaitement ce signalement.

" Capitaine Mafred !"

Un homme se détacha d'une petite troupe de cavaliers qui se tenait en retrait.

" Accompagnez cet homme jusqu'à la troupe qu'il a repérée. Allez à leur rencontre et ramenez les ici. Soyez digne de la Garde Marchande, vous allez vers votre Roi. "

Alors que le groupe quittait la plaine, un second cavalier s'approcha de Vilyan, à nouveau un éclaireur.

" Commandant ! Un petit groupe d'homme en approche, l'un porte la livrée des hommes de la Garde Tribune"

Vilyan fronça les sourcils. Décidément, l'endroit semblait propice aux rencontres.

"Envoyez quelques cavaliers à leur rencontre et amenez les ici."

Le tribun ne comprenait pas grand chose à la situation mais il sentait qu'il allait bientôt avoir des réponses.


Invité, n'oublie pas que le regard des Rois d'Arnor porte au delà des frontières de leurs royaumes.[/center]

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Eliah Tandoril
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Dim 2 Mar 2014 - 17:59

Shaïa était soulagée. Le roi avait accepté son marché et ses amies étaient parties, reconduites aux frontières en toute sécurité et elle n'avait plus besoin de se préoccuper d'elles. Elle venait de règler plusieurs problèmes qui se posaient à elle en peu de temps et elle aimait cette efficacité qui la laissait l'esprit tranquille pour un moment. Elle appréciait grandement ses soeurs, mais elle avait fait une promesse et elle ne pouvait abandonner. De plus, si le roi se souvenait de sa requête, elle aurait peut-être de l'aide pour continuer son chemin jusqu'en Rohan. Quoi qu'il en soit, elle n'eut pas le temps de terminer sa choppe et sa potée que le roi décida de partir. Visiblement, les choses s'étaient précipitées et il devait agir plus rapidement qu'il ne le pensait surement. La jeune femme ne se posa pas plus de questions. Elle s'emmitoufla dans son manteau, sentant que le froid allait être plus difficile à supporter qu'il n'y paraissait. La jeune femme regarda les hommes se déplacer de manière ordonnée et elle les suivit, avec néanmoins un peu de retrait. Elle ne souhaitait pas trop se mêler aux soldats. Seul le roi lui importait et c'était bien lui qui avait acheté ses services.

La guerrière était sur le point de franchir la porte avec les autres quand une pensée la stoppa net. Tout ces hommes allaient-ils se déplacer à pied ? Mais elle, elle avait un cheval qui devait être bien au chaud dans la petite grange. Que pouvait-elle bien faire de lui ? Le laisser ici, seul et soumis à l'humeur d'hommes violents et idiots, il n'en était pas question ! Elle soupira et se faufila au dehors, allant vers la grange d'un pas léger et rapide. Certains hommes portèrent la main de manière instinctive à leur épée, pensant certainement à un mauvais tour de la femme du Rhûn. Mais elle ouvrit la porte et alla récupérer son cheval. S'il fallait le mener à pied et par la bride, elle le ferait, mais elle refusait de le laisser ici. Shaïa le couvrit avec une légère couverture et elle sortit. La jeune femme se fraya un chemin et se rapprocha du roi. Si elle ne lui demandait pas son avis, elle voulait tout de même l'informer de sa décision.

“Je ne peux pas le laisser seul ici. Je ne sais pas ce qu'il deviendrait. Et c'est une bonne monture. En cas de besoin vous pourriez l'utiliser.”

Elle faillit rajouter, “pour vous enfuir”, mais avec de grands efforts elle réussit à se taire. Oui elle pensait que le roi se trouverait offensé d'une telle proposition. Il n'avait pas l'air d'avoir envie de fuir, il allait droit au combat, droit vers sa destinée, prêt à récupérer son du. Mais ce qui se passait réellement dans ce pays, elle n'en savait rien. La jeune femme avait entendu dire que dans toute la Terre du Milieu, il se passait beaucoup de choses. Elle avait entendu parler d'un Ordre qui semait la pagaille, mais ne s'était jamais attardé à ce genre de détails. Quand on lui demandait de se battre, que ce soit pour un camp ou pour un autre, elle se contentait de suivre les ordres. Mais à ce moments précis plusieurs questions se bousculaient dans sa tête, notamment pourquoi le roi n'était pas sur son trône. Elle marcha silencieusement pendant un moment, sentant des yeux peser sur elle tout le temps. Elle n'avait pas besoin de relever la tête pour deviner qu'il s'agissait certainement du bras droit du roi qui n'avait pas confiance en elle et qui la surveillait comme si elle préparait quelque mauvais coup. Elle sourit sous son masque et ressera son manteau autour de ses épaules, continuant comme si elle n'avait rien remarqué. Le froid était toujours mordant bien que la tempête semblait s'être calmée. Bientôt, elle se retrouva non loin du roi par des mouvements de la compagnie et elle posa son regard sur lui, observant sa démarche, son visage, son regard noble. Elle osa se risquer à parler malgré l'attention qui était portée sur elle.

“Vers quel genre de combat allons-nous ? Est-ce un combat d'égal à égal, ou partons-nous pour une situation où nous aurions besoin de chance de notre côté ?”

Elle voulait en savoir un peu plus sur la situation, afin de ne pas être prise au dépourvu le moment venu. Une trentaine d'hommes, même valeureux ne pourraient venir à bout de toute une armée. Même si aller vers sa mort ne lui faisait pas peur, elle préférait se battre et vivre car elle avait toujours des choses à accomplir dans ce monde-ci. La guerrière continua sur sa lancée, sans même se demander si on allait lui répondre ou non. Après tout si le silence persistait, elle s'y ferait et serait plus discrète.

“Si vous êtes roi, pourquoi n'êtes vous pas sur votre trône ?”

Elle sentit du mouvement autour d'elle et des murmures. Mais cela lui était égal de passer pour une ignorante. Pourquoi ce serait elle enquit d'une histoire d'un pays qui était si loin du sien, si différent et si étrange ? Ces gens tout autour d'elle devaient la prendre pour une sauvage, mais pour elle, c'étaient eux les sauvages.
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Thorondil
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Dim 2 Mar 2014 - 21:11
La suite du voyage avait été bien pénible pour Thorondil. La chevauchée nocturne dans le froid glacé et la neige avec la lune pour seul éclairage n'était pas ce qui l'avait fait pester, il était bien trop habitué à ces conditions. Mais tout semblait contre lui depuis qu'ils avaient quitté l'auberge.
D'abord il y avait eut Elei, la jeune faucon demeurait toujours attachée à son épaule et, prise plusieurs fois d'impatience, lui donnait régulièrement de puissants coups d'ailes à l'arrière du crâne. Jamais elle n'avait été si longtemps contrainte de toute sa vie et le prenait très mal. Il allait le regretter, il le savait, elle saurait lui faire payer ce haut crime.
Et puis il y avait son autre compagne, Lith la jument, dont la jambe, bien que soulagée par les quelques heures passées à l'écurie, n'était pas réellement guérit ce qui inquiétait son propriétaire. Elle ne boitait plus mais le fauconnier craignait malgré tout que la blessure ne s'aggrave par manque de repos.
Enfin, lui-même. Son idée première avait été de prendre une bonne nuit de repos dans un bon lit, bien au chaud. Chose dont il fut privé suite à la décision du Roi et leur départ précipité. Et dire qu'il commençait à souffrir de son manque de repos était peu dire. Il ne se sentait pas épuisé mais, dans sa tête, une véritable forge naine tambourinait depuis des heures. Il avait l'impression que son cerveau allait exploser. La réverbération sur la neige n'arrangeait rien et lui arrachait les yeux. Cela faisait près de deux heures qu'il ne répondait aux sollicitations de ses compagnons de voyage que par des grognements agressifs qui eurent tôt fait de les dissuader définitivement de lui adresser la parole.

A présent c'était les discussions des soldats près de lui qui lui servaient d'ancrage. Tant bien que mal, il se concentrait sur les dialogues, les yeux fermés, se fiant à sa monture pour rester sur le chemin. Il prêta particulièrement l'oreille à la conversation entre le Roi et cette femme mercenaire qui ne lui inspirait aucune confiance.
Il n'avait jamais vraiment aimé les mercenaires. Pourtant il en avait croisé beaucoup et, en y réfléchissant un peu, ce qu'il faisait de sa vie pouvait s'y apparenter aussi. Mais il y avait une chose qui faisait une grande différence entre ces gens-là et lui : ses idées et son épée n'étaient pas définies par le poids de la bourse qu'on lui tendait. Et c'était ce fait précis qui leur attirait son antipathie et sa méfiance... Une somme plus grosse de la part de l'ennemi et les voilà capable de vous poignarder dans le dos sans le moindre remord. Pour un homme de principe comme Thalion, ce mode de vie était une hérésie... mais avait au moins le mérite de servir parfois de bonne cause... parfois...
Néanmoins, il était intrigué. Cette femme avait, comme lui, demandé une faveur au roi, une faveur sans rapport avec l'argent. Et de toute son expérience des batailles c'était la première fois qu'il entendait un mercenaire réclamer ce genre de chose. Il était suffisamment curieux pour reporter son jugement final.

Mais il y avait quelque chose qui attirait plus encore son attention, la réponse que donnerait le souverain à cette femme. Il avait l'impression d'être partit trop longtemps et d'avoir loupé trop de choses dans son propre pays. Peut-être son père ou son frère avaient-ils la réponse mais il ne pouvait pas leur demander dans sa situation. Il était peu probable que quelqu'un l'autorise à envoyer son faucon avec un message vu la méfiance ambiante. Il soupira. Et ce simple geste lui valu un nouveau coup de masse derrière les yeux. Il grogna.

Un peu plus tard, sa migraine légèrement calmée, il constata une légère agitation dans les rangs, à peine perceptible chez les soldats disciplinés de la Garde Royale mais signe évident qu'ils avaient atteint une étape de leur destination. Il percevait vaguement quelques sons lointains qui ressemblaient à un entrainement militaire, sans certitude pourtant. La neige savait étouffer les bruits.
Il ouvrit les yeux et fronça les sourcils pour distinguer ce qui se passait au loin. Un cavalier, peut-être deux, venaient à leur rencontre. Il ne pouvait en voir plus. Cela ressemblait à un comité d'accueil, des alliés, c'était une bonne chose.
Il talonna sa jument pour se tenir plus près de l'avant de la troupe et pouvoir entendre ce qui s'y disait. Elei s'agita encore, il la calma d'un claquement de langue agacé et l'ignora.
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Njall l'Indomptable
Garde Personnel de Poppea d'Arnor
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- -:

Ven 7 Mar 2014 - 14:25
    Malgré le froid mordant qui attaquait le pays en cet hiver, le Lossoth se tenait fièrement sur sa monture, droit et solide. Pour lui qui avait grandis dans des climats mortels où peu d'hommes survivaient si ce n'est son peuple et des aventuriers aguerris, le temps clément bien que grisailleux de la journée avait des allures de printemps. Adaes et lui, guidés par Lestar, avaient quittés en hâte Annuminas dans la précipitation, quelques heures seulement après l'avoir atteinte. Ces derniers jours avaient très mouvementés, et la plaie douloureuse dans le dos de Njall ne lui rappelait que trop souvent ces récentes péripéties. Tout avait commencé avec une rencontre fortuite près d'un feu de camp, aux confins nordiques de l'Arnor. S'en était suivie une aventure pour le moins surprenante aux côtés d'un chasseur de la région, qui les avait menés jusque dans les profondes grottes des forêts environnantes, où pullulaient les gobelins, vermines de ce monde. Ils avaient affrontés un troll, et les membres du chasseur en tremblaient encore. Après avoir défaits le monstre, ils avaient quittés le chasseur qu'ils avaient extirpés des griffes acérées des créatures maléfiques. Ils avaient alors décidés de voyager ensemble jusqu'à la cité d'Elendil, qu'Adaes avait promis de faire visiter à Njall, pèlerin curieux et au coeur fougueux. Mais alors qu'ils pénétraient dans la grande cité d'Arnor, ils avaient assistés à une scène curieuse. Lestar, le messager d'un certains Derulan fuyait les gardes de la ville, qui le promettaient à une mort certaine. Njall s'était alors interposé en facilitant la fuite de l'arnorien, que lui et Adaes avaient suite défendus. Ils avaient été amenés à tuer et cela était regrettable, mais nécessaire. Sans le savoir, ils avaient alors été mêlés à des événements qui allaient avoir des répercussions sur l'Arnor tout entière, et jusqu'au delà de ses frontières. Njall se prenait à rêver. Peut-être les gens du Sud chanteraient ces louanges, lui qui aurait combattu aux côtés des gens d'Arnor avant de repartir dans sa mystérieuse contrée.

    Mais il sortait de ces rêveries, reprenant son sérieux. Ils n'avaient jusqu'ici que sauver un messager, et ils devaient maintenant s'assurer qu'il atteigne son objectif, le tribun Vilyan, qui selon les dires du messager était le seul capable d'aider le royaume à ne pas tomber entre des mains félonnes. C'était donc une étrange compagnie qui chevauchait désormais vers les troupes du tribun. Lestar en tête portait les armoiries de la Garde Tribune, et deux cavaliers insolites le suivait de près. A sa gauche se trouvait Adaes, à qui Njall devait la vie et de précieux conseils. S'il était un compagnon de fortune, les mésaventures qu'ils avaient partagés faisait naître en Njall le sentiment que le vieux guerrier était un camarade de fortune, presque un ami, bien qu'il n'irait pas encore jusque là. Adaes était un homme robuste malgré son âge qui n'était pas si avancé qu'il voulait bien le faire croire, enclin à la plaisanterie. Il avait montré un grand talent au combat et Njall ne cessait de l'observer, apprenant de lui. Enfin, de l'autre côté chevauchait notre lossoth, le chasseur était légèrement plus petit que ses compagnons et son teint mâte contrastait avec la peau blanche des locaux. Malgré sa taille, on distingait sans peine sa robustesse, mais aussi un manque d'expérience : il ne chevauchait pas encore avec perfection et on devinait que son peuple n'étaient pas des éleveurs. Son habit était lui aussi original. Autour de son armure de cuir étaient greffés des ajouts de fourures, et dans son dos pendait son arc en os, lui donnant même des allures de sauvage. Pourtant, le guerrier aux yeux bleus était tout sauf un barbare.

    La chevauchée n'avait pas été si longue qu'escomptée, car Vilyan était stationné à quelques lieux de la cité qu'ils avaient fuis. Ainsi une journée et demi de chevauchée rapide et intense avait suffis à entendre au loin le brouhaha des hommes, le fer des épées et le grondement des bottes. Il y avait là une armée qui s'entraînait, et en atteignant la plaine, les trois cavaliers la distinguèrent bientôt. Des cavaliers à l'horizon semblait les avoir aperçus et faisaient demi-tour, certainement les annoncer au commandement des troupes qui se massaient là, ignorant visiblement tout du complot qui se tramait dans le pays. C'était la première fois que Njall voyait une armée, et il fut impressionné de voir autant d'hommes en arme. Les guerres n'existaient pas entre les tribus lossoth, ou rarement. Quand elles intervenaient, c'était de petits affrontements et aucune tribue n'était capable de mobiliser de telles forces, cents fois supérieurs au nombre même de leurs membres.

    - C'est donc cela, la guerre du Sud ! s'émerveilla Njall.

    Après avoir vu la grandeur des cités d'Arnor, il découvrait maintenant les armées. Ce n'était bien sûr pas la plus grande armée qu'aurait pu mobiliser un pays, et il ne s'agîssait que de la garnison du tribun, mais c'était suffisant pour impressionner l'étranger qu'était Njall, ignorant tout d'Arda.


    - Ce sont les hommes de Vilyan, répondit Lestar en ralentissant sa course. Nous avons réussis !

    Bientôt, des cavaliers arrivèrent à leur rencontre et Lestar s'annonça comme le messager d'Athos Derulan, demandant à voir le tribun Vilyan au plus vite. Il présenta Adaes et Njall comme son escorte, et il se portait garant de leur statut d'alliés, malgré le fait qu'ils étaient civils. Ils n'en paraissaient pas pour autant. Tous portaient des armes. Adaes avait sa lame meurtrière à la ceinture, et sur les flancs de sa monture, Njall avait attaché sa masse de guerre.

    Ils atteignirent bientôt les troupes et leur effervescences et Njall se fit discret, suivant Adaes et Lestar en silence, sans rater un seul détail de tout ce qui l'entourait. Le monde était décidément fascinant, et les lossoth devaient sortir de leur autarcie, songeait Njall. Il savait dores et déjà qu'il reviendrait de son périple pleins de savoirs et de projets pour son peuple, même si son pélerinage n'en était qu'à son prologue.
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Adaes Thiemond
Baron d'Isle-Grise
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Ven 7 Mar 2014 - 17:06
Qui aurait put se douter de ce que l'avenir réservait à ces deux compagnons d'infortunes, trouvés par hasard ils voulaient juste faire un bout de chemin ensemble, afin de visiter la belle capitale de l'Arnor, désormais ils avaient bien plus à faire. A la suite du désaccord sanglant avec les gardes aux portes d'Annùminas le petit groupe avait quitté la ville, à la recherché du tribun militaire Vilyan qui devaient pouvoir agir pour la cause de Lestar.

Ramener sur le trône un roi, et empêcher un coup d'état tels étaient les intentions du garde du tribun de la Plèbe. A cheval le petit groupe de voyageurs avait fait route, à travers les vastes étendues de l'Arnor les trois hommes se hâtaient de rejoindre l'emplacement où devait se trouver le Tribun Vilyan. Le voyage ne fut pas parmi les plus longs, moins de deux jours de chevauchée suffirent à amener à destination les cavaliers.

Les deux Arnoriens et le Lossoth arrivaient à cheval sur une grande plaine, au loin l'on pouvait distinguer une troupe en arme s'entraîner au combat. Adaes regarda d'un air quelque peu nostalgique les hommes s'entraîner, tandis que son compagnon Lossoth s'émerveillait devant les soldats d'Arnor. Bien que le maître d'arme ne pouvait distinguer complètement leurs actions le vieux guerrier se rappeler des siens par le passé, lorsque jadis lui aussi était soldat de l'armée d'Arnor. Parfois il se demande encore si son choix était le bon. Mais en soit l'innocence d'un civil était tout aussi intéressante, ainsi que la liberté d'action que cela confère.

Au loin un cavalier fit demi-tour en voyant approché le petit groupe, sans-doutes un éclaireurs. La troupe de soldats étaient vêtus d'un orange significatif, la garde marchande il semblerait. Ceux-ci avaient terminés leur exercice puisque les mouvements se stoppèrent et que les soldats reprirent leur équipement. Peu après le départ du cavalier d'autres vinrent. Un petit groupe d'escorteurs vint à la rencontre du Tribun de la Plèbe et de ses deux gardes du corps.

Ce dernier confirma l'identité des soldats, tout en ralentissant sa monture afin de rencontrer calmement les cavaliers de la garde. Adaes fit de même, ne décrochant pas un mot, si ce n'est qu'il esquissa un sourire de soulagement en entendant le garde du tribun affirmait qu'ils étaient parvenus à leur objectif. Lestar fit les présentations aux escorteurs venus à leur rencontre, ceux-ci demandèrent au groupe de les suivre, groupe qui effectua la manœuvre.

Les trois hommes suivirent leurs guides jusqu'à rejoindre la troupe, le maître d'arme remarqua la présence de plus de soldats qu'il n'en avait apperçu au loin lors de l'entraînement, serait-ce donc des renforts du Tribun ? Ou bien est-ce que d'autres vinrent à la rencontre du responsable militaire, la réponse arriverait bientôt nul doute à ce sujet. Ades suivait Lestar de près au sein de la troupe, derrière Njall resta calme et se faisait petit, il semblait toujours aussi intéressé parce qu'il voyait.

Le groupe fit route à travers les soldats de la garde. Après avoir avancé un peu ils durent mettre pied à terre, entourés d'hommes ceci était plus prudent. Adaes tenait son cheval par les reines, suivant de près l'homme qui l'avait persuadé de se rendre ici. Le vétéran avançait en observant du coin de l’œil les soldats, certains n'étaient pas de la garde marchande, cela ne faisait aucun doute. Après quelques pas les trois hommes se trouvèrent face au tribun militaire. Lestar se présenta et salua le tribun, Adaes l'imita.


« Adaes Thiemond, garde du corps si l'on peut dire, enchanté Tribun. »

Le vieux guerrier restait droit, après tout il avait eu l'habitude de l'armée par le passé, bien qu'assez peu aimable en général et quelque peu plus détendu depuis la fin de sa carrière le vétéran savait encore comment parler à un supérieur militaire.
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Aldarion
Roi d'Arnor
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Lun 24 Mar 2014 - 0:00
Les soldats d'Aldarion avaient avancé à grande vitesse. Malgré le peu de repos, ils avaient repris la route sans se plaindre, une habitude fort précieuse pour ce type de régiment. Shaia s'était donc joint à eux sans faire d'histoire, imité dans ce sens par le fauconnier à la loyauté bien plus solide.

L'esprit de rébellion semblait avoir quitté le coeur de la jeune femme qui semblait pour l'heure avide d'en savoir davantage sur la situation et sur les tenants et aboutissants de l'aventure dans laquelle elle s'était embarquée. Aldarion n'avait, pour autant, ni le temps ni l'envie de détailler l'ensemble des causes qui avaient amené à la situation actuelle. Il entreprit néanmoins de donner une réponse rapide mais satisfaisante.

" Pour faire bref, je ne suis pas de nature à faire des projections et à me baser dessus. Les forces en présence sont relativement équilibrée, mais l'ensemble peut basculer très rapidement. J'aurai l'occasion de détailler plus avant la situation lorsque nous serons rassemblés avec le Tribun Vilyan."

Ces mots prononcés, il tourna la tête signifiant par là même que la discussion était close.

***

Vilyan était installé dans une chaise de campagne dans la tente de commandement. Les arrivées du Roi et de son escorte ainsi que des messages de son collègue tribun avaient sonné le glas des exercices prévus pour la suite de la journée. Aldarion, sans surprise, avait donné congé à la majorité de ses hommes à l'exception notable de ses quelques hommes de confiance, Ballas le premier. Il avait alors convoqué une réunion d'urgence en présence des officiers, de Lestar et son escorte, ainsi que des deux étrangers qui s'étaient joints au groupe.

" Je vous présente Shaia, une mercenaire qui nous a rejoint contre monnaie sonnante et trébuchante..."


Le message était clair, cette femme devait être considérée avec une grande méfiance. Le Roi avait néanmoins passé sous silence les difficultés liées à leur rencontre. Le regard noir de Ballas par contre était éloquent à ce sujet.

" Ainsi que..."

Aldarion jeta un oeil au fauconnier.

" Je ne connais même pas votre nom mon brave..."


Il laissa l'autre se présenter avant de continuer.

" Cet homme s'est présenté volontairement pour nous aider. C'est un Arnorien. Tout comme Shaia, il est ici parce qu'il ne connaît rien de la situation et qu'il a le droit d'être informé. De plus, ils ne sont inclus dans aucune chaîne de commandement."

Vilyan approuva silencieusement.

" Lestar, expliquez nous la situation à Annuminas."

L'homme s'avança, salua rapidement l'assemblée avant de se lancer dans un discours rapide et précis.

" Nous avions eu vent depuis quelques semaines de la présence grandissante de l'Ordre de la Couronne de Fer dans la capitale. Néanmoins, nous savions ces hommes sous contrôle et nous les surveillions de près. Nous attendions le retour d'Aldarion pour opérer un coup de filet radical. Malheureusement, et je suppose que Sa Majesté reviendra là dessus, le Roi a tardé à revenir et l'Ordre a sorti son atout : le Prince Aelas. Nous avons été pris totalement au dépourvu, Aelas a été présenté au peuple tandis que dans le même temps ils annonçaient votre mort. Mon seigneur, le tribun Derulan, a tenté de faire opposition. Malheureusement, il semble que la masse de vos ennemis n'aient vu là une occasion trop belle de se débarrasser de vous. La garde suit les ordres du tribun Aeldon Dondos qui apparaît définitivement comme un traître.Nous avons du fuir la ville tandis que le tribun Derulan se rendait à Fornost pour protéger le reste de vos enfants."

Aldarion connaissait la plupart des informations que venaient de donner Lestar, néanmoins il ignorait le rôle crucial que jouait son fils. Il se leva à nouveau pour prendre la suite des explications.

" Quant à moi, je suis impliqué depuis plusieurs années, avec Saemon Havarian et l'ancien intendant Radamanthe, dans la lutte contre l'Ordre. Agissant dans l'ombre, nous attendions le moment opportun pour frapper un coup quasiment définitif. C'est ce que nous avons fait à Amon Sul où nous avons mis un terme brutal à une réunion des cerveaux de l'Ordre. Malheureusement, même si l'Ordre a été profondément affaibli par notre attaque, il n'a pas été détruit. Pire, ils ont été obligés de devenir plus agressifs et de mener des opérations d'envergure... nous sommes actuellement dans le dernier acte de la lutte contre l'Ordre. Il y aura un vainqueur et un vaincu... mais pas de troisième manche."

Le Roi fixa tour à tour les différents interlocuteurs.

" L'Ordre joue son va-tout. Leur position à Annuminas n'est tenable que pour autant que je reste loin de la capitale. La garde du lac se ralliera à nous dès qu'elle comprendra que je suis en vie. L'Ordre ne dispose que de quelques dizaines d'hommes dont la majorité ne sont que des malandrins juste bons à intimider les foules. L'Ordre comptait me retenir à Amon Sul avant de m'abattre. Je suis ici, vivant et entouré de plus de deux cents hommes. Néanmoins, pour reprendre mon trône, je dois arriver sain et sauf aux portes de la ville. Je dois ensuite m'assurer aussi rapidement possible du soutien du peuple."


Il se tourna alors directement vers Vilyan.

" Je compte sur vous et vos hommes pour me mener à bon port. Il faut également un groupe plus restreint pour la deuxième mission. Des visages inconnus des gardes qui entreront aisément dans la ville. Lestar, vous êtes trop connu mais votre escorte pourrait en faire partie. De même que vous..."

Son regard se porta sur le fauconnier et la mercenaire.

"Si vous acceptez cette mission, il vous faudra partir dès demain après une nuit de repos. Vous entrerez dans la ville chacun de votre côté."

Lestar se leva à son tour.

" Je connais une noble, une certaine Nivraya de Gardelame‏. Elle est fiable et meurt d'envie de pouvoir prouver sa fidélité au Royaume. Elle est intelligente et pleine de ressources. Je vous conseille de vous associer à elle."

Aldarion approuva l'idée. Il connaissait Nivraya de nom et cela le rassurait de l'avoir dans l'opération.


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Ryad Assad
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Lun 31 Mar 2014 - 20:56
La suite, c'est par ici Wink


Membre des Orange Brothers aka The Bad Cop

"Il n'y a pas pire tyrannie que celle qui se cache sous l'étendard de la Justice"

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